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France et politique française - Page 2841

  • THIERRY MAILLARD, MILITANT NATIONALISTE DE REIMS, VICTIME DE L'ACHARNEMENT DE LA JUSTICE

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    Un communiqué des Amis de Thierry Maillard :

    Lundi soir notre ami, notre camarade, notre frère, Thierry, a été condamné à deux ans de prison ferme pour détention d'armes. 

    Nous ne pourrions assez exprimé notre révolte devant une telle condamnation. Tous les jours des crimes bien pires bénéficient d'une indulgence scandaleuse et incompréhensibles. On trouve aux pires racailles des excuses sans fins. Et on écoute à peine les explications d'un père de famille.

    Thierry n'a jamais agressé personne. Il n'a jamais braqué qui que ce soit, avec ou sans armes. Depuis des années, en amoureux des lettres et de la culture, il vit  de son activité de libraire et paye ses impôts comme tous les honnêtes citoyens de ce pays. 

    La semaine dernière sa voiture a brûlé. Menacé depuis plusieurs mois en raison de ses idées, Thierry a pris ses responsabilités, en tant qu'homme, en tant que mari, en tant que père, en tant que Français. Aurait-il pu agir autrement ? Peut-être. Mais il ne nous appartient pas de le juger, nous laissons ce travail à la justice, qui ne le fait que trop sévèrement quand il s'agit de simples français ou de patriotes fiers de l'être. Ce que nous, nous pouvons faire, en tant qu'hommes, en tant que maris, pères, et en tant que patriotes, c'est l'aider à se battre, à se battre juridiquement pour défendre sa liberté et son droit à vivre auprès des siens. C'est la seule raison  pour laquelle ce soir nous vous demandons de l'aider. Alors aidons-le. cliquez ici

    MANIFESTEZ VOTRE SOLIDARITÉ AVEC THIERRY

    Thierry Maillard, dans les milieux nationalistes, c'est une "figure". On est pas forcément d'accord avec lui sur tout, néanmoins sa sincérité et sa personnalité pittoresque en font un camarade attachant.

    Mais ses qualités de meneur d'hommes, de combattant courageux et d'éternel bout en train (il nous en a encore fait la démonstration le 1er octobre dernier lors de notre XIe journée de Synthèse nationale) énervent nos ennemis. Contre lui, ils sont prêts à entreprendre toutes les persécutions afin de le neutraliser. Sa condamnation récente pour des motifs discutables en est la preuve.

    Que l'on soit copain ou pas avec Thierry, le devoir de chaque patriote est de lui apporter, sous quelque forme que ce soit, un témoignage de solidarité.

    R. H.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Un peu de propagande pour allonger le délai légal pour avorter ?

    Marianne raconte des histoires à faire pleurer dans les chaumières... :

    "Avec l’échographie, la médecin a pu déterminer le nombre de semaines de grossesse : 14. Soit deux de plus que le délai légal français pour une interruption volontaire. "La docteure a juste lâché : 'Ici, on ne peut rien faire si vous ne voulez pas de cet enfant. Votre seule solution, c’est l’étranger' et elle m’a dit de contacter le Planning Familial, raconte Rose. Le second coup a été très dur : j’ai réalisé que, bien que née dans un pays où l’IVG est légale, je devais passer de l'autre côté de la frontière pour pouvoir avorter".

    Avec le soutien du Planning, comme en témoignent Véronique Sahier, coprésidente du Planning Familial puis Sandrine Heckmann, directrice du Planning Familial de Pau :

    "Certaines des femmes concernées sont dans des situations précaires. Avorter à l’étranger, cela fait ressortir des inégalités très fortes, ce n'est pas normal, il faut que toutes les femmes soient égales face à l'IVG". "Parfois on est à la limite du légal. Notre objectif, c’est que les femmes puissent avoir accès à l’avortement dans de bonnes conditions, même quand ce n’est pas possible en France".

    "Même si on ne peut techniquement pas les soutenir financièrement, on les aide à mettre en place une stratégie personnelle. Ceci dit, quand il s’agit de femmes en extrême précarité, on voit ce qu’on peut faire plus directement…". 

    Tous ces arguments avaient déjà été utilisés en 2000, afin de permettre d'allonger de 2 semaines le délai légal pour avorter. Et Marianne annonce la couleur : 

    "Déni de grossesse, difficulté à faire un choix, mineures mal informées… Quels que soient les motifs, les Françaises sont 5.000 par an à recourir à l’IVG à l’étranger, en Espagne ou ailleurs. Car si la France se situe dans la moyenne européenne en matière de délai légal, plusieurs de ses voisins vont plus loin. Au Royaume-Uni par exemple, l’IVG est pratiquée jusqu’à 24 semaines de grossesse (voire plus si la vie de la femme est en jeu). Même délai au Pays-Bas, bien que les médecins n’avortent en général plus après 22 semaines. La Suède, où l’avortement est pratiqué jusqu’à la 18ème semaine (voire 22 et plus selon les situations), fait également partie de ces pays plus souples.

