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France et politique française - Page 4007

  • Marine Le Pen écraserait ses concurrents pour le premier tour des présidentielles de 2017

    Les sondages se suivent et se ressemblent : Marine Le Pen poursuit une ascension qui pourrait bien la mener au pouvoir dès 2017. Selon un sondage Ifop pour Marianne publié ce jour, Marine Le Pen serait en tête avec 29% ou 31% des voix, contre 23% pour Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, ou Alain Juppé, et 21% pour François Hollande. Tous les autres candidats se situant à moins de 10%.

    Une telle avance serait un atout psychologique considérable pour la présidente du FN. Quant au second tour, elle est donnée perdante quel que soit son adversaire, mais avec un score avoisinant tout de même les 45%, ce qui ne fait que 5% à combler… en deux ans. Et en deux années de mandat socialiste, il peut se passer suffisamment de catastrophes pour pousser les Français dans les bras du FN !

    Ce sondage, comme tous, est à prendre avec précaution, d’autant plus qu’il est commandé par Marianne qui espère faire la une avec un chiffre à scandale : « Le choc : Marine le Pen à 30 %. A qui la faute ? ».

    Le problème pour Marianne, c’est que 30% pour Marine Le Pen ne choque plus, et il se pourrait bien qu’elle fasse bien plus. Quant aux 22% escomptés de François Hollande, la barre est un peu haute !

    Marine Le Pen présidente de la République française en 2017, voilà qui n’est plus de l’ordre de l’impossible.

    http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-ecraserait-ses-concurrents-pour-le-premier-tour-des-presidentielles-de-2017/24519

  • Et maintenant, "Où est Charlie ?"

    Des films L'Apôtre et Timbuktu à la pièce de théâtre Lapidée, en passant par le char "Charlie Hebdo" dont le Carnaval de Cologne ne veut plus, Libérationétablit la liste des "œuvres jugées sensibles" qui ont fait l'objet d'une censure (ou d'une auto-censure) depuis les attentats de janvier.

    En quelques jours, nous aurons perdu non pas une, mais trois batailles culturelles. En faisant de Charlie Hebdo le symbole de la France. En brandissant une façon irresponsable d'exercer sa liberté d'expression dont il apparaît ensuite aux yeux de tous que nous ne pouvons la défendre : renoncer à toute provocation dans "l'esprit de Charlie" sera désormais interprété comme une soumission. En faisant taire enfin ceux qui, telle Cheyenne Carron, font honneur, eux, à la culture française et à la liberté d'expression.

    Louise Tudy http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Bernard Monot présente les actualités économiques vues par le Front National - 26/01/15 au 29/01/15

  • Les cathos aux mains propres...

    Le Carrefour royal organisé par l’Action française a été, cette année encore, un succès, tant par le nombre de participants que par la qualité des débats.

    L’Action française a voulu à cette occasion enfoncer le clou sur le rôle du libéralisme économique et politique qu’on savait déjà destructeur de notre industrie, de notre patrimoine et de notre indépendance nationale.

    Or il s’en prend aussi à la personne humaine avec cette doctrine hypocrite qui sacralise l’individualisme et le bien être au point de condamner, sous prétexte de compassion, l’enfant à naître qui ne risque pas de manifester dans les rues ainsi que le malade, l’handicapé ou le vieillard, (à cause de la souffrance), et dont la résistance n’est pas vraiment à craindre.

    Ainsi l’AF, fidèle à Maurras, applique le principe de l’inégalité protectrice, développée dans l’introduction de « Mes Idées politiques », livre de chevet de tous nos militants.

    Parmi les invités à l’une des tables rondes, Christophe Geffroy, rédacteur en chef de la Nef, magazine catholique, s’en est pris à notre camarade Philippe Ménard, rédacteur en chef lde L’Action Française 2000, pour avoir évoqué l’idée très maurrassienne, selon laquelle l’application de la politique naturelle en elle même, défendue par l’Eglise, suffisait à dénoncer l’horreur du système, sans pour autant qu’on ait la foi.

