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France et politique française - Page 3051

  • « Post-vérité » - en suspendant le jugement, l’émotion permet la manipulation…

    Boulevard-voltaire17

    Entretien de Nicolas Gauthier avec Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire.

    Boulevard Voltaire : Un nouveau concept politico-linguistique fait actuellement beaucoup parler de lui : la « post-vérité ». Il y aurait donc une « ante-vérité » ? Qu’est-ce que tout cela veut dire ?

    Alain de Benoist : La « post-vérité » (post-truth) a en effet été choisie en 2016 comme « mot de l’année » par le Dictionnaire d’Oxford. Le terme est apparu aux États-Unis dans le sillage de la « French Theory » au début des années 1990, lorsque des auteurs comme Michel Foucault ou Jacques Derrida ont commencé à discréditer la notion de vérité comme un « grand récit » auquel on ne pouvait plus croire. Dans la foulée, un certain nombre de journalistes ont cru possible de s’affranchir de leur devoir de neutralité face aux événements. Le mot a ensuite été popularisé en 2004, avec le livre de Ralph Keyes, The Post-Truth Era.

    La « post-vérité » n’est pas le mensonge, mais l’indifférence à la distinction entre mensonge et vérité. L’ère « post-vérité » (ou « post-factuelle ») désigne une période dans laquelle les faits objectifs comptent moins que l’émotion pour modeler l’opinion publique. Dans cette optique, le rôle des victimes devient essentiel. L’image partout diffusée du petit Eylan, noyé sur les rives de la Méditerranée, qu’on a immédiatement utilisée comme un argument en faveur de l’accueil des migrants, en est un exemple typique. En suspendant le jugement, l’émotion permet la manipulation.

    On sait bien qu’il est difficile de hiérarchiser les informations quand on est bombardé de nouvelles, de commentaires et d’images qui se succèdent à une vitesse folle. C’est le problème de l’« infobésité ». Cela n’a rien de nouveau, mais le phénomène s’est de toute évidence accéléré à l’époque postmoderne. La transformation de la vie politique en spectacle, c’est-à-dire en concours d’apparences, la déferlante des images, les pratiques commerciales frauduleuses, la publicité mensongère, l’avènement de la blogosphère et des réseaux sociaux, le règne de la téléréalité et de l’« infotainement » (mêlant information et divertissement), le rôle joué par des « spindoctors » spécialistes dans l’art de raconter des histoires (« storytelling »), le recours aux algorithmes et aux « bulles de filtrage », voire la montée du narcissisme (tout individu peut devenir source d’information ou de désinformation), ont fortement contribué à effacer la frontière entre vérité et non-vérité, donnant naissance à ce que certains ont appelé la « démocratie des crédules ». L’avènement du numérique décourage à lui seul le sens critique et le raisonnement logique, en même temps qu’il provoque un déficit chronique d’attention. Hannah Arendt distinguait les vérités de fait et les vérités de raison. La « post-vérité » révèle la vulnérabilité des premières.

    Boulevard Voltaire : On parle aussi beaucoup des « fake news ». Mais ces « fausses vérités » ne sont-elles pas aussi l’ordinaire du monde de l’information, officielle ou non ?

    Alain de Benoist : C’est l’autre volet de la question.

    Le journalisme professionnel a longtemps été censé recueillir la vérité publique, mais ce n’est plus le cas. Toutes les enquêtes d’opinion révèlent une défiance croissante vis-à-vis des grands médias : presse papier, radios, télévisions. Les gens réalisent que ce qu’on leur dit ne correspond pas à ce qu’ils voient. Depuis que les propriétaires des journaux ne sont plus des journalistes, mais des milliardaires, ils sont devenus conscients des connivences incestueuses qui lient les médias aux élites financières et politiques, toutes issues du même milieu sociologique, toutes également discréditées. Mais au lieu de s’interroger sur les causes de cette défiance dont ils font l’objet, les grands médias préfèrent dénoncer les sources d’information alternatives comme fondées sur la rumeur et le mensonge. Après avoir exercé une cléricature riche en anathèmes, en mises à l’index et en excommunications, ils se posent en gardiens des faits et prétendent dire ce qu’il faut croire. La création de mystifications du genre « Decodex » ou « Factcheck » n’a pas d’autre origine. C’est dans ce contexte qu’ils s’en prennent à la « post-vérité ».

