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magouille et compagnie - Page 1384

  • Grand remplacement : « la France c’est pas aux Français », « toute l’Afrique a le droit d’être ici »

    Grand remplacement : « la France c’est pas aux Français », « toute l’Afrique a le droit d’être ici »

    Plusieurs centaines d’immigrés clandestins ont envahi le terminal 2 de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, dimanche 19 mai, à l’appel du collectif La Chapelle debout.Ce collectif dénonce les expulsions de personnes en situation irrégulière et indique :

    “Ce lieu est avant tout une frontière, sans murs ni barbelés. Pourtant elle marque des corps”.

    Une délégation de “gilets noirs” (sic) a été reçue par des responsables de la compagnie Air France, à laquelle ils demandent de “stopper toute participation financière, matérielle, logistique ou politique” à ce qu’ils désignent comme des “déportations”.

    Un immigré soudanais et son traducteur déclarent que « la France c’est pas aux Français » et que « toute l’Afrique a le droit d’être ici ».

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  • Une prison mentale nommée Facebook

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    Ce n’était qu’une question temps comme je l’écrivais dans le quotidien Présentavant que la Fédération des Québécois de souche ne soit victime de la censure sur le réseau FacebookPersona non grata au Parlement de Québec à cause d’idées « non-parlementaires », la Fédération est désormais dans le collimateur des censeurs, ce qui fera plaisir au nébuleux organisme Canadian Anti-Hate Network qui avait demandé dans le New York Times au réseau social de sévir contre la Fédération. Cette semaine, c’était au tour du réseau gouvernemental CBC d’exiger la censure des groupes québécois sur les réseaux sociaux.

    Pour le moment, Facebook accuse la Fédération de propagande haineuse à cause de la publication d’un lien présentant diverses statistiques sur l’immigration de masse accompagné du commentaire : « L’aspect invasion de l’immigration est de plus en plus indéniable. » On n’explique pas en quoi celle-ci fait la promotion de la haine. Il s’agit d’une critique du système d’immigration, ce qui est tout à fait légal, même au Canada de Justin Trudeau où justement l’immigration fait les manchettes depuis quelques semaines. Il faut le noter, ni la Fédération, ni ses membres n’ont été reconnus coupables, ou même accusés de propagande haineuse. Facebookfait du zèle au niveau de la censure.

    Mais ça, rien de nouveau.

    La semaine dernière, le chroniqueur laïciste Richard Martineau du Journal de Montréal, avait été censuré pour avoir osé dire que seule une femme pouvait accoucher. Commentaire évidemment hautement « transphobe » qui valut au haineux personnage une punition d’une semaine loin des réseaux sociaux.

    Début avril, c’était la commentatrice et youtubeuse conservatrice Faith Goldy qui avait été expulsée de Facebook suite aux nouvelles politiques mises en place par le géant du Web pour combattre le « nationalisme blanc », en réaction aux attaques de Christchurch. Par contre, on pourrait noter qu’après les attaques hautement plus meurtrières de Pâques au Sri Lanka, aucune mesure du genre ne fut prise. On ne se décida pas à bannir quiconque faisait la promotion du voile ou de la Charia, alors qu’on cible toute personnalité conservatrice ou nationaliste à cause de la tuerie néo-zélandaise. La censure est à sens unique.

    Le danger de la politique liberticide de Facebook n’est pas tant pour ceux qui sont exclus que pour ceux qui restent. Les gens comme Faith Goldy n’ont pas besoin des réseaux sociaux et ne cesseront pas d’être qui ils sont ou de dire ce qu’ils disent parce qu’ils ont été expulsés du réseau social. Ils se trouveront d’autres moyens d’expression et rejoindront, avec peut-être plus d’efforts, un public intéressé. La menace pèse sur ceux qui restent.

    Il y a un an, Facebook s’en prenait au « suprématisme blanc », puis cette année au « nationalisme blanc ». Dans les deux cas, il s’agit de termes vagues qui permettent à Facebook d’exercer un contrôle sur les commentaires et d’éviter toute critique, car lorsque quelqu’un est banni, personne n’oser venir le défendre, car ce serait s’associer au « suprématisme blanc ». L’usage de ce terme a comme objectif de sidérer les adversaires tout en se donnant un air vertueux. Mais, on constate qu’il y a une gradation théorique. La guerre aux « suprématistes » fait maintenant place à la lutte aux « nationalistes ». Et est « nationaliste blanc » quiconque, soit-il blanc, jaune ou noir, qui remet en question les politiques migratoires mises en place par les traîtres qui ne pensent pas à l’avenir et au bien-être des peuples qu’ils gouvernent.

