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Aujourd’hui, bien que les royalistes sachent se faire entendre, tout le monde, ou presque se dit républicain. Mais peut-être personne ne l’est-il authentiquement...
Etre républicain, pourrait nous confier un Descartes subitement tombé du règne de Louis XIII dans celui de François Hollande, semble de nos jours « la chose au monde la mieux partagée ». Car qui, en France, d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, oserait laisser entendre qu’il n’est pas républicain ? Voilà donc une bonne question réglée. Ou presque – cette ultime restriction mentale, cette infinitésimale nuance renvoyant à trois hypothèses que l’on n’évoque ici que pour mémoire, et par scrupule.
Tout le monde d’accord ?
Première hypothèse : comme Descartes à propos du bon sens, supposons d’abord que tous ceux qui se disent républicains le sont effectivement. On se trouve alors face à l’alternative suivante. Soit, étant républicains, tous s’accordent par conséquent sur un corpus déterminé de valeurs, de principes et d’options institutionnelles – corpus que l’on suppose commun à tous les républicains puisqu’il constitue le critère même du républicanisme. Mais en ce cas, tous sont coupables de mensonge lorsqu’ils prétendent, la main sur le cœur, défendre des positions antagonistes alors qu’ils sont parfaitement d’accord sur le fond : comme des comparses qui se sont entendus pour mieux gruger le gogo, les différences bruyamment affichées n’ayant d’autre but que de rafler le plus grand nombre possible de parts du marché. Soit, seconde branche de l’alternative, ils ne s’accordent sur rien tout en étant malgré cela républicains. Ce qui implique alors que le mot (républicain) ne veut (à peu près) rien dire, dans la mesure où il englobe des positions incompatibles les unes avec les autres : au nom de ce républicanisme, on pourrait ainsi se réclamer tout aussi bien d’un souverainisme farouche que du fédéralisme européen, d’un président fort que du régime d’assemblée, du maintien colbertiste des services publics que d’un ultralibéralisme mondialisé, d’une « foi laïque » à la Fernand Buisson que d’une « laïcité positive », d’un jacobinisme rigide que d’un régionalisme girondin, etc. Dans ce cas, donc, "républicain" ne signifie plus rien puisqu’il recouvre tout : toutes les options possibles. Et l’on pourrait à nouveau reprocher à ceux qui s’en réclament d’être des trompeurs, quoique d’une autre manière : en ce qu’ils agitent devant les électeurs de grands mots dont ils connaissent nécessairement l’inconsistance et la vacuité. [....]
Frédéric Rouvillois
Être (ou ne pas être) républicain, éditions du Cerf, octobre 2015, 238 pages, 14 euros.
Pour lire la suite , une solution, achetez l’Action Française 2000 au numéro
Vous pourrez entendre Frédéric Rouvillois nous parler de son livre au Cercle de Flore le 22 janvier 2016
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Tout-le-monde-est-republicain
Bonsoir à toutes et tous.
A l'heure où je rédige cet article (21h00), je dispose des résultats nationaux suivants :
Front National 30%
Républicains 27,5%
Parti socialiste et radicaux 22,5%
Par voie de conséquence, le Front National, dans le cadre de ces élections, est bien le premier parti de France.
Mieux,
Lorsque les journalistes évoquent le terme « républicain », il s'agit en fait de l'alliance entre la droite et du centre (comprendre centre droit) ;
et,
Aussi bien le Modem que l'Udi sont des partis à part entière.
Par voie de conséquence,
Les 27,5% ne représentent pas les seuls républicains(stricto sensu), mais l'addition des trois mouvements.
Or,
le centre droit (comprendre Udi + Modem) représente depuis des décennies entre 5 (hypothèse très basse) et 17,5% des suffrages.
