France et politique française - Page 3976
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°393
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Hollande-dictature hué au salon de l’agriculture, un responsable agricole maltraité et exclu par son service d’ordre
Le président de la confédération paysanne, Laurent Pinatel, bousculé et exclu du cortège présidentiel pour avoir manifesté son opposition aux fermes usines. Le mondialisme, représenté par Hollande, veut également apprendre aux agriculteurs ce qui est bon pour eux, pour les animaux et dans nos assiettes. L’accord de libre-échange euro-atlanqique n’est certainement pas étranger à ce nouvel oukase.
Hollande récolte -5% dans les sondages mais au sifflomètre il va encore descendre. S’il veut concurrencer le FN, comme il l’a déclaré au salon de l’agriculture, il faudra autre chose que la loi Macron, le 49-3, le slogan: « je suis Charlie », les roucoulades avec Angela Merkel, et l’exclusion d’un représentant d’une des branches socio-professionnelles les plus maltraitées et méprisées actuellement: l’agriculture!
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La Charte de la Manif pour tous pour les élections départementales
Comme elle l'avait fait pour les municipales, la Manif pour tous va présenter à tous les candidats aux élections départementales une charte. En la signant, les candidats s'engagent publiquement en faveur de la famille et de la filiation :
LMPT rappelle que l'engagement des conseillers généraux est d'autant plus important qu'ils éliront les sénateurs en 2017 et pourront parrainer des candidats à l'élection présidentielle.
La Manif pour tous invite donc tous ses sympathisants à :
- Envoyer à l'ensemble des candidats de leur canton par courrier ou par email, ou mieux, lors d'un RDV, à leur permanence ou lors d'un tractage organisé par leur équipe ces deux documents
Le candidat peut alors signer en ligne ou renvoyer la charte à l'adresse indiquée. - Rester vigilant sur la suite donnée et relancer le candidat en lui demandant s'il a signé.
- Inciter leur entourage à en faire de même afin que les candidats soient saisis par une multitude de demandes.
La liste des signataires sera rendue publique ici pour éclairer le vote des électeurs soucieux de défendre l’intérêt des familles dans la politique départementale.
- Envoyer à l'ensemble des candidats de leur canton par courrier ou par email, ou mieux, lors d'un RDV, à leur permanence ou lors d'un tractage organisé par leur équipe ces deux documents
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« Enfant de France, n’oublie jamais les dix frères Ruellan » (1/2)
Pourquoi le ministère de l’Education nationale fit appliquer cette sentence dans toutes les écoles de France ? Cela, c’était en 1938, et c’était pour éduquer les consciences, donner des exemples à la jeunesse française et honorer nos héros nationaux.

Et pourquoi, à l’heure où nous commémorons le centenaire de la Grande Guerre – ce long centenaire qui dure cinq ans- les ministres laissent-ils désormais ces héros nationaux aux oubliettes ?
Au départ, il y a Jules Ruellan et Marguerite du Rivau : un couple jovial, un couple de fervents catholiques élevés dans l’amour de la France éternelle. Puis de ce foyer naîtront ceux qui deviendront « les dix frères Ruellan ». Une fratrie nombreuse entièrement mobilisée à l’appel de la patrie attaquée. Une fratrie dans laquelle la conscience individuelle et collective éclairera un engagement immédiat, promptement mis en œuvre, entier, constant et sans faille.
Mobilisés, jusqu’au bout […]
La suite sur NdF
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Enfant-de-France-n-oublie-jamais
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La France est notre mère, pas la République
Les politiciens français ne sont pas des patriotes, mais des idéologues. Ce qui explique qu’ils n’aiment pas la France, mais la République. Qu’à une réalité charnelle ils préfèrent un concept abstrait. Qu’à notre histoire ils substituent un mythe, qu’à notre géographie ils aiment mieux celle du village mondial. Utopie, construction intellectuelle, nos cervelles d’énarques semblent n’utiliser leur intelligence que pour manier des idées, sans jamais les relier au réel, au monde sensible, à la vraie vie.
C’est ainsi que François Hollande, après tant d’autres phrases du même tonneau, disait l’autre jour à Sarre-Union : « la République aime tous ses enfants. » Révérence gardée, Monsieur le Président, ce blabla ne signifie rien.
La république n’est pas notre mère, ne vous en déplaise. Marianne n’a pas cinq enfants, comme le chantait joliment Michel Delpech. Elle n’est même pas jolie. La République, c’est un régime institutionnel, rien de plus, rien de moins. Libre à chacun de penser qu’il s’agit du meilleur pour notre pays, l’opinion est discutable, mais libre. Sauf pour les républicains.
Votre République, c’est un meurtre rituel et fondateur : celui d’un père de famille de 38 ans qui devait mourir pour que vive le régime. Un crime jamais renié, à la charge symbolique lourde de sens ; une religion nouvelle fondée sur le sang versé.
