
Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes ♦ Le nouvel essai d’Alain de Benoist, La Chape de plomb – Une déconstruction des nouvelles censures[1], vient à point nommé, au moment où le gouvernement tente cyniquement de tirer prétexte de l’horrible assassinat de Samuel Paty pour ressortir son projet liberticide de censure des réseaux sociaux. Car les obstacles à la liberté d’expression ne cessent de se multiplier en Occident et singulièrement en France et en Allemagne.
Le mérite de l’essai d’Alain de Benoist tient cependant à ce qu’il ne se complaît pas dans le registre plaintif ou accusateur (la censure, ce n’est pas bien…). Il s’efforce au contraire d’expliciter la place que la censure, le politiquement correct, la diabolisation, le devoir de mémoire et la surveillance de masse occupent dans le Système.
Pour ce faire, l’essai regroupe six textes percutants traitant de la nouvelle inquisition, de la pensée unique, du système des médias, de la société de surveillance, de la transparence et de la « reductio ad Hitlerum ».

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L'oeuvre : Hannah Arendt propose une réflexion générale sur le politique, à travers ses concepts fondamentaux. Elle étudie le rôle du mensonge et des techniques d'intoxication, et la manière de les combattre. Elle développe sa réflexion sur la notion de violence, sur les relations entre une structure étatique et les formes de contestation qui peuvent s'y opposer : la désobéissance civile, dont elle montre le développement aux Etats-Unis, et son importance à côté des voies classiques de recours et de contestation ; la violence des révoltes, dans les pays gouvernés par un régime totalitaire où se développe la bureaucratie.
Jean-François Colosimo, le directeur des éditions du Cerf est un véritable spécialiste des rapports entre religion et politique. Il s'est attardé récemment sur plusieurs cas d'école en la matière : l'Iran, les États-Unis et la Russie. Le voilà qui s'attaque à la France, avec un objectif fracassant : la « religion française ».
« La notion de droit est liée à celle de partage, d’échange, de quantité. Elle a quelque chose de commercial. Elle évoque par elle-même le procès, la plaidoirie.Le droit ne se soutient que sur un ton de revendication ; et quand ce ton est adopté,c’est que la force n’est pas loin, derrière lui, pour le confirmer, ou sans cela il est ridicule »