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France et politique française - Page 4257

  • Le PCD demande à l'UMP de s'assumer de droite

    Jean-Frédéric Poisson demande à l'UMP d'être clairement un parti de droite :

    "[...] Avec les décisions installant un prochain congrès de l’UMP à l’automne fleurissent les déclarations annonçant la nécessité d’un rapprochement avec le centre. Il faudrait d’abord clarifier le contenu d’un tel rapprochement, mais à titre préliminaire, on peut déjà dire clairement ce qu’il ne doit pas être : la conversion définitive de la droite française à une vision social-démocrate, ne correspondant pas au rôle que doit assumer une grande formation de droite en France, ni à l’attente de ses électeurs, de ses sympathisants, de ses élus et de ses militants.

    Comme à toute grande formation politique, il revient à l’UMP et à ses alliés d’assumer la mission de défendre les valeurs dites « conservatrices » dans le débat public. On peut en donner quelques exemples: la promotion de la famille ; l’opposition au droit de vote des étrangers ; une place juste accordée à la liberté religieuse ; le refus d’une organisation européenne fédérale dans laquelle se dissoudrait notre pays ; une conception à la fois souple et humaine des relations de travail et de l’économie libre d’entreprise ; le fait de consulter le peuple français sur les questions importantes et la reconnaissance de son droit à le demander ; etc.

    [...] Ces derniers temps, à tort ou à raison, nos familles politiques ont pu donner l’impression de courir après des conceptions qui ne sont pas les leurs, et de manifester de la faiblesse dans la résistance au projet de nos adversaires. A ceux de la gauche, d’abord, qui embrasse – paradoxalement – tous les thèmes individualistes sur le plan sociétal, et ne conserve un esprit « collectif » qu’en matière de réglementation et de politiques publiques. A ceux de l’écologie, dont la conception soupçonneuse de la nature humaine imprègne désormais bon nombre d’esprits, au point parfois de faire perdre de vue que la valeur suprême sur cette terre demeure la personne humaine.

    Le bruit de fond médiatique entretient constamment l’illusion que ces conceptions seraient partagées par l’ensemble de l’opinion française. C’est faux. Le rôle d’une grande formation politique de droite consiste à déployer toute son énergie pour combattre ces faux-semblants. Toute forme de compromission ou de faiblesse dans ce combat conduirait à la perte de sens, la perte de repères et à l’échec. [...]"

    Michel Janva

  • L’AFFAIRE BYGMALION

    Les "affaires" s’inscrivent dans une tradition inhérente à la République, qui favorise les arrivistes sans scrupule, des chefs de bande en col blanc à la solde des puissances financières.

    Gérard Leclerc faisait remarquer dans France catholique que, malgré les bourrasques qui secouent la République, nous n’étions pas sous la IVe, et que les institutions de la Ve étaient suffisamment solides pour subir sans faillir une telle épreuve. Sans doute a-t-il raison. Le contexte est différent : en 1958, la guerre d’Algérie avait miné le pouvoir et, à l’heure des grandes décisions, l’opinion se tournait vers l’homme du 18 juin. Aujourd’hui, si ce qui reste de la Ve, grignotée par les réformes constitutionnelles, dont l’instauration du quinquennat, dispose d’une administration pléthorique, elle peut s’effondrer doucement, sans heurt et sans même que l’on s’en rende compte.

    L’armée des fonctionnaires

    Ce qui est frappant, c’est que les sollicitations populaires restent l’épreuve majeure de ce système, ou plutôt de ceux qui, le temps d’une mandature tiennent le pouvoir. Ceux ci, en s’appuyant sur une armée de fonctionnaires zélés, s’y entendent merveilleusement , alternance ou pas, pour faire en sorte que rien ne change, en dehors de la lente dégradation qu’ils préfèrent ignorer ou minimiser. Les élections, fréquentes dans notre pays, si elles sont l’occasion d’affrontements spectaculaires entre les différentes factions qui vivent du système et le nourrissent, ne semblent pas, même quand les urnes leur éclatent au nez, apporter d’enseignements, et ne peuvent en aucun cas modifier la feuille de route libérale. Ne parlons pas des pétitions d’initiative populaire, prévues par les textes mais systématiquement balayées d’un revers de main, que ce soit en France avec la Manif pour tous ou auprès de l’Union européenne avec l’association Un de nous.

    Tout est bloqué et la course au pouvoir n’est plus qu’une affaire de carrière de politiciens professionnels. Au vrai, c’est le peuple qui gêne dans cette curieuse démocratie où tous les coups sont permis. Après les affaires DSK, Tapie, Cahuzac, voilà l’affaire Sarkozy maquillée en affaire Bygmalion. De temps en temps, on entend aussi parler de l’affaire Karachi, histoire de nous rappeler que ces transgressions s’inscrivent dans une tradition durable de la République, quelle que soit la bande placée au faîte de l’État. L’homme étant ce qu’il est, et la concurrence rude, on peut expliquer, sinon comprendre, ces faiblesses récurrentes d’un système fermé et occupé savamment par des oligarques qui maîtrisent les techniques, les réseaux et les règles du Monopoly politique.

    On va nous rétorquer que notre propos est dangereux et qu’il favorise la montée des extrêmes. Mais nous ne disons pas "tous pourris", du moins pas seulement. Nous souhaitons souligner que le système, tel qu’il est conçu par nos énarques, favorise les seuls arrivistes sans scrupule, sans foi ni loi, qui sont en mesure de participer à cette compétition érigée en principe. Comment un honnête homme pourrait- il faire valoir des arguments de bien commun dans une telle foire d’empoigne  ? Peu a peu, la République française, notre Marianne désincarnée, en s’adaptant aux règles intouchables du marché, favorise l’émergence d’aventuriers, de chefs de bande en col blanc, de nouveaux notables à la solde des puissances financières apatrides. Des gens fort intelligents au demeurant, qui auraient pu choisir d’être cadres supérieurs dans quelque société multinationale, mais qui ont choisi la politique, non par amour de la patrie, mais pour réussir dans la vie. « La vanité », dit Al Pacino dans L’Associé du diable, « c’est le pêché que je préfère, c’est lui qui fait marcher le monde ».

    Laissons mourir la République !

    C’est pourquoi, à l’Action française, il ne nous suffira pas de dénoncer Copé, Hollande ou Sarkozy, mais cette fumeuse République tenue à bout de bras par la fonction publique que nous tenons pour responsable de cet état de fait qui n’est que la partie visible d’un vaste pourrissement généralisé. Il faut mettre fin à l’acharnement thérapeutique, et arrêter les perfusions. Il semblerait que les Français prennent peu à peu conscience de cette nécessité. L’Action française doit jouer sa partition dans le frémissement de renaissance nationale que nous vivons aujourd’hui et faire comprendre à nos compatriotes que cette République n’est pas la France et que nous aurions tort de la sauver encore une fois, que ce soit en la restaurant ou bien en suscitant une VIe.