Votre République, c’est l’utopie sanglante d’une liberté imposée « pour leur bien » aux peuples qui n’en demandaient pas tant : Vendéens victimes d’un génocide, Belges, Lombards et Hollandais, Piémontais et Espagnols, Rhénans et Florentins, peuples de la Baltique, du Pô ou de la Méditerranée, annexés de gré ou de force à notre patrie au nom d’un principe dont ils n’avaient que faire.
Votre République, c’est le sang des milliers de malheureux que vos utopies ont jetés sur le pavé à chacune des révoltes parisiennes qui ensanglantèrent le XIXe siècle. C’est le son du canon, l’insurrection, les barricades et ces ouvriers dont votre Révolution fit des miséreux, qui crurent gagner la liberté contre le pouvoir et ne trouvèrent que la mort sous la mitraille. [....]
François Teutsch
La suite sur Boulevard Voltaire
http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-France-est-notre-mere-pas-la
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La lettre de Gérard Lanvin sur notre système actuel
Quand on vit de la naissance à la mort avec de l’argent public, comme M. Hollande, Ayrault, Sapin et quelques millions d’autres, que l’on ne paie pas ou peu de cotisations sociales, qu’on bénéficie d’un système de retraite réservé à sa seule catégorie, d’un système de placement financier défiscalisé, et qu’on n’a jamais investi un euro dans une entreprise mais tout placé dans des résidences secondaires, on doit a minima avoir l’honnêteté de ne jamais prononcer le mot Égalité, ni d’exiger des autres fussent-ils devenus riches, plus de solidarité qu’on ne s’en impose à soi-même.38 ministres et ministres délégués qui se goinfrent (le mot est faible) à nos frais, n’est-ce pas cela qui est VRAIMENT minable ?Demander aux contribuables de payer plus d’impôts pour financer 4 personnes au service de la concubine de Hollande,n’est-ce pas minable ?• Duflot et Filippetti qui bradent des Légions d’Honneur à tous leurs copains, n’est-ce pas minable ?• Un premier ministre qui veut un nouvel aéroport plus grand, à sa gloire, alors que personne ne prend l’avion à Nantes grâce au TGV.• Des ministres sans aucune exemplarité dont certains ont été condamnés ou devraient l’être…, un gouvernement incompétent et non coordonné qui gesticule au gré du vent, n’est-ce pas minable ?• Insulter un homme qui a choisi de s’expatrier, alors que nous sommes censés être libres de nos mouvements dans ce pays, n’est-ce pas minable ?…, sachant que Depardieu a rapporté à la France des centaines de millions d’euros, directement et indirectement !• Combien coûtent ces donneurs de leçon du gouvernement et du PS, qui passent leur temps à nous culpabiliser mais ne veulent surtout pas réduire leur train de dépenses, alors qu’ils détruisent la France, ses emplois et ses valeurs ? N’est-ce pas minable ?• Comment osent-ils parler de patriotisme alors qu’ils ne rêvent que de brader la nationalité française en la donnant contre un bulletin de vote…• Ce "président" et ses "ministres" sont la honte de la France. Ce pays qu’ils sont en train de détruire est devenu la risée du monde entier.Gérard Lanvin -
Le grand écart des écologistes
Les écologistes n'ont pas voté la motion de censure déposée par l'UMP et l'UDI, alors que le Front de gauche avait décidé de censurer le gouvernement.
Alors qu'ils sont alliés au Front de gauche pour les départementales, les écologistes ne l'ont pas suivi pour faire tomber le gouvernement, au moment de voter la motion de censure. Le grand écart des écologistes met en avant les divergences de fond qui secouent le parti, partagé entre les tenants de l'opposition au gouvernement et ceux qui rêvent d'y entrer. Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), serait "la championne du monde de gymnastique grand écart", selon un député PS saluant à sa façon la patronne des écologistes qui "essaie de tenir les deux bouts" de son parti.
Europe Écologie-Les Verts, qui sera présent dans 950 des 2 054 cantons, sera associé "dans 43 % des cas avec au moins une composante du Front de gauche", a détaillé David Cormand, secrétaire national du parti en charge des élections, et "dans 80 % des cas, les militants ont choisi d'y aller sans le PS".
"Deux lignes caricaturales"
Parallèlement, les députés écologistes annonçaient qu'ils voteraient en grande majorité contre la loi Macron, tout en précisant que la décision avait été prise "uniquement sur le fond du texte, pas favorable aux idées écologiques", mais ne reflétait "pas de position pour ou contre le gouvernement". Ils ont d'ailleurs refusé de s'associer au groupe Front de gauche, dont une partie des membres a voté la censure avec l'opposition de droite. "Nous sommes dans la majorité. Il y a maintenant trois groupes dans l'opposition - l'UMP, l'UDI et le FG - et trois groupes dans la majorité - le PS, les écologistes et les radicaux de gauche", a réagi François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée.
Mais chez EELV, c'est bien deux groupes qui se dessinent. "Deux lignes caricaturales", comme les a définies Dominique Voynet, ancienne ministre écologiste. "Après la prise de pouvoir de Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, nous assistons aujourd'hui en spectateurs impuissants à leurs déchirements, sommés de choisir entre deux lignes incompatibles qui sont assises essentiellement sur des choix personnels", a-t-elle estimé.
