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France et politique française - Page 2307

  • Morts pour la France ou pour sauver deux irresponsables ?

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    Il y a les jeunes mariés qui, pour leur voyage de noces, rêvent de soleil, plage, cocotiers, farniente, en deux mots, d’une douce tranquillité. Et il y a les autres, ceux qui ont besoin de piment. C’est le cas du couple de Français qui avait opté pour un safari en Afrique, au Bénin, pays pourtant déconseillé aux vacanciers en raison de la présence de groupes djihadistes. Pris en otages puis libérés grâce à l’intervention de l’armée française – par des soldats d’élite appartenant au commando Hubert -, ils sont sains et saufs. Mais pas Cédric de Pierrepont, ni Alain Bertoncello.

    À 18 ans, Cédric entre dans la Marine nationale. À 19, il intègre la spécialité de fusilier marin et termine major sur 47 au brevet élémentaire. À moins de 21 ans, il réussit le « stage commando » et poursuit sa brillante ascension en étant promu second maître (l’équivalent de sergent). Il obtient, ensuite, son brevet d’aptitude technique fusilier marin commando et, à 26 ans, devient nageur de combat. Il rallie donc le commando Hubert, où il exerçait en tant que chef de groupe depuis 2018. En outre, il avait reçu quatre citations et, entre autres médailles, celle de la médaille d’or de la Défense nationale. Il meurt à 33 ans.

    À 20 ans, Alain entre aussi dans la Marine nationale et, tout comme son camarade, il choisit, à 21, la même spécialité dont il réussira les épreuves la même année. À 26 ans, il devient nageur de combat et rejoint, lui aussi, le commando Hubert. Missions de défense des intérêts maritimes français, opérations extérieures (Qatar, Levant, Sahel), lui aussi avait été cité et décoré de plusieurs médailles, dont également celle d’or de la Défense nationale. Il meurt à 28 ans.

    Voilà ces deux jeunes hommes au mental et aux compétences hors du commun. Dont le ministre des Armées Florence Parly loue le « sacrifice qui nous dépasse tous ». Ah oui, cela nous dépasse, nous, d’envoyer au casse-pipe deux brillants officiers mariniers du prestigieux commando Hubert, et cela, pour récupérer deux touristes en mal d’aventure, inconscients ou ignares de la situation du pays ! Car, enfin, si les maîtres de Pierrepont et Bertoncello sont entrés dans la Marine nationale en toute connaissance des risques mortels encourus, ils s’y sont engagés avant tout pour combattre, donc pour vaincre !

    Ils seraient également « morts pour la France ». « Morts pour la France » ou morts pour sauver deux pékins qui n’auraient jamais dû se trouver là ? Partis en safari dans le parc de la Pendjari, qui plus est au nord encore plus risqué, précisément là où ils ont été enlevés en même temps que leur guide qui a été tué. Les fusiliers marins n’ont, évidemment, pas eu l’ordre de sauver la France – madame Parly manque singulièrement de mesure – mais de sauver la vie des professeurs en lune de miel Patrick Pique (51 ans) et Laurent Lassimouillas (46 ans), qui se sont trouvés de leur plein gré en terre étrangère, connue pour ne pas être spécialement sûre.

    Des morts pour la France, donc, dont les familles seront sans doute, plus tard, reçues par le président de la République. En attendant, ce samedi soir, Emmanuel Macron, accompagné d’un aréopage constitué de Florence Parly, de Jean-Yves Le Drian et de François Lecointre, chef d’état-major des armées, accueille en personne les chanceux inconscients à Villacoublay. Des héros malgré eux, en somme…

    Caroline Artus

    https://www.bvoltaire.fr/morts-pour-la-france-ou-pour-sauver-deux-irresponsables/