    Je cherche un homme, disait Diogène avec sa lanterne. Un homme associé par sa famille à l’histoire de notre patrie commune, indépendant des factions et disposant d’une autorité légitime pour protéger le peuple contre le désir de puissance des féodaux d’aujourd’hui. Le temps est venu pour nos princes de se lever et de parler.

    Olivier Perceval, Secrétaire général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-AFFAIRE-BYGMALION

  • Renouvellement de l'UMP ? L'humour d'Alain Juppé

    L'ancien Premier ministre et ancien condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris Alain Juppé a annoncé aujourd'hui que la nouvelle direction provisoire de l'UMP qu'il compose avec Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, a déclaré :

    "L'UMP a besoin d'une véritable césure par rapport à la gestion précédente. Il est donc bien dans nos intentions de renouveler complètement l'équipe administrative et financière de l'UMP dès le prochain bureau politique de la semaine prochaine".

    Quand on voit que l'UMP est dirigée par le triumvirat des anciens premiers ministres, associé à Luc Chatel, ancien ministre ayant introduit le gender à l'école ainsi que le pass contraception, il y a de quoi s'étrangler quand on parle de "renouvellement".

    Michel Janva

  • Entrevue du C.N.C. #10: Vincent Vauclin

    Vincent Vauclin est le fondateur et le coordinateur national de la Dissidence Française, mouvement   fort intéressant avec qui nous partageons nombres d'analyses. Cette entrevue permettra au lecteur de mieux connaître la Dissidence Française ainsi que Vincent Vauclin, qui a déjà publié deux livres ("Cendres" et "Putsch") que nous avions recensés il y a quelques mois.  

    1. Le C.N.C.: Qu’est-ce qui, dans votre parcours personnel, vous a amené vers vos positions actuelles et vous a poussé à vous engager sur un plan politique ?

    V.V.: A l'instar de nombre de camarades issus de l'extrême-gauche, mon cheminement suit plusieurs étapes : la base, c'est la prise de conscience de classe. C'est-à-dire la prise en compte des facteurs socio-économiques et des convergences d'intérêts qui impliquent un rapport de force constant entre exploiteurs et exploités. 

    La suite logique, c'est l'analyse du système de domination, de la superstructure du capitalisme contemporain, et des rouages du processus d'aliénation qui permettent son hégémonie : à ce stade, l'influence de certains anarchistes fut pour moi assez déterminante, et la lecture du pamphlet L’insurrection qui vientmarqua véritablement un tournant. 

    Dès lors, je me situais dans une démarche militante qui impliquait déjà la formation d'une avant-garde révolutionnaire destinée à créer les conditions du « grand soir » insurrectionnel durant lequel les masses inverseraient le rapport de force.

    C'est à cette époque que la contestation contre la réforme des retraites de Sarkozy prenait de l'ampleur : les premiers blocages de dépôts de carburant s'amorçaient et je voyais là une occasion à saisir. Avec enthousiasme, j'ai participé à cette mobilisation qui, au bout de deux semaines, donnait déjà des résultats encourageants : pénurie générale de carburant, manifestations, files d'attente aux stations d'essence, ambiance tendue, gouvernement discrédité etc... La gauche radicale était en effervescence, on sentait qu'une brèche s'était ouverte. Et puis rien. Les syndicats majoritaires (la CGT en tête) lâchèrent les travailleurs aux moments précis où la situation pouvaient enfin basculer. Les raffineries reprirent progressivement leurs activités, les derniers foyers de contestation furent balayés par les CRS, et le gouvernement Sarkozy sortit renforcé de cet épisode en bénéficiant in extremis du soutien officieux des centrales syndicales majoritaires. 

    Ces événements catalysèrent ma compréhension de la réalité des rapports de forces et, surtout, de leur complexité. Dès lors, j'abandonnais la lecture simpliste et inefficiente de l'orthodoxie marxiste. Je comprenais le leurre que constituais « le mythe du grand soir », et celui de la bienpensance cosmopolite véhiculée par l'internationalisme gauchiste, caution morale de la politique immigrationiste du Capital. Les partis et syndicats d'extrême-gauche, des mouvements révolutionnaires ? Non, des rouages, parmi d’autres, de la machinerie capitaliste, intégralement sous contrôle, endoctrinant, noyautant et neutralisant tout élan contestataire. L'oligarchie, un simple ensemble d'intérêts économiques interdépendants ? Non, une caste communautaire qui travaille activement à la dissolution de la France, non seulement sur le plan économique, mais également et surtout sur le plan social, moral, culturel, et ethnique. La gauche libérale et la droite financière sont les deux mâchoires d'une même tenaille qui se referme sur notre civilisation. La subversion morale précède la domination du Capital. L'anéantissement des structures traditionnelles de notre pays fait le lit de sa dissolution ethnique. C'est la lutte finale, camarades ? Certes, mais certainement pas celle que vous croyez...

    2. Le C.N.C.: Vous êtes le fondateur de la Dissidence Française. Pouvez-vous présenter votre mouvement à nos lecteurs et en dégager les objectifs fondamentaux ?

    V.V.: La Dissidence Française est le mouvement de riposte radicale à l’idéologie libérale et cosmopolite. C’est une force qui se construit depuis plus de trois ans maintenant, et qui poursuit une action à la fois militante et métapolitique en ouvrant des fronts nouveaux. Notre organisation formule une synthèse des différents courants de ce que l’on pourrait appeler la mouvance « dissidente » ou « non-conforme », rassemblant ainsi des centaines de militants issus d’horizons divers, qui partagent une même vision du monde, une même intransigeance, et une même énergie qui s’exprime dans un activisme soutenu, tout particulièrement contre ce que nous appelons « le Régime », c’est-à-dire la république des partis, des loges et des lobbies. 

    Concrètement, nous avons déjà mené des centaines d’actions dans près de 40 départements : tractages, collages d’affiches, déploiements de banderoles, actions « coup de poing », manifestations, maraudes solidaires pour les SDF et précaires etc… Et tout ça, de façon autonome : la Dissidence Française n’a pas de compte bancaire, et n’a donc jamais réclamé un seul euro de don ou de cotisation à ses militants et sympathisants.

    Parallèlement, nous développons une communication hyperactive sur internet et notamment sur les réseaux sociaux, nous adaptons notre communication aux exigences d’aujourd’hui, nous formulons continuellement une critique positive de la mouvance dissidente et des tendances régressives qui s’y manifestent, nous tissons des liens avec la plupart des organisations non-conformes et participons aux dynamiques de convergence contre le mariage gay, l’idéologie du genre, la pression fiscale et migratoire, le traité transatlantique et la mainmise des lobbies communautaires sur les institutions françaises et européennes. 

