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France et politique française - Page 4004

  • Valls vient en aide aux pauvres qu’il fabrique

    « Jamais un gouvernement n’a mis autant de moyens pour venir en aide aux plus fragiles. Et pourtant, tous les travailleurs vous le diront, il manque encore des places. Il faut en faire davantage ».

    C’est ainsi que Manuel Valls semble se satisfaire à l’issue d’une visite au centre d’hébergement Romain Rolland du Samu social à Montrouge (Hauts-de-Seine).

    Bravo monsieur Valls ! Vous nous annoncez disposer de 105000 places et avoir débloqué 110 millions d’euros supplémentaires ! C’est bien de jouer aux aides humanitaires généreuses, surtout avec l’argent du contribuable.

    Certes, s’il existe une situation d’urgence qui nécessite de savoir comment éviter le pire pour ceux qui sont sans abri, la véritable question réside avant tout sur les mesures à prendre pour que ces malheureux cessent de se multiplier.

    Sans que la politique précédente de Sarkozy – et des autres depuis 60 ans – n’ait été bonne, celle de la clique socialiste au pouvoir est tout particulièrement néfaste. Au délitement sociétal accéléré qui détruit un peu plus les familles et appauvrit les individus, l’implosion économique n’est plus un vain mot : TaubiraMacronDuflot, Hamon etc… autant de noms de ministres pour autant de lois nuisibles à la société et à l’économie ; sans parler deTouraine qui se mêle de santé et Moscovici d’économie, sans en avoir la moindre compétence à l’instar de leurs collègues…

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  • Voeux pour 2015 : achever la gauche

    C'est l'ambition de Minute :

    M"En politique – comme en métapolitique –, il est un principe de base : il faut achever l’adversaire lorsqu’il est à terre. Or la gauche est à terre, politiquement et surtout intellectuellement. Pour 2015, la mission est donc simple : l’empêcher de se relever. Feu à volonté ! Ce serait dommage de laisser souffrir un animal blessé… [...]

    Sur le terrain électoral, l’année 2015 – avec les élections départementales de mars et les élections régionales qui se tiendront en octobre ou décembre – sera sans doute une année encore plus terrible pour la gauche.Chef de la rubrique politique de « Sud-Ouest », Bruno Dive, parlant d’un « vent de panique » parmi les stratèges du PS, écrit: «Selon l’un d’eux, qui a réalisé des projections fondées sur le résultat des dernières élections européennes, corrigées par l’implantation locale des sortants, la gauche ne conserverait que 16 départements en mars prochain. Les plus optimistes vont jusqu’à 20, ce qui revient tout de même à un effondrement: la gauche, qui dirige aujourd’hui 60 conseils généraux, en conserverait à peine le tiers.» Son article est titré: «La gauche rayée de la carte? » C’est Manuel Valls qui, en juin, avait lâché: «Oui, la gauche peut mourir.» [...]

    La loi Taubira, dite « mariage pour tous », adoptée le 7 mai 2013, pourrait bien être une jolie illustration de l’effet papillon, ou l’étincelle qui embrase la plaine.L’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe est venue heurter et donc réveiller des franges de la population qui se croyaient à l’abri, redonner corps à un catholicisme militant qui est parvenu à s’affranchir – en partie – du politiquement correct mais aussi de certains oripeaux quelque peu caricaturaux, et a surtout permis à des centaines de milliers de jeunes de prendre goût à la politique. Ceux et celles qui auraient pu jusqu’ici se contenter d’être de bons chefs scouts, voire d’excellents danseurs de rock dans les « rallyes » se sont retrouvés organisateurs de manifestations et ont même parfois connu les joies des gaz lacrymogènes, quand ce n’est pas carrément des cellules.Alors que les futurs cadres, intellectuels, militants, de la gauche se sont recrutés pendant des années dans les rangs du syndicalisme lycéen et étudiant et que chaque grand mouvement de contestation (Mai 68, loi Devaquet, CPE, etc.) a fourni son lot de futurs ministres, la génération Manif Pour Tous pourrait bien elle aussi porter ses fruits en politique. De l’UMP au FN, déjà, certains premiers visages apparaissent. Et les conséquences sont même bien plus larges que cela. [...]