    Des données qui, fatalement, posent la question de la pertinence de fixer la limite à 12 semaines. "Le délai est trop court pour certaines femmes, c'est la maîtrise de leur fécondité qui est en jeu", revendique la coprésidente du Planning Familial.  [...] Pourtant, estime Marie Allibert, porte-parole de l’association "Osez le féminisme !", "une grande majorité des Français sont en faveur de l’IVG et d’un passage à un délai plus long, de 14 semaines par exemple". L'alignement sur les délais plus favorables de voisins européens fait partie des revendications du Planning Familial. [...]"

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/un-peu-de-propagande-pour-allonger-le-d%C3%A9lai-l%C3%A9gal-pour-avorter-.html

  • Zoom Exclusif - Jean de France : le retour de l'idée monarchique

  • Pendant ce temps, la mairie de Paris peut organiser la nuit du ramadan aux frais du contribuable

    6a00d83451619c69e201bb09d25444970d-250wi.pngDe Gilles-William Goldnadel dans Valeurs Actuelles :

    "[...] Si le Conseil d'État ne sait pas pourquoi il tranche la croix, moi je sais. Pendant ce temps, la mairie de Paris peut impunément organiser la nuit du ramadan aux frais du contribuable ou contribuer à la construction de mosquées sous couvert d'espace culturel islamique sans attenter aucunement à la laïcité. On peut tolérer des prières de rue sans emprise parait-il sur le domaine public. On peut édifier des plugs anaux dans la capitale, des vagins royaux à Versailles et des statues de zoophiles sodomisant des chiens à Beaubourg sans égard pour la vue enfantine ou la gente canine."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • QUI, EN FRANCE, A PERMIS À M. RAMADAN ET AU SALAFISME D’ACQUÉRIR UN TEL POUVOIR ?

    Lorsqu’il y a farce, le dindon n’est jamais loin, mais il existe au moins deux variétés de farceurs : celui qui fabrique sa farce, et le farceur opportuniste, celui qui se contente, mine de rien mais goulûment, d’étaler à la face du monde celle d’autrui qu’on lui sert sur un plateau. Le plateau en or massif est ici, en l’occurrence, le multiculturalisme, cheval de Troie de la farce, et qui constitue pour notre farceur cette occasion trop belle, celle qui lui permet de sillonner depuis des années l’Europe, ici conseiller pour les problèmes « d’intégration » auprès de multiples municipalités du continent, là invité sur les plateaux télé, mais toujours pourfendeur de cette Europe criminelle qui, oh scandale, accueille massivement un islam pourtant en croissance exponentielle, mais hélas sans les égards qui apparemment lui sont dus, et souffrant le martyre au moindre obstacle.

    Dans le fond, il aurait tort de se gêner, la farce 15 étoiles n’étant pas de son ressort, mais de celui d’élites européennes toujours prêtes à prostituer l’avenir de leurs si « chers » peuples à moindre coût sur l’autel de leurs infectes petites « carrières ». Agoniseraient-elles, comme dans le cas de monsieur Fillon, ils sont recasés aussi sec dans quelque entreprise d’importance et bien entendu juteuse : oublié du jour au lendemain ce feu sacré concernant l’avenir de la nation et de ce peuple pour lequel, s’ils avaient vraiment le feu sacré, ils continueraient violemment à se battre, quel que soit l’obstacle. La vérité éclate alors : ils n’en ont rien à battre, ce que leur fréquentation de Bilderberg laissait d’ailleurs entendre et présager.

    Clamant du coup, à qui veut l’entendre, que les racines chrétiennes de l’Europe sont un mensonge de plus, et que, bien sûr, l’islam est depuis toujours « de culture européenne », notre farceur opportuniste – pour en revenir à lui – étale sa farce au fil des ans. Le problème de l’Europe est un peu comme celui de la police : jamais là quand il le faudrait. Bien qu’opérant à la même tâche dans une multitude de pays européens depuis des années, il n’est perçu dans chacun d’eux que comme symptôme d’une problématique spécifiquement « locale ». Or, monsieur travaille d’arrache-pied à l’islamisation de l’Europe et, au-delà de l’Europe, à celle du monde, et rien d’autre. 

    La nouveauté, c’est que son masque d’irréprochabilité morale se fend quelque peu ces temps-ci, suite à l’affaire concernant un gros porc américain, et ayant eu pour effet salutaire de délier un certain nombre de langues. Eh bien, figurez-vous que ce Tariq Ramadan réclamant à Sarkozy, au cours d’un débat télévisé, un moratoire en France concernant la coutume consistant à battre l’épouse récalcitrante, est accusé aujourd’hui de viol par l’une de ses supposées victimes.

    Des partisans de l’intéressé – faut-il s’en étonner ? – crient, sur les réseaux sociaux, au complot sioniste. Notre victime affirme être une ancienne salafiste, et à l’entendre ici même raconter de quelle façon le sieur Ramadan essaya de la convaincre de ne pas en sortir, l’on peut conclure que le salafisme n’est en rien mauvais pour notre prédateur prédicateur. Les choses commencent ainsi à se décanter malgré, je répète, le répugnant aveuglement de nos propres politiques. Il fallait beaucoup de courage à Henda Ayari pour exprimer cette réalité : chapeau, Madame !

    http://www.bvoltaire.fr/france-a-permis-a-m-ramadan-salafisme-dacquerir-tel-pouvoir/

  • COMMENT LES PROMOTEURS DE L'ÉCRITURE INCLUSIVE NOUS MANIPULENT AVEC LEURS FAUX ARGUMENTS ?