    Cette gradation relève de la stratégie du saucisson ou de la grenouille dans l’eau chaude. C’est par petits pas que la liberté d’expression est assassinée. Si du jour au lendemain on avait annoncé que toute critique de l’immigration était illégale, il y aurait eu une levée de boucliers et des dénonciations. Mais en y allant goutte par goutte, on rend la chose moins révoltante et on évite la contestation.

    Le danger à long terme, c’est que ceux encore présents sur les réseaux sociaux risquent de modifier leur discours pour s’adapter aux nouvelles règles arbitraires mises en place par l’équipe de Zuckerberg. On évite de parler d’immigration, on recule pour garder le droit de s’exprimer sur les réseaux sociaux sans comprendre qu’on a le droit de parler, mais qu’on ne peut plus rien dire. Ce contrôle du discours n’est pas sans rappeler la philosophie derrière l’imposition de la novlangue dans le prophétique roman d’Orwell.

    D’ailleurs les comparatifs entre Facebook et Big Brother, qui épie, surveille, note, endoctrine, limite la parole, sont trop évidents pour qu’il vaille la peine de les énumérer ici.

    Être banni de ces réseaux n’est pas une mort sociale, loin de là, c’est un premier pas pour retrouver notre liberté de dire que 2 et 2 font 4.

    Rémi Tremblay

    • D’abord mis en ligne sur EuroLibertés, le 28 avril 2019.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2019/05/15/une-prison-mentale-nommee-facebook-6150878.html

  • « Plus de débouché politique » pour les gilets jaunes ? Un Président bien présomptueux

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    Emmanuel Macron est remonté sur son piédestal. En attendant d’être hissé sur le pavois de Nathalie Loiseau dans une semaine. C’est, d’ailleurs, lors d’une visite d’inspection des préparatifs du G7 à Biarritz qu’il a lancé, en mode « force tranquille », son cri de victoire, toujours avec la condescendance qu’on lui connaît.

    Quels symboles… Quelle provocation… Biarritz, ville bourgeoise s’il en est, où le vote Macron atteint des sommets comme le prix de l’immobilier, les revenus des habitants, et leur âge… Une certaine France.

    « Je considère pour ma part que j’ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, à la fois le 10 décembre et dans la conférence de presse que j’ai donnée. Je crois que [pour] celles et ceux qui continuent aujourd’hui [à manifester], il n’y a plus de débouché politique. Nous avons fait notre part de travail, maintenant chacun doit aller voter aux élections, et quand il porte des idées, se présenter aux élections. »

    Sentiment du devoir accompli. Autosatisfaction. Emmanuel Macron tel qu’en lui-même, la crise des gilets jaunes ne l’a pas changé. Inquiétant.

    Mais, évidemment, les Français savent bien que le « ce qui avait conduit à ce mouvement » est bien plus profond qu’une revendication sociale classique et que ce n’est pas un coup de sifflet final qui va tranquillement faire rentrer les frustrations et les colères à la niche.

    Plus de débouché politique ? Le mouvement des gilets jaunes n’en a jamais eu. Ni ses leaders, ni les tentatives de constituer des listes ou de les récupérer ne pouvaient aboutir. Personne de sérieux n’y a cru. Emmanuel Macron peut faire le fier mais il ne fait qu’enfoncer une porte ouverte.

    En revanche, le mouvement ne sera pas sans conséquence politique. À moyen et long terme. L’arrogance du pouvoir et son cynisme, jusque dans cette dernière déclaration du Président (« Il y a trop de violence dans notre société ». Allô, David Dufresne ? Allô, l’ONU ?) ne s’effaceront pas. D’abord pour Emmanuel Macron et ce qu’il représente.

