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France et politique française - Page 2657

  • Le nouvel échec de la CGT ne restera pas sans conséquences

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    La manifestation du 19 avril, se voulant interprofessionnelle, s'est traduite par un fiasco. On ne doit, certes, ni la confondre avec l'ensemble, disparate, des mécontentements, ni en déduire des pronostics pour les jours prochains.

    En particulier il semble bien que, dans le ferroviaire, la tension ne recule pas à la base et que la grève de la SNCF peut continuer. Et même on peut se demander pourquoi la réforme de filialisation du fret, jetant de l'huile sur le feu, a été annoncée au moment même où l'on pouvait espérer que la CFDT et l'UNSA se désolidariseraient de la CGT et de Sud-Rail.

    Mais le fait objectif s'impose : avec 15 000 manifestants à Paris et 6 000 à Marseille, le chantage de Martinez n'impressionne plus personne. Ayant misé sur la convergence des luttes, le secrétaire général de la vieille centrale a perdu(1)⇓

    À peine les gauchistes bloqueurs de facs, les inévitables black blocks et les marcheurs impénitents de toutes les manifs se sont joints aux apparatchiks. Avec 133 rassemblements sur tout le territoire, reflets du maillage très ancien de l'organisation, ils ont été comptés pour quelque 120 000 personnes, selon les évaluations objectives, lesquelles désormais apparaissent et démentent les affirmations souvent fantaisistes des organisateurs(2)⇓

    Enfermés dans des luttes minoritaires et retardataires, les dirigeants actuels de la CGT, formés à l'école sclérosée du PCF, se sont voués au déclin. Ils ne parviennent à surnager qu'en surenchérissant dans le registre des contre-vérités. Celles-ci restent crachées à l'envi par les pseudo-économistes du marxisme tardif. L'idéologie qu'on espérait défunte continue hélas à fonctionner. Elle sert même de viatique dans les discours de tous les défenseurs du prétendu modèle social français. C’est pourquoi on ne doit pas s'étonner de la survie d'une petite frange gauchiste, réapparaissant à chaque génération, et à laquelle on ne se préoccupe guère de répondre. À moins qu'on se préoccupe de ne se surtout pas lui répondre. Les utiles idiots serviront toujours d'indispensables ingrédients pour les cuisines politiciennes.

    Reste qu'après la longue série des mobilisations contre la loi El Khomri et le gouvernement Valls de mars à juillet 2016, puis après le fiasco et l'isolement de fait en septembre 2017 contre la réforme du Code du travail, ce nouvel échec de la mobilisation de la CGT du 19 avril pourra très difficilement rester sans conséquences.

    La date du 19 avait été fixée unilatéralement par Martinez. Es lors, les autres centrales, à l'exception des gauchistes de Sud-Solidaires, s'en étaient écartées. Le renfort des politiques, de Besancenot, de la France insoumise, des activistes d'extrême gauche, des anciens de NuitDebout, et bien entendu de Pierre Laurent du PCF, n'aura fait que souligner la division, et renforcer la méfiance de ceux qui refusent de confondre syndicalisme et politique.

    Une prochaine échéance se situera le 1er mai, date à laquelle la CFDT ne veut pas défiler avec les cégétistes, préférant se joindre aux autres syndicats réformistes, CFTC et UNSA. À noter que les microcombats d'appareils ne cessent pas : ainsi, le congrès de FO semble avoir vocation, du 23 au 27 avril, à désavouer la ligne, jugée par certains trop modérée, de Jean-Claude Mailly dont le mandat s'achève après 14 ans de bons et loyaux services. Il se pourrait ainsi que la faculté de manœuvre de la CGT y gagne.

    Martinez et ses camarades resteront toutefois dans l'erreur s'ils peristent à sous-estimer l'aspiration très majoritaire des Français à des réformes indispensables du prétendu modèle social français. Celles-ci n'ont que trop attendu. En votant unanimement en faveur de lois qu'elle juge globalement positives, la droite, elle qui en avait différé pendant si longtemps la mise en œuvre, ne s'y est pas trompée.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    1. cf. la Chronique des événements courants de l'Institut d'Histoire sociale du 16 avril. Pour recevoir régulièrement et gratuitement les liens de ces chroniques, il suffit de le demander sur ce lienà l'administration du site. 
    2. cf."Compter les manifestants" in Le Monde

    Lien FB de l'insolent

    http://www.insolent.fr/2018/04/le-nouvel-echec-de-la-cgt-ne-restera-pas-sans-consequences.html

  • À l’heure de la prolifération des droits, exiger le droit à l’identité

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    Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦ Le Système, qui repose sur l’idéologie des droits de l’homme, ne cesse de créer de nouveaux « droits » individuels. Mais, rompant avec la tradition européenne, il ignore totalement les droits collectifs. Or, l’homme n’existe pas sans appartenir à des groupes comme la famille ou la nation. Dès lors, les droits de l’homme conçus sans référence à la citoyenneté s’avèrent être une machine de guerre contre l’identité des peuples. Ligne droite dénonce cette grave dérive et se prononce pour le rétablissement des droits collectifs, à commencer par le droit à l’identité des nations européennes.

