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France et politique française - Page 3433

  • Les trois France

    D’abord, il y a la France Officielle, celle qui se cache derrière les mots Etat ou Gouvernement. Cette vieille femme toute fripée qui se fait appeler Marianne, comme la plus célèbre des prostituées se faisait appeler Madame Claude. Plus elle vieillit, et plus elle régresse vers l’état d’enfance, son incontinence actuelle la renvoie à ses premières couches et elle en est à légiférer sur la légitimité de la fessée.

    Avec son bonnet phrygien délavé et son rouge à lèvre qui lui tache l’émail de son dentier, elle aguiche encore, la bougresse ! En déambulateur, certes, et avec un pacemaker qatarie caché dans le corset, mais elle aguiche encore ! Et les jeunes rebelles -  autrement appelés Jeunes pop’ - en mal d’une première expérience avec une femme d’expérience, n’hésitent pas à l’aborder sur son trottoir d’un  « c’est combien ? » qui deviendra la devise de leur génération, comme de celle d’avant et encore celle d’avant.

    « Combien de sièges à l’Assemblée ? Combien de silences pour un maroquin ? Combien de lignes dans le Figaro ? Combien de dollars au Panama ? » Combien, combien…

    Ensuite, il y a la France Temporelle, cette femme qui n’a pas cinquante ans mais qui raisonne déjà comme une vieille bique. Elle se met à râler si vous lui parler à l’heure de Plus belle la vie, et n’essayez pas d’évoquer avec elle la notion de bien commun lorsqu’elle milite pour ses droits à jouir sans entraves pendant ses jours de RTT ! Selon qu’elle mange le poulet bio, hallal ou aux hormones, elle se prénomme Hélène, Fatima ou Jennifer. Lorsque, au hasard d’un magazine d’histoire feuilleté dans la salle d’attente de son psychiatre, elle se souvient qu’elle est (elle aussi) la France, cela l’ennuie et la rend malade, elle vomit alors la madeleine de Proust sur la table basse en verre et reprend la lecture du dernier Closer.

    Et puis, il y a la France Eternelle. Cette femme silencieuse qui connait bien les infidélités de ses enfants ingrats. Cette Mère qui pourrait baisser les bras face au péché de ses enfants, mais qui sait rester fidèle à sa vocation, et qui a gardé quelque chose de son aïeule qui courbait l’échine dans l’Angelus de Millet. Elle courbe la tête vers ce sol si fertile qui a fait sa prospérité, vers cette terre irriguée du sang de ses enfants, ses héros et ses saints qui lui ont donné la gloire à travers les siècles, et qu’elle honore de ses prières à Notre-Dame, les mains jointes, suppliant la Sainte Patronne d’intercéder maintenant et à l’heure de notre mort.

    Elle reste fidèle, non pas comme une femme battue et trompée qui ne quitte pas son mari violent par peur de l’inconnu, mais en vierge consacrée qui garde les yeux fixés sur le crucifix sous les coups de crosse du soudard violeur de nonne.

    Le 19 mars dernier, la France Officielle rendait hommage, dans un genre de fête nationale, à un pays étranger qui obtint son indépendance dans un acte de guerre contre elle. Le drapeau français flottait sur les bus et les mairies pour honorer… l’Algérie.

    Le même week-end, la France Eternelle accueillait en grande pompe l’anneau de sainte Jeanne d’Arc  qui revient en France après cinq siècles de séquestre outre-manche. Devant BFM TV, la France Temporelle se demandait  pourquoi nous n’avions pavoisé également les bus et les mairies du fanion algérien, pour rendre hommage aux martyrs de cette horrible guerre colonialiste, et pourquoi des péquenots s’extasiaient devant la bague de la folasse qui entendit des voix !

    Quelle drôle de trinité ! Mais, s’il est vrai que chaque pétale du trèfle est différent des deux autres, le trèfle à trois feuilles n’en n’est pas moins qu’une seule et même fleur sur laquelle, uniformément, brille le soleil ou tombe la pluie. Il n’y a bien que les démagogues et les idéologues pour voir trois fleurs différentes, pour vouloir diviser et cultiver cette plante dans trois jardins séparés.

    Et même si la France Officielle, de ses racines comme de son passé, fait table rase, même si la France Temporelle change de couleurs aux rythmes des modes plus que des saisons, la France Eternelle, qu’à Versailles, La Motte-Picquet ou au Puy du Fou, on pense incarner, n’a pas plus de droit de cuissage sur la France que les deux autres. Au contraire, si c’est en elle que s’incarne l’espoir des beaux jours revenus et des ronces devenues Lys, alors elle supporte tous les devoirs.

    « À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage ».

    Nicolas Schittulli

    http://www.vexilla-galliae.fr/points-de-vue/editoriaux/1953-les-trois-france

  • L’enfer sexuel des enfants dans les camps de migrants en France

    18/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) :Le sujet fait la une de l’hebdomadaireMinute qui s’appuie sur un rapport de l’Unicef, l’agence des Nations Unies qui défend les droits des enfants, intitulé :« Ni sains ni saufs, enquête sur les mineurs non accompagnés dans le nord de la France ». Les enfants migrants, garçons ou filles, vivent un véritable enfer sexuel dans les camps de la Manche, du Nord ou du Pas-de-Calais, où ils devraient être protégés : « Violés, contraints de se prostituer et de voler, ils sont les innocentes victimes d’un monstrueux trafic, ignoré par les pouvoirs publics », écrit Minute, qui a tenu à s’associer à l’Unicef pour dénoncer ce scandale. Extraits.

    Minute-Enfer-sexuel-enfants-migrants-1-251x350.jpgLes chercheurs de l’Unicef se sont particulièrement intéressés au sort qui attend les jeunes garçons venus d’Afghanistan : « Parmi les mineurs afghans rencontrés en entretien, la peur du viol est ressortie comme l’une des craintes majeures. Les témoignages collectés parlent de la nécessité de se laisser abuser sexuellement, notamment quand le passeur et ses amis se sont alcoolisés. »Ali, 15 ans, rappelle qu’il faut serrer les fesses. Il dit que régulièrement, le soir, il y a des viols par des adultes ou d’autres jeunes violents et alcoolisés.

