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France et politique française - Page 2780

  • GABRIELLE CLUZEL : « LA JOURNÉE DE LA FEMME NE SERT RIGOUREUSEMENT À RIEN ET EST FONCIÈREMENT HYPOCRITE »

    Gabrielle Cluzel, auteur du livre Adieu Simone ! Les dernières heures du féminisme, estime que la Journée internationale de la femme ne sert à rien et est foncièrement hypocrite.

    Nous célébrions la journée de la femme ce 8 mars. A quoi sert la journée de la femme selon vous ?

    La journée de la femme ne sert rigoureusement à rien. Je l’appelle d’ailleurs la journée de la flemme. J’ai la flemme en effet de voir égrainer ces hypocrites hommages, ces initiatives dérisoires, et ces délires un peu baroques.
    Je constate qu’on a abandonné le rouge à lèvres cette année. Je m’attendais à une barrette dans les cheveux de la part des hommes ou à des soutiens-gorges rembourrés. Mais apparemment, il n’y a pas eu grand-chose.
    Libération a soldé ses numéros pour ces pauvres filles qui n’ont pas de sous. C’est assez dérisoire. Je pense que c’est inutile, voire vaguement inquiétant. C’est un peu comme les baleines, lorsqu’on commence à avoir sa journée, c’est qu’on est une espèce en voie de disparition. Même si tous les hommes de la Terre se promènent avec une nageoire dans le dos, la cause des cétacés en voie de disparition ne se sera pas pour autant améliorée.
    Soyons clairs, cette journée ne sert à rien et elle est foncièrement hypocrite. 

    Si les baleines sont une espèce menacée, diriez-vous que la femme aujourd’hui est menacée ?

    C’est évident. La femme est belle et bien menacée. Et le féminisme ne fait absolument rien pour la défendre, bien au contraire. On veut faire de la femme un homme comme les autres. Elle ne le sera évidemment jamais donc on veut la rendre parfaitement insatisfaite. Pour cela, on la dépossède peu à peu de tous les contours qui font son identité. On les dénigre. Je pense notamment à la maternité. Tout ce qui fait sa féminité n’est jamais mis en valeur. Tout cela est tout à fait décrié.
    Je lisais récemment sous la plume d’une philosophe, Olivia Gazalé, que la cause des femmes devait se réduire finalement à la cause de l’oppression des pénétrants contre les pénétrés. Cela la rapprocherait des mouvements LGBT, si j’ai bien compris son livre.
    On est très loin de la cause de la femme. Tout cela va vers un mouvement général d’indifférenciation, il n’y a plus de frontières, plus de limites, plus d’identités et plus de différences entre l’homme et la femme.
    Je dis souvent que le féminisme n’aime pas la femme, contrairement au perfectionniste qui aime la perfection, l’illusionniste qui aime l’illusion, le djihadiste qui aime le djihad. Le féministe n’aime pas la femme, ou alors il l’aime à la façon d’un conjoint pervers narcissique. C’est-à-dire qu’il l’aime en la dénigrant sans arrêt, en lui disant que son voisin, l’homme, est bien mieux, qu’il a de beaux attributs et que sa vie est bien plus fantastique. Tout cela ne risque pas d’épanouir la femme.
    Cessons de nous ennuyer avec la Journée de la femme.
    Je crois qu’il faut aussi que la femme occidentale arrête de regarder son nombril. Je lisais que le Pape François avait récemment accueilli la famille d’Asia Bibi et une jeune femme qui avait été enlevée par les djihadistes de Boko Haram. Il s’agit là de femmes vraiment persécutées. Pour le reste, je crois qu’il faut garder un peu de dignité.

