France et politique française - Page 4001
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°390
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Pour Jean-Marie Le Guen, les fondamentalistes islamiques se cachent au sein de LMPT !
L’agressivité un peu désordonnée de Jean-Marie Le Guen laissait imaginer, dès le début, qu’il n’était pas dans son assiette.
Grand morceau d’anthologie, dimanche soir, sur BFMTV, au cours du duel entre Jean-Marie Le Guen et Florian Philippot. Scène surréaliste et incongrue, tragique ou tordante, on ne sait plus. De celles que l’on repasse deux fois, parce qu’on se persuade qu’on a dû rêver.
L’agressivité un peu désordonnée de Jean-Marie Le Guen laissait imaginer, dès le début, qu’il n’était pas dans son assiette. Il faut le comprendre. Quand on s’appelle Jean-Marie Le Guen, pas facile de se trouver en face du FN. Comme un UDI nommé Jean-Luc Pélenchon qui débattrait avec le Front de gauche, un communiste nommé Nicolas Tarkozy qui devrait affronter l’UMP. Dans le brouhaha, sur un malentendu… Bref, Jean-Marie Le Guen devait marteler sa différence. Mais n’était pas obligé, quand même, de sombrer dans le délire.
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« Islamophobie, la contre-enquête », d’Isabelle Kersimon et Jean-Christophe Moreau
Fiche de lecture de Bernard Mazin, essayiste.
♦ On remarquera que les sites qui recrutent des jeunes candidats au djihad commencent justement par appâter leurs proies en présentant l’islam comme une religion de purification par rapport à nos sociétés corrompues… (B.M.)
« Pour le dire d’une façon un peu abrupte, alors que l’antisémitisme a besoin de chimères comme les Protocoles des Sages de Sion pour accréditer et perpétuer l’idée d’un péril juif, il suffit à l’islamophobie de se référer à la réalité juridique de la plupart des Etats se réclamant de l’islam – ou tout simplement au discours officiel de l’OCI – pour nourrir des inquiétudes légitimes vis-à-vis de la dimension politique de la religion musulmane et de certaines de ses implications sociétales. »
Dans un entretien accordé au site Boulevard Voltaire au lendemain des attentats du 7 janvier, Alain de Benoist déclarait :
« Les attentats sont faits pour ça : stimuler une islamophobie que les terroristes djihadistes considèrent comme un “vecteur de radicalité” privilégié. Les terroristes islamiques adorent les islamophobes. Ils souhaitent qu’il y en ait toujours plus. Ils savent que plus les musulmans se sentiront rejetés par les non-musulmans, plus ils pourront espérer les convaincre et les radicaliser. Les djihadistes assurent qu’ils représentent le “véritable islam”, les islamophobes leur donnent raison en disant qu’il n’y a pas de différence entre l’islam et l’islamisme. Que les premiers commettent des attentats alors que les seconds verraient plutôt sans déplaisir se multiplier les pogroms contre ceux qui “rejettent le mode de vie occidental” (le sympathique mode de vie mondialisé de la consommation soumise) n’y change rien. Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical. […] Pour ma part, je ne ferai pas aux terroristes islamistes le cadeau de devenir islamophobe. Et je ne fantasmerai pas non plus sur la “France musulmane” comme Drumont fantasmait sur La France juive (1885), en associant mécaniquement islam et terreur comme d’autres associaient naguère les Juifs et l’argent. »
Etre islamophobe = idiot utile ou conscient des dangers ?
Cette prise de position s’oppose à celle exprimée sur Polémia le 24 janvier par Guillaume Faye, pour qui « l’islamisme est moins dangereux que l’islam ». Elle semble aussi donner raison à Marine Le Pen lorsqu’elle qualifie le « Grand Remplacement » de Renaud Camus de fantasme conspirationniste ou lorsqu’elle prend ses distances vis-à-vis d’Aymeric Chauprade.
Cette apparente antinomie peut paraître difficile à surmonter, car même dans notre mouvance intellectuelle certains sont tentés par une certaine complaisance vis-à-vis de l’islam, présenté comme une force de rejet de ce que sont devenues nos sociétés occidentales. Cette arrière-pensée est en filigrane dans l’entretien d’Alain de Benoist, mais on la trouve aussi chez Bernard Lugan ou d’autres penseurs tout aussi estimables. On ne fera pas à ces deux personnalités l’injure de les soupçonner d’angélisme, mais on remarquera que les sites qui recrutent des jeunes candidats au djihad commencent justement par appâter leurs proies en présentant l’islam comme une religion de purification par rapport à nos sociétés corrompues, décadentes et consuméristes. Ce sont donc là aussi des « idiots utiles » qui sont conditionnés par des argumentaires mélangeant de vrais mensonges, mais aussi des thèses avec lesquelles nous pouvons être d’accord, et qui se rendent compte un peu tard en quel combat douteux ils sont engagés.