    L’idéologie des droits de l’homme, individualiste et a-sociale

    L’idéologie des droits de l’homme repose en effet sur un individualisme radical qui postule que les hommes disposeraient de droits, « naturellement » et indépendamment de tout ordre politique, social ou culturel. Les droits que le Système ne cesse de fabriquer sont pour cette raison avant tout des droits a-sociaux, c’est-à-dire des droits que l’on revendique contre la société, contre l’État, et finalement contre ses semblables. Ce sont en réalité des créances que le Système établit au bénéfice de certains groupes, aux dépens des autres hommes. Ainsi en est-il du prétendu « droit à l’enfant » qui ignore complètement les intérêts de ce dernier et qui conduit à sa marchandisation au profit de certains lobbies influents. Ces droits-créances introduisent en outre l’État et le pouvoir judiciaire dans la vie des gens.

    L’idéologie des droits de l’homme contre l’identité des peuples européens

    La Révolution française, autant pétrie de références à l’Antiquité européenne qu’à la philosophie des Lumières, équilibrait les droits de l’homme par les devoirs du citoyen. Mais la nouvelle idéologie des droits de l’homme a supprimé toute référence communautaire et holiste. Elle affirme même que les droits de l’homme seraient supérieurs à ceux du citoyen, ce qui permet, par exemple, aux magistrats de reconnaître aux immigrants, même irréguliers, des droits équivalents, voire supérieurs à ceux des nationaux. C’est en tout cas ce qu’ils font en matière de protection sociale ou d’hébergement et c’est par référence à ce principe qu’a été créée l’Aide médicale d’État qui assure aux clandestins une protection médicale gratuite et intégrale, ce dont ne disposent évidemment pas les nationaux.

    L’idéologie des droits de l’homme, et en particulier le principe de « non-discrimination », devient ainsi une machine de guerre contre l’identité des peuples européens. Elle fabrique en effet un homme abstrait, aux semelles de vent, qui aurait le « droit » de s’installer où il veut quand il veut, même sur la terre des autres. C’est pourquoi l’idéologie des droits de l’homme est l’une des causes du chaos migratoire en Europe occidentale.

    Des droits collectifs à côté des droits individuels

    Ligne droite ne se satisfait pas de cette évolution qui constitue en réalité une trahison à l’égard de tous ceux qui, bien avant les théoriciens des Lumières, ont fait de l’Europe la terre du respect de la personne humaine. Sous l’influence conjuguée du christianisme et des philosophes grecs, c’est en effet très tôt que notre civilisation a pris en compte la notion de droits comme le montre la grande charte britannique de 1215 qui reprend de nombreux « droits » déjà présents dans les chartes plus anciennes.

    Mais avec son approche purement individualiste et abstraite des droits humains, l’idéologie des droits de l’homme a rompu avec cette tradition multiséculaire. Et en niant la nature sociale et politique des hommes, elle ne peut que faire éclater les sociétés. Car l’anthropologie naïve du XVIIIe siècle (le bon sauvage et Robinson Crusoé) sur laquelle elle repose ne correspond à aucune réalité : l’homme n’existe pas en dehors d’une famille, d’un clan, d’une société et d’une culture donnés. La paléontologie nous montre que la société est aussi vieille que l’hominisation, y compris dans sa dimension religieuse.

    Pour cette raison, la société d’individus interchangeables que le Système veut promouvoir n’a aucun sens et constitue d’ailleurs une contradiction dans les termes.

    Le droit à l’identité, un impératif d’existence

    La droite nouvelle doit donc retrouver le sens des droits et des libertés collectives sans lesquelles l’humanité ne serait qu’une chimère. Les droits individuels ne sont pas à remettre en cause, mais ils doivent être complétés et équilibrés par l’affirmation des droits communautaires et civilisationnels de l’homme, ceux-là même que le Système a injustement abolis. Aussi faut-il, comme l’on reconnaît « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », reconnaître et garantir le droit des peuples à préserver leur identité. Le premier des droits de l’homme n’est-il pas de pouvoir vivre dans la société de ses semblables, hors de laquelle il ne pourrait survivre ?

    La déclaration africaine des droits affirme d’ailleurs déjà ce principe, en particulier contre la prétention des Occidentaux à imposer leur modèle partout. L’Unesco reconnaît aussi ce principe en rangeant certaines traditions au rang de « patrimoine mondial de l’humanité ». Les Européens ont donc le droit d’invoquer ce principe tout comme les autres peuples et d’exiger que l’on régule les flux migratoires au même titre que les flux économiques.