    Nous avons ainsi assisté à une profession de foi explosive et fort intéressante, les sourcils froncés, du genre : «  Hors de l’Eglise, point de salut ! », qui provoqua d’ailleurs de beaux applaudissements.

    Mais qu’avait donc dit notre camarade qui lui valut, ainsi qu’à l’œuvre maurrassienne, cette admonestation si musclée ?

    Il n’a en effet que repris la pensée de Maurras qui trouvait toutes les vertus à l’Eglise sans laquelle la France n’existerait pas, mais lui-même n’avait pas la foi. On peut le regretter, mais cela ne l’a pas empêché de défendre la catholicité dans notre pays, jusqu’à s’en prendre sévèrement à la démocratie chrétienne : aux yeux de Maurras, tout ce qui affaiblissait l’Eglise, affaiblissait la France.

    Cela ne plaît pas aux cathos de gauche bien sûr, mais aussi à beaucoup de cathos de droite.

    Pourtant ce reproche fait à l’AF ressemble à celui qui conduisit à sa condamnation en 1926 : l’accusation de positivisme religieux ou plus simplement d’instrumentalisation de l’Eglise, la réduisant à l’état de moyen, alors qu’elle est une fin.

    Admettons que ce péché nous vaille d’être jugés par les catholiques bon teint, qui effectuent chaque jour quelques brasses dans le bénitier.

    Constatons quand même que Pie XII, treize ans plus tard, leva l’excommunication, alors que la position de l’AF n’avait pas bougé. Ce péché n’est donc pas aussi terrible qu’on voudrait le dire !

    Prenons en compte d’autre part que l’AF n’est pas un mouvement religieux, mais reconnaît toute la place que l’Eglise joue dans notre civilisation et notre identité nationale. Moi qui suis chrétien pratiquant et père de famille nombreuse, je ne vois que des avantages à ce que des non-croyants, des agnostiques comme se définissait le maître de Martigues, disent le plus grand bien de ma Sainte Mère. Irai-je pour autant leur reprocher leur manque de foi ?

    Tout au plus pourrai-je le regretter, mais à coup sûr je ne les traiterai pas en ennemis.

    Je n’ai jamais compris cette pruderie qui affecte des gens aussi intelligents, aussi fins dans leurs analyses, auteurs d’articles et d’ouvrages remarquables, qui consiste à reprocher à l’AF de ne pas être apostolique.

    Et pourtant, je serai curieux de faire le compte du nombre de vocations religieuses et sacerdotales qui sont issues de nos rangs, rien qu’autour de moi j’en dénombre déjà une dizaine, alors imaginons en cent ans et dans toute la France !

    Mais les mouvements catholiques, s’ils ont toute notre sympathie, n’ont jamais prouvé leur efficacité politique.

    Maurras nous a donné des outils de réflexion, le principe du politique d’abord, qui ne signifie pas que le politique prime en échelle de valeur sur le reste, mais qu’il est prioritaire dans l’ordre de l’action, puisque déterminant dans la reconstruction des solidarités nationales.

    Alors chacun son « job », comme disent les « managers »...

    Quant à nous, nous faisons le pari que si les Français reviennent à la France de toujours, leur chemin sera balisé pour qu’ils reviennent aussi et enfin à l’Eglise, si Dieu le veut.

    Olivier Perceval

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Les-cathos-aux-mains-propres

  • Roland Dumas avoue que l’élection de Chirac en 1995 était irrégulière !

    L’élection de Jacques Chirac aurait due être annulée en 1995 :
    ses comptes de campagne étaient invalides, comme ceux d’Edouard Balladur (et peut-être d’autres)… d’après Roland Dumas, qui était président du Conseil constitutionnel à l’époque.

    « C’était mon premier dossier, je venais d’entrer en fonction« , a déclaré au Figaro l’ancien avocat puis ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, nommé à la présidence du Conseil constitutionnel par ce dernier peu avant son départ de l’Elysée en 1995.

