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France et politique française - Page 3527

  • Adieu, Nicolas !

    Notre confrère du Figaro a publié dans son édition du 22 janvier quelques « bonnes feuilles » du dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy qui sortira le lundi 25 janvier. L’ancien Président y fait acte de (sincère ?) contrition sur ses erreurs passées. Il esquisse aussi ce qui peut s’apparenter à un début de programme pour 2017 mais rien de transcendant, à part le fait qu’il ne reviendra pas sur le mariage pour tous, se coupant ainsi d’une partie de son électorat potentiel.
    L’ancien locataire de l’Élysée reconnaît volontiers « être resté quelques mois de trop l’homme alors qu’il aurait fallu être immédiatement le président ». C’est bien vrai, tant les travers du personnage sont vite apparus. Le Fouquet’s a été une erreur symbolique, même s’il est tout aussi vrai que ses adversaires socialistes fréquentaient et fréquentent toujours des restaurants moins emblématiques mais nettement plus onéreux. Que dire de l’épisode des vacances sur le yacht de Vincent Bolloré, resté en travers de la gorge de beaucoup de nos compatriotes ? Ces deux épisodes ont marqué, plus à raison qu’à tort, son quinquennat du sceau de l’infamie.
    Quelques pages plus loin, Nicolas Sarkozy avoue avoir trop tardé à engager les réformes « qui auraient dû être engagées dès les premiers jours ». Il regrette « le ratage de la réforme de la taxe professionnelle et aussi celui du RSA ». Surtout, il s’en veut de ne pas être allé assez loin sur les 35 heures et l’ISF en les supprimant complètement. Dont acte.
    Que penser de ce droit d’inventaire à la sauce « républicaine » ?
    Tout d’abord que ces regrets arrivent un peu trop tard et que la très grande majorité des Français ne vont pas y être très sensibles. Simplement parce que le mal est fait et que les Français en paient les pots cassés.
    Beaucoup pensent, aussi, que c’est un coup politique et médiatique que tente l’ancien chef de l’État. Il est aujourd’hui distancé dans les sondages par Alain Juppé et François Fillon. Chaque jour passant, ses chances de remporter la primaire prévue les 20 et 27 novembre prochains s’amenuisent. Il essaie de se relancer avec ce livre « témoignage » mais, contrairement à ses plus proches compétiteurs, Fillon et Juppé, il a du mal à se projeter dans l’avenir.
    Beaucoup de nos compatriotes penseront aussi qu’il est difficile de revenir sur la scène politique quand on en a été évincé assez peu glorieusement en 2012. Nicolas Sarkozy a perdu par rejet et son adversaire a gagné par défaut.
    Il est aussi difficile de revenir en grâce dans le cœur et l’esprit des Français quand on a abaissé la fonction présidentielle (Hollande fait pire), quand on a tant promis et aussi peu tenu.
    À environ quinze mois avant le premier tour de la présidentielle de 2017, les aveux de Nicolas Sarkozy résonnent un peu faux et comme le chant du cygne. Les Français ont fait leur choix et l’ont confirmé à travers différents sondages : ni Hollande, ni Sarkozy… Ni l’un ni l’autre ne sont plus crédibles. Mais le plus étonnant, c’est que le président des Républicains veut encore y croire. Faut-il être aveugle et sourd à ce point ? Ou bien être doté d’une ambition irrépressible ? Ou encore cultiver un goût du pouvoir exacerbé ? La réalité risque d’être très amère car le divorce est aujourd’hui consommé. Elle peut se résumer dans deux mots : adieu, Nicolas. Mais qui le lui dira ? Faut-il encore qu’il soit à même de l’entendre, de le comprendre et de l’accepter.

    Henri Saint-Amand Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuVFVFVFykcptRLTIy.shtml

  • Hommage d'un royaliste aux rois martyrs.

    J’étais invité samedi 23 janvier à prendre la parole lors de la cérémonie d’hommage au roi Louis XVI organisée par l’Action Française au cœur de Paris, et j’ai ensuite suivi le cortège de fidèles monarchistes ralliant la chapelle expiatoire, bâtie sur l’emplacement du cimetière qui, au soir du 21 janvier 1793, avait recueilli les restes du monarque supplicié. 

