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France et politique française - Page 2486

  • Pacte de Marrakech. Vers l’effacement de la liberté d’opinion

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    Par André Posokhow, consultant ♦ Pour Polémia, 2018 aura été l’année de la propagande et de la censure d’Etat. Elle aura été marquée entre autres par la Loi scélérate « fake news », la censure numérique et mondiale exercée par les GAFA ou encore la fermeture massive de comptes sur les réseaux sociaux et YouTube.
    Nous ne nous trouvons pourtant qu’au début du processus de l’effacement des libertés fondamentales que sont les libertés d’opinion, d’expression et de la presse. Les années 2019 et suivantes s’annoncent comme pires si les révoltes populaires ne renversent pas la table.
    C’est ce que révèle la lecture de l’objectif 17 du Pacte pour les migrations. Parmi ses 23 objectifs, l’objectif 17 (O17) est certainement celui qui constitue la menace la plus aiguë pour les libertés d’expression et d’opinion. Le danger qu’il représente et l ’idéologie totalitaire qu’il reflète doivent être particulièrement mis en exergue et dénoncés.

    Liste des articles déjà publiés par Polémia sur ce texte catastrophique : 

    L’objectif 17 du Pacte : le pivot de la lutte contre la liberté de l’esprit

    Un engagement d’élimination des « discriminations »

    L’en tête de l’O17 utilise des mots de violence et se montre à la fois global, partial et hypocrite.

    Il s’agit clairement d’un engagement, pour l’instant moral, des pays signataires, donc de la France.

    La violence des mots et des actes

    L’O17 veut que les signataires condamnent, combattent et éliminent toute forme de discrimination. Ces verbes sont l’expression d’une logique d’affrontement et à terme de guerres civiles.

    Seules les discriminations et les violences à l’égard des migrants sont prises en considération

    Les violences, les viols, les agressions, la guérilla même auxquels se livrent nombre d’envahisseurs sont ignorés et occultés. Ce n’est pas le sujet. Les seules victimes possibles sont les allogènes.

    Les discriminations qu’il faut éliminer sont globales et vagues

    Le texte s’abstient évidemment de préciser ce que sont ces discriminations contre les migrants. Ce sont des mots fourre-tout : expressions et manifestations de racisme, discrimination raciale, xénophobie, qui peuvent recouvrir n’importe quel mot et n’importe quel acte.

    Ce sera à la jurisprudence des tribunaux qu’il reviendra de leur donner une signification plus précise pour condamner les opposants, « conformément au droit international des droits de l’homme », on devine dans quel sens.

    L’hypocrisie de ces engagements

    Les signataires s’engagent à protéger la liberté d’expression. Bravo et quel soulagement ! Mais, dit le texte, il faut que ce soit dans le respect du droit international afin de contribuer à une compréhension globale des migrations sous tous leurs aspects. Quel peut être en l’occurrence ce droit international ? Rappelons que l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) a formulé l’ambition de développer un droit international des migrations.

    La stratégie défensive : la répression

    Donner un droit de dénonciation aux migrants

    Les migrants et les communautés, nous supposons qu’il s’agit des diasporas, pourront dénoncer tout acte « d’incitation à la violence contre les migrants ». Il en découlera une sujétion des Occidentaux de souche et un renforcement de l’éclatement des pays occidentaux en populations  communautarisées dressées les unes contre les autres.

    Faire juger et condamner les opposants à l’invasion

    Les migrants et les communautés, naturalisés ou non, pourront amener quiconque participerait à « la commission d’une infraction inspirée par la haine des migrants »à répondre de ses actes. C’est quoi la haine des migrants ? Si un citoyen français comme une majorité de ses concitoyens dit qu’il y a trop d’immigrés en France, est-ce de la haine ?

    Il est ajouté que cette démarche se fera dans le respect du droit interne et du droit international des droits de l’homme. Même observation que ci-dessus, mais surtout quel droit prédominera ? A terme les différentes communautés pourraient exiger l’application de leur propre droit interne comme c’est le cas de la charia dans des villes anglaises

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  • Crise des « gilets jaunes » : faillite d’une idéologie et confirmation des contradictions

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    La crise des « gilets jaunes », qui couvait depuis longtemps, est partie pour durer ou pour se répéter. C’est qu’elle est d’origine structurelle, bien plus qu’elle n’est due à des décisions politiques de circonstance, même si ces dernières ont « allumé le feu ». Elle va durer parce que sa résolution suppose une prise de conscience générale de la réalité française.

