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France et politique française - Page 4001

  • Les conséquences dramatiques des « mariages » homosexuels

    Nous apprenons que cette année 3 % des « mariages » en France ont concerné des duos homosexuels. Paris atteint le record avec 1.331 unions homosexuelles soit 13 % de la totalité des mariages. Dans le quartier du Marais, ce chiffre passe à 32 %. Compte tenu des données qui viennent d’Amérique, nous pouvons vraiment leur souhaiter du bonheur car ils vont en avoir besoin.

    Nous avons donné les références de nos affirmations en nous basant sur des recherches scientifiques ; ceci non pas pour allonger le texte mais afin de ne pas pouvoir être accusés d’homophobie. Ces références ont été laissées en langue américaine afin de faciliter d’éventuelles recherches à nos lecteurs. Les titres des articles concernés se suffisent souvent à eux-mêmes.

    Nous pensons réellement rendre service aux homosexuels en leur exposant ces faits établis par des travaux scientifiques.

    1. Une étude a suivi 156 couples de même sexe. Seulement sept d’entre eux pratiquaient la fidélité dans leurs relations sexuelles. Il est noté que cette situation favorisait la diffusion des maladies vénériennes et les états de détresse psychologiques. (McWhirter, D. and Mattison, A. “The Male Couple: How Relationships Develop.” (Upper Saddle River, NJ: Prentice Hall).
    2. Les couples de lesbiennes sont statistiquement très instables par rapport aux couples hétérosexuels. (“Comparative Relationship Stability of Lesbian Mother and Heterosexual Mother Families: A Review of Evidence,”  Marriage and Family Review 46: 499-509).

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  • Le gouvernement recrée les Renseignements généraux

    Au-delà des divers prétextes sécuritaires et motivations politiciennes, il est sûr que le gouvernement socialiste craint les mouvements d’opinion contestataires comme ceux qui se sont multipliés depuis l’accession de F. Hollande à l’Elysée, et que, plus généralement, la République poursuit la mise en place d’un flicage généralisé de la population.

    PS : on peut encore se procurer ici les mémoires de l’ancien patron des RG Yves Bertrand mort en 2013.

    Vu sur BFM :

    « Supprimés en 2008, les célèbres « RG » chargés de renseigner le gouvernement sur l’état de l’opinion et les mouvements sociaux, viennent d’être discrètement recrées sous le nom de Service central de renseignement territorial. Ce dernier doit aussi lutter contre l’économie souterraine.

    Les « grandes oreilles » sont de retour. Les grandes oreilles, c’était le nom donné aux Renseignements généraux, les fameux « RG », ce service de police crée en 1908 et chargé de renseigner le gouvernement sur l’état de l’opinion et « surveiller » hommes politiques, journalistes, responsables économiques et sociaux.

    En 2008, à l’occasion d’une réforme du ministère de l’Intérieur, les RG ont officiellement été supprimés et leurs effectifs dispersés dans d’autres structures. Priorité a alors été donnée à la lutte contre le terrorisme et les activités liées à l’islamisme radical.

    Hausse des effectifs en 2015

    Pourtant, au détour du tout récent rapport de la Délégation parlementaire au renseignement, co-présidée par l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, on apprend qu’un Service central de renseignement territorial (SCRT) vient de voir le jour.

     

    Implanté dans chaque département (voir schéma ci-dessous), il est composé de 1.900 fonctionnaires de police (contre 3.900 pour les ex-RG) et de quelques dizaines de gendarmes. Mais les effectifs devraient augmenter en 2015. A ceux-ci s’ajoutent 700 policiers de la préfecture de police de Paris également chargés du renseignement.

    Le nouveau SCRT s’est aussi vu attribuer 108 autorisations d’écoutes téléphoniques par an. En revanche, il ne disposera pas d’une véritable base documentaire avant 2017, estime le rapport parlementaire.

    Cyber renseignement

    Si le nom change, les missions restent voisines de celles des anciens RG. Une circulaire gouvernementale citée dans le rapport parlementaire précise que « les renseignements recherchés concernent tous les domaines de la vie institutionnelle, économique et sociale susceptibles d’entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires ». Le nouveau service dispose ainsi d’une importante division dénommée « information économique et sociale » spécialisée dans la recherche de ce type d’informations. Exactement comme les anciens RG.

