
Stéphanie Bignon, présidente de Terre & Famille, s’adresse aux gilets jaunes pour les inviter à s’intéresser aux élections municipales de 2020.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Stéphanie Bignon, présidente de Terre & Famille, s’adresse aux gilets jaunes pour les inviter à s’intéresser aux élections municipales de 2020.

FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
N’oubliez pas de voter pour votre Bobard d’Or préféré !
Cette année, les Bobards d’or fêtent leurs dix ans et récompenseront, comme chaque année, les bobards médiatiques les plus croustillants de 2018. L’un des bobards marquant est issu de la catégorie des Bobards d’or génériques et il s’agit du bobard « immigrationniste ».
Le 20 septembre dernier, dans l’émission l’Heure des Pros sur CNews, Clément Viktorovitch répondait à Charlotte d’Ornellas qui parlait d’immigration massive en lançant « sur les 200.000 entrées légales, il y a déjà un tiers d’étudiants en Erasmus, dont une grande partie d’Européens, des étrangers expatriés qui viennent travailler en France et qui sont une force pour l’économie du territoire, et des enfants de conjoints de Français qui étaient à l’étranger et qui viennent en France […] donc cessez de prétendre qu’il y a une immigration massive, car quand on vous demande des chiffres vous êtes incapables de les donner. ».
Les médias de l’oligarchie s’étaient réjouis de cette réduction « ad statisticum » qui avait, d’après eux, mouché son interlocutrice. Néanmoins le bobard est donc doublement qualifié puisqu’en réalité les chiffres de l’immigration en hausse de 90% par rapport à 2008, avec 412.000 entrées légales recensées, 100.000 demandeurs d’asiles et 50 000 mineurs isolés. Et s’agissant des étudiants obtenant des titres de séjour, ils ne sont ni Erasmus, ni Européens pour une raison très simple : avec la libre circulation, les Européens n’ont pas besoin de titres de séjour !
Vous pouvez voter pour vos bobards favoris et sélectionner les finalistes sur le site des Bobards d’or où l’on peut également réserver ses billets. La cérémonie aura lieu le lundi 18 février, à 19:30, au théâtre du Gymnase : 38 boulevard Bonne-Nouvelle, Paris X

Le texte, condamnant plus largement « le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques », ne cible pas un Etat membre en particulier, mais a donné lieu en préambule dans l’hémicycle strasbourgeois à un débat animé auquel ont pris part plusieurs eurodéputés français. Certains, comme le groupe politique de La France insoumise, ont déploré que la résolution ne demande pas l’interdiction des LBD.
Reconnaissant que « la police, qui a compté elle aussi de nombreuses victimes dans ses rangs, travaille dans des conditions difficiles, compte tenu notamment de l’hostilité dont font preuve certains manifestants, mais également de la charge de travail excessive » […]

Il s’agit d’un pas de plus dans le délitement de nos institutions (voir ici). Même certains médias dominants comme l’Obs posent la question de la pertinence de la nomination d’Alain Juppé au Conseil constitutionnel en raison de sa lourde condamnation :
Condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, Alain Juppé est-il bien à sa place au Conseil constitutionnel ? Des voix s’interrogent.
On peut donc avoir été condamné par la justice et finir au Conseil constitutionnel. La nomination d’Alain Juppé en témoigne. L’ancien Premier ministre, choisi mercredi pour rejoindre la rue de Montpensier, avait écopé en 2004 d’une peine de 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. La cour d’appel de Versailles l’avait reconnu coupable de “prise illégale d’intérêt“, dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, pour son rôle de bras droit de Jacques Chirac au RPR et à la mairie (…)
“Au regard de sa condamnation pour emplois fictifs et du contexte actuel de défiance généralisée envers élus et institutions, la nomination d’Alain Juppé au Conseil constitutionnel est-elle habile ?”, demande l’historien Corentin Sellin, sur Twitter.
