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France et politique française - Page 3574

  • [Éditorial de L’Action Française 2925] Vers l’élection présidentielle

    Le moindre des paradoxes de nos institutions n’est pas que l’élection qui devait permettre de neutraliser les défauts inhérents à la république est finalement devenue, au cours des décennies, celle qui les aggrave. Nous voulons évidemment parler de l’élection du président de la république au suffrage universel.

    Le général De Gaulle, en l’inscrivant dans la Constitution en 1962, n’avait-il pas voulu en finir avec le régime tout puissant des partis en créant, entre un exécutif ayant recouvré à la fois toute son efficience et sa réalité symbolique, et le peuple français, un lien quasi-charnel que l’assassinat du Roi, en 1793, avait rompu et qu’une Restauration, certes bénéfique pour les Français, mais malheureusement éphémère, avait été impuissante, au XIXe siècle, à renouer en profondeur ? Le président, en étant directement élu par les Français, devenait, en quelque sorte, leur « souverain », et la Ve République une monarchie républicaine. Assurément, les partis continuaient de jouer leur rôle, mais dans l’esprit des réformateurs de 1962, leur jeu se trouvait raisonné, voire neutralisé par une élection qui inscrivait dans la politique nationale la prééminence de la continuité de l’Etat et du Bien commun, incarnés par un président « au-dessus des partis », sur le jeu des intérêts particuliers et des groupes de pression.

    Certes, dès 1965, c’est-à-dire dès la première élection du président au suffrage universel, les partis se rappelèrent au souvenir du général en le mettant en ballotage. La cuirasse institutionnelle avait un défaut... celui du déni de réalité : en république, il n’est pas facile de faire rentrer dans sa « besace », comme disait Boutang, des partis qui monopolisent le système électoral lui-même. La crise algérienne passée, le général était redevenu le simple porte-parole d’une majorité politique, voire politicienne. La médiocrité croissante de ses successeurs n’allait que rendre encore plus évidente l’impossibilité à faire de la république une monarchie comme une autre. Oui, le président de la république n’est que le chef d’un clan et, entre l’ambition personnelle du candidat et l’intérêt du ou des partis — et des lobbies, souvent étrangers — qui le soutiennent, s’instaure une dialectique savante, où chacun doit trouver son compte, le peuple français étant le grand perdant d’un régime qui non seulement demeure, mais réussit le tour de force d’être chaque jour davantage à la fois celui des partis et de l’étranger — la soumission à l’ordre européen allant aujourd’hui de pair avec une politique migratoire visant à la dissolution du peuple français.

    La réduction à cinq ans du mandat présidentiel n’aura fait qu’aggraver les défauts de ce qui n’est plus et n’a peut-être jamais vraiment été le dialogue d’un homme avec ses concitoyens. D’autant que le quinquennat aura réduit la durée utile du mandat à trois ans et demi. Le spectacle offert par la classe politique depuis le second tour des régionales, qui ont lancé la campagne pour 2017, est, de ce point de vue, aussi révélateur qu’affligeant. A droite comme à gauche, on ne parle plus que de primaires, et le fait que des voix toujours plus nombreuses, à gauche, veuillent y inclure le président en exercice indique combien la fonction présidentielle a perdu de son aura — mais Hollande, en se voulant « président normal », a participé de la désacralisation de sa fonction. La généralisation des primaires elles-mêmes montre combien le candidat est devenu l’homme d’un parti et ne cherche plus à se revendiquer l’homme de la nation. Que la gauche les ait la première instituées peut se comprendre : elle n’a jamais accepté le caractère à ses yeux bonapartiste de l’élection du président de la république, même si, avec Mitterrand, elle a su en jouer. Mais que la droite s’y soit résolue prouve que celle-ci a définitivement abandonné toute teinture gaullienne et finalement seul le FN — c’est peut-être sa force, qui ne préjuge d’aucune victoire — conserve l’esprit originel des institutions en ne laissant pas des primaires désigner son candidat : Marine Le Pen s’impose, dans ce qu’elle croit être le lien qu’elle a tissé avec les Français — la réalité de ce lien est une autre affaire : le jeu électoral repose sur des semblants, qui ne sont pas tous faux pour autant.

