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plus ou moins philo - Page 9

  • Quand des philosophes et écrivains parlent du coronavirus…

    Quand des philosophes et écrivains parlent du coronavirus…

    Gustave Thibon, L’homme devant la nature, 1973 :

    C.S Lewis, Tactique du diable, 1942 :

    – Et comment as-tu fait pour amener autant d’âmes en enfer à l’époque ?-

    – Grâce à la peur.

    – Oh, oui. Excellente stratégie: vieille et toujours actuelle. Mais de quoi avaient-ils peur? Peur d’être torturés? Peur de la guerre? Peur de la faim?

    – Non. Peur de tomber malade.

    – Mais personne d’autre ne tombait malade à l’époque?

    – Si, ils tombaient malades.

    – Personne d’autre ne mourait?

    – Si, ils mouraient.

    – Mais il n’y avait pas de remède à la maladie ?

    – Il y en avait.

    – Alors je ne comprends pas.

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  • L'ère libérale universelle

    L'ère libérale universelle.jpegDepuis les deux décennies qui nous séparent de l’effondrement de l'empire soviétique, des pages et des pages ont été écrites, à droite comme à gauche, sur le libéralisme, sa grandeur, ses perversités, ses limites, sa victoire présente, sa défaite future, sa moderne pertinence ou au contraire ce qu'il y a en lui de rétrograde et d'inégalitaire. Synthèse par Philippe Raynaud.

    L’idéologie libérale, dans sa double dimension politique et économique, demeure, aujourd'hui plus que jamais, une énigme absolue, et d'autant plus troublante pour nous, Européens et Occidentaux, que cette idéologie, devenue apparemment sans alternative et sans contradiction, semble désormais un horizon indépassable, c'est-à-dire très exactement ce qu'avait tellement prétendu être sa rivale vaincue, l'idéologie marxiste-léniniste - sans bénéficier toutefois de l'enthousiasme frénétique et sacrificiel que celle-ci avait su néanmoins susciter au cours du siècle précédent. Peut-être parce que le libéralisme est devenu depuis trop longtemps chez nous la traduction de « l'ordre établi », d'autant plus établi qu'il est dans son essence fort prosaïque, et que l'ordre ne fait jamais rêver, y compris lorsque le désordre croît, comme aujourd'hui avec la crise et le grand déclin traumatique de l'Empire américain.

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  • « Le Crépuscule de l’universel », selon Chantal Delsol

    chantal-delsol-crepuscule-universel-588x330.jpg

    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ On ne présente pas Chantal Delsol, professeur émérite des universités en philosophie, membre de l’Institut et auteur de chroniques souvent bien senties au Figaro. Mais son dernier essai, Le Crépuscule de l’universel [1], mérite que l’on s’y arrête.

    De quel universel s’agit-il en effet ? Tout simplement, de la modernité occidentale, qui a rompu avec l’humanisme classique, pour se muer en humanitarisme et en individualisme fanatiques. Et pourquoi un crépuscule ? Parce plusieurs cultures mondiales s’opposent désormais clairement et fermement à cet humanitarisme idéologique. Et parce qu’il se trouve aussi contesté en Europe même par ce qu’on nomme le « populisme » et les « démocraties illibérales ». Pour cette raison, nous vivons une nouvelle « guerre des dieux », entre des paradigmes de plus en plus irréductibles.

    La modernité occidentale en question

    Est-ce une catastrophe ?

    Oui, répondent les tenants du Système, qui voient les racines intellectuelles et morales de leur pouvoir remises en cause, et qui, pour cette raison, se réfugient de plus en plus dans le raidissement idéologique, la diabolisation et la répression de toute pensée ou parole dissidente en Occident.

    Une situation paradoxale car ceux qui vantent la diversité récusent en réalité l’altérité « puisque [pour eux] l’autre est voué à devenir comme nous donc à disparaître en tant qu’autre [2] ». Donc le courant humanitariste « récuse les séparations mais réintroduit le clivage entre lui et ses adversaires, les antimodernes. Il est pacifiste mais fait la guerre sous toutes ses formes pour lutter contre ceux qui ne le sont pas [3] ».

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  • Théologie de Joseph de Maistre

    Théologie de Joseph de Maistre.jpegpar Marc Froidefont (Editions classiques Garnier).

    Disons-le d'emblée, il s'agit là d'une remarquable étude menée dans l'alliance d'une grande érudition philosophique, théologique et littéraire, et d'une clarté d'expression admirable, bien digne de son sujet.

    Joseph de Maistre est en effet un des plus grands écrivains en langue française. Rappelons qu'il n’était pas Français mais Savoyard, diplomate au service de son pays, le royaume de Piémont-Sardaigne.

    Hors de question, dans ces quelques lignes, d'aborder le fond des thèmes étudiés de la pensée maistrienne.

    Ils sont ordonnés en trois parties : la création, la chute, le retour vers Dieu.

    Dans la première, en 8 chapitres, relevons l'exposé des grandes idées maistriennes sur la grandeur de l'homme, sur l'homme image de Dieu, sur l'intelligence, sur la liberté de l'homme.

    La deuxième partie, en 17 chapitres, comme son titre l'indique, porte sur le péché originel et ses conséquences sur la condition humaine confrontée au mal et à la mort.

    La troisième, en 10 chapitres (le temps, l'histoire, les rois et les juges, la révolution française), est consacrée à ce que l'on peut sans doute désigner comme l'espérance maistrienne (et peut-être les illusions).

    Citons ici au moins les lignes de la belle conclusion de Marc Froidefont sur Maistre : « Sa force est d'avoir combattu les Lumières et les idées révolutionnaires en montrant que, loin d'être un progrès, les idées nouvelles ne révèlent que le néant, la vacuité, des entreprises humaines, lorsque ces dernières, plutôt que de répondre à la sollicitude divine, préfèrent l'orgueil d'une économie coupable. »

    Insistons encore sur le fait que, dans ce livre de 500 pages, Marc Froidefont, agrégé de philosophie et docteur en poétique et littérature, prouve très agréablement combien une analyse très minutieuse des idées complexes du grand écrivain catholique peut s'exposer sans la moindre lourdeur technique.

    BA. Reconquête Août-septembre 2016

  • Philosophie de la modernité et de la mondialisation avec Guilhem Golfin et le frère Thierry

  • Grand entretien d'octobre 2019 avec Pierre Yves Rougeyron : Dieu, libéralisme, philo, Soros