Un autre historien, André Loez, s’interroge à voix haute :
“Je n’ai jamais compris l’argumentation consistant à exonérer Juppé de toute faute en lien avec sa condamnation. “Couvrir” Chirac et un système de corruption, dissimuler la vérité pour raisons politiques n’a rien de très reluisant. Et ne qualifie pas pour le conseil constitutionnel…“
Dans son arrêt de 2004, la cour de Versailles avait estimé “regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés“. La cour a aussi jugé “particulièrement regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti, dont il était le secrétaire général à l’autorité incontestée, les règles qu’il avait votées au Parlement” (…°
La réforme des retraites va bientôt être discutée et le gouvernement prépare ses arguments et sa stratégie, attendant juste que le mouvement des Gilets jaunes, désormais accusé de tous les maux du pays, se soit dissipé comme un mauvais rêve, ce qui n’est pas, à l’heure actuelle, totalement assuré… Néanmoins, les Français commencent à s’interroger, parfois à s’inquiéter des projets gouvernementaux qui semblent obéir à une logique comptable imposée par Bruxelles plutôt qu’à un juste traitement de la question épineuse de « l’après-travail ». Ainsi, la question est parfois évoquée dans les réunions du Grand débat national, mais aussi dans les colonnes des Courriers de lecteurs, comme dans La Croix du lundi 11 février qui publie une lettre courte mais de bon sens qui mérite d’être reproduite et commentée.
« Le choix de la France d’avoir un système de retraite basé essentiellement sur la répartition est judicieux. C’est le système le plus sûr, le moins risqué. Les évolutions démographiques sont prévisibles sur le long terme, alors que les évolutions de la Bourse sont imprévisibles, même à très court terme. » Aussi imparfait qu’il puisse être, il est vrai que le système de retraite par répartition dépend très largement des dynamiques démographiques nationales, et non des jeux financiers et d’intérêts d’actionnaires souvent peu concernés par les notions et sentiments de justice sociale. Les données et perspectives démographiques, évolutives, sont aussi largement influencées par la politique familiale que l’Etat soutient ou promeut, et cela permet une certaine visibilité sur les décennies suivantes, même si cela implique également une attention soutenue de l’Etat et des pouvoirs publics (et éventuellement des partenaires sociaux) à l’égard des mouvements démographiques et une stratégie forcément et fortement enracinée dans la durée.
« La France est un des rares pays européens à avoir un solde démographique naturel positif, ce qui rend le système par répartition viable. ». Certes, notre situation démographique est meilleure que la très grande majorité des pays européens, mais les dernières années sont beaucoup moins convaincantes avec un taux de fécondité qui, en la moitié d’une décennie, est passé de 2,03 enfants par femme en âge de procréer à 1,87 l’an dernier, cela alors que, pour assurer un renouvellement convenable et « instantané » de la population française, il faudrait un taux de 2,1. Cette baisse inquiétante est la conséquence des politiques (si peu) familiales des gouvernements Fillon et Ayrault-Valls qui, là encore pour des raisons purement comptables (et idéologiques ?) ont, pour l’un, supprimé des avantages concédés jadis aux mères de trois enfants et plus, et pour les autres, rompu l’égalité des familles devant le quotient familial, en la nuançant par des considérations de revenus au détriment des classes moyennes aisées. Or, toucher à la politique familiale en oubliant les particularités de celle-ci qui en font une dentelle complexe et éminemment réactive à ces « détricotages » gouvernementaux, c’est fragiliser, en vain d’ailleurs pour les finances de l’Etat, les équilibres démographiques et risquer d’entamer, non le désir d’enfants (qui est de 2,3 en France selon les principales études sur le sujet), mais la réalisation concrète de ce désir. Il ne suffira d’ailleurs pas non plus de revenir en arrière, le mal étant fait, mais de refonder une stratégie démographique et nataliste pour le long terme, stratégie qui ne devra pas s’empêcher de réfléchir à une forme de « salaire maternel » ou « familial », selon des modalités à discuter et suivant les particularités des couples et de leurs évolutions possibles. Mais la République, qui raisonne selon un calendrier électoral qui n’est pas « le temps des générations », peut-elle engager vraiment cette nécessaire politique de long terme ? Personnellement, je continue d’en douter, et les valses-hésitations des derniers quinquennats ont tendance à légitimer et renforcer mon doute…
Mais la politique démographique n’est pas la seule condition d’une bonne gestion du système des retraites sur la durée, comme le souligne le lecteur de La Croix : « Le problème du déficit des régimes de retraite ne vient pas de ce choix de la répartition, mais du chômage. C’est ce problème aigu qu’il faut résoudre, et pas seulement à la marge comme maintenant ! » Voilà des lignes d’un grand bon sens économique (car moins de chômeurs signifie des cotisants en plus) mais qui semblent bien loin des préoccupations des gouvernements qui se succèdent depuis une quarantaine d’années que le chômage est passé du statut de « conjoncturel » à celui de « structurel » ! Et pourtant ! Là aussi, des solutions existent et attendent qu’un Etat digne de ce nom, un Etat qui soit capable de penser au-delà de la prochaine échéance électorale mais aussi au-delà de la seule mondialisation et des principes du libéralisme économique, un Etat qui cesse de penser par rapport à l’économie financière ou en fonction des seuls intérêts actionnaires, que cet Etat advienne, non dans le cadre d’une alternance mais comme une véritable alternative politique.