    Le respect du droit à l’identité, un facteur de paix

    Ce principe se trouve aussi particulièrement en phase avec la multipolarité du monde actuel. Si l’on veut en effet éviter la guerre de tous contre tous, il faut respecter le droit à l’identité de chacun et préserver l’intégrité des grandes aires civilisationnelles. Une intégrité qui n’exclut pas l’échange et le dialogue, bien au contraire, car, si tout devient pareil partout, il n’y a plus d’intérêt à l’échange. Aussi cette exigence devrait-elle s’imposer à tous, y compris à l’Occident lui-même qui devra dès lors changer d’attitude. Car il ne pourra prétendre lutter contre le projet d’un califat mondial au nom du droit à l’identité s’il ne met pas un terme à sa prétention d’imposer son idéologie aux autres, que ce soit par la force ou par le marché.

    La droite nouvelle est donc fondée à promouvoir le droit à l’identité, au même titre que les autres droits humains. Tout le monde, sauf les cosmopolites occidentaux, peut se reconnaître dans le droit des peuples à protéger leur identité, culturelle, religieuse ou ethnique. C’est un principe d’équilibre qui préserve la richesse de l’humanité, laquelle réside autant dans sa diversité que dans son unité.

    Ligne droite 19/04/2018

    Source : Ligne droite

    Crédit photo : Maurice von Mosel via Flickr cc

    https://www.polemia.com/a-lheure-de-la-proliferation-des-droits-exiger-le-droit-a-lidentite/

  • Hautes-Alpes aujourd’hui: « Génération identitaire » vient de lancer une opération contre l’immigration clandestine à la frontière avec l’Italie

    Selon La Provence, une centaine de jeunes de Génération identitaire  « ont lancé « ce samedi matin une opération coup de poing dans la Vallée de la Clarée, à la frontière franco-italienne, dans les Hautes-Alpes. » Parmi, principalement des Français « mais également des Italiens, des Hongrois, des Danois, des Autrichiens, des Anglais et des Allemands sont en train de grimper en raquette le col de l’Échelle enneigé pour « contrôler la frontière ». Ce groupe est très actif depuis plus d’un an dans les Hautes-Alpes, dont les gros médias ne parlent pas, pour protester contre l’envahissement migratoire de clandestins, comme des ditributions de tracts à la sortie des lycées à Gap, le chef-lieu du département. Ce sont eux aussi qui avaient déployé une immense banderole sur la mosquée de Poitiers en construction, pour laquelle ils ont été très lourdement sanctionnés par les tribunaux, ou encore la mise en œuvre d’un bateau pour arrêter les bateaux des ONG qui déversaient illégalement des immigrants en Europe avec la complicité des mafias.

    « Ils ne vont pas trouver un Eldorado »

    « Nous dénonçons un manque de courage des pouvoirs publics. Avec un peu de volonté, on peut contrôler les migrations. Nous allons prendre possession du col [de l’Echelle]  et veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse entrer en France. Nous allons expliquer aux migrants que ce qui n’est pas humain c’est de leur faire croire que traverser la Méditerranée ou grimper le col enneigé n’est pas dangereux. Ils ne vont pas trouver un Eldorado« , explique Romain Espino, porte parole du mouvement.

    Le col de l’Échelle est un lieu symbolique : c’est l’endroit par lequel passe les migrants pour rejoindre la France.

    Une intervention qui arrive alors que le gouvernement est en train d’étudier son projet de « loi asile-immigration ».

    Sur la vallée de la Roya, principale porte d’entrée des migrants d’Italie vers la France jusqu’au printemps, la nasse policière s’est refermée. Cette fois, on ne passe plus. C’est au Nord que s’est désormais reporté le flux des réfugiés : plus de 1500 personnes, principalement venues du Mali, de Guinée, de Côte d’Ivoire ont traversé par la montagne depuis le début de l’année, jusqu’à Briançon, dans les Hautes-Alpes. Un flot exceptionnel et inédit ici. Les points de traversée se font au col de l’Échelle, à 1762 m d’altitude, ou bien par la route de Montgenèvre. Deux passages aisés aux beaux jours, le long de routes carrossables, qui s’achèvent, en France, dans la belle vallée isolée de la Clarée. Mais depuis deux semaines, alors qu’un froid intense et d’exceptionnelles chutes de neige se sont abattues sur le Briançonnais, et tandis que la pression des contrôles de police se renforce, le risque est devenu mortel : en baskets, parfois sans chaussettes, des migrants tentent chaque jour le passage de la frontière. Six heures de marche, parfois par -20º, six heures à « brasser » dans une neige qui vous monte à hauteur du ventre, de la poitrine. Une situation « critique » qui mobilise les secouristes du Peloton de gendarmerie de haute montagne, mais aussi une discrète et efficace armée de bénévoles.