    Voici le texte de ma courte intervention :

    Déjà, il y avait eu ce procès unique et inique, cette condamnation à mort, ces adieux de la veille à ses proches, sa famille, son serviteur, ses geôliers…

    Et puis, il y a ce parcours qui n’en finit pas, dans les rues d’un Paris brumeux et désert de peuple quand se dressent, tout au long de cette marche au martyre, les baïonnettes et les piques de la froide République…

    Il y a ces marches à gravir, ces poignets que l’on offre aux liens, cette chemise que l’on délasse, ce cou que l’on dégage…

    Qui est cet homme que l’on supplicie ?

    Il est Capet pour les républicains amnésiques et hystériques, mais il est aussi Valois et Bourbon pour les hommes de longue mémoire ; il est Louis, et il est, par toutes les fibres de son corps, par tous les vaisseaux de son cœur, par tous les liens de sentiment, il est la France, il est Louis, roi de France, roi prisonnier, bientôt martyr ; il est ce lien vertical du temps, il est ce lien horizontal de l’espace français…

    Il est aussi cet élan vers la foule de bonnets rouges sang, mais qui l’entendra ?

    « Je meurs innocent des crimes dont on m’accuse ! Je prie Dieu pour que le sang que vous allez répandre ne retombe pas sur la France ! »

    Il est le roi, il est encore le roi malgré la République qui le tue.

    La lame, froide ; l’éclair, la tête qui tombe, la tête que l’on ramasse, que l’on brandit quand les hommes hurlent, d’un cri de haine, « Vive la République ! ».

    Le roi est mort… Mais il n’y a plus de chancelier au plumet noir pour l’annoncer au balcon de Versailles, juste des corbeaux désolés qui volent au-dessus de la guillotine et du sang versé.

    Le roi est mort… et ce sont les canons qui tonnent ; le roi, en ce sinistre jour de janvier, est mort ! 

    Là-bas, dans un cachot sombre et humide, il est une famille qui se serre autour de la mère, il est des larmes qui coulent, des sanglots qui résonnent… Oui, le roi est bien mort… Et cette tête qui roule alors n’en finit pas de rouler tout au long de notre mémoire, de notre histoire…

    Et pourtant, rien n’est fini ! 

    Ici, dans ce cachot, la mère prend son enfant dans ses bras, le dépose sur le sol humide et verdâtre, puis, lentement, respectueusement, elle baisse la tête, elle s’incline devant l’enfant de sept ans, ce petit Louis, ce nouveau Louis…

    Là-bas, le roi est mort, mais ici, entre les murs de la prison, le roi vit ; le roi est vivant, vive le roi, vive l’enfant-roi ! Vive Louis XVII, roi de France et de Navarre !

    Il est une chose que jamais la République ne pourra comprendre, et que jamais, au cœur des hommes fidèles, elle ne pourra dénier : en France, le roi ne meurt jamais !

    Mort en père, il renaît en fils… ou en frère…

    Oui, quand le roi est mort, il est toujours vivant, à travers ses successeurs. Le roi est mort, vive le roi !

    Bien sûr, le jeune Louis, XVIIème du nom, disparaît aux yeux des hommes, enfermé dans une prison dont jamais il ne sortira. Mais il est bien le roi, ce roi dont le nom brille sur les drapeaux de la Vendée catholique et royale, sur les poitrines des chouans de Normandie, du Maine et de Bretagne, sur les billets de la monnaie clandestine…

    Ce roi n’a pas dix ans, mais la République en a une grande peur, et elle le tuera. Mais elle ne tuera pas le roi, l’idée, le nom, la réalité, la mémoire du roi…

    Car aujourd’hui, en cette soirée humide, nous sommes là, et vous êtes là, fidèles, toujours fidèles, alors même que la République se termine en état d’urgence à défaut d’être un Etat tout court…

    Alors, oui, le roi est mort, dix fois, vingt fois, quarante fois, mais « Ô Mort, où est ta victoire ? » Car toujours, nous chantons, nous clamons, cri de joie et d’espérance : « Vive le Roi ! ».

