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magouille et compagnie - Page 2176

  • France : nos services de renseignement nous espionnent très activement


    Comme Google, Microsoft publie désormais un rapport de transparence destiné à informer les individus sur les requêtes gouvernementales qu’il reçoit.Démarrée l’an dernier, cette initiative permet notamment de connaitre le nombre de sollicitations adressées pays par pays lorsque celles-ci impliquent la suppression de certains contenus ou la transmission d’informations personnelles pour identifier un internaute.

    Dans le cas de la France, Microsoft est particulièrement sollicité. La troisième édition du rapport de transparence révèle en effet que les requêtes françaises ont été si nombreuses qu’elles ont permis au pays de se hisser à la troisième place du podium dans le classement des pays qui envoient le plus de demandes, derrière les USA et l’Allemagne, mais devant la Turquie et le Royaume-Uni.

    Concrètement, Microsoft a reçu 4220 réclamations visant un total de 6092 comptes / utilisateurs. Au cours du premier semestre 2014, l’entreprise américaine n’a procédé à aucune communication sur des contenus stockés sur ses services. Dans 13,5 % des cas, aucune donnée n’a été trouvée sur les comptes mentionnés dans les sollicitations françaises. 6,4 % des réclamations ont été rejetées.

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    http://www.contre-info.com/

  • Suppression progressive et sournoise des prestations familiales

    COMMUNIQUE DE LAISSEZ-LES-VIVRE SOS FUTURES MERES :

    "Un "coup de rabot" ! Manifestement, les journalistes qui émargent à 15 ou 20 000 € mensuels n'ont certainement jamais vu un rabot de leur vie ! Dimanche et lundi, les professionnels du "PAF" évoquaient un simple coup de rabot pour la prime de naissance dès le second enfant. Mais, lundi soir, la prime de naissance pour le second enfant est passée à la tronçonneuse : elle est carrément divisée par trois, passant de 923 € à 308 €. Imaginons une seconde un jeune couple attendant un second enfant qui envisageait l'achat d'un véhicule d'occasion : par exemple une 205 à 900 € (le prix actuel d'une telle occasion en état de marche). Et maintenant, on va leur verser généreusement 300 €, le prix d'un lave-linge bas de gamme !

    Les Chazal, Pujadas et autres Coudray envisageraient-ils de voir leur salaire réduit de 15 000 à 5 000 € mensuels. Le rabotage évoque l'élimination du superflu, pas de l'essentiel. Mais à part les familles qui en seront victimes, les Français retiendront l'expression de "coup de rabot" soit une réduction d'environ 1%. D'autant plus que la CNAF, structurellement excédentaire depuis des décennies doit supporter des dépenses qui ne la concernent en aucune façon : revenu de solidarité active, majoration des pensions de retraite pour charges de famille, allocation logement étudiant....... Et c'est seulement à cause de cela qu'elle se trouve déficitaire (de 2,6 milliards d'euros en 2013).

    Naïvement, beaucoup de Français pensaient que "le pacte de responsabilité" présenté par l'exécutif en janvier 2014 " piétinait. Mais les salariés qui ont seulement jeté un coup d'oeil attentif sur leur bulletin de paie du mois de juillet, donc reçu début août, ont pu constaté que les charges d'allocations familiales (uniquement payées par les charges patronales) étaient passées de 5,40 à 5,25 %. Bien entendu, ces 0,15% ne constituent qu'un début ! Beaucoup se sont interrogé sur la réforme du financement de la CNAF. Mais, la réponse est d'une clarté biblique : aucun financement de substitution n'est prévu pour la simple et bonne raison car ce que prévoit ce fameux "pacte de responsabilité" en échange de la réduction progressive des charges patronales d'allocations familiales, c'est la suppression progressive et des plus sournoises des prestations familiales.