    Le rapport révèle ainsi qu’en février dernier, une sale affaire a été étouffée. Près d’un bar aménagé dans la jungle de Calais, vingt gamins ont été violés !Officiellement, cette histoire n’existe pas. Pourtant les témoignages recueillis attestent qu’elle est bien réelle : « En février 2016, bien que cette information n’ait pu nous être confirmée officiellement, plusieurs sources (policière et associative) ont indiqué que des adultes ont été arrêtés derrière le Kaboul Café suite à un viol collectif d’une vingtaine de mineurs afghans. » Le scandale n’a pourtant pas été révélé et aucune mesure n’a été prise par les pouvoirs publics pour protéger les gamins. […]

    Toutefois, dans la jungle, tous les migrants ne courent pas après les petits Afghans. Une large majorité préfère les filles, jeunes de préférence. Ces dernières en voient de toutes les couleurs. Avant d’arriver à Calais, certaines ont déjà beaucoup payé de leur personne. Exemple avec Winta, qui a quitté l’Éthiopie à 13 ans sans prévenir ses parents pour fuir un mariage forcé avec un homme beaucoup plus âgé qu’elle. Aux enquêteurs de l’Unicef, elle a raconté « avec douleur son parcours, au cours duquel elle a été régulièrement violée et s’est prostituée quelques fois pour gagner plus vite de l’argent ». Une fois dans la jungle, cela a été encore pire : caïds, passeurs et migrants ont abusé d’elle…

    Autre exemple avec Yohanna, 16 ans.Née de père inconnu, elle a quitté l’Érythrée à la mort de sa mère pour rejoindre sa sœur qui vit en Angleterre.Arrivée dans la jungle, elle a trouvé « refuge » sous la tente des hommes. Qui l’ont à ce point « soignée » qu’elle ne veut plus se souvenir : « C’est dur et je ne veux pas raconter. » Alors on imagine… C’est bien simple, toutes les jeunes mineures interviewées par l’Unicef disent craindre de sortir le soir, lorsqu’il fait nuit, de peur de se faire violer. »

    Un article à lire en intégralité dans l’hebdomadaire Minute paru ce matin

    http://fr.novopress.info/201976/lenfer-sexuel-enfants-camps-de-migrants-france/

  • Travailler plus pour gagner autant : le Sénat adopte les accords offensifs pour l’emploi

    Travailler plus pour gagner autant. Ce sera possible en cas d’accord offensif pour l’emploi. Ce point de la loi travail a été adopté par le Sénat. L’exécutif prévoit qu’un accord ne peut pas diminuer la rémunération mais en cas de refus de l’accord, un salarié pourra être licencié.
    Ça avance. Si les débuts de l’examen de la loi travail étaient pour le moins long – la faute aux 200 amendements sur le seul article 2 sur les accords d’entreprise – les choses se sont relativement accélérées depuis. Lundi, les sénateurs ont examiné 114 amendements. A minuit, à la fin de la séance, il en restait 414 à examiner, soit plus de la moitié, sur les 1.000 amendements déposés.
    Après avoir adopté l’article 10 sur les référendums d’entreprise (voir notre article sur le sujet), les sénateurs ont adopté l’article 11 sur les accords dit « offensifs » pour l’emploi. Ils sont dans la lignée des accords de maintien de l’emploi, modifiés par la loi Macron, qui permettent à une entreprise de modifier le temps de travail ou la rémunération en cas de graves difficultés économiques.
    Clause de retour à meilleure fortune
    Dans le texte du gouvernement, il s’agit d’étendre cette philosophie à un accord d'entreprise « conclu en vue de la préservation ou du développement de l'emploi ». Les modifications au contrat de travail peuvent se faire « en matière de rémunération (soit ici la rémunération horaire, ndlr) et de durée du travail ». Soit par exemple augmenter la durée du travail sans augmentation. Précisions importantes : un accord « ne peut avoir pour effet de diminuer la rémunération mensuelle du salarié ». En cas de refus de l’accord par un salarié, il peut en revanche se faire licencier.
    Mais la majorité sénatoriale de droite et du centre est allée plus loin. En commission, ils ont permis qu’un accord offensif permette une baisse de salaire, excepté pour les rémunérations en dessous de 1,2 Smic. Cependant, en séance, le co-rapporteur LR Jean-Baptiste Lemoyne est en partie revenu sur la modification qu’il avait lui-même défendue en commission. « En cas d’accord de développement de l’emploi, la rémunération mensuelle des salariés ne pourra pas être diminuée » précise l’amendement du rapporteur, qui ne concerne en revanche pas le cas d’un accord de préservation de l’emploi. Autre ajout du Sénat : une clause de retour à meilleure fortune pour le salarié, en cas de santé retrouvée pour l’entreprise. « La commission prend à la fois les besoins collectifs de l’entreprises et ceux des salariés » défend Jean-Baptiste Lemoyne.
    « Les accords sur l’emploi constituent une véritable bombe » pour les communistes
    Qu’il s’agisse de la version de la commission ou de celle du gouvernement, la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann pointe les effets de l’article 11. « J’entends bien qu’on ne peut pas baisser les salaires, (…) mais on peut travailler plus pour avoir le même salaire, ce qui revient à baisser la rémunération » souligne la sénatrice frondeuse. Elle ajoute : « Petit à petit, on se met sur un terrain bien connu, celui du Medef, (…) qui cherche une dynamique économique par des reculs sociaux ».
    La sénatrice communiste Laurence Cohen est tout aussi claire : « Pour notre groupe, c’est non ». « Les accords sur l’emploi constituent une véritable bombe. (…) Les employeurs n’auront plus à justifier leur licenciement » renchérit la sénatrice. Même opposition du sénateur EELV Jean Desessard, qui sur de nombreux points est en accord avec les sénateurs PCF. Il s’oppose à cet article « en raison de la grande précarité dans laquelle il placerait les salariés ». « Le salarié devra faire un choix entre précarité et perte de son emploi » dénonce le sénateur de Paris.
    Le groupe PS a défendu un amendement pour que les efforts concernent aussi les dirigeants d’entreprise. « Il semble plus mobilisateur pour l’ensemble de l’entreprise, notamment les salariés, que les efforts qu’ils seront amenés à consentir, le soient aussi par les dirigeants et les actionnaires » stipule l’amendement. Il n’a pas été adopté. « C’est dommage » a réagi le sénateur UDI Gérard Roche. Un peu plus tôt dans les débats, il avait voté un amendement du gouvernement sur les accords d’entreprise et le référendum. Il pointe « une très mauvaise image » « vis-à-vis du public ».