    Ils sont guides ou accompagnateurs de haute montagne. Leur journée de travail achevée, ils sont, chaque soir, au moins deux à rechausser les raquettes pour partir au devant des migrants en perdition : « Avec ce qui tombe, on pensait qu’ils ne tenteraient plus de passer, s’alarme ainsi Jean-Gabriel, guide de 66 ans. Mais ils continuent. C’est dramatique. » Au printemps, chacun ici en est déjà convaincu, on retrouvera des corps dans les ravins, les abords des routes recouvertes de neige entre Brandonecchia et Névache, l’un des petits villages fichés au pied de la montagne. Alors, bravant le froid, les contrôles accrus de la Paf, les reconduites de nuit à la frontière, les bénévoles continuent. Épuisés et en colère face à un État qui, selon eux, les laisse seuls gérer l’urgence. Ils sont les premiers de cordée. Derrière, appuyés par une poignée d’élus de tous bords, les médecins de l’hôpital de Briançon, c’est une armée de volontaires – vieux militants, jeune garde libertaire, catholiques à la fibre sociale, mais aussi simples habitants de la vallée qui ne s’étaient jamais engagés- qui prend le relais. Un extraordinaire élan de solidarité, celui des gens de montagne, qui s’est organisé, autour de lieux d’accueil (la CRS, Chez Marcel) où des centaines de bénévoles habillent, nourrissent et soutiennent dans leur périple administratif ces voyageurs du bout du monde. Des dizaines les transportent et les hébergent aussi chez eux. Mais combien de temps ? L’hiver arrive. Il sera dur sur le Briançonnais. Source: Le Dauphiné du 16/12/2017  relayé par La Provence.

    Une opération sur le terrain qu’on peut mettre en parallèle avec les rosaires aux frontières« En nom Dieu, les hommes combattront et Dieu donnera la victoire. » Sainte-Jeanne d’Arc.

    http://www.medias-presse.info/hautes-alpes-aujourdhui-generation-identitaire-vient-de-lancer-une-operation-contre-limmigration-clandestine-a-la-frontiere-avec-litalie/90622/

  • [Vidéo] Il y a 50 ans, la prophétie d’Enoch Powell sur les ravages de l’immigration

    C’était il y a tout juste 50 ans, alors que l’Angleterre et l’Europe ne subissaient que les tous premiers assauts d’une crise migratoire qui culmine aujourd’hui avec l’arrivée massive d’extra-européens sur le continent européen.

    Le 20 avril 1968, Enoch Powell, brillant homme politique britannique promis aux plus hautes fonctions, avait décidé d’évoquer ses craintes avec les citoyens de son pays. Dans un discours passé à la postérité, il les avertissait des conséquences néfastes d’une ouverture à l’immigration extra-européenne :

    Si je regarde vers l’avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d’un sang abondant.

    Celui qui était alors député de Birmingham aura payé de sa carrière politique ce discours résolument visionnaire. Aujourd’hui, le Royaume-Uni est attaqué par les terroristes islamistes et miné par un changement de population qui modifie en profondeur son identité et provoque de nombreux drames.

    Enoch Powell avait raison. Honneur au diabolisé.

    Il y a 1 à 2 semaines, je discutais dans ma circonscription avec un homme d’une quarantaine d’années qui travaille dans l’une de nos entreprises nationalisées. Après quelques mots sur la pluie et le beau temps, il me dit soudainement : « Si j’avais les moyens, je quitterais le pays. » Je lui fis quelques reproches, lui faisant remarquer que le gouvernement actuel ne durerait pas éternellement. Mais il n’y prêta pas attention et poursuivit : « J’ai trois enfants. Ils ont tous le bac [grammar school], deux d’entre eux sont mariés et ont une famille. Mais je ne serai heureux que lorsque je les aurai tous vu partir à l’étranger. Dans ce pays, dans 15 à 20 ans, les noirs domineront les blancs. »

  • Nous nous devons de prendre une position extrêmement hostile envers nos ennemis de l'intérieur !

  • Si la droite ne s’assume pas, elle ne saura pas s’adresser à ceux qui l’ont délaissée

    6a00d83451619c69e201b7c9627bc3970b-120wi.pngLa nouvelle présidente de Sens commun, Laurence Trochu a été interrogée dans Valeurs actuelles. Extraits : 

    Christophe Billan, l’ancien président de Sens Commun, avant de démissionner de ses fonctions en novembre, expliquait au magazine l’Incorrect, que Sens Commun pourrait quitter Les Républicains si, en cas d'élection de Laurent Wauquiez à sa tête en décembre, celui-ci "privilégiait les alliances d'appareil au détriment des idées et des militants". Vous-même, avant de prendre la présidence de Sens Commun, expliquiez en octobre 2017 que vous alliez tester l’action de Laurent Wauquiez ? Etes-vous rassurée ? Ou en est l’état de votre relation Les Républicains, avec Laurent Wauquiez ?

    Revenons à l’intuition initiale de Sens Commun qui donne à notre mouvement un positionnement inédit. C’est le seul mouvement politique à droite qui, tout en appartenant à LR, peut à la fois mettre son énergie au service d’idées que nous portons ensemble et affirmer qu’un projet politique ambitieux ne peut faire l’impasse sur la défense et la promotion de la famille. Notre loyauté va de pair avec nos exigences. Nous voulons une droite qui prenne le risque de se mesurer aux réformes de civilisation en cours.

