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France et politique française - Page 3973

  • Rassembler les patriotes pour « la France d’après » l’UMPS

    Nicolas Sarkozy affirmait en  juillet 2006  «que les Français attendent une France d’après,   une France où l’expression Français de souche aura disparu». Les Français attendent surtout  une  inversion des flux migratoires, l’arrêt de la politique d’immigration de peuplement menée par l’UMPS qui empêche toute assimilation,  justement parce qu’ils  entendent rester eux-mêmes, maîtres chez eux. Lors du dîner du Crif lundi soir, François Hollande a repris cette expression pour la fustiger lorsqu’il a évoqué le saccage par un groupe d’adolescents  mené par un militant  d’extrême gauche (ce qu’il n’a pas précisé…)  du cimetière juif de Sarre-Union, « dévasté par de jeunes lycéens, Français de souche, comme on dit». Libération  rapporte que l’utilisation du terme  lui a pourtant valu des critiques : « une expression très connotée, dont l’emploi par le président est une faute, a jugé l’ex-ministre Aurélie Filipetti, entre autres. De son côté, la présidente du Mouvement des jeunes socialistes, Laura Slimani, a dénoncé un brouillage intellectuel (sic).  (…°) François Hollande a lui-même réagi mardi lors d’une conférence de presse à l’Elysée : Pour ceux qui m’ont écouté hier soir, il n’y avait pas de doutes à avoir, a-t-il assuré. Je me suis justement distingué de cette expression ».  Interrogée par l’Afp, Marine a noté comme beaucoup de nos compatriotes  qu’«on a l’impression que (M. Hollande) est content que quelque chose qui soit éminemment critiquable émane de Français d’origine française»…

     Une  identité française qu’Alain Juppé aimerait aussi voir disparaître. Après Manuel Valls se déplaçant au Salon de l’Agriculture pour exhorter la France de terroirs et des clochers de ne pas voter FN, il  s’est à son tour répandu sur son blogue pour supplier nos compatriotes de ne pas s’extraire du carcan UMPS qui conduit notre pays à la ruine.

     Comme il le fait désormais régulièrement, sur la même longueur d’onde que son rival Nicolas Sarkozy ou qu’un   François Fillon qui, dans un entretien  récent  sur France Inter pronostiquait une guerre civile si le FN arrivait au pouvoir, il appelle  de ses vœux à une « offensive » contre « la montée régulière du FN dans l’opinion ». Il  invite  ainsi à « ne pas jouer l’avenir de (nos)  enfants et de  (notre)  pays à la roulette russe ».

     C’est incidemment  pourtant le reproche que l’on peut lui faire puisqu’il a œuvré, lorsqu’il fut le catastrophique Premier ministre de Jacques Chirac, (p)artisan d’une fuite en avant,  au  bradage de notre souveraineté à une entité bruxelloise non viable. Un jeu de roulette russe dont  il s’est aussi  rendu coupable vis-à-vis du peuple libyen en  cautionnant  en 2011 la  liquidation du régime de Kadhafi avec les résultats épouvantables que l’on constate,  au nom d’intérêts  bien obscurs qui n’étaient pas, en toute hypothèse, ceux de la France.

     Fort de son bilan désastreux, M. Juppé se croit donc  de nouveau autorisé à   dénoncer de manière particulièrement  grotesque mensongère et caricaturale  « l’imposture du Front National », «le tsunami de la sortie de l’euro», « la gabegie budgétaire », « le mythe de l’immigration zéro » et  « le risque de monter les Français les uns contre les autres » !