    Pour autant, des têtes au geste il y a encore une distance importante à parcourir, pour transformer la victoire culturelle en victoire politique. Ce chemin, ce n’est donc peut-être plus tant au peuple de le faire mais aux partis eux-mêmes, en adaptant leur « offre » politique, finalement bien plus tiède et molle que ce qu’attendent une majorité de Français dans de nombreux domaines, à commencer par la préservation de l’identité. Alors que la gauche est absente d’absolument tous les champs, incapable de produire le moindre discours autre que répétitif et inopérant, les deux seules expressions à avoir fait intrusion dans le débat politique et intellectuel, jusqu’à faire la une des journaux, sont le mot « remigration » et la formule ô combien parlante de « grand remplacement ». La gauche, elle, hurle, vitupère, conspue et lapide. Dans le langage des vaches, ça s’appelle regarder passer les trains."

    Michel Janva

  • Le chef de l'opposition n'est pas à l'UMP : il s'appelle Eric Zemmour

    Le point de vue de Denis Tillinac dans Valeurs actuelles :

    "Le plus choquant dans cette traque hystérique, c’est le silence apeuré de la mouvance UMP. (...)

    [Son] opposition au socialisme ne passe jamais le cap des rengaines d’usage sur le matraquage fiscal, l’assistanat et l’insécurité. Rengaines d’autant plus usées qu’au fond, la droite au pouvoir n’a guère corrigé ces méfaits qu’à la marge. Et encore. Ignorant les ressorts de l’idéologie qu’ils prétendent combattre, les ténors de la droite s’interdisent d’enraciner une réforme économique dans un projet politique étayé par une réflexion sur le malaise d’un peuple las d’être dépossédé, et méprisé par surcroît.

    Grâce au ciel, de vrais opposants s’invitent en clandestins dans l’arène politique et osent dresser à voix haute un état des lieux pas très reluisant. Tel Zemmour, excommunié par la meute inquisitoriale mais plus populaire que Sarkozy, Juppé, Fillon, Le Maire et leur suite. D’autres contestataires, moins connus mais influents dans leur sphère, participent d’une rébellion polymorphe dont l’ampleur n’a pas eu d’équivalent depuis l’effervescence de Mai 68. Personne ne les soutient à l’UMP. Personne ne s’en inspire. Personne ne s’avise qu’aucune réforme ne tient la route si elle n’est, de prime abord, intellectuelle et morale.

    Les socialistes, eux, le savent. C’est pourquoi ils dénigrent Zemmour. On a le droit de désapprouver certaines de ses positions, il a tendance à systématiser et parfois succombe avec une gourmandise enfantine aux commodités de la polémique. Reste que ce bretteur intrépide et futé incarne désormais l’opposition à l’idéologie dominante depuis un demi-siècle. Le vrai chef de la droite, en tout cas son inspirateur et son porte-étendard, c’est lui. Les politiciens de l’UMP constatent que leurs bavardages convenus derrière le petit écran ou devant le micro ont moins de prise sur l’opinion que le moindre solo de Zemmour. En quelque sorte, il les néantise : mauvais cas pour leur ego. Ils pourront peut-être se passer de lui pour battre un socialiste à la future présidentielle. Ils n’auront pas de quoi lui opposer une vision alternative tant soit peu cohérente et se borneront à bricoler des réformettes de technos. Elles seront comme d’habitude inopérantes, et ce coup-ci le peuple exaspéré pourrait bien montrer les dentsLa politique, c’est d’abord un combat sur le champ des idées. Zemmour mène ce combat. Que la soi-disant droite UMP ne l’y rejoigne pas risque de la vouer à l’insignifiance."

    Louise Tudy

  • Le rire, une arme politique à double tranchant

    A l'époque des "petites phrases", assénées au micro ou sur Twitter, l'humour est devenu un élément incontournable en politique pour faire passer un message, botter en touche ou discréditer un adversaire, mais cette précieuse arme rhétorique peut aussi se retourner contre son auteur.