    Laurent Wauquiez a nommé cinq membres de Sens Commun dans les instances LR : Catherine Delalande (conseiller départemental de l’Eure), Marguerite Chassaing (Conseiller départemental du Nord), Marie-Carole Pétresco (élue municipale à Larmor-Plage), Armelle Tilly (conseiller départemental des Hauts de Seine et maire adjoint à Chaville), et moi-même. C’est le signe de la confiance qui s’est établie depuis la création de notre mouvement. C’est aussi la reconnaissance du travail des adhérents et des élus, de notre efficacité dans les campagnes électorales. Laurent Wauquiez sait que Sens Commun porte les exigences d’une droite qui ne se renie pas. Lui-même a affirmé vouloir revenir à une droite qui “doit renouer avec les idées … pour retrouver une colonne vertébrale idéologique”. Nous y contribuons.

    Cette droite que vous voulez voir émerger, cette droite « responsable », « de conviction », ainsi que vous la désignez, est-elle en train de prendre racine au sein des Républicains ?

    Les militants l’appellent de leurs vœux. C’est très net dans le rapport de la Refondation qui leur a donné la parole. Ce rapport part d’un constat d’échec : échec de n’avoir pas vu ou entendu ce qui remontait de la base, difficultés qu’a eu la droite à tenir ses engagements. Au-delà des causes conjoncturelles, il ne faut pas avoir peur de chercher des causes structurelles. Evaluer, analyser et proposer une solution pour la France, telle est la démarche qui a prévalu à ce travail.

    Consulté en tant que sociologue, dans le cadre de ce Rapport, Matthieu Bock-Côté affirme à juste titre: « Si la droite n’est pas capable de se réconcilier avec son propre imaginaire, sa propre histoire, si elle se définit toujours comme une non-gauche, si elle demande à la gauche de quelle manière il est possible et permis d’être de droite, sans aller trop loin et tout en demeurant un adversaire respectable, eh bien si la droite  autrement dit, ne parvient pas à se délivrer politiquement et intellectuellement des critères de respectabilité qui sont portés par le système médiatique, elle se condamne au suicide politique. Ça lui est arrivé à plusieurs reprises. Il n’est pas interdit d’espérer néanmoins une renaissance. »

    Trop longtemps, la droite a en effet peiné à s’affirmer dans un contexte d’hégémonie culturelle de la gauche où intellectuels et médias ont tétanisé toute initiative et tout débat jugés politiquement incorrects. Les militants LR veulent une droite décomplexée qui ne se définit pas comme une non-gauche. [...]

    Certains vous accusent d’être des sous-marins de l’ultra-droite qui agiraient en coulisse pour contribuer au rapprochement du FN et des Républicains. 

    Si la droite ne s’assume pas, si elle ne se reconstruit pas sur un socle d’idées claires et sur des positions à la fois fermes et justes, elle ne saura pas s’adresser à ceux qui l’ont délaissée.Immigration, insécurité, chômage, mais aussi délitement culturel et éducatif font le lit du FN. Les fractures économiques ont creusé les fractures sociales. Cinq années de hollandisme ont ajouté des déchirures sociétales sur lesquelles le FN se disloque : qui est en mesure de comprendre ce que le FN propose, par exemple, sur la loi ouvrant le mariage pour tous ? [...]

    Sens Commun n’a pas renoncé à s’opposer au mariage pour tous. Mais vous êtes de plus en plus isolé sur cette ligne. En quoi les dirigeants de droite qui ont abandonné l’idée d’abroger cette loi se trompent-ils selon vous ?

    Une droite responsable réclame de la cohérence et de la constance. On ne peut pas être crédible quand on dit refuser la fabrique d’enfants sans pères et les mères porteuses si on oublie que le mariage ouvert aux couples de même sexe a créé les conditions pour en arriver là. Dès lors que le législateur accepte que la loi serve à satisfaire des désirs individuels, il ouvre la porte à toutes les dérives. [...]" 

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • TOULOUSE : L’EMBRASEMENT DU MIRAIL S’ÉTEND À D’AUTRES VILLES DE LA RÉGION

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    Le feu couvait. Il prend. À Toulouse, bien sûr, où l’on en est à la quatrième nuit d’émeutes ou de violences urbaines : voitures brûlées, police prise pour cible par des caillassages. Jusque-là, on se dit : bon, c’est le Mirail. Après tout, les premières émeutes, c’était il y a vingt ans. Pas étonnant que ça prenne cette dimension. Et puis, mercredi, préfecture et mairie nous disaient que la situation était « sous contrôle ». Sauf que, dans la nuit de mercredi à jeudi, des émeutiers ont remis ça : selon une source policière, une quinzaine de voitures auraient encore été brûlées, et plusieurs personnes arrêtées. Le maire de Toulouse, M. Moudenc, s’est sans doute réjoui un peu vite, dans Le Point.

    Mais l’onde semble désormais dépasser quelques barres d’immeuble d’un quartier sensible de Toulouse. En effet, depuis quelques jours, on dénombre le même type de violences urbaines dans des villes plus petites de la région. À Agen, dans les quartiers Montanou et Rodrigues, un bus a été caillassé, une voiture brûlée et des conteneurs poubelle incendiés. À Auch aussi, dans le Gers, des conteneurs ont également été incendiés. Il faut dire que ces préfectures des départements limitrophes de la Haute-Garonne constituent le réseau secondaire des trafics toulousains.

