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France et politique française - Page 3585

  • En pleine guerre contre le terrorisme, la France s'offre le luxe d'une guerre des polices

    6a00e008d99039883401bb08b1e68a970d-200wi.pngLu dans Minute :

    "[...] Les policiers ont obtenu du ministère de la Justice d’être les seuls à mener les enquêtes dès lors qu’il y a suspicion de terrorisme. La circulaire de Chris- tiane Taubira du 18 décembre 2015 «relative à la lutte contre le terrorisme » est claire: «Lorsque la nature terroriste des faits, bien que probable, mérite d’être confirmée, il appartient alors au parquet territorialement compétent d’initier une enquête sous une qualification de droit commun et de saisir la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de la poursuite des investigations. » De fait, les unités de gendarmerie, brigades de recherche et Blat, Bureau de la lutte anti-terroriste, sont exclues de ces enquêtes, sans aucun doute les plus intéressantes et les plus avantageuses pour l’image du moment. Les gendarmes n’ont pas digéré la chose et ils le font savoir.

    Autre objectif pour le général Favier, directeur général de la Gendarmerie nationale (et ancien patron du GIGN) : en finir avec la compétence territoriale de la gendarmerie nationale, qui cantonne la gendarmerie dans les petites villes et les campagnes. C’est cet objectif qui explique l’installation d’antennes régionales du GIGN dans des villes où sont déjà présentes des antennes Raid ou des BRI (Brigades de recherche et d’intervention). C’est ce qui explique également pourquoi le patron de la gendarmerie a râlé quand il a su que le Raid allait s’installer à Toulouse, ville où le GIGN est déjà présent.

    Comme toujours dans ce genre de bagarre, on ressort les sujets qui fâchent. Et notamment le plus récent d’entre eux, l’assaut donné par le Raid le 18 novembre à Saint-Denis contre l’appartement où s’étaient réfugiés Abdelhamid Abaaoud et ses complices. A cette occasion, 5000 cartouches avaient été tirées. Dans la presse, Jean-Michel Fauvergue, le patron du Raid, avait expliqué cela par les « tirs nourris » et les « rafales » de kalachnikov des terroristes. Malheureusement, une fois l’assaut terminé, les enquêteurs n’ont trouvé sur place qu’un pistolet automatique...

    C’est ce à quoi vient de faire allusion Henri Martinez, le président de l’UNPRG, avec une ironie mordante. « Il est vrai que des prétendus experts, des mal pensants assurément, se sont émus du bilan des munitions tirées par le Raid lors de l’assaut à Saint Denis: de l’ordre de 5 000 cartouches pour réduire trois terroristes et blesser deux étrangers en situation irrégulière » [...]"

    Michel Janva

  • La loi Taubira est un cheval de Troie redoutable pour le marché des mères porteuses

    Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus et ancien président de La manif pour tous, est interrogé par Atlantico:

    "[...] En quoi le mariage gay a-t-il été le cache sexe d’un projet de société qui vise à diffuser la théorie du genre ? Quelles autres réformes sont venues confirmer ce changement de société ?

    L’idéologie issue des études sur le genre vise à imposer l’idée d’indifférenciation entre l’homme et la femme. Il y a un lien substantiel avec le mariage homosexuel : si deux hommes ou deux femmes peuvent se marier et adopter des enfants – au même titre qu’un homme et une femme -, c’est qu’il y a équivalence des situations et indifférenciation entre homme et femme. Il y a une dialectique qui vise à opposer nature et culture ; et même à nier l’existence d’une nature humaine. Cette opposition est trompeuse parce que l’homme est par nature un animal social et culturel ; et sa dimension biologique est articulée à sa dimension culturelle. La nature humaine englobe tout cela. D’autre part, l’idéologie du genre diabolise la notion de stéréotype, attribuant à ce mot une connotation par principe négative, donc à déconstruire. "Stéréotype" est un mot grec qui signifie "modèle fort". Un modèle fort n’est pas nécessairement négatif, au contraire. Le déficit éducatif actuel révèle le préjudice considérable causé par la chute des modèles forts, par exemple celui du père. Pour ma part, je soutiens qu’il y a de bons stéréotypes. Mais si le mariage gay est un "cache sexe" pour le Gender, il est, peut-être encore davantage, un cheval de Troie redoutable pour le marché des mères porteuses (la GPA). On s’appuie sur ce que l’on nomme "droit des minorités" et "égalité" pour introduire demain l’acceptabilité sociale et culturelle de l’externalisation de la grossesse. Cela ouvrirait un formidable marché de masse pour les firmes. La recherche du profit sans limites est indissociable des nouvelles mœurs de la postmodernité. [...]"