    Des saillies de Clemenceau à l'humour pince-sans-rire de De Gaulle, de la répartie de Mitterrand aux bons mots de Chirac, le phénomène n'est pas nouveau mais la valse des micros et les réseaux sociaux entraînent une "systématisation" de l'humour, selon l'historien Jean Garrigues.

    "L'usage du rire s'est adapté à la médiatisation", explique-t-il à l'AFP. "Il occupe une place incontournable dans la communication politique, parce que le discours politique se nourrit aujourd'hui de formules à répétition et que l’utilisation par les réseaux permet de les diffuser à un rythme d'instantanéité".

    Dans un système médiatique qui a fait de l'humour l'un de ses moyens de subsistance, les politiques sont, "sommés et contraints" de faire rire, abonde le sémioticien Denis Bertrand.

    - Faire passer un message... ou un amendement -

    Outil de prise de distance, permettant de susciter la connivence du citoyen, le rire est d'abord utile contre un adversaire. "Comme les armes létales sont interdites en politique, l'humour me sert beaucoup", sourit le sénateur UMP Pierre Charon.

    Ce sont, parmi tant d'autres, sa formule sur l’affaire Jouyet: "Je connaissais le Dîner de cons. Je ne savais pas qu’il y a avait aussi le déjeuner", mais aussi Eva Joly qui disait "bien connaître" Dominique Strauss-Kahn pour l’avoir "mis en examen" dans l'affaire Elf (avant de prononcer un non-lieu), ou François Baroin taxant le maire du Puy-en-Velay, Laurent Wauquiez, de "Fou du Puy".

    Mais l'humour permet aussi de faire passer un message... ou un amendement. Début décembre, André Chassaigne a ainsi cité une chanson ch'ti à l'Assemblée pour défendre un texte sur l'imposition des pigeonniers. "Si je ne l'avais pas fait avec humour, il ne serait jamais passé", estime ce député communiste, pour qui le rire permet surtout de "sortir de la crispation" partisane.

    Autre intérêt: se sortir de situations embarrassantes. Michèle Delaunay, ancienne ministre déléguée aux Personnes Agées et à l'Autonomie, avait évoqué les demandes en mariage de ses collègues et une "imminente" nomination à Bercy, après la publication de son imposant patrimoine. "Ça dédramatise le sujet," estime-t-elle aujourd'hui.

    - Rire, un 'luxe' en politique -

    Mais le risque, pour ceux qui dirigent le pays, est de passer pour des rigolos. "L'humour a été ma façon d'exister", assume André Santini, ex-ministre UDI, qui ajoute: "Cela m'a probablement coûté des portefeuilles ministériels". "En France, on considère que celui qui fait de l'humour ne peut pas être sérieux et fiable", estime-t-il.

    A l'Elysée, François Hollande a tenté de freiner ses traits d'humour, qui étaient pourtant sa marque de fabrique. Selon son entourage, le président fait toujours autant rire, mais à l'abri des médias. "Quand il y a une caméra, un micro, les choses changent", estime un proche, "l'humour peut être déformé, mal compris".

    Car l'humour est une arme à double tranchant, "un luxe", même, selon M. Charon. Roselyne Bachelot, ancienne ministre UMP, raconte qu'elle ne l'utilisait jamais dans l'exercice de ses fonctions, car "en général, les gens ne le comprennent pas et peuvent vous en tenir rigueur".

    A ranger dans les placards encombrés des dérapages humoristiques: la phrase de Brice Hortefeux lors d’une université d’été de l’UMP sur les Arabes - "quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes" -, ou la boutade de François Hollande sur son ministre de l'Intérieur, revenu "sain et sauf" d'Algérie, devenue affaire diplomatique.

    Conséquence: les politiques tendent à s’autocensurer. Le sénateur vert Jean-Vincent Placé juge la vie politique "plus fade et ennuyeuse qu'il y a vingt ans",avec "beaucoup plus de gens qui sont moins intéressants, et qui se prennent plus au sérieux", et dit réserver ses traits d'humour davantage "à l'entre-soi".

    "Les politiques sont de plus en plus prudents", confirme Jean Miot, ex-président de l'AFP aujourd'hui président du Prix Press Club humour et politique, qui recense les saillies du personnel politique. Regrettant aussi, comme d’autres élus, l'humour "littéraire" d'autrefois, Mme Bachelot soupire: "Qui est le Clemenceau, le De Gaulle d’aujourd'hui? Hélas, je pense que ça s'est perdu".