    Le président du MEDEF, M. Pierre GATTAZ, connait, bien entendu, le pourquoi du comment puisqu'il en est l'instigateur faute d'en être simplement "l'idiot utile". Manifestement, ce père de cinq enfants, ne coure pas après les "allocs" pour élever ses chérubins ! Bien entendu, on ne peut lui reprocher de défendre ses adhérents, essentiellement des entreprises du CAC 40, puisqu'il s'agit de sa mission. Mais peut-il ignorer que pour survivre, ces entreprises ont besoin de clients directs ou indirects qui sont majoritairement des familles ? On peut légitimement s'interroger sur le silence radio de cinq centrales familiales sur six depuis 4 jours: auraient-ils, par hasard, été "achetés" par le gouvernement en échange de quelques prébendes : grasses subventions, reconnaissances d'utilité publiques sièges au Conseil Economique, Social et Environnemental, voire quelques rubans rouges à la boutonnière ?

    Et si les familles commençaient à se fâcher ? Par exemple, dimanche 5 octobre porte Dauphine dès 13 heures ?"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/suppression-progressive-et-sournoise-des-prestations-familiales.html

  • J-V Placé : « Y’a des blancs partout, avec des cheveux blancs. C’est blanc blanc, voyez »

    Sur BFMerde TV, Jean-Vincent Placé sénateur EELV (alias le coréen aux 18 000 € de PV impayés : voir ici) lâche un petit étron raciste en direct sans qu’aucun journaliste ne trouve à redire. Jugez par vous-même.

    http://www.contre-info.com/

  • Interdiction de s’exprimer : le directeur de Rivarol condamné

    La tristement célèbre 17echambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans la répression politique et la censure de la presse, a condamné vendredi le directeur de la publication deRivarol à 8 000 euros d’amende.
    La justice a infligé l’amende sous forme de 100 jours amende à 80 euros : s’il n’est pas en mesure de – où s’il ne souhaite pas le faire – s’acquitter de la somme, Jérôme Bourbon risque 100 jours de prison.
    Il a été reconnu coupable de « provocation à la haine » et « injure raciale » pour un article portant sur le « Festival de Kahn » en mai 2013 : « Cannes : le festival de l’impureté ». Durant l’enquête comme à l’audience, Jérôme Bourbon a refusé de dévoiler l’identité de l’auteur de l’article qui avait écrit sous pseudonyme.

    Dans leur République bien connue pour sa séparation des pouvoirs, le très indépendant parquet de Paris avait ouvert une enquête à la demande expresse du ministère de l’Intérieur. Alors que l’auteur parlait des « désirs pervers de ces cinéastes étoilés » en référence claire aux « stars » et aux trottoirs d’Hollywood Boulevard, les juges ont vu une référence « évidente » à l’étoile jaune qui aurait été imposée aux israélites durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le tribunal a également trouvé antisémite le fait d’évoquer « “un certain milieu” au sens des affaires crochu et aux griffes acérées ». Sans une seule seconde juger sur le fond et la réalité des faits, le tribunal affirme qu’en «associant les Juifs à l’impureté, à la pornographie, à la délinquance sexuelle, à l’amoralité, à la rapacité, à l’insolence de la richesse devant laquelle tout cède […], l’auteur de l’article, dont le but est évident, stigmatise les Juifs et les désigne clairement à la vindicte des lecteurs ». Autrement dit : même si une communauté commettait tous ces crimes, la justice de leur République interdirait de le dénoncer.

    Il faut souligner l’attitude courageuse de Jérôme Bourbon qui s’est solidarisé de son journaliste et ne s’est livré à aucun acte de repentance, bien au contraire :

    « Moi, rien ne me choque, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, ce qui est dit est exact »

    a-t-il lancé à ses juges. Quant à cette nouvelle condamnation, qui s’ajoute à de nombreuses autres, il avait déjà déclaré :

    « Je les vois presque comme des décorations. »

    Source JN

    http://www.contre-info.com/interdiction-de-sexprimer-le-directeur-de-rivarol-condamne

  • La loi Taubira, faute originelle du quinquennat Hollande

    Écrite en vitesse avec le secret espoir de diviser la droite, votée en urgence dans le but avoué de passer à autre chose, la loi Taubira revient dans le débat. Pas étonnant, quand on sait toutes les ambiguïtés du texte. L’actualité récente s’est donc chargée de lever le voile sur les intentions cachées du législateur : la Cour de cassation a rendu un avis favorable aux adoptions, par deux femmes, d’enfants conçus à l’étranger par procréation médicalement assistée (PMA) ; l’Europe oblige, désormais, la France à reconnaître les enfants conçus par mères porteuses (GPA). Pour les opposants à la loi, cela n’a rien d’une surprise, tant ils ont tenté d’alerter l’opinion publique sur cet engrenage inévitable.