    Michel Janva

  • Sanctions contre la Russie: boomerang contre la France

    Les sanctions économiques contre la Russie et les mesures de rétorsion russes qui ont logiquement suivi sont désastreuses pour l’économie française. À la suite de la crise ukrainienne, le gouvernement français, oubliant le principe de souveraineté nationale, a choisi une stratégie anti-russe, dictée par Washington et adoptée par les autres pays de l’UE. Cette position est catastrophique pour les intérêts français – mais aussi européens.

    L’avertissement de l’ambassadeur de Russie

    La dégradation de la relation franco-russe, création d’une inimitié factice, nuit plus à la France qu’à la Russie. La politique étrangère française commet une grosse erreur d’analyse, sur les plans politique comme stratégique. M. Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie en France, déplore cette situation dans ses vœux : « je suis obligé de constater avec regret que la France, tout comme un certain nombre d’autres pays de l’UE, suit les règles d’un jeu qui n’est pas le sien en s’enfonçant dans une confrontation absolument inutile, insensée et dangereuse avec la Russie que J–P. Chevènement a qualifié de ”spirale de la folie” ».

    Et il donne des statistiques inquiétantes : en 2014, déjà, le chiffre d’affaires des échanges et coopérations franco-russes avait chuté de 17,6%. Mais, en 2015, en milieu d’année (dernières statistiques connues), il s’est effondré de 44% ! Les sanctions contre la Russie de l’UE risquent de coûter 0,5% de PIB à la France et lui faire perdre 165.000 emplois. Sans compter les perspectives d’investissements, d’exportations futures compromises, les projets économiques annulés. Il ne s’agit pas seulement des programmes d’investissements français en Russie mais aussi des plans d’investissements russes en France.

    De plus, nombre d’exportateurs français ne peuvent plus avoir la Russie comme client, notamment dans la filière agricole, à cause de l’embargo. Cela a les mêmes effets que si les Russes boycottaient les produits français. On se tire vraiment une balle dans le pied ! Il paraît (dixit M. Macron) que les sanctions pourraient être levées pendant l’été 2016 ; mais le mal est fait, même s’il dit la vérité.

    Le mécanisme russophobe de soumission de l’Europe à Washington

    Le gouvernement français a commis une bévue majeure. Et en parallèle, il s’apprête à valider le traité de libre échange transatlantique, imposé à l’administration de l’Union européenne très attentive aux lobbies industriels américains. 

    Comme l’écrit Yves de Kerdrel : « les princes qui nous gouvernent […] n’ont pas encore compris que l’Amérique se fiche des Européens comme d’une guigne et que nous ne l’intéressons qu’en étant ses affidés dans l’Otan ou comme signataires d’un traité transatlantique qui donne tous les droits aux États–Unis. Ils ne veulent pas voir que notre intérêt à long terme est de nous rapprocher de la Russie plutôt que de lui appliquer des sanctions ridicules » (Valeurs actuelles, 21/12/2015 – 06/01/2016).

    Donc, d’un côté, l’Union européenne obéit à Washington pour prononcer des sanctions économiques contre la Russie qui nuisent aux économies européenne et russe, mais qui n’affectent en rien l’économie américaine, cette dernière ayant peu d’échanges avec la Russie ; et de l’autre, elle signe un traité commercial de soumission aux USA, qui est l’exacte réplique des fameux ”traités inégaux” et coloniaux imposés à la Chine au XIXe siècle !