    « On n’avance pas en étant contre », a-t-il poursuivi dans sa tirade paternaliste de positive attitude. Il se trompe et ferait mieux de relire Hegel et Marx, et l’Histoire, et accessoirement l’Histoire de France. Les peuples avancent en étant contre. Les jacqueries ou les révoltes sous l’Ancien Régime n’avaient, elles non plus, « aucun débouché politique ». Et puis, un jour…

    Je serais gilet jaune, j’aurais furieusement envie de prendre Emmanuel Macron au mot, de voter. Et de voter contre.

    Frédéric Sirgant

    https://www.bvoltaire.fr/plus-de-debouche-politique-pour-les-gilets-jaunes-un-president-bien-presomptueux/

  • « Le terrorisme intellectuel s'amplifie en France » – LE BASTION SOCIAL CONTRE-ATTAQUE

  • Suite à l'inquisition de la Commission parlementaire : la conférence de presse de la Ligue du Midi et des Brigandes

    Le nouvel album CD des Brigandes :

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  • Les glaciers grossissent après avoir fondu, les médias refusent d’en parler

    En janvier dernier, le New York Times, mais aussi Libération, Le Monde, Science et Vie, Le Figaro, 7sur7, RTBF, Futura Sciences, 20 minutes, Le Parisien, 24heures CH, France Inter, France 3, RTL, Sputnik, Le Temps, AFP, LaPresse CA, Courrier International, Le Point, Arte, Novethic, Radio Canada, Le Matin, GEO, l’Obs, Les Echos, France Culture, publiaient que les glaciers étaient en train de fondre.Mais quand les glaciers ont recommencé à se développer, il n’y a pas eu beaucoup de couverture média, voire pas du tout.
    En janvier dernier, le New York Times a beaucoup parlé de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, qui, selon lui, fond à un rythme tellement accéléré qu’elle pourrait atteindre un point de basculement et devenir un facteur majeur de l’élévation du niveau de la mer dans le monde d’ici deux décennies.
    Le quotidien a même montré une vidéo accélérée de cette fonte apparente.
    Il a dit que les estimations scientifiques sont probablement même trop conservatrices.
    Quand les glaciers grossissent, les nouvelles fondent
    Changement de cap, le 23 mars, Associated Press a évoqué un énorme retournement de tendance : le glacier principal du Groenland est en train de grossir à nouveau. 
    AP a décrit comment le glacier Jakobshavn du Groenland, le plus grand de l’hémisphère nord, surprend les scientifiques par sa croissance.
    Il n’a pas été question de ce revirement dans le New York Times, ni dans aucun des médias cités plus haut.
    Une recherche dans Google Actualité montre que BFMTV a même totalement ignoré l’information et a affirmé que le glacier Jakobshavn fondait !
    Un seul média, Enviro2B, a tiré « un glacier du Groenland a recommencé à se développer ».
    Nelly Lesage, une journaliste moralement plus corrompue que les autres a titré dans Numerama : « un glacier du Groenland fond moins vite ». Il faut se rendre dans l’article pour lire que le glacier « s’étend et s’épaissit ».
    Voici un autre titre d’Associated Press.
    Il est de 1922, soit avant les prédictions alarmistes sur le changement climatique anthropique.

    On peut y lire : « L’océan Arctique se réchauffe, les phoques disparaissent et les icebergs fondent ».
    C’est un rappel que d’autres forces peuvent être à l’œuvre, concernant le « réchauffement climatique » :
    Le fait que la glace s’évapore aussi rapidement que l’eau,
    L’activité volcanique sous les glaces,
    ou une force encore plus puissante : la politique.
    D’ailleurs, si vous écoutez les seuls « experts » que les médias invitent, ils vous diront que :
    Les demi-mesures ne vaincront pas le changement climatique, car les glaciers disparaîtront bientôt.
    Si vous décodez bien le message, il veut dire que vous devez vous attendre à subir des ponctions fiscales nouvelles, et que des politiques qui n’appliquent pas ces règles à eux-mêmes vont bientôt vous imposer votre manière de vivre.
    Cet article m’a été inspiré par l’envie de réagir à un nouvel article de propagande paru dans Le Parisien, disant que la température du cercle polaire avait atteint un record de chaleur, alors que les records de froids sont largement oubliés.
    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  • Plus sérieux et plus modeste que Juan Branco, Marc Endeweld décrypte le système Macron

    3437262022.jpgSource: E&R

    Peu à peu, la gauche et les médias bien-pensants groggy se réveillent du coup de massue « Juan Branco ». Arrivé comme une météorite dans le paysage politique, et à point nommé pour gauchiser le mouvement des Gilets jaunes (voir la transformation radicale de Maxime Nicolle), il a pris la lumière à tout le monde, se considérant comme le seul opposant valable à Emmanuel Macron.