    On est, en revanche, en droit de se demander si François Hollande avait tout bien prévu, lui qui, l’an dernier encore, jurait ses grands dieux être opposé à la GPA, et à l’écoute du Comité national d’éthique sur la PMA. Une fois de plus avec ce président, on oscille entre inconséquence et dissimulation. Comme lui, les tartuffes de tous bords qui affirmaient être favorables au mariage homosexuel, mais opposés au reste, en sont pour leurs frais. N’ont-ils vu, dans ce mariage, que la reconnaissance par la société de l’amour homosexuel, quand c’est toute la filiation biologique qui est remise en cause ? Auraient-ils oublié que lors d’un mariage en mairie, l’essentiel des articles de loi cités concerne les enfants ?

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  • Christian Estrosi ne veut pas revenir sur la loi Taubira

    Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a estimé que si la droite reprenait le pouvoir en 2017, elle ne devrait pas revenir sur la loi Taubira. Ce fidèle de Nicolas Sarkozy a dit avoir plaidé auprès du candidat à la présidence de l'UMP pour "trancher une fois pour toutes" cette question qui divise le parti, afin de "ne plus en faire une affaire de débat". Pour M. Estrosi, la dénaturation du mariage est "une avancée".

    Les électeurs de Christian Estrosi en tireront toutes les conséquences.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/christian-estrosi-ne-veut-pas-revenir-sur-la-loi-taubira.html

  • La bêtise de l’administration fiscale de la République.

    Lors du banquet du Groupe d’Action Royaliste de dimanche dernier, certains ont constaté que j’étais fort en colère : il y a de quoi, me semble-t-il !

    Alors que la situation sociale ne cesse de s’aggraver ; que de nombreux concitoyens sont au chômage (près de 6 millions désormais) ; que les délocalisations se poursuivent dans une indifférence même plus contrariée par les déclarations ministérielles (M. Montebourg, à qui l’on peut reprocher beaucoup de choses et en particulier une certaine impuissance, n’est plus là pour, au moins, dénoncer l’attitude scandaleuse de certaines multinationales...) ; que les légumiers sont victimes de la politique étrangère de M. Hollande (une politique qui n’en a que le nom, et non la réalité, en fait...) qui nous a mis à dos la Russie, pourtant si utile à notre balance commerciale ; à l’heure des menaces géopolitiques et des désespérances sociales, la République de MM. Valls et Hollande répond par les hausses fiscales et par l’intransigeance de ce même fisc à l’encontre, non de M. Thévenoud, éphémère ministre mais administratophobe maladif de longue durée, mais des plus faibles et des moins aisés de nos concitoyens.

    Dans la République de Cahuzac, je demande Thévenoud...

    J’étais en colère car je venais de découvrir la situation faite à une jeune saisonnière de Haute-Savoie et rapportée quelques jours auparavant dans les colonnes économiques du Figaro : « Célibataire, sans enfants et actuellement au chômage, Audrey D., 28 ans, devait régler avant la mi-septembre 1.107 euros d’impôt sur le revenu pour un salaire moyen de 1.400 euros nets en 2013 (…). « Pour payer mes impôts en temps et en heure, j’ai dû vendre ma voiture », précise-t-elle. ». Bien sûr, il n’est pas choquant que toute personne, quels que soient ses revenus, participe à l’effort fiscal : mais, en revanche, au regard de la situation sociale générale actuelle et des particularités de la situation de chacun, il serait juste que l’administration fiscale fasse preuve d’un peu plus de discernement et, surtout, de mesure pour éviter d’aggraver les conditions de vie des personnes en difficulté. Or, dans ce cas précis (qui n’est pas vraiment unique...), l’administration, parfois si tendre (voire obséquieuse) avec les puissants, ne connaît ni « faiblesse » (sic !) ni mesure : ainsi a-t-elle refusé à la jeune chômeuse l’échelonnement du paiement de son impôt et, du fait d’une absurde mesure toute récente (surtout vexatoire pour les personnes à bas revenus ou ne disposant pas -ou plus- de chéquier), lui a-t-elle imposée de revenir quatre fois au centre des finances publiques pour pouvoir payer en espèces la somme exigée par le Trésor public... Les technocrates qui rédigent de tels réglements ont-ils conscience de l’humiliation supplémentaire qu’ils font subir à ceux qu’ils traitent, dans leur humour potache d’énarques, de « sans-dents », équivalent méprisant de « gagne-petit » ? [....]