"Qu'elle vive sa vie avec Mélenchon"
Depuis qu'elle a refusé de participer au gouvernement de Manuel Valls, en avril 2014, Cécile Duflot a multiplié les attaques envers l'exécutif et s'est affichée avec Jean-Luc Mélenchon (PG) et Pierre Laurent (PCF) lors d'un meeting de soutien à Syriza. "Qu'elle vive sa vie avec Mélenchon. On verra comment elle s'en sortira", a lancé en forme de boutade à un visiteur François Hollande, qui y voit "une alliance de circonstance". "On ne peut pas empêcher les gens de se suicider", commente, plus acide, un parlementaire écologiste. "Une écologie d'extrême gauche [...], ça ne marche pas", juge François de Rugy, "entre des idées d'extrême gauche, anti-européennes, et les idées écologistes, je pense que ça n'a rien à voir". "L'obsession de devenir ministre l'emporte sur tout raisonnement politique chez François de Rugy", lui a répondu Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.
Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs écologistes, favorable à un retour "en 2015" des écologistes au gouvernement, critique, lui, "un déplacement vers l'extrême gauche" de son parti. "Pour celles et ceux qui pensent que la priorité de l'année à venir est de casser du socialiste et de fracturer la majorité, je dis que cela n'a aucun sens". "Il n'ira pas au gouvernement parce que c'est Cécile qui tient le parti", assure à l'AFP un parlementaire écologiste.
Et pourtant, François Hollande leur a encore fait un signe lors de sa conférence de presse, début février : "Si les écologistes veulent venir participer" au gouvernement, "ils sont les bienvenus", a-t-il dit, tout en affirmant qu'ils n'avaient "pas le monopole de l'écologie", à quelques mois de la Conférence sur le climat, à Paris. Mais que pense la base du parti de ces divisions ? "La base déteste ça, elle déteste les invectives", assure-t-on du côté de la direction. "On a beaucoup de gens qui parlent stratégie et pas de ce que l'on porte, de nos idées."
Source : Afp via Le Point :: lien
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Financement des mosquées : l’illégalité au service du clientélisme
Le nombre des édifications de mosquées en France ne fait que croître et embellir. On ne les compte plus. Une liste non exhaustive donnée par le ministère de l’Intérieur relève, en 2014, 2368 lieux de culte musulman ; parmi ces derniers, se trouvent environ 90 mosquées proprement dites, en exercice si l’on peut dire, et 350 projets de construction. La toute récente inauguration de la mosquée de Sablé / Sarthe, sous-préfecture de la Sarthe, dont François Fillon a été le maire et sise à deux pas de la célèbre abbaye bénédictine de Solesmes, cause quelques tourments localement.
L’inauguration par Madame le Préfet de la Sarthe, en personne, ainsi que la présence du sous-préfet et celle du maire ont provoqué de nombreuses réactions, y compris de la part de la Libre Pensée qui considère qu’elles constituent une atteinte au sacro-saint principe de la laïcité.
Dans le même ordre d’idée, Julius Muzart, contributeur de Polémia, vient de nous signaler un article publié par la Gazette des Communes : un article édifiant. La Gazette des communes y explique avec complaisance comment les maires violent la loi pour financer des mosquées, et, entre autres choses, s’acheter ainsi des clientèles électorales. Nous le reproduisons et le faisons suivre des commentaires pertinents de notre contributeur.
PolémiaFinancement des mosquées : le numéro d’équilibriste des maires
Au sein du PS comme à l’UMP, des voix s’élèvent pour demander la révision du texte de 1905 encadrant la séparation de l’Eglise et de l’État. L’enjeu : que les collectivités puissent avoir la possibilité de financer, entre autres, les mosquées. Sur le terrain, des maires tentent de répondre au besoin des citoyens musulmans quitte à jongler, parfois, avec la loi.
A Sarcelles, lors des grandes fêtes du calendrier musulman, comme la fin du Ramadan, l’affluence est telle que certains habitants doivent se recueillir à l’extérieur des deux salles de prières déjà pleines à craquer. Face à cette situation, la mairie met régulièrement à la disposition des fidèles des gymnases afin qu’ils puissent prier dans des conditions acceptables.
Pour en finir avec ce système D, le député-maire PS de cette commune du Val-d’Oise, François Pupponi a cédé, en 2011, un terrain aux associations musulmanes de Sarcelles. Le but : ériger une grande mosquée permettant d’accueillir dignement les citoyens musulmans. Le bâtiment, encore en cours de financement, pourra recevoir environ 2 500 fidèles.