    Jean-Philippe Chauvin

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1281:hommage-dun-royaliste-aux-rois-martyrs&catid=50:2016&Itemid=61

  • Où va l’argent du contribuable ? Quelques exemples de gabegies…

    C’est la crise ? Pas pour tout le monde ! Si le contribuable est appelé à se serrer la ceinture, il n’en va pas de même chez ceux qui nous gouvernent. En voici quelques exemples parmi d’autres :

    . Pour la conception graphique de sa carte de vœux, le Premier ministre Manuel Valls a fait appel à Publicis, groupe de communication fondé par Marcel Bleustein-Blanchet dont sa fille, Elisabeth Badinter, est la principale actionnaire, et qui est actuellement dirigé par Maurice Lévy, membre du club Le Siècle. Montant de la facture : 36.480 euros. 

    . Les vœux de François Hollande présentés depuis la Maison de la radio « à la jeunesse et aux forces de l’engagement » ont coûté la bagatelle de 250.000 euros pris en charge pour un quart par le ministère de la Jeunesse et pour trois quarts par le ministère de l’Education.

    . Philippe Richert (LR), président du conseil régional d’Alsace-Champagne-Ardenne, a offert aux frais de la collectivité un iPhone 6 et une tablette iPad à ses 169 conseillers régionaux. Montant de la facture : 190.000 euros.

    Il y a de quoi ouvrir une rubrique spéciale quotidienne consacrée à cette façon de dilapider l’argent du contribuable…

    http://www.medias-presse.info/ou-va-largent-du-contribuable-quelques-exemples-de-gabegies/47955

  • La Manif pour tous pèse plus qu'ils ne le pensent

    Analyse de Roland Hureaux pour Atlantico :

    "Il y a aussi, par-delà la question propre du mariage des homosexuels, l'image que va donner Nicolas Sarkozy en prenant cette position : celle d'un homme qui ne tient pas parole, ou pire encore celle d'un homme qui se "dégonfle" devant le "politiquement correct", qui rentre dans le rang en quelque sorte (...)

    Les homme politiques de droite ont tendance à penser que c'est quantité négligeable. Ou alors ils disent que se mettre à dos les gens de cette sensibilité n'a pas d' importance puisque de toutes façons ils leur reviendront, n'ayant pas le choix au second tour. Ils auraient pourtant dû être attentifs à certains épisodes électoraux qui montrent que La Manif pour tous pèse plus qu'ils ne le pensent. Les échecs à la mairie de Strasbourg de la sénatrice UMP Fabienne Keller qui avait voté, on se demande pourquoi, la loi Taubira ou, à la mairie de Paris, celui de Nathalie Kosciusko-Morizet, dont la simple abstention avait choqué beaucoup d'électeurs de la droite parisienne, ne sont certainement pas étrangers à leurs prises de position. Le sénateur Jean-Pierre Michel (PS), un des plus ardents promoteurs du mariage homosexuel - et fondateur du Syndicat de la magistrature, ce qui n'arrange rien - a perdu son siège en 2014 quand les maires ruraux de la Haute-Saône ont appris ce que leur élu faisait de son mandat.

    Aux dernières régionales, La Manif pour tous a encore frappé. La liste UMP qui a fait le plus faible score, la seule en-dessous de 20% au premier tour, est celle qu'a conduite en Midi-Pyrénées Dominique Reynié, président de la Fondation pour l'innovation politique, professeur à Sciences Po Paris et ardent promoteur du mariage homosexuel et même de la gestation pour autrui (...)

    Dans ces affaires, il ne faut pas voir seulement l'effet du nombre. Les gens qui ont milité dans La Manif pour tous, même si certains les jugent ringards, ont généralement une intense vie sociale : dans les paroisses, les associations de parents d'élèves, voire les partis politiques ou tout simplement dans les dîners en ville. Bref, ils causent (...) Il est important de prendre en compte ces facteurs invisibles qui font qu'une campagne électorale prend ou ne prend pas. Et je pense qu'en l'espèce, La Manif pour tous a joué et peut encore jouer un rôle très important pour soutenir ou au contraire plomber un candidat (...)

