Cela peut sembler une nouvelle mineure. Dans le contexte de la tentative de grève générale de ce 5 décembre, et pour faciliter la vie des citoyens, électeurs, consommateurs et voyageurs, une partie des autorités publiques avait imaginé de faciliter la circulation, et donc l'arrêt, à certaines stations, des cars de substitution.
Autrement dit, mais le mot concurrence leur écorche les lèvres, certains envisageaient dès le premier jour de contourner le monopole de la RATP. Ce point de détail a été confirmé par le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari[1].
Or, une personne s'est entravée au projet, la Mégère Hidalgo. La réglementation actuellement en vigueur, très restrictive comme on peut le constater, suppose toujours son agrément pour tout ce qui touche au sacro-saint système soi-disant si parfait. Pratiquement inchangé depuis les choix d'urbanisme de 1900, il ne saurait se développer vraiment faute de capitaux publics, en dépit des besoins, sur une base étatique.





La chronique de Philippe Randa
L'ampleur du conflit qui commence dès ce soir dans les transports parisiens nous est promise, avec emphase, aussi bien par la CGT que par le gouvernement, pour exceptionnelle. On nous parle de 245 défilés, de 90 % de trains bloqués, de 11 lignes de métro paralysées, de la moitié voire 78 % d'enseignants en arrêt de travail, etc. Et, à la veille d'une grève qui se rapproche du scénario rêvé autrefois par Georges Sorel, et par les théoriciens du socialisme révolutionnaire, les précisons apocalyptiques se multiplient à l'envi. Le pouvoir multiplie quant à lui aussi bien les rumeurs alarmistes, les déclarations clivantes et les incertitudes anxiogènes, ayant accumulé les maladresses. Les cégétistes et leurs utiles compagnons de route additionnent, de leur côté, les rodomontades.