    L’exécutif veut également être mieux renseigné sur les activités en province des militants écologiques violents qui contestent des projets d’aménagements comme le futur aéroport de Notre-Dame des Landes ou le barrage de Sivens.

    Mais les agents du SCRT devront aussi  » par leur implication dans la détection des phénomènes violents et la veille des quartiers sensibles » participer « à la lutte contre la délinquance liée principalement à l’économie souterraine », ajoute la circulaire.

    Elle précise aussi que « ce champ de compétence induit des modes de fonctionnement qui feront appel à des méthodes de recherche opérationnelle ainsi qu’au développement du cyber-renseignement ». En clair, le suivi des informations postées sur internet.

    Sonder les chefs d’entreprise

    Les esprits chagrins feront remarquer que la renaissance de ces Renseignements généraux sans le nom intervient alors que se profilent les élections présidentielles et législatives de 2017. Une période où l’exécutif est très demandeur d’informations sur l’état de l’opinion !

    Mais l’exécutif a aussi constaté depuis 2008 et la suppression des anciens RG que les informations sur la situation économique et sociale dans les départements avaient été négligées par le ministère de l’Intérieur. Les policiers du SCRT devront donc renouer des contacts avec les chefs d’entreprises pour évaluer par exemple les risques de grève.

    RAPPEL sur les services de renseignement français :

    > La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Créée en 2008 et réformée en 2013, elle a succédé à la Direction de la surveillance du territoire (DST). Elle est principalement chargée de lutter contre les activités terroristes sur le sol français.

    > Le Service central de renseignement territorial (SCRT). Héritier des RG et implanté dans chaque département, il est chargé d’informer l’exécutif sur l’état de l’opinion et la situation économique et sociale.

    > La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Dépendant de la Défense, elle collecte les renseignements à l’étranger. Elle dispose également d’un « service action » composé de militaires et chargé des opérations dites « spéciales ».

    > La Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Les Douanes disposent d’un service peu connu chargé de collecter les informations sur les grands trafics internationaux, armes, stupéfiants, tabacs…

    > Tracfin. Dépendant de Bercy, ce service est chargé de récolter les informations sur les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent, et le financement du terrorisme. »

    http://www.contre-info.com/le-gouvernement-recree-les-renseignements-generaux#more-36101

  • Les simulacres de mariage en baisse

    Selon Nouvelles de France :

    "Au total, 1 331 « mariages » homosexuels ont été célébrés à Paris en 2014, soit 13,48% des mariages (15% en 2013), selon des données municipales obtenues vendredi. Depuis la promulgation de la loi Taubira en mai 2013, 2 365 parodies gays du mariage de couples gays ou lesbiens ont été organisées à Paris, soit 14,14% des unions. La baisse se confirme puisque la mairie indique avoir atteint « un rythme de croisière » avec une centaine de parodies célébrées par mois au cours des derniers mois. La majorité des « mariages » homosexuels ont été organisés dans des arrondissements de gauche : 72,22% depuis mai 2013. C’est dans le IVe arrondissement où se trouve le Marais que la plus grande proportion de parodies homosexuelles de mariages ont été célébrées (32,2% des unions) contre 6,2% dans le XVIe."

    Michel Janva

  • Les Gendarmes en colère : chronique d’un malaise sans nom

    Mais que se passe t-il chez les gendarmes ?

    Cela pourrait être le titre d’un film étalant les nouvelles péripéties du maréchal des logis chef Cruchot et de l’adjudant Gerber de la légendaire brigade des gendarmes de Saint-Tropez, mais hélas la réalité est tout autre... Car depuis quelques mois déjà, le sentiment de colère ne semble pas épargner cette institution d’élite pluriséculaire qu’est la Gendarmerie Nationale héritière de la Maison du Roy et de la Maréchaussée de France.