  • Entre “eux” et “nous”

    agora.jpgFlorence Paracuellos évoquait ce matin dans son journal sur France Inter une nouvelle enquête de « testing » de la coquille vide socialiste sos racisme. Celle-ci prouverait la discrimination dont les maghrébins et les subsahariens seraient victimes par rapport auxFrançais de souche dans leur recherche  de logement à Paris et en Ile-de-France,  via les petites annonces de propriétaires et les agences immobilières. Le Parisien a aussi évoqué ce rapport de sos racisme : « pour obtenir un logement en Ile-de-France, tous les candidats ne partent pas à armes égales :  Un profil asiatique a 15 % de chance en moins d’avoir un logement qu’une personne d’origine française ancienne, une personne d’origine maghrébine a 28 % de chance en moins et une personne ultramarine ou d’Afrique subsaharienne a 38 % de chance en moins (…°.). Quand on connaît les tensions sur le marché de la location en Ile-de-France, partir avec un handicap de près de 40 % c’est énorme , souligne Dominique Sopo, le président de l’association. » «Dans son texte de présentation de cette  étude, (l’officine dite  antiraciste) explique que  le mécanisme des discriminations renvoie aux préjugés inconscients des individus […] – les personnes pouvant être amenées à discriminer sans nécessairement s’en rendre compte »,  mais aussi que «les condamnations juridiques et morales du racisme permettent d’en empêcher l’expression directe par les individus. De ce fait, les discriminations résultent également d’un racisme conscient mais non assumé. »

    Raciste le propriétaire d’un  logement  parisien ou francilien  désirant le louer ?  Prudent surtout,  du fait d’une législation qui rend très difficile la récupération de son appartement ou de sa maison  en cas d’absence de paiement ou de dégradation. Doublement prudent  même avec des populations jugées, à tort ou à raison, par le téléphone arabe et en l’absence de toutes statistiques,  plus à même de poser des problèmes de comportement ou de solvabilité quand bien même présenteraient-elles toutes les garanties officielles. Encore une fois les immigrés ou Français d’origine immigrée honnêtes sont ici victimes des margoulins…et de l’immigration massive. C’est cette immigration massive qui pousse peut-être certains propriétaires à faire jouer la préférence nationale au logement dans un marché locatif en tension  comme l’a noté M. Sopo… sans en tirer, et pour cause,  toutes les conclusions. Mais ladite préférence nationale (un racisme pour sos racisme)  n’est peut-être pas l’argument premier des propriétaires parisiens dans une ville qui a voté à 90% pour Emmanuel Macron au second tour de la  présidentielle…

    Nicolas Lebourg, historien spécialiste es extrême droite, tire-t-il, lui aussi, toutes les conclusions de ses analyses ? Il était hier soir invité de l’émission Quotidien de Yann Barthés à l’occasion de la sortie le 2 mai de son nouveau livre, Les Nazis ont-ils survécu ? Enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race blanche (seuil).  Un sujet en or pour un  Barthès tout émoustillé,  y voyant un moyen commode de mêler le RN à une idéologie nazie qui ne doit guère compter aujourd’hui qu’une poignée d’adeptes dans toute l’Europe. M Lebourg a pris grand soin d’être plus fin et objectif que les incultes conditionnés chargés de lui poser des questions sur le plateau. Seuls les plus obtus ou les malhonnêtes peuvent encore penser que le rejet de l’immigration massive, une « vision organiciste de la société », vue comme « un corps vivant » dixit M. Lebourg,  suffit à établir une filiation idéologique avec le nazisme. A moins  de criminaliser (comme le font allègrement les lobbies du cosmopolitisme) les idées mêmes de  patriotisme  et de  défense de l’identité nationale.