     Ecrivain, journaliste Son blog 
  • Sondages, refondation, Congrès de Lille: ravivons la flamme !

    flamme-fn-300x300.jpgLa formule est heureuse, « les sondages c’est comme le parfum, il faut les humer mais ne pas les boire » notait  l’ancien Premier ministre et président israélien Shimon Péres décédé en 2016. Il faut en effet  toujours les appréhender avec le recul nécessaire. Cette semaine précédent le Congrès du FN à Lille,  des enquêtes d’opinion  sur le FN ont été assez logiquement publiés dans les médias. Dire qu’elles nous satisfassent totalement serait mentir, affirmer qu’elles sont  biaisées, mensongères, totalement  partiales et à charge  serait aussi contraire à la vérité. Bien  évidemment nous ne sommes pas dupes de certaines méthodes employées,  à commencer par la formulation des questions posées qui influence grandement la réponse. Pareillement, les résultats obtenus par les  sondeurs  varient parfois assez sensiblement du fait de l’inévitable marge d’erreur, et il leur appartient  de choisir de publier la fourchette haute ou la fourchette basse du résultat ,  parfois (souvent)  en fonction  de leurs  appétences ou des attentes du (ou des) commanditaire(s). Les responsables des   instituts de sondage ne sont pas non plus des amis de l’opposition nationale mais frayent en général dans les mêmes  eaux que ceux des partis qui la combatte, mais il faut aussi avoir conscience qu’ils engagent aussi leur réputation de fiabilité, de professionnalisme, de sérieux  après la publication de chaque étude, ce qui est tout de même un garde-fou important à toute dérive trop partisane. Et ce,  notamment à l’heure  des réseaux sociaux,  de l’émergence d’une information, de médias alternatifs. Il apparaît enfin que nous avons pu constater ces dernières années que les résultats du FN qui ont été   pronostiqués  par les sondages dans les différentes élections  se sont avérés  assez proches de la réalité.

    Marine l’a dit, le débat du 3 mai face à Emmanuel Macron a été raté.  La vie  politique est cruelle, il aurait eu pour effet d’impacter les efforts, le long, patient et minutieux travail entrepris par la présidente du FN pour asseoir  dans l’opinion l’idée  de notre capacité à diriger demain le pays d’un main  ferme et sûre. C’est en tout cas  l’analyse qui est faite par les journalistes-spécialistes et autres politologues qui se sont  succédés sur les plateaux pour commenter les deux sondages parus mercredi:  celui annuel  de Kantar Sofres-OnePoint publié par France info et celui d’Elabe L’Opinion en direct pour BFMTV

    Ce dernier indique entre autres  que 34% des sondés  estimeraient  que les mesures prônées par Marine seraient susceptibles  de  réformer le pays, 34% également  qu’elle comprend les Français, tandis que  37% des personnes interrogées  affirmeraient  que ses idées sont bonnes. Cette enquête s’emploie aussi à interroger parallèlement  les Français sur Marine et sur Marion Maréchal . Elles sont  notamment jugées  courageuses (respectivement par 56% et 59% des personnes interrogées) et dynamiques (53%  et 65%)

    La cote de popularité de de Marine reste encore très  forte chez   les sympathisants du FN  indique encore cette enquête: «75% croient en sa capacité à gagner lors de la prochaine élection présidentielle, contre 65% pour sa nièce. Marine Le Pen est aussi tenue pour plus présidentiable: 81% contre 72%. Aussi, pour ce qui est de réformer le pays, 90% des sympathisants frontistes pourraient s’en remettre à la fille de Jean-Marie Le Pen et 79% à sa petite-fille.»

    Enfin,  59% des électeurs du Front National seraient favorables au changement de nom ((20% opposés,  21% sans avis);   41% de l’ensemble des Français penseraient  qu’il s’agit d’une bonne chose, 13% seraient d’un avis contraire, tandis que 46% ne se prononcent pas… ce qui est beaucoup mais pas étonnant  car il s’agit d’y réfléchir un peu posément ce que n’a pas fait forcément  le citoyen lambda.