    Afp via nouvel obs :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuEAVlFEukzwNZQlkK.shtml

  • Max Gallo "souvent d’accord" avec Eric Zemmour

    Dans l’émission « L’Invité d’Audrey Crespo-Mara », diffusé sur LCI le 24 décembre : Hommage appuyé, bien qu’inattendu, de l’historien et ancien ministre de Mitterrand, Max Gallo, à Eric Zemmour :

     

    « Je suis assez souvent d’accord avec lui et, dans son livre, il y a beaucoup de points qui me paraissent très intéressants : les thèmes de souveraineté, d’indépendance, les questions liées à l’immigration. Zemmour a un mérite, c’est de mettre le doigt sur les questions qui fâchent et il le fait avec la sincérité d’un patriote républicain et, de ce point de vue là, je le soutiens ! ».

    (texte paru dans "Minute")

    Même s’il n’est pas républicain, un patriote est toujours à soutenir.

    La partie concernant Zemmour commence au bout d’1 minute 40.

  • 2014 : l'année où les Français ont manifesté leur refus d'un monde sans frontière

    Dans le Figarovox, Alexandre Devecchio analyse la droitisation de la société :

    "[...] Ce que les politologues appellent aujourd'hui la droitisation de la société pourrait donc être finalement un mouvement très profond et durable. S'il est trop tôt pour l'affirmer de manière définitive, dans quelques décennies les historiens regarderont peut-être l'année 2014 comme l'an I d'une nouvelle révolution. Une révolution que l'on pourrait qualifier de «conservatrice» car elle a ceci de spécifique qu'elle ne vise pas à établir un ordre nouveau, mais tout au contraire à rétablir un ordre ancien perçu comme plus juste: celui d'une France unie et enracinée fondée sur un Etat fort. Au-delà de la traditionnelle grille de lecture droite/gauche à laquelle se cantonne trop souvent les médias, l'année 2014 restera comme celle où les Français ont manifesté leur refus d'un monde sans frontière et sans limite et affirmé leur volonté de retrouver leur pleine souveraineté. [...]

    Les bouleversements politiques ne manquent pas. La percée du Front national, devenu le premier parti de France à l'occasion des élections européennes, est incontestablement un séisme dont on n'a peut-être pas encore mesuré complètement l'onde de choc. De même, l'arrivée de Manuel Valls à Matignon, puis la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'économie, obligeant François Hollande à assumer son ralliement au capitalisme financier et au libre-échangisme dérégulé constituent des moments de rupture. Enfin, la campagne interne très droitière imposée par sa base à Nicolas Sarkozy (notamment son basculement lors du meeting de Sens commun) est un fait marquant. Toutefois, l'évènement majeur de cette année n'est peut-être pas politique, mais métapolitique. Le succès du livre d'Eric Zemmour, vendu à plus de 300 000 exemplaires, et les multiples polémiques qui ont accompagné sa sortie, dépassent largement le phénomène d'édition pour devenir un phénomène de société. [...]

    Le phénomène Zemmour vient de loin. Il fait écho à d'autre succès d'édition tel que celui de l'Identité malheureuse d'Alain Finkielkraut l'année dernière. De manière encore plus lointaine, il renvoie également au «Non» français au référendum européen de 2005, au débat sur l'identité nationale, aux marches de la Manif pour tous ou encore à la contestation des Bonnets rouges. Mais ce qui était jusqu'ici une révolte sourde et sous-terraine, presque honteuse, s'affiche de plus en plus au grand jour.La révolution conservatrice s'accompagne d'une révolution numérique qui permet désormais aux plus humbles de se faire entendre. Ainsi, lorsqu'I-télé a décidé de remercier le chroniqueur, le cri de protestation des réseaux sociaux a raisonné si fort que l' «effet domino» escompté par certains, n'a pas eu lieu. Tout au contraire, Eric Zemmour s'en est trouvé renforcé, voire re-légitimé.