    Mais c’est surtout la réponse de Nicolas Lebourg à M. Barthès  l’interrogeant sur la possibilité d’une disparition de l’extrême droite de lapolitique qui était édifiante. L’universitaire a évoqué un précédent, celui du poujadisme qui avait fait une entrée massive et  fracassante à l’Assemblée en 1956 mais qui fut balayé par l’arrivée du General De Gaulle au pouvoir en 1958 et l’avènement de la cinquième république. Cette élimination des populistes poujadistes a été rendue possible parce que De Gaulle a su répondre à cet électorat sur « le sens de la nation », par la mise en place « d’institutions stables ». Le sens de la nation se dissolvant par le bas dans le communautarisme et l’immigrationnisme,  et par le haut dans notre inféodation à l’euromondialisme, nous pouvons donc  en conclure  que la réaction immunitaire qui se matérialise par le vote en faveur de  l’opposition nationale a de beaux jours  devant elle  et même de solides perspectives de succès

    M. Lebourg le dit aussi implicitement quand, donnant le point de vue  des progressistes dont il se réclame, il  a aussi étalé ses craintes devant la nullité de partis et des acteurs du système dans leur lutte contre l’extrême droite - dans laquelle il englobe tout de même de facto, chacun l’aura compris, le RN. Il a ainsi estimé qu’Emmanuel Macron (et son mauvais clone Nathalie Loiseau ânonnant à son tour le vieux mantra mitterrandien sur « le nationalisme c’est la guerre »),  joue « un jeu dangereux » en polarisant le débat entre les libéraux d’un côté et l’extrême droite de l’autre. En effet note Bruno Gollnisch, en reprenant à son compte  le clivage entre nationaux  (« nationalistes ») et  mondialistes (« progressistes ») la macronie a le mérite de légitimer la grille de lecture politique  qui est historiquement celle de l’opposition nationale. Oui, entre eux et nous, il n’y a plus rien, et l’alternative n’a jamais été aussi claire et évidente.

    https://gollnisch.com/2019/05/07/entre-eux-et-nous/

  • Le prix du sang

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    Anne-Sophie Chazaud*

    L'homofestivus est partout chez lui...avec le sang des autres.

    Afin d'aller secourir deux hommes otages, Messieurs Picque et Lassimouillas qui avaient cru bon d'aller célébrer leur voyage de noces en batifolant dans une zone hautement déconseillée par le Quai d'Orsay depuis plusieurs mois pour cause de terrorisme islamiste, deux commandos de Marine, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, parmi l'élite de l'armée française, sont morts.

    Il est normal d'aller secourir les ressortissants français en danger partout où ils se trouvent. Il serait normal ensuite d'interroger ces "homos festivus" sur leur degré de responsabilité dans la situation que leur propre insouciance a créée, voire de leur faire payer les dommages, étant entendu que pour les parents des deux militaires, c'est la condamnation à la douleur à perpétuité.

    Là où l'on dévisse complètement dans l'indignité, c'est quand on apprend que le chef de l'Etat les recevra en grande pompe à l'aéroport de Villacoublay, comme s'ils étaient des héros, alors que par leur comportement stupide et irresponsable ils ont mis en péril et causé indirectement mais clairement la mort de deux de nos concitoyens parmi les plus valeureux.

    Mais, dans le fond, le bobo mondialiste, l'adulescent hors sol, le branchouille inclusif qui pense que la planète entière est son terrain de jeu et que l'homme par nature est bon, ne constitue-t-il pas une bonne définition et une parfaite connivence avec ce qu'incarne, aussi, la non-pensée macronienne?

    Dans ces conditions, après tout, il est normal que tout ce petit monde se retrouve, en vie.