    Le Sénat dans un rapport public « Quel avenir pour la Gendarmerie ? » de 2007 et 2008 [1] soulignait déjà un malaise au sein de la Gendarmerie Nationale durant l’été 1989, ébranlé par les évènements de l’été 1988 qui virent la mort de quatre gendarmes en Nouvelle-Calédonie. De nombreuses lettres anonymes envoyées au commandement soulignaient la pénibilité du travail notamment quant aux horaires de travail et d’astreinte, à la qualité des logements de fonctions et déjà au manque de considération de la part de l’État et de la population française. Cette première crise fut résolue par des « états généraux de la gendarmerie », et le lancement d’une « rénovation du service public de la gendarmerie », qui se traduisit par une réforme profonde de l’organisation, des conditions de travail et des mécanismes de concertation au sein de la gendarmerie. Une nouvelle fois au début des années 2000 et plus précisément en décembre 2001, la Gendarmerie a manifesté son mécontentement face au contexte marqué par le mise en place des 35 heures par le gouvernement Lionel Jospin mais également l’insuffisance des effectifs, la vétusté des locaux et des matériels ainsi que le décrochement social et indiciaire des personnels. Même si la crise de décembre 2001 a pu être résolue, elle semble avoir laissé un grand traumatisme au sein de la gendarmerie et un certain ressentiment de la part des armées.

    Si la Gendarmerie a pu se maintenir dans le paysage français depuis le Moyen-âge et traverser des périodes aussi riches que sombres de notre histoire telles que le fut la Révolution Française ou les divers changements politiques du XIXe siècle et de la IIIe république c’est notamment parce qu’elle a su faire preuve d’une grande capacité d’adaptation et de souplesse, caractéristique de ce corps militaire. Le caractère militaire de l’institution constitue d’ailleurs un atout tant dans la discipline dont elle fait preuve que dans la formation sérieuse qu’elle offre et le professionnalisme avec lequel elle remplit sa mission de maintien de l’ordre public. Sa connaissance du terrain et sa proximité avec la population en font à juste titre un corps particulièrement doué et sans égal. [...]

    La suite sur Le Rouge et le Noir

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Les-Gendarmes-en-colere-chronique

  • Le monde selon BFMTV

    Cette tribune diffusée sur Rue89 met en lumière les méthodes utilisées par BFMTV pour vendre aux français de l’info orientée et un maximum de publicité (1/3 du temps sur cette chaine). Le techniques décrites dans l’article (amorçage, biais émotionnels, etc…) ne sont pas exclusivement utilisées par BFMerde mais par tous les grands médias français. Instructif.

    Quelle est la nature de l’« information » distillée par les grandes chaînes françaises d’information ? Quels sont les faits rapportés par ces chaînes ? Peuvent-ils être, si cela est possible, tenus pour « neutres » et « objectifs » ? Sont-ils sélectionnés ? Sont-ils bien des faits ou plutôt des opinions déguisées en faits ? Et quelle est la « densité publicitaire » de ces faits : dans quelle mesure ces faits sont-ils mélangés à des informations publicitaires, manifestes ou non. Bref, quel monde informationnel s’efforcent de reconstruire et de nous donner à voir les grandes chaînes françaises d’information ?

    Pour élaborer une première réponse à ces questions, nous nous sommes intéressés à la « première chaîne d’information de France », BFMTV.

    A cet effet, nous avons conçu une méthodologie exploratoire destinée à catégoriser les différents types d’information présentés ou « mis en scène » sur BFMTV. Méthodologie que nous avons appliquée à deux types d’horaire de forte audience de la chaîne (7 heures-9 heures et 19 heures-21 heures), répartis sur les mois de novembre et décembre 2014.

    Lire la suite sur le site de Rue89…

    http://www.contre-info.com/

  • Natacha Polony : « L’évènement politique de cette année est l’affirmation d’un pôle libéral qui promeut la même politique à droite et à gauche»

    Au cours d’un entretien fleuve, Natacha Polony dresse avec FigaroVox le bilan de l’année 2014. Une années notamment marquée, d’après elle, par l’émergence d’un discours «transhumaniste», l’affirmation d’un pôle politique libéral et la radicalisation d’une partie de l’opinion. Extraits.

    L’explosion du clivage droite gauche que vous appelez de vos vœux est-elle en train de se produire ?

    Malheureusement non, car face à ce libéralisme libertaire qui ne dit pas son nom, nous assistons à la dissolution de toutes les alternatives à l’exception du Front national, ce que je trouve particulièrement dangereux. Le mouvement d’effacement ou de réduction des discours alternatifs à ce pôle libéral se poursuit. Tous les gens qui veulent faire émerger d’autres idées sont de plus en plus et encore plus systématiquement associés au FN et accusés de faire son jeu.