    3.  Le C.N.C.: Quelles sont les formes de militantisme les plus adaptées à notre époque selon vous ? L’importance accordée aux visuels, et à l’image en général, que l’on retrouve dans votre mouvement est-elle une composante de votre manière de militer ?

    V.V.: Le monde Spectaculaire-Marchand dépense chaque année des dizaines de milliards d’euros en publicités et autres campagnes marketing. Ce n’est pas pour rien. Au-delà de l’impact immédiat de ces campagnes sur les consommateurs, qui sont ainsi quotidiennement incités à se tourner vers telle ou telle marque, tel ou tel produit, il est évident qu’un tel conditionnement remplit une fonction politique et « culturelle », inoculant insidieusement l’idéologie dominante au corps social, façonnant jour après jour cet homme-masse, éternel esclave de toutes les tyrannies, sur le consentement tacite duquel repose l’ensemble du totalitarisme moderne. On notera d’ailleurs la teinte systématiquement « politiquement correcte » des campagnes publicitaires, surtout lorsque celles-ci se drapent d’un caractère subversif pour cibler, par exemple, la jeunesse : il s’agit toujours de faire l’apologie de la transgression morale, du métissage, du mondialisme, de l’antifascisme, de la « tolérance » et de je ne sais quelle autre connerie gauchisante. 

    Nous ne pouvons donc tout simplement pas faire l’impasse sur la communication. La forme importe autant que le fond, et c’est la raison pour laquelle nous consacrons effectivement beaucoup d’énergie pour forger une communication à notre image : virale, jeune, efficace, avant-gardiste, dotée de ses propres codes, etc. L’idée étant de renverser, en notre faveur, « l’asymétrie communicationnelle » qui prévaut aujourd’hui. Plus clairement, le message que nous devons faire passer est le suivant : contrairement à ce qu’ils prétendent, les ringards, les moralistes, les conformistes, ce sont eux. L’avenir, la jeunesse, le changement véritable, c’est nous. Et c’est par le militantisme que nous entendons incarner et donc « vitaliser » ces principes.

    4.  Le C.N.C.: La Dissidence Française prône l’abstention, pourquoi ? Le vote FN n’est-il cependant pas un bon indicateur – certes imparfait – pour appréhender le ras-le-bol du Français de base face au Système ? 

    V.V.: Nous refusons tout simplement d’apporter notre onction démocratique à des institutions qui ne disposent d’aucune légitimité. Prenons un exemple récent : le référendum sur le Traité Constitutionnel Européen qui fut organisé en 2005. Les Français ont voté à 55% « Non ». Moins de 3 ans plus tard, le traité identique est pourtant ratifié par les parlementaires UMPS. Est-ce normal ? Est-ce acceptable ? Peut-on faire comme si cette forfaiture n’avait pas eu lieu ? Non. Quand on connait les implications considérables de la ratification de ce Traité pour notre pays, c’est tout simplement scandaleux et inadmissible. Par principe donc, nous refusons de participer à cette mascarade. Puisque le match est truqué d’avance, nous n’irons pas sur le terrain. Et considérons donc que les institutions « représentatives » ne représentent pas le peuple Français, et qu’en conséquence les scrutins qu’elles convoquent sont illégaux. L’abstention, c’est donc une façon de priver de priver le Système de son carburant électoral, de tarir la seule source de légitimité sur laquelle il peut compter. Si, comme nous, l’on considère que la « république française » n’est ni une république (puisqu’elle ne sert pas le bien commun, la res publica), ni Française (puisqu’elle est inféodée à des intérêts étrangers à ceux du peuple Français), il n’y a qu’un seul choix possible : celui de l’entrée en dissidence, de la rupture. En clair : l’abstention est un choix politique, sans doute le plus radical qui soit.

    Pour répondre à la seconde partie de votre question, je dirais que le Front National est effectivement le thermomètre d’un ras-le-bol général, et que ses scores reflètent d’abord le rejet du « politiquement correct » véhiculé par les médias de masses et l’ensemble des partis parlementaires. Pour autant, je ne crois pas une seconde à un changement par les urnes, ni à une victoire décisive du Front National dans les années qui viennent. 

    5. Le C.N.C.: Dans le monde moderne, l’ennemi est partout autour de nous, sur un plan institutionnel, culturel, politique, social, national et international. Cela amène de nombreux résistants à ne pas savoir où réellement frapper, perdus face à une entité aux innombrables facettes. Que leur conseilleriez-vous d’attaquer en priorité ? 

    V.V.: Notre narration collective nous échappe. La barbarie moderne s’appuie d’abord sur une vision du monde innervée des illusions qui sont quotidiennement inoculées au corps social et plongent la société dans un état de stase psychotique propice à son délitement. C’est un phénomène « kaléidoscopique » qui altère la perception de la réalité par nos contemporains et conditionne l’ensemble de leurs attitudes et comportements, introduisant des représentations éphémères qui se succèdent l’une après l’autre sans cohérence apparente. Le regard affûté y distinguera cependant des constantes qui ne relèvent pas du hasard mais bien d’un projet totalitaire. Cet état d’hébétude relève en effet d’une stratégie élaborée, socio-psychologique, de manipulation et de neutralisation (on parle « d’ingénierie sociale », de « Tittytainment »). L’avancée souterraine et métastatique de la subversion résulte de cette stratégie systémique d’immunosuppresion, et c’est la raison pour laquelle rien ne pourra être accompli en l’absence d’une décontamination identitaire préalable et d’une désintoxication idéologique radicale. C’est donc sur le front de la catharsis que nous devons d’abord nous mobiliser, c’est sur le champ de bataille de l’expiation collective que nous devons combattre, contre les propagandes de tous bords, contre l’ensemble des déviations modernes, contre ce que Philippe Muray appelait « l’Empire du Bien ». Qu’ils nous qualifient de racistes, de misogynes, de fascistes, d’antisémites, de réactionnaires, d’homophobes, d’intolérants, de tout ce qu’ils veulent : cela ne présente absolument aucun intérêt, car ils ne nous jugent qu’à l’aune de leurs néo-principes frelatés qui, tôt ou tard, seront purement et simplement démentis par le réel.  

    6. Le C.N.C.: Quelle est votre position sur l’immigration et les populations d’origine extra-européenne présentes sur notre sol ? 