    La crise est, d’abord, une crise du déclin français qui s’inscrit dans le déclin de l’Occident. Ce sont les mêmes motivations qui ont conduit les Américains des régions sinistrées des États-Unis à voter pour Trump que celles qui mettent tant de gilets jaunes dans la rue en France. Partout, il s’agit, en majorité, de victimes de la mondialisation du marché du travail. La pratique du libre-échange avec les pays à bas salaires depuis la mise en place du multilatéralisme commercial (OMC), en 1995, a réduit de plus d’un tiers les emplois industriels dans les pays occidentaux. Dont nombre d’emplois peu ou pas qualifiés, mais de ceux que toutes les populations nécessitent ; car elles ne sauraient se composer que d’élites scientifiques. Pour sortir de cette impasse, la seule solution serait d’en finir avec le dumping social mondial afin de faire revenir des industries. Ce qui ne peut se concevoir qu’à l’échelon européen. Mais d’autres États (telle l’Italie, qui voit émigrer chaque année, faute d’emplois, plus de 250.000 de ses jeunes) pourraient être favorables à l’instauration d’une protection sociale européenne.

    La France, pour sa part, paie très cher d’avoir cédé au mythe de la société postindustrielle. La conséquence est que son solde du commerce extérieur accuse un déficit abyssal. Or, l’on ne parvient pas à être concurrentiel, en dépit d’une productivité par tête parmi les plus élevées au monde. C’est qu’il existe des failles profondes au cœur du système économique et social français. La plus sérieuse est la faiblesse de la part de sa population active qui crée de la valeur ajoutée (environ 10 millions de personnes sur 22 millions d’actifs au sein de 66 millions d’habitants). Parallèlement, le chômage résiste aussi à cause de certaines chances sociales trop facilement offertes. S’ajoutent le vieillissement de la population et l’alourdissement des dépenses sociales. Il y a l’accueil incessant de centaines de milliers d’immigrés sans la moindre qualification, mais à des conditions de séjour sans pareilles en Europe par leur générosité. Quant à l’agriculture française, elle subit à son tour, à l’exception des céréaliers et de la viticulture de haut de gamme, les effets délétères du libre-échange tous azimuts. Les subventions et les aides distribuées en compensation font augmenter les charges de ceux qui payent les impôts ; celui sur les revenus est parvenu à la limite du supportable.

    Le dualisme horizontal de la société, souligné toutes ces dernières années, n’a été que trop timidement mis en cause. Or, la présidence actuelle a donné l’impression de revenir sur le peu de réformes qui allaient dans le sens d’une valorisation des territoires. Des événements comme ceux que connaît la France sont inconcevables dans les autres grands États européens où existent des instances délibératives locales ou régionales. Du point de vue de l’organisation des territoires et de leurs initiatives potentielles, tout reste à repenser et, donc, à faire.

    Enfin, par tradition, la culture politique française est assez dogmatique et parfois violente. Les prénotions et les attitudes idéologiques ont toujours pris le pas sur les analyses et les argumentations. Il est temps d’introduire du pragmatisme dans la démocratie française, car les blocages psychopolitiques et les failles du système sont tels que l’on peut redouter le chaos.

    Gérard Dussouy

    http://www.bvoltaire.fr/crise-des-gilets-jaunes-faillite-dune-ideologie-et-confirmation-des-contradictions/

  • Et 4 millions d’euros de plus pour la propagande d’Etat

    Et 4 millions d’euros de plus pour la propagande d’Etat

    L’Assemblée nationale a voté, sans en débattre, dans la nuit de mardi à mercredi un amendement du gouvernement qui propose une hausse de 4 millions d’euros de la dotation allouée à l’Agence France-Presse au titre de ses missions d’intérêt général.