    Mais on a aussi constaté que le feu se propageait à des villes plus petites encore. Et à petite ville, petit feu. Mercredi soir, à Villeneuve-sur-Lot, près de l’ancien hôtel de ville, tout près de la sous-préfecture et de la rue des Cieutats, un matelas a été incendié. Petit feu sans gravité, certes. Mais dans un quartier qui a vu, cet hiver, une dizaine de voitures incendiées. Et ce n’était pas un incendie accidentel car une grande inscription hostile à la police était taguée sur un rideau de fer voisin. Il est vrai que, tous les soirs, cette rue est « tenue » par de jeunes trafiquants en liaison avec leurs collègues du Mirail.

    Ce petit « acte d’incivilité » a été commis quasiment en face de la permanence du député LREM de la circonscription, M. Damaisin. Quand il l’a inaugurée, il expliquait son choix par « une réelle volonté d’installer ma permanence en plein cœur de ville ». Mais hier soir, sa petite ville avait elle aussi son petit incendie, comme au Mirail…

    http://www.bvoltaire.fr/toulouse-lembrasement-mirail-setend-a-dautres-villes-de-region/

  • Sécurité rentière : la privatisation des radars commence lundi et devrait augmenter de 10 millions le nombre de flashs par an !

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    Voilà des mois que ces mitraillettes à flashs sont testées sans aboutir à des contraventions. La sécurité routière inaugurera lundi ce nouveau dispositif qui sera ensuite adopté département après département. « Toute la France sera couverte mi-2019 », confie-t-on à la Sécurité routière.

    L’objectif est sans aucun doute de faire crépiter les flasheuses à l’heure où le nombre de morts sur la route ne baisse presque plus. De l’aveu même du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, les radars embarqués dans des véhicules conduits par des forces de l’ordre ne fonctionnent que 1h13 par jour en moyenne. Les confier au privé permettra de pousser jusqu’à 8 heures par jour. Le nombre de flashs pourrait donc passer de 2 millions à 12 millions par an !

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  • I-Média#197 : Loi asile immigration : minage médiatique

  • Emmanuel Macron inaugure le ministère de la Vérité Vraie

    Emmanuel Macron l’avait suggéré à demi-mots dans ses vœux 2018. Le gouvernement vient d’annoncer la création d’un tout nouvel organe d’État : Le Ministère de la Vérité Vraie. Celui-ci sera doté d’une milice à la répression des fakes-news. Objectif : surveiller et filtrer les publications des médias non-officiels pour préserver la démocratie.

    Le président en est persuadé, l’élection de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale n’est pas la bêtise, le manque d’éducation ou l’expression d’une frustration populaire, mais la conséquence de fausses informations répandues sur les réseaux sociaux, ce lieu dangereux et incontrôlé où n’importe quel terroriste intellectuel peut s’exprimer. Panique à l’Élysée alors que Jupiter prépare déjà les prochaines élections : « Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles », déclarait Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse sous un tonnerre d’applaudissement. L’idée a peu à peu germé dans l’esprit de la majorité au pouvoir. Seule solution : distinguer ce qu’il est autorisé de dire de ce qu’il est interdit de dire sur internet.

    Ce matin, après trois mois de vifs débats entre les membres de la majorité, était inauguré le Ministère de la Vérité Vraie. La nouvelle administration publique, dont les fonds alloués seront de 60 millions d’euros par an, sera chargée de garantir l’ordre et la paix publique à travers le prisme de l’information. Pour se faire, sera établi un grand livre de la Vérité Vraie numérique qui distinguera la vraie vérité de la non-vérité. Comme rien n’est gratuit et que l’État doit lutter contre la dette publique, les acteurs privés pourront payer une redevance pour y inscrire une nouvelle vérité vraie. « Le système sera directement financé par les multinationales pour éviter tout endettement de l’État » a ajouté le président.

    Par exemple, si une entreprise comme Bayer publie une nouvelle étude sur les bienfaits des pesticides pétrochimiques sur l’environnement, garantissant la croissance économique de la France, l’entreprise pourra payer une redevance pour rentrer l’information dans le grand livre de la Vérité Vraie. Ensuite, le MVV, chapeauté par l’animateur Cyril Hanouna devra s’assurer qu’aucun média n’affirme une opinion contraire sous peine de sanction. Pour le plus grand bonheur des consommateurs, les contre-expertises de petites associations gauchistes ou écolo-bobo disparaîtront du web et leurs pages seront bloquées pour garantir la stabilité de la corpocratie. La milice se chargera enfin de détruire les ordinateurs des crypto-anarcho-communistes dans leur yourte. Et tout le monde Marchera heureux dans une seule et même direction jusqu’à la fin des temps.