    Le sondage annuel Kantar Sofres-OnePoint indique de son côté que 70% des sondés  seraient  « en total désaccord » avec les idées du FN ( 24% en total accord), 56% d’entre eux, malgré la dédiabolisaiton,  penseraient qu’il représente « un danger pour la démocratie »; 29% des personnes  interrogées disent avoir déjà voté pour le FN ou envisageraient de le faire ( 66%  disent s’y refuser), 28%  (contre 55% d’un avis contraire) souhaiteraient la candidature de Marine en 2022,  16% des Français  estimeraient  que Marine Le Pen ferait une bonne présidente de la République. Ils étaient   24% lors de la précédente enquête réalisée en février 2017 à le dire… mais moins de deux mois après  ce n’est pas un électeur sur quatre mais un électeur sur trois,  prés de 11 millions de Français,   qui ont  finalement   glissé un bulletin Marine dans l’urne.

    Les attaques dirigées   sur ordre du socialiste allemand  Martin Schulz dans le cadre de l’affaire dite des assistants parlementaires ont eu aussi des effets délétères puisque  « moins d’un Français sur cinq » ( 28% en 2017),  estime que Marine  est honnête et inspire confiance.  « Un Français sur quatre » ( 36% en 2017) penserait qu’elle a « de nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France » - mais  nouvelles en quoi? par rapport à qui?  Et pourquoi faudrait-il  qu’elles le soient forcément? -  et 30%  (42% en 2017) qu’elle peut « rassembler au-delà de son camp. »

    Ce sondage  souligne encore que près d’un Français sur deux (49% des sondés, 69% en 2017) estime que Marine est « capable de prendre des décisions » mais confirme aussi  le basculement de l’ensemble de l’opinion vers des avis partagés et défendus par l’opposition nationale. Ainsi, ils se trouvent en toute logique 92% des sympathisants FN  pour estimer qu’on « ne défend pas assez les valeurs traditionnelles en France » mais ils  sont rejoints  ici par 61% des électeurs de gauche (13 points de plus qu’en 2017) qui partagent  cet avis.  Près de quatre sympathisants de gauche sur  dix ((38%, + 11 points)  trouveraient aussi  qu’il y a « trop d’immigrés en France »,  et un sympathisant de gauche sur  quatre (25%, +11 points),   souhaiterait le retour au franc, comme une majorité des sympathisants frontistes ( 52%, en recul de 12 points par rapport à  2017).

    Ce même  baromètre Kantar enregistre aussi  «qu’une majorité de sympathisants LR (51%, + 5) adhère désormais aux constats qu’elle (Marine, NDLR) exprime sans pour autant adhérer aux solutions qu’elle propose. Pour sa part et concernant son image auprès du Grand public, Marine Le Pen continue d’être considérée comme la représentante d’une extrême-droite nationaliste avec 1 Français sur 2 (51%) qui partage cet avis. Un niveau jamais atteint depuis 2010 alors que dans le même temps, les sympathisants LR sont de plus en plus nombreux à la voir comme la représentante d’une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles (45%, +5).»

    Alors quid de l’avenir alors que débute demain le congrès de refondation du FN à Lille? Ce qui est évident , quand bien même peuvent-ils être contestables ici ou là, c’est que les résultats de ces  enquêtes enregistrent  clairement   le contre-coup d’une déception. Elle est à  la hauteur des espoirs qui se sont portés sur Marine et le FN,  quand bien même,  il faut le répéter, nos avertissements sont  souvent  entendus et  partagés par une majorité de Français et qu’une nouvelle étape historique,  un nouveau palier a été franchi dans notre route vers le pouvoir.

    Nous savons  aussi qu’un sondage n’est jamais que la photographie de l’opinion à un  instant t que la roue tourne vite, que le retournement de l’opinion peut être extrêmement rapide et brutal  sous l’effet  d’une  crise qui va s’amplifier   quoi qu’en disent M Macron et ses amis. Les difficultés, pour ne pas dire les  drames sont devant nous, à moins  d’un changement rapide et complet du désastreux  logiciel euromondialiste qui pilote les destinées de notre pays et de l’Europe.