    Pourquoi le mariage homosexuel, que l'on peut juger être un enjeu mineur, est-il un sujet qui fait la différence ? Parce qu'il suppose une transgression : vouloir réviser la loi Taubira, c'est être politiquement incorrect vis-à- vis de la force idéologique dominante. Une idéologie portée par les médias qui en ont fait un enjeu sacré au sens religieux du terme, ce qui n'est pas le cas par exemple d'un taux de TVA. Or, c'est très difficile d'être transgressif. Où voulez-vous que la droite le soit ? (...) Mais il ne faut pas oublier que dans l'autre camp, pas seulement les catholiques, mais aussi les musulmans, les classes populaires sans attache religieuse et éloignées du milieu bobo (les anciens communistes par exemple), il y a une évidence inverse : marier les homosexuels est complètent absurde ! (...)

    Pourquoi est-ce une erreur, selon vous, de ne pas vouloir revenir sur la loi Taubira ?

    Pour plusieurs raisons. La première est celle d'une certaine logique historique. La loi Taubira fut la réforme emblématique de la présidence Hollande. La Manif pour tous fut le plus grand mouvement social qui s'y opposa et s'opposa donc au gouvernement Hollande. Ce fut aussi dans l'histoire de France et avant "Charlie" (dont personne n'a vraiment compté les effectifs), les manifestations les plus nombreuses de toute notre histoire.

    Alors faire comme si ce mouvement n'avait jamais existé, s'asseoir sur la sensibilité qu'il représente, c'est, avouons-le, quand on est de droite, ne pas faire preuve d'une grande intelligence historique. En politique, il ne faut certes pas être superstitieux : on ne dira donc pas que cet aveuglement portera malheur. Mais le manque d'intelligence, lui, porte rarement chance (...)

    Dernier point : le débat n'est pas seulement électoraliste, il est aussi philosophique. Ceux qui pensent qu'il ne faut pas revenir sur la loi Taubira se réfèrent implicitement à la théorie du sens de l'histoire. Essayer de revenir sur le mariage homosexuel, ce serait aller contre le sens de l'histoire, ce serait être réactionnaire, rétrograde. C'est ce que dit la gauche. Mais quel mauvais rôle joue dans ce cas la droite, réduite qu'elle est à n'être que le mauvais coucheur qui dit non, non, non, et qui finalement dit oui...

    Quelle crédibilité lui reste-il ? A ce jeu, la droite ne peut être que perdante : l'idée d'un sens de l'histoire est inséparable de l'idéologie. Or aujourd'hui, la gauche est presque entièrement idéologique (...) Se rallier à ce qu'on dit être le sens de l'histoire, c'est, de fait, se rallier à la gauche. Si la droite fait cela, elle ne perd pas seulement sa crédibilité, elle perd, de fait, son utilité.

    Analyse à lire en intégralité ici.

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Migrants : après Cologne l’AFP continue à ne voir que des femmes et des enfants…

    Source : OJIM

    Fin septembre 2015, l’Ojim évoquait déjà la manipulation par l’image orchestrée par les médias au sujet de la crise migratoire.

    Alors qu’environ 80% des clandestins qui arrivent en Europe sont des hommes seuls, les agences de presse et les médias qui reprennent leur contenu n’ont de cesse de nous présenter sans arrêt des images de femmes, d’enfants voire de couples épris d’amour.

    Près de quatre mois plus tard, et alors que Cologne est passé par là, la situation n’a pas changé. Comme l’a fait remarquer le compte Twitter des « Bobards d’or », qui en a publié quelques unes et se réserve sans doute le sujet pour la prochaine cérémonie, l’AFP poursuit sa campagne de désinformation en mettant largement en avant les femmes et les enfants, en dépit de la réalité du terrain.

    Sur cette photo reprise par Jean-Yves Le Gallou, on voir par exemple un homme tenir la main à un enfant, suivi d’une femme et d’autres petits bambins.

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     Sur cet autre exemple, c’est bien une femme qui est mise au premier plan alors qu’à l’arrière, il n’y a que des hommes.