    Cette dotation complémentaire à celle prévue dans le texte initial du gouvernement qui était de

    « 111,8 millions d’euros, s’inscrit dans le contexte d’un plan de transformation de l’Agence qui vise à la rendre plus compétitive et plus adaptée au marché mondial actuel, en développant notamment ses activités numériques et vidéo ».

    https://www.lesalonbeige.fr/et-4-millions-deuros-de-plus-pour-la-propagande-detat/

  • Fausse fracture : quand gilets jaunes et forces de l’ordre s’embrassent

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    On connaissait les fausses factures. Il y a aussi les fausses fractures. Celles qui ne sont qu’apparentes.

    Les réseaux sociaux ont ubérisé les chaînes d’information continue. Dit autrement, mon épicière peut s’improviser reporter. Chaque acte des gilets jaunes, par exemple, est couvert par une fourmilière de journalistes du dimanche – enfin, du samedi – dispersés dans la foule, saisissant ces instants fugitifs insolites qui, il y a encore dix ans, seraient passés inaperçus, restés hors des écrans radar de la presse.

    C’est ainsi qu’une petite vidéo très courte, prise par un Anglais se définissant comme « sometimes a journalist », a été vue près de 830.000 fois. La scène se passe sur les Champs-Élysées. L’ambiance est tendue, des policiers casqués, armés de Flash-Ball®, avancent dans les fumées des grenades lacrymogènes, des manifestants les croisent qui courent pour leur échapper. Soudain, un policier s’arrête, marquant un mouvement de surprise. Il a reconnu une jeune femme parmi les gilets jaunes. Elle aussi a stoppé net. Il lui tend les bras et elle accourt. Ils s’embrassent. Pas un baiser follement romantique ou une accolade théâtrale pour la caméra. Non, ils se font la bise, comme on dit dans le Sud, tels deux vieux copains qui se retrouvent par hasard.

    Cette bise banale, ce moment suspendu comme un jeu du chat et de la souris où l’on aurait crié pouce, au-delà de l’anecdotique, est infiniment symbolique, comme une photo de Robert Kappa. Elle illustre à elle seule une réalité sociologique : si gilets jaunes et flics se caillassent parfois, s’insultent peut-être, se reprochent mutuellement à grand bruit leur comportement respectif en le qualifiant d’indigne – et il peut l’être, en effet, d’un côté et de l’autre car il se prennent au jeu, l’énervement montant, de cette guerre forcée -, ils font chacun à leur façon ce qu’ils estiment être leur devoir. Ils souffrent des mêmes maux et sont du même monde. Celui de la petite France méritante dont on méprise les valeurs désuètes.

    Et cette France-là, malgré tous les noms d’oiseaux, se reconnaît. Comme le montre encore, s’il le fallait, une autre photo, prise elle aussi samedi sur les Champs-Élysées. On y voit un grand calicot, tendu par deux gilets jaunes souriants devant une rangée de gendarmes casqués, avec ces quelques mots : « Même si vous nous foutez sur la gueule… merci pour Strasbourg ! »

    Il est amusant – ou tragique – de voir à quel point le gouvernement, comme le faisait remarquer récemment Pascal Célerier dans ces colonnes, n’a de cesse de passer de la pommade aux forces de l’ordre. Pas un jour sans que ces ci-devant anars, jadis militants de l’UNEF (comme Christophe Castaner à Aix-la-Provence) ayant peut-être crié « CRS-SS » comme leurs petits camarades, ne rendent un hommage vibrant, la voix mouillée, à ces gaillards dont ils ne peuvent plus se passer, qui sont devenus leur béquille et leur garde prétorienne, qu’ils passent fièrement en revue, au petit matin, le torse bombé, tel Bonaparte avant le pont d’Arcole.

    C’est, du reste, une constante de la gauche que de finir par déclencher une répression implacable pour venir à bout du grand n’importe quoi que son impéritie a suscité. Car, évidemment, quand on laisse s’installer le désordre, il enfle et se propage, devenant si puissant qu’il n’y a pas d’autre choix, en dernière extrémité, que de sortir la grosse artillerie. C’est sous le règne d’Emmanuel Macron que l’on aura vu des lycéens matés, façon Guantánamo, à genoux et mains sur la tête. Sans doute l’avaient-ils bien mérité. Le fait est qu’il aurait fallu, en les éduquant fermement, ne pas en arriver là.

    Mais nos gouvernants tendent à oublier un détail : ce respect, cette fidélité indéfectibles des forces de l’ordre ne sont pas dus à leur personne mais à leur fonction.