    Ce rêve de grandeur adolescent a été quelque peu refroidi par des journalistes ou des écrivains moins fanfarons, moins photogéniques mais plus travailleurs. Marc Endeweld est de ceux-là. Il a décrit à deux reprises le système Macron – L’Ambigu monsieur Macron en 2015 – bien avant le petit Branco. Il est interrogé ici par le nouveau patron du Média, qui a ouvert ses portes au jeune Branco, car la gauche a besoin de héros.

    La gauche, laminée depuis 2002, pour se renouveler et retrouver une certaine pureté aux yeux de ses électeurs, a dû s’attaquer à l’oligarchie. Pas le choix ! Depuis, on constate qu’il y a deux sortes d’attaques : les attaques profondes et les attaques superficielles. Juan Branco, en faisant beaucoup de bruit, ne vise au final qu’une poignée de milliardaires, ce qui nous autorise à dire qu’il vide l’oligarchie réelle de sa substance – le réseau – en la faisant incarner par un quarteron de personnages médiatiques, les milliardaires Drahi, Niel, Lagardère et Arnault.

    Peopolisation démagogique contre culture de réseau

    On retrouve là le vieux fantasme de la gauche des années 30 qui s’en prend aux « 200 familles », soit les très riches qui symbolisent l’injustice sociale. Mais cela ne suffit pas pour une explication et un projet politique : il y aura toujours des riches, on le sait depuis 2 000 ans. Plumer les quatre milliardaires précités ne changera pas la face des Gilets jaunes et leur paupérisation programmée, à l’origine de leur révolte.

    François Ruffin, avec son film Merci Patron !, avait lui aussi visé Bernard Arnault, mais depuis, la fortune du PDG de LVMH n’a fait que croître : il figure désormais au 4e rang mondial avec 68 milliards d’euros. Quand le documentaire du député LFi est sorti, en 2016, Arnault pointait au 14e rang avec 34 milliards.

    Dénoncer une immense fortune, c’est bien, changer les consciences, c’est mieux. C’est toute la différence entre le travail en profondeur et l’action superficielle. Pour cela, rien ne vaut la lecture de livres basés sur une enquête, avec des faits, des noms et des chiffres. Et du courage éditorial, surtout.

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  • La mise en bière européenne de Bellamy

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    Le président du Sénat, Gérard Larcher, n’a pas manqué d’exprimer son désaccord dès que le nom du jeune maire adjoint de Versailles, normalien, agrégé de philosophie, commença de circuler : « Bellamy n’était pas mon choix, nous ne partageons pas les mêmes conceptions et visions de la société […]. Il ne coche pas toutes les cases pour rassembler une famille politique qui est diverse, dans laquelle les valeurs qu’il peut porter sont respectables. » Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, accueillit cette candidature avec enthousiasme. Question : de Gérard Larcher ou de Bruno Retailleau, lequel a coché la mauvaise case en ne soutenant pas, dès le début, la candidature de François-Xavier Bellamy ?

    Pour limiter la casse aux européennes, le candidat de Bruno Retailleau semblait avoir le bon profil, et ce, malgré les avis négatifs des Valérie Pécresse, des Rachida Dati, des Christian Estrosi et de bien d’autres encore. Gérard Larcher se posa sans doute une question toute personnelle. Pour gagner à nouveau confortablement la présidence du Sénat en septembre 2020, une petite moue progressiste devant la candidature de Bellamy n’était-elle pas une posture intéressante ? Il faut bien donner, dès aujourd’hui, des gages aux centristes et à la bien-pensance en général. C’est la petite cuisine politicienne loin des attentes des Français et des exigences du pays ! On est « gaulliste » ou on ne l’est pas !