Cadre juridique flou
La loi de 1905 interdisant aux collectivités le financement d’un lieu de culte, l’élu a dû ruser et mettre en place un bail emphytéotique pour faire naitre le projet. Ce bail immobilier de longue durée prévoit un loyer modique, qui se résume souvent à un euro symbolique pour l’association qui gère le lieu de culte. « Juridiquement nous sommes dans le flou, déplore François Pupponi. les maires mettent en place ce genre de bail pour répondre à la demande des musulmans mais nous le faisons dans un cadre qui n’est pas sécurisé. Peut-être qu’un jour la jurisprudence ne nous y autorisera plus. »
Un dilemme pour les édiles, qui doivent d’un côté assurer à leurs concitoyens la liberté de culte et de l’autre, respecter l’interdiction de financer les structures qui l’abrite. Pragmatiques, ceux qui souhaitent donner un coup de pouce à la construction de mosquées dans leurs villes subventionnent aussi les activités culturelles des associations religieuses.
Propositions de loi
Un numéro d’équilibriste avec lequel certains élus souhaiteraient rompre comme le révèle un récent sondage TNS Sofres commandé par le Sénat, en janvier. Sur 3 000 maires interrogés, 29% sont favorables à l’autorisation d’un cofinancement collectivités-organisations religieuses pour la construction de nouveaux lieux de culte. Par ailleurs, 8 % d’entre eux jugent que le nombre de lieux de cultes musulmans convenables est insuffisant.
Certains édiles, comme François Grosdidier (UMP) vont même plus loin et prônent une refonte d’un des textes fondateurs de notre République. « Aujourd’hui, la loi de 1905 est obsolète, il faut absolument adapter ses modalités », tempête ce sénateur et maire de Moselle auteur de deux propositions de loi sur le sujet.
Tour de passe-passe
Pourtant dans sa commune, à Woippy, la mosquée s’est construite sans trop de difficultés. Exception régionale oblige, le concordat d’Alsace-Moselle de 1801 signé par Napoléon, autorise les collectivités à financer les lieux de cultes catholiques, luthériens, calvinistes et juifs. Le flou juridique qui entoure le sort de l’Islam a permis à ce maire UMP de financer, en 2008, la mosquée avec des fonds publics. Ailleurs son opération aurait été illégale. « La République est schizophrène, elle demande aux musulmans de construire un Islam de France en accord avec ses principes mais ne leur donne pas les moyens de le faire. Je ne voulais pas que la mosquée de Woippy soit sponsorisée par les pays du golfe. »
Opiniâtre, François Grosdidier compte redéposer un texte qui permettrait aux communes de financer directement les lieux de culte quand cela répond au besoin de la population et à une carence de l’offre privée.
L’élu souhaite également défendre l’entrée de l’Islam dans le concordat d’Alsace-Moselle, « ce qui permettrait par ailleurs, la création d’une chaire théologique, véritable source intellectuelle structurante pour la religion musulmane. »
Vente de terrains
C’est ce rôle « de facilitateur » que Christian Dupessey, maire d’Annemasse en Haute-Savoie, a souhaité tenir quand il a vendu un terrain municipal pour la future mosquée : « Quand on prône le « vivre ensemble » à la française, il faut s’assurer que chacun trouve sa place dans la société. » Quand à l’argument de ses adversaires politiques qui le taxent d’électoralisme, il le balaye : « Je joue mon rôle d’intégrateur, j’essaye simplement de faire une bonne gestion, rétorque l’élu socialiste. » Ici, la mairie n’investira pas d’argent public dans le bâtiment et s’en félicite : « La communauté musulmane d’Annemasse est très attachée à construire elle-même la mosquée grâce aux dons de fidèles. »
Réinventer la laïcité : pour Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran, l’enjeu est de taille. Dans sa ville, 73 nationalités se côtoient. Une richesse mais aussi un défi pour ce maire qui constate un manque criant de lieux de prières pour les musulmans, hindouistes ou évangélistes sevranais.
Si l’édile a bien vendu un terrain pour la construction d’une future mosquée, il a refusé l’option du bail emphytéotique et a fait payer à l’association le prix fixé par France Domaine. « Pas d’entourloupes, lâche-t-il, je voulais être transparent. » Sa position est claire : il faut que les mosquées se construisent et que les maires puissent le faire dans de bonnes conditions.
Contre le repli communautaire
Il dénonce des décennies de blocage de la part des pouvoirs publics, notamment en banlieue, sur la question des mosquées. « Quand vous devez prier dans une cave ou dehors car il n’y a pas de structures adaptées, vous vous sentez obligatoirement stigmatisé, mis de côté » dénonce-t-il. S’il n’est pas opposé à un toilettage de la loi de 1905, Stéphane Gatignon prône avant tout, l’ouverture d’un débat national « il faut discuter pour retrouver un vrai contrat social. On ne peut plus continuer comme ça. » Depuis quelques années, il observe d’autres communes voisines de Seine-Saint-Denis, confrontées à la radicalisation de certains musulmans après que les élus se soient opposés à tout projet de la communauté. « Si on se retrouve avec ces situations extrêmes, c’est avant tout parce que les gouvernants ont rompu avec le terrain. »
Alors que le gouvernement a fait de la lutte contre la radicalisation l’un de ses fers de lance après les attentats de janvier, l’aide des collectivités à la construction de mosquée serait-elle l’antidote à la marginalisation de certains croyants ?