    (*) Journaliste (Causeur, Marianne, etc) - Le titre est de la rédaction

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/05/11/le-prix-du-sang-6150175.html

  • Encore un membre de DLF qui appelle à voter Rassemblement National

    Encore un membre de DLF qui appelle à voter Rassemblement National

    Après Nicolas DhuicqRobert Ménard et Chetail Norbert, c’est Virginie Angevin, membre du bureau national de Debout la France, qui appelle à soutenir la liste RN :

  • Le trucage des choix binaires

    6a00d8341c715453ef0240a45c7792200c-320wi.jpgEn septembre 2012, pour la première fois de son histoire électorale, mon village préféré avait placé en tête une candidate classée, par les politologues et les commentateurs politiquement corrects, à l'extrême droite de l’échiquier politique. Cette modeste petite commune entre Touraine, Beauce et Berry organise chaque année une sympathique fête que l'on a instituée, au cours des siècles, presque dans toute la France autour de la Saint-Gilles. Comme j'avais accepté que mon champ serve, pour la circonstance, de parc de stationnement aux voitures trop nombreuses, on me fit ce jour-là l'honneur de la table du maire.

    Je me suis donc enhardi à questionner timidement les membres du conseil municipal quant aux motivations de leur vote.

    Ils n'avaient certainement pas été influencés par la lecture des éditoriaux de la Nouvelle République du Centre-Ouest[1].

    Il apparaissait clairement que le vote protestataire ne se préoccupait en aucune manière des programmes respectifs. Personne n'envisageait même ni l'hypothèse d'une victoire électorale, ni de la formation du prochain gouvernement.

    Il s'agissait simplement, dans l'esprit de mes interlocuteurs, de dire le mot de Cambronne au duel Coca-cola contre Pepsi-cola, de Dupont et Dupond, rebaptisés cette année-là Hollande et Sarkozy. Basta. Peu leur importait l'emballage et l’étiquetage du refus.

    On se demande si dans la prétendue campagne européenne en cours, et pour des raisons de pauvres calculs de politique intérieure on ne cherche pas à rejouer cette partie de manille

    Pas plus qu'aucun parti ne peut se prévaloir du monopole de la France, le gouvernement de Paris ne dispose du monopole du sentiment européen. Réduire, une fois encore, le choix des électeurs à un duopole que tout le monde désormais rejette en fait, c'est favoriser le plus redoutable des concurrents : le taux d'abstention qui semble bien dans les sondages actuels pouvoir atteindre 60 % ; une écrasante majorité. C'est aussi se préparer à affaiblir l’influence du pays au sein d'un parlement et d'un conseil des États, au sein desquels l'un comme l'autre des candidats monopolistes se retrouveront isolés.

    En ce 9 mai, on célèbre à Bruxelles, particulièrement dans les bureaux des institutions, le souvenir de la déclaration de Robert Schumann de 1951. Venant après le congrès de La Haye de mai 1948, il s'agit du point de départ d'un processus qui a conduit avec bien des virages, 40 ans plus tard, à l'amorce de fédéralisme de l'Union européenne. Leur auteur ne saurait, honnêtement, être présenté comme un agent américain[2]. Mosellan et chrétien, il souhaitait le rapprochement des peuples européens et la fin des guerres fratricides, dont les siens plus que d'autres ont tant souffert.    Si on mesure le chemin effectivement parcouru, on peut s'étonner, comme le fait un Jean-Dominique Giuliani, actuel président de la Fondation Robert Schuman[3], que "personne n’ose dire que l’Union européenne est un immense succès."

    Un tel jugement peut paraître excessif, voire propagandiste. Mais il mérite réflexion.

    On peut et on doit regretter que, depuis le vote de l'assemblée parisienne en 1954, l'Europe ne dispose pas encore des moyens militaires de sa sécurité. Merci au président Trump d'aiguillonner par ses foucades et ses menaces la prise de conscience de nos opinions publiques dans ce domaine.

    On peut et on doit regretter que la bobocratie, nullement inhérente aux institutions européennes, pollue la culture, l'éducation, les conceptions morales, etc.

    En revanche on peut et on doit constater que la vie quotidienne des Européens est devenue suffisamment enviable pour attirer, évidemment en surnombre, des millions de candidats à l'immigration.