    Pourquoi ne proposa-t-il pas à François-Xavier Bellamy de venir sur sa liste des sénatoriales en septembre 2017 ? Pourquoi lui avait-il préféré un candidat joker ? Alain Schmitz – c’est de lui qu’il s’agit – avait déjà figuré sur sa liste en 1995, mais en position inéligible. Ce qui ne l’empêcha pas de siéger à la haute assemblée de mai à septembre 2004 à la faveur de l’entrée de Gérard Larcher au gouvernement. Quand, en 2009, Pierre Bédier, condamné pour « corruption passive » et « recel d’abus de bien sociaux », fut obligé de quitter la présidence du conseil général des Yvelines, Alain Schmitz, pour rendre service à ses amis, accepta de le remplacer. Quand, en avril 2014, Pierre Bédier, ayant purgé sa peine d’inéligibilité, voulut retrouver son poste de président du conseil départemental, Alain Schmitz accepta de s’en aller. Autant de docilité forçant sans doute l’admiration, il lui fut proposé de figurer en position éligible sur sa liste des sénatoriales. La nécessité de renouveler le personnel politique aurait pu amener le président Larcher à proposer cette place au jeune élu de Versailles. L’équilibre géographique de la liste n’en eût pas été modifiée puisque Alain Schmitz est lui-même de Versailles. Par ailleurs, était-il vraiment important pour l’avenir du pays et pour l’image d’un Sénat déjà si décrié qu’Alain Schmitz, né en 1948, y siégeât jusqu’à 76 ans ?

    Certains expliquèrent la décision de Gérard Larcher par la règle qu’il s’était fixée de ne pas prendre sur sa liste les recalés des élections législatives. Lorsqu’on sait que le grand « dégagisme » dont fut victime François-Xavier Bellamy, candidat à la députation à Versailles, est dû pour une grande part à des pratiques aussi détestables que celles que nous venons d’évoquer, on ne peut qu’être choqué par l’hypocrisie de cette règle. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que le groupe LR du Sénat avait demandé à François-Xavier Bellamy de piloter un groupe de réflexion durant les mois précédant l’élection présidentielle. Aussi, la préférence donnée à Alain Schmitz n’est-elle pas sans trahir également un évident manque d’intérêt pour nombre de questions importantes qui agitent le pays et pour lesquelles la culture et le discernement du jeune philosophe n’eussent pas été inutiles dans l’Hémicycle, loin s’en faut.

    Aujourd’hui, à quelques jours du scrutin, Bellamy semble faire l’unanimité chez les siens. Combien de temps ces gens resteront-ils les « siens » ? N’oublions pas les élections municipales dans un an, suivies des sénatoriales quelques mois plus tard. Parions que les « siens » lui conseilleront de rester à Bruxelles ou à Strasbourg avec « les valeurs respectables qu’il peut porter ». De quoi aura-t-il à se plaindre ? N’aura-t-il pas été, après tout, remercié pour son talent par un mandat européen ?

    Jérôme Serri

    https://www.bvoltaire.fr/la-mise-en-biere-europeenne-de-bellamy/

  • Nouvelles déclarations délirantes de Marlène Schiappa

    Nouvelles déclarations délirantes de Marlène Schiappa

    Sur RMC, Marlène Schiappa a fait plusieurs déclarations :

    Elle a assuré que le projet de loi sur la PMA étendue sera présenté en conseil des ministres avant les vacances d’été. La PMA sera-t-elle remboursée? “Nous verrons”…

    Puis elle a enchainé sur la GPA, l’étape suivante :

    je suis à l’écoute de tout un chacun sur le sujet.

    Enfin, dans son délire, elle affirme :

    “le droit à l’avortement est en danger partout”.

    C’est faux :

    • Il y a plus de 200 000 avortements par an en France
    • Selon les Nations Unies, 150 millions de filles manquent à l’appel dans le monde. En raison des avortements des bébés filles. Mais cela ne gène pas la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Le déséquilibre filles-garçons s’est encore creusé avec l’arrivée des techniques de dépistage prénatal (à partir des années 1980). Lesquels s’accompagnent d’un recours massif à des avortements de fœtus féminins.
  • Non, Marine Le Pen n’est pas « suprémaciste » : c’est Libération qui confirme !