Ma conviction penche donc plutôt en faveur d’une analyse lucide de la dangerosité intrinsèque de l’islam, et de l’idée que l’arbre de l’islamisme ne doit pas cacher la forêt de l’islam, autrement plus riche de menaces. Pour autant, on peut rejoindre Alain de Benoist lorsqu’il veut nous mettre en garde contre le piège que recèle le concept d’islamophobie.
Islamophobie et théorie du « bouc émissaire »
Un récent ouvrage intitulé Islamophobie, la contre-enquête est consacré précisément à « démonter le mythe de la montée continue des actes islamophobes en France ». Il montre qu’à travers l’utilisation de statistiques peu fiables (statistiques du CCIF – Collectif contre l’islamophobie en France – « échelle d’aversion à l’islam » du CNRS), tous les travaux sociologiques sur la question reposent sur la théorie du « bouc émissaire », issue de Freud et de Dürkheim, selon laquelle la minorité musulmane serait vouée à être la victime d’un rituel social dont la fonction est de restaurer l’harmonie de la communauté. Ainsi, « le moindre débat sur les frontières de la liberté religieuse est désormais regardé […] comme une forme larvée d’incitation à la haine contre les populations musulmanes » et on assiste à la « propagation d’un nouveau dogme antiraciste selon lequel il n’existerait […] qu’une différence de degré entre le rejet du fondamentalisme et l’agression d’une femme voilée ».
Les deux auteurs se donnent pour objectif de « comprendre comment on en est arrivé à cette idée que les actes de violence et de discrimination à l’égard des musulmans sont devenus un fait social total impliquant l’ensemble de la population française ».
Ils analysent en premier lieu la naissance de la notion d’islamophobie au début du XXe siècle : paradoxalement, les administrateurs coloniaux ont joué un rôle de dénonciation de la diabolisation politique de l’islam, et préconisé une « neutralité bienveillante » à l’égard de la religion des peuples colonisés. Sur ce point, on renverra une dernière fois à Alain de Benoist qui, dans l’entretien cité, rappelle qu’à « l’époque de la Guerre d’Algérie, on ne faisait pas grief aux harkis d’être musulmans, et l’on ne s’étonnait pas non plus qu’il y ait des mosquées dans les départements français d’Alger, d’Oran et de Constantine ». En matière littéraire, il y a eu effectivement une « islamophobie savante », mais aussi une littérature islamophile, qui ne voyait dans la religion musulmane que spiritualité et moralisme face au rationalisme matérialiste du colonisateur. Elle opérait en outre un amalgame (déjà !) entre foi islamique et mœurs arabes, ce qui a contribué à cette « racialisation paradoxale » des musulmans que l’on observe encore de nos jours.
L’islamophobie, un concept fabriqué de toutes pièces
De longs développements sont consacrés au « recyclage sémantique » de la notion d’islamophobie depuis 20 ans, sous l’impulsion ou avec la complicité des organisations internationales (ONU, Conférence islamique, Conseil de l’Europe, UNESCO) ou des groupes de pression promusulmans (CCIF, UOIF, CFCM) ou antiracistes et multiculturalistes (Runnymede Trust britannique ; MRAP ; Ligue des droits de l’Homme ; etc.) Sont aussi listés les travaux sociologiques tendant à « entériner l’idée d’une islamophobie constitutive de l’ADN français depuis les Lumières », avec une mention particulière à l’ouvrage d’Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, Islamophobie : comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman » (2013).