    Reste que pour l'heure, cette révolution en marche, n'a ni leader incontesté, ni projet alternatif cohérent. La révolution conservatrice reste avant tout une coalition des «Non»: «Non» à l'Europe néo-libérale et technocratique, «Non» au mariage pour tous, «Non» aux taxes et aux impôts … Et comme l'a bien montré l'histoire, en particulier l'histoire de France, les processus révolutionnaires sont parcourus de poussée de fièvre et de violence. L'année 2014 a aussi vu apparaître certains signes de radicalisation dont le plus marquant est peut-être la manifestation de Jour de colère, véritable défouloir rassemblant l'extrême gauche et l'extrême droite dans un fourre-tout haineux. L'union des «anti» débouchera-t-elle sur une ligne commune et une nouvelle majorité d'idées soudée ou au contraire sur la guerre de tous contre tous."

    Michel Janva

  • Front National de Libération

    C’est un bon nom pour le grand mouvement dont la France et l’Europe ont un besoin urgent, en vue du renversement de la colonisation en cours.

    Front National de Libération, FNL, c’est un bon nom pour le grand mouvement dont la France et l’Europe ont un besoin urgent, en vue du renversement de la colonisation en cours, avant qu’il soit tout à fait trop tard. On ne pourra pas nous accuser d’hostilité essentialiste à l’égard des Algériens : nous prendrons pour modèle leur propre force de libération, non sans lui conférer, j’espère, plus de douceur.

    Un pareil nom ferait également référence au Front national, bien sûr. Il ne s’agirait pas de le gêner si peu que ce soit : plutôt de lui rappeler l’ordre des urgences.

    Une troisième allusion serait au Front national primitif, celui de la Résistance. On a longtemps eu scrupule à suggérer des similitudes entre la situation actuelle et la période de l’Occupation ; on pensait grossir le trait en parlant de collaboration et de collaborateurs, et l’on n’arrivait pas à croire tout à fait que le gouvernement voulût vraiment changer de peuple et de civilisation. Pourtant, si n’était pas suffisant l’invraisemblable régime de deux poids deux mesures qu’applique la Justice contre le peuple indigène, on dispose à présent de déclarations et de photographies très explicites de MM. Cazeneuve, Valls ou Hollande lui-même pour signifier clairement où vont leurs préférences.

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  • Affaires des crèches : proposition de loi de défense des traditions françaises

    Du député-maire d'Orange Jacques Bompard :

    B"J’abordais les fêtes de Noël avec un certain soulagement. L’image et le sens de la Nativité ne peuvent, en effet, qu’être un moment fort dans le parcours annuel d’un Homme politique. Simplicité, humilité, amour véritable, autant de guides pour une action politique qui n’a d’autre horizon que le service de la loi naturelle. Avant de rejoindre mes Pénates, j’avais cependant livré une dernière bataille : celle des crèches. Non pas que j’ai douté un instant d’en installer une en mairie d’Orange : en Provence, les crèches ne se discutent pas elles s’admirent. Mais je trouvais que l’instant était bien choisi pour revenir sur des interstices malheureux de la loi de 1905 qui laisse l’occasion à des fanatiques du laïcisme, l’occasion d’exprimer leur profond mépris de l’histoire de France.

    J’ai donc déposé une proposition de loi de défense des traditions françaises. Je la crois équilibrée et de bon sens. Elle est une proposition d’apaisement de tensions inutiles qu’aiment à agiter ceux de nos compatriotes qui n’ont d’autre amour que la crispation sur leurs idéologies. Et reconnaissons par ailleurs que ce sont toujours les mêmes qui s’allient à l’islamisme militant, qui se pressent à attenter aux processions, crèches, et autres symboles de l’identité française.

    Une identité qui aura décidément agité cette période de Noël puisque l’un de ses défenseurs avérés, Eric Zemmour, fût chassé des lucarnes télévisuelles pour rébellion contre le prêt à penser. Une cohorte de complices venait lui porter une nouvelle salve en pétitionnant contre sa parole publique. Le règne des idéologues voulait encore montrer de sa superbe.

