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France et politique française - Page 3193

  • Ces membres de l’équipe Fillon qui collaborent avec des mosquées en mairie

    Le site de campagne de François Fillon affiche les portraits de ses soutiens parmi les parlementaires, souvent maires de grandes villes, dont au moins cinq (nous continuons de fouiller dans nos archives) ont soutenu activement des projets de mosquées, souvent radicales, sises sur des terrains municipaux.

    Capture-d’écran-2016-11-21-à-10.17.53.pngCaroline Cayeux

    Caroline Cayeux, maire de Beauvais, s’est démenée pour faire aboutir la construction de la grande mosquée, gérée par les islamistes de l’UOIF, nous écrivions dans notre livre Ces maires qui courtisent l’islamisme (Tatamis, 2015) :

    « La ville compte pourtant déjà trois mosquées, deux rue de Clermont et une rue du Faubourg Saint-Jacques, et deux salles de prière implantées dans les quartiers Saint-Jean et Argentine. « Les sites actuels sont dans un état catastrophique, estime Caroline Cayeux, maire de Beauvais dans Le Courrier Picard.[1] Le but est de ne faire plus qu’un seul site pour offrir un lieu de culte digne et sûr ». Madame le maire, membre de l’UMP, préfère une Grande Mosquée avec coupole et minaret, plutôt que des salles de prières.(…) D’une superficie de 1 951 m², les parcelles de la ville ont été vendues au prix de 120 000 euros. Une bonne affaire !

    « Vous l’avez rêvé, on l’a fait », s’exclama le maire ajoint UMP Olivier Taboureux à l’adresse du banc de l’opposition socialiste lors de ce même conseil municipal. (…)Mohrad Laghrari est adjoint au maire de Beauvais depuis la reconduction de Caroline Cayeux à la mairie en mars 2014. Proche de l’association Espoir et Fraternité qui gère la mosquée, il était sur son stand lors du salon de l’UOIF en 2012, afin d’y donner une conférence sur la citoyenneté[2]. Chaque année, ce proche de Caroline Cayeux va au congrès des islamistes comme en témoigne ses photos personnelles sur Twitter (il y était encore a l’édition 2014, où nous avions trouvé de la littérature djihadiste) Lire la suite dans l’enquête Ces Maires qui courtisent l’islamisme

    [1] La future mosquée de Beauvais, s’expose au Bourget, Harmonie, 12 avril 2012
    [2] Une mosquée après plus de vingt ans d’attente pour la communauté musulmane de Beauvais, Le Courrier Picard, 9 juillet 2010.

    Capture-d’écran-2016-11-21-à-10.15.53.pngGilbert Meyer

    Lu dans Libération/AFP, 30/09/2008 : « Annulation totale ». C’est le sens de la décision rendue mardi par le tribunal administratif de Strasbourg, devant lequel des recours avaient été déposés pour contester la réélection du maire sortant de Colmar, Gilbert Meyer(UMP), en mars dernier.

    Le tribunal invalide donc le scrutin des municipales, qui s’était joué à 149 voix d’écart entre Gilbert Meyer et son ancien adjoint Roland Wagner (DVD), l’un des plaignants. Lors de l’audience, le 16 septembre, le commissaire du gouvernement avait préconisé l’annulation des élections en raison de deux irrégularités, selon lui : l’aménagement accéléré d’un terrain de football dans une ZUP de la ville, en vertu d’une promesse faite aux jeunes du quartier quelques semaines avant le premier tour, considéré comme une « opération de propagande » ; la promesse d’une subvention de 164.000 euros pour l’agrandissement d’une mosquée faite le 25 février par courrier par Gilbert Meyer à un imam, qui l’a largement relayée auprès des fidèles. Lire la suite sur Libération

    Capture-d’écran-2016-11-21-à-10.18.59.pngMichel Heinrich

    Le 12 mars 2007, nous écrivions sur le cadeau foncier fait par le député-maire d’Epinal, Michel Heinrich, soutien de François Fillon, figurant aussi sur son site de campagne comme membre de « L’équipe » : « Epinal : 4 minarets pour une mosquée sur un terrain de 8000m2…pour l’euro symbolique » :

    La longue marche pour l’édification d’un centre islamique géant à Epinal est entrain de prendre forme, les pelleteuses sont déjà à l’action. Dévoilée en novembre 2005, la maquette a de quoi impressionner : 8000m2 de terrain, 700m2 d’emprise au sol pour la mosquée . 4 minarets, une coupole. 1,5 millions d’euros de budget. Capacité de la salle de prière : 1000 personnes

    Le Député-Maire UMP d’Epinal, Michel Heinrich, fit voter par son conseil municipal le 2 septembre 2004 une délibération approuvant « la location à l’euro symbolique, sous la forme d’un bail emphytéotique, au profit de l’Association Culturelle Musulmane des Vosges , un terrain communal d’une superficie d’environ 8 000m2 situé ZAC des Terres Saint-Jean pour la construction d’une mosquée ».