    Mais ce serait se tromper lourdement que de croire nous en pouvons  rester assis au bord du chemin dans le seul espoir de récolter les déçus du macronisme  et de ses alliés de la droite constructive et antinationale. Il nous faut aller chercher cet électorat  de gauche qui, nous l’avons vu,   migre vers nos positions. Mais aussi et surtout,  et le déplacement du centre de gravité de la politique française l’atteste, l’électorat droitier.  Ces Français des  classes moyennes, de la France périphérique, qui ont basculé pour  beaucoup dans l’abstention sont la clé de nos victoires futures,  il va falloir  les convaincre. Et nous ne  le pourrons qu’en nous livrant à un travail de fond.   Bruno Gollnisch ne cesse de le répéter,  cela passe non par une normalisation-aseptisation de notre discours pour plaire à des élites hors-sol et méprisés par les Français, mais par la définition-clarification de  notre programme et de nos valeurs,  indispensable à  cette refondation voulue et annoncée par les instances frontistes.

    https://gollnisch.com/2018/03/09/sondages-refondation-congres-de-lille-ravivons-la-flamme/

  • Pour François-Bernard Huyghe, la loi contre les fake news pourrait «renforcer la méfiance chez beaucoup de gens»

    RT France propose un entretien avec François-Bernard Huyghe après les premières fuites sur la loi Macron contre les fake news.

    «Chez beaucoup de gens, ça peut renforcer la méfiance et inciter encore plus à aller chercher de l’information “alternative“» selon le directeur de recherche à l’IRIS.

  • Dissidence : notre opposition n'est pas de même nature qu'une simple opposition électorale

    6a00d83451619c69e201b7c9568f2f970b.pngExtrait d'un article de Guillaume de Thieulloy dans Liberté Politique sur la dissidence :

    "[...] Notre opposition n'est pas du même ordre que l'opposition entre Parti socialiste et Républicains, ou Front de gauche et Front national, qui tous admettent - au moins officiellement - les « règles du jeu » du « Système ».

    Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas accepter ces règlesNous ne pouvons pas admettre que le parlement soit en mesure de dire le vrai et le faux ou le bien et le mal. Or, c'est le principe central de la démocratie totalitaire inaugurée en France en 1789 : avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août, nous sommes, en effet, censés avoir admis que la « loi est l’expression de la volonté générale » (article 6).

    Le problème est que c'est clairement faux. Il est bien possible que le parlement, élu à la majorité, soit l'organe légitime pour traduire la loi supérieure dans le droit positif, mais il est impossible que la loi soit simplement l'expression de la volonté générale. Cela signifierait que le parlement aurait le pouvoir de faire d'un mal un bien et réciproquement. Au demeurant, il ne s'en prive pas: l'avortement était naguère un crime ; il a ensuite été un crime dépénalisé; il est désormais un « droit » ; et de fortes pressions, y compris au sein même du parlement, se font sentir pour qu'il soit même le « droit » le plus décisif du droit international: on entend ainsi bien des leaders politiques nous expliquer que, parce que la Pologne restreint ce « droit » à l'avortement, elle n'appartient pas tout à fait à la communauté de valeurs de l'Union européenne. Nous devrions donc « logiquement » accepter dans l'Union européenne la Chine communiste et ses campagnes de stérilisations de masse, mais non la Pologne catholique !

    Hormis le caractère absurde de ce genre de déclarations, que personne - Dieu merci! - n'ose pousser à de telles conséquences, pourtant inévitables, il faut dire et redire - tant l'enseignement des Papes est ignoré et incompris - que ces principes pseudo-démocratiques sont, en réalité, explicitement totalitaires. Si un parlement légalement élu et délibérant dans les formes prévues par la loi est l'unique source de la loi - à l’exclusion donc de toute loi naturelle supérieure -, comme le prétendent des gens aussi différents que l'ancien président néo-gaulliste Jacques Chirac ou l'ancien sénateur socialiste Jean-Pierre Michel, on voit mal sur quelle base s'opposer aux lois antisémites de Nuremberg adoptées par le Ille Reich.