    On repère ici un double mécanisme très logique : le but de Washington est de rompre à son profit les liens économiques UE–Russie dans le but d’affaiblir et l’UE et la Russie. Bien joué. On ne doit pas du tout en vouloir aux stratèges de l’État US. Bon coup de poker. En revanche, on doit se demander si certains dirigeants de l’UE, qu’ils soient élus nationaux ou parlementaires et fonctionnaires européens, ne sont pas achetés, donc corrompus par les lobbies américains. (1)

    Du fait de l’énorme baisse du prix international à l’export du pétrole (chute de 75% en dix–huit mois), la Russie, dont une trop grande partie de la balance commerciale et donc du PNB dépendent de ces exportations d’hydrocarbures) (2), se trouve dans une situation difficile. Les sanctions européennes, dictées par les USA, aggravent la situation russe. C’est le but. 

    Capitulation française

    La politique étrangère de l’Etat français contredit complètement les intérêts nationaux sur plusieurs points : hostilité à la Russie, obéissance à Washington, coopération soumise avec les monarchies sunnites dictatoriales du Golfe, notamment Arabie saoudite et Qatar.

    L’annulation (illégale au regard du droit commercial international) de la vente des navires militaires de la classe ”Mistral” à la marine russe, revendus à l’Égypte et payés par l’Arabie, a été une erreur géopolitique majeure. Une capitulation honteuse. On a vendu à de faux alliés des armes dangereuses destinées à de vrais alliés. Malheureusement pour nous, les Russes se souviendront de cette trahison. Comme ils se souviendront des sanctions économiques. Et bien d’autres pays se diront que la France n’est pas fiable dans ses contrats internationaux.

    Du temps de De Gaulle, la France était beaucoup plus sympathique avec l’Union soviétique que la France d’aujourd’hui avec la Russie qui est pourtant plus démocratique que la défunte URSS. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque, la France était un pays indépendant . Plus maintenant. L’hostilité des pouvoirs français et européens envers la Russie n’est pas seulement provoquée par le fait que certains dirigeants français et européens sont personnellement tenus par les lobbies d’outre–Atlantique ; mais aussi en raison d’une russophobie aux racines idéologiques. 

    La cause idéologique et morale de la russophobie

    En effet la seconde cause de la russophobie de nos dirigeants ne s’explique pas du tout par la crainte d’ une prétendue ”menace russe” ou par le caractère ”dictatorial” du gouvernement de M. Poutine, affabulations auxquelles même les journalistes qui en font la propagande ne croient pas. Elle est que la Russie actuelle présidée par M. Poutine entreprend une révolution conservatrice ; c’est–à – dire un retour à des normes et des valeurs détestées par les oligarchies françaises et européennes.

    La Russie, beaucoup plus que l’URSS de jadis, heurte l’Occident. L’Occident et l’URSS s’entendaient bien, finalement. Avec la nouvelle Russie de M. Poutine, le courant passe moins. La raison est que cette dernière défend une vision du monde, politique et éthique, qui est à l’opposé de celle du nihilisme occidental.   

    Patriotisme, natalisme, défense des traditions religieuses et familiales, enracinement dans l’Histoire, restauration de la puissance et de l’indépendance, etc. Toutes ces valeurs – qui sont pourtant les mêmes que celle que De Gaulle avait essayé de restaurer en France – sont détestées par les oligarchies européennes actuelles et par l’idéologie dominante, mais minoritaire. (3)

    Nous sommes là dans un champ encore plus important que la géopolitique : celui de l’idéologie et de l’éthique. Nos dirigeants voient dans la nouvelle Russie poutinienne une énorme menace d’attraction, le danger d’un exemple pour les peuples européens. Ils nomment cela le ”populisme”. Tout ce est qui pro–russe est dangereux parce que cela menace le simulacre de la démocratie occidentale. Leur cauchemar : que la nouvelle Russie de Poutine   

    Quoi qu’il en soit, notre intérêt serait, non pas un ”pacte transatlantique ” ni un mondialisme suicidaire mais un ”pacte euro–russe”. La France devrait montrer l’exemple. Cette position n’est pas du tout fondée sur l’anti-américanisme mais sur la réalité géopolitique fondamentale. La Fédération de Russie est notre alliée naturelle dans la ”maison commune”. 