    V.V.: Avant la fin de ce siècle, si rien ne change, les Européens seront pour la première fois minoritaires sur leur propre territoire. Céder sur le terrain de la sémantique ou du politiquement correct, c’est déjà capituler, alors soyons clairs : nos sociétés se sont vues imposer un modèle multiculturel qui, in fine, conduira vraisemblablement à la marginalisation puis à l’extinction de la race blanche. Il ne s’agit pas d’un « délire d’extrême-droite », mais des projections officielles de l’ONU. C’est d’une logique implacable : d’un côté, les oligarques encouragent des politiques de dénatalité ciblant les Européens de souche (apologie de l’avortement, des déviances homosexuelles et « transsexuelles », idéologie du genre, propagande antifamiliale etc.), de l’autre, ils font entrer chaque année des dizaines de millions d’allogènes en Europe et encouragent le métissage au nom du « vivre-ensemble ». Concrètement, on appelle ça un génocide. Nous ne l’accepterons pas. Nous sommes clairement opposés à l’immigration de masse, et défendons l’idée d’une politique concertée, mais urgente, de remigration des populations extra-européennes, condition sine qua non de la préservation de notre identité ethno-culturelle. D’une manière ou d’une autre, nous redeviendrons maîtres chez nous, car il n’est pas envisageable que nous laissions la France et l’Europe, matrices des formes les plus supérieures de civilisation, sombrer dans le chaos du cosmopolitisme niveleur, du métissage global et du mondialisme uniformisant. 

    7. Le C.N.C.: Votre dernier livre « Putsch » a beaucoup fait parler de lui et nous ne reviendrons pas sur sa thèse (voir pour cela notre chronique et cette entrevue vidéo). Il a suscité un certain nombre d’objections, en particulier dans le texte « Il n’y aura pas de putsch ». Qu’avez-vous à répondre aux objections qui vous ont été faites ?

    V.V.: Paru en septembre 2013, mon livre a anticipé la révolte de l’Armée Française avec 8 mois d’avance. Et je remarque que la plupart de mes détracteurs se font désormais beaucoup plus discrets, car plus le temps le passe et plus l’actualité semble me donner raison. Mon postulat de départ est le suivant : tôt ou tard, l’Armée Française sera amenée à jouer un rôle déterminant dans le dénouement de la crise profonde dans laquelle s’enfonce notre pays. En publiant Putsch, j’ai lancé un défi aux forces armées en prenant ouvertement position pour un coup d’état militaire, c’est-à-dire pour l’option la plus radicale qui soit. Car il faut distinguer le putsch au sens strict, c’est-à-dire le renversement complet et brutal du Régime, par la destitution de François Hollande, la suspension de la constitution, l’instauration de la loi martiale et la mise en place d’un gouvernement provisoire de salut public, et le putsch au sens large, qui englobe différentes formes de révoltes martiales, aux portées et aux implications plus limitées, et qui peuvent constituer plusieurs paliers vers un putsch intégral. 

    En mars 2013, l’Armée fit sauter Jérôme Cahuzac (qui, alors ministre du budget, entendait réduire drastiquement le budget de la Défense Nationale) : c’est un exemple de ce que j’appellerai un « putsch partiel », par lequel les militaires ont mené une opération de neutralisation d’une cible menaçante. Avec le succès que l’on sait. Pourtant, le gouvernement Hollande poursuit son entreprise de démantèlement de l’Etat, et pour cause : Hollande est totalement bloqué, à sa gauche par les lobbies communautaires, libertaires et maçonniques qui entendent faire passer en force leur projet d’une société individualiste, multiculturelle et déracinée, et à sa droite par les lobbies de la finance mondialiste qui comptent sur ce gouvernement antinational pour maintenir coûte que coûte le système de racket fiscal organisé au profit des banques. Mais la situation n’est plus tenable.

    L’Armée ne lâche pas, les militaires n’acceptent plus d’être la variable budgétaire d’un gouvernement inféodé aux intérêts de la finance, et non à ceux de la France. Le mois dernier, le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major des trois armes, et une vingtaine de généraux ont fait savoir qu’ils démissionneraient en bloc si Hollande persistait dans son projet. Un message réaffirmé par le Général Vincent Desportes sur Europe 1 qui, et c’est une première, lança clairement et publiquement un ultimatum à François Hollande. C’est du jamais vu. Cette grogne est générale, et ne se limite pas à l’Armée : j’ai également reçu nombre de soutiens de la part de gendarmes et de policiers (des soutiens émanant par exemple de la Direction Centrale de la Police Judiciaire, des groupements parisiens de gendarmes mobiles, ou de CRS avec qui j’ai pu discuter directement). Les objections formulées par mes détracteurs me semblent donc tout simplement dépassées. Tous ces faits témoignent de la crise profonde d’un Régime en phase terminale, crise qui va bien au-delà de simples considérations budgétaires. 

    8. Le C.N.C.: Dominique Venner pensait qu’il fallait, préalablement à toute action politique de grande ampleur, faire changer la mentalité du peuple. Qu’en pensez-vous ?

    V.V.: Le « peuple »… Existe-t-il, déjà ? Ou existe-t-il encore, plutôt ? C’est là toute la question : que reste-t-il de notre peuple aujourd’hui, après des décennies, voire des siècles, de subversion libérale et cosmopolite ? Je pense que « le peuple », en tant que communauté de destin et réalité identitaire, n’existe plus. L’atomisation de la société française par des forces dissolvantes, de droite comme de gauche, a scellé la tombe du « peuple », en tant qu’entité politique et culturelle homogène. 

    Mais je rejoins Dominique Venner lorsqu’il nous dit que « les racines des civilisations ne disparaissent pas tant que n’a pas disparu le peuple qui en était la matrice », ce qui signifie que si le « peuple » n’existe plus, le Volk, lui, existe encore. Le pays réel, celui de la terre et du sang, conserve encore jalousement les secrets de sa grandeur passée et de sa renaissance future. 

    A l’heure de la convergence des catastrophes et face au péril que constitue le Grand Remplacement, il ne s’agit pas simplement de « changer les mentalités », mais de puiser dans les archétypes et les mythes les plus anciens, de réactiver les atavismes les plus profonds, et de réveiller ainsi les forces immémoriales qui affranchiront nos patries du destin cataleptique que leur avait promis les tenants de la « fin de l’histoire ».  Jusqu’ici, il manquait quelque chose de fort, au-delà des formules convenues et des mots d’ordres rabâchés. Il manquait un acte héroïque, un symbole de fondation, une figure polarisante. Il manquait un signal. Ce signal nous fut donné, le 21 Mai 2013, peu après 16 heures… Il nous appartient, ici et maintenant, d’en tirer les conséquences.

  • [Grenoble] Camel Bechikh au Centre Lesdiguières

    Le Centre Lesdiguières

    vous invite à la conférence de Camel Bechikh, Président fondateur de « Fils de France », porte parole de « La manif Pour Tous » :

    L’identité française au défi de l’immigration et de la mondialisation

    Vendredi 20 juin 2014 à 20 h,

    à la salle paroissiale (1er étage) de l’Eglise Saint-Augustin, 1 rue Dupleix, 38100 Grenoble

    (Ligne 34 arrêt : « Les bains » ; au bout de l’avenue Jeanne d’Arc). (Participation aux frais)

    Centre Lesdiguières - 6 rue Berthe de Boissieux - 38000 - Grenoble

    Dans les questions complexes que posent la présence nouvelle de l’islam, devenue deuxième religion du pays, le jeune mouvement Fils de France inaugure une approche nouvelle basée sur le processus d’acculturation. Loin du discours souvent victimaire de nombreuses associations affichées comme "musulmanes" et confondant revendications sociales, devoir de mémoire, liberté du culte... Fils de France propose une distinction nette entre culte et culture, car si les valeurs issues de la spiritualité sont universelles, leur réalisation épouse la variété des cultures rencontrées. Toutefois l’accélération de l’Histoire engendrée par les nouvelles technologies propulse notre pays dans les standards de la culture mondialisée, américanisée...Ainsi posée, comment l’identité française malmenée par les nouveaux enjeux internationaux peut-elle proposer un modèle culturel, original, stable aux migrants, à leurs enfants ?

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Grenoble-Camel-Bechikh-au-Centre

  • Quatre maires et Emmanuel Ratier à l’affiche du colloque Civitas du 5 juillet

    affiche-colloque-civitas-5 juillet 2014

    « Catholiques, engagez-vous ! », recommande l’invitation de Civitas. L’organisation catholique bien connue pour son combat contre l’antichristianisme et la politique antifamiliale organise un colloque à Paris le 5 juillet. Durant toute cette journée, des catholiques déjà bien engagés viendront témoigner. Parmi eux, quatre maires viendront débattre de la façon dont ils essayent de défendre le bien commun à travers leur engagement municipal. Le choix de ces quatre maires est d’autant plus intéressant qu’ils représentent les variétés de nos communes françaises, du petit village rural à la grande ville. Nul doute que de nombreux nouveaux élus municipaux ainsi que des militants qui pourraient le devenir viendront écouter attentivement les récits expérimentés de  Charles Berthollet (maire de Rouvray), Xavier Lemoine (maire de Montfermeil), Hervé Lucbéreilh (maire d’Oloron-Ste-Marie, Conseiller général des Pyrénées Atlantiques) et Jacques Tissier (maire de Fontgombault).

    On notera aussi que Civitas a fait appel à différents représentants des médias alternatifs (TV Libertés, Radio Courtoisie et… Médias Presse Info par l’entremise du Dr Dickès, notre spécialiste des questions bioéthiques) pour participer à ce colloque et en animer notamment les tables rondes. Parmi ces journalistes non conformistes, on retrouvera au colloque de Civitas le fameux Emmanuel Ratier dont la biographie de Manuel Valls est l’une des meilleures ventes du livre en ce moment grâce à internet.

    Voilà donc un rendez-vous à ne pas manquer afin, malgré la période estivale, de conserver l’esprit militant.

    Samedi 5 juillet, de 10h à 18h – Colloque : Catholiques, engagez-vous !
    Matin
    1ère table ronde :S’engager au service du bien commun dans la Cité est un devoir pour les catholiques
    Avec M. l’abbéXavier Beauvais, le DrJean-Pierre Dickès(président de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins, directeur d’émission à Radio Courtoisie et chroniqueur à Médias Presse Info) et M.Alain Escada(président de Civitas). Animateur : M.Vivien Hoch(philosophe)
    2ème table ronde :Être Maire, pour quoi faire ?
    Avec M.Charles Berthollet(maire de Rouvray), M.Xavier Lemoine(maire de Montfermeil), M.Hervé Lucbéreilh(maire d’Oloron-Ste-Marie, Conseiller général des Pyrénées Atlantiques) et M.Jacques Tissier(maire de Fontgombault). Animateur : M.Martial Bild(directeur de la rédaction de TV Libertés)
    Après-midi
    -Laïcité et liberté religieuse : entre prudence et déstructuration politique et sociale(M.François-Xavier Peron, Civitas)
    -Valls, homme des lobbies ou la fabrication d’un président(Emmanuel Ratier, journaliste et écrivain)
    -Riposte à l’antichristianisme et résistance à la politique antifamiliale : bilan des stratégies(M.Alain Escada, président de Civitas)
    -La France a besoin de chefs catholiques(M. l’abbéRégis de Cacqueray)
    Lieu :84 rue de Grenelle, 75 007 PARIS  (métro/bus 63, 68, 69, 83, 84, 94 – arrêt rue du bac)

    Entrée : 10€ 

    http://medias-presse.info/quatre-maires-et-emmanuel-ratier-a-laffiche-du-colloque-civitas-du-5-juillet/11196

  • Environ 850 djihadistes français potentiels

    Loïc Garnier, ancien patron de la brigade criminelle devenu chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), déclare au Figaro :

    "Aujourd'hui en France, plusieurs centaines de gens potentiellement dangereux ou exprimant des velléités de départ vers le djihad sont sous surveillance. C'est une question majeure de sécurité mais aussi un enjeu de santé publique puisque nous sommes face à un nombre important de très jeunes individus qui n'imaginent pas qu'ils vont mettre en jeu leur vie et leur santé mentale… [...]

    Nous savons que certains jeunes individus, des djihadistes européens parmi lesquels figurent des Français, sont pris en charge par des cadres d'al-Qaida qui les entraînent dans le but de mener des attentats en Europe. Sélectionnés sur des critères notamment linguistiques, sur leurs capacités à se fondre parmi la population occidentale et à frapper le moment venu avec toute la détermination nécessaire, ils apprennent les techniques de fabrication de bombes artisanales, l'art de la dissimulation et tout le sang-froid voulu pour commettre un attentat suicide. Ayant fait l'objet d'un «lavage» de cerveau, ils ne sont plus dans un combat contre Bachar le dictateur mais aux sources de la dialectique d'al-Qaida qui dit: «Là où tu es, frappe le mécréant, frappe l'apostat.»Nous sommes face à une menace protéiforme, à un phénomène que l'on a jamais connu. C'est aujourd'hui notre plus grande inquiétude.

    [...] Sachant que la surveillance d'une seule personne 24 heures sur 24 suppose un minimum d'une vingtaine de fonctionnaires à renouveler tous les deux jours pour éviter qu'ils se fassent repérer, il est impossible, ni même souhaitable, d'épier tout le monde.

    [...] Pour l'heure, on dénombre environ 850 djihadistes français potentiels, dont 31 sont décédés et certains ont pris la route du retour. [...]"