    Public Sénat :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuyyulkAFpXPDpfBwJ.shtml

  • L’immigration est bien la raison centrale du vote pour Marine Le Pen

    La dernière enquête de BVA pour Orange et la presse régionale ne laisse pas de place au doute : le vote en faveur de Marine Le Pen est un vote résolument motivé par la question de l’immigration. A la rubrique des « sujets ayant le plus impacté les intentions de vote », BVA établit en effet que le sujet de l’immigration a été cité par 92 % des électeurs ayant l’intention de voter pour la présidente du Front national ! A 90 %, ils ont également expliqué leur vote par leur inquiétude face à la « crise des migrants » ! Et à 88 %, ils ont cité « la menace terroriste ». A titre de comparaison, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon placent, eux, le projet de loi El Khomri en tête de leurs préoccupations, à 90 %.

    A moins de onze mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, ce sondage vient renforcer l’analyse selon laquelle la campagne de Marine Le Pen, actuellement créditée de 26 à 29 % des intentions de vote, doit être résolument axée sur la thématique identitaire. Face à l’invasion migratoire, face au Grand Remplacement – et face au terrorisme islamique –, le reste, tout le reste, devient secondaire.

    Présidentielle déterminants vote MLP

    Présidentielle déterminants vote 1

  • Slogan « fermeture des mosquées » à la manifestation en hommage aux policiers tués à Magnanville

  • Alain Jochimek, éminent représentant du CRIF et du B’naï B’rith, mis en examen dans une affaire de blanchiment d’argent lié à la criminalité

    Le 17 juin, Alain Jochimek, directeur général de Lycamobile et représentant du CRIF auprès de la haute fonction publique israélienne, a été mis en examen dans une affaire de blanchiment d’argent lié à la criminalité. Pas un mot dans la presse écrite et audiovisuelle de l’Hexagone.

    Incroyable mais vrai : dans la France de 2016, un influent dirigeant économique et communautaire peut être interpellé par la police et mis en examen sans susciter le moindre commentaire public dans la classe politique et médiatique.

    Vendredi 17 juin, Alain Jochimek, « directeur général France » de l’opérateur de téléphonie Lycamobile, a été formellement mis en examen pour « blanchiment d’argent » lié à la criminalité et « escroquerie à la TVA » portant sur plusieurs millions d’euros.

    La source de cette information édifiante ?

    Le dense et brillant article publié dimanche 19 juin par le siège londonien d’un site américain dénommé BuzzFeed. Les journalistes britanniques Heidi Blake, Jane Bradley, Tom Warren et Richard Holmes ont ainsi enquêté durant plusieurs mois sur une vaste et complexe affaire de transactions financières frauduleuses en Europe qui auraient été supervisées par des cadres, des intermédiaires et des coursiers agissant pour le compte de Lycamobile, plus grand fournisseur du monde des appels internationaux low-cost.

    Une version française du papier a également été mise en ligne via la rédaction parisienne de BuzzFeed.

    19 personnes interpellées et 9 désormais mises en examen parmi lesquelles figure Alain Jochimek.

    Jochimek ?

    Les fidèles lecteurs de Panamza ont déjà vu son patronyme figurer sur le site : il avait été exposé ici – le 25 août 2015 – comme l’homme qui avait recruté et fait venir en France le Marocain Ayoub El Khazzani, « terroriste djihadiste » présumé de l’attaque du train Thalys. Par une curieuse concomitance, cette sombre affaire du Thalys refait parler d’elle, aujourd’hui même, avec six nouvelles interpellations en Belgique.

    Jochimek n’est pas seulement un entrepreneur protéiforme (ex-collaborateur du couturier Claude Montana, gérant dans le domaine des produits d’entretien, dirigeant éphémère jusqu’en Floride/Grande-Bretagne/Suisse).

    L’homme âgé de 64 ans est notamment l’un des « représentants » officiels du Conseil représentatif des institutions juives de France.

    En septembre 2014, il fut ainsi convié à une rencontre singulière. Extrait d’un billet publié alors par le site du CRIF :

    « Le CRIF a reçu une trentaine de futurs hauts fonctionnaires israéliens.

    Cette délégation constitue la première promotion de Tzoarim, programme de haut niveau pour la formation des hauts fonctionnaires en France.

    Le CRIF était représenté par Richard Prasquier, ancien Président du CRIF et président du Keren Hayessod, Yonathan Arfi, vice-président du CRIF, Marc Djebali, membre du Bureau Exécutif du Fonds Social Juif Unifié, et Alain Jochimek, vice-président délégué du B’naï B’rith de France ».

    Le B’naï B’rith de France ?

    Panamza avait déjà longuement évoqué cette discrète organisation dont l’influence est passée sous silence par la presse traditionnelle.