    Quels sont les grands évènements culturels et médiatiques que vous retenez de l’année 2014?

    Autre phénomène important qui concerne plus spécifiquement la France, l’accélération de la destruction du modèle français, en particulier de son modèle d’agriculture et donc son mode de production et de vie. De ce point de vue-là, la ferme des mille vaches est un symbole absolument magistral. Alain Finkielkraut a d’ailleurs considéré lui-aussi qu’il s’agissait d’un évènement majeur. Derrière cette autorisation de construire une ferme-usine totalement concentrationnaire, il y a la négation absolue de tout ce qui fait le modèle français de production agricole et de tout ce qui a fait l’identité de la France. [...]

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  • Soirée du nouvel an entre adhérents UMP et FN

    Selon les informations de Marianne, plusieurs responsables des jeunes de l’UMP (le président des jeunes de la Droite Populaire et des conseillers nationaux de l’UMP) ont fêté le passage en 2015 avec des membres du Front national (dont le responsable FN de Seine Saint-Denis), parmi lesquels Florian Philippot.

    De quoi faire trembler la gauche (dont NKM).

    Michel Janva

  • Médecins contre Touraine : une guerre sans merci

    Les médecins ont raison, ils se battent pour conserver la médecine dont on disait encore il y a quelques années qu’elle était la meilleure du monde. 

    La guerre entre les médecins et le gouvernement dure maintenant depuis assez longtemps pour que la vérité soit enfin écrite sur ce qui motive ce conflit. Jusqu’à ce jour, c’est plutôt la désinformation de la presse d’État qui a primé.

    Non, les médecins ne sont pas des nantis qui défendent leurs intérêts. La loi santé voulue idéologiquement par la gauche de Hollande et Macron, c’est la mort de la liberté de soins. Ce sont les patients qui seront les premiers à trinquer, même si on veut leur faire croire le contraire.

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  • Abus de droit : les députés tentent l’embrouillent fiscale à leurs profits

    J’en avais parlé dans ces colonnes à la fin du mois de Juin et un article récent et assez fouillé de Contrepoints revenait sur d’autres aspects inquiétants : l’oppression fiscale est bel et bien en marche, et la tournure que prennent les choses est réellement glaciale, à plus d’un tour.

    Et histoire de fournir un peu de contexte, revenons sur ce que nos députés sont en train de mettre en place, alors que nos journalistes s’empressent au mieux de n’en rien rapporter, et au pire, comme on pourra le voir plus loin, en poussant à la roue de la propagande.

    Pour rappel, tout part comme d’habitude d’un fait divers, qu’on pourrait qualifier de scandale républicain annuel tant ce qui est arrivé est à ce point banal et répétitif : l’affaire Cahuzac ayant éclaté avec ce qu’on sait d’absence totale de toute remise en question de la part des politiciens, tant de droite que de gauche, il a été promptement décidé, par ceux-là même qui étaient finalement les plus directement concernés, que toute cette vilaine évasion fiscale du Paradis Taxatoire Français devait être combattu âprement

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  • Affaire Alstom : un État fautif

    Les États contemporains doivent plus que jamais jouer un rôle économique. Mais la République française paraît cruellement incapable de l’assurer, malgré son interventionisme.

    Réunis en assemblée générale le 19 décembre dernier, les actionnaires d’Alstom ont, sans surprise, avalisé la cession de la branche énergie du groupe au conglomérat américain General Electric, et ce à un score digne des grandes heures de l’Union soviétique : plus de 99 %… Moins soviétique est le bonus empoché par le dirigeant du groupe, le polytechnicien Patrick Kron, qui quitte son poste lesté d’un peu moins de 4 millions d’euros (sous forme d’actions, il est vrai) en gratification de ses bons et loyaux services, au grand dam de nombre de salariés des sites français du groupe actuellement contraints au chômage partiel.

