Ce 22 juillet, Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française, était attendu à Beyrouth. Sa venue s'inscrit dans une situation particulièrement dramatique pour ce pays autrefois charmant, héritier des Phéniciens de l'Antiquité, et dont la refondation comme État moderne remonte au mandat français de 1920.
Les lecteurs de L'Orient Le Jour, excellent journal francophone, y reçoivent quotidiennement le message selon lequel Paris, non seulement va chercher à sauver les établissements d'enseignement où l'on dispense encore, chose devenue rare dans le monde actuel, la précieuse langue de Molière, mais également, semble-t-il, le pacte pluricommunautaire sur lequel est fondée cette nation elle-même.
Or l'amitié, supposée indéfectible, que la France porte au Liban en tant que tel, se trouve instrumentalisée au travers du message global et des discours précis attribués à notre cher ministre des Affaires étrangères. Celui-ci ne manque pas d'être étiqueté comme ex-socialiste, et comme très laïc, il fait partie, avec la ministre des Armées Florence Parly, des rares membres du gouvernement qui ne passent pas pour ridicules, en dépit de leur provenance.