Autrement exprimé,
Les républicains (stricto sensu, c'est à dire sans le Modem et l'Udi) dans le meilleur des cas (improbable) doivent donc être crédités de :
27,5 – 5 = 22,5%
Dans la configuration la moins favorable aux républicains (stricto sensu), on obtient :
27.5 – 17,5 = 10%
Les républicains (stricto sensu) doivent donc être crédités d'environ (22,5 + 10)/2
= 16,5 % des suffrages.
Rien ne permet donc d'affirmer que les Républicains (stricto sensu) ont atteint ce jour 20% des suffrages. C'est assez calamiteux ...
On peut donc affirmer que si la gauche a perdu, ce qui était prévu depuis longtemps, l'alliance entre la droite et le centre est elle aussi défaite.
Un seul gagnant ce soir : le Front National
Loin, très loin devant ...
Alain Rebours
Au fil des sondages, le scrutin régional qui vient précise un phénomène que je me permets de considérer comme un affrontement désormais triangulaire. Trois blocs presqu'égaux semblent se dessiner dans l'électorat pour le premier tour. Et les règles de leur recomposition n'existent pas encore. Pour faire court on peut résumer ainsi le débat de la classe politique : elle se divise entre ceux qui préconisent le "ni ni", ouvrant la voie à des triangulaires, et au contraire les partisans de ce qu'on persiste à appeler le "front républicain".
Celui-ci permettrait d'écarter, au moins à très court terme, et notamment le 13 décembre au soir, la victoire du FN dans certaines régions. On pourrait ironiser sur le fait qu'un tel artifice légitimerait encore plus l'argument central des dits exclus. La dialectique de ceux-ci dénonce à l'envi aujourd'hui "l'UMPS", ce qui lui permet de récupérer l'écœurement et l'exaspération des Français devant le spectacle de la classe politique.
Mais quoiqu'il advienne l'expédient s'en révélera provisoire. Et le réservoir immense des abstentions recomposera les équilibres.
Le jeu triangulaire en effet, selon la théorie qui se veut scientifique, aurait vocation à se résoudre à moyen terme en une situation binaire.
Cela s'est dessiné, de façon embryonnaire sous l'impulsion de Mitterrand. Rappelons que son disciple siège à l'Élysée depuis 2012. L'embryon s'est affirmé entre 1986 et 1998. Déjà suicidaire, pour ce qui refusait encore de s'appeler la droite, s'est précisée la doctrine, de refuser en toute circonstance avec un parti nouveau venu, apparu en 1972 et qui s'étiquetait comme "droite nationale, libérale et populaire".
Aujourd'hui les choix ont bien changé. Les rapports de force se sont inversés.
Le parti communiste n'est plus ressenti comme une menace centrale. Et pourtant quoique largement édenté, il compte encore 120 000 cotisants, l'appareil dirigé par Cambadélis en mobilisant à peine 60 000. Le PCF contrôle encore les deux principales forces syndicales du pays que sont la CGT et, dans l'Éducation nationale, la FSU etc. Sans lui aucune majorité de gauche n'est possible et, néanmoins, il surfe sur une position résolument critique.
Autrement dit la base même de ce qui, en France, s'appelle la gauche semble en voie de marginalisation et d'effritement.
Le débat ne se situe plus vraiment entre gauche et droite mais, par exemple, entre le refus rhétorique de la mondialisation et la gestion, plus ou moins pertinente de celle-ci, entre souverainisme incantatoire ou rampant et une certaine eurobéatitude, entre conservation de notre prétendu modèle social et sa réforme véritable restaurant les libertés etc.
On le voit, on a beau pouvoir espérer la mise en sommeil de l'appellation contrôlée "gauche", l'égalitarisme niveleur et le laïcisme sectaire demeureront. D'autres dénominations pourront ainsi reprendre le flambeau de la démagogie, de la sottise et de l'incantation, qui ont encore de longues années à vivre. Si j'étais de gauche j'y verrais une raison d'espérer.
Mais, décidément, ce drapeau n'est pas le mien.