    La suite sur le blog de Jean Philippe Chauvin

  • Madame, votre congé parental ne durera probablement que 18 mois

    La prime de naissance risque, elle aussi, d'être rabotée. Le gouvernement, qui doit présenter lundi un plan de 21 milliards d'euros d'économies pour 2015,compte, d'après le Parisien, encore une fois sacrifier les familles :

    "Comme d’habitude, le gouvernement tentera de faire passer ces coupes budgétaires en les justifiant par de la « justice sociale ». Un exemple : le congé parental, dont la durée devrait être réduite à dix-huit mois pour les femmes selon nos informations. Actuellement, une mère peut interrompre partiellement ou totalement son activité pendant trois ans, moyennant une allocation versée par la Caisse d’allocations familiales allant jusqu’à 530 € mensuels. Seule condition : avoir déjà un enfant.

    Une réforme a déjà été votée cet été afin de ramener ce droit à deux ans et demi pour les femmes. Car, à compter du 1er octobre, les pères pourront aussi prendre ce congé pendant six mois pour élever leurs bambins. Mais le gouvernement envisage d’aller encore plus loin dès 2015. Il s’agirait de couper la poire en deux en accordant un an et demi de congé à chacun des parents. Officiellement, au nom de la fameuse égalité hommes-femmes. Officieusement, car il y a des économies à la clé. 

    Le gouvernement table en effet sur le fait que les hommes seront peu nombreux à faire valoir ce droit, donc à réclamer la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PPEE). Ce jeu de passe-passe pourrait rapporter « entre 300 et 400 millions d'euros », selon une source proche du dossier. Et, en jouant la carte de l’égalité et non la réduction pure et simple d’un droit, le gouvernement espère éviter les cris d’orfraie des associations familiales et des députés frondeurs. 

    Autre arbitrage délicat au menu de la branche famille -qui doit contribuer pour 700 à 800 M€ d’économies : la prime de naissance de 930 € versée à l’arrivée de chaque enfant. Il s’agit de réduire son montant pour les familles les plus aisées à partir du deuxième enfant. Un coup de rabot censé rapporter autour de 200 M€, qui va mettre le feu aux poudres au sein des associations familiales."

    Le 5 octobre, soyons nombreux dans la rue pour manifester contre ce gouvernement familiophobe.

    Louise Tudy

  • Mères porteuses, histoires d’argent et embryons volés

    Un article du Guardian lève le sombre voile sur l'industrie des mères porteuses au Mexique.

    Cinq jour après sa césarienne, Nancy monta dans un bus de nuit à Villahermosa et rentra chez elle au bout de 10h de voyage. A la place d’un bébé, elle serrait une liasse de billets dissimulée dans un sac à main bleu qu’elle ne perdit jamais de vue. Le cash était le versement final de son salaire (7000£) pour avoir porté le bébé de deux gomosexuels de San Francisco.