    Depuis 1789, les Papes n'ont pas cessé de dénoncer cette conception délirante de la loi. Encore récemment, Benoît XVI dénonçait, de façon apparemment paradoxale, la «dictature du relativisme », tandis que son prédécesseur Jean-Paul II déclarait dans sa grande encyclique morale Veritatis splendor: « S'il n'existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l'action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire. »

    Mais revenons à notre résistance à ce totalitarisme sournois. Je disais que notre opposition n'était pas de même nature qu'une simple opposition électorale. Nous contestons les règles mêmes, les fondements mêmes, de ce « Système », puisque nous croyons - non pas seulement comme catholiques, mais simplement comme êtres humains civilisés - que la loi n'est pas seulement l'expression de la volonté générale et que le parlement n'a pas un pouvoir absolu et illimité.

    Il nous faut donc, non seulement travailler à changer de majorité législative, pour changer les lois, mais aussi travailler à changer le système politique lui-même.

    Pour ce dernier objectif, l'action électorale ne peut guère nous être utile. C'est une action culturelle et « méta-politique » qu'il faut entreprendre. C'est pour cela qu'il est décisif - y compris au plan politique - de développer des écoles totalement libres de toute mainmise étatique. C'est pour cela qu'il convient de penser nos familles comme des citadelles assiégées, où nous devons résister au fracas du monde. Dans combien de familles, le téléviseur trône-t-il au milieu du salon, avec tout ce que cela implique de propagande « bien-pensante », de débauche de vulgarité, de matraquage consumériste? C'est un heureux signe des temps que de plus en plus de familles choisissent de se priver de téléviseur : c'est, en effet, une façon de rejeter le « Système ». Naturellement, on peut aussi utiliser parcimonieusement et sagement sa télévision et, en sens inverse, tout rejet de la télévision n'est pas nécessairement un rejet de la propagande « totalitaire soft ». Il n'empêche que bon nombre de familles qui renoncent à leur téléviseur le font par mesure d'ascèse et par rejet de la propagande et cela mérite qu'on le souligne et qu'on s'en réjouisse.

    Il est donc d'une suprême importance pour s'opposer efficacement à ce « totalitarisme sournois » de soigner nos petites communautés. J'entends d'ici l'immense majorité des dirigeants politiques et médiatiques crier au « communautarisme ». Mais je crois que ce dernier mot est bien commode pour délégitimer toute communauté et tout attachement à une communauté. Le communautarisme, en rigueur de termes, n'est illégitime que s'il sert une communauté elle-même illégitime (par exemple la mafia ou une cellule terroriste), ou s'il se replie sur lui-même, refusant tout contact avec d'autres communautés ou avec la société nationale.

    En soi, le communautarisme est parfaitement naturel et légitime: l'homme étant un animal social, il s'associe naturellement à ses semblables - et il n'y a rien de répréhensible à ce qu'il préfère son prochain à son lointain; c'est même l'inverse qui serait problématique.

    Sur ce soin à apporter à nos familles, nos écoles, nos paroisses, toutes nos petites communautés infra-politiques, je ne saurais mieux faire que de renvoyer à la récente traduction du livre de Rob Dreher sur le « pari bénédictin ». Ce pari, qui fait l'objet de débats passionnés parmi les chrétiens américains, renvoie naturellement au rôle décisif que jouèrent jadis saint Benoît et ses fils dans la transmission de la culture européenne. Partis au désert pour vivre leur foi mise en péril par la culture ambiante, ils édifièrent une véritable «contre-culture», brassant et transmettant les éléments les plus sains de la culture antique. Et cette contre-culture devint, avec les siècles de chrétienté médiévale, la culture européenne elle-même. Ainsi sommes-nous invités à nous soustraire à ce que la culture ambiante a de gravement hostile à notre foi, à transmettre notre culture, tout en gardant l'objectif de transformer la culture dominante elle-même.