    « Je peux le dire aujourd’hui, les comptes de campagne d’Edouard Balladur et ceux de Jacques Chirac étaient manifestement irréguliers« , poursuit M. Dumas. « Que faire ? C’était un grave cas de conscience. J’ai beaucoup réfléchi. Annuler l’élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles. J’ai pensé à mon pays. Je suis un homme de devoir. Nous avons finalement décidé, par esprit républicain [sic],  de confirmer, à l’unanimité au deuxième tour, son élection présidentielle. je suis convaincu que j’ai sauvé la République en 1995« .

    Selon la constitution, le rôle du Conseil constitutionnel est pourtant de veiller à la régularité de l’élection du Président de la République, examiner les réclamations et proclamer les résultats du scrutin.

     

    En 2011, Jacques Robert, un juriste qui siégea de 1989 à 1998 rue de Montpensier, avait affirmé au Parisien-Aujourd’hui en France avoir servi « de caution à une belle entourloupe » lors de l’examen de ces comptes. Ceux de M. Balladur « accusaient 10 millions de francs de recettes d’origine inconnue » (probablement liée à des rétrocommissions sur d’importants contrats d’armement conclus en 1994 : affaire Karachi). Ceux de Jacques Chirac l’étaient également « mais les irrégularités n’avaient pas une telle ampleur », selon lui.

    Par ailleurs, en janvier 1999, le Conseil constitutionnel présidé par Roland Dumas avait, de façon incidente, en statuant sur la création de la Cour pénale internationale, renforcé l’immunité du président de la République pendant la durée de ses fonctions, alors que plusieurs affaires judiciaires défrayaient la chronique autour de M. Chirac.

    Le fait que Roland Dumas soit un franc-maçon notoire est probablement un hasard et n’a rien à voir avec cet « esprit républicain » et cette mentalité de magouilleur méprisant sa fonction…

    On notera que les petits candidats hors Système ne peuvent pas compter sur une telle complaisance, à l’instar de Jacques Cheminade dont les comptes ont été rejetés de manière discutée cette même année 1995, causant sa ruine.

    SourceThibaut de Chassey

    http://www.contre-info.com/roland-dumas-avoue-que-lelection-de-chirac-en-1995-etait-irreguliere#more-36541

  • Fin de vie : l’urgence réside dans l'amélioration des soins palliatifs

    Valérie Debord, secrétaire nationale de l’UMP chargée de la famille, écrit dansValeurs actuelles à propos de ce qui se prépare autour de la fin de vie et de l'euthanasie :

    Valeurs4078_001_0"[...] Si l’on peut se réjouir d’une amélioration des processus de sédation, avec un encadrement strict, cette nouvelle forme de sédation sera-t-elle un droit de confort, ou ne visera-t-elle pas, à terme, à donner la mort ? Si la définition de la sédation fait consensus en anesthésie et réanimation, il n’en est pas de même en médecine palliative oùil faut différencier “sédation en phase terminale” et “sédation terminale”. Cette pratique, ayant pour effet secondaire d’accélérer la fin de vie, est bien mise en place uniquement pour soulager la souffrance. Il s’agit d’un double effet, non d’une pratique euthanasique, ce qui revient à supprimer la notion d’intention dans l’administration des substances. De plus, il est très difficile de connaître l’effet réel de cette pratique sur une éventuelle accélération de la fin de vie, car il existe des cas où l’inverse se produit.

    Rendre contraignantes les directives anticipées conduira-t-il à maintenir ou à abolir la liberté d’appréciation des équipes soignantes ? Dès lors qu’elles ne sont plus simplement indicatives, comment ne deviendraient-elles pas un droit opposable, susceptible de se retourner contre le patient lui-même ?

    Sur ces points fondamentaux, les risques de dérives ne semblent pas levés et doivent inciter à la prudence et à l’humilité.Aujourd’hui, l’urgence réside dans une meilleure application de la loi et dans l’augmentation du nombre de lits en unité de soins palliatifs, dans l’amélioration de la formation médicale et de la coordination des services médicaux et médico-sociaux, afin que toute personne en fin de vie puisse avoir accès à un accompagnement. Il faut tout faire pour soulager la souffrance des familles et des patients, qui doivent être respectés en fin de vie dans leur dignité, dans leur autonomie et dans leur vulnérabilité.