  • Pour un gramscisme de droite

    « Les gens de gauche inventent des idées nouvelles. Quand elles sont usées, la droite les adopte. » Marc Twain

    Par Ambroise Savatier, juriste, Secrétaire général de groupe, Conseil Régional des Pays de Loire ♦ La confusion règne dans l’offre politique actuelle. Les différents partis classés à droite de l’échiquier politique sont empêtrés dans des conflits internes qui recoupent, de manière évidente, des contradictions doctrinales. La droite politique est idéologiquement déboussolée, au point d’en oublier ce qui la distingue fondamentalement du camp adverse. « Quand on me demande si la coupure entre gauche et droite a encore un sens, la première chose qui me vient à l’esprit, c’est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche ! » remarquait Alain.

    En effet, nul au sein de ce camp politique ne semble plus très bien comprendre à quelle vision de l’homme et à quelle philosophie sociale renvoient ces points cardinaux de « gauche » et de « droite ».

    Les amalgames historiques ne facilitent pas les choses : Le libéralisme, né à gauche au XIXe, passé à droite au XXe siècle, revient aujourd’hui dans son camp d’origine. Le combat social, mené historiquement, aussi bien par la droite réactionnaire que par la gauche radicale, est supposé être l’apanage exclusif de la gauche. Par ailleurs, l’usurpation du qualificatif « de droite » par certains membres du personnel politique qui mènent des politiques authentiquement « de gauche », ou son rejet par d’autres qui défendent nonobstant certaines idées parfaitement « de droite », ne fait qu’aggraver cette confusion générale.

    Pourquoi cette difficulté chez la droite à s’assumer ? A quelques exceptions notables, la médiocrité culturelle des représentants de la droite politique est affligeante, autant par leur méconnaissance des humanités que par la petitesse de leurs statures. Depuis un demi-siècle, aucun événement historique digne de ce nom n’a pu forger de caractère illustre. N’ayant guère connu pour leur pays, depuis leur naissance, que la paix et la prospérité, les cadres des partis de droite ont troqué la grandeur et le panache contre la gouvernance technocratique (croissance et Triple A semblent être devenus les moteurs de leur action) et le suivisme culturel (accueil des migrants, progressisme sociétal, etc.). Si, d’aventure, la droite parlementaire se pique de quelques propositions sécuritaires par-ci par-là, celles-ci sont davantage motivées par un esprit comptable et individualiste – garantir la propriété des biens pour jouir sans entraves – que par une vraie vision anthropologique, dont le bien commun serait la finalité.

    En bref, la droite politique rechigne à endosser la doctrine et les symboles qui devraient être les outils de son combat. La gauche, quant à elle, assume fièrement son idéologie. Elle a eu l’intelligence stratégique de s’approprier, depuis Mai-68, tous les leviers du savoir et de la culture. L’hégémonie culturelle étant le préalable à toute victoire politique, elle n’a cessé dès lors de remporter ses combats les uns à la suite les autres. Son rayonnement a été si grand que la droite, faute de substrat idéologique, s’est elle-même laissé contaminer par l’idéologie de la bienpensance. Ainsi, il apparaît de plus en plus clair que c’est l’incurie culturelle de la droite qui est la cause de son insuccès politique.

    Échecs politiques et droimmitude

    Qu’on se le dise, depuis la Révolution française, le bilan politique global de la droite n’est guère éclatant. En 1815, après l’épopée napoléonienne, Louis XVIII s’assoit sur le trône. Embarrassé par les ultras qui se veulent « plus royalistes que le roi », le pragmatique souverain confie au duc de Richelieu la mission de renvoyer la très droitière chambre introuvable. La Restauration tourne au fiasco ; ce régime qui désirait « renouer la chaîne des temps » succombe en 1830, en conséquence de l’excès réactionnaire de Charles X. La Monarchie de juillet et le Second Empire décident de gouverner au centre, marginalisant de facto les représentants de la droite. Les débuts de la IIIe République rallument l’espoir monarchiste. Mais la médiocrité politique de Mac Mahon et l’idéalisme intransigeant du comte de Chambord ruinent de façon définitive le projet d’une ultime restauration. La sacralité des Bourbons est perdue. En 1889, la droite se trouve un nouveau cador avec le général Boulanger. Dans un style populiste, le militaire fait la synthèse du nationalisme et du socialisme. Mais, très vite, l’aventure boulangiste tourne au vinaigre, sur fond de scandales et de conflits internes. En 1924, les querelles intestines du bloc national (alliance entre libéraux, conservateurs et réactionnaires) entraînent dans les abîmes la chambre « bleu horizon ». Le cartel des gauches remporte la majorité, et plus jamais la France ne connaîtra d’assemblée aussi marquée à droite. L’appel au ralliement de Léon XIII (1892), la mise à l’Index des œuvres de Maurras (1926), enfin, l’excommunication des adhérents de l’Action française (1927), aggravent la déroute d’une famille de pensée dont la majorité des membres sont catholiques, et qui se trouvent privés, dès lors, de l’appui de Rome dans leur combat pour le trône et pour la nation. La dissolution des Ligues en 1936 libère un espace pour le Parti Social Français (PSF), premier parti de droite nationale « de masse » (quasiment 1 million d’adhérents), conservateur, antiparlementariste et d’inspiration catholique-sociale, porté par la figure du colonel de La Rocque. Le PSF voit son envolée électorale brisée par la défaite de juin 1940. Sous l’Occupation, la plupart des premiers résistants sont issus de la droite nationaliste, mais le régime de Vichy s’approprie hypocritement (1) les thématiques traditionnelles de cette famille d’idées (culte du chef, natalisme, retour à la terre, etc.), et des thèmes transversaux tirés de l’œuvre des anticonformistes des années 1930 ; entraînant ainsi la droite dans son discrédit.