    Capture-d’écran-2016-11-21-à-11.01.43.pngJacques-Alain Bénesti

    Le député-maire Républicain de Villiers-sur-Marne, Jacques-Alain Bénisti (photo),  qui ne voulait pas jeter les bébés islamistes avec l’eau du bain de la mosquée fréquentée par les imâms ultra radicaux Béchir Ben Hassen (Frère musulman qui prescrit le meurtre des caricaturistes) et Mustafa Mraoui (parti rejoindre l’Etat Islamique avec dix fidèles de la mosquée), rencontre une défaite politique : la mosquée Islah, sise sur un terrain municipal généreusement alloué par la municipalité de droite, vient d’être fermée par l’Intérieur dans le cadre de l’Etat d’Urgence.

    Pourtant, Jacques-Alain Bénesti (LR) assurait cet été que «  ce lieu n’a jamais été salafiste ni un foyer de radicalisation  » (source), pire il avait déjà prévu de déplacer la mosquée sur un autre terrain municipal :

    « Le terrain sur le quel se trouve actuellement la mosquée (route de Bry) et celui sur lequel elle devrait être transférée (derrière la zone d’activité commerciale, en bordure des Hautes noues) nous appartiennent tous les deux et l’objectif est de faire un échange » (source).

    Capture-d’écran-2016-11-21-à-11.01.43.pngPhilippe Houillon

    En mai 2004, le député-maire de Pontoise a inauguré la mosquée salafiste de Pontoise, qui diffuse de la littérature djihadiste comme nous l’avons prouvé dans notre dernier livre-enquête Mosquées radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit(éditions DMM, 2016).

    Comme nous l’avons démontré dans nos deux éditions de Ces Maires qui courtisent l’islamisme (Tatamis, 2010 et 2015), des dizaines de maires LR aident les mosquées radicales par le biais de mise à disposition de terrains ou locaux municipaux, voire des subventions.

    1507-1-200x300.jpgLe livre Vaincre le totalitarisme islamique de François Fillon, qui avait inauguré la mosquée d’Argenteuil (photo) aux côtés d’une fillette voilée ne doit pas tromper les naïfs, il s’agit juste de séduire l’électorat bourgeois-conservateur.

    http://www.les-identitaires.com/2016/11/membres-de-lequipe-fillon-collaborent-mosquees-mairie/

  • Fillon, c’est ça un réac ?

    Les médias n’aiment pas François Fillon, mais les médias vous font aimer François Fillon. Réac, traditionaliste, apôtre d’une révolution conservatrice. Ce que la propagande médiatique dénonce, les Français en prennent systématiquement le contrepied. La campagne de diabolisation expresse que le candidat a subie, loin de lui nuire, l’a porté encore plus haut que dans les sondages les plus avantageux pour lui. La cote de popularité du désormais candidat à l’élection présidentielle atteint un niveau jamais vu depuis son entrée à l’assemblée nationale il y a plus de 35 ans.

    Cette popularité inespérée pour l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy interroge. Et attise ma curiosité lorsque je remarque que François Fillon a publié un livre thématique « Vaincre le totalitarisme islamique » en septembre dernier aux éditions Albin Michel, la maison qui publie Éric Zemmour et Philippe de Villiers. La tentation était trop forte. Je l’ai donc lu pour voir si Fillon avait pris la mesure de ce choc de civilisation et de la crise identitaire que traverse la France.

    Et d’ailleurs, c’est quoi l’identité française pour Fillon ? Il nous en donne sa définition dès le début de l’essai. « Si certains ne savent pas ce qu’est l’identité française, nos assassins, eux, le savent : la liberté d’opinion, l’égalité des sexes, la fraternité entre tous, le droit de croire ou ne pas croire, le droit de rire, de s’aimer, de voter…  ». C’est niais comme un discours socialiste.