Selon ces études, les médias sont mis en accusation : les journalistes seraient coupables d’entretenir une obsession unique, lutter contre l’islamisation de la France, en ignorant la « subjectivité musulmane » et « les apports nuancés des analyses sociologiques », et en cooptant des « experts » qui n’y connaissent rien. Les journalistes érigeraient ainsi des personnalités ou des entités au statut de « héros négatifs ou malfaisants », tels que Tariq Ramadan, Abdallah Ben Mansour, ou l’UOIF. A l’inverse, ils mettraient en avant des « héros positifs », qui sont a contrario les bêtes noires des sociologues de l’islamophobie : Alain Finkielkraut, Michèle Tribalat, Pierre-André Taguieff, Régis Debray, Péroncel-Hugoz, Alexandre Del Valle et bien d’autres. Mais nos deux auteurs remarquent non sans malice que le pilori est épargné à d’autres experts souvent tout autant ou plus présents dans les médias que ceux qui viennent d’être cités, mais qui défendent l’idée d’un « islam des Lumières ». En clair, on oublie ce qui risquerait de montrer la fragilité du raisonnement de victimisation. Hajjat et Mohammed, notamment, « rejettent tous les exemples qui n’entrent pas dans leurs grilles d’analyse », et « semblent créer leur objet au fur et à mesure qu’ils l’explorent, l’opération reposant, précisément, sur le fait de rejeter [les exemples] pour ne pas changer leurs grilles ».
Isabelle Kersimon et Jean-Christophe Moreau démontent également les raisonnements analogiques opérés par les sociologues entre antisémitisme et islamophobie, et montrent l’impasse de ce « mimétisme analytique » : « l’islamophobie est un délire paranoïaque comme l’est l’antisémitisme, mais à sa différence, elle n’invente pas la totalité des dangers dont se nourrissent ses thèses », car ces dangers relèvent de faits avérés (attentats, massacres, explosions de violence antioccidentale) et pas de chimères ou de fantasmagories.
Nos deux auteurs poursuivent leur étude en montrant comment les débats juridiques sont instrumentalisés par les lobbies pour entretenir l’idée de l’islamophobie, expression du « mal français ». Cinq exemples sont ainsi décortiqués, chiffres et jurisprudence à l’appui :
- le phantasme du délit d’islamophobie ;
- la manipulation des statistiques sur les actes de profanation et de vandalisation des lieux de culte et des sépultures musulmans ;
- la question du financement des mosquées ;
- la question du voile à l’école ;
- l’affaire Baby-Loup (licenciement d’une employée d’une crèche privée pour port du voile dans l’exercice de ses fonctions.
L’islamophobie, un « leurre heuristique »
La conclusion de l’ouvrage est sans appel : il n’y a pas, comme les lobbies voudraient nous le faire croire, de rejet total de l’islam et des musulmans en France. Une France islamophobe aurait mieux convenu aux théoriciens de l’éternelle culpabilité que sont les partisans de la doxa multiculturaliste et du repli communautaire, et « c’est sans doute pour cela qu’ils mettent tant de passion à la fabriquer ». Et en définitive, l’islamophobie sert de « leurre heuristique » : « c’est une théorie qui prétend révéler les ressorts d’un phénomène social (le rejet de l’islam), mais dont l’objectif est d’influencer l’action politique en faveur de la seule communauté musulmane », telle qu’elle est conçue par les auteurs de ce véritable tour de passe-passe.
Avec de tels propos, on comprend que le livre ait déplu aux partisans du communautarisme musulman. Bien entendu, la méthode privilégiée pour le contrer a été celle de l’étouffoir médiatique. Mis à part un entretien dans FigaroVox, il n’a guère été relayé. L’autre technique, elle aussi très répandue, a consisté à mettre en cause la compétence des auteurs pour parler du sujet, ou le fait qu’ils collaborent à des sites qualifiés eux-mêmes d’islamophobes tel Causeur… On pouvait lire récemment que Mme Kersimon et M. Moreau ont été « agacés » par le procès fait à leur travail : pour ma part, j’aurais tendance à voir dans cet agacement une manière elliptique de dire qu’ils se sentent menacés depuis la publication du livre.
A l’autre extrémité du spectre idéologique, certains pourront trouver qu’après les attentats récents, et ce que nous voyons de l’islam au quotidien au Nigeria, en Syrie, au Mali, en Libye ou, plus près de nous, en Turquie, sans parler de ce qui se passe dans les cités de nos banlieues, la minimisation de l’ampleur de l’islamophobie est une incitation à baisser la garde devant un danger bien réel. A ceux-là on peut répondre que ce n’est pas être inconscient d’une menace que de chercher à comprendre les mécanismes de culpabilisation et de manipulation mis en œuvre pour nous ahurir et nous faire perdre toute notion des vrais enjeux. On n’oubliera pas non plus que le « gouvernement par le chaos » est un mode de pilotage du monde en constant développement. Dans ce contexte, la question de l’islamophobie est un débat piégé dont il faut prendre l’exacte mesure : le livre d’Isabelle Kersimon et de Jean-Christophe Moreau contribuera à éviter de tomber dans le piège qui nous est tendu.