     Rallier les Français des deux rives, poursuivre l’œuvre de réconciliation   nationale, bâtir un pôle patriote, souverainiste en capacité demain d’être majoritaire c’est pourtant l’œuvre inlassablement poursuivie par le FN. Une mission essentielle à l’origine  d’ailleurs  de la création de notre Mouvement  par Jean-Marie Le Pen en 1972, FN auquel s’agrégèrent au fil du temps et dés les années 80,  anciens du PC, du PS, du RPR, de l’UMP…

     C’est pourtant toujours un sujet d’étonnement dans les médias si l’on en juge par les réactions ce matin au déplacement hier, rapporte notamment le Huffington  Post, de Marine Le Pen, Louis Aliot et Gaëtan Dussaussaye (FNJ) à la conférence  de presse du  mouvement Agir pour la France (APF).

     Une petite structure regroupant d’« anciens cadres du Rassemblement pour la France (RPF) et du Mouvement pour la France (MPF) de Charles Pasqua et de Philippe de Villiers ». « Après avoir rallié d’anciens chevènementistes, obtenu le soutien d’anciens gaullistes via le Siel »,  la présidente du FN a donc obtenu à cette occasion  le « soutien sans condition »  des membres de l’APF  « pour la présidentielle de 2017 ».

     « Seule exception notable à cette convergence patriotique: Debout la France, le parti politique fondé par Nicolas Dupont-Aignan, refuse toujours de saisir la main tendue de Marine Le Pen en vue d’une alliance électorale. Un refus qui laisse d’ailleurs la présidente du FN « dans un abîme de perplexité tant il lui semble difficile de trouver des différences programmatiques notables entre leurs deux formations politiques. A part un ego qui pourrait le pousser à considérer qu’il a sa chance »…

     Sur le site du journal  L’opinion, Béatrice Houchard  s’interroge : « Le gaullisme est-il soluble dans le Front National ? Fondé par des nostalgiques de l’Algérie française, le parti de Jean-Marie Le Pen a surtout un ADN anti-gaulliste ».

     « N’y-a-t-il pas un grand écart de voir d’anciens gaullistes rejoindre un FN fondé en 1972 par des nostalgiques de l’Algérie française et des anciens de l‘OAS (Organisation de l’armée secrète qui combattirent le général De Gaulle)? »  se demande pareillement  l’article du Huffington Post.

     « On n’a pas demandé aux Résistants quelle était leur couleur politique, réplique (très justement)  Henry Afonso, président de l’Union gaulliste et membre d’Agir pour la France ». Et l’on sait   d’ailleurs, ouvrons ici une parenthèse,  que les époques troublées  peuvent difficilement  s’appréhender  de manière  manichéenne, binaire.  Voir notamment la remarquable «  Histoire critique de  la Résistance»  de Dominique Venner ou  encore l’ouvrage de l’historien Simon Epstein, « Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance »,  pour  connaître la part essentielle que les hommes et les femmes appartenant  à la  droite nationale, au courant maurrassien, jouèrent  dans la résistance à l’occupant.

     Et non pas  seulement, selon la légende officielle,  des démocrates-Chrétiens, des  socialistes ou des communistes, hommes de gauche dont beaucoup rallièrent aussi le régime de Vichy. On connait la  réflexion lapidaire  de De Gaulle : « Je n’ai trouvé à Londres que la cagoule (mouvement clandestin d’extrême droite des années 30, NDLR)  et la synagogue ».

     L’article du  Huffington Post  rapporte également les propos de  « Daniel Fedou, coordinateur de l’APF, et ancien compagnon de route de Paul-Marie Couteaux » : « Nous avons avec le FN trois points communs fondamentaux : il faut sortir de l’euro; il faut stopper l’immigration; il faut dénoncer les accords de Schengen, (…) » lequel  souligne à l’adresse des pontes de l’UMP : « On ne peut pas se dire gaulliste quand on s’est assis ainsi sur la souveraineté populaire ». 