Pour Alain Périès, premier adjoint du maire socialiste de Pantin Bertrand Kern, cela aurait l’avantage de couper l’herbe sous le pied des plus extrêmes. « Lorsque la mairie donne un coup de pouce aux associations musulmanes, l’argument qui consiste à dire il y a deux poids deux mesures ne tient plus. Je ne suis pas naïf, je sais qu’il y a toujours des fanatiques pour savonner la planche ».
« Notre position, précise Alain Périès, c’est de considérer que la loi de 1905 ne doit pas être modifiée. Elle est en effet l’expression du principe républicain de laïcité. Un tel principe fondateur ne peut, d’une façon ou d’une autre, être amodié, sauf à en amoindrir la force ».
Dans cette ville de Seine-Saint-Denis, si dix ans ont été nécessaires pour que la construction de la mosquée soit lancée, le premier adjoint l’affirme : « la majorité de la communauté musulmane se sent respectée. »
Emeline Le Naour, 13/02/2015
Source : La Gazette des communes
http://www.polemia.com/financement-des-mosquees-lillegalite-au-service-du-clientelisme/
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France : La christianophobie d’Etat en progression
Ces derniers jours, le gouvernement et le président de la République se sont à nouveau distingués par leur ignorance délibérée de la religion chrétienne.
Le récent communiqué de l’Elysée suite à une vidéo montrant l’égorgement de 21 coptes égyptiens par l’Etat islamique est particulièrement révélateur de cet état d’esprit. Le communiqué condamne : « Un assassinat sauvage », en éludant le motif de leur religion, faisant seulement mention de « ressortissants égyptiens ». Le texte évoque « la haine religieuse des terroristes », sans préciser que celle‑ci est d’origine islamique et antichrétienne.
Il s’agit d’un exemple typique de langue de bois socialiste.
Il est vrai que les actes antichrétiens n’attirent jamais l’attention des pouvoirs publics contrairement aux actes antisémites ou islamophobes
Dernièrement, des crucifix ont été vandalisés dans le Calvados sans que cela émeuve le gouvernement. Pourtant, les actes anti‑religieux frappent bien plus souvent les Chrétiens que les Juifs et les Musulmans.
Le dernier recensement des profanations de sépultures sur l’année 2014 montre que les profanations de cimetières musulmans s’élèvent ainsi à 4, de cimetières juifs à 6, contre 206 profanations dans les cimetières municipaux, où l’on compte une grande majorité de tombes chrétiennes.
Précisons que les cimetières réservés aux Juifs ou aux Musulmans ne respectent pas l’obligation républicaine d’être enterrés au cimetière municipal, où les défunts sont enterrés toutes confessions confondues. Les Chrétiens, contrairement aux Juifs et Musulmans, acceptent cette loi et montrent jusqu’en leur dernière demeure qu’il n’y a pas de différence entre les hommes. Un message de paix qui semble pourtant attirer la haine et l’hostilité, y compris en France.
N’est‑il tout de même pas exagéré de parler d’un antichristianisme d’Etat ?
C’est un fait : les déclarations officielles et les actes symboliques se multiplient, qui dénotent la volonté gouvernementale de couper la France de ses racines chrétiennes. Un exemple : mercredi, les Chrétiens fêtaient le mercredi des cendres, qui marque le début des 40 jours de Carême avant Pâques. Pourquoi François Hollande ni son gouvernement ne s’affichent‑ils pas en une telle occasion, alors qu’ils ne manquent aucune occasion de se montrer lors des grandes fêtes musulmanes et juives ?
L’extension du travail du dimanche et la suppression des jours fériés catholiques dans les territoires et départements d’Outre‑mer contenus dans le projet de loi Macron témoignent également de cette ostracisation.
La conférence des évêques de France a contesté la suppression des jours fériés dans les DOM, dénonçant une « attaque forte contre la religion catholique. (…) Il est illusoire de penser que cela resterait demain cantonné à l’outre‑mer ».
http://fr.novopress.info/182808/france-christianophobie-detat-en-progression/#more-182808
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Massacres terroristes: genèse et horizon probable...
Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com
Nous reproduisons ci-dessous une analyse de Xavier Raufer, cueillie dans Le nouvel Économiste et consacrée au terreau qui favorise l'éclosion du gangsterrorisme à la façon des Merah, Kouachi et autres Coulibaly...
Massacres terroristes : genèse et horizon probable
D'emblée, ces évidences : la génération spontanée n'existe pas. Ni en criminologie, ni en en biologie. De ce fait, les Kouachi, Coulibaly & co ne tombent pas du ciel et forcément, les tragédies type Charlie hebdo et Hyper-casher ont une genèse. Et faute de remonter aux origines, aux racines d'un événement tragique, un risque majeur existe qu'il réitère, puisqu'incompris.