    Notes:

    (1) Incroyable humiliation : l’actrice américaine bimbo et bas de gamme Pamela Anderson, par ailleurs femme d’affaire millionnaire et avisée, a été autorisée à faire devant l’Assemblée nationale française ( !) un discours contre le gavage des canards et des oies pour la fabrication du foie gras, spécialité française mondiale. Le lobbying est clair : casser une filière artisanale française au profit de l’industrie agroalimentaire US. Ceux qui ont autorisé le discours de cette actrice américaine de séries B devant les député(e)s – du jamais vu – peuvent légitimement être soupçonnés de connivences…Vous avez compris ce que ce mot sous-entend. Un mélange d’humiliation assumée, de corruption probable et de bêtise. 

    (2) Le principal défi économique de la Russie est de diversifier ses recettes extérieures par des exportations industrielles et de services hors matières première (pétrole et gaz). La Russie a donc besoin d’investissements européens. D’où la nécessité d’un bloc économique de libre échange euro-russe et non pas euro-américain.

    (3) Les dirigeants ”démocratiques” de l’Europe actuelle font des politiques et développent des idéologies qui ne sont pas approuvées par la majorité de la population. En revanche, la politique de M. Poutine est approuvée par une majorité des Russes. Cherchez l’erreur.

    http://www.gfaye.com

  • Génération courage

    Du député Véronique Besse :

    "Lorsque Christiane Taubira annonçait que sa loi était, plus qu’une simple loi, une « réforme de civilisation », elle avait entièrement raison. Le mariage est un pilier de notre société ; la famille en est la cellule de base. Les affaiblir, les nier comme cela a été fait par la loi Taubira, c’est bien changer notre civilisation. Et c’est pour cela qu’il est urgent et nécessaire de revenir dessus et d’abolir le mariage dit « pour tous ». Croire qu’on pourra en faire l’économie pour rendre à notre pays sa grandeur et sa place est une erreur et un mensonge.

    Dans le cas de Nicolas Sarkozy, le mensonge est encore plus grand. Il y a à peine plus d’un an, il annonçait solennellement devant une salle qui n’attendait que cela, qu’élu, il abrogerait la loi Taubira. J’avoue que, pour ma part, je n’ai jamais cru à cette promesse de Nicolas Sarkozy. J’aurai presque préféré me tromper. Malheureusement, les faits m’ont donné raison. Ce reniement est l’illustration d’un monde politique à la dérive. Un monde politique sans conviction, sans boussole, qui navigue au gré des vents soufflés par les lobbies et gonflés par les sondages. Un monde politique tiède, triste et uniforme ; un monde politique sans aucune crédibilité et que la majorité des Français rejette avec dégoût, s’abstenant davantage élection après élection.

    A ce monde politique, que je côtoie et observe, sans en faire partie, à l’Assemblée nationale, il manque une qualité toute française, qui fait la différence entre un politicien ambitieux et un homme politique : le courage. Le courage de dire non, voire de dire « m… », quand cela est nécessaire ; le courage de dire la vérité, même quand celle-ci est désagréable à entendre ; le courage de se lever, quand tout le monde se couche ; le courage d’affronter l’adversité, quand il est toujours plus simple de la fuir ; le courage de la liberté et de l’indépendance : liberté de pensée, liberté de parole, liberté d’action… Notre monde politique est en pleine décomposition. Pour notre pays, cela sera salutaire si une nouvelle génération d’hommes et de femmes se lève. Une génération courage qui tiendra le cap, contre vents et marrées. C’est ce que je souhaite de toutes mes forces…

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01/g%C3%A9n%C3%A9ration-courage.html

  • Un otage de l’Hyper Cacher a essayé d’escroquer des éditeurs parisiens

    « J’ai vraiment été très con et je me suis fait chopé (sic), j’ai vraiment honte… » C’est ainsi, selon Le Point, qu’a réagi Patrick T, ami de « Jo » -ce dernier étant ex-otage de l’hyper Cacher de Vincennes-, après l’échec de sa tentative d’escroquerie d’éditeurs.