    Michel Janva

  • La théorie du genre au royaume d’Ubu

    L’antinature qui nous gouverne grince des dents. Les choses n'évolueraient pas assez vite sur le plan sociétal selon elle, des populations resteraient stigmatisées, les petits enfants seraient encore les victimes de terribles stéréotypes les enfermant, en les étouffant, dans des identités sauvagement artificielles, dans un genre psychologiquement ruineux, une sorte de sexualité, programmée culturellement, à la nocivité incommensurable. Les genres persistent, des distinctions entre fillettes et garçonnets existent encore aujourd'hui. L'on voit encore des individus de sexe féminin en jupe, outil terrible du genre non erratique, le genre-prison, le genre essentialiste ! On tremble, le fascisme est dans la jupe ! On tremble, les partisans de la liberté suffoquent. Les professeurs épris de liberté se lèvent ! Il faut en finir avec le totalitarisme des genres qui empêche l'éclosion des vraies personnalités individuelles. Nous n'exagérons rien : c'est bien ce discours qui est déversé par des tas de tarés partout, partout. Et les thuriféraires de la théorie du genre sont toujours enclins à voir dans des faits banals l'expression d'un déterminisme social répugnant. Les petits garçons qui jouent à la guerre ou au chevalier épée en bois ou en plastique à la main ne feraient là que reproduire une attitude artificiellement masculine imposée d'une manière subliminale aux enfants dès leur naissance. D'emblée les parents réfrèneraient inconsciemment les profondes aspirations de leur progéniture en lui parlant d'une manière spécifique en fonction de son sexe. Une rudesse sous-jacente serait perceptible dans le langage parental formulé pour un garçon (pardon pour un enfant porteur d'un pénis) alors qu'une certaine niaiserie caractériserait celui formulé pour une petite fillette (pardon, pour un enfant destiné, socialement, à devenir fillette avant d'être transformée en femme soumise !).

    Voilà pourquoi, grosso modo, les filles joueraient à la poupée et aux froufrous alors que les garçons, ride du lion précoce entre les yeux, se sentiraient bien (comme s'ils répondaient aux stimuli de leurs parents chéris) en se surpassant physiquement, en se roulant dans la boue, en tirant à l'arc, en jouant avec le feu... Les gros commerçants seraient évidemment complices en promouvant des jouets destinés expressément aux filles et d'autres aux garçons. Et ces firmes énormes de persister dans cette stratégie de ciblage sexuel. Voilà des Lego pour fillettes, des Lego pour garçons (plus sombres, plus "musclés"). Même évolution avec les Play-mobils et je ne sais quels autres gugusses déclinés en indiens, ici, en esthéticiennes dans une autre boîte. Pis pour les cinglés intersexualistes de tout acabit, certains succès commerciaux indiquent en effet la persistance de ces différences de goûts entre garçons et filles. Ainsi, l'une des meilleures ventes de jeux PC serait actuellement un simulateur de tracteur que le joueur doit

    Une population à l’écoute, une population croissante ? 

    Malgré tout, même si l'on sait que les idéologues au pouvoir sont prêts à tout, et surtout à faire abstraction du grotesque et du ridicule qui les entourent, on peut cependant se demander si ces derniers ne s'adressent pas à un public de plus en plus large. Un public qui aurait vocation à s'agrandir encore bien plus dans les années à venir... L'Engeance en serait-elle certaine ? Elle agit en tout cas comme si elle en était assurée : les détraqués, les perdus de l'identité, les sodomites ulcérés voient leur nombre bondir et alimenter les nouvelles gayprides où ils se dandinent au rythme névrotique d'une musique tecktonique. La pollution de l'air, la pollution de l'eau, la qualité douteuse de nos aliments dérèglent, comme nous le savons, notre système hormonal, un peu comme elles modifient en profondeur la physiologie des poissons se transformant en monstres hermaphrodites à la semence foireuse.

    Ces altérations observées sur des cas de plus en plus fréquents par la science et l'ensemble du monde médical expliqueraient-elles la multiplication des individus invertis en Occident ? Bon sang, la propagande seule ne peut expliquer un tel spectacle postmoderne, une telle avalanche de macédoine, d'êtres tératoïdes, de bipèdes pervers s'excitant sur des organes corporels non dévolus à la sexualité ! La propagande seule ne peut expliquer les inlassables humiliations que s'infligent chaque jour par leur accoutrement et leur conduite tant de dégénérés primesau-tiers. L'absence totale de honte qui semble caractériser les nouveaux invertis des villes et des champs doit bien avoir une source que l'endocrinologie moderne peut démontrer ! Comment expliquer qu'un gamin homosexuel de 15 ans puisse, sourire aux lèvres, aller chercher son petit frère à la maternelle accompagné de son amant de 17 ans, bras dessus, bras dessous ? Il y a quelque chose de détraqué dans ces organismes. Dans une interview toute récente, Gian Paolo Vanoli, chercheur et journaliste indépendant italien, a déclaré que le mercure et d'autres éléments provenant de vaccinations altéraient considérablement l'identité sexuelle des adolescents. Pour Vanoli, cette modification chimique aurait des répercussions sur l'ADN des individus atteints et donc sur leur descendance. Notre homme parle donc d'une maladie qui serait devenue héréditaire (du fait également de la légitimation systémique de la parenté homosexuelle). Nous ne sommes pas obligés de prendre pour argent comptant les conclusions des travaux de Vanoli, mais le paradigme de la contamination des corps (conjuguée à celle des esprits bien entendu) par divers polluants chimiques ou par métaux lourds ne peut être rejeté d'un revers de main. Cette question quant au pourquoi d'une homosexualité conquérante est pertinente car les débouchés pratiques d'une institutionnalisation progressive de la théorie du genre interpellent en premier lieu les sodomites et autres transsexuels convaincus que leur sexe (physique) ne correspondrait pas à leur genre ou l'aune de cette idéologie homosexualiste toute-puissante qu'il faut appréhender cette volonté maçonnique acharnée de promotion d'une théorie du genre sans fondement scientifique, ni moral. Vanoli avouait également au travers de son interview que l'homosexualité était effectivement une maladie quoi qu'en disent les papiers de l'OMS. Une maladie qui provoque plusieurs symptômes, comme le dégoût ressenti à l'égard de l'autre sexe, une identité quelquefois vaporeuse, parfois un égotisme viscéral, souvent un besoin irrépressible de travestissement. Et ce désir, touchant, et évident malgré les outrances vestimentaires, verbales, comportementales d'être désigné par les autres, qu'ils appellent "société", comme des gens normaux mais positivement originaux, en somme comme les parangons d'un "existentialisme" réussi, comme des esprits modernes ayant écouté paradoxalement leur vraie "nature". Le simple registre de la tolérance suppliée puis exigée par une communauté d'invertis frénétiques est dépassé. Elle ordonne désormais un nouveau discours sociétal, un discours de conquête, et ne souffre plus l'absence de son modèle dans les représentations symboliques exposées à la télévision, sur internet, au cinéma, dans les livres et bédés, dans les chansons de variété. La simple évocation d'un couple normal (dit hétérosexuel en novlangue), si elle n'est pas tempérée par « de la dégénérescence », d'autres symboles reflétant d'autres "orientations" sexuelles, lui est insupportable.