« La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille », affirmait haut et fort le général de Gaulle qui signifiait ainsi que l’Etat n’avait rien à devoir au monde de l’Argent et à ses « valeurs ». Une véritable stratégie d’Etat contre le chômage doit repenser le rapport de notre société à la mondialisation, à l’environnement, à l’économie : il ne s’agit pas de nier ce qui est, mais d’orienter différemment l’économie, en particulier par un aménagement du territoire fondé sur le « redéploiement rural » ; par une meilleure préservation de l’outil industriel et par une valorisation intelligente de nos patrimoines historique, littéraire, gastronomique ; par une formation mieux organisée et plus enracinée dans le tissu socio-professionnel local ; par un soutien plus affirmé aux modes d’agriculture et de pisciculture respectueux des équilibres naturels et de la qualité alimentaire, modes de production nécessitant une main-d’œuvre plus nombreuse et l’organisation de circuits courts de distribution ; etc.
Ce ne sont pas les idées et les propositions pour faire reculer le chômage qui manquent, mais bien la volonté politique et l’Etat capable d’assumer cette politique et de la valoriser, y compris par rapport à la mondialisation et à la concurrence inéquitable des grands réseaux multinationaux de production et de distribution : mais si, depuis quarante ans, la République ne veut pas sortir de son modèle économique, sans doute faut-il, alors, se résoudre à changer de régime. Une Monarchie royale inscrivant son être et son devenir dans le temps long et la suite des générations peut, par essence et par statut, mieux répondre aux lourdes questions sociales (et cela sans négliger les enjeux économiques) qu’une République trop dépendante des jeux d’argent et de la météorologie électorale. Elle peut aussi mieux tirer profit des énergies partisanes et parlementaires en les circonscrivant aux activités de débat et de proposition législatives, et en les détournant de la compétition pour la magistrature suprême de l’Etat, cette dernière étant dévolue, hors des concurrences électorales, à une dynastie chargée d’incarner le pays et de diriger la Grande politique, dans son domaine régalien. Un partage des tâches et des responsabilités qui, en somme, est moins risqué et incertain que celui aujourd’hui (mal) assuré par une République d’abord macronienne avant que d’être celle de tous les Français…
Jean-Philippe CHAUVIN
Notre n° hors-série de Synthèse nationale remporte un succès qui dépasse nos prévisions les plus optimistes. Il est actuellement expédié aux milliers de Gilets jaunes qui l'ont commandé. Nos "services" (c'est à dire une poignée de militants inaccessibles au découragement) sont submergés et ils ont du mal à fournir... mais, ne vous inquiétez pas, vous allez très bientôt le recevoir.
Que cela n'empêche pas ceux qui ne l'ont pas encore fait de le commander (un nouveau tirage est en route) cliquez ici
Acte XIV, le gouvernement veut étouffer le mouvement
Quatorzième samedi de mobilisation pour les Gilets Jaunes ! Alors que le grand débat apparaît toujours plus comme une impasse, les manifestants se sont une nouvelle fois donnés rendez-vous dans toute la France. Le gouvernement, lui, entend jouer sur la lassitude des participants et met tout en oeuvre pour étouffer la grogne.
Wauquiez – Macron : la guerre au centre
Alors qu’Alain Juppé vient d’être nommé au Conseil Constitutionnel par le marcheur Richard Ferrand, Emmanuel Macron semble vouloir récupérer le centre et l’aile centriste des Républicains. Une frange que Laurent Wauquiez ne compte pas abandonner.
Trump, son mur coûte que coûte !
A peine sorti du “shutdown”, Donald Trump repart à l’assaut de son mur. Le président américain entend déclarer l’état d’urgence nationale pour réaliser ce véritable symbole de son mandat.
L’actualité en bref
Venez nous retrouver sur
le stand de Synthèse nationale
Incendie chez Richard Ferrand et antisémitisme : le matraquage de la semaine
Le matraquage médiatique est une manipulation classique. En choisissant de promouvoir certaines informations plutôt que d’autres, les médias orientent l’opinion.
Cette semaine, 2 exemples clairs : le prétendu incendie criminel chez Richard Ferrand et la montée de l’antisémitisme.