    Après une année traumatisante pendant laquelle elle fut abandonnée par l’agence censée s’occuper d’elle, et accusée faussement de réclamer un plus gros salaire aux futurs parents, Nancy se demandait vraiment si tout cela avait valu le coup. « Tout ce que je voulais c’était récupérer l’argent, rentrer chez moi, me reposer et oublier tout ça » dit la jeune femme de 24 ans dans un quartier pauvre de Mexico City. « Et maintenant l’argent s’est envolé. »

    Cette histoire en dit long sur le contexte au Mexique où les mères porteuses sont de plus en plus nombreuses. On entend de plus en plus d’histoires sordides d’agences malhonnêtes dérobant argent et embryons, soumettant les femmes enceintes à des abus psychologiques, et trafiquant leurs systèmes de paiement. Il s’avère aussi que les mères porteuses sont recrutées sans sérieuse appréciation de leur stabilité mentale et physique. Une histoire relate comment la santé du nouveau-né en a pâti suite à une infection de la mère.

    Les agences se prétendent légitimes, mais en réalité elles opèrent pour la plupart à l’insu de la loi qui exige l’altruisme de leur commerce. Il arrive même que la féroce compétition amène les agences à « chiper » les mères porteuses des agences rivales.

    Le commerce de mères porteuses a été accepté dans quelques Etats d’Amérique, mais coûte environ 100 000$ ; les agences de tourisme de soins ont donc trouvé une niche profitable en coordonnant ce genre de services pour bien moins cher. Se faisant connaître surtout par Internet, s’adressant par-dessus tout aux homosexuels, les agences offrent des réseaux de donneurs, de cliniques, et de femmes disposées à « louer leur utérus », tout ceci pour moitié moins cher qu’aux US.

    Les agences arrivèrent en grand nombre au Mexique, promettant aux clients le sable, la mer, le soleil,... et une mère porteuse. Elles précisaient que l’endroit où avait lieu l’implantation par fécondation in vitro importait peu, du moment que la naissance avait lieu dans leur centre.

    Une des agences pionnières, Planet Hospital, est accusée d’avoir détourné les versements d’une douzaine de clients pour des procédures inachevées ou bâclées. L’agence, basée en Californie, fut poussée à la banqueroute et fait face à une investigation du FBI. Quand l’agence ferma, elle laissa 5 femmes enceintes et d’autres en attentes d’implantation.

    La vulnérabilité des mères porteuses tient en partie de leur posture délicate face à la loi. Le code civil de la région exige que la procédure ait des fins « altruistes », dans l’idée de miser sur l’affluence des femmes pauvres de la région pour aider des riches étrangers, souvent homosexuels, à devenir parents en échange de peu d’efforts. Beaucoup de mères porteuses viennent aider ces personnes à devenir parents, mais comptent surtout sur la rentrée d’argent, sans comparaison avec les salaires dérisoires des jobs qu’on leur propose. Or, réclamer un salaire les contraint à pénétrer dans ce terrain miné de non-dits et de désinformation.

    Une femme porteuse témoigne que le salaire est triple que celui qu’elle reçoit en tant que femme de ménage, et qu’elle le fait pour ses trois enfants. « C’est un boulot dur mais c’est mieux que la prostitution, ce qui est la seule autre chose que l’on vous propose ici pour gagner un peu plus. »

    Les agences ne mentionnent pas le salaire sur leurs sites internet, mais en entretien parlent aisément de l’altruisme comme une clause facilement contournable.

    Pour éviter des contrôles, l’agence Mexico Surrogacy concocta une aide charitable qui reçoit des « dons » de la part des futurs parents, don qui ensuite est remis à la mère porteuse sous forme d’ « aide ». Cette agence se félicite de tout faire pour prendre soin des mères porteuses, « leur capital le plus important », mais pourtant admet que ces femmes n’ont aucun recours légal pour forcer les agences à honorer leurs promesses. La mère porteuse peut se retrouver avec un enfant qu’elle n’avait pas prévu, si les clients changent d’avis durant la grossesse. Le contrat peut les nommer comme responsable du bébé, mais s’ils ne se présentent pas à la naissance, il n’y a aucune garantie pour la suite.

    Ceci étant, même les femmes directement victimes des aléas sombres de ce commerce ont du mal à renoncer aux promesses qu’il représente. Même Nancy, qui a encore du lait car elle n’a pas l’argent nécessaire pour prendre les médicaments nécessaires 4 mois après la naissance, songe à une deuxième tentative. «Je sais comment m’y prendre maintenant. »...

    Michel Janva