     « Le passé (lepéniste) ( ?)  reste dans l’opinion nationale. Nous serons là pour rassurer les Français s’ils venaient à douter »,  a ajouté M.  Fedou ». De notre côté, et Bruno Gollnisch l’a souvent dit, nous serons également là pour rassurer nos compatriotes  nationaux,  les pieds-noirs, les harkis, leurs descendants, les inviter à  dépasser les traumatismes d’hier, les plaies toujours vives des crimes du gaullisme, au nom de l’intérêt supérieur  de  notre nation. Fort du  plus grand dénominateur  commun qui rassemble les Français de bonne volonté : la défense de notre souveraineté  et identité nationales à laquelle Charles De Gaulle, par ses écrits et certains de ses actes, avait manifesté son attachement.

     « Le passé est le passé. Il est temps de déposer les vieilles armes qui rouillent au placard », a affirmé hier  avec raison  Marine Le Pen. Ne rien oublier certes, mais avancer vers l’avenir sur le même chemin  pour  la France et les Français d’abord.  Pour que la voix  d’une  France libre, porteuse d’une vision du monde  alternative   au système mondialiste à tuer les peuples,  si singulière dans le concert des nations, ne s’éteigne pas  et traverse encore les siècles. C’est bien  pour la renaissance de   cette  France là, la France d’après l’UMPS,  que  nous luttons.  

    http://gollnisch.com/2015/02/25/rassembler-les-patriotes-pour-la-france-dapres-lumps/

  • Le président du CRIF reconnaît que les violences antisémites sont le fait de musulmans

    Le président du Conseil représentatif des institutions juives, Roger Cukierman (photo), a affirmé lundi que « toutes les violences [antisémites] aujourd’hui sont commises par des jeunes musulmans ». Il a ajouté que, en matière d’antisémitisme, Marine Le Pen est « irréprochable personnellement ».

    Le FN « dédiabolisé » est‑il en passe de gagner ses galons de respectabilité républicaine ?

    On en est loin ! Le propos tenu, presque anodin, était noyé dans une phrase ne manquant pas de rappeler que le FN comptait encore, selon lui, des « négationnistes », des « vichystes » et des « pétainistes ». M. Cukierman s’est empressé de compléter qu’il ne voterait jamais Front National et que Mme Le Pen n’avait pas sa place au dîner du CRIF.

    Les représentants des musulmans et leurs affidés se sont néanmoins offusqués de ces déclarations

    Les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui sont, eux, des habitués de la grand’messe annuelle du CRIF, ont immédiatement annulé leur venue. Quant à Jack Lang, il a affirmé que Cukierman était : « En infraction avec l’esprit du 11 janvier » ! Jack Lang sous‑entend donc que faire usage de sa liberté de penser et d’expression peut constituer une infraction !

    C’est justement le projet du président de la République qui, à la différence du CRIF, n’est pas prêt de changer de logiciel

    Comme le bulletin de réinformation en rendait compte hier, François Hollande a rappelé son projet de pénalisation de toute pensée déviante : il souhaite « que toutes les paroles, tous les écrits de haine, qu’ils soient antisémites, racistes, homophobes, ne relèvent plus du droit de la presse, mais du droit pénal ».

    http://fr.novopress.info/

  • François Baroin cherche le moyen de financer les mosquées

    Selon L’Express, François Baroin cherche le moyen de financer la construction de lieux de culte musulmans.

    Qui est François Baroin ?

    Ce sénateur-maire UMP fut autrefois journaliste à Europe 1, recruté par Jean-Pierre Elkabbach. Il a été plusieurs fois ministre, notamment du Budget, puis de l’Economie et des Finances. En novembre 2014, il réussit à se faire élire président de l’Association des maires de France.

    Resté très « people » depuis son passage à Europe 1, il est divorcé de la journaliste Valérie Broquisse. Entre 2006 et 2008, il a fait les choux gras de la presse « people » pour sa liaison avec la journaliste télé Marie Drucker. Avant d’étaler dès l’été 2008 dans les magazines sa nouvelle relation avec la comédienne Michèle Laroque.