JG Malliarakis
Le taux de chômage, calculé au sens du BIT, atteint 10,2 % de la population active en France métropolitaine au troisième trimestre, selon l'Insee. Les jeunes et les seniors sont les plus touchés par la hausse.
Ce n'est pas une grande surprise, mais une confirmation. Selon les chiffres publiés ce jeudi par l'Insee , le taux de chômage, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT), a bondi de 0,2 point au troisième trimestre 2015 pour atteindre 10,2% de la population active en France métropolitaine. Avec plus de 2,9 millions de personnes sans emploi, la France affiche désormais son plus haut niveau de chômage depuis le quatrième trimestre 1997. En incluant l'outre-mer, le taux de chômage, toujours au sens du BIT, s'élève à 10,6% de la population active.
"La hausse concerne l'ensemble des tranches d'âge, mais plus particulièrement les jeunes", détaillent les experts de l'Insee. De fait, selon les chiffres publiés sur un an, le taux de chômage des 15-24 ans augmente de 0,8 point. Largement plus que pour les seniors (50 ans et plus), dont le taux de chômage progresse de 0,5 point. Seuls les 25-49 ans tirent un peu leur épingle du jeu, avec une hausse de "seulement" 0,1 point sur un an.
Légère amélioration pour les femmes
Seule "bonne surprise" peut-être de ces chiffres : si, toujours sur un an, le chômage des hommes progresse de 0,6 point, dans le même temps celui des femmes baisse de 0,1 point. Un repli qui s'explique avant tout par le reflux constaté de 0,5% des chômeuses de plus de 50 ans et la stabilité pour celles de 25 à 49 ans.
Au final, alors que, toujours en France métropolitaine, le taux de chômage atteint 10,8% pour les hommes (en hausse de 0,6 point sur un an), il s'élève à 9,7% pour les femmes.
Hausse du taux d'emploi en CDD et intérim
Par ailleurs, le taux d'emploi reste stable et le taux d'activité augmente légèrement, souligne l'Insee. De fait, "au troisième trimestre 2015, le taux d'emploi des 15-64 ans s'établit à 64,2%, comme au trimestre précédent et un an auparavant", expliquent les statisticiens publics. Dans le détail, le taux d'emploi en CDI baisse de 0,3 point sur un an, tandis que celui des CDD et de l'intérim progresse de 0,6 point.
Claude Fouquet
Les Echos :: lien
1ères estimations :
Autres estimations :
En 2010, le FN obtenait 11,4 % des suffrages au 1er tour. Il était en situation de se maintenir dans 12 régions métropolitaines sur 22. Au second tour, il obtenait 9,4 % et 118 sièges. Lors des dernières élections cantonales, en mars 2015, le Front national avait fait 25,2%.
En PACA,
En Île-de-France :
Bretagne :
Est :
Nord :
Auvergne-Rhône :
Sud :
Aquitaine :
Centre:
Normandie :
Pays de la Loire :
Bourgogne :
Corse :
Un Front national en tête, mais dans des proportions plus importantes qu’escompté par les instituts de sondage, des Républicains dont la victoire annoncée sera forcément ternie par cette poussée de l’extrême droite et des socialistes en chute libre : le premier tour des élections régionales, dimanche 6 décembre, semble avoir confirmé, mais également amplifié les estimations réalisées par les instituts de sondage dans les derniers jours de la campagne.
Le FN en tête au niveau national, devant Les Républicains et le PS
Selon une estimation nationale réalisée par Ipsos, le FN et Les Républicains avoisineraient tous deux les 27,5 %. A gauche, le PS plafonnerait a 23,6 %, Europe Ecologie-Les Verts a 6,7 % et le Front de gauche à 3,8 %. D’après OpinionWay, le Front national se situerait plus haut encore, autour de 29,5 % des voix. Les Républicains seraient devancés, à 27 % des suffrages. Quant à la gauche, son total ne dépasserait pas les 35 % : le PS atteindrait les 23 %, EELV 6,5 %, le Front de gauche 4,1 %. Pis encore, selon l’IFOP, ce total ne dépasse pas les 33 % : 10,3 % pour le bloc Front de Gauche/EELV/Nouvelle donne, 22,7 % pour le PS et ses alliés (PRG + UDE). L’IFOP donne Les Républicains, le MoDem, l’UDI et CPNT à 27,2 %, et le Front National à 30,8 %.