    Ce n’est pas un hasard si l’on n’a jamais tant manié la notion de « fake news » (« informations contrefaites ») que depuis le Brexit et l’élection de Donald Trump. Le peuple adhérerait spontanément à la « post-vérité », parce qu’il se composerait essentiellement de ploucs incultes et mal éduqués. À travers la dénonciation de la « post-vérité », c’est à une mise en accusation du populisme, dont les leaders orienteraient systématiquement le peuple vers ses bas instincts en faisant un usage stratégique des rumeurs et en usant d’« éléments de langage » n’ayant plus aucun rapport avec les faits, que l’on assiste. Or, les médias qui sont sur la défensive face aux « fake news » ont toujours été les premiers à en publier (on se souvient du « charnier » de Timisoara, des couveuses du Koweït, des « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, etc.). Il y a longtemps que la grande presse s’est mise au service de l’idéologie dominante, devenant du même coup la principale fabrique du consentement (Noam Chomsky).

    Boulevard Voltaire : Un retour à l’objectivité est-il possible ?

    Alain de Benoist : L’objectivité absolue est impossible car personne ne parle à partir de nulle part, mais on peut au moins tendre à l’honnêteté. La notion de vérité fait depuis des siècles l’objet d’un vaste débat philosophique. On la définit souvent, à tort à mon avis, comme synonyme de la conformité aux faits : il y aurait d’un côté les faits, de l’autre les jugements de valeur. C’est oublier que notre cerveau ne perçoit jamais des faits bruts, mais des faits associés à des interprétations qui seules peuvent leur donner un sens. Nos structures cognitives ne nous portent pas à rechercher des faits, mais à rechercher du sens, et donc à faire un tri spontané entre les informations en fonction de ce que nous pensons déjà, et plus généralement des exigences de notre écosystème mental. C’est la raison pour laquelle la « post-vérité » a encore de beaux jours devant elle.

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

    Source

    Pour en savoir plus, lire notre dossier dans Éléments n°165

    http://blogelements.typepad.fr/blog/2017/03/-post-v%C3%A9rit%C3%A9-en-suspendant-le-jugement-l%C3%A9motion-permet-la-manipulation-.html#more

  • Médias, Bruxelles, Moscou, Macron…Vous avez dit ingérence?

    Nos compatriotes sont souvent confrontés à des informations disons… surprenantes. Comme celles délivrées par l’institut IPSOS pour la Commission Nationale Consultatives des Droits de l’homme qui indique ce matin que si  en 2014 74% des Français pensaient qu’il y avait trop d’étrangers en France ils ne sont plus que  53%  à le penser aujourd’hui. Une baisse magique  de 21 points en trois ans que les esprits les plus éclairés attribueront peut-être aux effets sur les consciences de la formidable politique déployée sous le quinquennat Hollande…  Les médias relayent aussi  complaisamment ces dernières heures les nouvelles révélations publiées dans Le Monde hier  censées apportées une nouvelle preuve de la malhonnêteté prévaricatrice du FN dans l’affaire dite des assistants parlementaires. C’est une chose que Le Monde,  journal de référence du Système, détenu comme de juste par Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, trois ardents soutiens  de Emmanuel Macron, et dont les journalistes  eux roulent plutôt pour Benoit Hamon, apporte son aide habituelle à l’édification  du barrage anti FN. Il n’est  guère surprenant non plus que les cinq ou six  grands groupes capitalistiques qui détiennent à eux seuls la quasi totalité des grands canaux d’informations écrits et audiovisuels, communient pareillement dans  le militantisme en faveur des sociétés (grandes) ouvertes, dans la même sourde hostilité progressiste à l’opposition nationale, populaire et sociale. Notons cependant qu’il est vraiment affligeant de voir un  parlementaire européen, élu  en 2014  grâce aux voix et sous l’étiquette du FN,  homme qui se piquait de nationalisme intégral, de résistance  au mondialisme,  à  la doxa officielle sur les sujets les plus sensibles, voire les plus sulfureux,  manier la basse invective, apporter sa pierre à la lapidation du Mouvement national pour venger son  ego blessé (?)  ou  donner des gages pour se faire embaucher dans une  formation concurrente. Comme aime à le dire Jean-Marie Le Pen,  là où il y a de l’homme il y a  de l’hommerie , mais on a beau le savoir… 