L'autopsie de cette tragédie est d'autant plus cruciale qu'une opportune et émotive "unité nationale" fait qu'il n'y aura pas de commission d'enquête parlementaire sur le sujet précis des attaques du début janvier 2015, ayant pourtant coûté la vie à 17 personnes.
Cette autopsie, c'est donc un criminologue qui l'entreprend - à juste titre car, on le verra, l'enchainement qui débute en 2012 à Toulouse et Montauban avec Mohamed Merah, et s'achève (pour l'instant) dans la région parisienne avec les Kouachi et Coulibaly, est clairement criminel.
Car voici la commune caractéristique de Merah, Nemmouche, du"Bilal" de Joué-les-Tours, des Kouachi et de Coulibaly, plus essentielle encore que leur dérive salafiste-terroriste : tous sont des bandits endurcis. Non de "petits délinquants" comme le dit gentiment la presse, mais des criminels au sens judiciaire (malfaiteurs dont les infractions relèvent de la Cour d'assises) et d'abord l'initial et prototype des autres, Mohamed Merah, braqueur en série, 18 condamnations au casier judiciaire à sa mort. Idem pour Coulibaly au "lourd passé de braqueur", dit Libération. Les autres ne valent pas mieux.
Or au delà même du profil des terroristes, ces tragédies n'adviennent pas par hasard. Il y a toujours un climat, une ambiance. Dans la France de 2015, ce climat est celui d'une dégradation de la sécurité publique. Aujourd'hui, les criminels et parmi eux, les bombes humaines ré-islamisées à la Kouachi-Coulibaly n'ont plus peur de la police - bien moins encore, de la justice. Ils se sentent à l'aise pour agir. Ils flairent l'enivrant fumet de l'impunité.
Commençons donc par regarder la France criminelle d'aujourd'hui, d'où proviennent tous les vrais terroristes ayant vraiment tué de 2012 à 2015.
• Dans la France de 2015, les armes de guerre abondent
Un exemple, parmi d'autres. Fin 2014 à Créteil, un automobiliste échappe à un contrôle routier, blessant au passage deux policiers avec son véhicule. Au logis de ce petit dealer local, on trouve un pistolet-mitrailleur Uzi, deux pistolets automatiques 9mm, un Colt 357 magnum et des munitions en abondance. On comprend avec quelle aisance les gangsters-jihadis Kouachi-Coulibaly vont acquérir de mortelles armes de guerre auprès du premier "collègue" venu.
• "Vivre ensemble", mais criminalité étrangère
Nous abreuvant du "vivre ensemble", l'effusion médiatique élude - et ceci est un élément objectif de l'autopsie en cours - que tous les vrais terroristes ayant vraiment tué de 2012 à 2015, sont indéniablement issus de l'immigration, et que, de 2008 à 2013 :
- 33% d'étrangers en plus, ont été mis en cause pour toutes les infractions non routières commises sur la sol français,
- + 60% pour les atteintes aux biens (vols, etc.), par des étrangers, sur les mêmes années.
Si bien entendu, on ajoutait à ces données les citoyens français récemment issus de l'immigration, la proportion des infractions commises en France par des étrangers d'origine, licites ou clandestins, serait écrasante, pour la criminalité "des rues", agressions, vols à main armée, cambriolages, vols divers, etc.
• Une criminalité "stable" ? C'est faux
Le ministère de l'Intérieur et les médias et agences proches disent que la "délinquance" est stable en France. Or c'est faux. La France des cités hors-contrôle et quartiers dangereux est bien plutôt prise dans une spirale criminelle - et là se trouvent le terreau et les repaires du jihadisme à la Merah & co. C'est dans ces "ghettos" qu'ils s'enhardissent et pas en Syrie ; là qu'ils s'aguerrissent et non en Irak ; là qu'ils se procurent des armes de guerre et non au Yémen.
Ainsi, quelle est la réalité criminelle de cette France dangereuse ?
Dès 2011, Stéphane Gatignon, maire Europe-Ecologie Les Verts de Sevran (93), décrivait (Le Monde 12/04/2011), des "affrontements violents entre bandes criminelles rivales... Nous vivons dans un état d'exception avec des bandes qui se tirent dessus pour le marché de la drogue". C'est dans de telles zones de guerre banlieusardes que les Merah & co apprennent à tirer et à cibler la police ; qu'ils acquièrent, pour de futurs attentats, le "calme des vieilles troupes".
Dans cette France dangereuse (en "zone police", urbanisée), les séquestrations criminelles - accompagnées, de tortures, sévices et autres "actes de barbarie" - ont bondi de 33% en 2014. Or accomplir et gérer un enlèvement est une opération complexe, organisée. C'est déjà du proto-terrorisme - voir Ilan Halimi et la récente affaire de Créteil où une famille était attaquée à domicile car "Les Juifs, ça met pas l'argent à la banque".