Zapping
Pour Anne-Claire Coudray et les équipes du JT de TF1, c’est la fameuse « ultra droite » qui serait à la manœuvre dans les manifestations des Gilets Jaunes. Dans la réalité, c’est bien l’extrême gauche qui casse et agresse.
Profanations d’églises et attaque de la Nouvelle Librairie : les infos fantômes de la semaine
Occulter des événements qui contreviendraient au discours politiquement correct est une spécialité des médias. Au menu cette semaine : refus de parler des profanations d’églises et attaque de la Nouvelle Librairie par l’extrême gauche.
Tweets
En France, les mots « père » et « mère » remplacés par « parent 1 » et « parent 2 » dans les formulaires scolaires.
En Hongrie, les femmes avec quatre enfants ou plus seront exemptées de tout impôt sur le revenu à vie.
Docteur bien-pensant et Mister Ligue du LOL
Des journalistes des rédactions les plus bien pensantes de France étaient en fait des adeptes de l’humour vulgaire et du harcèlement de femmes sur les réseaux sociaux.
Une affaire qui agite la presse !
https://www.tvlibertes.com/i-media-n237-matraquage-occultation-les-manip-mediatiques-decryptees
Le vieux monde fait de la résistance: c’est François Fillon, alors Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui avait accepté que la mention mademoiselle, par trop discriminante en l’absence de damoiseau, soit interdite sur les formulaires administratifs. La vieille garde progressiste fémino-freudo-gauchiste a arraché une nouvelle victoire à l’Assemblée avec l’adoption le 12 février d’un amendement qui consacre l’homoparentalité dans les formulaires scolaires. Ces derniers devront porter les mentions «parent 1 et parent 2», en lieu et place des fascisants «père et mère», dans le cadre du projet de loi sur «l’école de la confiance». Sur un mode extatique, Valérie Petit, député LREM à l’origine du texte, a déclaré que « cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école» Quelle régression!, pardon quel progrès!
Vieux monde qui bégaie encore quand on apprend que sur proposition de l’irréprochable mutuelliste breton et président de l’Assemblée nationale nationale Richard Ferrand, l’ex Premier ministre du calamiteux Jacques Chirac, Alain Juppé, va prendre la tête du Conseil constitutionnel. Le très macrono-compatible maire de Bordeaux abandonne donc ce mandat et a fait part hier, lors d’une courte allocution, essayant de refouler ses sanglots, de son soulagement de quitter la politique en cette période de «haine» et de remise en cause des «élites»… La faute à qui M. Juppé?
Ingrid Levavasseur elle, n’a pas pleuré pour annoncer ces dernières heures qu’elle renonçait à prendre la tête de la liste Gilets Jaunes baptisée Ralliement d’initiative citoyenne (RIC). Son porte-parole, Christophe Chalençon, a claqué la porte pour créer un regroupement concurrent, le «Mouvement alternatif citoyen» (MAC) afin de contrer d’autres initiatives, celles de Françis Lalanne, de Thierry-Paul Valette ou encore de Patrick Cribouw…
Cette floraison intervient au moment ou le soutien à la mobilisation des GJ s’effrite, du moins si l’on en croit le sondage Elabe pour BFMTV diffusé mercredi. Il y aurait à cela plusieurs raisons objectives qui peuvent s’exclure ou se cumuler dans l’esprit des Français selon leur segmentation idéologique: absence de perspective d’un débouché politique tangible de ce mouvement autre que celui proposé par les partis d’opposition à la macronie; remobilisation de l’électorat européiste derrière Emmanuel Macron et l’exécutif à l’occasion du Grand débat; effet de la propagande gouvernementale, largement martelée, assimilant par capillarité les GJ à la violence, à l’homophobie, l’antisémitisme, le racisme… ; visibilité croissante dans les cortèges d’une gauche et d’une extrême gauche largement rejetées par les classes populaires …
Ce sondage Elabe précise ainsi de manière qui peu apparaître contradictoire que si 58% de nos compatriotes approuvent encore les GJ, 64% des personnes interrogées affirment ne plus se reconnaître dans les revendications des manifestations du samedi (lesquelles?); 56% estiment que la mobilisation devrait s’arrêter. Une opinion qui a contrario n’est pas partagée par la majorité des sympathisants de LFI et du RN (respectivement 64% et 57%) qui souhaitent que le mouvement s’installe dans la durée.