    On peut et on doit se féliciter que nous nous rêvions plus de nous entre-tuer entre Européens. Les vrais patriotes d'aujourd'hui se préoccupent plutôt de s'unir face aux dangers communs, et notamment face aux menaces évidentes de l'islamo-terrorisme ou de la dictature impérialiste de Pékin.

    Tout cela devrait sérieusement figurer dans les enjeux d'une campagne électorale qu'on nous présente pour européenne mais qui ressemble furieusement, hélas, à de médiocres comices réduits à l’Hexagone.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Ceux qui connaissent ce journal, l'un des plus médiocres parmi les quelque 80 petits monopoles franc-maçonnards locaux qui se partagent l'Hexagone, n'en douteront pas.
    [2] pas plus que le comte de Coudenhove-Kalerghi, autre victime d'une désinformation polémique constante. cf. l'article publié en 2016 par Ch. Tasin : "Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de plan Kalergi"
    [3] cf. entretien avec Jean-Dominique Merchet.

    https://www.insolent.fr/2019/05/le-trucage-des-choix-binaires.html

  • Élisabeth Lévy : « Claire Nouvian ment, manipule et diffame pour passer pour une victime »

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    Élisabeth Lévy, fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, revient sur le débat houleux qui l’a opposée à Claire Nouvian, militante écologiste et cofondatrice de Place publique, durant l’émission « L’Heure des pros » sur CNews, le lundi 6 mai.

    Elle dénonce, notamment, l’impossibilité de débattre et le refus de contradiction de la part de celle qui l’a traitée de « tarée » et de « dingue ».

  • Où Libération publie que Je Suis Français, mensuel ancêtre de lafautearousseau, fut un pionnier de l’écologie intégrale

    Je Suis Français (1977 - 1986)

    Où sont allés se nicher les regards de ce Monsieur Simon Blin ? Dans quelles archives obscures  ce journaliste de Libération est-il allé puiser, pour découvrir ce que Jean-Charles Masson, notre ami disparu depuis, avait écrit en 1984, il y a trente-cinq ans dans le mensuel Je Je Suis Français que nous éditions alors et auquel lafautearousseau a succédé ? Ne cherchons pas. Il l'a fait. Décidément, on n'écrit jamais pour rien et ce que l'on a écrit se retrouve un jour ou l'autre en des lieux inattendus. Libération le fait à sa manière, avec son vocabulaire stéréotypé et stigmatisant. Qu'importe ! Il a lu. Il a publié. [Libération, 5 mai 2019 : « Les droites dures s’enracinent dans « l’écologie intégrale »]

    Il n'aurait servi à rien de faire écho à cet article, à ces trois paragraphes, finalement intéressants, si nous n'avions pas donné ces quelques explications. On en retiendra que les jeunes royalistes que nous étions alors étaient en avance sur leur temps et réfléchissaient plutôt bien.  

    « Nationalisme intégral »

    Extrait de : « Les droites dures s’enracinent dans « l’écologie intégrale » 

    Les Français d’abord, la planète ensuite. Nouveau mantra pour une écologie d’extrême droite ? Pour comprendre ce twist écolo, un concept-clé : l’« écologie intégrale ». La présidente du RN ne le dit pas comme cela mais tout dans le nouveau discours de son parti fait écho à cette notion à la croisée du souci de l’identité française et de la préservation de l’écosystème.

    L’une de ses premières occurrences apparaît en 1984 dans un numéro de la publication royaliste, Je suis français.