    La signature de l’ordonnance. Un moment d’une grande émotion. (Annika Haas (EU2017EE))

    Stop, ceci n’a rien de drôle (à partir d’ici, en vert, tout est vrai)

    On aurait aimé pouvoir rédiger ce « poisson » jusqu’au bout. Délirer en ce premier avril sur une société qui dériverait en mode Orwell, cet enfer technocratique où un quelconque politicien dicterait ce qu’il faut lire ou pas en France. Mais nous n’en avons pas le goût. De trop nombreuses informations récentes rendent cette fiction beaucoup trop plausible pour pouvoir en rire. L’heure est réellement grave pour les médias alternatifs, la liberté d’informer et par conséquent le sens même de la démocratie, ou ce qu’il en reste. En effet, s’il n’existe pas encore de ministère de la Vérité au sens propre, la liberté d’informer est lourdement menacée. Mais nous sommes en 2018, et cette dérive liberticide se réalise de manière bien plus pernicieuse, loin des regards et de la compréhension de la population, à grand renfort de confusion, de peur et de discours séduisants.

    Le véritable projet de loi signé Macron sur les fakes

    C’est début 2018 qu’Emmanuel Macron a fait savoir lors de ses vœux à la presse que le gouvernement travaillait à la mise en place d’une loi contre les « fake news ». Quelques semaines plus tard, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, en divulguait les premiers éléments. En périodes de scrutin, le juge pourra être saisi en urgence et ordonner « le déréférencement d’un site ou le retrait des contenus, s’il estime qu’il s’agit d’une « fausse-nouvelle ». Il pourrait également être ordonné de fermer des comptes Twitter et Facebook. Enfin, les réseaux sociaux seront également visés par une « obligation de coopération », notamment pour empêcher que des contenus sponsorisés servent à répandre de fausses nouvelles. Reste qu’il appartiendra aux juges de déterminer ce qu’est vraiment une fausse nouvelle et ce qui ne l’est pas.

    Ces éléments laissent présager de nouvelles formes de censure politique et économique sur les réseaux sociaux. Certains contenus seront-ils interdits a priori par Facebook, de peur de se faire condamner ? Il est légitime de le penser. De fait, les principales plateformes de fact-checking se disent inquiètes des mesures annoncées, notamment parce qu’elles pourraient, si elles entrent en application, être utilisées à des fins partisanes. L’univers des combats politiques (et de la lutte des classes) étant avant tout basé sur des valeurs et des idéaux, ne va-t-on pas vider, notamment par l’auto-censure, le débat des positions contraires à l’establishment ?

    Le contrôle de l’espace médiatique

    Emmanuel Macron a su, pendant ces derniers mois, soigner son image médiatique et mettre certains journalistes dans ses propres rangs. Tout d’abord en s’entourant de membres de la profession, comme Bruno Roger-Petit, nommé ensuite porte-parole de l’Élysée. Une nomination qui pose problème parce que la même personne était auparavant journaliste politique, commentant le profil des candidats pendant la présidentielle de 2017, a priori, de manière neutre. En réalité, avait-il un parti pris pour le futur président et déjà des contacts avec celui-ci à cette époque là ? Le fait n’est pas isolé, puisque qu’il concerne également par exemple l’ancienne journaliste Laurence Haim. Par ailleurs, entre Konbini, Paris Match, et Laurent Delahouse, le Président a également réussi d’importantes opérations de communication aux cours d’interviews policées jugées « complaisantes ».

    Mais si le Président fait tout pour exposer le meilleur de lui-même dans les médias, s’arrachant la première page de très nombreux magazines, il est apparu à plusieurs reprises que pendant et après la campagne présidentielle les équipes d’Emmanuel Macron avaient mis une pression importante sur les rédactions de presse dont le story telling ne plaisait pas, ne correspondait pas à l’histoire que Macron voulait raconter de lui même. Certains journalistes témoignent même avoir été blacklistés après avoir tenu des propos jugés trop critiques. Des pratiques qui font écho aux écrits de Noam Chomsky sur la Fabrique du Consentement.

    Les injonctions du gouvernement concernant la Syrie

    Le récent communiqué du gouvernement demandant aux journalistes d’éviter certaines zones de conflit aura fait bondir certains syndicats. Dans une note envoyée à toutes les rédactions courant mars, le Quay D’Orsay demandait en effet de renoncer à l’envoi de journalistes dans la Ghouta orientale et le district d’Afrin, en Syrie. Mais outre la demande “de bien vouloir renoncer à tout projet éventuel de [se] rendre dans ce pays”, le document contient également la recommandation de vigilance lors de « l’acquisition de reportages de journalistes indépendants ».

    Selon les syndicats de journaliste SNJ, SNJ-CGT et CFDT exigence « consiste en réalité à inciter les rédactions à rester à distance, et pire, à les inciter à ne pas acquérir et diffuser les reportages des journalistes indépendants qui couvrent le conflit sur place » ou, en d’autres termes, à ne plus évoquer le conflit, qui est pourtant au cœur d’une bataille géostratégique mondiale. Une demande vraiment inhabituelle sachant que les médias sont, en principe, libres de couvrir les sujets qu’ils décident de couvrir sans se soucier des injonctions d’un quelconque gouvernement.