    En 1945, la Libération consacre le mythe d’une « gauche Résistante ». L’idéologie progressiste, incarnée par le PCF, la SFIO et le MRP, assimile toute conviction de droite au pétainisme. C’est l’avènement de la pensée unique. La gauche intellectuelle entreprend son œuvre idéologique : elle professe que « tous les anticommunistes sont des chiens », écrit des poèmes à la gloire de Staline, soutient la décolonisation et les massacres du FLN. Les soldats de l’armée française, puis les membres de l’OAS qui se sacrifient dans un combat désespéré pour la « mission civilisatrice de la France » et l’intégrité du territoire, sont voués aux gémonies par l’intelligentsia parisienne. Bientôt, les faiseurs d’opinion saluent les combats de Fidel Castro et la révolution culturelle maoïste. En mai 1968, ils proclament qu’il est interdit d’interdire. En 1981, dans l’emblématique L’Idéologie française, BHL fulmine la « France moisie », et ce peuple français de souche « collabo » à « l’esprit étriqué ». La génération Mitterrand réalise cette hégémonie culturelle de la gauche, portée sur les fonts baptismaux de la French theorie (Foucault, Deleuze) et de l’idéologie de marché (Hayek, Friedman) : dérégulation de l’économie, construction européenne, immigrationnisme, antiracisme, et bougisme sociétal. Pendant ce temps-là, la droite politique est à la ramasse.

    En clair, il faut admettre que l’histoire politique de la droite est une inexorable litanie d’échecs (2) et de vexations. D’où cette névrose chez une famille de pensée qui a fini par intérioriser sa propre illégitimité, quitte à se laisser coloniser par les idées de gauche. En effet, depuis un demi-siècle la droite a pris l’habitude d’adopter les modes idéologiques – économisme, droit-de-l’hommisme, idéologie du progrès – qui ont historiquement affaibli toutes ses défenses immunitaires. C’est le fameux sinistrisme analysé par Thibaudet. Depuis quarante ans, les représentants de la « droiche », reconduits aux affaires par le biais du vote utile, s’évertuent à produire la loi Veil, le regroupement familial, les lois liberticides Pleven et Lelouch, la loi Rothschild-Pompidou, ou le Traité de Lisbonne, sans jamais remettre en cause les pseudo-acquis déconstructeurs du parti « du progrès », qu’ils intègrent si bien qu’ils finissent par les trouver désirables. C’est l’effet cliquet, qui permet de passer d’un cran à l’autre, dans un processus non-rétrogradable (3). Quel ténor de la droite parlementaire, qui a battu le pavé pour « sauver l’institution familiale » en 1999, oserait aujourd’hui remettre le PACS en question ? Laurent Wauquiez, le cador de la droite étiquetée « dure », qui n’a pas loupé une Manif pour tous, a déjà retourné sa parka rouge sur le mariage gay, et prépare, de façon sûre, d’autres prévisibles revirements.

    La droite a renoncé à produire sa propre vision du monde

    Depuis Mai-68, la droite s’est focalisée sur l’économie, et la gauche sur la culture. Jacques Julliard définit ainsi le Yalta culturel de la politique française : « A gauche le libéralisme moral et la réglementation économique, à droite la réglementation morale et le libéralisme économique ». Pour la droite, ce choix constitue un double écueil :

    – d’une part, elle s’est laissée subjuguée par l’idéologie du marché, pourtant contraire à sa vision anthropologique (4). Dans son schéma l’homo œconomicus a pris la relève historique de l’homo politicus, disqualifié pour manque d’appétit consumériste. La droite des valeurs s’est fait avaler par la droite des affaires. Mauvais business, car le marché finit toujours par imposer sa logique individualisante, donc à terme libertaire, à la société ;

    – d’autre part, elle a laissé à la gauche l’entière maîtrise du champ culturel. La littérature, la presse, l’université, le milieu artistique, etc., le gauchisme a pénétré tous les vecteurs de l’idéologie et de la culture. La droite authentique, ou ce qu’il en reste, y est ultra-marginalisée. Le camp du Bien s’est institué en pouvoir total, gardien de la parole autorisée, et fascisant tout ce qui ne correspond pas à sa vision du monde. A quelques exceptions notables, même la vraie droite semble terrorisée rien qu’à l’idée d’être traitée de « réac », de « facho » ou de « faire le jeu du FN ».