Bernard Mazin, 29/01/2015
Isabelle Kersimon et Jean-Christophe Moreau, Islamophobie, la contre-enquête, Ed. Plein jour, octobre 2014, 280 pages.
http://www.polemia.com/islamophobie-la-contre-enquete-disabelle-kersimon-et-jean-christophe-moreau/
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Affaire DSK, Carlton et franc-maçonnerie
Si tous les médias traitent aujourd’hui l’affaire du Carlton dans laquelle Dominique Strauss-Kahn avait été mis en examen pour « proxénétisme aggravé commis en bande organisée », on cherche en vain les médias qui rappelleront les accointances maçonniques de différents protagonistes, accointances mises en avant par les magistrats de la Cour d’appel de Douai le 19 décembre 2012 :
« Celle-ci (ndlr : la franc-maçonnerie) apparaît dès l’origine de la procédure être un des liens unissant plusieurs des protagonistes dont la plupart s’en sont d’ailleurs ouverts spontanément en le présentant comme un lien social parmi d’autres venant s’ajouter à celui de la police, de la politique ou du monde de l’entreprise. »
Dès la fin 2011, les trois juges d’instruction avaient dénoncé dans ce dossier les « réseaux francs-maçons, libertins et politiques ».
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Depuis "Je suis Charlie", tout est censure
En complément de ce précédent post :
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De bon augure
C’est de bon augure à quelques semaines des élections départementales, les résultats du premier tour de la législative partielle dans la quatrième circonscription du Doubs viennent confirmer les derniers sondages indiquant que Marine Le Pen a le vent en poupe pour 2017. Une nouvelle illustration de ce que nous disions sur ce blogue, à savoir qu’il fallait ne rien comprendre à l’état d’esprit des Français pour croire que les attentats islamistes de janvier et la tentative de récupération politicienne de ceux ci pouvaient faire reculer le FN. Il n’en est, il n’en sera bien évidemment rien. Ainsi dans le Doubs, malgré un taux d’abstention très important (moins de quatre électeurs sur dix se sont déplacés), Sophie Montel a pris l’ascendant sur ses concurrents. La visite de soutien de Marine à Montbéliard a été plus efficace que celles du Premier ministre Manuel Valls et du secrétaire général de l’UMP Laurent Wauquiez, puisque le candidate frontiste se hisse en tête avec 32,60% des voix, devant l’ex suppléant de Pierre Moscovici, le socialiste Frédéric Barbier (28,85%) et élimine tous les autres candidats. Notamment celui de l’UMP Charles Demouge (26,54%) que Nicolas Sarkozy avait prévu de venir encourager cette semaine s’il s’était qualifié…
Monsieur Demouge pressentait peut être sa défaite puisqu’il avait d’ores et déjà annoncé qu’il préférerait voter PS pour empêcher le FN de gagner. Un choix confirmé par la numéro deux et vice-présidente de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a annoncé ce matin qu’elle était favorable à un front ripoublicain, à un vote PS pour faire barrage à l’opposition patriotique.
Une empathie pour le PS qui est très minoritaire chez les électeurs/sympathisants de l’UMP, un soutien à l’aile gauche du parti euro mondialiste qui n’est pas non plus très partagée par « la gauche de la gauche ». Le candidat dans cette circonscription du PC, du Front de Gauche et du MRC, Vincent Adami, n’en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, n’a certes pas bénéficié de l’effet Syriza, puisqu’il n’a récolté que 3,66 % des suffrages
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Ethnographe néerlandaise : ce sont les « jeunes » les mieux « intégrés » qui se radicalisent
Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les jeunes d’origine immigrée les moins bien intégrés dans leur environnement occidental qui présentent le plus grand risque de « radicalisation », mais au contraire ceux qui ont vécu à la manière occidentale, éventuellement issus de familles aisées. C’est l’avis d’une ethnographe néerlandaise, Marion van San, qui devait témoigner ce lundi devant la commission « radicalisation » du Parlement flamand de ses recherches au sein de familles belges ou néerlandaises qui ont vu un enfant partir pour se battre en Syrie. Elle va même jusqu’à dire que ce sont « les jeunes les mieux intégrés qui se radicalisent », elle qui suit le problème sur le terrain depuis 2009. Elle a publié une tribune dans le quotidien belge De Standaard à l’occasion de son audition.