Le FN largement en tête en Nord-Pas-de-Calais- Picardie et PACA
Dans les deux régions considérées comme les plus gagnables par le FN, ce dernier semble avoir fait le plein des suffrages. Selon TNS-Sofres, le parti d’extrême droite emmené par Marion Maréchal-Le Pen atteindrait 41 % en PACA, alors que Les Républicains, conduits par Christian Estrosi, plafonnent à 28 % et que les socialistes s’effondrent à 16 %.
Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le FN atteint également 41,4 %, selon TNS-Sofres, contre 24,5 % à la liste Les Républicains conduite par Xavier Bertrand, et un maigre 18 % pour la liste socialiste dirigée par Pierre de Saintignon. Selon l’IFOP, le FN atteindrait même les 43 % dans cette région, contre 24 % aux Républicains et 18 % au PS. M. Bertrand a fait une déclaration peu après 20 heures pour dire qu’il comprenait « la colère et le sentiment d’abandon des électeurs » du FN et s’est dit sûr que « le sursaut viendra de la région dans ses profondeurs » dimanche prochain. « Le visage (la région) ne sera pas celui de Marine Le Pen. L’histoire retiendra que c’est ici, dans notre région, que son ascension a été stoppée », a lancé l’ancien ministre.
Une source gouvernementale donne par ailleurs les estimations suivantes pour Auvergne-Rhône-Alpes : 32 % pour Les Républicains, 26 % pour le FN et 22 % pour le PS.
Les discussions de l’entre-deux tours commencent déjà
Le scénario tant redouté par Nicolas Sarkozy s’est donc bien produit : son parti, Les Républicains (LR), est devancé par le Front national lors du premier tour des élections régionales. Promise à une large victoire ces derniers mois, LR fait les frais de la performance du FN, qui bénéficie d’un climat porteur depuis les attentats du 13 novembre. Les dirigeants de droite se montraient sonnés à l’annonce des premières estimations. « Le FN est si haut en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur et en Alsace que je ne vois pas comment on pourra l’empêcher de remporter ces régions au second tour », confie, dépité, un dirigeant du parti de M. Sarkozy.
Au PS, un bureau national devait se tenir à partir de 21 h 30 au siège du parti à Solférino. Le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, veut fixer une ligne à tenir dans les différentes régions. Les socialistes appellent à regarder le score sur l’ensemble de la gauche, en additionnant les voix du PS, des écologistes et du Front de gauche. Mais les mauvais scores du PS dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie (18 %) et en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (16 %) pourraient bousculer le programme. Le candidat socialiste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie a prévu de s’exprimer de son côté dès 20 heures, sans attendre les consignes nationales. Selon nos informations, Manuel Valls ne devrait pas s’exprimer dans la soirée.
Une abstention entre 49 % et 49,8 %
Ces dernières élections intermédiaires du quinquennat de François Hollande, qui étaient les premières dans le cadre des treize régions – contre 22 précédemment – issues de la réforme territoriale, sont également les premières depuis les attentats du 13 novembre. Selon les estimations de quatre instituts de sondages (OpinionWay/B2S, Ipsos-Sopra Steria, Ifop-Fiducial et Harris interactive), l’abstention sur l’ensemble de la journée du premier tour devrait se situer entre 49 % et 49,8 %. Un taux d’abstention proche de celui enregistré en mars, à l’occasion des départementales. Lors de la dernière édition des élections régionales, en 2010, l’abstention nationale s’était élevée à 53,6 %.
Le Monde.fr :: lien
http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuuAuFpFZljYOSvZWR.shtml