Vendredi dernier, une quinzaine d’étudiants sont allés vendre le journal et tracter à l’entrée de la fac de Tolbiac.


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Vendredi dernier, une quinzaine d’étudiants sont allés vendre le journal et tracter à l’entrée de la fac de Tolbiac.


La France s’apprête à connaître, entre Noël et le jour de l’An, la plus grande grève de médecins depuis quarante ans. Il faut se souvenir que Claude Évin, ministre de la Santé de Mitterrand, avait avec malice introduit la lutte des classes dans cette profession unie, en attisant la jalousie des omnipraticiens vis-à-vis des spécialistes, puis en portant sur les fonts baptismaux un syndicat (MG France) réservé aux généralistes (les « prolétaires »), face aux spécialistes (les affreux « nantis »)… Comme il était prévisible, plutôt que de hausser les premiers au niveau des seconds, cette fine dialectique – qui attire certains grands esprits mais immanquablement les petits – n’a réussi qu’à rabaisser les seconds au niveau des premiers, tout le monde étant maintenant à 23 € la consultation (sauf dépassements autorisés). Et ce, depuis des années, malgré la hausse constante des charges, impôts et obligations, dont la moindre n’est pas la ruineuse mise aux normes d’accessibilité des cabinets aux handicapés, selon des critères ubuesques.
20/12/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Avant-hier, la délégation aux droits des femmes présidée par Chantal Jouanno, sénatrice UDI, a rendu public un rapport d’information consacré aux jouets
Ce rapport, plus qu’un simple document informatif, est un réel outil de promotion de la théorie du genre. Ce rapport propose notamment la création d’un label pour les jouets, intitulé « Première initiation à l’égalité». Selon le rapport, ce label permettrait« d’en finir avec les stéréotypes sexués véhiculés par l’industrie du jeu ». Cette labellisation pourrait également être associée à un système de dénonciation avec l’attribution d’un « carton rouge » ou d’un « prix citron » pour distinguer les mauvais des bons fabricants.
Il est prévu par ailleurs la suppression des signalétiques « garçons » et « filles » des magazines et des magasins de jouets…
Un site officiel sera mis en place sur lequel les internautes pourront dénoncerpubliquement les fabricants et vendeurs qui ne respecteraient pas ces « bonnes » pratiques.
Les auteurs du rapport prétendent que ces mesures contribueront à la « construction de l’identité de l’enfant ».
Pour Chantal Jouanno : « Le problème est que les jeux et jouets exercent une grande influence sur la construction de l’identité de l’enfant et sur ses apprentissages ».
Comment, par des jouets indifférenciés, les enfants peuvent-ils se construire et se définir en tant qu’homme ou femme. Nos « élites » essaient d’imposer la théorie du genre aux enfants, par la sanction, la dénonciation et le chantage commercial. Le Sénat devra très bientôt se prononcer sur ce rapport.
L'Algérie, pays où l'islam officiel est liberticide. L'Observatoire de l'islamisation :
"Lu dans Le Figaro du 18 décembre :
"Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, chargé des cultes, s'est rendu le 18 décembre en Algérie pour signer une convention avec le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, visant notamment à renforcer la formation à la laïcité des imams algériens. Cette mesure touche des promotions annuelles de 120 imams algériens qui traversent la Méditerranée pour exercer pendant quatre ans en France, avant de s'en retourner. On les appelle les imams «détachés»."
Eclairage de l'Observatoire :
L'islam officiel en Algérie est le malékisme, une école juridique sunnite radicale dont les livres de bases, disponibles dans toutes les librairies musulmanes, enseignent de tuer les homosexuels et de faire le djihâd contre les mécréants qui refusent de se convertir. Le rite malékite fondé par Malik Ibn Anas (710-795) et vulgarisé par Zayd al-Qayrawani (922 - 996) dit « Le petit Malik » enseigné dans toutes les écoles coraniques et universités islamiques d'Algérie inclut :
Le jihâd offensif (cf Zayd al-Qayrawani , La Risâla, chapitre 30) L’exécution des apostats (cf , Malik Ibn Anas Al-Muwatta’’ point 1444 ) L’exécution des chanoines faisant de l’apostolat (cf , Al-Muwatta’,point 982) La légalité de l’esclavage (cf , Al-Muwatta’ , livre 21) L’inclusion des femmes dans la composition du butin de guerre, alors licitement violées (cf , Al-Muwatta’, point 1265 ) Durant le ramadan, les Algériens ont interdiction formelle de manger, il y a eu des arrestations. Sur une chaîne nationale publique les imâms-fonctionnaires légitiment la pédophilie. Les missionnaires chrétiens sont fréquemment expulsés du pays en vertu de la loi de mars 2006 qui punit de prison et de lourdes amendes ceux qui osent parler du Christ aux Algériens.Ce partenariat avec l'Etat FLN est une trahison nationale de plus."
C'est un nouveau mot hybride (venu de "ça va péter") de l'un de nos meilleurs observateurs économiques, Éric Le Boucher. Un mot qui fait mal !
D'habitude, il est plutôt avare de mots, ce qui ne l'empêche pas d'en inventer. Chroniqueur aux Échos, à L'Opinion et à Europe 1, Éric Le Boucher a écrit un premier livre solo en 2005, Économiquement incorrect (éd. Grasset). Le second, Les Saboteurs, est paru en septembre dernier (éd. Plon). C'est dire que le bonhomme pèse ses mots dans un métier de journaliste économique où l'on a tendance à encombrer les linéaires spécialisés des librairies. Ce que nous dit Éric Le Boucher dans ce dernier opus, c'est que, après des décades de non-sens économique, la France est devenue la victime d'une classe politique qui a saboté le pays "en l'enfermant dans le passé et en attisant nos peurs". Qu'il est "temps de trouver des dirigeants qui osent tourner la France radicalement et positivement vers le XXIe siècle", et que "les saboteurs [doivent être] renvoyés".
Il n'est pas le seul à tenir ce discours, mais, dans sa chronique du 19 décembre dans Les Échos, il va encore plus loin, estimant que le pays est maintenant à la veille d'une explosion : "Encore deux ans et demi à tenir, comme ça, avant 2017 ? Est-ce possible ?" écrit-il, ajoutant : "Dans les rangs des déprimés, aux déclinistes s'ajoute aujourd'hui une nouvelle catégorie : les çavapétistes [qui] pensent que ça ne peut plus durer [et que] ça va péter." L'auteur constate que le pays glisse irrémédiablement vers le bas et que "ses corps constitués sont arthrosés et paralysés" et sa classe politique "prisonnière du déclin, voire incompétente et couarde".
5 scénarios pour une catastrophe
Arrivé à ce stade de sa réflexion et prenant en quelque sorte à son compte les arguments des "çavapétistes", Éric Le Boucher nous annonce cinq scénarios possibles pour l'explosion de la grande colère qui monte.
1. La rue : une "coagulation" des exaspérations est toujours possible.
2. Les jeunes : en 1968, tout était parti d'un feu de broussailles de jeunes étudiants de la fac de Nanterre manifestant parce qu'on leur interdisait l'accès au dortoir des filles.
3. La surprise : les Bonnets rouges ou les "zadistes" écolos qui veulent "bloquer toute atteinte aux grenouilles des marais"... L'étincelle peut venir de partout.
4. Les marchés financiers : "La France joue avec un autre feu : celui des taux d'intérêt [...]. Regardez en Russie, tout se passe très vite [...], la crédibilité de la France peut aller au tapis en quelques jours et le gouvernement avec."
5. Dernier scénario : une victoire de Marine Le Pen, scénario catastrophe s'il en est. Elle mettrait le pays à genoux en quelques mois avec ses dévaluations massives et ses nationalisations forcées. Les vrais réformistes de gauche et de droite pourraient alors se réunir autour d'un projet commun, et du "chaos" pourrait "renaître une France redevenue normale".
Évidemment, tout cela fait peur, et particulièrement ce dernier scénario. Éric Le Boucher conclut ainsi sa chronique sur le "çavapétisme" : "Il est bien triste d'en arriver à souhaiter la crise. Le pays n'a-t-il plus assez de forces, d'atouts, de responsables courageux pour s'éviter une catharsis ?" Et là, on dirait qu'il n'y croit plus...
Jean Nouailhac
source : Le Point
http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuEAkypZFVktLgtWVC.shtml
(l'auteur du blogue n'est pas d'accord avec l'article, il est osté à titre d'info...)
L’essayiste Pascal Bruckner a souhaité réagir à l’affaire Zemmour ainsi qu’à l’attaque qui a frappé le commissariat de Joué-lès-Tours samedi dernier.
Que vous inspire l’«affaire Zemmour»?
Cet incident dérisoire est révélateur de l’état du débat en France qui est pratiquement devenu impossible. On ne discute plus, on scrute les moindres propos des personnes publiques. On traque le dérapage et la sphère politico-médiatique se transforme en club de sémanticiens fous. Le moindre mot qui porte à contestation est immédiatement soumis au tribunal de la correction politique. Tout ça se fait au détriment de la liberté d’expression. Je suis pour ma part un libéral à l’anglo-saxonne, opposé à toute restriction de l’expression publique et de la parole. Même les plus bêtes et les plus odieuses. D’autant que la censure aboutit inévitablement au résultat inverse de ce qu’elle recherche.
Que vous inspire l’attentat de Joué-lès-Tours?
C’était malheureusement prévisible. Dans une interview au Figaro, au lendemain de la mort d’Hervé Gourdelle, j’avais annoncé de telles tragédies. L’État islamique a commandé explicitement à tous les croyants de tuer à n’importe quel prix. De Sydney à Joué-lès-Tours et de Peshawar à Londres, la planète entière est devenue une zone à risque. Le nihilisme djihadiste menace partout et tout le temps et d’abord les musulmans eux-mêmes. L’année 2014 restera celle où nous avons pris la mesure de cette menace concrète et mondiale
Lu dans Figaro Vox :
"la «Juppémania» en dit long surtout sur les milieux journalistiques de gauche qui décident de mettre cette idée paradoxale en avant. J'ai d'ailleurs vu passer sur twitter des appels à témoignage en ce sens. Cela traduit le fait que, pour ceux qui réfléchissent un minimum à l'avenir électoral de la gauche, l'horizon est totalement bouché. Logiquement, les défaites électorales du PS et de ses alliés de 2012 vont se poursuivre avec une belle constance: départementales et régionales en 2015, pour finir par la présidentielle de 2017 avec élimination probable de la gauche du second tour. Dans ce cadre-là, certains bons samaritains cherchent un moyen de «réduction des risques» en rêvant d'un homme de droite élu en 2017 qui ne ferait pas une politique trop à droite."
Louise Tudy http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
Pour toute une génération de lecteurs du Monde et d’étudiants en droit ou à Sciences Po, Maurice Duverger fut une référence, une « signature » qui les poussait à la réflexion et les éveilla à la politique. Maurice Duverger est mort le dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 décembre, à l’âge de 97 ans. Chroniqueur durant un demi-siècle au journal fondé par Hubert Beuve-Méry, il fut surtout le « pape » de la science politique française à laquelle il donna, dans les années 1950, ses lettres de noblesse.
Il devait ce magistère à une grande clarté d’esprit, alliée à une curiosité intellectuelle qui le poussait à aborder tous les sujets ou presque. Son influence était grande et suscitait une légitime curiosité.
Périodiquement, Maurice Duverger était sommé de s’expliquer sur ses engagements politiques d’avant-guerre et ses écrits de jeunesse sous l’Occupation. L’article qui lui a été le plus reproché figure dans les numéros de juin et décembre 1941 de la Revue de droit public et de la science politique. Intitulée « La situation des fonctionnaires depuis la révolution de 1940 », cette étude en deux parties porte sur les lois de Vichy qui excluent les juifs et les femmes mariées de la fonction publique. Cet article, répétait Maurice Duverger lorsqu’on lui en faisait grief, se voulait purement scientifique, c’est-à-dire descriptif et neutre. Selon l’usage, l’auteur n’avait pas à juger du bien-fondé de ces mesures.
Il était né le 5 juin 1917 à Angoulême dans une famille bourgeoise par sa mère, modeste par son père, qui fut représentant en papeterie. Les Duverger vivent à Bordeaux. Maurice est élève au collège catholique Grand-Lebrun, où l’a précédé François Mauriac. La politique l’attire déjà. Fin 1933, il adhère à l’Union populaire républicaine, dont la figure de proue est un jeune professeur de l’enseignement libre en Gironde, Philippe Henriot, le futur ministre de la propagande de Vichy.
En décembre 1936, Maurice Duverger rompt avec Henriot dont l’art oratoire, dira-t-il plus tard, le fascinait, pour rejoindre le Parti populaire français de Jacques Doriot. Le Parti populaire français (PPF) n’est pas encore le mouvement fasciste qu’il deviendra. Mais c’est déjà une formation populiste, antiparlementaire, où les antisémites donnent de la voix. Maurice Duverger est promu secrétaire de la Fédération du Sud-Ouest des jeunes doriotistes, l’Union populaire de la jeunesse française. « Tout cela, écrira-t-il dans un livre de souvenirs, était idéaliste et irréaliste. J’avais vingt ans » (L’Autre côté des choses, Albin Michel, 1977).
A partir de 1938, ayant quitté le PPF parce « qu’il a dévié vers la droite », Maurice Duverger se consacre à sa formation de juriste. Il a choisi cette voie un peu par hasard : « Quand on ne sait pas [où aller] en sortant du bac, on finit à la faculté de droit. » En 1942, il est reçu à l’agrégation de droit public après avoir soutenu sa thèse sur L’Affectation des immeubles domaniaux aux services publics. Professeur de droit à Poitiers (1942-1943), puis à Bordeaux (1943-1955), il est nommé dans la capitale en 1955 où il enseignera jusqu’à l’âge de la retraite, en 1985, à la faculté de droit puis à l’université Paris-I, en même temps qu’à l’Institut d’études politiques (IEP) de la rue Saint-Guillaume.
Aux côtés de Beuve-Méry
En 1946, alors qu’il vient de créer l’IEP de Bordeaux, il publie ses premiers « papiers » dans Le Monde. Il a été recommandé à Hubert Beuve-Méry par un proche de celui-ci, le Père dominicain Jean Maydieu. Le fondateur du Monde et Maurice Duverger nouent des relations étroites. Elles conduisent le second à s’engager fermement aux côtés du premier lors de la crise que traverse le journal en 1951.
Hubert Beuve-Méry a donné sa démission de patron du Monde le 27 juillet de cette année-là, fatigué qu’il est des pressions exercées sur la ligne éditoriale du journal par les deux autres membres du comité de direction, René Courtin et Christian Funck-Brentano. Ceux-ci reprochent au directeur et gérant du Monde l’orientation « neutraliste et démoralisante » du quotidien. En un mot de n’être ni assez atlantiste – on est en pleine guerre froide – ni suffisamment souple à l’égard du pouvoir et de l’argent.
Maurice Duverger organise la contre-offensive juridique et sollicite la médiation de Jean Monnet, l’un des « pères » de l’Europe. Finalement, fort du soutien des journalistes et des lecteurs du Monde, « Beuve » est rétabli dans ses fonctions, son autorité renforcée. Une nouvelle entité voit le jour, la Société des rédacteurs, qui détient 28 % de la SARL Le Monde.
Maurice Duverger, même s’il collabore aussi à Sud-Ouest, à L’Express et au Nouvel Observateur, est l’une des grandes signatures du Monde. Huit cents articles entre 1946 et 1994, souvent publiés à la « une » du quotidien, sur les sujets les plus variés : les institutions de la Ve République, l’évolution des régimes communistes, les relations transatlantiques, l’avenir de l’enseignement supérieur… Il n’y a guère que l’univers de l’entreprise pour échapper à la sagacité du « professeur au journal Le Monde », le titre qui résume le mieux le ton et la portée de ses « papiers ».
Au centre gauche
Ses prises de position marquées au centre gauche, d’un socialisme critique, suscitent les répliques d’innombrables contradicteurs, surtout parmi les gaullistes et les communistes. Il ne dédaigne pas non plus croiser le fer avec ses collègues de l’université, tel Georges Vedel, l’autre grand constitutionnaliste du moment. Ou avec le philosophe Raymond Aron. Celui-ci lui reproche la cécité dont il fait preuve, à l’occasion, à l’égard de l’URSS. Maurice Duverger : « Le parti unique russe apparaît comme un organisme vivant, dont les cellules se renouvellent perpétuellement. La crainte de purges maintient les militants en haleine, réveille constamment leur zèle. »
Le « professeur au journal Le Monde » est un journaliste écouté. C’est d’abord un universitaire éminent qui a promu la science politique au rang de discipline à part entière en lui donnant son autonomie par rapport à sa matrice, le droit public.
Dès le début de sa carrière universitaire, Maurice Duverger s’est intéressé aux partis politiques et aux systèmes électoraux sous un angle comparatif, une démarche originale pour l’époque. En 1951, il publie chez Armand Colin son œuvre majeure, Les Partis politiques, qui sera rééditée neuf fois et traduite en neuf langues.
Tirées de cet ouvrage, les «Lois de Duverger» deviennent fameuses. Aucun étudiant en science politique, en France et à l’étranger, n’est censé les ignorer : « Le scrutin majoritaire à un seul tour tend au dualisme des partis. » Ainsi en Grande-Bretagne. « Le scrutin majoritaire à deux tours ou la représentation proportionnelle tendent au multipartisme. » Ainsi en France et en Italie. Facilement mémorisables, d’où leur popularité, ces thèses ont été réfutées depuis. Les réalités sociales auraient davantage d’influence sur l’éventail des partis politiques que le mode de scrutin, disent aujourd’hui les politologues.
On doit aussi à Maurice Duverger le concept de « régime semi-présidentiel », celui de la Ve République, autre pont aux ânes de la science politique contemporaine. Il donnait corps à ces lois et concepts dans d’innombrables manuels (il en a signé une dizaine), publiés dans la collection «Thémis» qu’il avait fondée et longtemps dirigée aux Presses universitaires de France. Destinée aux étudiants en droit et en science politique, «Thémis» compte parmi ses best-sellers l’ouvrage probablement le plus lu de Maurice Duverger, Institutions politiques et droit constitutionnel.
Un mandarin atypique
Pédagogue aux PUF, Maurice Duverger se voulait aussi essayiste. Il est l’auteur de nombreux livres de réflexion parmi lesquels : Introduction à la politique (Gallimard, 1964), La Démocratie sans le peuple (Le Seuil, 1967), Janus : les deux faces de l’Occident (Fayard, 1972), La Monarchie républicaine (Fayard, 1974), Les Orangers du lac Balaton (Seuil, 1980), Le Lièvre libéral et la tortue européenne (Albin Michel, 1990)…
La polyvalence de Maurice Duverger, plutôt rare à son époque – universitaire, journaliste, éditeur –, en faisait un mandarin atypique. En juin 1989, à la veille de la chute du mur de Berlin, il avait ajouté une nouvelle corde à son arc : l’action politique. Il s’était fait élire député européen sur une liste du Parti communiste italien et s’en était justifié en ces termes : «Parce que l’orientation [de ce parti] conduit à son intégration pleine et entière dans la démocratie, les cyprès dont il entoure les tombeaux de la place Rouge pourraient devenir aussi vivaces que ceux de la voie Appienne auprès des mausolées qui la bordent. »
Bertrand Le Gendre
source : Le Monde :: lien