    En revanche, aller au-delà, en créant une possibilité pour le corps médical de donner la mort, est contraire à notre conception de la dignité de l’être humain et du respect de la vie, et reviendrait à instaurer un droit à la mort, équivalent d’un droit à la vie. Le suicide, “droit liberté”, ne peut devenir un “droit créance” et l’instauration d’un “droit à la mort” constituerait une rupture de solidarité vis-à-vis des plus faibles. À l’heure où 300 000 de nos concitoyens meurent d’une manière inhumaine et où 80 % de ceux qui pourraient avoir accès aux soins palliatifs en sont exclus, la question prioritaire n’est pas celle de l’euthanasie, mais celle de l’urgence à remédier au vrai scandale auquel sont confrontées les familles : la persistance du “mal-mourir” en France."

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La gauche en soutien au capital par Pierre LE VIGAN

    Charles Robin offre, avec La gauche du capital, un regroupement de ses études sur la généalogie du libéralisme libertaire. Sa thèse est connue des lecteurs de Jean-Claude Michéa. Il n’y a pas un « libéralisme » économique, de « droite », qui s’oppose à un « libertarisme » sociétal, de « gauche ». Il y a un seul mouvement qui transforme la société, et passe par des acteurs socio-politiques qui se partagent le travail mais font, précisément, le même travail. Le libéralisme est en d’autres termes toujours en phase avec le libertarisme car il s’agit de déconstruire tous les liens, tous les enracinements, toutes les communautés pour aboutir à un homme nu, donc désaliéné selon l’extrême gauche, mais aussi totalement ouvert au libre marché, à la consommation mondiale unifiée, selon les libéraux. C’est le même homme suradapté à un monde de plus en plus intégralement marchandisé, postpolitique qui convient aux libéraux (dits de droite) et aux libertaires (dits de gauche).

     

    Le travail de désencastrement de l’homme, de désincarnation (au profit de sa liquéfaction), de « libération » de toutes les valeurs et de tous les liens, est convergent, qu’il soit opéré par la droite « libérale avancée » ou par la gauche « libérale-libertaire », et concoure à un même résultat. Car, de fait, l’homme sans liens devient homme sans qualité, sans spécificité, sans identité culturelle, sans classe, sans syndicat, et est livré au marché, et celui qui est livré au marché est bel et bien « libéré », comme le rêve l’extrême gauche, de la famille, de la durabilité, de la transmission, de la « patrie », de la « solidarité de tribu » (ou de métier), du sexisme, du machisme, au profit de la consommation hédoniste de la sexualité et du relationnel en général (les « amis » que l’on a sur Facebook…).

     

    Résumons. Le libéralisme n’est pas conservateur, il n’y a rien de plus révolutionnaire. Quant à la gauche elle n’est pas socialiste, elle est « la gauche du capital », elle est la pointe avancée de la déconstruction des peuples. Qui profite à qui ? Au capital.

     

    Voilà notamment ce que développe, rigoureusement, Charles Robin. Autant dire que son livre est essentiel.

     

    Pierre Le Vigan

     

    • Charles Robin, La gauche du capital. Libéralisme culturel et idéologie du marché, Krisis, 244 p., 18 €.

    http://www.europemaxima.com/

  • La terreur a de l’avenir par Claude BOURRINET

    Au fond, Valls – si n’était son libéralisme sans « tabous » (comme ils disent) – mais on sait qu’au pouvoir, devant les « réalités » (comme ils disent), n’importe quel animal au pelage rose ou bleu, tout à coup, se pare des oripeaux du perroquet – je disais donc qu’au fond, Valls, ce serait le modèle fantasmé de la plupart des militants du F.N.