    Elle a fini par croire que, pour faire passer son message, elle a l’obligation de se soumettre aux critères de respectabilité idéologique de la gauche. Or, qu’elle se proclame humaniste, partisane du progrès, qu’elle multiplie sans relâche les génuflexions face au dogme libéral-progressiste, elle ne sera pour autant, jamais, au grand jamais, admise au sein du cercle de la raison (5), tant la gauche est persuadée de la supériorité morale de sa cause ; et du caractère délictueux de toute idée qui ne vient pas d’elle-même. Ainsi raisonne-t-on à gauche, où l’extrême droite commence à partir de François Bayrou. Il serait temps de l’admettre et d’en tirer les conséquences.

    L’épuisement culturel de la gauche

    Si la domination culturelle de la gauche est toujours palpable, elle est en passe de changer de camp. La marche des idées s’est inversée. Depuis la chute du Mur de Berlin, divers facteurs : mondialisation incontrôlée, paupérisation de la classe moyenne, relativisme des mœurs, réveil brutal de l’islam, etc., ont largement contribué à discréditer la mythologie du progrès et de l’émancipation individuelle. La production des idées à gauche a cessé dans ses deux versions historiques : sociale et libérale.

    Pour ce qui est de la gauche sociale, ses diverses tendances – anarchisme, trotskisme, communisme – datent, au mieux, du milieu du XXe siècle, souvent de la fin du XIXe. Le PC, encore à 15% dans les années 1980, réalise aujourd’hui moins de 3% des suffrages. Son électorat a en partie migré au FN. On continue, bon an mal an, de chanter l’International et de hisser le drapeau rouge à la Fête de l’Huma, mais tout ce charmant folklore dégage un parfum de naphtaline. Le PS, auquel Benoît Hamon a redonné une orientation sociale durant la campagne de 2017, n’est plus qu’un astre mort et doit vendre son siège de la rue de Solférino. Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, réalise encore quelques succès électoraux, mais qui sont dus davantage à son charisme personnel qu’à ses idées – Etat dirigiste, collectivisme, lutte antifasciste – tout droit sorties des grandes heures de la IVe République. Les syndicats éprouvent un certain mal à mobiliser les travailleurs pour les manifestations anti-loi travail. C’est pire encore en ce qui concerne les mouvements d’ultragauche et altermondialistes qui, par leur attitude, laissent deviner combien ils sont aux abois : la violence aveugle des groupuscules antifas le dispute à la vacuité des fumeurs de pétards de chez Nuits Debout.

    Dans sa version libérale, la gauche s’est en partie recyclée par le biais de Macron, dont le succès électoral est relatif : seuls 43% de l’ensemble des électeurs ont voté pour l’ex-banquier de Rothschild. A part quelques postures gaulliennes, qui durent le temps d’un selfie, on ne croit guère le macronisme capable de produire une nouvelle donne culturelle qui soit différente de celle du capitalisme, de l’intégration européenne, de l’immigrationnisme, dans la droite lignée de toutes les présidences françaises depuis Giscard ; le charme goldenboy, et la dimension high tech en plus. En bref, rien de philosophiquement révolutionnaire.

    S’agissant des luttes sociétales « émancipatrices » qui sont assumées de façon plus ou moins cohérente par les deux gauches, tels la libération sexuelle, la théorie du genre ou le pédagogisme, elles proviennent toutes de la contreculture des sixties et des seventies. S’il est vrai qu’elles sont toujours défendues aujourd’hui, bec et ongles, par certains membres de la classe politique, on sent bien qu’elles ont épuisé le cycle de leur virtuosité. Il y a comme une redondance, une fatigue chez cette gauche militante, à faire admettre les fumisteries du gender et de l’éducation positive à des populations, notamment immigrées arabo-musulmanes, qui n’ont pas l’air excessivement enthousiastes.

    Cette gauche culturelle, habituée depuis l’ère mitterrandienne à fréquenter les lieux du pouvoir, est définitivement sortie du jeu durant les pitoyables années du hollandisme. Elle s’est découverte sans doctrines, ni chefs, ni militants. Elle qui se célébrait comme gardienne de l’intelligence, patronne des vertus citoyennes, porteuse d’un avenir radieux, elle qui se glorifiait d’attirer des Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Yves Montand, doit reconnaître qu’elle ne rayonne plus comme avant. Seuls des Jacques Attali, Jamel Debouze et Benjamin Biolay peuvent encore prétendre au titre de compagnons de route du déclinant « parti de l’intelligence ». Pour la gauche, le bon vieux temps du confort intellectuel et moral n’est plus.

    Gagner la bataille des idées

    Le déclin de la domination culturelle de la gauche offre à la droite l’occasion de réinventer son substrat idéologique à partir d’une philosophie de l’enracinement. Beaucoup d’intellectuels, parfois issus de la gauche, ont développé certaines idées volontiers endossées par la droite : Alain Finkielkraut sur la crise identitaire, Régis Debray sur la problématique des frontières, Michel Onfray et sa critique de la modernité, etc. Pour autant, les appareils politiques se sont révélés inaptes à décliner ce travail intellectuel sur le plan électoral. Durant la campagne de 2017, « la droite et l’extrême droite n’ont pas réussi à produire d’idées nouvelles, se contentant de se reposer sur des acquis idéologiques engrangés dans le passé », analyse Gaël Brustier (6). Or, une majorité de Français (56% selon un sondage IFOP) s’affirment aujourd’hui de droite et s’accordent visiblement sur les thèmes essentiels : immigration, sécurité, TPE-PME, liberté éducative, etc. Ce peuple de droite, bien que sociologiquement divisé, a donc une réelle consistance. Comment lui donner une forme politique ?