    En dehors du soin que nous devons apporter à nos petites communautés, pour résister au Moloch totalitaire, il existe d'autre forme de dissidence à promouvoir. Ces dernières années ont ainsi vu naître des mouvements comme les Veilleurs ou les Sentinelles. Ces manifestations pacifiques sont extrêmement subversives, comme étaient subversifs (mutatis mutandis) les samizdats des dissidents anti-soviétiques. Il ne s'agissait souvent que de poésie et de littérature, mais ces pages témoignaient de la soif de beauté, de vérité et de bonté de l'âme humaine. De même, le fait de témoigner pacifiquement, dans la durée, de l'iniquité de la loi Taubira est un témoignage rendu à la vérité et à la loi supérieure.

    Je le disais, les totalitarismes du passé ne sont pas tombés sous les coups des dissidents ; ils se sont effondrés, soit sous les coups d'un adversaire extérieur (nazisme), soit sous l'effet de leur caractère contre-nature. De même, le « totalitarisme soft » que nous subissons s'écroulera sous l'effet de son caractère contre-nature. Mais, pour qu'il s'effondre, il faut que des dissidents portent inlassablement témoignage contre ses mensonges et ses iniquités. C'est en cela que les Soljénitsyne, les Vaclav Havel, les Jean-Paul Il, ou les jeunes militants de la Rose blanche ont joué un rôle décisif. Et c’est en cela aussi que nous pouvons jouer un rôle décisif. Toujours est-il qu'il ne faut pas croire trop présomptueusement que nous pourrons renverser ce « Système ». Le cœur de notre résistance et de notre dissidence doit être de sauvegarder nos âmes et de transmettre, notamment à nos enfants, la vérité.

    Garder une action politique

    Pour autant, cette dissidence prépolitique ne doit pas nous détacher d'une vision politique et d'une recherche du bien commun politique.

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  • Le dîner du CRIF à 900 euros le couvert déductible d’impôts

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    Comme nous l’avions annoncé, le 7 mars au soir s’est tenu, en présence du président de la république Emmanuel Macron, le 33ème dîner annuel du CRIF. Le lieu ? La pyramide du Louvre. Ça ne s’invente pas…

    Le couvert était facturé 900 euros ! Habilement, le CRIF présente la facture du dîner en signalant que 800 euros seront considérés comme un don ouvrant droit à une déduction fiscale à hauteur de 66 %.  Ainsi, les participants-donateurs peuvent potentiellement déduire du fisc 528 euros. Les contribuables sont de cette manière mis à contribution pour financer la soirée du CRIF.

    Seuls les 100 euros restants correspondent véritablement au prix du repas.

    Mais le vice-président du Crif, Yonathan Arfi, tient à préciser que de nombreuses personnalités (ministres, religieux, diplomates, députés, maires, politiques…) sont invitées et ne versent ainsi pas un centime au bénéfice du CRIF. On verserait presque une larme devant tant de générosité désintéressée.

    Crif-pyramide.png

    Le dîner du CRIF a été instauré en 1985. «L’ambition de l’organisation créée en 1943 est clairement affichée: il s’agit de porter la voix politique des juifs de France et d’instaurer un dialogue avec les pouvoirs publics. Dès sa création, le Crif a voulu s’inspirer de l’exemple américain de l’American Jewish Committee pour exister en tant que lobby.», lit-on sur le site de la chambre de commerce franco-israélienne.

    «C’est un moment de rencontre et de dialogue entre les institutions juives et les responsables politiques», confirme au Figaro Hervé Mariton, député-maire Les Républicains de Crest (Drôme), et lui-même de confession juive.