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     Enfin, rien de tel qu’une photographie chargée d’émotion comme celle de cet enfant en larmes emballé dans des couvertures…

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     Comme nous le disions déjà dans notre dossier, « l’image, dans cette campagne, joue un rôle fondamental. Il s’agit d’émouvoir, d’émouvoir et d’émouvoir encore, jusqu’à éradiquer l’esprit critique. Refuser, ou même simplement questionner ce qui est en train de se passer vous transforme alors immédiatement en salaud ». Nous sommes en plein dedans.

    http://fr.novopress.info/197325/migrants-apres-cologne-lafp-continue-voir-femmes-enfants/#more-197325

  • Les « migrants » et l’extrême-gauche attaquent une famille de patriotes calaisiens chez eux !

    Au cours de la manifestation pro-clandestins organisée samedi 23 janvier à Calais, des voyous immigrés et leurs complices d’extrême-gauche sont venus agresser des patriotes calaisiens, proches du Collectif Sauvons Calais, dans leur propre maison !

    Sur la vidéo, on ne voit aucun membre des forces de l’ordre, qui pourtant encadrent d’habitude en nombre les manifestations des opposants à l’invasion migratoire à Calais.

    Source

    http://www.contre-info.com/

  • Abrogation de la loi Taubira : l’entrisme au sein des Républicains n’a pas porté ses fruits

    Tribune de maître Frédéric Pichon pour Boulevard Voltaire. Extrait : :

    "À supposer que l’abrogation de la loi Taubira soit l’alpha et l’oméga de l’engagement politique (...), force est de constater que l’entrisme au sein des Républicains n’a pas porté ses fruits sur ce sujet.

    Après les déclarations de Copé, puis le rétropédalage d’Estrosi, c’est maintenant Sarkozy qui vient d’annoncer qu’il ne reviendrait pas sur le mariage homosexuel après avoir dit le contraire devant des militants de Sens commun quelques mois auparavant, tout en précisant de manière cynique que cela « ne coûtait pas cher ».

    Certes, il fallait être bien naïf pour croire en la parole d’un homme qui a dit tout et son contraire depuis qu’il fait de la politique.

    Que vont-ils faire, maintenant ? S’accrocher à un Hervé Mariton (que Sens commun avait snobé en misant sur Sarkozy) ou un Jean-Frédéric Poisson qui, au moins sur ce sujet, ont le mérite d’être restés fidèles ? Sauf miracle, ces candidats à la primaire ne seront pas les candidats à la présidentielle. Les électeurs auront donc le choix entre un Juppé qui subventionne les associations LGBT dans sa ville et un Sarkozy qui vient de les trahir. La solution serait peut-être d’aller voir ailleurs.

    Marine Le Pen, en dépit de son absence aux Manifs pour tous, a toujours dit qu’elle abrogerait la loi Taubira et, à ce jour, elle est la seule présidentiable à rester fidèle à cette position. Alors pourquoi, en toute logique, ne pas franchir le Rubicon ?

    Je le dis sans haine : il y a un atavisme bourgeois au sein de cette frange conservatrice. On est abonné à Valeurs actuelles, on a lu le dernier Zemmour ou le dernier Villiers mais on continue toujours à rester un brave petit soldat des Républicains parce que le logiciel psychologique de cette famille de pensée ne permet pas de casser les « barrières mentales » dans lesquelles elle s’est enfermée.

    Il y a quelque chose qui relève de la conversion, dans ce franchissement de la ligne jaune. Nous avons affaire, ici, à des gens plutôt honnêtes et patriotes, mais quelque chose les retient encore : ils ont trop à perdre. Pourquoi la France des oubliés dont parle Christophe Guilluy dans Fractures françaises rejoint-elle en masse Marine Le Pen ? Parce qu’elle n’a plus rien à perdre. « À ceux qui n’ont plus rien, la patrie est le seul bien », rappelait Jaurès.

    Il faut parfois passer par un certain dépouillement, une certaine ascèse mentale pour acquérir une véritable liberté intérieure vis-à-vis du prêt-à-penser et des codes sociologiques. Peut-être seraient-ils inspirés d’aller à la rencontre de cette France qui souffre : les éleveurs affamés par une Union européenne dictatoriale, les ouvriers de l’Est et du Nord, leurs compatriotes qui tentent de survivre sur ces morceaux de territoire que la République a abandonnés au communautarisme et à un islamisme conquérant. Cette France-là n’a peut-être pas autant reçu que les militants de Sens commun. Mais elle a du bon sens, des valeurs – ce qu’Orwell appelait la décence commune.