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    Gabrielle Cluzel

  • La Démocratie directe, une chance pour la France selon Yvan Blot

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    Contributeur régulier de Polémia, Yvan Blot est mort le 12 octobre 2018. Deux mois trop tôt pour voir l’un des combats de sa vie – la promotion de la démocratie directe – s’inviter au premier plan de l’actualité.
    Yvan Blot ne cessa de prôner le référendum d’initiative populaire depuis Les Racines de la liberté (Albin Michel, 1983) jusqu’à La Démocratie directe, une chance pour la France (Economica, 2012).
    Un livre dont nous reprenons ici la recension parue en février 2012.

    « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. » Abraham Lincoln

    En réalité, cet ouvrage traite de la démocratie semi-directe, où le pouvoir est partagé entre le peuple et ses représentants. En France, le régime est dit représentatif : le peuple délègue sa souveraineté au Parlement, au gouvernement et à l’autorité judiciaire. Cette théorie fut fondée au XVIIIe siècle par Montesquieu, dans L’Esprit des lois. Yvan Blot met en lumière les différences qui s’observent entre démocratie semi-directe et démocratie représentative et révèle moult informations inédites sur la démocratie semi-directe, un sujet quasi ignoré en France.

    L’oligarchie

    L’auteur s’emploie d’abord à démonter la démocratie représentative. A l’aune de l’Histoire, Yvan Blot constate que les représentants du peuple ont tendance à s’émanciper de l’intérêt général pour ne servir que le leur. C’est l’oligarchie ou la gouvernance par un petit groupe d’hommes.

    Dans les faits, l’exécutif détient l’essentiel du pouvoir en liaison avec de puissants lobbies et cela au détriment du législatif et même de l’autorité judiciaire. Le gouvernement est donc l’auteur principal des lois et la séparation des pouvoirs n’existe plus guère.

    De plus, le système des partis, si prégnant dans notre système et tant décrié par le général De Gaulle, est un déni de démocratie. En effet, au sein des partis, les commissions d’investiture ne choisissent pas leur candidat en fonction de leur utilité mais bien en fonction de leur obéissance au groupe parlementaire. Pour être réinvesti, il faut être soumis.

    Un citoyen interchangeable

    La démocratie semi-directe est alors toujours exclue, sauf en Suisse et, avec de grandes restrictions, aux Etats-Unis, en Italie et en Allemagne. En France, le citoyen est cantonné au rang de spectateur de la vie politique. Il est en fait « une matière première de premier choix », prête à servir. Pour maintenir cet état de fait, les oligarques cherchent à rendre le citoyen interchangeable en le privant de son cadre national. C’est ce qu’explique Heidegger, philosophe bien connu de l’auteur, avec « la destruction de la terre » : l’immigration a été encouragée pour détruire ce qui restait de racines.

    Si le citoyen a encore du pouvoir quelque part, c’est bien en Suisse. Yvan Blot illustre son propos en comparant les institutions démocratiques helvétiques avec les nôtres.

    Notons d’abord que les élections en Suisse se font selon le scrutin proportionnel, et non, comme en France, selon le scrutin majoritaire où des pans entiers de l’électorat ne sont pas représentés.

    Les Suisses disposent de quatre fois plus de droits politiques que les Français.

    L’exemple suisse

    Le citoyen suisse peut d’abord élire les 200 membres du Conseil national (Chambre des députés), mais aussi et surtout, les 46 membres du Conseil des Etats (Sénat). En France, seuls les grands électeurs peuvent élire les membres du Sénat.

    Ensuite, le droit de voter des « objets fédéraux » (en moyenne 4 fois par an), permet au citoyen de poser des questions de politique fédérale nationale. Ce vote intervient après le dépôt d’une initiative populaire ou d’une demande de référendum. En 40 ans, les Suisses ont été consultés 215 fois contre 6 fois en 44 ans en France.

    Par ailleurs, les réformes constitutionnelles doivent faire obligatoirement l’objet d’un référendum, ce qui n’est pas le cas en France.

    Les Suisses disposent, en outre, du droit d’initiative populaire. Pour aboutir, cette initiative doit recueillir 100 000 signatures en 18 mois. En France le droit d’initiative populaire n’existe que depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 votée par le Parlement. Mais la procédure est bien trop exigeante. Le texte exige la signature de 3,5 millions de citoyens.