  • Le retour en force des idées de droite est une réalité constatable mais encore inachevée

    6a00d83451619c69e201b7c9568fff970b-800wi.jpgDans Liberté Politique, Guillaume Bernard soutient que le mouvement dextrogyre est bien à l'oeuvre, malgré les résultats électoraux de l'an passé :

    "[...] La grande coalition libérale macronienne, réunissant droite et gauche modérées, en est la parfaite illustration : elle a réuni les tenants du libéralisme économique (réforme du Code du travail) et du libéralisme culturel (acceptation de la PMA). Il est certain que les idées authentiquement de droite, si elles se déploient à nouveau dans l'espace public (affirmation de la défense de l'identité et des racines culturelles, retour vers un certain conservatisme sociétal, réticence vis-à-vis des incertaines « valeurs républicaines », exaspération vis-à-vis de la repentance, etc.), sont encore électoralement minoritaires. Il est impossible de revenir, en quelques années, sur quatre siècles de développement et d'imprégnation sociale de la philosophie politique moderne.

    Si elles pouvaient être satisfaisantes, les victoires souverainistes lors des référendums de 2005 en France (rejet du TCE) ou de 2016 au Royaume-Uni (Brexit) étaient le résultat de la convergence de forces politiques disparates. Elles ont toutefois traduit le souhait populaire d'un retour au contrôle de son espace territorial et normatif. L’élection de Donald Trump aux États-Unis, avec pourtant une minorité de suffrages populaires, s'explique par la structure fédérale de ce pays. En Autriche, en revanche, le candidat du FPÔ n'a pas réussi à l'emporter seul contre toutes les autres formations politiques. Le retour en force des idées de droite est donc une réalité culturellement et même électoralement constatable mais encore inachevée.

    Les deux principaux partis politiques classés à droite (LR et le FN) n'ont pas encore intégré ce qu'implique le mouvement dextrogyre. Ils essayent désespérément de maintenir leur unité et espèrent réussir à tuer l'autre lors des prochaines échéances électorales pour rester seul à la droite du parti macroniste dont la force procède tant de sa cohérence doctrinale (le libéralisme) que de sa position centrale sur le spectre politique (ses opposants étant dans l'incapacité de s'entendre). Leurs logiques partisanes sont mortifères ; leurs stratégies ne cherchent qu'à défendre des intérêts de boutique et tentent de paralyser les initiatives de décloisonnement comme celles initiées par Robert Ménard (Oz ta droite), par l'opération « Vos Couleurs » ou, plus récemment, par Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Frédéric Poisson (les Amoureux de la France).

    LR et le FN ne se préoccupent nullement de favoriser une salutaire clarification doctrinale: Laurent Wauquiez tente personnellement un discours comparable à la « ligne Buisson » mais s'associe à des « progressistes »; Marine Le Pen se débarrasse de Florian Philippot mais ne change fondamentalement rien à sa posture. Aucun d'eux ne cherche à mettre en œuvre une recomposition du spectre politique sur la base d'un programme commun que, pourtant, l'essentiel du peuple de droite souhaite :

    • défense de l'identité (contre le multiculturalisme) et du patrimoine hérité (contre l'impérialisme islamique et le constructivisme laïcard);
    • restauration de l'autorité de l'État, notamment en matière de sécurité (en opposition à la culture de l'excuse) et de contrôle des frontières (par opposition au mondialisme libre- échangiste) ;
    • promotion de la souveraineté nationale (contre l'européisme) et de la puissance de la civilisation européenne dans le cadre d'une conception réaliste des relations internationales ;
    • affirmation des libertés, notamment économiques, des corps sociaux (contre l'étatisme bureaucratique et fiscaliste) par l'application du principe de subsidiarité;
    • maintien d'une conception traditionnelle en matière de mœurs et de bioéthique (contre le « progressisme » et le matérialisme).