    François Fillon n’hésite d’ailleurs pas à emprunter les coups de menton de Manuel Valls lorsqu’il s’agit de dénoncer le Front National qui « tente de prospérer sur la démonstration simpliste que tous nos maux sont issus de l’immigration ». La totalité des terroristes ayant frappé la France depuis Mohamed Merah étaient issus de l’immigration, mais François Fillon n’y voit que des Français comme vous et moi.

    Et cette révolution conservatrice dont parle Patrick Buisson au sujet de la campagne de François Fillon ? C’est ce dernier qui en parle le mieux en dénonçant en parallèle franquistes et djihadistes, «  l’un et l’autre [ayant] développé une révolution conservatrice, c’est-à-dire une haine de la modernité servie par l’instrumentalisation des techniques de propagande les plus modernes ».

    Dès lors, comment s’étonner que François Fillon soit touché par « ces images terribles du drame des réfugiés syriens » et « la brutalité de leur rejet » ?

    Un François Fillon qui se délecte à citer et appeler à son secours Mitterrand, Clémenceau, Günter Grass, Jean Birnbaum, Comte-Sponville, Jean Zay et le Front Populaire, Mohamed Sifaoui, Jacques Julliard et bien d’autres. Mais qui se sent obligé de qualifier de « controversé  » le roman Soumission de Michel Houellebecq.

    Un courage qui n’est pas la marque de fabrique du candidat Fillon, dont les envolées contre les Frères musulmans et leur islam politique réussissent l’exploit de ne presque jamais faire mention de l’UOIF. Un oubli volontaire pour un ancien Premier ministre dont on cherche encore la moindre trace de lutte contre les représentants français des Frères musulmans durant sa période à Matignon.

    Vous l’avez vu, François Fillon a les yeux de Chimène pour la gauche. Et la gauche lui rendra bien. C’est le candidat de droite que les gens de gauche adorent détester. Le candidat de la droite d’argent. Celle qui ne reviendra jamais sur les mesures sociétales de la gauche (le mariage pour tous) et qui ne parle même plus d’immigration. Mais qui usera de tout son courage pour la suppression de l’ISF.

    Avec cette droite-là, la gauche a ses repères. Quelques modestes manifestations de rue, un peu de terrorisme intellectuel, des leçons de morale, et la droite est paralysée. Voilà la gauche rassurée. François Fillon restera à ce titre le candidat de droite le moins ambitieux sur les questions identitaires des campagnes électorales des vingt dernières années, à l’exception du candidat Jacques Chirac de l’entre-deux tours de 2002. Il n’est pas certain que la France de 2017 puisse se permettre le luxe de 5 années supplémentaires de statu quo et un pays qui continue à se dégrader toujours plus rapidement.

    Frédéric Robillard

    http://www.les-identitaires.com/2016/11/fillon-cest-ca-un-reac/

  • Samedi à Strasbourg : le GUD recevait Georges Feltin-Tracol

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    Un public nombreux qui prouve la vitalité du GUD dans la capitale alsacienne

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    La revue Synthèse nationale diffusée sur le stand du GUD

  • Le plus dur commence pour François Fillon

    C’est maintenant que François Fillon va devoir affronter le plus difficile !Non pas que la primaire lui fut aisée, il a dû attendre longtemps avant de remporter une victoire spectaculaire sur ses rivaux au premier tour et écrasante sur Alain Juppé au second, avec près de 66 % contre 33 % pour le maire de Bordeaux.

    Sa course fut pendant des mois obscure et solitaire mais nul ne lui cherchait querelle, ni ses concurrents de droite, ni ses adversaires de gauche. Il prêchait dans le désert de l’indifférence politico-médiatique. Personne ne songeait vraiment à aller voir en quoi consistait précisément son programme dont il disait qu’il était le plus élaboré et le plus complet. Les yeux étaient fixés sur le duo, bientôt duel, Sarkozy-Juppé. Tout au plus s’interrogeait-on sur le point de savoir s’il occuperait la troisième place ou si Bruno Le Maire allait le devancer.

    Ce qui était un handicap est finalement devenu un atout ; il a pu faire campagne dans tout le pays sans rencontrer d’opposition et exposer à ses auditeurs son projet, en toute sérénité. C’est cette sérénité, cette force tranquille, que l’on a retrouvée sur les plateaux de télévision lors des trois débats ; il semblait se bonifier à chaque fois.

    Dès que les sondages ont frémi en sa faveur, il y eut un effet-Fillon ; les électeurs du centre et de la droite virent en lui non plus un outsider mais un candidat crédible pour représenter la droite libérale à la présidentielle. Comme nous l’avons déjà remarqué, Sarkozy l’y a beaucoup aidé en faisant une campagne vigoureuse contre Juppé, mettant en doute sa volonté d’alternance, ce qui a profité à Fillon qui n’a cessé de progresser dans l’opinion jusqu’au scrutin.

    Depuis huit jours, finie la tranquillité ! L’ancien premier ministre de Sarkozy était devenu la cible de toutes les attaques, Juppé à fleurets mouchetés – c’est peut-être ce qui l’a perdu –, Valls et Moscovici avec la grosse artillerie socialiste et Florian Philippot, pour le Front national, en dénonçant son libéralisme et son européanisme. Et ce n’est que le début ! Car il y a aussi Mélenchon et quelques autres à l’extrême-gauche qui ne vont pas le ménager. Mais, après tout, c’est de bonne guerre électorale !

    Le plus inquiétant n’est donc pas là, il est dans les propos amères tenus par le patron de la CGT, Martinez, qui a menacé dès dimanche : si le programme de la droite en matière sociale devait être appliqué, il serait « contesté par les Français » car, a certifié le syndicaliste rouge, « les Français sont contre les thèmes forts du programme de MM. Fillon et Juppé, donc la mobilisation sera d’actualité, pour être clair. » « Mobilisation » dans la bouche du leader de la CGT est synonyme de sabotage. Les « Français » ont bon dos !

    Il ne s’agit tout au plus que de la CGT et de ses troupes qui se moquent des Français, sinon ils attendraient que les électeurs se soient prononcés avant de proclamer qu’ils sont contre le programme de la droite libérale. Si nos compatriotes le refusent, ils ne voteront pas pour Fillon, s’ils l’acceptent, ils l’éliront ! Cela s’appelle la démocratie ; la conception qu’en a Philippe Martinez n’est autre que celle de Fidel Castro dont il porte le deuil, tant il l’admirait.

    François Fillon va devoir tenir pendant six mois sous la mitraille de ses opposants. Mais il paraît qu’il a été choisi parce qu’il paraissait avoir les épaules assez solides pour cela quoiqu’ayant reculé un peu trop rapidement devant Copé lors du coup de force de ce dernier pour s’emparer de la présidence du parti. Les attaques qu’il va subir ne porteront pas sur sa personne ; il ne traîne aucune « casserole » attachée à ses basques, comme Sarkozy, et il n’a jamais fait l’objet d’une condamnation, comme Juppé. On se concentrera donc sur son programme, précis, chiffré et donc prêt à être mis en œuvre.

    Au fil de la campagne, les électeurs vont le découvrir dans toute son ampleur et, surtout, en voir l’implication dans leur propre vie d’assuré social, de chômeur, de futur retraité, de consommateur devant acquitter deux points de TVA en plus, etc. Ce sera lors le moment de tous les périls pour sa candidature.

    Le candidat socialiste, quel qu’il soit, sera le premier et le plus vigoureux dénonciateur de François Fillon, Valls a déjà commencé à s’en prendre à un « programme ultra-libéral dur avec les gens modestes et généreux avec les plus riches. » Mais comme les attaques de Sarkozy contre Juppé ont bénéficié, in fine, à Fillon, il se pourrait que celles de socialistes déconsidérés finissent par profiter à … Marine Le Pen.

    Texte repris du Bulletin d’André Noël n° 2494 daté du 28 novembre 2016

    http://fr.novopress.info/

  • Fillon ? Le mieux n’est pas le pire pour le Front

    Juppé serait bien plus dangereux. En gagnant sur sa gauche sans perdre sur sa droite.

    Dans la reinfosphère de Présent, NDF, Riposte laïque et, de façon moins univoque, sur Boulevard Voltaire passe une peu subtile campagne qui vise à exclure un vote en faveur de Fillon demain. Ces gens se trompent d’objectif et de valeurs.