    Il est donc évoqué aujourd’hui des  documents accablants (sic), saisis lors de la perquisition, opérée en février 2016 au siège du FN à Nanterre - et donc donnés en toute illégalité au Monde pour les faire fuiter - notes et courriers adressés à Marine qui prouveraient  sa connaissance  d’emplois fictifs . Il est cité principalement  un courriel du trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, à la présidente du FN, envoyé le 16 mai 2014 qui écrit que  «dans les années à venir et dans tous les cas de figure, nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen et si nous obtenons des reversements supplémentaires». Or,  lesdits propos n’indiquent  bien évidemment en rien la mise en place d’un système mafieux mais plus prosaïquement comme l’a précisé Wallerand  le fait que « les économies que le FN anticipait portaient sur les salariés du Front National qui, devenus députés français au Parlement européen, allaient voir leurs contrats de travail s’interrompre ; les reversements supplémentaires étaient ceux attendus des élus départementaux et régionaux  (aux élections de 2015, NDLR) dont le nombre devait augmenter considérablement vu les enquêtes d’opinion ».

    Chacun l’aura compris,  il s’agit ici de feuilletonner cette persécution judiciaire afin qu’elle reste  sur le devant de la scène, qu’elle pollue les débats et parasite les temps de parole de Marine et de se soutiens,  qu’elle alimente aussi le syndrome du Tous Pourris sur le thème le FN est comme les autres.  Le but de la manœuvre est assez limpide, elle consiste à pousser les électeurs à l’abstention;  une gréve du vote sur laquelle compte les  écuries électorales des partis  du Système pour endiguer la vague Le Pen.  Car  les gros bataillons des abstentionnistes - premier parti de France devant le Front National - se trouvent dans les classes  populaires, au sein de cette France périphérique particulièrement sensible au vote et au discours du Front National.

    Dans la même veine, les médias ont fait état, sans grand esprit critique, des propos d’un homme qui n’a en général pas le profil idéal pour plaire à nos journalistes, à savoir Richard Burr, un ultra-conservateur membre de l’Eglise Méthodiste, sénateur républicain à la tête de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain. Il est en charge des investigations (cette commission poursuit actuellement ses travaux) sur la supposée ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine. Il déclara d’ailleurs dans ses premières conclusions que les Etats-Unis n’étaient pas exposés au risque de piratage.

    Mais hier, M. Burr affirmait que le gouvernement russe était aussi « activement impliquée » dans la campagne présidentielle française. «Je pense a-t-il dit, (se basant sur la surveillance notamment de nos réseaux sociaux par la CIA ? ) qu’il est raisonnable de dire, d’après ce que tout le monde estime (sic), que les Russes sont activement impliqués dans les élections françaises ». Anticipant peut-être les révélations annoncées par  Wikileaks sur Emmanuel Macron, ce sénateur américain poursuit : «Nous estimons qu’il est de notre responsabilité de communiquer au reste du monde ce qu’il se passe, parce que nous sommes face désormais à la diffamation de candidats ».

    Il  est vrai que les Etats-Unis,  ont une certaine expérience en la matière, les Américains n’ayant jamais ménagé leurs efforts pour installer dans d’autres  pays des partis, des candidats, des gouvernements  ayant leurs faveurs ou pour déstabiliser,  éliminer directement, même par les moyens les plus brutaux, ceux qu’ils estimaient contraires à leurs intérêts. Ils ne sont certes pas les seuls mais ils ont pour se faire des moyens que les autres n’ont pas.

    Alors les Français ne sont pas sots affirme Bruno Gollnisch. Ils constatent la volonté des médias dont le mot d’ordre général est tout saut Marine, d’influer sur l’élection présidentielle. Ils ont bien compris également  qu’il était assez évident que la Russie de Vladimir Poutine préférerait voir demain à la tête de la France une Marine Le Pen, voire un François Fillon, qui ont manifesté une volonté de rééquilibrage de notre politique étrangère, qui se sont prononcés pour des relations apaisées avec la Russie, notamment dans le cadre de la lutte contre le djihadisme. Mais aussi en ce qui concerne le FN, pour un partenariat économique, culturelle accru, mais en toute indépendance avec Moscou, dans le cadre de  la défense des valeurs nationales, patriotiques, civilisationnelles face au mondialisme marchand et niveleur, à l’idéologie hors sol et transnationale. Celle-là même qui est défendue par la propagande plus ou moins insidieuse de la quasi totalité du quatrième pouvoir dans notre pays.

    https://gollnisch.com/2017/03/30/medias-bruxelles-moscou-macron-avez-dit-ingerence/

  • Libéralisme sociétal, européiste et mondialiste contre souveraineté nationale et identité française ?