Dans cette France dangereuse, s'agissant des faits de violence "la barre du demi-million de faits par an est franchie en mai 2014" (+ de 500 000 cas connus). Les "règlements de comptes entre malfaiteurs" bondissant, eux, de + 20% de juin 2013 à mai 2014. Pire encore (8e enquête de victimation de l'ONDRP, décembre 2014) les vols avec violence visant les femmes (arrachages de sacs, agression aux distributeurs de billets, vols de portables...) explosent de + 28%.
Dans cette France dangereuse, les professionnels sont toujours plus victimes de sévices et d'agressions (dernières données disponibles, fin 2013) :
Médecins : + 15 %
Policiers : + 5,6 %
Gendarmes : + 17 %
Pompiers en exercice : + 27 %
Douaniers : + 55 %
Pour les agents de transports (conducteurs de bus, etc.), on atteint "un record en 2013".
Souvent, les urgentistes visitant de nuit les cités hors-contrôle sont roués de coups et dépouillés. En décembre 2014 dans le Val de Marne, un médecin "venu secourir une vieille dame", subit sa 4e agression en deux ans.
Comment les Kouachi-Coulibaly & co financent-ils leurs voyages, leur terrorisme? De discrets donateurs de la péninsule arabe les inondent-ils de pétrodollars ? Non : leur argent provient de cambriolages et de braquages. Qu'en est-il aujourd'hui de ces deux types d'infractions ?
En juin 2014, la Fédération française des sociétés d'assurances signale une "explosion du nombre des cambriolages depuis 2008" : + 50 % ! Indéniable, leur analyse repose sur 38 millions de contrats Multi Risque Habitation.
Autre type d'agression permettant d'aguerrir de jeunes malfaiteurs : les vols à la portière, sorte de micro-opération commando. Dans la seule Seine Saint-Denis, on en recense "un millier, entre le 1e janvier et le 20 décembre 2014".
Le pire maintenant : les "Vols à main armée", familièrement dits "braquages", car au delà du crime même, ils constituent de longue date, de l'Italie des Brigades rouges à l'Ulster de l'Ira en passant par l'ETA basque, l'entraînement-roi des commandos terroristes en formation. Double bénéfice ! Car en prime, ça permet de financer la cause.
Bien entendu, il s'agit de "braquages de proximité", sans grands risques, plutôt que d'attaquer des banques, chambres fortes, etc. Tous les tueurs de 2012 à 2015, Merah, Nemmouche, "Bilal", les Kouachi, Coulibaly sont passés par cette cruciale case "braquage". Sans l'expérience alors acquise, leur passage à l'acte terroriste devenait problématique - voire impossible.
Qu'en est-il de ces braquages de proximité dans la France d'aujourd'hui ? Le ministère de l'Intérieur dit qu'ils baissent - une affirmation ni sérieuse, ni crédible. Les outils scientifiques offerts par la criminologie permettent à l'auteur d'affirmer qu'au contraire, ces braquages sont plus nombreux, plus violents et touchent des cibles plus diverses que par le passé.
Ajoutons que le braquage est indéniable, car forcément repéré de divers côtés : police ou gendarmerie locales, mairies, médias locaux, assurances, syndicats professionnels ou de salariés, etc. Donc, en matière de vols à mains armées, pas de "chiffre noir" (différence entre l'infraction vécue et l'infraction connue).
Qu'en est-il donc de ces authentiques "centres d'apprentissages" pour bandits et terroristes ?Prenons d'abord les médias tu terrain. Les lire systématiquement (ce que nous faisons) révèle que les braquages persistent sur des cibles "classiques" : stations-services, pharmacies, supérettes et commerces (boulangeries, jouets, articles de sport...), bar-tabacs, restauration rapide, etc. Chacune de ces attaques rapporte quelques centaines d'euros, guère plus. En outre, toujours plus de camions sont braqués (fret, cigarettes, colis, cosmétiques, informatique, etc.).
Or désormais, de nouvelles cibles sont touchées : rien qu'en novembre et décembre 2014, des braquages ont visé (un ou plusieurs) : poissonnerie, salon de coiffure, grossiste en volailles, caserne de pompiers (!), mercerie, camion à pizza, jardinerie, caviste, cinéma, centre de thalassothérapie et le plus beau... Le Tribunal de Grande Instance de Nancy !! - au passage, une preuve flagrante du respect qu'inspire aux racailles la justice façon Taubira.
Et les professionnels ? Que constatent les magistrats, policiers et gendarmes de terrain ? L'auteur en compte beaucoup dans ses anciens étudiants (trente ans entre l'Institut de criminologie et le département MCC...). Tous confirment ce qu'écrit l'un d'eux, début 2015 : "Les braquages de proximité se multiplient au préjudice des supérettes, bureaux de poste, pharmacies et autres boulangeries, c'est incontestable. Dans mon ressort, pas une semaine sans un ou plusieurs faits de ce type".
Deux points importants maintenant : toujours plus, ces braquages de proximité sont violents et toujours plus, ils adviennent en série, voire par rafales.