    Alors peut-être que si cette rencontre s’opérait entre les classes populaires et cette frange conservatrice, en laissant les marchands du temple et les élites qui ont bradé la France sur l’autel de la mondialisation patauger dans leur mare de compromis et de trahisons, ils travailleraient véritablement pour le bien commun"

    Philippe Carhon

  • Ni vu ni connu, Hollande veut réintégrer pleinement la France dans l’Otan

    « Le gouvernement, très discrètement, a déposé un projet de loi qui prévoit la réintégration totale de la France dans l’OTAN. Sarkozy avait commencé le travail, Hollande rompt définitivement avec la tradition d’indépendance de la France en matière militaire.

    « Dans toute démocratie digne de ce nom, de tels arbitrages auraient été rendus après un vaste débat dans le pays », lançait à la tribune de l’Assemblée Nationale fin 2008, François Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste, pour défendre une motion de censure portée par le groupe socialiste (voir vidéo ci-après). L’objet de son courroux ? La décision du président Nicolas Sarkozy d’entamer des négociations pour opérer le retour de la France dans la commandement intégré de l’OTAN.

    On pouvait lire sous la plume des auteurs de cette motion qu’ils souhaitaient ainsi « éclairer les Français sur la dangereuse rupture que sont en train d’opérer le président de la République et son gouvernement avec le consensus national qui prévalait sur les principes d’indépendance militaire et stratégique de notre pays. » Mais ça c’était en 2008, avec un François Hollande en animateur de l’opposition. Car comme l’a repéré leCanard enchainé dans son édition publiée cette semaine, la France, sous l’impulsion de l’actuel locataire de l’Elysée, s’apprête à réintéger l’ensemble des instances militaires de l’Alliance. Ce que Sarkozy avait commencé, Hollande est bien parti pour le finir en beauté. Selon le palmipède, le 4 janvier, le Conseil des ministres a ainsi donné en toute discrétion « autorisant l’accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l’Atlantique Nord », déposée dans la foulé à la Présidence du Sénat.

    En clair, de revenir pleinement dans le giron de l’OTAN. »

    Source et suite

    http://www.contre-info.com/

  • La grande misère du populisme de gauche

    Incarnation actuelle du populisme de gauche, Jean-Luc Mélenchon s’était choisi Marine Le Pen pour principale adversaire et prétendait faire barrage au Front national. Sa défaite est sans appel.

    Le Front national recrute aujourd'hui - bien que ce recrutement ait commencé avant l'accession de Marine Le Pen à la présidence du parti lepéniste - dans des milieux populaires que la gauche regardait depuis longtemps comme sa chasse gardée. En conséquence, la sémantique politique du parti lepéniste s'est infléchie vers des thèmes qui appartenaient jusqu'à présent à la gauche - comme, par exemple la défense d'« acquis sociaux » tels que la retraite à 60 ans - et son programme économique ménage une pins grande part à l'action de l'État qu'à l'époque où Jean-Marie Le Pen présidait le parti (il s'agit toutefois de se donner par ce biais les moyens d'une politique, et non d'un dogme idéologique comme chez les marxistes du Parti de Gauche).

    En toute logique, on retrouve aussi des éléments lexicaux communs dans le discours du Front national et celui du « populisme de gauche », dont Jean-Luc Mélenchon reste la figure la plus emblématique. Qu'il soit de « droite » ou de « gauche », le populisme se caractérise en effet par la volonté de rendre au peuple la souveraineté qui lui a été confisquée par une oligarchie politique, médiatique, financière... Dans un entretien publié sur le site de L'Express le 16 septembre 2010, Mélenchon s'exclamait, par exemple : « Je n'ai plus du tout envie de me défendre de l'accusation de populisme. C'est le dégoût des élites - méritent-elles mieux ? Qu'ils s'en aillent tous ! J'en appelle à l'énergie du plus grand nombre contre la suffisance des privilégiés. Populiste, moi ? J'assume ! »