    Chacun peut apprécier ou non Zemmour. Il n’en reste pas moins qu’il dénonce avec talent bien des maux de notre société : hédonisme auto-destructeur, grand remplacement, mémoricide, cosmopolitisme outrancier. Ces critiques, visiblement aussi insupportables sur les plateaux de télévision qu’aux pupitres de l’assemblée nationale, lui auront donc valu une exclusion. Je l’assure de mon soutien. J’imagine d’ailleurs qu’il est homme à tirer une certaine satisfaction de voir ceux qui blessent notre pays s’en prendre à lui. C’est une forme de décoration.

    Mais cette force de convictions laisse aussi souvent la place à l’indignation. Notre pays à force de se moquer des plaintes de la France périphérique a été laissé en proie aux attaques islamistes. Un simple message émis depuis le califat islamique, aura suffi à encourager des voitures folles et des attentats conscients contre notre population. A Nantes un jeune homme est décédé. Surtout il ne fallait pas lier ces évènements, se taire pour ne pas déplaire au ministère de l’Intérieur.

    J’en finis : ils veulent faire taire nos traditions, ils veulent faire taire ceux qui déplorent leur disparition, Eric Zemmour n’est finalement qu’un nouveau nom sur la liste, et ils voudraient désormais interdire les doutes d’un peuple qui se demande comment en 2014 on peut mourir en France sur ordre du calife Ibrahim ou d’un coup de tournevis parce qu’un multirécidiviste prospérait encore dans nos rues. La tradition, la pensée et désormais le réflexe naturel sont attaqués. C’était le Noël des idéologues. Je trouve décidément beaucoup de réconfort et d’appui dans mon combat politique en contemplant son inverse : le petit roi de Gloire sis dans la crèche de la mairie d’Orange."

    Michel Janva

  • Paras lynchés : le silence de Taubira

    Lu dans Valeurs Actuelles :

    "A Tarbes, ville de garnison du 35ème régiment d'artillerie parachutiste, le déni d’intérêt concernant l’un de leurs camarades mort en Guyane dans d’atroces conditions fait mal. L’affaire remonte à octobre mais la colère est toujours là. Père de deux enfants, Teva Paeahi, avait 35 ans. Cet artilleur para originaire de Tahiti servait à Kourou dans le cadre de la protection du centre spatial. Le 24 octobre, en permission avec un groupe de copains, il participe à une rixe dans une boite de nuit.

    Les bérets rouges ont le dessus sur les civils guyanais mais ils poursuivent leurs assaillants dans la rue. Tout le monde a trop bu.Un 4 x 4 conduit par une femme surgit. Son passager lui crie :« Shoote-les ! » La voiture fonce et fauche deux paras. La conductrice s’arrête, « paniquée » selon son avocate. Encouragé par des badauds, son passager reprend le volant, fait demi-tour et roule sur Teva Paehi. Délibérément, racontent les témoins.Involontairement, assure son avocat. Le bassin et le thorax écrasés, Teva Paehi décèdera quatre jours plus tard. Un autre para est blessé. Placés en détention provisoire, l’homme et la femme ont été mis en examen pour « tentative de meurtre ».

    L’alcool, la haine et la violence extrême – jusqu’à la mort ! – sont au cœur de cette affaire. S’agit-il d’un accident ou d’une discrimination meurtrière, allant jusqu’au lynchage, à l’égard de compatriotes portant l’uniforme français ? Un crime raciste ? Le régiment refuse tout commentaire. La famille para serre les dents, choquée de l’apparente indifférence des parlementaires et des médias, au regard du battage médiatique et politique qui suivit la mort accidentelle de l’éco-guerrier Rémi Fraisse, le 26 octobre à Sivens.

    La discrétion du gouvernement français, surtout de la ministre de la Justice Christiane Taubira, proche du combat indépendantiste guyanais, peut étonner. Ils sont d’habitude si prompts à dénoncer la violence et le racisme, partout où il se trouve. Et même là où il n’est pas. En novembre, après la mort d’un noir tué par la police à Ferguson, Taubira avait posté un tweet insultant la police américaine : « S’agit-il de les tuer avant qu’ils ne grandissent ? » On attend encore son tweet pour saluer la mémoire du brigadier-chef Teva Paehi."

    Michel Janva