    Dans l’ombre d’un géant

    Soyons beau joueur : M. Kron n’a pas démérité, permettant à l’État français de réaliser une des plus belles acquisitions de sa carrière d’actionnaire impotent. En effet, pour une somme supérieure à 3 milliards d’euros, les technocrates qui nous gouvernent se sont offert pour Noël les deux tiers de la participation du groupe Bouygues (30 %, participation prise en 2003 sous l’égide de Nicolas Sarkozy, qui permit d’éviter le naufrage du groupe). Certains (peu nombreux, il est vrai) se frottent les mains. D’autres s’interrogent : à qui profite réellement ce marché, derrière lequel se profile l’ombre d’anciens de la banque Lazard, qu’on retrouve aux manettes dans la presse grand public et les chaînes câblées inverties ?

    Nous n’en savons rien, et, au risque d’ajouter à la perplexité de nos lecteurs, nous poserons deux questions supplémentaires. En premier lieu, à quoi sert-il de détenir 20 % d’un groupe industriel quand on a pour partenaire un mastodonte aussi puissant que dépourvu de scrupule, en l’occurrence General Electric ? Votre serviteur, qui n’a pas fait Polytechnique, peut vous donner la réponse : à rien. Comme le dit le financier belge Albert Frère : « petit minoritaire, petit con » ; vérité qui aurait dû être entendue bien au-delà du Quiévrain, mais qui ne semble pas avoir eu l’heur d’éveiller le tympan élyséen. Les 50 000 euros de pénalité par emploi non créé (quelle image pour notre pays !) arrachés par le gouvernement au successeur d’Edison ne seront que de peu de poids si une restructuration majeure s’impose.

    Les trains orphelins

    La seconde question est celle de la place d’un acteur comme Alstom Transport, désormais séparé de son groupe d’origine, dans un marché ferroviaire de plus en plus concurrentiel. La surface financière est, en effet, un sujet crucial dans cette activité, soumise à des marchés publics internationaux impitoyables. Longtemps habitué aux commandes récurrentes de la SNCF, qui se découvre maintenant en surcapacité et envisage de réduire drastiquement le nombre de rames de trains à grande vitesse, notre ex-champion national affronte maintenant une sévère compétition, venue d’Allemagne, bien sûr, avec son frère ennemi Siemens (le refus des dirigeants d’Alstom d’envisager une alliance avec le conglomérat bavarois pour des raisons d’égo sera d’ailleurs un jour sans doute sévèrement jugé), mais aussi de Suisse, d’Espagne, du Canada, et maintenant de Chine, où l’État envisage de faire fusionner les deux géants du secteur, donnant naissance à un constructeur d’une taille jamais égalée. Un signe des temps : ici, un gouvernement, certes dirigiste et quelque peu cynique, structure son industrie et la prépare à la compétition mondiale ; là, un autre donne des leçons à qui veut l’entendre (mais le public est de plus en plus clairsemé), et se cramponne à des théories fumeuses dictées par de hauts fonctionnaires qui n’ont de l’industrie qu’une connaissance livresque (dans le meilleur des cas).

    La chimère de l’État stratège

    L’État stratège, dont on nous rebat les oreilles, est en effet une chimère : aucun gouvernement de la Ve République n’a été capable de présenter un budget équilibré depuis 1977. Une telle gestion conduit immanquablement n’importe quel justiciable devant le tribunal de commerce au bout de quelques mois ; nos gouvernants y échappent. Qui voudrait des conseils de si piteux gestionnaires ? Et pourtant, ils continuent de sévir, et accumulent fiascos et occasions manquées : l’état pitoyable de la filière nucléaire française, pourtant historiquement à la pointe du secteur, peut en témoigner, de même que l’automobile, où les Allemands triomphent et les Italiens conquièrent l’Amérique, quand les Français luttent pour leur survie.

    Une gouvernance avisée a cruellement fait défaut dans nombre d’entreprises au sein desquelles le gouvernement a prétendu mettre son grain de sel. Le manque de prudence, l’orgueil, les désaccords personnels, la hantise d’un rapprochement avec un partenaire étranger sont autant d’écueils que nos élites n’ont su éviter, et qui font de nos anciens fleurons, sinon une proie, du moins un acteur de second rang. Au-delà des hommes, c’est le régime qui a permis à de telles errances de s’installer et de perdurer. En cette période de vœux, ne boudons pas notre plaisir : qu’ils dégagent, et leur république avec !

    Jean-Marc Ferrand

    Article paru dans l’Action française n° 2900 du 01 janvier 2015

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Affaire-Alstom-un-Etat-fautif