    Analyse de Laurent Bouvet, professeur de Science politique à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et auteur de La Gauche zombie, chronique d'une malédiction politique :

    "Normalement, le barrage contre le FN s'érige au second tour de l'élection. La «gauche castor» désignant cette gauche qui ne s'intéresse au «danger lepéniste» qu'une fois le premier tour passé et la surprise d'un bon résultat frontiste avérée. Là, nous sommes dans une toute autre configuration: le danger de la «peste blonde» saisit tout le monde dès avant le premier tour puisqu'il y a une très forte probabilité pour que Marine Le Pen soit présente au second tour, et même qu'elle se qualifie pour celui-ci avec un score élevé au premier tour. (...)

    Le second tour de la présidentielle se déroule bien entre Macron et Le Pen, on verra s'installer à la fois un nouveau clivage structurant de la vie politique : entre un libéralisme aussi bien économique que culturel et «sociétal» assumé pro-européen et pro-mondialisation d'un côté et un antilibéralisme tout aussi assumé appuyé sur un retour à la souveraineté dans les frontières nationales et une définition culturaliste et organique de l'identité française. Ce nouveau clivage recoupant très largement une division à la fois sociale, territoriale et culturelle du pays.

    Dans un tel cas, le FN apparaîtrait en effet comme le pôle d'alternance majeur - dans l'opposition à une vaste coalition regroupée derrière Macron - pour les 5 prochaines années, attirant à lui à la fois des élus (issus de LR en particulier) et des électeurs. Une telle opposition justifierait alors pleinement le discours tenu de longue date par le FN représentant celui-ci comme un parti «anti-système». Une telle perspective posant la question du point d'arrivée en 2022 d'un tel système politique restructuré, au moins en partie, autour de ce clivage.

    Les forces classiques de la gauche et de la droite étant désormais sommées de se prononcer dans le cadre de ce clivage, soit pour l'accepter et rallier un des deux pôles (sous des formes qui peuvent être variables), soit pour le refuser et se retrouver en marge des débats politiques qui en résulteraient (...)

    «Nouveaux visages, nouveaux usages» dit Emmanuel Macron. Que vous inspirent les ralliements (de gauche ou de droite) des figures politiques chevronnées à En Marche?

    Il y a là, à la fois, quelque chose de très classique où l'on voit que certaines personnalités changent de trottoir assez aisément sans jamais changer de métier, cherchant à être du côté du futur pouvoir, et quelque chose d'assez nouveau: la mise en place avec une bonne probabilité de succès (contrairement aux tentatives précédentes) d'une force centrale sinon centriste dans la vie politique française."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le numéro 45 de Synthèse nationale est sorti

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  • Union européenne : le dogme craque de partout face à l’afflux de migrants

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    8831-20170330.jpgL’Union européenne a beau être le seul dieu, fêté, honoré, relayé sur toutes les antennes, la réalité c’est qu’elle se fissure de partout. Face à la nouvelle submersion migratoire de ce printemps 2017, de plus en plus de pays refusent de se soumettre.

    Pour la Grèce c’est non. Le pays refuse d’accueillir de nouveaux migrants. Comme nous le déclarait Marine Le Pen dans l’interview qu’elle nous a donnée le 7 mars dernier, « le printemps n’est même pas arrivé que déjà le nombre d’arrivées a doublé par rapport à l’année dernière ». Le ministre de l’Immigration grec, Ioannis Mouzalas proteste contre un retour au règlement de Dublin que veut lui imposer l’UE. D’après ce règlement, les migrants doivent revenir dans le premier pays européen traversé pour y demander l’asile : « La Grèce porte déjà un très lourd fardeau. Nous prenons en charge 60 000 réfugiés… »