    Terminons en précisant que François Baroin est le fils de Michel Baroin, homme d’affaires qui fut « grand maître » du Grand Orient de France (GODF).

    http://www.medias-presse.info/francois-baroin-cherche-le-moyen-de-financer-les-mosquees/26566

  • Le nombre de chômeurs a encore progressé en janvier

    Contrairement à ce qui est raconté. En effet, si le nombre de chomeurs inscrits en catégorie A a reculé de 19 100 le mois dernier, si on intègre les demandeurs d'emploi en activité réduite, inscrits dans les catégories B et C, le nombre de chômeurs a encore progressé en janvier, portant à 5,232 millions le nombre total d'inscrits en métropole sur les trois principales catégories de Pôle emploi.

    Michel Janva

  • Loi Macron : un catalogue de mesurettes et de vices cachés !

    L’observation de ce texte nous confirme que volonté de bien faire ne rime pas forcément avec audace.

    En politique, le pragmatisme est d’un usage peu courant, mais souvent avantageux. Il suppose clairvoyance, aplomb et bonne fortune. François Hollande n’est ni réaliste ni audacieux et il ne sait pas que « la chance sourit à ceux qui n’ont pas compté sur elle ». Il est en revanche opportuniste et pusillanime. De promesses répétées non tenues en fautes non assumées, et de reniements en contradictions, il n’a cessé de berner, spolier et appauvrir la France et les Français, sans doute à « l’insu de son plein gré ».

    Alors, face à ses déboires devenus notre accablement, il a pris du recul (lui pense « de la hauteur ») et laissé en première ligne des ambitieux prétendument « véristes » au sens politique. Lui s’est donné l’habit du chef de guerre qui plaît aux Français…

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  • De l’Ukraine à la Grèce, une Europe ni pacifiée ni prospère

    Bureaucratique, oligarchique, ploutocratique, notre union est un empire d'un genre particulier : l'empire du mou.

    La guerre civile dans l’est de l’Ukraine est en passe de prendre une nouvelle dimension. Notre duo comique Merkel-Hollande aura tenté l’impossible, un an après que l’Ukraine a fait sa « révolution », la deuxième de l’ère post-URSS, révolution dirigée contre la Russie et les oligarques corrompus, encouragée par les Européens et les États-Uniens, et soutenue par la CIA en sous-main, en violant le principe immémoriel des zones d’influence, ou des États tampons entre puissances, et le droit de la Russie à ne pas se sentir assiégée par ses ennemis.

    De bailout en plans de sauvetage, on en est toujours au même point avec la Grèce. Voilà cinq ans que ça dure. On est surpris d’apprendre que les réformes vitales tenant à la collecte des impôts, à l’évasion fiscale ou à la corruption n’ont pas été menées. Les Grecs ont beaucoup de torts, mais pourquoi les bailleurs de fond ont préféré exiger de baisser les salaires et les retraites ou démolir le système de santé ? Il est peu probable qu’Aléxis Tsípras osera refiler le mistigri de la dette à ses créanciers et mettre le pataquès dans la zone euro en déclarant son pays en faillite. Dommage.

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  • « Français de souche » : les identitaires sont-ils en train de gagner la bataille des mots ?

    (via Le Rouge & le Noir)
    Le monde politique et médiatique français est en émoi. En cause, une expression employée par François Hollande dans son discours au dîner du CRIF. Revenant sur la profanation du cimetière juif de Sarre-Union par des jeunes proches des idées antifascistes, le chef de l’État a parlé d’un « cimetière dévasté par de jeunes lycéens, Français de souche comme on dit ».

    « Français de souche »

    Ce sont ces mots, « Français de souche », qui sont au cœur de la polémique. Plusieurs ministres, députés, personnalités politiques ou médiatiques sont montés au créneau dès hier soir et toute la journée pour dénoncer l’emploi de ce terme. « Je n’emploie jamais cette expression et d’ailleurs je bloque systématiquement sur les réseaux sociaux ceux qui se revendiquent de cela » déclare Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée nationale. « Français de souche : plus qu’une maladresse, une faute » pour Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture.