    Source : http://www.unpeudedroit.fr/editorial/jupiter-et-ses-messagers

    Ces accords malsains entre « grands médias » et les GAFAM

    Que ce soit par l’intermédiaire de fondations ou de contrats privés, de grands médias, comme « Le Monde » et « Libération », sont liés financièrement à Facebook et à Google. Que ce soit le fond pour l’innovation de Google ou Facebook qui réclame de l’aide pour la « chasse aux fakes news », les sommes allouées se comptent en centaines de milliers d’euros. À titre d’exemple, Google a respectivement versé 256 408 et 192 900 euros à « Le Monde » et « Libération » ce qui met une fois encore en question leur totale indépendance.

    Bien que les principaux intéressés nient en bloc le danger de tels accords économiques, il est évident que ces contrats financiers mettent ces médias dans une situation de dépendance financière vis-à-vis de certaines des entreprises les plus influentes au monde. Bien que les journalistes des journaux restent à ce jour relativement libres, les rédactions respectives ne pourront à l’avenir empêcher que Google et Facebook fassent pression sur eux, brandissant peut-être un jour la menace de mettre fin à tel ou tel accord financier. La situation est dangereuse et malsaine, car c’est bien l’indépendance des journalistes qui est en cause.

    La censure n’est pas un signe de bonne santé démocratique

    De manière générale, le recours à la censure institutionnalisée, fake-news ou non, montre la difficulté des gouvernements à conserver un monopole de « la vérité », de « leur vérité ». D’autant qu’en principe, la France dispose déjà, avec la loi de 1881 sur la liberté de la presse, des outils nécessaires pour faire condamner les personnes qui répandent des rumeurs ou des informations calomnieuses. Mais ces outils vont plus loin, en ouvrant la possibilité de fermer et interdire l’accès à un média en particulier par Internet.

    Tant de débats sur les fake-news sont-ils légitimes ? Jusqu’à ce jour, les études réalisées par différents chercheurs relativisent fortement l’impact des fausses informations sur les électeurs. En réalité, le débat sur les fake-news apparaît à un moment où les lectures du monde et des grands faits sociaux diffèrent de plus en plus, non seulement sur fond de crise sociale et écologique, mais également avec le développement d’une géopolitique multi-polaire qui prêtent forcément à des interprétations différentes (éventuellement alimentées par des fausses informations). L’information a toujours été un jeu d’influence au sein des sphères de pouvoir.Avec les réseaux sociaux, les sources d’information se sont multipliées et les puissants en perdent le contrôle. Blogueurs et citoyens peuvent s’informer à leur manière pendant que certaines vidéos publiées en live font le tour du monde en quelques minutes. Médias traditionnels et politiques rencontrent des difficultés croissantes à s’adapter à cette nouvelle réalité, car ces nouvelles sources sont difficilement contrôlables par définition. Et, comme face à toute évolution qui met en péril un pouvoir, ces institutions rivalisent d’ingéniosité pour maintenir le statuquo.

    Le ministère de la Vérité Vraie est déjà là mais ne dit pas son nom

    Aujourd’hui, il existe une méfiance de principe à l’encontre de ceux qui ont un message déviant, contraire à l’ordre socio-économique et politique en place. De manière générale, les évolutions décrites plus haut laissent entrevoir comment l’information est progressivement « mise sous pression » pour corroborer une certaine vision du monde et de l’économie. Sortir des chemins battus, faire de l’investigation (parfois au prix de poursuites juridiques), devient déjà en soit un acte périlleux. Il n’y a donc pas de Ministère de la vérité : mais des structures économiques et sociales qui rendent difficile de faire entendre des messages discordants et des structures dominantes qui défendent leurs propres intérêts. Dans ce contexte la loi sur les fakes news est l’aboutissement de ces dérives.

    À toutes ces inquiétudes politiques s’ajoutent nombre de problématiques structurelles et économiques. Par exemple, le fait que la majorité des médias classiques aient été rachetés par de grands industriels, vendeurs d’armes ou grandes fortunes dont les intérêts économiques sont tentaculaires. Mais également ces mécanismes sociologiques invisibles qui rendent les organisations conservatrices par nature, avec une soumission systématique de tous les éléments à des hiérarchies verticales. Parlons également de ces millions d’euros de subvention que reçoivent les grands médias, alors que la plupart des petites mains rédactrices vivent dans la précarité, payés au lance-pierre. Évoquons enfin l’assassinat tragique de trop nombreux journalistes d’investigation et blogueurs au cœur même de l’Europe, dont Daphné Caruana Galizia ou Jan Kuciak. Alors, en effet, nous n’avons pas le cœur à en rire. Le monde de l’information est en crise. Une seule question nous anime : ce type d’article sera-t-il encore autorisé longtemps au royaume du monde libre ?

    Source :https://mrmondialisation.org/creation-du-premier-ministere-de-la-verite-vraie/

    https://www.cadoitsesavoir.fr/emmanuel-macron-inaugure-le-ministere-de-la-verite-vraie/