
Ils voulaient voir par eux mêmes la mort de la banquise, et la filmer pour l’éducation des masses encore ignorantes.
Ils ont vu. Arrivé aux iles Svalbard, à 1400 km du pôle, le Malmo a été bloqué, puis encerclé par les glaces, comme dans un roman de Jules Verne.
La banquise-qui-n’existe-plus avait gagné.
Plus moyen d’avancer, ni de reculer.
Les ours blancs, qui-ont-également- disparu, nombreux dans ces parages, et affamés, pouvaient venir manger nos valeureux et savants combattants.
Ces derniers ont du être secourus par hélicoptère (toujours au mazout).
On ne sait pas si cette retraite stratégique a été filmée par l’équipe de cinéastes embarquée.
Bien entendu, cette histoire hilarante ne prouve rien du tout sur l’évolution du climat à moyen ou long terme.
Mais elle renseigne sur l’instrumentalisation de la science de l’environnement.
L’évolution de la banquise arctique, qui est un phénomène complexe, est en fait étudiée et bien connue.
L’Institut Météorologique Danois, ou le Centre de données sur la neige et la glace arctique de l’Université du Colorado, par exemple, permettent de suivre les évolutions en temps réel.
Si au lieu de crier avec les loups nos militants cherchaient à s’informer, ils sauraient que la banquise du pôle nord, qui s’est beaucoup réduite dans les années 1990, a tendance à se stabiliser depuis une quinzaine d’années : en septembre 2019, elle est certes moins étendue qu’en 1990, mais elle est plus étendue (d’environ un million de km carrés, excusez du peu) qu’en 2012.
Et ils auraient fait preuve d’un peu plus de prudence.
La mésaventure du Malmo a été systématiquement cachée par les grands médias (radios, journaux, télévision) français et étranger.
Elle n’aura certainement pas entamée les certitudes de nos hélitreuillés.
Comme dit Proust : « Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n’ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir ».
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Son nom ne vous dira rien, Agnès Firmin Le Bodo. Elle est députée de Seine-Maritime, ex-adjointe d’Edouard Philippe à la mairie du Havre, 51 ans et pharmacienne de son état. C’est elle qui est la présidente de la commission spéciale en charge du projet de loi bioéthique. Et cette dame est favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires. Un projet de loi qui, s’il aboutit, éradique la conception traditionnelle que nous avons de la famille. Et c'est l'ouverture à la marchandisation du corps humain, en l'occurrence celui de la femme. Anne-Laure Debaecker, de Valeurs Actuelles, vous décortique ce projet assassin. « C’est toute la définition de l’humain, de notre rapport à la vie et de la filiation qui est en jeu. Le possible techniquement est confondu avec une notion partisane du progrès, celui du laboratoire sans doute, de l’homme enraciné dans une famille sans doute pas », écrit-elle. Agnès Buzyn, ministre de la Santé et Nicole Belloubet, ministre de la Justice vont-elles laisser faire ?