    Pourquoi tant de remue-ménage ? La réponse est elle aussi donnée par Aurélie Filippetti : « en utilisant ce terme il lui donne une légitimité qu’il n’avait jamais eue encore ». Car il faut bien comprendre que ce terme de « Français de souche » fait peur. Et le voir employé dans la bouche du président français est une victoire pour l’extrême-droite car il signifie que le mot a été accepté par les français, y compris par ses élites, même si elles ne l’emploient que pour le dénoncer. Et de même, la presse, avec un empressement qui relève presque de la panique, s’est immédiatement attachée à dénoncer ce terme : « Français de souche : pourquoi l’expression accaparée par l’extrême-droite n’a pas de fondement historique » titre par exemple le Huffington Post.

    La « bataille des mots » du PS

    « Gagner contre le Front national, c’est d’abord gagner la bataille des mots » déclarait Manuel Valls à l’université d’été du PS de La Rochelle en Aout 2013. Voir un président français socialiste parler de français de souche est, en soi, une claque pour le PS.

    Il ne faut pas se leurrer pour autant. Le français de souche n’existe dans la bouche des hommes politique de gauche uniquement quand il s’agit de le stigmatiser (collaboration, colonisation, profanation…).

    Cette « bataille des mots » se joue à la télévision, dans les médias et dans les discours politiques. C’est là qu’est le paradoxe : le PS, pourtant bien placé pour en contrôler le jeu, semble impuissant à empêcher certains termes, opinions et polémiques d’émerger dans le débat politique. L’hyper-médiatisation d’expressions propres à la gauche : “vivre-ensemble”, “éviter l’amalgame”, “stigmatisation”, “discrimination”, “tolérance”, … ne prend pas, quand les termes ne sont pas purement et simplement détournés de leur sens par une partie de la population française. Les débats restent obstinément centrés depuis plusieurs années sur les questions d’identité, d’immigration et d’islamisation.

     

    Français de souche, grand remplacement et remigration

    Ces mots n’existaient pas dans le vocabulaire politique et médiatique il y a dix ans. Si l’histoire derrière le terme « Français de souche » est ancienne, son sens actuel est récent et intimement rattaché au site Fdesouche (dont la presse évoque aujourd’hui l’influence dans ses différents articles ayant trait à la polémique soulevée par les propos de François Hollande). Le terme vise principalement à distinguer les Français « de souche » de ceux dits « de papiers ».

    En dix ans le terme a fait son apparition dans les milieux dits d’extrême-droite, sur les réseaux sociaux, dans la bouche des militants, puis progressivement dans les médias et dans les discours et débats des hommes politiques (en commençant par ceux les plus à droite pour atteindre jusqu’à la bouche critique de Jean-Luc Mélenchon).

    Ce terme, fortement lié à l’identité est en train d’en tirer deux autres vers la même lumière médiatique.

    Le « grand remplacement », théorisé par l’écrivain Renaud Camus, s’est d’abord développé dans les milieux identitaires jusqu’à faire depuis un an des sorties médiatiques de plus en plus nombreuses. Employée par Eric Zemmour, Ivan Rioufol, Jean-Marie Le Pen, Aymeric Chauprade, Marion Maréchal-Le Pen, … l’expression désigne, pour reprendre la définition qu’en donne la benjamine de l’assemblée nationale, « un effet de substitution sur certaines parties du territoire de ce qu’on appelle les Français de souche par une population nouvellement immigrée ».

    Le député de la Ligue du sud, Jacques Bompard, a même introduit ce terme à l’Assemblée Nationale en déposant une proposition de loi sur la « lutte contre le grand remplacement » [8]. Une rapide recherche dans l’actualité montre à quel point ce terme est maintenant régulièrement employé par les médias depuis plusieurs mois, y compris dans Libération, Le Monde, Le Nouvel Obs, L’Express, …

    Le troisième terme qui s’impose actuellement est celui de « remigration ». Promu par le Bloc Identitaire, il désigne une inversion de flux migratoires, non pas dans sa population globale, mais un flux inverse au flux qui a conduit des individus à quitter leur pays d’origine pour venir s’installer en France. Il s’agit donc d’un retour au pays de personnes ayant immigré en France au cours des dernières décennies.