    Lire la suite de l’article sur panamza.com

    http://www.medias-presse.info/alain-jochimek-eminent-representant-du-crif-et-du-bnai-brith-mis-en-examen-dans-une-affaire-de-blanchiment-dargent-lie-a-la-criminalite/56688

  • Pour stopper la GPA, le combat va continuer au Sénat

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    La Manif Pour Tous déplore que, prisonnière de ses calculs d'appareils, la majorité parlementaire n'a pas osé voter pour des propositions de loi au motif qu'elles avaient été déposées par des députés de l'opposition. Mais le contenu du débat parlementaire de ce jour montre que le scandale de la GPA (Gestation Par Autrui) est désormais clairement dénoncé par tous les députés, de droite comme de gauche. C'est une véritable avancée dans le combat pour les droits des femmes et des enfants, victimes de ce scandaleux business aussi lucratif qu'intolérable. Enfin, les masques tombent et la réalité sordide de la GPA est aujourd'hui unanimement reconnue. Le soutien du groupe Communistes et de députés du groupe socialistes (détail des votes ici) est un signal fort qui doit être largement entendu. Cette évolution du discours fait écho à l'opinion publique qui rejette fortement la GPA. Selon un sondage Opinion Way pour La Manif Pour Tous réalisé du 3 au 5 mai 2016, 6 Français sur 10 considèrent que la GPA a des conséquences négatives pour la mère, et une nette majorité (52%) dénonce les conséquences sur l'enfant. 

    Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

    « Parce que la lutte pour la dignité des femmes et des enfants est une urgence, nous devons poursuivre notre mobilisation. Les signaux sont au vert et le vent tourne. Nous allons travailler avec les sénateurs pour initier une nouvelle proposition de loi pour stopper la GPA non seulement en France mais aussi pour les Français. Il est hypocrite de prétendre que la GPA est interdite en France alors que la circulaire Taubira facilite le recours à la GPA dès lors qu'elle est pratiquée à l'étranger. Plus que jamais, nous sommes déterminés à agir et à nous mobiliser pour l'abolition universelle de la GPA : la dignité des femmes et des enfants n'a pas de frontière ».

    Michel Janva

  • « Charlie Hebdo » : La veuve d’une victime de l’attentat porte plainte pour « abus de confiance »

    Gala Renaud, épouse de Michel Renaud, déplore que la promesse faite par Philippe Val de reverser aux familles des victimes les recettes du numéro qui a suivi les attentats n’ait pas été tenue...

    Elle porte plainte pour « abus de confiance aggravé ». Gala Renaud, épousé de Michel Renaud qui a été tué dans l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, conteste l’affectation des millions d’euros engrangés par l’hebdomadaire après la tuerie.

    Le quotidien régional La Montagne a évoqué samedi la plainte qu’elle a adressée le 8 juin au procureur de la République de Paris. Celle-ci vise le nouveau codirecteur de publication, Riss, blessé à l’épaule lors de l’attentat, et l’association Les Amis de Charlie Hebdo, qui a collecté les dons versés au journal après la tuerie, pour « complicité ».

    Selon Gala Renaud, la promesse de l’ex-directeur du journal, Philippe Val, d’attribuer aux familles des victimes les recettes du numéro post-attentat - estimées entre 10 et 12 millions d’euros - n’a pas été tenue. Cette plainte est « moralement justifiée et juridiquement fondée », insiste son avocat, Gilles-Jean Portejoie.[....]

    La suite sur 20 minutes.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Charlie-Hebdo-La-veuve-d-une

  • Malika Sorel : « Nos élites mettent en péril un édifice de plus de mille ans »

    Après le meurtre revendiqué par Daech d'un policier et de son épouse dans leur maison de Magnanville, Malika Sorel remonte aux sources de la décomposition française. Nos hommes politiques ont méprisé l'Histoire, explique-t-elle, mais celle-ci s'est invitée à leur table [Figarovox 17.06] ... Il en résulte une puissante et lucide analyse critique des hommes, des politiques et de l'idéologie du Système. Contre lequel le sentiment des peuples européens se dresse aujourd'hui toujours davantage.   LFAR

    3205707806.jpgSon dernier livre, Décomposition française. Comment en est-on arrivé là ?, vient de se voir décerner le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des membres de la Légion d'honneur. « Honneur » et « patrie », deux mots qui résument parfaitement le parcours de Malika Sorel. Au Haut Conseil de l'intégration comme à travers ses livres, cette patriote incandescente continue de se battre pour empêcher que la France ne se défasse. Lors de son discours de remerciements, elle a longuement cité l'historien et résistant, Marc Bloch : « La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J'y suis né, j'ai bu aux sources de sa culture. J'ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux ». Soixante-quinze ans après l'auteur de L' Étrange Défaite, Malika Sorel redoute que la cohésion nationale vole en éclats. Comme son père spirituel, l'essayiste impute la responsabilité de cette profonde crise existentielle aux élites. Nos dirigeants politiques ne croient plus en la France et c'est le peuple qui paye le prix de ce renoncement.

    Depuis un an, sur fond de tensions culturelles, la France vit au rythme des attentats. Dernier en date, le meurtre, revendiqué par l'État islamique, d'un policier et de sa compagne dans leur maison des Yvelines. Est-ce le symptôme de ce que vous appelez la décomposition française ?

    MALIKA SOREL - Au fondement de la citoyenneté existe un principe de transcendance par le politique. La République avait su maintenir ce fil qui s'élève au-dessus de chaque citoyen et assure ainsi la cohésion de l'ensemble. Ce lien a été défait. Depuis près de quarante ans, l'État a œuvré, de manière directe ou indirecte, à scinder la France en groupes, en communautés. D'un État garant de la cohésion nationale, nous sommes passés à un État qui parle « diversité », « minorités », « communauté musulmane », « banlieues », « territoires de la politique de la ville ». L'État n'a eu de cesse de répondre aux revendications des uns et des autres, dressant parfois sans l'avoir souhaité les uns contre les autres. Les principes républicains ont été pris comme variables d'ajustement, nous entraînant ainsi vers une décomposition assurée. Qui sème le vent récolte la tempête.

    Il aura fallu bien peu de temps à nos élites de commandement pour mettre en péril un édifice que les rois de France et les républiques avaient mis plus de mille ans à bâtir. La cohésion nationale menace désormais de voler en éclats. Nul ne peut prévoir quel sera l'événement déclencheur. Les hommes ont méprisé les leçons de l'Histoire, et comme chaque fois que cela se produit, la voici qui s'invite à table. Il est urgent de retisser le lien de confiance entre le peuple et le politique. Cela ne se pourra tant que les politiques persisteront à refuser de mener les réformes de fond qui s'imposent.

    Comment en est-on arrivé là ?