    Tout a commencé quelques semaines après les attentats de janvier 2015. Patrick T., qui se fait passer pour un communicant, démarche les éditeurs avec son ami Jo qui aimerait faire publier son témoignage de la journée du 9 janvier. L’accueil est chaleureux et les directeurs de collection sont touchés par le récit de l’ex-otage. Les propositions d’à-valoir affluent : 20 000 euros ici, 30 000 là, 15 000 encore, mais avec un pourcentage plus important sur les ventes. L’intermédiaire, quinquagénaire verbeux, qui pose en lunettes de soleil sur son CV en ligne, insiste pour faire monter les enchères…

    Du reste, on notera que les transactions entre BFM et le fonds social juif unifié font accélérer les choses. Il est vrai que ce fonds social a facilement obtenu 60.000 € de la chaîne car, paraît il, celle ci aurait mis en danger les otages… Cependant, officiellement, ce n’est pas l’argent qui motive nos 2 acolytes, et voici ce qu’ils diront, (C’est Jo, l’ex-otage qui parle, bien que le message aurait été écrit par Patrick) : « Je n’en fais pas une question d’argent. J’ai l’intention de redistribuer tous mes droits d’auteur financiers à l’association des victimes de l’Hyper Cacher et à ma synagogue… Pour moi, la meilleure offre financière sera celle qui fera le plus pour la synagogue et l’association des victimes. » Dans le même temps, notre homme, pour faire monter les offres, va jusqu’à falsifier la proposition financière de l’une des maisons avant de la faire suivre à une concurrente, et deux éditeurs ont mordu à l’hameçon.

    Hélas, tout a capoté : Ces deux maisons d’édition appartiennent au même groupe, qui a pu se rendre compte de la supercherie. « Quand on a découvert le pot aux roses, explique un directeur de collection, Patrick T. nous a confié qu’il voulait faire signer un maximum de contrats à son auteur, il voulait d’ailleurs qu’on paie les deux tiers à la signature. Leur plan était d’empocher les virements et de fuir en Israël parce que, disait-il, il n’y a pas d’accord d’extradition. »

    In fine, le témoignage de Jo sera quand même publié par un petit éditeur. Chutzpah oblige, il ne faut pas croire que notre aigrefin démasqué joue profile bas : Ainsi, nous dit le Point, lors de sa promotion, Jo n’a pas hésité à fustiger les gens malhonnêtes qui tentent de profiter du tragique attentat de l’Hyper Cacher…

    http://www.contre-info.com/

  • Najat V. Belkacem VS Barakacity : mentalité arabo-maghrébine et radicalisme musulman

  • Pourquoi ils n'ont pas le droit de se dire patriotes !

    Le retour du patriotisme semble très clair dans les mentalités.

    De plus en plus nombreux sont les Français qui prennent conscience de la France. Mais il est beaucoup moins clair dans les élites, qui ont bradé la souveraineté politique de notre pays.

    Et hop ! sorti du chapeau, le patriotisme comme dernier tour de l'illusionniste Hollande pour conjurer le mauvais sort qui s'abat sur la France et (surtout) sur lui-même. Cérémonie aux Invalides, invitation à pavoiser, Légion d'Honneur distribuée à tout va, plaques et commémorations en tout genre, tout cela n'est qu'artifice de communiquant en mal de solution à une popularité en berne. En berne comme les drapeaux lors d'un événement tragique, M. le Président (et non « pavoisés », signe de célébration d'une victoire). Tant qu'on y est, la Légion d'Honneur, pour plaisante qu'elle soit aux Français, récompense ceux qui se sont particulièrement distingués au service de la nation, non d'innocentes victimes. « Si demain la Légion d'honneur devait, à son tour, être dénaturée du fait d'une initiative démagogique alors, la Nation serait en droit de se demander quel respect portent les Grands Maîtres pour notre Premier Ordre national », s'indigne Le général (2S) François Cann, Ancien membre du Conseil de l'Ordre de la Légion d'Honneur.