A l’heure où les gouvernements occidentaux aux prises avec la fascination de leurs jeunes « ethniques » (et quelques autres) par rapport à l’islam imaginent trouver une solution dans l’intégration laïciste, le constat de Marion van San mérite d’être entendu. Elle ne craint pas de dire que ce ne sont pas des jeunes de milieux pauvres, qui ont pratiquement lâché l’école avant l’adolescence, ou qui se sentent exclus de la société, qui fournissent les plus gros bataillons des recrues étrangères de l’Etat islamique. Ils sont nombreux à provenir des « classes moyennes ou aisées ».
Les stéréotypes de la radicalisation
Et de combattre quelques « stéréotypes ». En Flandres, on a tendance à croire que les candidats au djihad en Syrie proviennent d’environnements socio-économiques défavorisés. Faux, dit Marion van San. « Que les jeunes qui prennent le chemin de la Syrie depuis l’Europe soient les victimes d’une société qui ne les accepte pas et où ils n’ont pas de chances de réussir est démenti par les faits. »
Ils ne sont pas non plus mal « intégrés », assure-t-elle. Il s’agit souvent de jeunes qui sont fortement tournés vers la société belge : des jeunes qui sortaient, qui buvaient de l’école – souvent consommateurs de « drogues douces »… Notons-le au passage : si l’intégration, c’est ça, on comprend qu’elle ne puisse pas combler une soif d’absolu, pour dévoyée qu’elle soit.
Souvent, aussi ils ont un diplôme de fin d’études ; leurs cercles d’amis sont « ethniquement diversifiés ».
Intégrés sans l’être, les jeunes se tournent vers l’aventure de l’Etat islamique
« Ils sont assoiffés de reconnaissance sociale et font tout ce qu’ils peuvent pour s’intégrer. Il s’ensuit qu’ils ont des attentes sociales plus fortes et qu’ils sont plus sensibles à l’exclusion et une (supposée) discrimination. Une expérience négative peut les pousser à se détourner de la société et à chercher leur salut dans le cadre d’une identité de groupe déviante » : pour la chercheuse, cette « discrimination » est loin d’être établie, elle n’en a pas rencontré de nombreux exemples sur le terrain. Pas plus qu’elle n’a dressé le portrait de jeunes « radicalisés » parce qu’ils se sentent « frustrés » dans leur environnement occidental. Mais ces jeunes, enfants ou petits-enfants d’immigrés, sont nés et ont grandi « ici » et se montrent beaucoup plus susceptibles.
Marion van San est en relation étroite avec quelque 90 familles dont l’un des enfants a fait le voyage de Syrie depuis 2009 – aujourd’hui pour rejoindre l’Etat islamique. Ce sont des familles très « diverses » mais souvent « harmonieuses », note l’ethnographe : des familles où les parents ont essayé, en vain, de retenir leur enfant et de faire abandonner ses nouvelles convictions. Sa « conversion », même, puisque généralement il s’agit d’un jeune qui a goûté à la culture occidentale – dans ce qu’elle a de pire, faudrait-il ajouter pour compléter le propos de la chercheuse.
Ne pas chercher à « intégrer » pour mettre un terme à la radicalisation
En ne tenant pas compte de ses constats, avertit en tout cas Marion van San, en imaginant que l’« intégration » accrue va régler le problème de la radicalisation, on se trompe. Ce sont des solutions illusoires. « Je ne plaide pas pour qu’on touche aux fondements de la politique contre la pauvreté ou pour qu’on cesse de s’occuper de la discrimination, bien réelle, sur le marché du travail. Mais il ne faut pas se bercer d’illusions : ce ne sont pas ces mesures-là qui contreront le radicalisme et l’extrémisme. »
Alors quoi ? Marion van San ne donne pas la réponse. On pourrait cependant en ébaucher une, à partir même de son expérience.
D’abord, ces jeunes apparemment si bien « intégrés » qui choisissent la radicalisation, le djihad, l’Etat islamique… sont des déracinés. Ils vivent au milieu d’une culture qui n’est pas la leur et qu’ils ont adoptée dans ses travers et ses décadences plutôt que dans les richesses qu’elle aurait pu leur apporter. Richesses immatérielles, s’entend : une foi, une civilisation, une exigence bienfaisante qu’elle est largement incapable de transmettre faute de croire en elle-même.
« Intégration » à l’Occident décadent
Ils sortent, ils boivent, ils se droguent : amusements de gosses de riches, finalement, en ce sens que ces « divertissements » détournent leurs habitués du sens du travail, de l’effort, et plus encore des réalités les plus profondes. On peut, avec Marion van San, appeler cela de l’intégration. Et si c’était de la désintégration ?