    Vous vous souvenez que quand Marine a été élue, elle a traqué l’« extrême droite » et a exclu crânes rasés, nostalgiques « nauséabonds », « néo-nazis »,  « racistes » de tous poils (je place des guillemets car, quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage), pour qu’enfin, comme le font de certaines vaches certains éleveurs peu scrupuleux (et prudents), ses cornes lucifériennes soient coupées à la base.

    Évidemment, dans le même temps, comme le pratique tout chien qui se respecte, on se humait le cul avec entrain, qui entre sionistes, qui entre islamophobes, qui entre anti-fiscalistes, etc. La faune est nombreuse.

    Bref, la Marine – guère royale, pour le coup – s’enticha d’un gay néerlandais, minet un peu hystérique, qu’on considérerait ici comme un membre actif de Ripote laïcarde, (ripote, pour les ignares que vous êtes, c’est le nom vulgaire, en espagnol, d’une sorte de brouet de céréales), en même temps que de l’extrême droite européenne, à l’exception des groupes qui sont vraiment antilibéraux, alternatifs, antisionistes.

    De fait, les journalopes ne la tracassent pas tant que ça pour ces alliances. Pourquoi ? La réponse va de soi, inutile de développer. Marine est donc invitée sur les plateau, devant les micros, les caméras. On fait comme si elle était encore douteuse, mais on sait bien qu’il s’agit d’un jeu de rôles, au même titre que la prétendue bataille entre la droite et la gauche.

    Dans la réalité, l’islamophobie, massivement, dans les rangs du F.N. (bien que Marine arrondissent parfois – parfois, pas toujours – les angles) est l’expression du racisme le plus décomplexé. Inutile de le nier, j’ai vu, entendu. Le musulman, c’est d’abord l’Arabe, le métèque. Si les musulmans ressemblaient aux Nordiques, nul doute que la donne serait autre.

    À ceux qui me rétorquerait : justement !, je ne saurais trop leur recommander de s’interroger sur ce que sont devenus les valeureux Vikings ! Sans doute trouverait-on plus probant, en guise d’enracinement, de virilité, de contestation d’un ordre antinaturel. La Suède, par exemple, tend à devenir le modèle du totalitarisme postmoderne, avec sa moraline à haute dose et ses contrôles ubuesques.

    Évidemment, l’islamiste radical n’est pas forcément un drôle avec lequel on aimerait passer les vacances. Cependant, a-t-on pensé qu’il est, par hypothèse, le reflet symétrique, bien qu’apparemment inversé, comme dans un miroir, des soi-disant « identitaires » indigènes ? Et que certains de ces derniers, au fond d’eux-mêmes, sans prendre conscience de leurs pulsions cachées, ne rêvent que d’imiter Breivik, ce sioniste franc-maçon norvégien, qui a sans doute voulu imiter lui-même Baruch Golstein, cet Israélo-Américain qui massacra des dizaines de musulmans, en 1994, au Caveau des Patriarches, à Hébron ?

    La terreur, quand la politique s’efface, n’est plus alors que le langage de l’avenir.

    Claude Bourrinet

    http://www.europemaxima.com/

  • Nous sommes tous bastiais ! La banderole qui fait enrager Nicolas Sarkozy

     

    Lors du match de foot Bastia-PSG, des supporteurs corses ont déployé une banderole affirmant que le Qatar finançait le PSG… et le terrorisme. Ce qui a mis en boule Nicolas Sarkozy, fervent supporteur du PSG et grand ami du Qatar. Toutefois, à l’UMP, le député Bruno Le Maire réclame une commission d’enquête sur le Qatar et ses relations avec le terrorisme islamiste.

    La commission de discipline de la LFP (Ligue de football professionnel) a convoqué les dirigeants du SC Bastia pour sa séance du jeudi 5 février. Objet de cette « invitation » qui pourrait se solder par une lourde sanction pour le club corse : le déploiement d’une banderole le 10 janvier au stade Armand-Cesari. Ce samedi-là, trois jours après le massacre de « Charlie Hebdo » et au lendemain de la tuerie du supermarché casher de la porte de Vincennes, le SC Bastia, dans le cadre du championnat de France de football, recevait le Paris-Saint- Germain qui est la propriété du cheikh Al-Thani, l’émir du Qatar. Au moment de la minute de silence pour rendre hommage aux victimes des attentats, des supporteurs corses ont déployé une banderole où l’on pouvait lire: «Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme ».