    Mais au-delà des bourdes d'autant plus habituelles à notre « président » qu'il navigue dans les eaux inconnues du patriotisme, c'est tout le reste de son (in-)action qui fait sonner creux ces dignes discours. Patriote, le « président » qui suit fidèlement la politique migratoire suicidaire d'Angela Merkel ? Patriote, le « président » qui calque sa politique étrangère sur celle des États-Unis ? Patriote, le « président » qui soumet complaisamment le pays aux ordres de Bruxelles ? Patriote, le « président » qui affirme devant le parlement européen que la souveraineté n'a « rien à voir avec le souverainisme » (lequel serait le « déclinisme ») et qui plaide pour la souveraineté européenne ?

    Le patriotisme ne devrait pas être le dernier truc d'un bateleur en bout de course pour sauver sa popularité. Sentiment charnel aussi bien qu'idéal politique, le patriotisme a besoin de la souveraineté pour s'exprimer. Autant de notions qui échappent à Hollande, comme le démontre son action.

    Souveraineté, expression politique du patriotisme

    De quoi nous parle-t-il lorsqu'il évoque une « souveraineté européenne » ? Est-ce le pendant d'un patriotisme européen ? Jusqu'à preuve du contraire, le patriotisme européen est introuvable. Pourtant, en soi, la souveraineté et le patriotisme sont les deux faces de la même médaille. Le patriotisme est un sentiment qui exprime le lien de rattachement puissant et d'appartenance affective à une communauté politique d'individus sur un territoire donné. « La patrie, c'est la terre et les morts », selon la définition de Barres. Au-delà, c'est le milieu naturel de l'expression politique du peuple souverain, qui constitue le cadre tant légitime que légal de la démocratie. S'il existe une civilisation européenne, il n'existe pas de peuple européen... donc ni patriotisme ni souveraineté européenne. Le déficit démocratique de PUE technocratique et sa servilité à l'égard des Etats-Unis et du monde économique le démontrent assez. Jean-Claude Juncker affirmant à l'occasion de la crise grecque qu’ « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » illustre surtout le mépris de l’UE pour la démocratie. La politique migratoire de Bruxelles démontre celui que leur inspirent les peuples européens.

    Les négociations léonines du traité transatlantique affirment la soumission des technocrates bruxellois aux États-Unis et aux intérêts des firmes transnationales que les Yankees défendent. Tout cela bien sûr avec la bienveillante passivité de notre « président » et l'approbation de Sarkozy.

    Notre pseudo-patriote de « président » et son rival ne savent donc pas que le patriotisme est le ciment, le catalyseur et la source de légitimité de la souveraineté, qui en retour lui offre les moyens fondamentaux de s'exprimer : battre monnaie, faire et exécuter les lois, rendre justice, assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays. Autant d'attributs que la France a abandonnés (depuis bien avant Hollande, il est vrai) à l'Union européenne et à l'OTAN.

    Alors s'il est vrai que la souveraineté ne se confond pas avec le souverainisme, ce dernier constitue tout de même l’« expression politique de la défense et de la restauration de la souveraineté nationale [qui] constitue le seul système cohérent de pensée et d'action autour duquel les patriotes auront désormais à se rassembler dans l'unité de leurs convictions propres, pour le bien et la sauvegarde de la France. », ainsi que l'affirme Karim Ouchikh, président du SIEL.

    On ne saurait mieux dire... M. Hollande, le jour où vous serez vraiment patriote, vous serez également souverainiste. On peut rêver.

    Richard Dalleau monde&vie 13 janvier 2016

  • Calais : pour sauver l'honneur de la ville, un grand rassemblement est organisé samedi 6 février

    Ce rassemblement aura lieu simultanément avec plusieurs autres programmés à Bordeaux, Saint Brieuc, Montpellier et juste avant celui du dimanche 7 février à Rungis.


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    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2016/01/25/calais-pour-sauver-l-honneur-de-la-ville-un-grand-rassemblem-5750072.html