    Jean-Charles Masson, un idéologue très catholique, y pose les « jalons pour un écologisme intégral», tout droit inspiré du « nationalisme intégral » de l’écrivain xénophobe de l’Action française, Charles Maurras. Dans son texte, Masson prône un « réenracinement » de la France afin de « dénomadiser » culturellement le pays au nom du respect de la « nature éternelle », « seul moyen» de sa «renaissance ». Quarante ans plus tard, ces mots-clés sont employés par les nouveaux cadors du parti d’extrême droite, tout juste passé en tête des intentions de vote pour les européennes. 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • L’Agrif appelle à ne pas voter pour la liste Loiseau le 26 mai

    L’Agrif appelle à ne pas voter pour la liste Loiseau le 26 mai

    De Bernard Antony :

    En se substituant à la pitoyable Nathalie Loiseau pour la conduite de la campagne pour les élections européennes, Emmanuel Macron ne prouve pas seulement que la tête de liste qu’il a désignée pour son parti n’est qu’une potiche choisie pour sa médiocrité afin de ne pas lui faire ombrage. Car à peu près tout le monde savait bien cela.

    Ce qu’il met en jeu, c’est l’approbation ou le refus de sa politique, qui n’est pas seulement celle de sa conception eurocratique de déconstruction nationale mais celle de son idéologie de radicale déconstruction de la famille et de la société. En effet, après la loi Veil sur l’avortement et la loi Léonetti sur l’interruption de fin de vie, portant atteinte au respect de la vie innocente, après la loi Taubira de dénaturation du mariage, voilà que les nouvelles dispositions d’extension de la PMA aux couples de femmes, en préparation pour le mois de juillet, constitueront un nouveau pas dans la barbarie du meilleur des mondes. C’est une fois encore un détournement fondamental de l’assistance médicale à la personne qui va être légalisé dans une rupture radicale du droit de la filiation. Avant-dernière étape de la déconstruction familiale avant l’instauration de la GPA, c’est-à-dire de la marchandisation-location des ventres de mères « porteuses ». Avec les autres prosélytes de toutes orientations sexuelles dans son gouvernement, M. Macron se veut et s’avère ainsi un réalisateur de l’idéologie, simultanément abortive, euthanasique et LGBT, de mépris de la nature humaine, de la loi naturelle et de la vie. Non seulement, bien sûr, sa politique a pour effet de démolir l’identité culturelle française et chrétienne de notre nation mais, pire encore, elle est celle d’une néo-barbarie de déni des fondements mêmes de la société humaine, de déni de l’humanité.

    Sur cela, l’AGRIF  dont la vocation n’est pas de prendre parti dans les débats politiciens, est profondément interpellée. La gouvernance d’Emmanuel Macron non seulement laisse proliférer le racisme antifrançais et le racisme antichrétien mais elle est celle du racisme que l’on peut qualifier comme le plus absolu : le racisme antihumain du « meilleur des mondes » tel que véritablement prophétisé par Aldous Huxley et Georges Orwell.

    L’AGRIF se voit donc dans l’obligation d’appeler à surtout ne pas voter le 26 mai pour la liste de madame Loiseau puisque c’est dans son soutien, étape de sa stratégie déconstructiviste, que s’implique personnellement et frénétiquement le nuisible président de la République.

    https://www.lesalonbeige.fr/lagrif-appelle-a-ne-pas-voter-pour-la-liste-loiseau-le-26-mai/