    Fillon est un grand notable de province dont les valeurs traditionnelles de famille et de religion ne sont pas pour déplaire aux bourgeois versaillais qui l’adoubent déjà. Mais il ne sera jamais le candidat des cercles de cathos militants frontistes. Il demeure, cependant, l’adversaire le plus souhaitable pour Marine Le Pen.

    En effet, Juppé serait bien plus dangereux. En gagnant sur sa gauche sans perdre sur sa droite.

    On peut dire de Juppé qu’il était un balancier prodigieux : plus il penche vers Bayrou, moins on le quitte sur sa droite. Briser les murs de l’interdit reste impossible aux bourgeois qui n’osent pas encore le vote frontiste : « Monsieur le curé l’a interdit. Monsieur le maire aussi. » Ce faisant, Juppé drague des voix qui se seraient portées sur Bayrou. S’il pousse davantage son indécision et son irréformisme – à la mode Chirac. Perdrait-il beaucoup sur sa droite en refusant les réformes nécessaires à notre économie et nos comptes sociaux ? Non point. Les gogos de droite se rallieraient quand même à lui.

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  • Résister à la répartition des clandestins en France - Polemia 2e Forum de la Dissidence

  • Marion Maréchal-Le Pen à Florence avec la Ligue du Nord : « Il ne s’agit pas de construire des murs mais de mettre des portes. La porte on peut l’ouvrir ou la fermer. »

    La jeune Marion Maréchal-Le Pen, vice-présidente du Front-National, étoile montante du parti fondé par son grand-père, est en visite à Florence, après avoir rencontré Matteo Salvini pour construire un réseau de cette nouvelle droite anti-européenne poussée en avant par la victoire du Brexit et de Trump aux États-Unis.

    Sa venue dans la capitale toscane a suscité l’ire voilée du maire de la ville, Dario Nardella, qui s’est déclaré prêt à ouvrir les portes de la ville mais, car il y a un mais, il a tenu a souligné le passé partisan de Florence qui ne s’accorde pas, selon ce bien-pensant, avec la pensée politique la jeune française :

    « Nous souhaitons toujours la bienvenue à tout le monde, il ne manquerait plus que cela. Mais étant donné que Marion Le Pen vient d’un mouvement, le Front National français, qui a ses racines dans le national-socialisme européen le plus autoritaire, qui se complaît dans des valeurs qui ont porté à l’explosion de la seconde guerre mondiale en Europe, j’espère que quelqu’un aura la force et le courage de rappeler, à ces messieurs qui viennent à Florence, que notre ville est médaille d’or de la valeur militaire de la Résistance et de la guerre de libération contre le fascisme. »

    Ces leçons de morale d’un vieux politicien en perte de prestige, réductio ad Hitlerumbien facile, n’ont pas empêché Marion Le Pen de se rendre à Florence comme prévu et d’exposer son programme politique pour la France et l’Europe lors d’un entretien avec le quotidien Il Corriere della Sera : négociation avec la Commission européenne pour obtenir un statut dérogatoire; rétablissement des frontières, sortie de l’espace Schengen, obtention de la souveraineté monétaire et de la suprématie des droits français sur ceux européens, sont les points phares de sa politique française dans le cadre européen. Autrement, affirme-t-elle le FN

    « proposera un référendum pour la sortie de la France de l’UE. »

    Sa critique sur les deux candidats en lice pour les primaires de la droite, Juppé et Fillon, est lapidaire :

    « Ils font partie du même régime politique. Ils ont contribué à la création de l’Europe fédérale. Aujourd’hui ils se présentent comme des hommes qui veulent résoudre un problème qu’ils ont eux-mêmes créé. « 

    Et contraste avec sa vive sympathie pour la victoire de Trump :

    « Sa victoire est une bonne nouvelle pour la France et pour l’équilibre du monde. Trump resserrera l’alliance avec la Russie, en sortant de la logique de la guerre froide, et il refusera la politique belliqueuse portée en avant par Clinton en Irak et en Afghanistan. Trump refuse aussi les traités de libre-échange, comme celui entre l’Europe et les États-Unis. Sa victoire est une déconfiture d’un système médiatique et politique qui a cherché à manipuler la volonté populaire. »

    Quant à l’immigration, elle prône la fin de l’invasion :

    « Il ne s’agit pas de construire des murs mais de mettre des portes. La porte on peut l’ouvrir ou la fermer. »

    Tout en rendant responsable l’Europe de cette déferlante migratoire  :

    « C’est la faute de l’Europe, qui a encouragé l’immigration et a déstabilisé la Libye, en faisant tomber Kadhafi. L’Europe va chercher les bateaux, souvent avertie par les trafiquants eux-mêmes, et organise leur rapatriement sur nos côtes. Elle devrait faire, au contraire, comme l’Australie, qui ramène les bateaux dans les pays d’origine et n’a pas de morts sur ses côtes. L’Europe incite à l’immigration clandestine qui a comme conséquence directe la mort de centaines de personnes. La vraie approche humanitaire est celle de l’Australie. »

    Marion Le Pen ne croit pas non plus que l’immigration soit une richesse pour la France et le dit clairement :

    « Non. Aujourd’hui en France il y a des zones de son territoire dans lesquelles il n’y a plus ni culture ni loi françaises. En France, il y a 100 Molenbeek. Ils y a des millions de musulmans qui veulent appliquer la charia. Nous sommes le pays européen où se forme le plus grand nombre de djihadistes et où domine la version salafiste de l’islam. »

    Son but, en rencontrant Matteo Salvini chef de la Ligue du Nord, est, explique-t-elle, de

    « construire un réseau de partis qui partagent nos idées sur l’Europe ». « Salvini a beaucoup de charisme et c’est un grand orateur politique : il peut être l’homme fort pour construire une grande droite identitaire et souverainiste et pour préparer une nouvelle idée de l’Europe qui naîtra des ruines de l’Union Européenne. L’Italie aussi souffre beaucoup de la monnaie unique, sur le plan industriel notamment. »

    Interrogée sur les propos réductionnistes du maire de Florence, elle réplique par l’ironie :

    « J’ai entendu ce qu’il a dit. C’est le type même de la vieille classe politique qui, en manque d’arguments, fait la morale aux autres. La grande différence entre nous deux, c’est que je ne passe pas mon temps à penser à 1945 mais je regarde vers l’avenir et je cherche à réparer les erreurs faites dans le passé par la classe politique. » Quant au fascisme « il ne me dit rien. Je n’ai aucun lien avec cette histoire », explique-t-elle. « J’appartiens à un parti souverainiste qui défend la culture française. Quand je viens à Florence, je ne pense pas au fascisme. Plutôt à Marie et Catherine de Médicis qui furent de grandes reines de France. »

    Francesca de Villasmundo

    http://www.medias-presse.info/marion-marechal-le-pen-a-florence-avec-la-ligue-du-nord-il-ne-sagit-pas-de-construire-des-murs-mais-de-mettre-des-portes-la-porte-on-peut-louvrir-ou-la-fermer/65178/

  • Piteuse politique spectacle : après Fillon dimanche, Valls lundi? Et les Français dans tout ça?

    Acte II de la non-politique à la française : 

    "Cette fois, Manuel Valls semble bien avoir franchi la ligne rouge. En déclarant ce dimanche matin dans le « JDD » qu’il n’exclut pas de se présenter face à François Hollande à la primaire du PS fin janvier, le Premier ministre a mis le feu aux poudres et déclenché une crise de régime inédite.

    Selon nos informations, plusieurs ministres et fidèles du président, ulcérés, ont pressé ce dernier de mettre fin sans attendre aux fonctions de Valls à Matignon. Le président, qui a passé la journée dans l’avion de retour de Madagascar, devait atterrir à Paris en milieu de soirée, plus tôt que prévu. Selon plusieurs sources, il pourrait réunir certains de ses proches à l’Elysée pour évoquer l’hypothèse d’un remaniement à Matignon dès ce lundi.

    Hollande et Valls sont censés déjeuner ensemble au palais de l’Elysée ce lundi midi, avant le départ du Premier ministre en déplacement officiel en Tunisie. Cet agenda sera-t-il chamboulé ? Le nom du remplaçant potentiel de Valls circule déjà : le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Reste à savoir si Valls attendra d’être « démissionné » ou s’il prendra les devants".

    Et pendant ce temps, la France bouge, elle voit rouge et elle souhaiterait juste que les politiciens professionnels soient un peu plus préoccupés par leur pays que par leurs carrières.

    Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • EN DIRECT - Résultat primaire à droite : Fillon en tête

    François Fillon est en tête après les premières totalisations partielles.