    Ce dialogue direct du candidat avec les Français n’avait pas seulement pour objectif — trop ambitieux — de court-circuiter les partis. Comment ne pouvait-il pas en finir, par la même occasion, avec une République comme règne de l’étranger, dont les partis ont été bien souvent et demeurent les courroies de transmission ? Ruse de la république : le tout récent voyage de Juppé en Algérie démontre que, là aussi, l’élection au suffrage universel n’a fait qu’aggraver ce vice inhérent à la république. Que la visite d’un présidentiable français en Algérie soit devenu un passage obligé suffit à lui seul à démontrer combien le peuple français est devenu autre depuis des décennies : seraient-ce donc les binationaux, c’est-à-dire des citoyens dont l’allégeance est double, qui désormais décident de notre destin ? Quel sens peut avoir un dialogue entre un homme et son peuple quand ce peuple ne se définit plus seulement comme français ? « Il y a une diaspora algérienne très importante en France, qui représente une clientèle électorale de plusieurs millions de voix. Aujourd’hui, ils s’abstiennent, mais en 2012 ils ont voté massivement en faveur de François Hollande », rappelle Benjamin Stora (Le Figaro du 1er février). On comprend pourquoi Juppé lors de son voyage a déclaré que « les binationaux sont une passerelle entre nos deux pays. La France est riche de sa diversité. » Dire que De Gaulle prétendait avoir bradé l’Algérie pour que Colombey-les-deux-Églises ne devienne pas Colombey-les-deux-Mosquées. Se doutait-il que, cinquante ans plus tard, les candidats à l’élection présidentielle française devraient, pour avoir une chance de l’emporter, se fait adouber par Alger ? Et les binationaux franco-algériens sont loin d’être les seuls. Oui, dans ce contexte, la querelle sur la déchéance de nationalité paraît bien dérisoire. La question est devenue : qu’est-ce qu’un citoyen — et subsidiairement un électeur — français ?

    Un sursaut est évidemment nécessaire pour empêcher la république de poursuivre jusqu’ à la dissolution de la France sa politique mortifère. Oui, en 2017 il faudra choisir. Choisir un candidat qui soit intraitable sur la question de la survie non seulement des fondements de notre société mais de la nation elle-même, puisque nous en sommes là. Non que nous nous illusionnions sur la capacité du régime à susciter un recours, puisque, précisément, c’est pour pallier les insuffisances criminelles du régime que des recours se sont révélés nécessaires dans l’histoire — et nous ont presque toujours déçus. Royalistes, nous connaissons le nom de celui qui rendrait vaine jusqu’à la nécessité même d’un recours. Tout en agissant pour son retour — et dans l’espoir qu’il le désire autant que nous —, il nous faudra bien en l’attendant semble-espérer dans un candidat suffisamment patriote à la fois pour ne pas ressentir le besoin d’aller chercher à l’étranger sa (contre-)légitimité et pour rassembler tous les Français désireux que notre pays continue, simplement, d’exister. Nous le désignerons, le moment venu, mais il fallait bien, à l’aube de ces quinze mois de démagogie politicienne, rappeler le combat essentiel. Afin d’y prendre toute notre part.

    François Marcilhac - L’Action Française 2925

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-Action-Francaise,10063

  • Soutenez "La Semaine du Pays Basque"

    6a00d83451619c69e201b8d19a30fb970c-320wi.jpgLe journal "La Semaine du Pays Basque", titre de presse libre qui essaie de porter haut les racines du Pays Basque profondément enracinées dans le christianisme (le SB l'a cité plusieurs fois : ici, ici et ), a besoin de donateurs pour continuer à faire entendre sa voix libre et indépendante, notamment face aux autres titres de presse qui s'en donnent à cœur joie contre le respect de la loi naturelle et agressent régulièrement l'évêque de Bayonne.

    Par les temps qui courent (voir les propos du député PS Capdevielle), cette voix qui diffuse avec force la parole de TOUS est précieuse, elle risque de s'éteindre.

    Lire par exemple le numéro de Noël 2016: interview de Monseigneur Aillet

    Le titre a un besoin URGENT de donateurs pour continuer à exister.

    Voici un lien pour vous aider à le soutenir : Je soutiens la SEMAINE du PAYS BASQUE

    Michel Janva

  • Réponse à Jacques Sapir sur la stratégie du Front national

    Vous ne pouvez pas critiquer la mondialisation financière sans en critiquer toutes ses œuvres et toutes ses pompes.
    À quelques jours d’un séminaire qui déterminera les orientations stratégiques de Marine Le Pen dans la perspective des présidentielles de 2017, vous posez vos conditions à un éventuel ralliement.
    Pour faire court, vous sommez madame Le Pen d’abandonner certains fondamentaux sociétaux – je dirai, pour ma part, civilisationnels -, de clarifier sa position sur la sortie de l’euro et, enfin, de mettre en veilleuse ses critiques sur l’islamisme conquérant.
    Cependant et en premier lieu sur un plan stratégique, il serait suicidaire que Marine Le Pen abandonne les fondamentaux du Front national sur les thèmes de l’immigration et de l’insécurité identitaire qui sont, qu’on le veuille ou non, le ressort premier de l’électorat du Front, et ce, au profit d’une ligne chevènementiste qui ferait de la sortie de l’euro l’alpha et l’oméga de la pensée politique.

    Lire la suite

  • Eric Zemmour : "Le carton du Front National aux régionales est dû à Daesh et à madame Merkel"

    Dans l’émission Paris Première, Eric Zemmour s’est livré, à l’occasion d’un débat sur une éventuelle réorientation du programme économique du FN, à un décryptage politique qui n’a pas vraiment plu à Florian Philippot, actuel numéro 2 du FN :

    Eric Zemmour : Vous avez bien compris que cette attaque économique, c’est un prétexte pour vous attaquer. Ce que l’on vous reproche au Front National, c’est d’avoir fait main basse sur un parti en gouroutisant Marine Le Pen (…)

    Au Front National, vous êtes détesté, quand on fait des votes, vous arrivez loin non seulement derrière Marion Maréchal-Le Pen mais aussi Louis Aliot et aussi Steeve Briois. Vous n’êtes pas aimé au sein du parti, tout le monde me le dit (…)

    Depuis dix minutes, on ne parle que d’économie alors que le carton du Front National aux régionales, que ça vous plaise ou non, est dû à Daesh et à madame Merkel. Vous avez été sauvé par Daesh et Merkel qui vous ont ramené aux fondamentaux du Front National sur l’immigration et l’islamisation.

    Florian Philippot : C’est beau comme du Minute...

    Philippe Carhon

  • L'immigration détruit l'emploi

    À tous ceux qui fustigent l’étroitesse d’esprit de ceux qui votent Front National à cause du « fantasme des étrangers qui viendraient piquer leur boulot ».

    L'impact de la globalisation sur l'emploi national

    La disparition de nos frontières, le refus de toute mesure de protectionnisme et la soumission totale à la logique de globalisation ont aujourd’hui des conséquences néfastes sur l’emploi de nos concitoyens. Pour le prouver, voici quelques exemples très concrets qui sont représentatifs d’une situation générale qui ne va pas en s’améliorant :
    - Le deuxième plus grand chantier actuel en France, le terminal méthanier de Dunkerque est submergé de travailleurs détachés. Sur 1 700 employés, seuls 33 % sont Françaisselon La Voix du Nord. (1)
    L’Humanité va plus loin : « Une entreprise italienne exploite des dizaines de travailleurs roumains en toute illégalité. Ces derniers effectueraient jusqu’à 60 heures par semaine, pour un salaire effectif de 300 euros par mois. » (2)
    - Avant d’être fermés à cause de la concurrence internationale, notamment allemande (pour rappel, en Allemagne, il n’y a pas de SMIC et le recours à la main d’œuvre des pays d’Europe de l’est est très forte), les abattoirs bretons de Gad ont vu une centaine de Roumains venir travailler sur leur site. Pourquoi ? Tout simplement car ils acceptaient des conditions salariales et sociales minimum tout en permettant de ne payer quasiment aucune charge patronale grâce au statut de travailleurs détachés. (3)
    - Le milieu des transports routiers est également soumis à une très rude concurrence desconducteurs de l’est. (4)

    - Nombreuses sont les délocalisations, causées par le manque de protection contre la concurrence internationale. Quelques documents à ce sujet : « France : la délocalisation, un phénomène préoccupant » de Alima Azang et Arielle Raïssa, analystes à l'École de politique appliquée et à l'Université de Sherbrooke (5) Le Figaro : «Les délocalisations détruisent 36.000 emplois par an» (6)
    Et ce ne sont que quelques exemples parmi des centaines de situations similaires !

    L'immigration au service des grands patrons

    L’immigration a d’abord été un instrument au service des grands patrons permettant d’employer des gens prêts à accepter toutes les conditions de travail pour un salaire bien inférieur à celui exigé par les français.
    La preuve avec ces propos de Francis Bouygues :


    Encore aujourd’hui, le MEDEF adore l’immigration ! Selon Marianne, un rapport officiel du Conseil d'analyse économique confirme que « l’immigration [est] souhaitée par le grand patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires. » (7)
    Selon Libération, « la présidente du Medef, Laurence Parisot, a plaidé pour que la France reste un pays "ouvert" à l’immigration légale. » (8)
    Une étude de la Banque d'Angleterre datant de 2015 concluait que "l'immigration massive réduit les salaires offerts aux demandeurs d'emploi britanniques" (9)
    Le mot de la fin ? Laissons le à George Marchais, secrétaire générale du Parti Communiste, qui, en mars 1980 à la Porte de Pantin déclara devant une foule conquise : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France, alors que notre pays compte près de 2 millions de chômeurs, français et immigrés ! » (10)
    Pour aller plus loin : « Quand le PCF voulait arrêter l’immigration »
    http://www.causeur.fr/quand-le-pcf-voulait-«-arreter-limmigration-»-18593.html
    « Immigration : le MEDEF parle la même langue que l’extrême gauche »http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/immigration-medef-parle-meme-langue-lextreme-gauche,38810
    Sources :
    (1) http://www.lavoixdunord.fr/economie/terminal-methanier-de-dunkerque-suspicions-sur-des-ia0b0n2954790
    (2) http://www.humanite.fr/bienvenue-dunkerque-son-chantier-pharaonique-ses-esclave-s-300-euros-par-mois-580574
    (3) http://www.francetvinfo.fr/economie/crise-en-bretagne/les-abattoirs-bretons-gad-font-appel-a-des-interimaires-roumains_441180.html
    (4) http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/la-concurrence-roumaine-et-bulgare-inquiete-les-routiers-francais_1409773.html
    (5) http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=1544 /
    (6) http://www.lefigaro.fr/emploi/2010/05/27/01010-20100527ARTFIG00719-les-delocalisations-detruisent-36000-emplois-par-an.php
    (7) http://www.marianne.net/Immigration-pourquoi-le-patronat-en-veut-toujours-plus_a192252.html
    (8) http://www.liberation.fr/futurs/2011/04/16/le-medef-pour-l-immigration-et-contre-la-prime-de-1000-euros_729656
    (9)
    http://www.telegraph.co.uk/news/politics/12063052/Mass-migration-driving-down-wages-offered-to-British-jobseekers.html
    (10) https://www.youtube.com/watch?v=nsCaoc-FuiA
    http://www.ventscontraires.fr/2015/12/limmigration-detruit-lemploi.html

  • Violents affrontements entre agriculteurs et forces de l’ordre dans l’Ouest

    De violents affrontements se sont déroulés pendant plus de 4 heures entre agriculteurs et forces de l’ordre à Saint-Lô devant les bâtiments administratifs de la préfecture de la Manche.

     

    Les restes de la manifestation agricole devant la Direction départementale des territoires et de la mer à Saint-Lô dans la Manche. (Crédit photo/ AFP / Charly Triballeau).

    La rencontre au sommet entre le président de la République, François Hollande, et celui de la FNSEA, Xavier Beulin, ce mardi matin à Paris n’aura pas réussi à calmer la colère des agriculteurs. Bien au contraire, sur le terrain, la mobilisation s’est étendue à toute la France avec des opérations escargots, comme à Boulogne-sur-Mer avec plus de 500 tracteurs mobilisés ou dans le Tarn-et-Garonne. C’est à Saint-Lô dans la Manche, premier département laitier français, que la tension entre agriculteurs et force de l’ordre a été la plus vive. Environ 250 agriculteurs, venus à bord de 60 à 80 tracteurs avec leurs bennes pleines de détritus, ont participé à une manifestation qui a démarré peu avant midi devant la préfecture de la Manche pour se finir dans une ambiance de gaz lacrymogène plus de 4 heures après devant la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer). « L’ambiance a été très tendue parce que le préfet nous a envoyé dès le départ de la manifestation les CRS, indique au Figaro Ludovic Blin, président de la branche laitière de la FNSEA dans la Manche, lui-même éleveur. On attend des mesures à la hauteur de la situation dramatique des agriculteurs. Les gens tirent la langue et le désespoir est à son comble ». Ce dernier déplore d’ailleurs deux suicides d’agriculteurs lors de ces derniers jours dans le sud du département et qui ont été confirmés par les pouvoirs publics. « On a l’impression que le gouvernement n’a rien d’autre à répondre que la force, ajoute Jean-Hugues Lorault, président des JA (Jeunes Agriculteurs ) de la Manche. Cela a mis tout le monde sur les nerfs ». [....]

    La suite sur Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Violents-affrontements-entre

  • Mélenchon chez les dégoutants

     

    Ce 1er février, au palais de l'Élysée, on a donc reçu du beau monde et du beau linge. 

    C'est par erreur, nous assure-t-on cependant que les filles de Mme Sauvage, récemment graciée, avaient été conviées par les services de la présidence. Petite tache de sauce tomate vite effacée sur la belle cravate.

