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France et politique française - Page 4008

  • Vous n’êtes « pas charlie » ? Le service civique obligatoire, vite !

    Selon une l’enquête Ipsos/Sopra-Steria citée hier par Le Monde -mais sur laquelle le quotidien précise qu’elle est a prendre « avec une précaution particulière » car effectuée à partir d’un « sous échantillon »- les sympathisants frontistes se démarqueraient assez sensiblement des autres électeurs français sur les questions des attentats, la mobilisation du 11 janvier, l’islam…Ils seraient ainsi nettement plus enclins à «l’agacement « (23 % contre 12 % en moyenne),  « le malaise » (19 % contre 10 %) et l’«indifférence » (13 % contre 6 %), au sujet de la mobilisation citoyenne contre le racisme et l’intolérance du 11 janvier. Ils seraient aussi plus nombreux à considérer que la France est « vraiment » en guerre (58 % contre 53 % en moyenne), que cette guerre doit être dirigée contre « l’islam en général » (42 % contre 16 %). « Un islam qui  porte en lui des germes de violence et d’intolérance , selon trois sympathisants FN sur cinq, alors que les deux tiers de l’échantillon total estiment que c’est  une religion aussi pacifiste que les autres ». Autre signe de cette méfiance (défiance) seulement  29 % des sympathisants du FN (contre 60 % en moyenne) concèdent avoir été convaincus par les propos des représentants de l’islam condamnant ces attaques terroristes. «S’agissant de la compatibilité des religions  avec les valeurs de la société française , les proches du FN ne se retrouvent à l’étiage moyen qu’au sujet de la religion catholique (94 % la jugent compatible, contre 93 % pour l’ensemble des Français). Quatorze points de moins que la moyenne s’agissant de la compatibilité  de la religion juive (qu’ils sont 67 % à reconnaître, contre 81 % de l’échantillon total), 35 points de moins au sujet de l’islam (12 % contre 47 %) ».

     Dire que l’actualité n’est pas pour rassurer nos compatriotes est un euphémisme. Dans un autre article,  Le Monde rapportait que « l’ombre de l’Etat Islamique » plane  sur Tripoli (Libye),  après l’attentat de mardi qui a fait dix victimes dont un Français dans le dernier hotelde la ville accueillant des étrangers . Une capitale livrée au chaos, à la guerre des milices islamistes, à l’instar de ce qui reste de la Libye après la croisade aux effets désastreux, sous couverture de l’Otan, qui y a été menée par  le trio infernal  Sarkozy-BHL-Juppé.

     Ce sont les mêmes grandes consciences, animées à des degrés divers par le même pervers  messianisme mondialiste, qui vantent (vendent) aux Français depuis quarante ans, les joies de la société (grande) ouverte, plurielle,  métissée et babélisée…mais pas pour eux bien sûr, qui s’en préserve  à tous les niveaux, le mélange c’est bon uniquement pour le populo…0

     Bernard Lugan le rappelait il y a peu sur Radio Courtoisie, convoquant les enseignements de l’Histoire universelle, quand deux peuples en arrivent à occuper  la même terre mais sont  animés par des valeurs, des souhaits, des préceptes,  une vision du monde  antinomiques, l’issue est rarement heureuse.

     C’est cette prise de conscience là ou cette intuition qui explique cette « islamophobie » d’une partie de la population française, quand bien même, répétons le ici une nouvelle fois avec Bruno Gollnisch, s’il n’existe peut être pas d’islam modéré, il y a des musulmans modérés, des citoyens français de confession musulmane parfaitement droits, honnêtes,  respectables et patriotes.

     Il n’en reste pas moins que la poursuite de l’immigration à  haut débit porte en elle des ferments d’éclatement  de notre Etat- nation, voire de guerre civile car  elle rend quasiment impossible l’assimilation et détruit l’identité française. La volonté exprimé par Manuel Valls de poursuivre une politique de dispersion de  l’immigration sur  l’ensemble du territoire pour la rendre moins problématique (?), moins visible (?), pour lutter contre « l’apartheid », mêle à la fois l’hypocrisie la plus écœurante et le cynisme le plus complet.   

     Dans ce contexte,  les médias ont relaté ces dernieres heures « l’affaire » du jeune Ahmed, 8 ans, écolier de CE2 à l’école Nice Flore (Nice), qui, lorsqu’il a été invité par son instituteur à s’exprimer sur les attentats au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, aurait affirmé «Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes ». Le garçonnet a en outre  refusé d’observer une minute de silence et de participer à une ronde de solidarité dans son école, a indiqué le directeur départemental de la sécurité publique,  Marcel Authier.

     L’enfant dans le climat actuel, a donc été auditionné avec son père par la police a révélé l’avocat de la famille, Me Sefen Guez Guez, sur tweeter. Ses parents, immédiatement avertis, « ont joué un rôle pédagogique en lui expliquant ce qu’était réellement le terrorisme, et pourquoi il fallait évidemment être du côté des victimes à Charlie Hebdo », a affirmé Me Guez Guez.

     Metronews précise que selon  «  l’académie de Nice, contactée, l’enfant a tenu en classe des propos inadmissibles. Il y a eu un signalement auprès de la cellule de protection de l’enfance précise le rectorat. Convoqué par le chef d’établissement, le père de l’écolier aurait eu une attitude menaçante. L’école a alors déposé plainte contre le parent d’élève pour intrusions dans l’établissement et menaces ». Un  père  « qui était très défavorablement connu de l’école pour son comportement véhément depuis plusieurs mois », a précisé une source à BFMTV.

     Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF),  présidée par Samy Debah et dont le  porte-parole est Marwan Muhamad, une officine  en cheville avec le lobby immigrationniste européiste, l’European Network Against Racism (ENAR), « réseau d’associations européennes contre le racisme »- a sauté  sur l occasion pour de se faire un peu de pub.

     Dans un communiqué le CCIF attaque bille en tête l’école : « Dans ce dossier, des faits de violence sont rapportés par l’enfant, lequel décrit des humiliations qu’il aurait subi de la part du corps enseignant. Diabétique, il rapporte la privation de son insuline par le corps enseignant suite à l’incident (…) (…)Les parents de Ahmed ont mené un vrai travail de pédagogie auprès de leur enfant pour qu’il comprenne mieux les événements. Mais ce qu’il s’est passé à l’école l’a profondément traumatisé. Il souffre de trouble du sommeil et du comportement (…). Le CCIF suit cette affaire depuis le début de concert avec l’avocat de la famille, que nous continuons à soutenir. Nous allons également alerter les pouvoirs publics afin de faire toute la lumière sur cette affaire et sur les responsabilités du corps enseignant et des policiers en charge du dossier ».

     La vérité commande de dire qu’il est très difficile pour de très nombreux musulmans de s’associer à l’émotion suscitée par les assassinats  des « blasphémateurs » de Charlie Hebdo. Et que les propos que le jeune Ahmed a  répété à l’école rendent compte d’un sentiment partagé par beaucoup, comme le prouve notamment les centaines (en réalité les milliers) de refus de rendre hommage aux victimes qui ont été rapportés lors de la minute de silence  décrétée dans les établissements scolaires.

     Cette réalité d’une éducation familiale, d’un environnement socio-culturel qui imprègnent les individus et que l’instruction  reçue à l’école de la République ne peut (pas toujours)  contrebalancer –et c’est souvent très heureux au vu de la propagande antinationale qui y est souvent déversée- a fini par interpeller François Hollande et ses conseillers.

     Notre Machiavel corrézien, selon RTL, réfléchit ainsi à l’idée d’une consultation référendaire  pour  imposer un service civique obligatoire de six mois à tous les jeunes Français, pour faire reculer dan les têtes la barbarie et l’intolérance. Ce que des années d’école laïque et obligatoire n’a pas su imposer, une demi-année de service civique le fera ?

     Une idée en tout cas que M. Hollande jugerait suffisamment consensuelle dans les têtes, bien dans l’esprit du 11 janvier, susceptible de lui redonner une légitimité bienvenue dans la perspective de 2017. Un OUI à ce referendum et il se verrait  remis en selle, bien dans la course…

     Pour notre part, il s’agit de constater que la faisabilité de généraliser ce service civique est sujette à caution, sachant que le service civique actuel reposant sur le bénévolat, rappelait mi-janvier Le Figaro,  «peine à satisfaire toutes les demandes, par manque de moyens ».

     Un service civique obligatoire (pour y dire, pour y enseigner, pour y faire quoi ?) couterait des milliards d’euros, nécessiterait des infrastructures que l’armée n’a pas, n’a plus. Encore un coup de génie typiquement socialiste.

    http://gollnisch.com/2015/01/29/vous-netes-pas-charlie-le-service-civique-obligatoire-vite/

  • Stop Djihadisme ? Vraiment ?

    Pour lutter contre le terrorisme, notre gouvernement ouvre... un site internet. Il est ici. Il s'agit de "comprendre, agir, décrypter et se mobiliser". Dans le décryptage, se trouve la lutte contre la propagande sur internet. Et le site gouvernemental rappelle que

    "La  loi du 13 novembre 2014 prévoit la possibilité de fermeture administrative de ces sites par l’État."

    Soit. Mais comme le note l'Observatoire de l'islamisation, les livres djihadistes sont toujours en vente dans les librairies.

    "L'Etat Islamique peut se féliciter d'avoir son livre de chevet vendu à la FNAC. Malgré le reportage de LCI , malgré la Une du Figaro en Juillet, l'enseigne persiste: le livre "La Voie du Musulman" , best-seller écrit par le cheikh algérien al Djazairi (né en 1921) connu pour ses prédications à la mosquée du Prophète à Médine, est toujours en vente ce mercredi 28 janvier à la Fnac rue de Rennes à Paris. Que lit-on à l'intérieur (avec cette édition aussi vendue en Fnac) ?

    [...] "Il faut que tous les musulmans, formant un seul ou plusieurs états séparés, s'équipent de toutes sortes d'armes. Ils doivent aussi se perfectionner et s'améliorer dans l'art militaire défensif et offensif, pour défendre ou attaquer au moment opportun pour que le verbe de Dieu triomphe" page 267

    "Avant d'entreprendre la guerre contre les infidèles, il faut les convier à l'islam, s'ils refusent on les invite à payer un tribut, s'ils refusent finalement, on recourt aux armes" page 269

    "Celui qui renie les décrets divins concernant la prière, le jeûne, le pèlerinage, l'obéissance aux parents ou le Jihad est un renégat (…) Peines infligées aux renégats: Durant trois jours, on incite le renégat à renoncer à sa croyance et à demander grâce à Dieu, s'il n'accepte pas, il est passible de la peine capitale " page 395

    "Kharaj ou impôt foncier: C'est un tribut que les musulmans imposent sur les terres conquises par la force" page 273

    "Le Prophète est formel: "On ne doit ni édifier d'églises en terre d'islam ni les restaurer" page 271

    "Dieu veut que les musulmans exterminent les polythéistes sans leur donner l'avantage d'être considérés comme prisonniers" page 274"

    Sans parler des prêches dans les mosquées, souvent construites grâces aux municipalités.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nouvelle hausse du chômage, et ça continue, encore et encore… (Présent 8282)

    « Il ne faut pas s’attendre à des miracles », confiait mardi matin Manuel Valls. Et c’est bien ce que nous faisions. Mais avec quelque 8.100 demandeurs d’emplois supplémentaires en décembre dernier et 193.200 sur l’année écoulée, 2014 aura été l’année la plus catastrophique depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Un fiasco monumental pour celui qui nous promettait « l’inversion de la courbe » avant la fin 2013, qui n’empêche pas cependant François Rebsamen de se dire « optimiste ».

    Nouvelle hausse du chômage, et ça continue, encore et encore… (Présent 8282)« Cause nationale »

    Ainsi, selon les chiffres rendus publics par le ministère du Travail mardi soir, le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories confondues s’établissait fin décembre à 5 218 200 en métropole (5 521 200 Dom compris). Un chiffre en hausse de 0,8 % le mois dernier et de 6,4 % sur l’année. Premières victimes de cette énième augmentation : les inscrits âgés de 50 ans ou plus, dont le nombre a cru de 0,6 % en décembre (+5 200 inscrits) et de 10,4 % (+77 700) sur l’année. Mais aussi les chômeurs de longue durée, inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus, dont le nombre a atteint 2 254 600 inscrits en décembre 2014. Sur un an, il a progressé de 9,7 %, soit 199 700 personnes supplémentaires. Un chômage de longue durée contre lequel François Hollande était là encore parti en croisade, l’érigeant même en « cause nationale » lors de la Conférence sociale de juillet dernier…

     

    Méthode Coué

    Quant au nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A, catégorie de référence, il a augmenté de 0,2 % en décembre (+8 100 inscrits) et de 5,7 % sur l’année.

    Bref, des chiffres catastrophiques, mais qui n’ont pas empêché François Rebsamen de se dire « plus optimiste qu’au début de l’année dernière ». En raison notamment de l’entrée en application au 1er janvier du miraculeux « pacte de responsabilité ». Un optimisme qu’est pourtant loin de partager l’UNEDIC, qui prévoyait il y a quelques jours une augmentation de quelque 104 000 chômeurs au cours de l’année 2015 et renvoyait à 2016 au plus tôt une éventuelle inversion de la courbe.

    Franck Delétraz

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  • La loi Macron contre les journalistes

    Lu dans Le Monde :

    "Il y a un loup dans la loi Macron. Le projet de loi actuellement discuté à l’Assemblée nationale contient un amendement, glissé en catimini dans le texte, qui menace d’entraver le travail d’enquête des journalistes et, par conséquent, l’information éclairée du citoyen. Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur instaure comme nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme un « secret des affaires » dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en France.

    Selon le texte, le « secret des affaires » recouvre « une information non publique, qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables » et qui a « une valeur économique ». Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique du pays.

    Le texte, qui a été préparé sans la moindre concertation, laisse la libre interprétation aux seules entreprises de ce qui relèverait désormais du « secret des affaires ». Autrement dit, avec la loi Macron, vous n’auriez jamais entendu parler du scandale du Médiator ou de celui de l’amiante, de l’affaire Luxleaks, UBS, HSBC sur l’évasion fiscale, des stratégies cachées des géants du tabac, mais aussi des dossiers Elf, Karachi, Tapie-Crédit lyonnais, ou de l’affaire Amésys, du nom de cette société française qui a aidé une dictature à espionner sa population. Et on en passe… [...]"

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nantes : un lycéen de 16 ans arrêté pour avoir relayé une parodie de Charlie Hebdo

    La République délire de plus en plus. Le gamin de 16 ans est placé en garde à vue pour avoir relayé sur Facebook une parodie (celle de droite) de la couverture d’un Charlie Hebdo (image de gauche). Les attentats sont désormais de l’ordre du sacré ! Aucune moquerie possible sans crainte d’être accusé de blasphème d’apologie du terrorisme.

     

    Pour avoir repris sur sa page Facebook un dessin qu’il trouvait amusant, un adolescent nantais a été placé en garde-à-vue et déféré devant le juge pour enfants le 16 janvier dernier pour « apologie de terrorisme ».

    Le dessin représente Charb visé par des balles,Charlie Hebdodans les mains, accompagné du message « Charlie Hebdo c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ». Une reprise ironique, sous la forme d’une mise en abîme de la couverture du Charlie Hebdo datée du 10 juillet 2013. Ce jour là, suite à une tuerie en Égypte, l’hebdomadaire, avait alors titré « Le Coran c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles », en représentant un musulman criblé de balles, le Coran dans les mains.

    Pour justifier que la décision délirante du parquet des mineurs de Nantes de poursuivre pour apologie du terrorisme un lycéen de 16 ans, Yvon Ollivier, le vice-procureur chargé des mineurs, a expliqué :

    « Le parquet voudrait inciter ces jeunes gens à réfléchir. L’idée est de les responsabiliser et de les conscientiser. »

    Outre la circulaire de Christiane Taubira promulguée le 12 janvier dernier, beaucoup se demandent si la loi du 13 novembre 2014 ne serait pas réotroactivement un « Patriot Act à la française ». En effet, la loi instaure un délit pénal d’apologie du terrorisme puni de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Surtout, l’utilisation d’Internet est considérée comme une circonstance aggravante punie de 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende.

    Source : E&R

    http://www.contre-info.com/nantes-un-lyceen-de-16-ans-arrete-pour-avoir-relaye-une-parodie-de-charlie-hebdo#more-36526

  • L’insolence des anarchistes de droite

    Les anarchistes de droite me semblent la contribution française la plus authentique et la plus talentueuse à une certaine rébellion insolente de l’esprit européen face à la « modernité », autrement dit l’hypocrisie bourgeoise de gauche et de droite. Leur saint patron pourrait être Barbey d’Aurévilly (Les Diaboliques), à moins que ce ne soit Molière (Tartuffe). Caractéristique dominante : en politique, ils n’appartiennent jamais à la droite modérée et honnissent les politiciens défenseurs du portefeuille et de la morale. C’est pourquoi l’on rencontre dans leur cohorte indocile des écrivains que l’on pourrait dire de gauche, comme Marcel Aymé, ou qu’il serait impossible d’étiqueter, comme Jean Anouilh. Ils ont en commun un talent railleur et un goût du panache dont témoignent Antoine Blondin (Monsieur Jadis), Roger Nimier (Le Hussard bleu), Jean Dutourd (Les Taxis de la Marne) ou Jean Cau (Croquis de mémoire). A la façon de Georges Bernanos, ils se sont souvent querellés avec leurs maîtres à penser. On les retrouve encore, hautins, farceurs et féroces, derrière la caméra de Georges Lautner (Les Tontons flingueurs ou Le Professionnel), avec les dialogues de Michel Audiard, qui est à lui seul un archétype. 
    Deux parmi ces anarchistes de la plume ont dominé en leur temps le roman noir. Sous un régime d’épais conformisme, ils firent de leurs romans sombres ou rigolards les ultimes refuges de la liberté de penser. Ces deux-là ont été dans les années 1980 les pères du nouveau polar français. On les a dit enfants de Mai 68. L’un par la main gauche, l’autre par la main droite. Passant au crible le monde hautement immoral dans lequel il leur fallait vivre, ils ont tiré à vue sur les pantins et parfois même sur leur copains. 
    À quelques années de distances, tous les deux sont nés un 19 décembre. L’un s’appelait Jean-Patrick Manchette. Il avait commencé comme traducteur de polars américains. Pour l’état civil, l’autre était Alain Fournier, un nom un peu difficile à porter quand on veut faire carrière en littérature. Il choisit donc un pseudonyme qui avait le mérite de la nouveauté : ADG. Ces initiales ne voulaient strictement rien dire, mais elles étaient faciles à mémoriser. 
    En 1971, sans se connaître, Manchette et son cadet ADG ont publié leur premier roman dans la Série Noire. Ce fut comme une petite révolution. D’emblée, ils venaient de donner un terrible coup de vieux à tout un pan du polar à la française. Fini les truands corses et les durs de Pigalle. Fini le code de l’honneur à la Gabin. Avec eux, le roman noir se projetait dans les tortueux méandres de la nouvelle République. L’un traitait son affaire sur le mode ténébreux, et l’autre dans un registre ironique. Impossible après eux d’écrire comme avant. On dit qu’ils avaient pris des leçons chez Chandler ou Hammett.Mais ils n’avaient surtout pas oublié de lire Céline, Michel Audiard et peut-être aussi Paul Morand. Écriture sèche, efficace comme une rafale bien expédiée. Plus riche en trouvailles et en calembours chez ADG, plus aride chez Manchette. 
    Né en 1942, mort en 1996, Jean-Patrick Manchette publia en 1971 L’affaire N’Gustro directement inspirée de l’affaire Ben Barka (opposant marocain enlevé et liquidé en 1965 avec la complicité active du pouvoir et des basses polices). Sa connaissance des milieux gauchistes de sa folle jeunesse accoucha d’un tableau véridique et impitoyable. Féministes freudiennes et nymphos, intellos débiles et militants paumés. Une galerie complète des laissés pour compte de Mai 68, auxquels Manchette ajoutait quelques portraits hilarants de révolutionnaires tropicaux. Le personnage le moins antipathique était le tueur, ancien de l’OAS, qui se foutait complètement des fantasmes de ses complices occasionnels. C’était un cynique plutôt fréquentable, mais il n’était pas de taille face aux grands requins qui tiraient les ficelles. Il fut donc dévoré. 
    Ce premier roman, comme tous ceux qu’écrivit Manchette, était d’un pessimisme intégral. Il y démontait la mécanique du monde réel. Derrière le décor, régnaient les trois divinités de l’époque : le fric, le sexe et le pouvoir. 
    Au fil de ses propres polars, ADG montra qu’il était lui aussi un auteur au parfum, appréciant les allusions historiques musclées. Tour cela dans un style bien identifiable, charpenté de calembours, écrivant « ouisquie » comme Jacques Perret, l’auteur inoubliable et provisoirement oublié de Bande à part. 
    Si l’on ne devait lire d’ADG qu’un seul roman, ce serait Pour venger Pépère(Gallimard), un petit chef d’œuvre. Sous une forme ramassée, la palette adégienne y est la plus gouailleuse. Perfection en tout, scénario rond comme un œuf, ironie décapante, brin de poésie légère, irrespect pour les « valeurs » avariées d’une époque corrompue. 
    L’histoire est celle d’une magnifique vengeance qui a pour cadre la Touraine, patrie de l’auteur. On y voit Maître Pascal Delcroix, jeune avocat costaud et désargenté, se lancer dans une petite guerre téméraire contre les puissants barons de la politique locale. Hormis sa belle inconscience, il a pour soutien un copain nommé « Machin », journaliste droitier d’origine russe, passablement porté sur la bouteille, et « droit comme un tirebouchon ». On s’initie au passage à la dégustation de quelques crus de Touraine, le petit blanc clair et odorant de Montlouis, ou le Turquant coulant comme velours. 
    Point de départ, l’assassinat fortuit du grand-père de l’avocat. Un grand-père comme on voudrait tous en avoir, ouvrier retraité et communiste à la mode de 1870, aimant le son du clairon et plus encore la pêche au gardon. Fier et pas dégonflé avec çà, ce qui lui vaut d’être tué par des malfrats dûment protégés. A partir de là on entre dans le vif du sujet, c’est à dire dans le ventre puant d’un système faisandé, face nocturne d’un pays jadis noble et galant, dont une certaine Sophie, blonde et gracieuse jeunes fille, semble comme le dernier jardin ensoleillé. Rien de lugubre pourtant, contrairement aux romans de Manchettes. Au contraire, grâce à une insolence joyeuse et un mépris libérateur. 
    Au lendemain de sa mort (1er novembre 2004), ADG fit un retour inattendu avecJ’ai déjà donné, roman salué par toute la critique. Héritier de quelques siècles de gouaille gauloise, insolente et frondeuse, ADG avait planté entre-temps dans la panse d’une république peu recommandable les banderilles les plus jubilatoires de l’anarchisme de droite. 
    Article de Dominique Venner dans Le Spectacle du Monde de décembre 2011

  • Dans le Doubs aussi, un nouveau printemps des peuples ?

    On vote dans quatre jours, dimanche prochain, à Sochaux et Montbéliard, pour désigner le successeur au palais Bourbon de M. Pierre Moscovici.

    La dernière élection législative partielle s’était déroulée les 7 et 14 décembre derniers dans le département de l’Aube, et plus précisément dans la circonscription tenue depuis vingt ans par François Baroin, parti vérifier de visu, si l’on peut dire, que les fauteuils du Sénat sont plus confortables que les sièges de l’Assemblée.

    Le socialiste éliminé dès le premier tour, comme il est à peu près de règle depuis 2012, ayant appelé à voter pour le candidat de l’UMP, celui-ci, suppléant habituel de M. Baroin, avait effectivement été élu au second tour, en égalant le score précédemment obtenu par son chef de file, 62 % des exprimés, contre 38 % au représentant du Front national. Ces résultats confirmaient la dégringolade, sinon l’effondrement du PS, la bonne tenue du parti tout juste reconquis par M. Sarkozy, sans que l’on puisse pour autant parler de « vague bleue », et la remarquable progression du mouvement présidé par Marine Le Pen, néanmoins insuffisante pour faire échec au front républicain, cette coalition vertueuse, morale et contre-nature des deux grands partis de gouvernement, l’aveugle et le paralytique. On était en droit de considérer qu’ils préfiguraient, avec deux ans et demi d’avance, la présidentielle de 2017.

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  • Philippe Vardon ne sera pas candidat lors des élections départementales et annonce le lancement d’un journal “niçois et rebelle”

    Philippe Vardon a annoncé hier soir (mardi 27 janvier 2015) lors de ses vœux qu’il ne sera pas candidat lors des élections départementales de mars prochain. Le dirigeant identitaire apporte son entier soutien – politique, moral, et militant si certains le lui demandent – aux candidats qui porteront l’alternative bleu marine dans le département face au système Estrosi-Ciotti.

    Enfin, Philippe Vardon a indiqué qu’il ne désertait pas la lutte mais compte intervenir différemment dans le débat public local. En effet, il travaille depuis plusieurs semaines au lancement d’un journal “niçois et rebelle” que Philippe Vardon compte présenter bientôt.

    http://fr.novopress.info/

  • Trois semaines jour pour jour après les attentats

    Compte tenu de l'énormité des crimes commis et de l'immensité de l'émotion populaire, on doit observer la manipulation opérée par la classe politique et par les gros moyens de désinformation.

    On devra se souvenir de la manière exemplaire dont on a cherché à nous intoxiquer jour après jour. Si l'on pose l'idée que, pour un salaud, il est encore plus beau d'être un beau salaud, on pourra même admirer leur brillant retournement dialectique. On pouvait le pressentir dès le carnage ignoble du 7 janvier. La tentative explicite devenait énorme le 11 janvier.

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    Ce jour-là les gauchistes, cégétistes et les communistes, des gens qui, aujourd'hui, tous additionnés, contrôleraient difficilement 100 000 piétons sur tout le territoire de la république prétendaient imposer leurs mots d'ordre. La France pacifique des 4 000 000 de manifestants devait suivre sans discuter, répéter leurs slogans préfabriqués, arborer leurs badges, au rebours pourtant de ce qu'elle pensait vraiment

    Avouons donc, à peine trois semaines plus tard, en ce 28 janvier que l'opération a été rondement menée dans un pays tétanisé et hollandisé.

    C'est l'ignorance de cette réalité politico-religieuse que nous appelons indistinctement "islam" qui aura le plus grandement facilité le retournement dialectique. Sous prétexte de "ne pas stigmatiser les musulmans" le pouvoir et ses propagandistes nous invitent désormais à fouler aux pieds, une fois de plus impunément, la France insouciante et hospitalière.

    Et on nous chante que c'est, bien entendu, ce pays qui porte la responsabilité des actes commis à son encontre.

    Des crimes de l'islamo-terrorisme on nous a d'abord affirmé qu'ils n'avaient "rien à voir" avec l'islam : admettons qu'en effet il ne nous viendrait pas à l'esprit de les imputer à tous nos voisins de palier ou d'atelier plus ou moins tributaires de la religion mahométane, originaires du Maghreb ou d'Asie mineure.

    Mais en quelques jours, une fois concédé ce point, on est passé :

    D'abord à la récupération par les appareils les plus sectaires et/ou les plus pourris de la gauche et par les médias imbéciles ou pervers, parfois les deux, de la protestation unanime de tous les Français. Elle leur appartient, pas touche à leur position dominante.

    Ensuite à l'oubli des "failles" administratives, judiciaires, sécuritaires. Celles-ci peuvent se mesurer en parcourant le pedigree pénal de chacun des intervenants. Aucun compte n'est demandé à Mme Taubira.

    Puis, au retour ultrarapide des causes que l'on se propose de renforcer. "L'école" c'est-à-dire l'institution gestionnaire du monopole éducatif d'État a-t-elle fait faillite ? L'urbanisme concentrationnaire a-t-il produit les fameux "quartiers" et les sinistres "cités" ? L'idéologie "républicaine" a-t-elle produit ses catastrophes prévisibles ? Eh bien on va en rajouter une couche dans chacun de ces domaines subventionnaires.

    Et pour finir on apprend maintenant que les responsabilités, voyons, mais c'est bien sûr, incombent à cette France petite-bourgeoise, pouah ! qui les héberge et verse des allocations substantielles aux polygames de fait.

    Une fois surmontées l'émotion et l'horreur, le temps de la réflexion et de l'étude s'impose pourtant, au même titre que la nécessité d'agir et de renforcer nos moyens de maintien de l'ordre, de défense et de renseignement, c'est-à-dire tout ce que l'extrême gauche a toujours dénigré et s'est employé à affaiblir.

    Malheureusement dès le départ les personnes les plus qualifiées pour parler du sujet ont été mises sur la touche.

    À ceux qui prétendaient que "cela n'a rien à voir", il leur eût été facile de souligner au contraire, que "cela avait tout à voir" avec une certaine lecture du fait politico-religieux.

    Toutes mettaient en garde, à leur manière, contre le prétendu "refus des amalgames". Mais cette dernière démarche "volontariste", négatrice de la réalité, repose elle-même, en fait, sur un énorme amalgame ! Elle prétend, au bout du compte, nous empêcher de discerner les différences existant effectivement entre, d'une part, les personnes pacifiques et, d'autre part, les tueurs qui se réclament de telle conception homicide.

    Celle-ci va elle-même, doit-on le souligner ?, bien au-delà du "salafisme" proprement dit. Cette doctrine fait référence aux "pieux ancêtres". On pourrait donc, au besoin, lui rappeler que sur les quatre premiers califes "rachidoun", dont elle se réclame, trois sont morts assassinés. Mais le salafisme lui-même ne se traduit chez certains "que" par un retour à une pratique sectaire rigoriste.

    Oh, certes, toutes les femmes voilées ne posent pas de bombes.

    Car c'est plus précisément l'idéologie de la rupture, le "takfir", c'est la malédiction lancée par ces délinquants en révolte contre leur propre entourage, qui conduit à cette radicalité, observable dans d'autres expériences révolutionnaires, en particulier dans le léninisme. (1)⇓

     

    Cessons d'accuser une situation sociale ou une enfance malheureuse, et pourquoi pas "l'ultra-libéralisme" (on n'ose plus dire "le capitalisme", mais on le pense).

    Que les héritiers impénitents des expériences meurtrières léninistes, staliniennes, maoïstes, etc. prétendent fixer les frontières morales de ce qu'il est convenable de penser, n'est-ce pas le comble de l'impudeur ?

    Que les continuateurs de ceux qui, dès 1920, lançaient, au congrès de Bakou organisé par le Komintern, les premiers appels au "djihad" au nom de la révolution (2)⇓

    se prétendent innocents des crimes qu'ils appelaient de leurs vœux, voilà bien ce retournement dialectique que l'on ne doit pas laisser passer.

     

    Ce ne sont donc ni l'idéologie fumeuse et vague du "laïcisme" de Mme Vallaud-Belkacem, ni les prétendues "valeurs" d'une république en crise, qu'il faut enseigner, c'est tout simplement la vérité historique et la connaissance de ce qu'on appelait autrefois "la langue de l'ennemi".

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  On lira à cet égard avec profit le tome Ier de la Sociologie du communismede Jules Monnerot intitulé, de manière prophétique "L'Islam du XXe siècle". [Compte tenu des circonstances les Éditions du Trident ont prolongé de quelques jours l'offre d'un prix spécial des trois volumes de cette œuvre de référence.]
    2.  cf. Le petit livre du colonel Rézanoff sur "Le Komintern" IIIe Internationale.

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  • Il n’est de réel que l’idée : conséquences de l’IDEALISME bourreau du particulier, de la personne et des peuples !

    Pour l’idéaliste, comme Vincent Peillon par exemple, seules comptent les idées que l’on se fait des choses. Désincarnation, dépersonalisation, mondialisme, universalisme s’imposent alors… pour changer le monde et conformer tous les hommes à une certaine idée…C’est toujours l’homme particulier qu’il faut combattre, le « franchouillard » qui ne comprend rien, le réactionnaire trop attaché à son existence particulière et à ses libertés concrètes contre la grande liberté promise à l’homme nouveau …grâce au transhumanisme etc…et autre rêve prophétique de Jacques Attali :« Pour rendre le peuple heureux, il faut le renouveler, changer ses idées, changer ses lois, changer ses mœurs, changer les choses, tout détruire, oui, tout détruire, puisque tout est à créer. »

    Dans son livre « Fondements de la Cité » (page 36), Jean Ousset explique comment l’IDEALISME est le complice du NOMINALISME  pour prétendre changer le monde…en un monde ORWELIEN…

    Tous les acteurs du « mouvement social » travailleront avec intérêt le nouvel ouvrage de formation publié par le Collectif Jean Ousset : La Dictature du Relativisme (200 pages – 12€ et 8,4€ en version numérique).

    Ichtus propose des formations inspirées des méthodes développées par Jean Ousset« Anthropologie et Politique »  à l’école de JP II avec Bruno de Saint Chamas, «  Faire aimer la Civilisation »  par l’Art avec Nicole Buron, «  Les ateliers de l’Histoire » avec Martin Dauch. 

    Jean Ousset :

    … « Le nominalisme (étudié la semaine dernière) n’est pas la seule réponse faite au problème des universaux.

    Dès les premiers siècles de l’histoire de la philosophie, ce qu’on devait appeler plus tard l’idéalisme s’opposa au « nominalisme ».

    Héraclite étant considéré comme un des maîtres de ce dernier, il est classique de lui opposer Platon. Le R.P. Garrigou-Lagrange l’a fait en un dialogue aussi plein d’enseignements que de souriante bonhomie[1]. Ecoutons-le donner la parole à Platon.

    « Il faut avouer que dans l’ordre des choses sensibles, tout se meut. La matière reçoit perpétuellement des modifications nouvelles… MAIS qui sont comme un reflet des Idées intelligibles… Car nous devons admettre l’idée de Bien, la partie la plus brillante, la plus belle de l’Être, puis la Vérité, prise en soi, la Sagesse, la Justice… Et pourquoi pas aussi les essences[2]éternelles des choses ? S’il y a une science de l’homme, elle doit avoir un objet intelligible et immuable du sensible individuel et contingent[3], toujours variable. Pourquoi n’y aurait-il pas une idée éternelle de l’homme et du lion ? Les lions individuels naissent et meurent, mais l’essence du lion reste toujours la même comme celle du cerf, et celle de la rose ou du lis… »

    On voit le ton…

    Il est indéniable qu’une grande élévation d’âme peut l’inspirer, un vif amour des choses de l’esprit. Et l’on comprend la séduction exercée par Platon pendant tant de siècles sur les penseurs chrétiens.

    Quelle valeur accorder à ce qui passe ? L’important n’est-il pas de s’attacher à ce qui demeure, à l’essentiel, aux idées ?... Qu’importe au fond le grain de cette réalité sensible, instable par nature ? La suprême réalité n’est-elle pas commandée pratiquement par l’intelligence ?

    Soit, par exemple, cette table où j’écris… et que mille autres, aussi solides, aussi belles pourraient remplacer. Le pratique autant que l’essentiel n’exigent-ils pas que je m’attache à avoir surtout une table, une table qui me convienne, comme celle-ci, mais comme aussi bien les mille autres possibles, sans plus m’arrêter à ces riens (authentique néant) qui permettraient à peine de distinguer ces tables entre elles.

    Ce qui compte, c’est l’idée de table, puisque c’est elle qui préside, si l’on peut dire, à la création, à la fabrication de toutes les tables qui se construisent chaque jour dans le monde.

    Aussi devine-t-on ce qu’est, au moins dans ses très grandes lignes, l’idéalisme[4].

    Comme son nom l’indique, il sert à désigner l’ensemble des systèmes (fort divers) qui professent (peu ou prou) la réalité des universaux qu’expriment nos idées. Autrement dit, à la question (déjà posée au nominalisme) quelle valeur devrons-nous accorder au caractère universel et perdurable des idées (surtout des idées dites générales) ? L’idéalisme répond en affirmant que ce qu’elles désignent est non seulement réel, mais plus réel même que cette forme (sensible) d’un réel singulier, contingent, mouvant, toujours en train de se faire et de se défaire, aussi fugace et insaisissable qu’un courant d’eau entre les doigts. Idéalisme au point que certains systèmes iront jusqu’à prétendre qu’il n’est de réel que l’idée. Cas de l’idéalisme dit absolu de Hegel.

    L’idéalisme philosophique bourreau de tout ce qui est personnel

     

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    Michel Janva