    François Fillon est en tête avec 69,5% des voix. Découvrez l'intégralité des résultats de la primaire à droite et suivez la soirée des deux candidats Alain Juppé et François Fillon dans notre live. À 19h, les bureaux de vote ont fermé et le dépouillement a débuté. La participation s'annonce en hausse par rapport au premier tour.

    Pour les résultats définitif....

  • « De quoi le concept (notion, terme) de populisme est-il le nom ? », par Jean-Gérard Lapacherie

    Depuis quelques années, les termes et concepts de populisme et populiste font florès, non seulement dans les médias, mais aussi dans les cercles universitaires de politologues et autres spécialistes des sciences de la société. Evidemment, il n’est pas question dans ces lignes de contester l’usage qui peut être fait par tel ou tel de tel ou tel concept. Chacun construit librement ses concepts, et cela dans le but de rendre compte le plus clairement ou le plus pertinemment possible de faits de société ou d’événements historiques. Les concepts ne sont donc pas intransitifs ou à eux-mêmes leur propre fin. C’est à une meilleure intelligence du réel qu’ils servent ou devraient servir.

    Or, ce n’est pas le cas de  populisme et populiste, lesquels présentent ceci de particulier qu’ils réfèrent à une axiologie, c’est-à-dire qu’ils véhiculent des jugements péjoratifs, dont la négativité s’attache à l’objet décrit ou analysé. Dits populisme ou populistes, ces objets, quels qu’ils soient, événements, associations politiques, faits, résultats électoraux, air du temps, etc., sont pris en mauvaise part et les énonciateurs, id estceux qui les catégorisent comme populisme ou les qualifient de populistes, annoncent tout de go qu’ils ne leur accordent ni valeur, ni crédit, bref qu’ils les méprisent. Si l’énonciateur est journaliste, cela ne prête guère à conséquence pour ce qui est de la connaissance du réel, le journalisme étant le sanctuaire des passions politiques ou sociales portées à incandescence. Il en va différemment quand l’énonciateur est professeur ou directeur de recherche au CNRS ou dans quelque autre institution à caractère scientifique. Que tel ou tel directeur d’études ou responsable d’une équipe de recherche méprise ce qu’il nomme par condescendance ou suffisance votes, mouvements, partis, opinions populistes révèle peut-être quelque chose du système de valeurs qui sous-tend sa pensée, mais n’apporte rien au savoir. Qui cherche à connaître le réel devrait s’interdire de porter des jugements de mépris sur les réalités qu’il étudie ou analyse.

    Une étude de la généalogie ou, comme on voudra, de l’archéologie du concept peut mettre en lumière le caractère inapproprié de ce ou ces concept(s).

    D’un point de vue sémantique ou conceptuel, populisme est lié à peuple (en latin populus, en grec demos et laos). Peuple existe dans la conscience politique de l’Europe depuis l’Antiquité et, en France, bien avant l’émergence politique du peuple pendant les années de la Révolution. Certes, les sens de peuple peuvent être divers et il n’y a qu’une identité partielle entre le demos des Grecs, le populus des Romains ou le peuple des Révolutionnaires. Tout à l’opposé, alors que le peuple est millénaire, le populisme est récent, et même très largement postérieur à l’importance prise par les peuples en Europe, à la suite de l’institution du suffrage universel. Il y a eu longtemps un peuple ou des peuples sans que l’on sente la nécessité de les étudier avec le concept de populisme. D’ailleurs, les deux mots populisme ni populiste ne sont enregistrés dans aucune des éditions du Dictionnaire de l’Académie française publiées de 1694 à 1935, ni dans le Dictionnaire de la Langue française qu’Emile Littré a publié en 1872. La plus ancienne attestation de populisme date de 1912 dans l’ouvrage intitulé La Russie moderne et le nom populiste est attesté en 1907 au sens de « membre d’un parti prônant en Russie des thèses de type socialiste ». Populisme et populiste ont été fabriqués dans les années 1860 pour désigner des militants qui voulaient entraîner les moujiks dans la lutte contre le pouvoir. Ces militants étaient souvent des jeunes gens, bourgeois ou nobles, qui ont fait de vraies études. Ils sont allés vers le peuple pour apprendre à lire et à écrire aux pauvres, aux portefaix, aux manœuvres, aux domestiques. Il y a dans les romans de Tolstoï des populistes qui sont éminemment généreux et qui sacrifient leur destin au bien commun. Le comte Tolstoï lui-même, cet écrivain de génie, était de toute évidence populiste. Autrement dit, le terme et le concept de populisme sont étroitement liés à la situation sociale et politique de la Russie à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle ; ils réfèrent donc à des réalités lointaines, pour ne pas dire exotiques, telles que le servage, les moujiks, l’analphabétisme de masse, une organisation qui tient du féodalisme, et abolies, là où elles avaient cours, depuis au moins un siècle.