    Enfin le peuple suisse dispose d’un droit de veto sur les lois, les arrêtés fédéraux et certains traités votés par le Parlement. Il suffit d’une pétition de 50 000 signatures en 100 jours.

    Dans les pays qui appliquent la démocratie semi-directe, et Yvan Blot le démontre, les impôts sont plus bas, l’endettement est moindre, la confiance règne entre le peuple et ses institutions, les valeurs d’identité nationale sont mieux défendues.

    Un tournant démocratique

    En France, nos politiques considèrent que le citoyen n’est pas apte à comprendre l’enjeu des lois. Or l’intérêt des initiatives populaires et des référendums est d’introduire la connaissance « existentielle » des citoyens comme une information décentralisée, loin des oligarques.

    Pour changer le cours des choses et renverser nos oligarchies, il est nécessaire d’observer un certain nombre de conditions objectives. Comme lors de la chute du régime soviétique, ces conditions sont l’effondrement de la démographie, de l’économie et des finances. La prise de conscience et la mobilisation des citoyens doit pouvoir anticiper le tournant démocratique.

    Lors de son exil, Alexandre Soljenitsyne avait été déçu par la démocratie représentative occidentale. Mais le système suisse était l’exception. « Il rêvait que tout l’Occident se mette à l’école de la Suisse ».

    Pierre Bergerault 17/12/2018

    Correspondance Polémia – 21/02/2012 – 1re publication : 15/02/2012

    https://www.polemia.com/democratie-directe-chance-pour-france-yvan-blot/

  • Les policiers appellent à la grève

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    Après les Gilets jaunes, les Gyros bleus. Ils n’en peuvent plus, ils sont usés, fatigués d’être sur tous les fronts – Gilets jaunes, lycéens, racailles, casseurs… – et d’être sollicités depuis plusieurs semaines. Ils en ont ras le bol des milliers d’heures supplémentaires impayées, du manque de moyens, de l’usure du matériel, des locaux vétustes. Ils veulent autre chose que des poignées de main en remerciement de leurs bons et loyaux services. « Ils », ce sont les policiers.

    Devant l’indifférence de l’exécutif et de leur hiérarchie, et alors que le vote à l’Assemblée nationale du budget 2019 prévoit une baisse de 62 millions d’euros d’investissement dans la police nationale, le syndicat Alliance Police nationale a appelé, lundi, à une journée de mobilisation mercredi 19 décembre. Une journée morte dans les commissariats, pour protester contre leur précarisation et l’usure des forces vives, mais aussi et surtout contre ce budget 2019 revu à la baisse, qui « engendrera une fois de plus une dégradation de nos conditions de travail » et qui doit être définitivement ratifié cette semaine.

    « Ne sortir que sur appel »

    « En attendant un retour immédiat sur “investissement” », le syndicat de police appelle donc à des mouvements de blocage dans tous les commissariats de France et à une journée « sans » : « Les policiers sont conviés à rester dans les services et à ne répondre qu’aux appels d’urgence. »

    Par ailleurs, dans un communiqué, le syndicat Alliance demande aux députés de « ne pas voter ce budget en l’état » et réclame qu’un « budget type “plan Marshall” soit présenté par le gouvernement ». Et de préciser que « ce budget doit prendre en considération un plan de modernisation tant sur le plan immobilier que sur le plan équipement. Ce budget doit aussi prendre en compte l’engagement sans faille des forces de sécurité, non seulement ces dernières semaines mais depuis plusieurs années ».

    Mardi soir, les partenaires sociaux sont reçus par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Objectif du ministre : désamorcer la colère – justifiée – des policiers mobilisés non-stop à la suite du mouvement des Gilets jaunes, le tout sur fond de menace terroriste. Des policiers qui ne se contenteront pas d’une poignée de main et de belles paroles. Ils attendent du concret et « ne se laisseront pas endormir et ne succomberont aux chants des sirènes » jusqu’à l’obtention de leur dû.

    De son côté, si le gouvernement ne répond pas d’ici là à leurs revendications, le syndicat national de police Unité SGP Police-FO appelle lui aussi les policiers à des manifestations sur leur temps de repos à partir de janvier 2019.