    Bien souvent présenté dans les media comme un « fantasme », la remigration seraient aux portes du FN d’après Libération. En effet, le terme attire de plus en plus les militants FN et même certains de ses dirigeants.

    Déjà médiatisée par Eric Zemmour, la remigration attire aussi Aymeric Chauprade, ce qui n’a pas manquer de faire bondir à chaque fois SOS Racisme.

    Les nombreux débordements lors des rencontres sportives de l’Algérie, puis des manifestation pro-palestiniennes durant l’été dernier ont donné à Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire l’occasion d’appeler, avec un certain écho médiatique outré, ces populations immigrés à retourner chez elles : « Ce que nous vous proposons, c’est une remigration dans la dignité sur le sol de vos ancêtres et l’intérêt de nos deux peuples (…) Vous, Algériens avez tout à gagner à vous ré-enraciner. Car l’identité hors-sol n’existe pas ».

    De même, les tragiques attentats de début janvier en France et ceux de février au Danemark poussent la population à s’interroger sur la possibilité réelle d’un vivre-ensemble.

    Le premier ministre a voulu une bataille des mots, il est en train de la perdre. A force de dénoncer en permanence ces termes sans proposer une quelconque alternative, les media et les politiques les apprennent aux Français. Ceux qui ignoraient ou sentaient confusément que l’immigration est de plus en plus présente et qu’il faudra bien y trouver une solution reçoivent avec joie ces termes que les media leurs font découvrir en pensant les combattre. Gagner la bataille des mots c’est dans le même temps gagner la bataille des idées. Les identitaires sont-ils en train de gagner la bataille des mots ?

    http://fr.novopress.info/182954/chez-confreres-francais-souche-les-identitaires-en-train-gagner-bataille-mots/

  • Pétition contre la suppression des jours fériés catholiques

    Les parlementaires UMP Eric Ciotti et Bruno Retailleau ont lancé une pétition en ligne contre la possibilité de remplacer des jours fériés catholiques dans les régions et départements d’outre-mer par des jours fériés "locaux".

    I

    Michel Janva 

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/02/p%C3%A9tition-contre-la-suppression-des-jours-f%C3%A9ri%C3%A9s-catholiques.html

  • Devine qui vient dîner ce soir

    Récompense hautement méritée,  le compositeur français Alexandre Desplat a été primé dimanche pour la musique de The Grand Budapest Hotel ainsi que notre compatriote Mathilde Bonnefoy, lauréat du meilleur documentaire avec Citizenfour (que nous  n’avons pas vu)  lors de  la très hollywoodienne cérémonie des Oscars qui s’est déroulée dimanche. Après la polémique sur l’absence d’afro-américains parmi les  « nominés », cette soirée  a été l’occasion d’adresser à la « planète »  un discours répétitif, martelé,  sur les valeurs du camp du bien, peu ou prou celles de la gauche californienne. Un  véritable déluge de moraline politiquement correct, de messages gauchisants, d’ hymnes à la gloire des minorités et à la lutte contre l’intolérance. Dans le même ordre d’idée, c’est le très boursouflé, pompier, grandiloquent et vraiment médiocre film   Birdman,  produit, écrit et réalisé par le  Mexicain Alejandro Inarritu qui a raflé la mise avec quatre Oscars -meilleur film meilleur scénario, meilleur réalisateur et meilleur directeur de la photographie. Autre cérémonie, se déroulant à Paris celle-là, décernant bons points et consignes à la classe politicienne, le dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) se déroulait hier soir. 