    La défense de la France n'a pas toujours servi de boussole. Pire, la France s'est parfois trouvée indirectement désignée comme cible. Ce n'est pas autrement qu'il convient d'analyser les campagnes, y compris de la part d'institutions de la République, qui instruisent depuis le début des années 80 un procès à charge contre les Français, accusés d'être des racistes prompts à discriminer les personnes d'origine étrangère. Ce long procès a semé les graines d'un ressentiment dont notre société n'a pas fini de payer le prix. Il convient également d'évoquer l'évolution des programmes scolaires, dont une des conséquences est d'avoir porté atteinte à la transmission d'un héritage culturel partie intégrante de l'identité des Français. Citons la diminution au fil du temps des heures allouées à l'enseignement de la langue française, ou encore la modification d'un certain nombre d'enseignements au prétexte d'adapter notre société à l'évolution du monde. C'est ainsi que nos élèves peuvent se retrouver soumis au feu d'un intense matraquage idéologique dans des domaines tels que l'histoire, la mondialisation et les migrations internationales, l'esclavage et la colonisation présentés le plus souvent comme du fait des seuls Occidentaux - le reste étant plutôt occulté -, le développement durable. Durable, le mot magique ! Tout doit devenir durable, sauf la patrie qui est sommée de s'effacer. Cela concourt à ce que les jeunes générations se construisent une image dépréciée de la France.

    Le peuple n'a-t-il pas lui aussi une part de responsabilité ?

    Bien sûr ! Mais il existe une hiérarchie dans les responsabilités. C'est au politique qu'incombe la mission de veiller sur le maintien de la cohésion nationale, en un mot sur la paix civile. Même si les individus de notre époque pensent, pour beaucoup, tout savoir - c'est l'une des conséquences de l'égalitarisme -, ils ne détiennent pas toutes les informations utiles à la décision et à l'anticipation. Les politiques et la haute administration, si ! La responsabilité des citoyens réside dans le fait qu'ils ont trop longtemps privilégié la politique de l'autruche et, de ce fait, ceux des hommes et femmes politiques qui leur vendaient des chimères. Ils ont balayé les très rares qui leur tenaient un langage de vérité et de responsabilité. Le système politique est verrouillé de l'intérieur par les personnels en place qui cooptent leurs clones, et de l'extérieur par le peuple lui-même.

    Lorsqu'elle leur déplaît, les citoyens des démocraties rechignent à regarder la réalité en face. Comme l'avait prophétisé Alexis de Tocqueville, ils évitent tout ce, et tous ceux, qui pourrait gâcher leurs menus plaisirs. Aussi, tant qu'ils ne sont pas touchés dans leur propre vie, ils préfèrent verser dans le relativisme, voire le déni. Dans nos sociétés devenues individualistes, l'individu tend à primer sur la communauté des citoyens, chacun oubliant que les idéaux dont il tire profit ne peuvent perdurer sans l'engagement quotidien de tous à les porter et à les protéger. Chassez le réel, il revient au galop.

    Depuis les attentats de janvier et de novembre 2015, n'assiste-t-on pas malgré tout à une renaissance du patriotisme dans notre pays ?

    Nous assistons à la renaissance de l'expression du patriotisme qui a longtemps été muselé, en raison des suspicions qui pesaient sur lui depuis la Seconde Guerre mondiale. La présence du Front national, propulsé sur le devant de la scène par François Mitterrand comme l'avait rappelé Roland Dumas, a ensuite servi d'arme de dissuasion. Tout ce que touchait ce parti devenait aussitôt intouchable et infréquentable. Ainsi en a-t-il été du drapeau et de La Marseillaise. Ce n'est que depuis les attentats que les Français ont pu se les réapproprier sans risquer l'opprobre. Souvenez-vous : en 2007, la candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal après avoir fait entonner l'hymne national lors d'un meeting et formulé le souhait que les Français aient « chez eux le drapeau tricolore », avait précisé que cela marquait « une étape historique pour la gauche ». Edifiant !

    Avec les attentats, les Français ont réalisé qu'ils formaient les parties d'un tout, qu'ils appartenaient au même corps, et que c'est leur identité qui était visée. Malgré le matraquage auquel ils sont soumis depuis des décennies, malgré un projet d'Union européenne, qui s'est transformé en machine à broyer les nations considérées comme des obstacles à une intégration plus poussée, le peuple est là, toujours vivant. L'inconscient collectif a resurgi pour guider les Français. Il n'y a là rien d'étonnant puisqu'une grande part de l'identité se transmet au travers des gestes de la vie courante.

    Le continent européen, dans son ensemble, n'a pas connu de trouble majeur depuis la dernière guerre mondiale. C'est pourquoi les citoyens se sont assoupis. Ils ont fini par croire que la paix allait de soi. A présent qu'ils la sentent menacée partout en Europe, ils resserrent les rangs.

    Une serveuse musulmane a été giflée à Nice parce qu'elle servait de l'alcool durant le ramadan. Comme en témoigne cette affaire, les musulmans sont parmi les premières cibles des islamistes. Pourtant, beaucoup hésitent à condamner ces derniers. Comment l'expliquez-vous ?

    Contrairement à ce qui a été répandu en France, les premières cibles n'ont pas été les musulmans, mais des non-musulmans. Il n'est qu'à lire des ouvrages tels que Les Territoires perdus de la République (2002), d'Emmanuel Brenner, ou encore Banlieue de la République (2012), de Gilles Kepel, pour comprendre pourquoi certains quartiers ont été désertés. Dans ce dernier, on lit par exemple le témoignage de Murielle, ancienne militante communiste : « On ne se sent même plus chez nous. On se sent très gênés […] C'est grave.» Nul n'évoque jamais la souffrance de tous ceux qui se sont résignés à quitter des lieux dans lesquels ils avaient passé une partie de leur vie. Le sentiment d'exil sur ses propres terres est bien plus traumatisant que l'exil en terre étrangère. Il n'est qu'à lire les témoignages de dissidents des régimes totalitaires du XXe siècle pour en saisir la mesure.