    Après les Gilets jaunes, les Gyros bleus ? Ce mercredi sera-t-il l’Acte I de la colère des forces de l’ordre, et sera-t-il suivi d’autres actions s’ils ne sont pas entendus, comme l’a précisé le syndicat Alliance ? La balle – de « flashball » ? – est dans le camp du gouvernement.

    Pierre Malpouge

    Article paru dans Présent daté du 18 déembre 2018

    https://fr.novopress.info/

  • Grande concertation nationale : l’immigration évacuée du débat – Journal du mercredi 19 décembre 2018

    Société / Grande concertation nationale : l’immigration évacuée du débat

    C’était censé être l’une des trouvailles pour apaiser les gilets jaunes, l’ouverture d’un grand débat national sur les principaux sujets qui secoue le pays s’annonce déjà comme une mascarade. Alors que le président de la République veut tirer les lauriers de la prétendue concertation en marche, ce sont les maires qui seront mis à contribution… Pendant ce temps là, l’immigration, qui devrait être une thématique à part entière, a déjà été reléguée au bout d’un paragraphe.

    Politique / La cacophonie gouvernementale

    Après une reculade remarquée du Premier Ministre sur les dispositions annoncées en novembre, les mesures décidées par l’exécutif pour répondre au mouvement des gilets jaunes ont été précisées… De quoi faire encore grimper la facture…

    Sécurité / Castaner s’embourbe face à la Police

    Fiscalité / Taxes sur les GAFA : le casse-tête lucratif ?

    Face à l’impuissance européenne, le gouvernement français communique sur sa volonté de taxer les géants du numérique… Une mesure populaire qui pourrait toutefois être bien compliquée à mettre en place dans un temps record.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/grande-concertation-nationale-limmigration-evacuee-du-debat-journal-du-mercredi-19-decembre-2018?is_wppwa=true

  • Demain la dictature

    Demain la dictature

    Intéressant article, sur le site de Politique Magazine, de Philippe Bornet, auteur du livre au titre éponyme, en vente ici, notamment. Extrait.

    Y a-t-il en France un climat insurrectionnel ou révolutionnaire qui mènerait à l’instauration d’une Dictature ?

    Oui, la perspective d’une nouvelle Dictature me paraît maintenant inéluctable. Il existe une succession de douze étapes qui mènent à l’apparition d’une dictature : 1. désordre dans la rue, 2. impéritie du gouvernement, 3. mécontentement dans l’armée et la police, 4. guerre ou menace de guerre, 5. échec et peur des élites, 6. prestige d’un général, etc. Nous sommes à la phase 5 et déjà des noms de généraux circulent sur les réseaux. La crise des Gilets jaunes à laquelle personne ne s’attendait il y a deux mois est venue renforcer cette impression. Pour les sept dernières étapes, je me permets de vous renvoyer à mon ouvrage. Tout y est expliqué à partir des exemples antiques et modernes.

    Notre commentaire : la dictature, pourquoi pas, à la condition qu’elle soit au service du Pays réel et nous débarrasse définitivement de la république maçonnique et ploutocratique, pour instaurer un régime stable, dont les arcs-boutants seraient de vrais corps intermédiaires, au service du Bien Commun. En France occupée, depuis 1789, ça n’a jamais été le cas. Donc méfiance !

    https://www.lesalonbeige.fr/demain-la-dictature/

  • Les citoyens sont capables de choisir des élus inconnus. Ils peuvent donc voter à un référendum qui les concerne

    Les citoyens sont capables de choisir des élus inconnus. Ils peuvent donc voter à un référendum qui les concerne

    Politologue, historien du droit, Guillaume Bernard est interrogé dans Minute sur le référendum d’initiative citoyenne. Extrait :

  • Zoom – Bruno North : De Coty à aujourd’hui, le CNIP toujours vivant !

    Bruno North est le président du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP), le plus vieux parti de la droite française. En 70 ans, le CNIP a connu de nombreuses évolutions et révolutions et de nombreux dirigeants et cadres : Coty, Pinay, Giscard, Le Pen et tant d’autres. Depuis plusieurs mois, il a rejoint la plateforme des Amoureux de la France, se structure localement, lance les initiatives et les propositions et travaille à un miracle : l’union des droites à la base. Chef d’entreprise déterminé, Bruno North fait revivre le CNIP.