Face à ce vide entretenu soigneusement par un enseignement laïc et un relativisme de rigueur, la rébellion n’est pas si étonnante. Et les prédicateurs de l’islam, du djihad, savent sans aucun doute jouer sur ce sentiment et sur ce manque d’absolu.
Le plus urgent, face à la tentation de l’islam viril et conquérant, est sans nul doute de retrouver la véritable identité de l’Occident. Qui n’est pas une identité « racialiste » ou « ethnodifférenciée » : c’est un amour de la vérité et du bien qu’il nous appartient de faire découvrir – la seule « intégration » qui vaille.
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Toujours plus d’abjection libérale en France "socialiste"... et Le Figaro de s’en réjouir !
Pas un mot, bien sûr, dans l’article ci-dessous, sur les ravages en termes de santé publique, sur la vente du sang, tant pour les pauvres qui y sont acculés que sur la qualité du sang ainsi récupéré...
Pourquoi le don de sang ne sera plus gratuit en France... ET NE SERA DONC PLUS UN DON !
À partir de ce lundi, l’Etablissement français du sang n’a plus le monopole du don du sang. L’ouverture à la concurrence modifiera son modèle économique et les volontaires pourraient être rémunérés.
Le modèle éthique français du don de sang vit peut être ses dernières heures. La fin du monopole de l’Etablissement français du sang (EFS) entre en effet en vigueur ce lundi. La fin de ce modèle économique pourrait signifier la fin de la gratuité des dons du sang. C’est déjà le cas en Allemagne, en Chine ou aux États-Unis où les volontaires sont rémunérés autour de 50 euros par le groupe suisse Octopharma.
De fait, en juillet dernier, l’EFS a perdu l’exclusivité de la commercialisation du plasma « SD », l’un des trois plasmas thérapeutiques qu’il produit. Le conseil d’Etat a tranché en faveur du laboratoire suisse Octapharma, qui souhaitait obtenir en France une autorisation de mise sur le marché pour son produit « Octaplas », un « plasma SD ». Depuis ce lundi, la concurrence est ainsi habilitée à vendre ce composant liquide du sang riche en protéines. Créé en 1998 en réaction au scandale du sang contaminé, l’établissement public administratif possédait jusqu’à présent le monopole de la collecte du sang, du plasma et des plaquettes et de la commercialisation des produits sanguins peu transformés et à la durée de conservation courte. [...]
La suite sur Le Figaro
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Toujours-plus-d-abjection-liberale
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« Etre français »
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Sens Commun dénonce le "front républicain"
Suite à la législative partielle qui a vu l'élimination du candidat UMP, les ténors de l'UMP se déchirent entre ceux qui appellent à voter PS et ceux qui refusent de donner une consigne de vote (on n'en trouve pas -encore- qui appellent à voter FN). Sens Commun écrit :
"Sens Commun refuse d’entrer dans le piège du prétendu « Front Républicain » grossièrement tendu par la gauche et dénonce cette forme de chantage qui confisque le débat de fond.
Nous n’avons pas à dire aux Français s’il faut voter pour le candidat PS ou le candidat FN. Le seul appel valable est l’appel au vote et à l’élection du candidat de leur choix. Où est la démocratie quand certains s’arrogent le droit de qualifier un vote de bon et l’autre de mauvais ?
On ne gagne pas face à un adversaire en lui déniant le droit d’exister : on se confronte à lui sur le plan des idées et de la politique à mener. C’est sur ce plan là que Sens Commun entend se battre et c’est sur ce plan là que le citoyen prend sa décision libre et responsable.
C’est pourquoi Sens Commun appelle à la suppression des consignes de vote stériles et infantilisantes. S’ils veulent retrouver la confiance et le respect des Français, les politiques doivent commencer par les leur accorder. Il n’appartient pas aux partis de décider à la place de leurs militants.
Il semblerait qu’une fois de plus la gauche dite « républicaine » récupère cette République à son seul profit, la vidant par là même de son sens. Il semblerait qu’une fois de plus, la gauche se juge habilitée à exclure du débat démocratique des millions de Français. Si elle n’aime pas un certain type d’électeurs, c’est qu’elle n’aime qu’une partie de la France et qu’elle est donc incapable de rassembler notre pays.
À l’heure où nos concitoyens exigent un débat de fond, la droite doit refuser le bal des polémiques médiatiques et prendre de la hauteur. Les Français feront leur choix librement."
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