    Après le coup d’Etat de novembre 1917, le destin des populistes a été tragique. Ils ont été placés devant un choix : la soumission au nouveau pouvoir ou la mort. A partir de 1918, populisme et populiste sont devenus dans la langue russe des termes de mépris. La raison en est exposée dans les longs exemples qui, dans le Trésor de la langue française (1971-94), illustrent les emplois du nom populisme, au sens de « mouvement, doctrine faisant appel exclusivement ou préférentiellement au peuple en tant qu’entité indifférenciée ». Cette entité indifférenciée relève de la logorrhée idéologico-politique : tenir le peuple pour une « entité indifférenciée » n’a de sens que pour les marxistes. C’est que, dans indifférencié, les classes sont effacées et que la lutte des classes est impossible dans une « entité » de ce type. Dans les exemples de ce dictionnaire, populisme est défini à partir de la détestable idée que les marxistes se font du peuple : « le populisme est dénoncé comme l’idéologie du « petit producteur » utopiste et réactionnaire ; il nie la lutte de classes et substitue au matérialisme historique et dialectique une sociologie subjectiviste » (in Marxisme, 1982).

    Le populisme n’a pas toujours véhiculé ce jugement de mépris. Dans les années 1920, populiste était en usage pour qualifier des romanciers qui refusent de réduire la représentation de la société à celle des seuls bourgeois ou aristocrates et qui, pour atteindre l’objectif réaliste qu’ils poursuivaient, situaient l’action de leurs romans dans les milieux populaires et modestes. Le populisme est une « école littéraire qui décrit avec réalisme, dans des romans, la vie des milieux populaires » (Trésor de la Langue française 1971-94). En 1937, le prix du roman populiste a été décerné en 1937 à l’auteur de La Nausée, Sartre Jean-Paul. Parmi les moins méconnus de ces romanciers populistes, on compte Eugène Dabit et Charles-Louis Philippe, auteur de l’inoubliable (mais hélas oublié) Bubu de Montparnasse. Dans les années 1950 et 1960, les avant-gardes, la littérature d’expérimentation, le formalisme ont rendu caducs le roman populiste et aussi la littérature réaliste, celle dont la raison d’être est de décrire le réel.

    Le basculement axiologique de ces termes et concepts datent de l’après-guerre, au moment même où l’intelligentsia de l’Europe s’est convertie massivement au marxisme et où elle s’est engagée sur la voie du « compagnonnage de route » avec les communistes. En URSS, populisme et populiste étaient des termes et des concepts de mépris haineux, dont l’objet était de discréditer ou d’éliminer ceux qui étaient désignés ou qualifiés ainsi. Termes de néantisation en  URSS, ils le sont devenus tout naturellement en France, où sociologues, politologues, intellos de tout poil les ont utilisés pour rendre compte, non pas de la situation de la Russie en 1860, mais celle de la France, de l’Europe, des Etats-Unis d’Amérique au début du XXIe siècle, avalisant de fait le mépris sans fondement que les Bolchéviques vouaient ou ont voué au populisme. Populisme est le Vade retro Satanas de ceux qui, s’interdisant le penser le réel, s’accrochent avec l’énergie des morts-de-faim aux rentes de situation que leur a fournies naguère le marxisme. Pour toutes ces raisons, tout penseur désireux de comprendre le réel devrait renoncer à populisme et populiste, termes, notions et concepts. Il est possible de décrire la situation des classes populaires aux Etats-Unis ou en France sans les faire subsumer par des catégories à la généalogie suspecte, quitte à reprendre d’anciennes catégories comme démagogie, aveuglement, colère ou désespoir (social ou populaire, peu importe).

    Jean-Gérard Lapacherie

    http://cerclearistote.com/de-quoi-le-concept-notion-terme-de-populisme-est-il-le-nom-par-jean-gerard-lapacherie/