Voilà pour les éléments de langage de son entourage.
Car, en coulisses, il ne se passe pas un jour sans que Cédric Villani rencontre ou appelle des alliés potentiels, consulte, préparant activement le lancement de sa fusée pour les municipales parisiennes.
« Il est déterminé, pas du tout hésitant, c’est sûr à 200 % ! » certifie, plus cash, un interlocuteur régulier du mathématicien, pour qui que la seule question serait de savoir s’il se lance avant ou après l’université d’été de LREM des 7 et 8 septembre à Bordeaux (Gironde).
Un supplice chinois pour les macronistes, en forme de savoureuse vengeance.
Il s’est senti humilié, pris pour l’idiot utile d’un processus dont il pense depuis que les dés étaient dès le départ pipés.
« Il s’est senti manipulé », souffle l’un de ses amis.
Au sein même de la macronie, nombreux sont ceux qui fulminent contre la « bêtise » de LREM, qui a laissé l’unanimité des treize membres de la commission d’investiture choisir l’ex-porte-parole du gouvernement.
« Les c… ! Ils n’ont aucune expérience politique. Villani est vexé comme un pou », s’indigne un fidèle du président.
« Je ne pensais pas qu’ils oseraient bidonner leur processus de désignation à ce point ! Il y a un côté doigt d’honneur pour Villani », balance Gaspard Gantzer , candidat déclaré et ancien patron de la com’ de Hollande à l’Elysée.
Ses fidèles comparent volontiers sa démarche à celle d’Emmanuel Macron qui, quand il était ministre, avait vu ses velléités de candidature à l’Elysée susciter des sourires au mieux polis.
« Il faut inventer quelque chose, casser les codes, à nous de construire une équipe ! » plaide ce dernier.
« On travaille à la construction d’un éventuel plan B », confirme un autre des conjurés.
« L’enjeu, c’est les Verts. Il discute avec eux », achève un proche.
Les écolos, après leur score canon de presque 20 % aux européennes dans la capitale, détiennent une des clés de l’élection parisienne.
L’Elysée «en mode panique»
« Ils sont en mode panique. Ils commencent à se dire que Villani va vraiment y aller. Ils lui mettent la pression. Paris, c’est la seule ville où le résultat sera lisible, alors s’ils perdent… » glisse un fin connaisseur du dossier.
« Ils sortent les rames ! » se gausse un « villaniste ».
Certains, à LREM, évoquent d’alléchantes propositions s’il lâchait : un ministère comme l’Enseignement supérieur et la Recherche ; ou la tête de liste LREM pour les régionales en Ile-de-France.
Achetable, Villani ? Que nenni, jurent ses amis.
« Lorsqu’il a été menacé d’exclusion du parti ( NDLR : par Alain Richard, patron de la CNI ), ça l’a plutôt déterminé à ne pas soutenir Griveaux.
C’est quelqu’un de très indépendant », dit l’un.
Et Macron, dans tout cela ?
D’aucuns relèvent que le chef de l’Etat ne s’est pas, à ce stade, affiché avec Griveaux.
« Le président est darwinien , philosophe un très proche, peu séduit par le candidat investi. Il se dit qu’il verra à l’automne… »




« Cinq jours sur un brancard dans un service d’urgence » (BFM TV-RMC,1er août 2019), « six heures d’attente pour un enfant fiévreux », etc.