• Les braquages violents
Là aussi, les témoignages abondent. Les recueillir demande juste de savoir lire. Novembre et décembre 2014, toujours : "Uckange, braquage d'une rare violence... Commerçants "braqués à domicile et violemment frappés"... A Margnac-sur-Touvre "Le braqueur frappe le vendeuse à coups de pieds et de poing"... A Issy-les-Moulineaux, un distributeur de billets attaqué à l'explosif "A 8h30 du matin, quand la fréquentation des lieux est intense"... Les bandits "ont lancé le véhicule en feu sur l'atelier"... Lyon "Braquage à la kalachnikov dans une rue pleine de monde"... Metz "Commerçant blessé par balles lors d'un braquage"... A Courcelles-les-Lens "la caissière est gravement blessées par balles". Ainsi de suite, parmi cent cas traumatisants. A l'œuvre bien sûr, des voyous - demain, des émules de Kouachi-Coulibaly ?
• Les braquages en série
L'énumération est incessante : Lyon "Le supermarché Aldi est braqué une nouvelle fois (la 4e depuis 2012)... "Les vols à main armée se multiplient en Seine-Maritime"... Val-de-Marne "Une soirée, trois braquages"... Angers "La série des braquages de boulangerie continue"... Fouquière-les-Lens "Enième braquage chez Aldi (un autre)... Toulouse "Cinq vols à main armée en cinq jours"... Le responsable sécurité des Carrefour de Nantes et sa région "Le nombre de VMA constatés dans nos magasins a doublé sur l'an dernier"... Presqu'île de Guérande "La vague de braquages ne faiblit pas"... Marseille "trois braquages en une nuit"... Second braquage récent à la Poste de Compiègne, dans une boulangerie et un tabac de Torcy. Nantes-Rézé "Tous les débits de tabac y ont eu droit"... Antibes-Vallauris "Braquages en série"... Saint Nazaire "Rythme inquiétant... Le 14e braquage depuis le début de l'année"... Essonne "deux commerces braqués coup sur coup"... Ainsi de suite, par dizaines de cas, chaque semaine.
• Des braqueurs toujours plus jeunes
"Essonne, RER D "six ados de quinze ans interpellés pour un vol violent"... Région toulousaine "trois ados braqueurs de 12, 15 et 16 ans". 12 ans, vous avez bien lu. Les chouchous Mme Taubira, "victimes de l'exclusion et du racisme" à ne surtout pas contrarier - dans les faits, de potentiels émules de Kouachi-Coulibaly après dérive dans l'islam fanatique.
D'où provient alors la baisse de 15% des braquages annoncée par l'Intérieur et ses séides ? De subtiles manipulations sur la qualification pénale des faits. Le journal local constate un braquage, car c'en est un, mais ensuite, le "vol avec arme" ou "vol en réunion" s'édulcore en "vol avec violence". Le crime devient un délit. Niveau justice, le braquage arrive au Parquet, selon sa "nature d'affaire" (NATAF). Mais au sortir du Parquet, "maquillage" aidant, la "nature d'infraction" (NATIF) gomme le braquage. A quel rythme ce bonneteau judiciaire opère-t-il ? Assez, en fin de compte, pour que baissent statistiquement des crimes qui en fait, augmentent.
• Quelles populations souffrent le plus de cette criminalité proto-terroriste ?
Cette criminalité ravage d'abord la France périphérique, les faubourgs, le domaine périurbain, les villes satellites des métropoles et les campagnes proches. Là, vit 60% de la population métropolitaine et 80% des catégories populaires : ouvriers, employés, petits paysans ou artisans, patrons de TPE.
Cette France-là souffre d'une triple insécurité :
- Physique (la criminalité),
- Économique (la crise),
- Culturelle (l'immigration).
Cette population là se sent reléguée et oubliée par les bourgeois officiels - seule face aux prédateurs aujourd'hui et peut-être, face aux terroristes, demain.
Cette population sait ce qu'elle vit et voit ce qu'elle voit. Les contes de fée sur le "vivre ensemble", les "maquillages" sur la sécurité, soulagent sans doute aujourd'hui les gouvernants - mais à terme, tout cela est ravageur. Car la réalité existe. Notamment, la réalité criminelle. Or comme le dit si bien le philosophe Clément Rosset, cette dernière "est insupportable, mais irrémédiable".
Dans la population périurbaine, enfle donc chaque jour le sentiment - toujours explosif en France - d'un énorme et croissant déni de justice. Sentiment qui, dans les siècles écoulés, a provoqué jusqu'à des révolutions.
Il y a certes le double drame de Charlie-Hebdo et de l'Hyper-Casher. Mais en dessous et en profondeur, grandit le trouble à propos de "gangsterroristes" à la Merah qu'à cinq reprises déjà, le Renseignement intérieur n'a su ni cibler, ni neutraliser à temps. Cette inquiétude, les actuels gouvernants feraient bien de la prendre sérieusement en compte, au lieu d'uniquement gérer l'effusion et le théâtre politicien.
Xavier Raufer (Nouvel Économiste, 26 janvier 2015)