    Antinature et déraison 

    Lorsque l'on postule l'impossible, lorsque l'homme est considéré comme une chose absolument malléable, et cela non au service du Tout, d'une nation (donc en fonction d'un objectif tangible) mais au nom d'une jouissance sans limite, d'une création artistique transhumaniste, de la transformation infinie de l'individu-roi, les délires discursifs n'ont plus de frontières, plus de bornes : l'indécence et la folie sont sur scène. Elles s'agitent dans une psychose irrémédiable comme si seule la mort pouvait les anéantir. Leurs tenants n'ont plus d'accrochés avec la réalité. Le bon sens est l'ennemi de leur cerveau. C'est effrayant, mais il y a quelques semaines une sorte de manifeste de jeunes professeurs de SVT était publiée dans l'éternel journal de référence Le Monde, un texte vomi par cette bande d'abrutis souhaitant écrabouiller l'homme tel qu'il est. Une nième folie. Une caricature commise par ses propres modèles ! Devant les dernières grandes découvertes scientifiques corroborant l'essentielle dichotomie séparant le masculin du féminin en termes de centres d'intérêts notamment, les acteurs délurés de la théorie du genre (qui se vantent d' « instruire » nos enfants...) s'indignent de l'instrumentalisation prétendue de la science par les terribles réactionnaires anti-relativistes. Et nos théoriciens du genre de pratiquer en contre-attaque une comparaison des plus hasardeuses : « Les opposants au concept de genre prétendent souvent avancer des arguments relevant des sciences biologiques pour appuyer leurs propos. Ils construisent leur discours sur une supposée différence essentielle entre hommes et femmes, qui viendrait fonder un ordre décrit comme « naturel »! Les éléments de biologie sur lesquels ils s'appuient sont cependant, dans la plupart des cas, sortis de leur contexte et indûment généralisés. Cette manière de présenter les résultats des sciences du vivant contemporaines est au mieux naïve, au pire malhonnête et démagogique. Nous tenons à affirmer avec la plus grande insistance que les connaissances scientifiques issues de la biologie actuelle ne nous permettent en aucun cas de dégager un quelconque "ordre naturel" en ce qui concerne les comportements hommes-femmes ou les orientations et les identités sexuelles. » Malgré l'évidence, le bon sens, l'expression physique de la différence intrinsèque, des scientifiques américains se sont sentis obligés de rechercher d'autres preuves de la bipolarité du genre humain. Ils les ont bien sûr trouvées très rapidement. Une équipe de neuroscientifiques américains a démontré d'une manière irréfutable que les connexions qui relient les deux hémisphères du cerveau de la femme étaient beaucoup plus développées que celles observables dans le cerveau masculin, alors que les connexions qui relient les différentes régions d'un même hémisphère sont "renforcées" chez les hommes. C'est organique, c'est écrit ! Nos vertueux professeurs refusent d'accepter la réalité telle qu'elle est : « la biologie, en particulier la biologie de l'évolution, suggère plutôt l'existence d'un désordre naturel, résultant de l'action du hasard et de la sélection naturelle. Elle nous révèle une forte diversité des comportements, qu'ils soient ou non sexués : dans la nature, les orientations et pratiques sexuelles, les modes de reproduction et les stratégies parentales sont incroyablement variés. Chez le crapaud accoucheur, par exemple, le mâle porte les œufs sur son dos et s'en occupe jusqu'à éclosion, tandis que les mérous changent de sexe au cours de leur vie. Il est intéressant, et quelque peu amusant, de noter que ce ne sont jamais de tels exemples qui sont mis en avant dans les débats actuels, lorsqu'il est question d'affirmer que la "biologie" nous donnerait à voir le « modèle naturel » que devraient suivre les sociétés humaines. » Il ne faut pas rire de cette prosopopée, ses diffuseurs y croient dur comme fer. Et toute l'intelligentsia est sur le qui-vive pour défendre cette folie. "On" convoque le professeur Laurent Cohen, chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière, qui lance, sans préliminaires, que « les données des neurosciences sont souvent instrumentalisées » mais sans préciser par qui et comment... Un Cohen laissant accroire dans ses propos captieux que le masculin et le féminin ne seraient que des constructions culturelles avant, pourtant, de conclure d'une manière inouïe son entrevue (comme si la réalité l'avait rattrapé) menée par l'autre juive Florence Rosier qui a dû rester cristallisée sur place : manœuvrer dans les champs virtuels. Les petits garçons des campagnes en seraient fadas comme ils le sont depuis toujours des tracteurs mécaniques. Les associations transgenres n'ont pas encore demandé le retrait de ce produit, mais gageons que, demain, elles exigeront que le fermier virtuel, avatar du joueur, devienne ostensiblement homosexuel ou eunuque afin d'équilibrer un peu les symboles en présence. D'autres idées ? Le tracteur repeint en rose, un agriculteur sidaïque ?

    « Pour autant, les choses ne se passent peut-être pas exactement de la même manière dans le cerveau des femmes et celui des hommes... ». Cohen a craqué, a préféré admettre du bout des lèvres ce que démontrent en long et en large toutes les sciences plutôt que de combattre, jusqu'au plus parfait grotesque, pour l'idéologie impossible ! Le Monde ne pouvait achever son dossier spécial Sexe (sic) sur une touche si négative. Alors le canard de "référence" alla déterrer une vieille enseignante de littérature qui n'aura pas peur de déblatérer les délires convenus du microcosme dégénéré. Là, chers lecteurs, le torchon de Pierre Berge a trouvé chaussure à son pied. Une championne de la dinguerie. Anne-Emmanuelle Berger, au nom prédestiné, peut bien raconter autant de billevesées qu'elle le souhaite, sa qualité de littéraire la protège, croit-elle, croient-ils, du discrédit, et de la fustigation de ses pairs. En la lisant, nous prenons toute la mesure du vide intersidéral qui sert de contenu à la théorie du genre : « Autant la structure sociale est normative, autant la littérature bouleverse ces normes. Si le monde social reste un monde où les hommes dominent, si les plus grands héros de l'histoire sont des hommes, les plus grands héros de la littérature sont... des femmes ! » Puisque cette dinde vous le dit ! Les plus magnifiques personnages de romans sont des femmes ! Voilà tout ! Et l'assertion arbitraire suffirait pour prouver que la théorie du genre est valide ! Comprenne qui pourra.