    De même, la souffrance est vive chez ceux de l'immigration extra-européenne qui ont rejoint l'Europe pour ce qu'elle était, une terre de liberté, et qui sentent à présent cette liberté se dérober sous leurs pieds. Plus l'Etat se révèle faible et montre son impuissance, plus les personnes issues de l'immigration extra-européenne se trouvent dans l'obligation de sacrifier la République face à leur groupe d'origine, dont les pressions vont croissant avec la poursuite de l'immigration. Ces personnes n'ont guère d'autre choix. Les flux migratoires, par leur importance, ont créé les conditions de la formation de répliques des sociétés d'origine sur les terres d'accueil. C'est un phénomène tout à fait naturel et spontané, vrai pour toutes les diasporas, sans arrière-pensée de nuire. Il n'en demeure pas moins que les frictions naissent sitôt que les fondamentaux culturels, qui se traduisent au quotidien en codes de savoir-être et de vivre-ensemble, rencontrent des points d'incompatibilité. Dans le cas qui nous concerne ici, ils sont loin d'être mineurs puisqu'ils touchent à des principes du pacte social et moral qui lie les Français entre eux, comme le respect de l'existence d'une liberté individuelle, donc du droit de choisir sa vie privée ; l'égalité hommes-femmes ; la laïcité, qui est étrangère aux sociétés d'origine, comme l'avait écrit en juin 2003 l'islamologue Mohammed Ibn-Guadi dans une tribune au Figaro, où il exposait que « l'islam a toujours été politique ».

    Les êtres humains ne se résument pas à de simples machines. En migrant, ils emportent avec eux leur système de principes et de valeurs, leur regard sur les autres et le monde. Et c'est humain ! Ce qui est arrivé à Nice, ou à Orlando - même s'il n'y a aucune commune mesure - est une illustration du fait que l'intégration se joue sur le registre de l'identité et non sur les questions d'ordre matériel. Dans un cas comme dans l'autre, c'est l'existence d'une liberté individuelle et d'un libre arbitre qui sont perçus comme invivables et qui peuvent déclencher un torrent de haine et de violence. Respecter les règles de la démocratie exige un lourd apprentissage. Il est préoccupant de voir à quel point cette donnée a été négligée par les élites des terres d'accueil.

    C'est pourquoi, aussi bien la décision d'Angela Merkel d'accueillir massivement des réfugiés en provenance de terres qui n'ont pas vécu les mêmes pages d'histoire culturelle et politique, et ne possèdent pas de ce fait les codes du vivre-ensemble des sociétés européennes, que les prises de position récurrentes du pape François, qui ne cesse de venir fustiger un prétendu égoïsme des Européens et de les exhorter à accueillir davantage de migrants, sont profondément choquantes. Elles témoignent d'un piètre niveau de sensibilité à ce qui advient : une situation dramatique pour tous, migrants et descendants d'immigrés compris. Si l'erreur est humaine, persévérer est diabolique.

    Doit-on craindre un scénario à la Houellebecq ?

    Aujourd'hui, tout comme en Algérie dans les années 90, le passage à l'action est encouragé par la perspective d'une victoire qui n'est plus de l'ordre de l'impossible, d'autant que les rouages de l'Etat et des partis politiques ont d'ores et déjà été investis, de même que des personnalités politiques de tout premier plan.

    Votre livre, Décomposition française. Comment en est-on arrivé là ?, s'est vu décerner mercredi 8 juin le prix littéraire « Honneur et Patrie » de la Société des membres de la Légion d'honneur. Lors de votre discours de remerciements, vous avez cité Victor Hugo : « Tôt ou tard, la patrie submergée flotte à la surface et reparaît. » Malgré la noirceur de votre constat, vous conservez l'espoir. Pourquoi ?

    Les Français aiment la France même s'ils se sont fait une spécialité de la dénigrer, produit d'un certain snobisme qui s'est répandu dans la société. A présent qu'ils ont compris que leur destin était intimement lié au sien, et qu'ils ne lui survivraient pas en tant que peuple, ils vont s'attacher à réparer l'injustice qu'ils ont commise à son égard. C'est donc un engagement pour la justice, et la justice finit toujours par triompher. Victor Hugo le dit : « le vol d'un peuple ne se prescrit pas », et « on ne démarque pas une nation comme un mouchoir ». Les exemples abondent dans l'Histoire qui viennent attester de la justesse de son propos. 

    Alexandre Devecchio

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/06/20/malika-sorel-nos-elites-mettent-en-peril-un-edifice-de-plus-5817382.html

  • Malika Sorel : « Nos élites mettent en péril un édifice de plus de mille ans »

    Après le meurtre revendiqué par Daech d'un policier et de son épouse dans leur maison de Magnanville, Malika Sorel remonte aux sources de la décomposition française. Nos hommes politiques ont méprisé l'Histoire, explique-t-elle, mais celle-ci s'est invitée à leur table [Figarovox 17.06] ... Il en résulte une puissante et lucide analyse critique des hommes, des politiques et de l'idéologie du Système. Contre lequel le sentiment des peuples européens se dresse aujourd'hui toujours davantage.   LFAR

    3205707806.jpgSon dernier livre, Décomposition française. Comment en est-on arrivé là ?, vient de se voir décerner le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des membres de la Légion d'honneur. « Honneur » et « patrie », deux mots qui résument parfaitement le parcours de Malika Sorel. Au Haut Conseil de l'intégration comme à travers ses livres, cette patriote incandescente continue de se battre pour empêcher que la France ne se défasse. Lors de son discours de remerciements, elle a longuement cité l'historien et résistant, Marc Bloch : « La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J'y suis né, j'ai bu aux sources de sa culture. J'ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux ». Soixante-quinze ans après l'auteur de L' Étrange Défaite, Malika Sorel redoute que la cohésion nationale vole en éclats. Comme son père spirituel, l'essayiste impute la responsabilité de cette profonde crise existentielle aux élites. Nos dirigeants politiques ne croient plus en la France et c'est le peuple qui paye le prix de ce renoncement.