    La guerre à droite dont j'ai parlé dans mon dernier ouvrage, c'est donc bien la concurrence entre les organisations mais, surtout, l'opposition entre la base et les caciques, la première étant explicitement ou virtuellement classique, les seconds assurément modernes. La refondation de la droite semble donc nécessiter une prise en main de la question par le « pays réel ». Puisque l'offre politique est défaillante, le peuple de droite va sans doute devoir se résoudre à la remplacer. L’ouvrage apparaît sans doute colossal, mais quelques principes élémentaires peuvent y aider:

    • apprendre à travailler, au niveau local, d'une manière transpartisane (retrouver l'élan de LMPT), dans le cadre d'actions concrètes (école, association de protection du patrimoine, œuvre caritative, etc.) rendant palpable pour tous, même celui qui se désintéresse de la politique, le bien commun;
    • faire confiance au principe de subsidiarité qui a fait et fera naturellement, par les œuvres accomplies, émerger des chefs locaux, puis nationaux, enracinés. Prétendre souhaiter et attendre un chef n'est qu'un prétexte à l'inaction. D'ailleurs, si Jeanne d'Arc a pu lever le siège d'Orléans, c'est parce qu'il y avait d'abord des résistants dans la ville;
    • se souvenir qu'il ne s'agit pas de promouvoir des idées rationalistes abstraites, mais de dévoiler et de faire prendre conscience à nos concitoyens de l'ordre cosmologique des choses que la modernité a cherché à étouffer, mais qu'elle ne peut détruire.

    Le mouvement dextrogyre met en exergue que, d'un côté, tout ce qui est « à » droite n'est pas forcément « de » droite et, de l'autre, que la pensée classique (la « vraie » droite) regagne du terrain.C'est donc moins à l'union des droites qu'à l'unité de la droite(actuellement éparpillée entre différents partis) qu'il semble possible d’œuvrer."

    Michel Janva

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  • « Djihad silencieux » : la France, première étape d’un califat mondial

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation deRadio Courtoisie) : 
    L’échec de la restauration du Califat par Daesh en Syrie et Irak occulte un autre projet islamique, autrement plus insidieux, et ambitieux.

    C’est ce que montre une série de vidéos du journaliste israélien Zvi Yehezkeli, ancien membre des services secrets de l’Etat hébreu, série intitulée « Fausse identité, le djihad silencieux ». En 2012, Yehezkeli avait déjà produit un documentaire retentissant sur le djihad européen, intitulé « Allah Islam », infiltrant les milieux djihadistes en Belgique, France et Grande-Bretagne. Il vient de récidiver avec ce documentaire appliquant les mêmes techniques d’infiltration, mais cette fois-ci dans le milieu des Frères musulmans, en Europe et tout particulièrement en France, considérée par l’organisation comme la première étape du Califat mondial
    Cette série est née d’une commande de l’Etat français

    Sans préciser de date, Yehezkeli indique que les services du renseignement français ont commandé, auprès d’une société privée israélienne composée d’anciens membres des services secrets de l’Etat hébreu, un rapport sur l’activité des Frères musulmans en France et de leurs pseudopodes que sont l’UOIF et le CCIF. La série prend directement appui sur ce rapport. Deux ans et demi de préparation pour plusieurs mois d’immersion en milieu islamique : incontestablement, un travail de pro du renseignement.

    Quels sont les enseignements principaux de ces vidéos

    Pour Yehezkeli, dans la conscience planétaire islamique, l’échec de la restauration du califat par Daesh en Syrie-Irak prouve les limites du djihad armé. Du moins dans l’état actuel du rapport de forces entre le « Dar al Islam », la maison de l’islam, et le « Dar al Harb », autrement dit toute partie du monde non encore soumise à la charia. Les temps ne sont pas encore mûrs pour le djihad armé. C’est donc vers un autre type de djihad que s’oriente l’islam dit politique, le djihad de la prédication, également appelé « djihad silencieux ». Lequel s’appuie sur le « consentement au djihad » des élites européennes, consentement, voire complicité. Il s’appuie en même temps sur la naïveté des opinions publiques européennes, largement entretenue par des médias aux ordres du Qatar.

    Conclusion de Yehezkeli : les Français n’ont pas encore compris qu’ils sont sous la menace d’un « djihad silencieux », dont la réussite, hélas à peu près certaine, ouvrira la porte au véritable djihad, celui des armes…

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