    Après la rencontre, les dirigeants du PSG ont annoncé leur intention de porter plainte pour diffamation. Ils n’en ont pourtant rien fait. Officiellement, les avocats du PSG ont expliqué que leur action ne pourrait pas aboutir : c’est le Qatar qui a été diffamé et c’est à lui de porter plainte s’il le souhaite. Mais il ne le souhaite pas… Car l’émir n’est pas très chaud à l’idée que d’éventuels liens entre son pays et le terrorisme islamiste soient évoqués devant un tribunal français…

    Nasser Al-Khelaïfi, président qatari du PSG, a refilé la patate chaude à Frédéric Thiriez, le patron de la LFP : « J’attends que la Ligue prenne des décisions et des sanctions. » La Ligue a donc convoqué les dirigeants du SC Bastia qui risquent une sanction sportive.

     

    Cette banderole, mieux que les abêtissants « Je suis Charlie », était pourtant un réel hommage à « Charlie Hebdo » et à sa liberté d’expression. Car le journal satirique n’a jamais épargné l’émirat. Dans un tweet posté le 23 septembre dernier, l’équipe de « Charlie » donnait ainsi un précieux conseil: « Peur d’un attentat à Paris? Réfugiez-vous au PSG. C’est le seul endroit que n’attaqueront pas les djihadistes financés par le Qatar. » Hélas, ils n’ont pas suivi eux-mêmes ce conseil. S’ils avaient tenu leurs conférences de rédaction au camp des Loges, là où s’entraîne le PSG, les membres de « Charlie » seraient toujours en vie.

    La boulette de Sarko

    Bien qu’ils aient décidé de ne pas porter plainte, le PSG et le Qatar se sont trouvé un solide avocat. Il s’agit d’un fidèle supporteur du PSG, qui assiste à tous les matches au Parc des Princes, assis dans la loge d’honneur aux côtés du président Al-Khelaïfi. Et d’un amoureux du Qatar où il s’est encore rendu en décembre dernier, invité par la Qatar National Bank à donner une conférence rémunérée. Accessoirement, il a également été président de la République française et est le nouveau président de l’UMP. Grâce à ces indices, vous aurez reconnu Nicolas Sarkozy.

    Le lundi 12 janvier, il était l’invité de la matinale sur RTL. Jean-Michel Aphatie, l’intervieweur politique maison, lui a bien évidemment demandé ce qu’il pensait de la banderole déployée à Bastia. Sarko l’a pris de haut: « Monsieur Aphatie, je ne viens pas au micro de RTL pour commenter les banderoles dans les stades. » Il a toutefois tenu à balayer les doutes concernant le Qatar et le financement du djihad: « Le Qatar est un pays ami de la France, pas depuis moi, M. Aphatie… Est-ce que vous croyez que M. Mitterrand, que M. Chirac, que moi-même hier, que M. Hollande aujourd’hui, vous croyez qu’on aurait cette politique d’amitié avec le Qatar si nous pensions que le Qatar, c’était uniquement le financeur du terrorisme ? » Oh la bévue! Au moment même où il le disait, Sarko a saisi que cet « uniquement » laissait entendre que, pour le Qatar, financer le terrorisme était une activité parmi d’autres. Immédiatement, il a repris la fin de sa phrase ambiguë en supprimant la mention litigieuse: « si nous pensions que le Qatar, c’était le financeur du terrorisme? »

    Et Sarko se lançait alors, tel l’employé zélé d’un office du tourisme, dans un éloge du Qatar, un pays qui concilierait islam et modernité, et qui permettrait à des architectes et artistes du monde entier « Français, Américains, étrangers, par ailleurs juifs ou non juifs » de venir exercer leurs talents à Doha, la capitale de l’émirat. Bref, selon Sarko, le Qatar finance le PSG et les beaux-arts, mais jamais, au grand jamais, le terrorisme islamiste.