    Il fallait que le génie français soit à l'honneur. Les flashs des paparazzis pouvaient bien crépitent : rien que des pipoles, des représentants de cette culture que le monde nous envie. En réalité surtout des starlettes et des saltimbanques : telle Virginie Efira, glorieuse actrice et animatrice de télévision belge, qui, à en croire les journaux spécialisés "oublie Mabrouk El Mecheri avec un avocat". Ou bien Nathalie Cardone, interprète d'une chanson hagiographique sur Che Guevara "Hasta siempre". Arrivait aussi une personnalité certainement incontournable en la personne de l’ancien DJ des Bains Douches David Guetta, 48 ans, "en couple" avec Jessica Ledon, une cubaine de 22 ans.

    Mais en vérité, tout cela n'était considéré par le chef de l'État que comme de la garniture.

    Il s'agissait aussi de faire oublier des jugements définitifs.

    Celui porté par un premier secrétaire du parti socialiste nommé Hollande, écrivant dans Nouvel Obs ,le 27 février 2003 que "la belle révolution de 1959 contre la dictature de Batista, celle qui avait fait lever tant d’espérance au-delà même de l’Amérique latine, celle qui avait inspiré tant de rêve et de générosité partout dans le monde, s’est transformée en cauchemar politique".

    Ou bien celui de Laurent Fabius, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, en attendant son éventuelle nomination à la tête du conseil constitutionnel : "Cuba, l’île de nos rêves brisés est devenue celle de tous les cauchemars, dans le Nouvel Observateur du 19 juin 2003.

    Le même Fabius allait proclamer dans Libération le 29 octobre 2005 : "Répression à Cuba, il faut agir" contre les "conditions de détention barbares".

    Mais en avril 2014, le même Fabius était à Cuba il avait parlé avec Raul Castro "entre amis". En mai 2015 ce fut le tour de Hollande.k

    Et aujourd'hui, on déroule le tapis rouge pour le plus stalinien des Frères Castro.

    On peut, bien sûr, classer les invités selon leurs fonctions.

    À la table d’honneur, outre François Hollande et Raul Castro : Barbara Hendricks, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher, président du Sénat, Ségolène Royal,revenue en grâce depuis quelques mois, mais accoutrée selon les gazettes de façon ringardes, et Laurent Fabius. Il s'agit protocolairement d'une visite d'État

    Que penser de l'ancien président du sénat Jean-Pierre Bel, considéré comme un ami de Cuba, c'est-à-dire de son gouvernement. On dit qu'il a renoncé à sa présidence par amour pour sa femme, Cubaine. En fait la haute assemblée est repassée à droite. Il est recasé aujourd'hui comme envoyé spécial personnel de François Hollande pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

    Étaient représentées les officines, autour des gens de l’ambassade, Didier Lalande de Cuba Linda, Eric Tachou et Ana Katherine Martinez du bureau national de l’association France Cuba, Cuba Linda et Cuba Coopération.

    Et puis les inévitables : Jack Lang, Fleur Pellerin, l’architecte Jean Nouvel, David Douillet, Élisabeth Guigou, Marisol Touraine, Michel Sapin, Laurence Ferrari, Sergio Coronado, député des Français de l’étranger, circonscription : Amérique latine.

    On nous assure aussi que la soupe est bonne pour quelques grands groupes de notre capitalisme de connivence. des accords commerciaux ont été signés, dans les domaines du tourisme, du transport et dans ce qu'on appelle le commerce équitable. La dette de Cuba ayant été en partie annulée par la grâce de Michel Sapin, plus de 4 milliards en 2015, on va pouvoir faire des affaires pendant quelque temps.

    C'est sur la présence de la gauche de la gauche que l'on pourrait aussi s'interroger. Parmi eux : Pierre Laurent, secrétaire du PCF, André Chassaigne, chef de file des députés communistes et grand ami du régime cubain, Ignacio Ramonet, Maurice Lemoine, et un aparratchik de la CGT, et même un revenant nommé Robert Hue, plus ou moins socialiste désormais et toujours frère du grand orient.

    Lés médias ont surtout retenu le nom de Mélenchon. Le même avait écrit daté de cet étrange 1er février : "Quand tous les dégoutés sont partis, il ne reste plus que les dégoutants". Ceci s'appliquait au départ de Taubira, quittant le navire gouvernemental.

    Mais que pensait-il de sa propre présence au raout de l'Élysée ?Pas au nombre des dégoutés semble-t-il.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2016/02/melenchon-chez-les-degoutants.html