
Dans “Vers l’Armée de métier”, le général de Gaulle avait anticipé en 1934 la guerre qui surviendrait quelques années plus tard. L’emploi de divisions blindées pour pénétrer au coeur du territoire ennemi, la Ruhr en l’occurrence, était le seul moyen de vaincre l’Allemagne qui venait de se donner à Hitler. Cette stratégie offensive était la seule aussi à être cohérente avec nos alliances, notre soutien à la Tchécoslovaquie, à la Pologne. On demeure atterré lorsqu’on pense à nos brillants politiciens de l’époque, au “normalien” Léon Blum, plus préoccupé du risque d’un coup d’Etat militaire que de celui qui s’enflait à vue d’oeil de l’autre côté du Rhin, et qui s’ingéniait à diminuer le temps de travail et les capacités industrielles de la France, quand une Allemagne revancharde fourbissait ses armes.