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    Depuis le voyage de Marine Le Pen en Estonie, où elle a été photographiée en compagnie d’un des députés locaux, Ruuben Kaalep, tout sourire, pouce et index formant un petit rond, les sémiologues ne chôment pas.

    À première vue, le cliché évoquerait plutôt Michel Serrault tenant sa tasse de thé dans La Cage aux folles, mais non. Ce serait, en fait, un signe « suprémaciste blanc », à en croire les réseaux asociaux. Nathalie Loiseau reprend, d’ailleurs, l’information à son compte, ce qui est immanquablement gage de sérieux.

    Du coup, les journalistes de Libération se penchent de plus près sur l’affaire, dans leur rubrique « CheckNews », la plupart du temps assez bien troussée, il convient de le reconnaître. Alors, « suprémaciste », le geste incriminé ? Pas vraiment, voire pas du tout, nous dit leur méticuleuse enquête.

    De son côté, Marine Le Pen avait déjà précisé : « Ce n’est pas un geste suprémaciste blanc. C’est un geste qui veut dire OK pour sept milliards de personnes qui vivent sur notre planète. C’est un geste de plongeur, international, connu par tout le monde. Et d’ailleurs, vous trouverez sur Internet des dizaines de personnes, Macron, Obama, qui font ce geste. » Libération confirme.

    Et la même de préciser : « En réalité, ce geste de suprémaciste blanc est un gigantesque trollage, effectué par un forum très connu qui s’appelle 4chan, et qui a effectué ce trollage pour se moquer de la presse internationale. Tout le monde est tombé dans ce piège. » Libération tend à confirmer encore. Et nous en dit même un peu plus sur l’origine du signe incriminé. Symbole abandonné par les grands anciens dans la pampa argentine ou rune retrouvée sur des dolmens érigés par une race supérieure au goût étrange venue d’ailleurs ? Rien de tout cela.

    Plus prosaïquement, celui qui a lancé cette mode est un conservateur de l’espèce trumpienne – aucun rapport avec celle des reptiliens, qu’on se rassure –, connu sous le nom de « Pizza Party Ben », sobriquet qui n’évoque que de loin, on en conviendra, les fastes du Troisième Reich. Et c’est bien le forum 4chan, sorte de Gorafi amerloque, qui s’est fait un plaisir de railler la surinterprétation médiatique du geste en question, photos du pape François ou d’Alexandria Ocasio-Cortez (nouvelle égérie du parti démocrate) à l’appui ; toutes personnalités assez peu connues pour leur suprémacisme blanc militant, notons-le.

    Dans le même registre, on remarquera que ces journalistes prompts à taxer de complotisme quiconque s’interroge sur telle ou telle question malvenue ne sont pas les derniers à tomber dans le panneau, telle notre chère Nathalie Loiseau à qui l’on doit, en grande partie, ce tintamarre politico-médiatique. Ainsi, Frédéric Chatillon, l’un des proches de Marine Le Pen, s’est-il vu soupçonner par Marine Turchi, de Mediapart, de national-socialisme rampant, puisque signant souvent, sur sa page Facebook, ses posts d’une icône de dauphin. Or, dauphin, en anglais, se dit « dolphin ». Et de dolphin à Adolphe, la similarité saute aux yeux tandis que s’impose l’affiliation politique. CQFD.

    Toujours dans la catégorie fin limier façon Rantanplan, la fameuse quenelle, popularisée par l’humoriste Dieudonné, a longtemps été tenue par les spécialistes pour « salut hitlérien inversé » alors qu’il ne s’agit que d’un fist fucking métaphorique. Ce qui n’est certes pas d’un goût exquis, mais qui vaut bien les nouilles dans le slip à Cyril Hanouna.

    On remarquera, encore, que cette néo-sémiologie demeure un inépuisable champ d’investigation. La poignée de mains franc-maçonne, avec ses trois doigts appuyés en triangle ? Un complot des Trois Suisses, à n’en pas douter. Ou, allez savoir, des fils de la veuve poignet, l’organisation onaniste bien connue et tant redoutée par les démocrates et les ORL.

    Nicolas Gauthier

    https://www.bvoltaire.fr/non-marine-le-pen-nest-pas-supremaciste-cest-liberation-qui-confirme/