    Pour former une véritable alternative de droite, il faut d’abord gagner la plus élémentaire des batailles : celle des idées. Tant qu’elles ne seront pas dominantes et bien articulées dans les têtes, elles ne seront pas gagnantes dans les urnes. La droite doit penser une stratégie culturelle, un « gramscisme de droite », du nom de ce marxiste italien qui a théorisé la notion d’ « hégémonie culturelle », l’objectif étant de réunir la société politique et la société civile autour d’un projet cohérent. Dans Le Marxisme de Marx, Raymond Aron explique que la puissance politique de l’œuvre de l’auteur de Das Kapital est de pouvoir être expliquée en « cinq minutes, en cinq heures, en cinq ans ou en un demi-siècle ». La doctrine sophistiquée du marxisme a imprégné les mentalités de façon quasi religieuse, aussi bien dans sa version originelle socialiste (la lutte de la bourgeoisie contre le prolétariat) que dans son prolongement culturel contemporain, à savoir la lutte identitaire de tous les autoproclamant « dominé-e-s », quels qu’ils soient (femmes, homosexuels, migrants, etc.) contre tous les pseudo- « dominants » (patriarcat, hétérosexuels, peuple du pays d’accueil). A la façon du marxisme, il faut se donner les moyens d’édifier un corpus idéologique de droite, clair, efficace, fondé sur une vision du monde solidement charpentée. Il faut mener la guerre des mots, des symboles, des grands mythes mobilisateurs.

    La présidentielle de 2007 fut une étape décisive. Sous l’influence de Patrick Buisson, le candidat Sarkozy assuma un positionnement droitier. Pour n’avoir pas lu Gramsci, Nicolas Sarkozy n’en saisit pas moins quelques rudimentaires ressorts lui permettant, dans un contexte d’appauvrissement du débat public, de réorganiser à son profit tout un univers symbolique. « Renverser l’héritage de Mai-68, rétablir l’autorité du prof, défendre l’identité nationale, etc. » furent les promesses inattendues du candidat UMP, au grand désespoir de nombreux cadres de ce mouvement qui désiraient mener campagne au centre. Démarche purement électoraliste, on le sait, car jamais ces paroles ne furent traduites en actions. Cela étant, la gauche fut horrifiée de se voir imposer ces nauséabondes thématiques. Comme le remarque Patrick Buisson, ce viol salutaire de l’idéologie bienpensante fut l’étincelle originelle, qui aboutit plus tard, en 2013, à la Manif pour Tous. La loi Taubira fut, en effet, le détonateur d’un grand mouvement social conservateur, qui draina plus d’un million de personnes dans la rue, et suscita tout un ensemble d’actions militantes (Les Veilleurs, Les Antigone, les Hommens, etc.) portées par des jeunes maîtrisant les codes de la communication. Le texte est passé. Jean-Christophe Cambadélis reconnut toutefois que, dans une perspective gramscienne, on peut parler d’une « défaite culturelle pour la gauche », qui semble avoir perdu le monopole des mouvements contestataires.

    C’est bien à droite que se déroule l’agitation des idées. Les essais politiques majeurs de ces dernières années, signés Patrick Buisson, Eric Zemmour ou Philippe de Villiers, démontrent en quoi la submersion migratoire et le fondamentalisme de la modernité déstabilisent nos cadres de vie traditionnels, au point de menacer l’existence même de la France comme nation historique. Les progressistes n’ont plus le monopole de la pensée critique. Par ailleurs, la génération qui a moins de 40 ans est plus désinhibée ; elle ne souffre plus du complexe d’illégitimité de la droite. Le foisonnement des jeunes intellectuels militants – François-Xavier Bellamy, Eugénie Bastié, Alexandre Devecchio, Julien Rochedy ou Charlotte d’Ornellas –, l’émergence de médias alternatifs – la nouvelle revue l’Incorrect à la fois intello et rock’ roll qui assume son ambition d’unir les sensibilités de droite, la revue Limites reprenant pied sur le terrain de l’écologie, la revue d’idées ElémentsTV LibertésFréquence Orage d’Acier – ou encore des initiatives dédiées à l’activisme, comme Génération Identitaire, et à la formation, telles Academia Christiana, Renaissance catholique, la Fondation Polémia, Acteurs d’Avenir, etc., donnent de nombreuses raisons d’espérer.

    Pour l’heure, il s’agit d’un foisonnement encore très parisien, assez intello, plus ou moins distant de la réalité d’une majorité de Français. Pour s’imposer, cette doctrine devra s’adapter aux enjeux contemporains, notamment écologiques et géopolitiques, et ne pas s’arc-bouter exclusivement sur des thématiques morales ou identitaires. Surtout, elle devra prendre la question sociale par les cornes, pour soumettre aux Français défavorisés une alternative crédible, tant au libéralisme qu’au socialisme, à travers une réflexion de fond sur la subsidiarité.