    Rivarol du 30 mai 2014

  • Où il y a une volonté, il y a un chemin

    Du bureau politique extraordinaire de l’UMP qui s’est tenu hier soir…rien d’extraordinaire n’est sorti. Le trio Raffarin-Juppé- Fillon est maintenu en place jusqu’au congrès en octobre  et devra juste se serrer un peu pour faire une place au copéiste et ex catastrophique ministre de l’Education,  Luc Chatel. Certains attendent le retour de Sarkozy comme le messie, le  seul capable de « tuer le FN »; d’autres fondent leurs espoirs sur Fillon, le velléitaire Juppé ou sur d’autres sociaux démocrates européistes, mais plus jeunes, les Le Maire, Baroin, Bertrand, NKM…De quoi faire rêver les Français?  Dans son éditorial, paru dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, Pascal Coquis dresse le constat, cruel mais juste, d’une  UMP qui «n’est plus qu’un bateau ivre. Il prend l’eau de toutes parts, il gîte, il tangue, il menace de chavirer à tout instant. Les canots ont déjà été jetés à la mer (…) Au-delà des histoires de clans et de luttes d’ego, au-dessus des ambitions présidentielles déclarées et des petites bassesses du pouvoir, le futur-ex plus grand parti de France est au bord de la faillite… Sans parler des suites judiciaires à attendre après la révélation de l’affaire Bygmalion. Pas sûr alors qu’il y aura assez de gilets de sauvetage pour tout le monde. »

    Dans ce contexte ne sort de la bouche des ténors de l’UMP que les appels à une union avec la droite centriste européiste.  Et les condamnations rituelles d’une opposition nationale avec laquelle les électeurs de l’UMP partagent pourtant largement  les mêmes  valeurs, les mêmes préoccupations identitaires et  veulent  très majoritairement s’allier pour faire barrage au socialo-cosmopolitisme.

     Cette faille béante, qui ne cesse de s’élargir, entre l’ élite européiste  et  son électorat, explique largement le succès remporté par le FN le 25 mai. Michel Barnier, commissaire européen, membre de l’UMP, vice président du très fédéraliste Parti populaire européen (PPE)bruxellois jusqu’au bout des ongles, incarne de manière assez caricaturale cette déconnexion avec  la base.  Invité de LCI  hier et interrogé sur le Front National il n’a pu qu’ânonner que  « rien n’a changé (au FN)  depuis que Jean-Marie Le Pen a tenté de détruire  le Général De Gaulle!».

     En, fait de destructionle RPR puis l’UMP se sont parfaitement chargés de balayer, d’éradiquer, d’éliminer, de trahir dans leur exercice du pouvoir, tout ce que la pensée gaullienne s’inscrivant dans notre tradition nationale, patriotique, barrésienne, pouvait avoir de positive et d’intemporelle.  M.  Barnier et ses amis  le savent parfaitement.

     Lucide, intelligent, gaulliste, ami de Chirac mais défenseur souvent inspiré des valeurs de notre civilisation helléno-chrétienne, l’écrivain et journaliste Denis Tillinac ne l’ignore pas non plus. Il affirmait en début de semaine dans Le Figaro qu’ «une droite cool, bobo peut faire monter le FN jusqu’à 40%» (voire plus ?).

     « Si la déconfiture du PS ne profite qu’au FN, constate-t-il,  si la violence du conflit de légitimité entre Copé et Fillon n’a produit que des sketches de commedia dell’ arte, c’est quel’existence même de l’UMP était sujette à caution. Elle l’est plus que jamais: ce parti cacophonise à fonds perdus parce qu’il prétend fédérer ce qui ne peut pas l’être. On voit poindre le projet d’une droite modérée et d’un centre unis sous une même bannière libérale, européenne, accommodante avec la modernité sociétale et qui idéalement s’étirerait de Juppé à Bayrou en passant par Raffarin, Larcher, NKM, Le Maire, Pécresse, Baroin, Chatel et les orphelins de Borloo.. »

     Cette identité de vue libérale-libertaire, euromondialiste, existe plus largement  entre unedroite  et une gauche se partageant alternativement le pouvoir constate Bruno Gollnisch. Une fausse alternance mais une véritable  escroquerie qui ne trompe plus les Français, du moins un nombre croissant d’entre eux.

      C’est en tout cas le constat du philosophe et homme de gauche Michel Onfray qui n’a pas hésité dans le passé, rappelons-le,  à utiliser un discours manichéen,   d’une grande violence verbale, plein de poncifs sur le FN. Pour autant, commentant le résultat des élections européennes  dans le Nouvel Obs, le citoyen Onfray  fait sienne (en partie) nos analyses pour expliquer que « l’ancienne bipartition a fait long feu ». « Jadis Giscard & Mitterrand, Chirac & Mitterrand, Sarkozy & Hollande donnaient l’impression de s’opposer. En fait, l’opposition n’était que de façade, elle ne se manifestait que de façon rhétorique au moment des élections.Une fois parvenus au pouvoir, Giscard se gauchisait, Mitterrand se droitisait, et l’un et l’autre menaient une politique assez semblable ».

     « Ces faux frères ennemis s’opposaient. En fait (…), la droite et la gauche gouvernaient au centre, en libéraux qui souscrivaient aux valeurs du marché. Seules les rhétoriques étaient encore de droite et de gauche alors que les pratiques étaient consensuellement en faveur de l’Europe libérale décrétée religion obligatoire par Mitterrand en 1983. (…) Cette Europe a failli. La droite et la gauche de droite se partagent le pouvoir à la faveur de la Constitution de 1958 qui favorise le bipartisme. Ce bipartisme a failli ».

     Et Michel Onfray de conclure  du scrutin du 25 mai que « Marine le Pen incarne désormais la force politique en regard de laquelle se constituent toutes les stratégies et toutes les tactiques des autres partis. Elle fait déjà la loi… Je suis moins furieux contre elle, qui est un symptôme, que contre tous ceux qui l’ont rendue possible depuis 1983. On ne peut humilier un peuple sans qu’il ait un jour envie de recouvrer sa dignité, même en se trompant sur les moyens (sic).»

     « Laisser à Marine Le Pen le monopole de la restitution de la dignité du peuple abîmé par trente années de libéralisme n’est pas une fatalité. Si la gauche en avait envie, rien ne lui serait plus facile : il suffit de vouloir. Mais vouloir n’est plus dans le vocabulaire socialiste depuis longtemps car l’Europe libérale empêche que les nations veuillent autre chose que ce qu’elle veut ».

     Si M. Onfray ne se fait guère d’illusions sur les capacités de la gauche à défendre le peuple c’est qu’il  a su, comme d’autres décrypter son langage. « Sil y a un art de bien parler, il y aussi un art de bien entendre» (Epictète)…Il pointe ici en effet le caractère unique d’un FNqui lui, affirme Bruno Gollnisch, est animé par une volonté résolue de préserver nosspécificités françaises . Une opposition nationale qui ne se résigne pas à la disparition de la France sous le magma eurofédéraste et mondialiste. Ce sont  les dirigeants interchangeables de l’UMPS qui assènent que c’est une fatalité, au nom du sacro-saint et mensonger «sens de l’histoire». Si cette prise de conscience se généralise, et nous nous y employons, le pire peut encore être évité.

    http://gollnisch.com/2014/06/11/il-y-volonte-il-y-chemin/