  • Ubérisation l’autre nom de la précarisation

    L’ubérisation est un concept nouveau.
    L’ubérisation c’est la modernité.
    En réalité l’ubérisation est vieille comme le monde.
    L’ubérisation c’est la précarisation peut-être 2.0 comme il faut dire, mais cela reste de la précarisation.
    L’idée derrière l’ubérisation c’est le paiement à la tâche de micro-entrepreneur réduit à l’état d’esclave par le maître qui impose les tarifs et donne (ou pas) du travail à ses journaliers qui doivent se plier à toutes les demandes et autres exigences du maître.
    Il n’y a là rien de nouveau depuis les esclaves de l’antiquité qu’ils soient de Rome ou d’Athène de Sumer à Babylone ou ailleurs.
    Depuis le fond des âges le paiement à la tâche et journalier a été la norme « sociale ».
    C’est la révolution industrielle somme toute récente à l’échelle géologique qui a permis la création et le développement du « salariat ». 
    Avec la fin des usines, l’automatisation, la mondialisation et la pression exercée pour toujours plus de compétitivité le totalitarisme marchand dans son évolution en arrive logiquement à détricoter le droit social et les formes de travail salarié dont il n’a plus du tout besoin puisqu’il n’a plus d’usine à faire tourner.
    La société de services qui se développe sous vos yeux implique donc une immense mutation vers le tout précarité et le tout « entrepreneuriat ».
    C’est cela l’ubérisation sociale de la société et ce mouvement aura un impact fondamental sur vos vies actives et celles de vos enfants.
    C’est d’ailleurs ce que montre cet article du Monde consacré aux chauffeurs d’Uber à San Francisco.
    A San Francisco, les chauffeurs Uber manifestent : « A chaque course, je consolide leur richesse à mes dépens »
    « Les conducteurs ont fait grève et protesté dans une dizaine de villes. 
    Ils ont peur de faire les frais de l’introduction en Bourse de la société.
    Ils ne sont pas nombreux mais ils font du bruit. 
    Devant le siège de Uber, au 1455 Market Street, Lauren Swiger s’époumone au son des cuivres du Brass Liberation Orchestra, le groupe de musiciens activistes de San Francisco. 
    « Uber ! Uber ! You’re no good ! Treat your drivers like you should » (« Uber vous êtes nuls ! Traitez correctement vos chauffeurs ! »).
    Deux jours avant l’introduction en Bourse du géant des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), prévue vendredi 10 mai, la manifestante est venue protester contre la rémunération « de misère » des conducteurs. 
    « Vendredi, il va y avoir des tas de millionnaires supplémentaires, lance-t-elle au micro. Et nous, nous en sommes réduits au salaire minimum. »
    Les chauffeurs de San Francisco sont en grève pour douze heures. 
    Le même mouvement se déroule à New York, Los Angeles, San Diego, Chicago, Philadelphie, Washington et au-delà des frontières américaines, à Londres, et jusqu’au Brésil et en Australie.
    Les intermittents de la conduite ont peur de faire les frais de l’opération Wall Street. 
    « Uber et Lyft essaient de montrer aux investisseurs qu’ils peuvent être rentables, dénonce Jeff Perry, 38 ans, un grand blond en short chaussé de tongs. En fait, à chaque course, je consolide leur richesse à mes dépens. »
    Mustafa Al Hafidh, 32 ans, conduit pour Uber depuis deux ans. 
    « Le tarif c’était 99 cents [88 centimes d’euro] par mile [1,6 km], note-t-il. Maintenant c’est seulement 68 cents. » 
    Domicilié à une heure et demie de San Francisco, il travaille jusqu’à soixante heures par semaine. Avec l’augmentation des prix à la pompe, l’assurance et l’entretien du véhicule à payer, il a vu son revenu baisser de 50% alors que, dans la région, l’immobilier continue de flamber. 
    Fin avril, après avoir effectué 2 500 courses, il a reçu une prime de 100 dollars pour assiduité.
     « Cent dollars pour que je me taise », siffle-t-il »…
    C’est cela la réalité de l’ubérisation de la société.
    C’est cela la réalité de la soumission moderne non plus à un patron, mais à un donneur d’ordres.
    La seule solution pour évoluer dans le précariat c’est la montée en gamme comme pour les entreprises traditionnelles prises sous le feu de concurrents qui ont des coûts de fabrication par exemple nettement moins élevés.
    La montée en gamme personnelle passe par une formation permanente et systématique, par le fait d’investir en vous et de vous renouveler en permanence. 
    Ne le cachons pas, c’est épuisant et c’est la raison pour laquelle si peu d’adultes se forment une fois entrés dans la vie active. 
    C’est pourtant la seule solution. Elle demande beaucoup d’efforts. Elle est du coup considérablement discriminante.
    Charles SANNAT
    Source Le Monde ici