    On retrouve ici la fameuse distinction entre « pays réel » et « pays légal », accompagnée d'une forte revendication démocratique, notamment par le recours aux référendums. Mais tandis que le populisme « de droite » identifie le peuple à la nation, celui « de gauche » l'identifie à une classe sociale. Ainsi, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon s'en prennent tous deux au mondialisme, mais, tandis que la première insiste sur la défense de l'identité française menacée par l'immigration de masse, la protection des intérêts des Français menacés par la mondialisation de l'économie, l'émancipation du peuple français de la double tutelle de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne, Jean-Luc Mélenchon, renouant avec le discours anticapitaliste du courant trotskiste-lambertiste auquel il appartenait avant d'adhérer au PS en 1976, ne s'oppose en réalité à la mondialisation que dans la mesure où, dans sa forme actuelle, elle manifeste le triomphe du libéralisme abhorré. Les thèmes annexes qu'il développe cultivent les antiennes de la gauche : égalitarisme, lutte des classes, féminisme (lutte des sexes), défense des acquis sociaux (« Méluche » n'oublie pas que son électorat se recrute davantage dans la fonction publique que parmi les ouvriers, comme le montrait un sondage Ifop publié par L'Humanité le 10 février 2012), écologisme politique...

    « Notre chance, c'est le métissage »

    L'ex-président du Parti de Gauche (il a démissionné de sa direction en juillet 2014) a lui-même résumé sa doctrine dans l'article de L'Express cité précédemment : « Je me réclame d'un intérêt général, un mot au moins aussi disputé à gauche qu'à droite. (...) Pour moi, cette querelle est tranchée par l'écologie politique : un intérêt général humain est prouvé, celui de la conservation de son écosystème mis en cause par le capitalisme productiviste. J'enchaîne. S'il existe un intérêt général humain, il faut en débattre : c'est la fonction de la démocratie. Ensuite, il faut qu'il soit pensé en fonction de l'intérêt de tous : c'est la république. Ce n'est possible que si nous sommes à égalité : c'est le socialisme. Ecologie, république, socialisme. Pour y parvenir, la fin et le moyen se confondent, c'est ce que j'appelle la révolution citoyenne ! »

    Mais pour l'internationaliste Mélenchon, la citoyenneté ne s'envisage pas de la même manière que pour Marine Le Pen. En avril 2012, avant la présidentielle, le tribun gauchiste s'exclamait, lors d'un meeting au Prado, à Marseille : « Notre chance, c'est le métissage ». À ses yeux, l'immigration reste une chance pour la France, comme il l’affirmait sur France Info le 13 novembre 2014 : « Si les immigrés rentraient chez eux, notre système social s'effondrerait »... Ce discours coupé des réalités auxquelles le vrai peuple se trouve quotidiennement confronté n'a pas convaincu les masses laborieuses dont Mélenchon prétendait disputer le vote à Marine le Pen, puisque le Front national est devenu le premier parti de France, tandis que l'extrême gauche populiste reste cantonnée à la marge du champ politique français. Alors que les Français se sentent - à commencer par les moins fortunés - dépossédés de leur identité et de leur héritage commun par les effets résultant de l’immigration de masse, le patriotisme leur parle davantage que l'idéologie internationaliste de l'extrême gauche « populiste ».

    Hervé Bizien monde&vie 13 janvier 2016

  • Le n°7 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré à la Croix celtique

    La croix celtique guide nos pas...
    Erreur

    Symbole ancestral de notre civilisation européenne, la croix celtique est l’emblème sous lequel, à travers notre continent, se retrouvent ceux qui refusent la disparition programmée de notre identité.
    Fidèles à leur vocation de traiter tout ce qui a rapport à notre combat, les Cahiers d’Histoire du nationalisme, édités par Synthèse nationale, ont décidé de consacrer leur septième livraison à ce symbole d’espérance pour lequel de nombreux patriotes sont morts.
    Ce Cahier a été réalisé sous la direction de Thierry Bouzard. Il sort à l’occasion de la 9e Journée nationaliste et identitaire de Synthèse nationale.
    Cahier d’Histoire du nationalisme n°7, réalisé sous la direction de Thierry Bouzard, 160 pages, 20 €

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    http://lescahiersdhistoiredunationalisme.hautetfort.com/archive/2015/10/14/le-n-7-des-cahiers-d-histoire-du-nationalisme-consacre-a-la-5699931.html