    Cette jeunesse de droite doit enfin se soucier de mettre en adéquation son mode de vie avec ses idées. Il est toujours affligeant d’observer cette bourgeoisie dévote, racontée de façon ironique par la jeune romancière Solange Bied-Charreton (7), qui sort dans la rue pour défendre l’école libre et protester contre la loi Taubira, mais qui, par derrière, vote Macron et pousse ses enfants à s’inscrire dans les grandes écoles de commerce pour s’assurer qu’ils reproduiront bien leur réussite socio-économique. Dans cette démarche visant à fabriquer des winners, certains rejetons de bonnes familles admettent trop facilement la dilution de leurs valeurs. Il faut tuer le droitard qui est en soi. D’autres jeunes qui font le choix de devenir enseignant, artiste, journaliste, pour défendre et transmettre une noble vision du monde, au risque de casser l’ascension sociale de leurs parents, méritent à ce titre d’être salués.

    Cap à tribord donc ! Il s’agit pour la droite de se prendre enfin au sérieux, et de concevoir une stratégie culturelle, un Kulturkampf, dont la finalité serait la conquête effective du pouvoir. Pour ce faire, elle dispose d’abondantes ressources intellectuelles. Il ne tient qu’à elle de transformer l’essai.

    Ambroise Savatier 18/10/2017

    Notes :

    1/ Patrick Buisson, 1940-1945, Années érotiques. L’occupation intime, Albin Michel, 2011, 319
    2/ Il serait malhonnête de ne pas citer les quelques victoires de la droite. C’est aux catholiques sociaux, qui s’opposent à la mise en coupe réglée de l’ouvrier par le capitalisme industriel, que l’on doit les premières lois sociales du XXe siècle. Et par ailleurs, sur le plan strictement régalien, le gaullisme redonna sa place à la grandeur nationale, à la continuité et au primat du politique sur l’économie, grâce à l’Etat stratège.
    3/ Yves-Marie Adeline, La Droite impossible : essai sur le clivage droite-gauche en France, Ed. de Chité, 2012, 108 p.
    4/ Il n’y a qu’à voir l’impasse des options économistes durant la campagne de 2017, qui furent celle de François Fillon, avec campagne Triple A, et celle de Marine Le Pen, qui subordonnait la réalisation de tout son projet à la question monétaire. Aucune de ces stratégies économistes n’a convaincu l’électorat.
    5/ En finir avec le complexe médiatique de la droite face à la gauche
    6Gaël Brustier : « Macron est l’intellectuel organique du nouveau capitalisme »
    7/ 
    Solange Bied-Charreton, Les visages pâles, Stock, 2016, 392 p.

    https://www.polemia.com/pour-un-gramscisme-de-droite/

  • Avis de recherche : Où est passée la gauche ? - Journal du Mardi 31 Octobre 2017

  • Alain Escada : « Ces valeurs républicaines, je les vomis ! »

    Le magazine Réfléchir & Agir n°56 a publié un entretien avec Alain Escada, le président de Civitas, qui mérite toute l’attention du camp national.

    Reflechir-Agir-ete2017.jpgPersonnalité vue à la télé comme le nouveau Grand Méchant Loup hexagonal depuis les manifestations géantes contre le mariage homo et des pièces de théâtre blasphématoires, Alain Escada est le président de Civitas qui vient d’ailleurs de se transformer en parti politique.

    Rencontre avec un homme qui hérisse le poil de tous les républicains de stricte obédience en général, et du député PRG de La Rochelle, Olivier Falorni, en particulier.