     La trentième édition de cette soirée s’est faite   en présence de 700 invités parmi  lesquels de très nombreux  habitués des lieux   et dirigeants de l’UMPS comme François Hollande, Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Alain Juppé,  une douzaine de  ministres socialistes en exercice… Occasion de délivrer « un message d’espoir » a-t-il été précisé, le Crif  a également décerné trois prix :  au Malien Lassana Bathily naturalisé après avoir aidé des juifs à se cacher lors de la prise d’otages du supermarché casher à Paris, au  film d’Alexandre Arcady  sur le calvaire horrible  d’Ilan Halimi et enfin   au documentaire Les  héritiers   sur l’enseignement de la «shoah » dans une classe d’un   lycée pluriel…

    Devant ce lobby communautaire,  François Hollande, invité d’honneur, a tenu  le discours  habituel   sur  « les juifs (qui)  sont chez eux en France, ce sont les antisémites qui n’ont pas leur place dans la République », dénonçant   «l’antisémitisme »  qui « comme une lèpre revient toujours quand les civilisations croient s’en être débarrassé ». «L’antisémitisme a des racines anciennes qui plongent dans toute l’histoire de l’extrême droite française qui ne s’en est pas affranchie » a-t-il déclaré tout en évoquant  une nouveau surgeon de celui-ci, qui se nourrit « de la haine d’Israël », déplorant parallèlement la montée en  puissance « des actes anti musulmans».

    Le président de la République a annoncé  que le Premier ministre allait exposer dans les jours prochains un plan pour lutter contre l’antisémitisme,  qu’un «projet de loi sur le renseignement était en cours d’élaboration,   ainsi qu’un   fichier commun (PNR)  pour « contrôler les passagers aériens qui se rendent dans des zones dangereuses ». Mais sans  remettre en cause l’espace Schengen : « Pour lutter contre le terrorisme, il ne faut pas moins d’Europe, il en faut plus… ».

    Comme le président du Crif,  Roger Cukierman  notamment  l’avait exigé, François Hollande a appelé de ses vœux   un « meilleur contrôle d’internet »,  et a estimé  que « l’antisémitisme », le « racisme » et « l’homophobie »  devraient relever du  droit pénal commun et non plus comme c’est encore le cas aujourd’hui du  droit de la presse.

    Un raout précédé par une double polémique engendrée par les propos de M.  Cukierman lors de son passage au micro de Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 le matin même. Dans le climat  actuel de violences et d’inquiétudes qui pèse particulièrement sur les Français de confession juive, le patron du Crif  a rappelé que  « toutes les violences aujourd’hui, et il faut dire les choses, sont commises par des jeunes musulmans. Bien sûr, c’est une toute petite minorité de la communauté, et les musulmans en sont les premières victimes… ».

     Toutes les violences non, car la mouvance d’extrême gauche en porte  sa part, mais il est certain  que les violences antisémites sont bien cantonnées dans un segment bien identifié de la population,  qu’il y a bien évidemment de grands points communs dans les parcours d’un Mérah, d’un Nemmouche, d’un Coulibaly, d’un el-Hussein,  des frères Kouachi…  Les  propos du président du Crif ont provoqué la colère des représentants du culte  musulman  qui ont  décidé de boycotter le dîner. Ce fut le cas du  président de l’Union des mosquées de France, Mohammed Mossaoui, du   Conseil français du culte musulman (CFCM)  présidé par Dalil Boubakeur qui,  via un communiqué,  a  précisé qu’il ne pouvait  « accepter que la composante musulmane de France soit aujourd’hui l’objet d’attaques aussi graves qu’infondées».

    Si ce boycott enterre encore un peu plus l’esprit du 11 janvier –il est vrai que nos compatriotes ou résidents musulmans étaient très massivement absents des manifestations-, l’imam de Drancy, le très controversé  Hassen Chalghoumi  était lui  présent hier  au dîner du Crif. Un imam certes,  que ne fait pas vraiment l’unanimité dans sa communauté. Le site musulman oumma.com  rappelait d’ailleurs  incidemment que  « la réception officielle, organisée par les francs-maçons du Grand Orient de France pour accueillir l’imam Chalghoumi, a provoqué des remous à l’intérieur de l’obédience ».