    Depuis un an, sur fond de tensions culturelles, la France vit au rythme des attentats. Dernier en date, le meurtre, revendiqué par l'État islamique, d'un policier et de sa compagne dans leur maison des Yvelines. Est-ce le symptôme de ce que vous appelez la décomposition française ?

    MALIKA SOREL - Au fondement de la citoyenneté existe un principe de transcendance par le politique. La République avait su maintenir ce fil qui s'élève au-dessus de chaque citoyen et assure ainsi la cohésion de l'ensemble. Ce lien a été défait. Depuis près de quarante ans, l'État a œuvré, de manière directe ou indirecte, à scinder la France en groupes, en communautés. D'un État garant de la cohésion nationale, nous sommes passés à un État qui parle « diversité », « minorités », « communauté musulmane », « banlieues », « territoires de la politique de la ville ». L'État n'a eu de cesse de répondre aux revendications des uns et des autres, dressant parfois sans l'avoir souhaité les uns contre les autres. Les principes républicains ont été pris comme variables d'ajustement, nous entraînant ainsi vers une décomposition assurée. Qui sème le vent récolte la tempête.

    Il aura fallu bien peu de temps à nos élites de commandement pour mettre en péril un édifice que les rois de France et les républiques avaient mis plus de mille ans à bâtir. La cohésion nationale menace désormais de voler en éclats. Nul ne peut prévoir quel sera l'événement déclencheur. Les hommes ont méprisé les leçons de l'Histoire, et comme chaque fois que cela se produit, la voici qui s'invite à table. Il est urgent de retisser le lien de confiance entre le peuple et le politique. Cela ne se pourra tant que les politiques persisteront à refuser de mener les réformes de fond qui s'imposent.

    Comment en est-on arrivé là ?

    La défense de la France n'a pas toujours servi de boussole. Pire, la France s'est parfois trouvée indirectement désignée comme cible. Ce n'est pas autrement qu'il convient d'analyser les campagnes, y compris de la part d'institutions de la République, qui instruisent depuis le début des années 80 un procès à charge contre les Français, accusés d'être des racistes prompts à discriminer les personnes d'origine étrangère. Ce long procès a semé les graines d'un ressentiment dont notre société n'a pas fini de payer le prix. Il convient également d'évoquer l'évolution des programmes scolaires, dont une des conséquences est d'avoir porté atteinte à la transmission d'un héritage culturel partie intégrante de l'identité des Français. Citons la diminution au fil du temps des heures allouées à l'enseignement de la langue française, ou encore la modification d'un certain nombre d'enseignements au prétexte d'adapter notre société à l'évolution du monde. C'est ainsi que nos élèves peuvent se retrouver soumis au feu d'un intense matraquage idéologique dans des domaines tels que l'histoire, la mondialisation et les migrations internationales, l'esclavage et la colonisation présentés le plus souvent comme du fait des seuls Occidentaux - le reste étant plutôt occulté -, le développement durable. Durable, le mot magique ! Tout doit devenir durable, sauf la patrie qui est sommée de s'effacer. Cela concourt à ce que les jeunes générations se construisent une image dépréciée de la France.

    Le peuple n'a-t-il pas lui aussi une part de responsabilité ?

    Bien sûr ! Mais il existe une hiérarchie dans les responsabilités. C'est au politique qu'incombe la mission de veiller sur le maintien de la cohésion nationale, en un mot sur la paix civile. Même si les individus de notre époque pensent, pour beaucoup, tout savoir - c'est l'une des conséquences de l'égalitarisme -, ils ne détiennent pas toutes les informations utiles à la décision et à l'anticipation. Les politiques et la haute administration, si ! La responsabilité des citoyens réside dans le fait qu'ils ont trop longtemps privilégié la politique de l'autruche et, de ce fait, ceux des hommes et femmes politiques qui leur vendaient des chimères. Ils ont balayé les très rares qui leur tenaient un langage de vérité et de responsabilité. Le système politique est verrouillé de l'intérieur par les personnels en place qui cooptent leurs clones, et de l'extérieur par le peuple lui-même.

    Lorsqu'elle leur déplaît, les citoyens des démocraties rechignent à regarder la réalité en face. Comme l'avait prophétisé Alexis de Tocqueville, ils évitent tout ce, et tous ceux, qui pourrait gâcher leurs menus plaisirs. Aussi, tant qu'ils ne sont pas touchés dans leur propre vie, ils préfèrent verser dans le relativisme, voire le déni. Dans nos sociétés devenues individualistes, l'individu tend à primer sur la communauté des citoyens, chacun oubliant que les idéaux dont il tire profit ne peuvent perdurer sans l'engagement quotidien de tous à les porter et à les protéger. Chassez le réel, il revient au galop.

    Depuis les attentats de janvier et de novembre 2015, n'assiste-t-on pas malgré tout à une renaissance du patriotisme dans notre pays ?

    Nous assistons à la renaissance de l'expression du patriotisme qui a longtemps été muselé, en raison des suspicions qui pesaient sur lui depuis la Seconde Guerre mondiale. La présence du Front national, propulsé sur le devant de la scène par François Mitterrand comme l'avait rappelé Roland Dumas, a ensuite servi d'arme de dissuasion. Tout ce que touchait ce parti devenait aussitôt intouchable et infréquentable. Ainsi en a-t-il été du drapeau et de La Marseillaise. Ce n'est que depuis les attentats que les Français ont pu se les réapproprier sans risquer l'opprobre. Souvenez-vous : en 2007, la candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal après avoir fait entonner l'hymne national lors d'un meeting et formulé le souhait que les Français aient « chez eux le drapeau tricolore », avait précisé que cela marquait « une étape historique pour la gauche ». Edifiant !

    Avec les attentats, les Français ont réalisé qu'ils formaient les parties d'un tout, qu'ils appartenaient au même corps, et que c'est leur identité qui était visée. Malgré le matraquage auquel ils sont soumis depuis des décennies, malgré un projet d'Union européenne, qui s'est transformé en machine à broyer les nations considérées comme des obstacles à une intégration plus poussée, le peuple est là, toujours vivant. L'inconscient collectif a resurgi pour guider les Français. Il n'y a là rien d'étonnant puisqu'une grande part de l'identité se transmet au travers des gestes de la vie courante.