    Pour Sarko, les rapports américains, c’est de l’intox !

    Mais depuis, à l’UMP, on a entendu un autre son de cloche. Le 19 janvier, le député de l’Eure, Bruno Le Maire (candidat malheureux à la présidence de l’UMP en novembre dernier) était reçu sur BFM TV par le journaliste Jean- Jacques Bourdin. Interrogé sur les doutes planant sur le Qatar, Le Maire a estimé qu’il fallait tirer l’affaire au clair: « Je ne peux pas accepter qu’il y ait le moindre double jeu de la part de pays qui sont censés être nos alliés. J’ai fait une proposition en 2012, j’ai demandé qu’il y ait une mission d’information parlementaire sur les liens entre le Qatar et les réseaux islamistes. Cette mission d’information parlementaire, elle m’a été refusée. Je refais ma proposition. » Et le député de s’inquiéter d’« un éventuel double jeu du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’un certain nombre d’états du Golfe dont on nous dit, rapports à l’appui, qu’ils pourraient tolérer le financement de réseaux islamistes. »

    D’où sortent ces rapports? Ils émanent de l’administration américaine. Le 30 septembre dernier, le journal anglais « The Daily Telegraph » s’en faisait l’écho: « Alors que le Qatar affirme combattre l’extrémisme et a rejoint la coalition contre l’Etat islamique, différents rapports sur le terrorisme du département d’Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l’aval de l’émirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie. »

    La presse anglaise n’invente rien. Il suffit de consulter le site internet officiel du département du Trésor des Etats-Unis. Le 24 septembre dernier, il a diffusé le portrait de douze terroristes à surveiller comme l’huile sur le feu. Parmi eux, un certain Al-Harzi, qui recrute des combattants pour le jihad : il est financé par un Qatari, basé au Qatar, à condition que les fonds soient utilisés pour des opérations « militaires ».

    Un président islamiste pour le PSG ?

    Il y a pourtant un supporteur du PSG qui n’y croit pas. Nicolas Sarkozy. Lors de son passage sur RTL, alors que Aphatie évoquait ces rapports américains, Sarko a, à demi-mots, parlé d’intox, en déclarant qu’en matière de renseignements il était « partisan de l’indépendance de la France ».

    Et puis, c’est vrai, même s’il y a au Qatar des gens qui financent le terrorisme, l’émir Al-Thani n’est pas censé les fréquenter. Sauf que. Le 18 décembre 2013, le département du Trésor américain publiait la fiche d’un certain Al Nu’aymi, ainsi présenté: « Nu’aymi est un financier du terrorisme basé au Qatar qui a fourni de l’argent et un soutien matériel à Al-Qaïda et ses affiliés en Syrie, en Irak, en Somalie et au Yémen depuis plus d’une décennie. Il était considéré comme parmi les partisans les plus en vue, basé au Qatar, des extrémistes sunnites irakiens. »

    Et ce financier du terrorisme, l’émir Al-Thani ne peut pas ne pas le connaître. Les deux hommes partagent le même amour du ballon rond. Nu’aymi a même été président du Qatar Football Association, la fédération de l’émirat! Reste à souhaiter qu’un jour l’émir ne nomme pas Nu’aymi président du PSG. On imagine, comme première étape, le Parc des princes transformé en arène islamiste à l’image de ce qui est arrivé ce 18 janvier au Qatar où se déroule le Mondial de handball. Alors que l’équipe de France affrontait l’Egypte, des supporters égyptiens ont déployé deux banderoles en écho aux événements parisiens: « Je suis Mohamed » et « Nous sommes avec notre prophète Mohamed »

    Pierre Tanger

    http://fr.novopress.info/181697/sommes-bastiais-banderole-fait-enrager-nicolas-sarkozy/#more-181697