    Propos recueillis par Georges Feltin-Tracol

    Alain Escada
    « Ces valeurs républicaines, je les vomis ! »
    Civitas s’est fait connaître à l’occasion des protestations contre le PissChristet des pièces anti-chrétiennes avant de devenir le fer de lance de la loi Taubira en 2012 – 2013. Pourquoi avoir décidé de faire de Civitas un parti politique ? Ne trouvez-vous pas qu’il y a déjà bien trop de formations politicardes ? 
    Si nous avons décidé de transformer Civitas en parti politique, ce n’est pas avec l’intention de sombrer dans la basse politicaille ou la prostitution électoraliste, rassurez-vous. Mais nous considérions que nous étions des orphelins politiques puisque tous les partis présents à l’élection présidentielle se réfèrent aux mêmes “valeurs” laïques et républicaines. Nous avons donc choisi d’agir plus intensivement sur le terrain politique, y compris en participant aux élections législatives, afin de donner plus d’audience à notre discours. Sans pour autant concéder quoi que ce soit. Il ne s’agit pas pour nous d’aseptiser nos propos pour chercher à plaire à quelques électeurs supplémentaires. Nous voulons dire aux Français la vérité, toute la vérité, y compris celle qui est difficile à entendre, qui bouscule les habitudes. Nous voulons aussi proposer des solutions aux Français, même si ces remèdes peuvent apparaître très exigeants pour la plupart de nos contemporains qui s’accommodent du matérialisme cosmopolite ambiant.
    Vous avez le courage de mettre en cause la franc-maçonnerie et ses liens profonds et anciens avec la République. Ne craigniez-vous pas de passer pour un affreux « complotiste » ? 
    Les étiquettes délivrées par des journalistes devenus valets du système sont les derniers de mes soucis. Je n’ai pas besoin de leur label de respectabilité. De toutes les façons, les journalistes et les politiciens ont tellement perdu tout crédit auprès de l’opinion publique que leurs insultes deviennent un hommage du vice à la vertu. Dans le contexte actuel, me traiter de « complotiste » équivaut à confirmer que je dénonce une réalité cachée. A l’abri des regards, des décisions sont prises au sein de sociétés secrètes, qu’elles s’appellent loges maçonniques, club Le Siècle, B’naï B’rith, Bilderberg, Young Leaders ou Bohemian Grove. Et la liste n’est pas exhaustive ! Or, les décisions prisent par ces sociétés secrètes s’opposent systématiquement au bien commun et à l’intérêt national.
    Quel regard portez-vous aux « valeurs républicaines » ? Seriez-vous prêts à vous sacrifiez pour elles ? 
    Je serais prêt à me sacrifier pour… les voir disparaître. Ces « valeurs républicaines », je les vomis. Elles sont la cause hier du génocide vendéen et des noyades de Nantes, aujourd’hui de la décadence morale, de la théorie du genre à l’école, de l’immigration de grand remplacement et du règne des puissances d’argent. Ce sont ces  « valeurs républicaines », aujourd’hui couplées au diktat mondialiste, qui tentent de faire des Français des nomades sans Dieu, sans Famille, sans Patrie. A ces « valeurs républicaines », j’oppose le Pays Réel, son enracinement, sa foi catholique, la fierté de son identité, son patrimoine, son histoire, ses coutumes.
    Civitas souhaite refaire du catholicisme la religion d’État en France. Et la laïcité dans tout ça ?
    La laïcité n’est qu’un simulacre de religion que la république maçonnique a voulu substituer au catholicisme qui était la foi de la très grande majorité des Français jusqu’à la Révolution de 1789. Des théoriciens de la laïcité tels que Ferdinand Buisson ou Vincent Peillon ne s’en cachent pas, souhaitant même faire de l’école le temple de la religion républicaine.
    Refaire du catholicisme la religion d’État en France, c’est signifier à la fois à l’UOIF, au CRIF et au Grand Orient qu’ils peuvent faire leurs valises.
    Sur le foulard musulman, êtes-vous du côté des laïcards ou bien comprenez-vous les musulmanes qui font la nique à Marianne ?
    Je me souviens d’un ancien slogan, « Gardez vos foulards et mettez les voiles », qui était moins simpliste qu’il n’y paraît. Je peux bien admettre que nombre de musulmans souhaitent vivre strictement selon l’islam. La meilleure façon d’y arriver, c’est de remigrer. Car la France n’a pas vocation à devenir terre d’islam. Si un gouvernement véritablement soucieux du bien de la France et des Français organise un jour la remigration de quelques millions de personnes issues de l’immigration, la question du foulard musulman deviendra aussi anecdotique que le port du sombrero. De la même façon que s’il n’y avait qu’un snack Kebab à Paris, ce serait une touche d’exotisme, tandis que leur prolifération devient un signe supplémentaire de l’invasion migratoire.
    J’ajoute que refaire du catholicisme la religion d’État en France résoudrait bien des problèmes.
    La République française à la vocation universelle n’est-elle pas pour vous seulement la somme du droit-de-l’hommisme, de l’antiracisme, du métissage imposé, du mariage gay, de la PMA et de la GPA ?
    Absolument, et c’est bien pour cela qu’il faut rompre complètement avec ce système et changer de régime. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », écrivait Bossuet. Quel que soit le pourcentage d’électeurs que l’on a derrière soi, chercher à restaurer la France sans remonter à l’origine de ses maux n’a aucun sens.
    Au-delà de cette République, quel régime alternatif préconisez-vous ?
    Civitas préconise un Etat corporatiste, fort et souverain, affranchi de l’Union Européenne et de l’OTAN. Les multinationales, les banksters, les spéculateurs et les usuriers ont anéanti les forces économiques réelles de la France. Civitas veut revaloriser le petit commerce, la petite industrie, l’artisanat et la paysannerie. Et restaurer des corporations professionnelles qui seraient représentées au sein d’une assemblée qui remplacerait le Sénat.
  • PMA / GPA: « Il ne faut pas se laisser phagocyter par le lobby gay de Paris »

    Les bonnes feuilles d'Elisabeth Schemla

    Quatre ans après le mariage pour tous, Élisabeth Schemla a rencontré homosexuels – militants ou non –, intellectuels, responsables politiques et religieux pour faire le point sur les débats autour de la PMA et de la GPA. De cette enquête passionnante, la journaliste a tiré un essai, Les homos sont-ils des hétéros comme les autres ? (Éditions de l’Observatoire, sortie le 11 octobre) dont Causeur publie les bonnes feuilles.

    Ma démarche

    Cet ouvrage est en quelque sorte un dû. Ici, à propos de cette question décapante : « les homos sont-ils des hétéros comme les autres ? », j’ai choisi de faire un saut dont les lectrices et les lecteurs jugeront de l’intérêt. En triant entre les anecdotes inutiles ou indiscrètes et celles instructives et pertinentes, j’y ai mis l’histoire personnelle.

    La suite sur Causeur