    Le continent européen, dans son ensemble, n'a pas connu de trouble majeur depuis la dernière guerre mondiale. C'est pourquoi les citoyens se sont assoupis. Ils ont fini par croire que la paix allait de soi. A présent qu'ils la sentent menacée partout en Europe, ils resserrent les rangs.

    Une serveuse musulmane a été giflée à Nice parce qu'elle servait de l'alcool durant le ramadan. Comme en témoigne cette affaire, les musulmans sont parmi les premières cibles des islamistes. Pourtant, beaucoup hésitent à condamner ces derniers. Comment l'expliquez-vous ?

    Contrairement à ce qui a été répandu en France, les premières cibles n'ont pas été les musulmans, mais des non-musulmans. Il n'est qu'à lire des ouvrages tels que Les Territoires perdus de la République (2002), d'Emmanuel Brenner, ou encore Banlieue de la République (2012), de Gilles Kepel, pour comprendre pourquoi certains quartiers ont été désertés. Dans ce dernier, on lit par exemple le témoignage de Murielle, ancienne militante communiste : « On ne se sent même plus chez nous. On se sent très gênés […] C'est grave.» Nul n'évoque jamais la souffrance de tous ceux qui se sont résignés à quitter des lieux dans lesquels ils avaient passé une partie de leur vie. Le sentiment d'exil sur ses propres terres est bien plus traumatisant que l'exil en terre étrangère. Il n'est qu'à lire les témoignages de dissidents des régimes totalitaires du XXe siècle pour en saisir la mesure.

    De même, la souffrance est vive chez ceux de l'immigration extra-européenne qui ont rejoint l'Europe pour ce qu'elle était, une terre de liberté, et qui sentent à présent cette liberté se dérober sous leurs pieds. Plus l'Etat se révèle faible et montre son impuissance, plus les personnes issues de l'immigration extra-européenne se trouvent dans l'obligation de sacrifier la République face à leur groupe d'origine, dont les pressions vont croissant avec la poursuite de l'immigration. Ces personnes n'ont guère d'autre choix. Les flux migratoires, par leur importance, ont créé les conditions de la formation de répliques des sociétés d'origine sur les terres d'accueil. C'est un phénomène tout à fait naturel et spontané, vrai pour toutes les diasporas, sans arrière-pensée de nuire. Il n'en demeure pas moins que les frictions naissent sitôt que les fondamentaux culturels, qui se traduisent au quotidien en codes de savoir-être et de vivre-ensemble, rencontrent des points d'incompatibilité. Dans le cas qui nous concerne ici, ils sont loin d'être mineurs puisqu'ils touchent à des principes du pacte social et moral qui lie les Français entre eux, comme le respect de l'existence d'une liberté individuelle, donc du droit de choisir sa vie privée ; l'égalité hommes-femmes ; la laïcité, qui est étrangère aux sociétés d'origine, comme l'avait écrit en juin 2003 l'islamologue Mohammed Ibn-Guadi dans une tribune au Figaro, où il exposait que « l'islam a toujours été politique ».

    Les êtres humains ne se résument pas à de simples machines. En migrant, ils emportent avec eux leur système de principes et de valeurs, leur regard sur les autres et le monde. Et c'est humain ! Ce qui est arrivé à Nice, ou à Orlando - même s'il n'y a aucune commune mesure - est une illustration du fait que l'intégration se joue sur le registre de l'identité et non sur les questions d'ordre matériel. Dans un cas comme dans l'autre, c'est l'existence d'une liberté individuelle et d'un libre arbitre qui sont perçus comme invivables et qui peuvent déclencher un torrent de haine et de violence. Respecter les règles de la démocratie exige un lourd apprentissage. Il est préoccupant de voir à quel point cette donnée a été négligée par les élites des terres d'accueil.

    C'est pourquoi, aussi bien la décision d'Angela Merkel d'accueillir massivement des réfugiés en provenance de terres qui n'ont pas vécu les mêmes pages d'histoire culturelle et politique, et ne possèdent pas de ce fait les codes du vivre-ensemble des sociétés européennes, que les prises de position récurrentes du pape François, qui ne cesse de venir fustiger un prétendu égoïsme des Européens et de les exhorter à accueillir davantage de migrants, sont profondément choquantes. Elles témoignent d'un piètre niveau de sensibilité à ce qui advient : une situation dramatique pour tous, migrants et descendants d'immigrés compris. Si l'erreur est humaine, persévérer est diabolique.

    Doit-on craindre un scénario à la Houellebecq ?

    Aujourd'hui, tout comme en Algérie dans les années 90, le passage à l'action est encouragé par la perspective d'une victoire qui n'est plus de l'ordre de l'impossible, d'autant que les rouages de l'Etat et des partis politiques ont d'ores et déjà été investis, de même que des personnalités politiques de tout premier plan.

    Votre livre, Décomposition française. Comment en est-on arrivé là ?, s'est vu décerner mercredi 8 juin le prix littéraire « Honneur et Patrie » de la Société des membres de la Légion d'honneur. Lors de votre discours de remerciements, vous avez cité Victor Hugo : « Tôt ou tard, la patrie submergée flotte à la surface et reparaît. » Malgré la noirceur de votre constat, vous conservez l'espoir. Pourquoi ?

    Les Français aiment la France même s'ils se sont fait une spécialité de la dénigrer, produit d'un certain snobisme qui s'est répandu dans la société. A présent qu'ils ont compris que leur destin était intimement lié au sien, et qu'ils ne lui survivraient pas en tant que peuple, ils vont s'attacher à réparer l'injustice qu'ils ont commise à son égard. C'est donc un engagement pour la justice, et la justice finit toujours par triompher. Victor Hugo le dit : « le vol d'un peuple ne se prescrit pas », et « on ne démarque pas une nation comme un mouchoir ». Les exemples abondent dans l'Histoire qui viennent attester de la justesse de son propos. 

    Alexandre Devecchio

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/06/20/malika-sorel-nos-elites-mettent-en-peril-un-edifice-de-plus-5817382.html