    « Décrit comme un  imam  autoproclamé, et qui n’a rien de la culture générale et religieuse nécessaire à l’emploi, Chalghoumi est qualifié par ses adversaires d’imam d’Israël . Le fait que le G.O se soit prêté à une opération visant à crédibiliser ce religieux qui croyait que  Charlie , celui de l’hebdo, était un homme, a provoqué un vif mécontentement auprès de certains frères qui accusent les responsables de l’Ordre d’obéir aux ordres du CRIF ».

    Autre reproche fait à Roger Cukierman à l’occasion de cet entretien,   sa sortie (faussement) aimable sur Marine consistant  à la  mettre en porte-à-faux avec le Mouvement qu’elle préside. Dans ce même entretien sur Europe 1, il affirme ainsi   «  qu’on est tous conscient dans le monde juif que derrière Marine Le Pen, qui est irréprochable personnellement, il y a tous les négationnistes, tous les vichystes, tous les pétainistes ». « Le Front National est un parti pour lequel je ne voterai jamais, mais c’est un parti qui aujourd’hui ne commet pas de violence ».

    Cette distinction assez maligne a cependant  fait vivement réagir  l’avocat de la mémoire  Serge Klarsfeld : « Mme Le Pen n’a pas rompu avec son père. Elle dirige le Front National qui porte le passif des prises de position antisémites du père qui est président d’honneur du Front National ».

    Recadré, M. Cukierman a donc précisé quelques heures plus tard que « Madame Le Pen n’est pas fréquentable parce qu’elle ne s’est pas désolidarisée des propos de son père ». « Je ne voterai jamais pour le FN ». « Nous n’inviterons pas (le FN) au dîner du Crif ».  «La phrase de Roger Cukierman était mal formulée, j’ai fait les observations qu’il fallait. Il a révisé sa position » a approuvé M. Klarsfeld…

    Certes, le président du Crif  n’en est pas à sa première formulation maladroite. Sans subir  à l’époque les foudres de Serge Klarsfeld,  il avait déclaré en 2002 au quotidien israélien Haaretz,  au lendemain de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, que  «le score de Le Pen sert à réduire l’antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien, parce que son score est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles »…

    Roger  Cukierman défend  ce qu’il estime être les intérêts de la structure qu’il préside et de l’Etat d’Israël, et c’est évidemment  son droit le plus strict.  Formation politique  cohérente, Marine ou encore Bruno Gollnisch l’ont  déjà précisé,   le FN quand bien même serait-il  invité,  ne se rendrait pas   au dîner du Crif  au nom du  refus du  communautarisme.  Or,  le Crif en représente  un exemple archétypal. Avec un succès aussi remarquable que sidérant  puisque c’est  l’ensemble de la classe politicienne –à l’exception notable d’un  François Bayrou, d’un Jean-Luc Mélenchon –  qui se presse aux manifestations d’un Crif,   lequel  représente à peu prés  un sixième des 600 000 ou des 700 000  juifs de France,  soit environ 0,6% de la population française…

    Dans l’Obs, le sociologue Samuel Ghiles-Meilhac, spécialiste du Proche-Orient et de la communauté juive française,  faisait part à ce sujet d’un trouble de plus en plus répandu, que l’on est en tout cas  en droit de partager : «Je suis gêné par l’attitude des pouvoirs publics, qui n’expliquent pas clairement pourquoi ils se rendent à ce dîner (du Crif, NDLR). Cet événement a une dimension compliquée à concilier avec les discours de janvier sur le pays uni, qui rejette tous les communautarismes ». C’est le moins que l’on  puisse dire.

    http://gollnisch.com/2015/02/24/devine-qui-vient-diner-ce-soir/