La bêtise maligne elle, ne prend pas non plus de vacances. Le Figaro relevait hier que Marine Le Pen et Marion Maréchal devaient être auditionnées par la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en France présidée par une élue socialo-trostkyste de l’Hérault, Muriel Ressiguier. Ancienne d’EELV, ralliée aujourd’hui à LFI, celle-ci s’était déja signalée par sa fureur éradicatrice en entendant faire interdire la Ligue du Midi (trop identitaire) et, à Montpellier, les subventions pour la fête en l’honenur de Saint Roch (trop catho, trop enracinée…).
Mais, rapporte le quotidien, «suite à la publication de cet article, (…) Muriel Ressiguier, a fait savoir au Figaro que les convocations de Marine Le Pen ou Marion Maréchal n’étaient plus d’actualité. Compte tenu du caractère politique que prendraient ces convocations (sic) et ne disposant plus d’un effet de surprise (sic) pour ce faire. Le rapporteur de la commission, le député LREM Adrien Morenas – dans laquelle siège M’Jid El Guerrab ex collègue du socialiste Boris Faure, qu’il avait envoyé aux urgences en le frappant à la tête à coups de casque! -, a quant à lui émis des doutes sur la neutralité de sa propre commission qu’il ne veut pas voir se transformer en vaudeville.»
C’est un peu tard pour s’en rendre compte. Preuve du «sérieux» de cette commission de pieds nickelés , qui devrait rendre son rapport le 11 juin, les propos d’un de ses membres, Régis Juanico, socialiste rallié au groupuscule de Benoit Hamon, Génération.s, vaut son pesant de cacahuètes. Non content de jouer au procureur Vychinsky en annonçant son intention de «(se concentrer) sur les passerelles qui peuvent exister entre le RN et l’ultradroite », il a fait l’étalage de son inculture crasse du sujet qu’il entend traiter. Ainsi déclarait-il au Figaro: «nous allons préparer un rapport et des propositions d’améliorations de notre arsenal juridique pour mettre fin aux activités de ces groupuscules et faire en sorte qu’ils soient mieux surveillés. Beaucoup de ces groupes , même lorsqu’ils font l’objet de dissolution, se reforment. Lors de nos auditions, on nous a donné l’exemple du groupe Troisième Voie qui est présent sur le territoire sous diverses formes depuis 1936.»
Le problème c’est que Troisième Voie a été créé non pas en 1936 mais en 1985, quand bien même est-il lui même l’émanation du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) de Jean-Gilles Malliarakis qui a vu le jour en 1979. Un amateurisme qui a fait hurler le spécialiste es extrême droite Jean-Yves Camus. A défaut de lire M. Camus, le brave Juan aurait pu au moins se fendre d’une petite visite sur wikipedia…
Mais il est aussi certain que la perspective d’affronter Marine Le Pen sur ce terrain-là en a fait hésiter certains, plus vraiment persuadés qu’il s’agissait d’une bonne idée d’offrir ce type de tribune à la présidente du RN. Marine l’avait dit, toujours au Figaro: «La France Insoumise ne pourra plus accuser Emmanuel Macron de dévoyer les institutions puisqu’elle fait exactement la même chose. Elle mène un combat politique à ses adversaires à travers des institutions qui ne sont pas faites pour ça!» «Je vais y aller et ils ne vont pas être déçus. Je vais leur parler d’une vie entière passée à subir les violences de l’extrême gauche. Cela fera comme le procès en diffamation engagé par M. Baupin, qui s’est transformé en son propre procès».
Délinquance et violences dites ordinaires, dont la famille Le Pen, comme beaucoup d’autres familles françaises qui y sont encore plus exposées, a fait (aussi) la mauvaise expérience ces derniers mois. Le 26 janvier dernier, Jany, l’épouse de Jean-Marie Le Pen, avait été violemment jetée au sol et insultée, victime d’un vol à l’arraché sur un marché de La Celle-Saint-Cloud. En octobre dernier, c’était une fille de Marine qui était violemment frappée, en compagnie de son cousin, à la sortie d’une soirée étudiante à Nanterre. Hier, indiquait 20 minutes, les deux agresseurs arrêtés dans cette affaire, le multirécidiviste Redhouane Joullane, 47 ans, et Sohaib Tamma, 32 ans, fonctionnaire de mairie (à Nanterre la communiste?), ont été condamnés par le tribunal de Nanterre à 15 mois de prison dont 7 mois avec sursis pour agression aggravée. Peines dissuasives? Quitte à réfléchir sur les moyens d’enrayer la spirale de la violence extrêmiste note Bruno Gollnisch, les belles âmes de gauche et du centre seraient plus inspirées de faire leur mea culpa sur cette délinquance sauvage qu’ils ont tant contribué à enkyster dans notre pays.