    Après la Pologne et la Hongrie réfractaires, l’Autriche va demander à la Commission européenne d’être exemptée de l’accueil de migrants : « Nous estimons qu’une exception est nécessaire pour l’Autriche qui a déjà rempli ses obligations. » Lors d’une visite à la mission Frontex en Méditerranée, le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz (ÖVP, Parti conservateur) a vivement critiqué les actions de sauvetage des ONG : « Il faut en finir avec la folie des ONG ! Il y a des ONG qui font du bon travail, mais il y en a aussi beaucoup qui sont des partenaires des passeurs. » Frontex a dénoncé le fait que les migrants sont recueillis par des bateaux européens toujours plus près des côtes libyennes, ce qui favorise les affaires des réseaux criminels et des passeurs.

    Kurz a de nouveau préconisé le modèle australien : que les réfugiés sauvés en Méditerranée ne soient plus amenés sur terre en Italie, mais qu’ils soient arrêtés et renvoyés dans des centres de réfugiés à l’extérieur de l’UE :

    « Quand il sera clair que le voyage s’arrêtera sur des îles comme Lampedusa ou Lesbos, il n’y aura au bout de quelques semaines presque plus personne à se mettre en route. »

    C’est un nouveau coup porté au système despotique de répartition des migrants voulu par l’UE.

    En Suède, un sondage donne le parti anti-immigration en tête des intentions de vote, en Slovaquie, la droite nationaliste ne cesse d’accentuer sa percée.

    La réalité résiste à l’utopie européiste ? Comme l’écrivait Guy Rouvrais, c’est donc la réalité qui a tort et eux qui ont raison ! « Les eurocrates attribuent la révolte des peuples européens non pas à trop d’Europe mais à pas assez. Il faut aller encore plus en avant et à marche forcée ». Sauf que ça ne marche plus comme ça.

    Caroline Parmentier

    Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 30 mars 2017 sous le titre « UE : le dogme craque »

    https://fr.novopress.info/204664/union-europeenne-le-dogme-craque-partout-face-afflux-migrants/

  • Marion Maréchal Le Pen : «Je ne vois pas à quel titre il existerait un droit illimité au remboursement des avortements par les impôts»

    Quelques extraits de l'entretien de Marion Maréchal Le Pen avec Natacha Polony, sur la laïcité, l'islam et l'avortement : 

    VIDEO @Marion_M_Le_Pen : «Le Sapin de est un symbole attaqué par les fanatiques de l'extrême gauche et de l' 

    VIDEO @Marion_M_Le_Pen «Je ne crois pas que la France soit de culture et qu’elle ait donc des traditions populaires »

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  • Les « primo-votants » mettent Marine Le Pen en tête

    La gauche découvre aujourd’hui, effarée, qu’une certaine jeunesse a commencé d’écrire un nouveau tome.

    Le 25 septembre 2015, sur le plateau de l’émission « Ce soir (ou jamais !) », un échange tendu entre Eugénie Bastié et Jacques Attali avait attiré l’attention. Pas le moins du monde impressionnée par le Monsieur-je-sais-tout qui « conseille » les Présidents et les grands faiseurs de ce pays depuis quarante ans (avec le succès qu’on connaît), la Belle avait prophétiquement annoncé à la Bête que « l’ancien monde était de retour ».

    Une façon courtoise de dire qu’après des décennies d’un travail de sape destiné à déconstruire l’ordre hérité des siècles, et plusieurs générations léthargiques sur qui la greffe cérébrale semblait avoir correctement fonctionné, une nouvelle vague, jeune, réagissant à la façon d’un anticorps au désastre en cours, se levait enfin.
     
    Il y a plusieurs façons de mesurer, en effet, cette volonté d’une partie grandissante du pays d’enrayer la fatalité et de faire mentir cette vieille ritournelle de gauche qui prétend que l’émancipation des opprimés d’hier et l’anéantissement des vieilles structures équivalent à la fin de l’Histoire. Convaincue d’avoir porté l’humanité à son point ultime de maturité en écrivant sur elle et pour elle la dernière page de son roman, cette gauche découvre aujourd’hui, effarée, qu’une certaine jeunesse a commencé d’écrire un nouveau tome. Plusieurs façons, donc, de mesurer que cette révolution silencieuse a commencé : premièrement, nous le voyons sur le plan strictement électoral, avec notamment une défiance de plus en plus manifeste à l’égard de la classe politique et, plus concrètement encore, dans l’élimination, ces derniers mois, des principales têtes de liste du système : Sarkozy, Juppé, Valls, Hollande ; quiconque a occupé le pouvoir ou lui est intimement lié dans l’esprit des Français est renvoyé dans ses cordes.
     
    Pour vérifier que ces rejets ne sont pas seulement un mouvement d’humeur sans véritable soubassement politique, il faut les mettre en parallèle avec la lente et inéluctable progression de Marine Le Pen et du Front national, qui réalisent, en plus de leurs scores chaque fois supérieurs à chaque scrutin, le tour de force dans un pays où ils ont été diabolisés au possible d’être maintenant défendus, affichés et revendiqués par une masse qui ne craint plus l’anathème.
     
    Ce mercredi 29 mars, Bruno Cautrès, chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), donne les chiffres d’une réalité dont on avait déjà mesuré l’ampleur : les jeunes qui mettront leur bulletin dans l’urne pour la première fois de leur vie à l’occasion du scrutin présidentiel à venir le feront en faveur de Marine Le Pen à hauteur de 30 % d’entre eux. Elle est talonnée par l’illusionniste Macron (27,2 %) et, très loin devant les autres poursuivants, Mélenchon et Hamon (15,6 et 15,4 %) ; Fillon, hors radar ou presque, n’intéresse que 8 % de ces 3,3 millions de primo-votants.
     
    Au soir du premier tour, le 23 avril 2017, lorsque Marine Le Pen se qualifiera pour le second, ceux dont le seul projet politique est de construire des « barrages » républicains auront sans doute plus de mal qu’en 2002 à recruter leur armée de castors.

    http://www.bvoltaire.fr/primo-votants-mettent-marine-pen-tete/

  • LES MYSTÉRIEUX FINANCEMENTS DE M. MACRON

    400 000 euros pour le meeting de campagne à Lyon, 20 000 euros par mois pour le QG parisien, 50 salariés à temps plein, un baryton de l'opéra de Paris pour travailler la voix du candidat, des contrats passés avec l'agence de stratégie électorale Liegey Muller Pons, des déplacements en cascade y compris à l'étranger...

    Une campagne, ça coûte cher, très cher. Emmanuel Macron le sait, lui qui pourrait se voir opposer une plainte pour avoir dépensé des fonds publics à son profit quand il était ministre de l'Économie : selon les journalistes Frédéric Says et Marion L'Hour (Dans l'enfer de Bercy, éd. JC Lattes), l'homme a employé à lui seul et en huit mois seulement 80% des frais annuels de représentation du ministère afin de préparer sa campagne présidentielle. Il s'est aussi appuyé à temps plein sur trois collaborateurs parlementaires censés n'être détachés qu'à mi-temps. Une paille, par rapport aux dépenses actuelles.

    Qui finance En Marche ? Longtemps discrète sur l'origine de ses fonds, l'équipe de communication tente aujourd'hui de déminer le terrain. Le mouvement serait ainsi rémunéré par 18 000 donateurs, affirme son secrétaire général. Mais seuls 3% d'entre eux assureraient l'essentiel des dons avec des apports supérieurs à 4 000 euros. Le discours officiel du mouvement d'Emmanuel Macron est simple : c'est un parti politique à part entière qui ne peut recevoir plus de 7 500 euros par personne. Contactée par Politique magazine, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a confirmé l'existence d'un parti dénommé « En Marche ». « Une association loi 1901 a été inscrite à la Commission et elle répond aux critères pour financer ce que l'on définit comme un parti politique », nous explique-t-on. Le président de cette association est Emmanuel Macron, et la structure a été inscrite auprès de la Commission le 20 février 2016, quand l'homme était encore ministre de l'Économie...Les rumeurs courent à son sujet. Lors de sa création, ladite association était domiciliée à l'adresse personnelle de Laurent Bigorgne, le directeur de l'Institut Montaigne. Or, ce lobby libéral favorable à l'Union européenne et à l'immigration est directement financé par les plus grandes multinationales européennes et américaines et certaines banques de Wall Street.  

    Politique magazine mars 2017 -  Consulter ... S'abonner ...

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