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France et politique française - Page 4256

  • Brochette, charrette, cohorte, fournée & C° …

    Il est une évidence, c’est qu’une grande partie du monde culturel, sportif ou médiatique appartient à cette engeance qui combat le F.N depuis 40 ans, exclusivement par des anathèmes, des invectives ou des procès, car ces « bobos » sont incapables d’opposer des arguments rationnels aux thèses de la préférence nationale et de la défense de notre identité.

    Ces ennemis du peuple et de la liberté d’opinion ne cessent de menacer et d’exercer un chantage envers ceux qui osent ne pas penser et s’exprimer comme eux.

    PK

    Le F.N étant donc sorti des urnes le 25 mai 2014 en vainqueur, nous attendons que Yannick Noah quitte l’Hexagone demain, comme il s’y était engagé il y a peu « si le FN devenait le premier parti de France ». Bye, bye ! Et le joueur de poker viscéral et invétéré, le sieur Benguigui, pourrait l’accompagner, il ne manquera à personne.

    Jean-Marie Le Pen a raison de recadrer le débat là où il aurait dû rester : à la richesse de la langue française et du bon usage du vocabulaire. Il suffisait aux ignares et aux handicapés des neurones, d’ouvrir un dictionnaire et de vouloir s’instruire.

    Malheureusement, les Aliot, Collard et Philippot ont envenimé la polémique et semé la zizanie au sein du F.N, comme si étrangement l’UMPS, en proie aux divisions internes, n’attendait que cela.

    Qui sont-ils donc, ces fonctionnaires issus de la bien-pensance, sans aucune légitimité, pour exiger la démission du fondateur du F.N ou envisager son exclusion, comme Dame Yade ?

    Pour qui se prennent-ils, ces donneurs de leçons, arrogants et suffisants ?

    La France d’en-bas –la majorité silencieuse- donne raison aux propos de J-M Le Pen, car eux aussi ne supportent plus les attaques de Lady Caca et du show-business hyper friqué contre les électeurs du Front National.

    NON, la déclaration de J-M Le Pen n’est pas une « faute politique », c’est au contraire une saine réaction en réponse aux agressions répétées des inquisiteurs de la Police de la pensée et des laquais du politiquement correct ! L’obligation d’autocensure est devenue insupportable.

    Allons-nous demain être désignés comme « antisémites » lorsque nous achèterons des petits fours chez le pâtissier ?

    L’hystérie des médias atteint des sommets d’intolérance et d’imbécilité. Comme c’était le cas pour la manipulation de Carpentras ….en 1990 et pour la tuerie du musée juif de Bruxelles le 24 mai dernier, quand tous ont accusé «l’extrême droite» et les grands blonds aux yeux bleus !

    « QUI VEUT TUER SON CHIEN, L’ACCUSE DE LA RAGE. »

    Pieter Kerstens

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/brochette-charrette-cohorte-fournee-c_109694.html#more-109694

  • Qu’ils gardent leurs leçons de morale, qu’ils balayent devant leur porte !

    Lors de son allocutin le 10 juin à Oradour-sur-Glane pour y commémorer le 70éme anniversaire du massacre, Manuel Valls a utilisé cette cérémonie avec un art de la manipulation aussi immonde qu’écœurant et sans grand respect pour la mémoire de nos compatriotes. Marine Le Pen a dit plusieurs fois qéu’elle jugeait le personnage inquiétant, les faits lui ont encore donné raison.  Il a ainsi profité de son passage dans ce village martyr  pour  délivrer un message qui se voulait d’actualité et qui dans son esprit, comme dans ceux de ses relais médiatiques, se voulait une attaque contre le FN, même s’il n’a pas osé le nommer. Peu importe que le FN ait compté dans ses rangs (et ait reçu le soutien) d’éminents résistants de la première heure. Le Premier ministre serait bien  inspiré de lire l’ Histoire critique de la résistance  de Dominique Venner ou Eric Zemmour, il y apprendrait (?) que la droite nationale a fourni l’armature de la Résistance en France et les socialistes les gros bataillons collaborationnistes. Non, montrant une nouvelle fois son vrai visage, il s’est évertué à tordre la réalité pour la faire coïncider avec sa grille de lecture malsaine et mensongère au nom de ses petits calculs boutiquiers.

      « Les révisionnistes, les nostalgiques de la collaboration, les petits agitateurs vénéneux de la mémoire. Avec leurs mots perfides, ils veulent faire mal à la France, raviver ses plaies. Mais quand on aime la France, on ne salit pas ce pour quoi tant de Français ont donné leur vie. Quand on aime la France, on ne calomnie pas son histoire »  a ainsi  déclaré  Manuel Valls.

     Certes. Quand on aime la France on ne la détruit pas en la livrant pieds et poings liés auparti de l’étranger, on ne la met pas  à la remorque d’intérêts mondialistes contraires aux nôtres. On ne l’affaiblit pas en  ravivant l’esprit de guerre civile  là où le Front National s’est lui toujours voulu le mouvement de la réconciliation et de la concorde nationale. On ne trafique pas les enseignements de l’histoire par un négationnisme malsain en grattant les plaies du passé. On ne calomnie pas des millions de Français dont la seule faute est de voter pour Marine Le Pen, pour  un mouvement patriotique souhaitant restaurer notre souveraineté.  On n’encourage pas l’invasion de notre pays par la finance internationale et une immigration de peuplement qui le tiers-mondise, la paupérise, en  détruit la substance.

     Moins que quiconque, Manuel Valls n’est fondé à se dresser  sur ses talons pour jouer au procureur et nous donner des leçons de maintien et d’histoire. L’histoire justement, jugera sévèrement les menées des complices du Nouvel ordre mondial qui en  s’attaquant aux régimes nationalistes laïcs, aux partis Baas au pouvoir en Irak et en Syrie, pour ne rien dire de la Libye,  ont entraîné les sanglantes déstabilisations et guerres civiles que l’on sait.

     En renonçant à faire entendre la singularité de la voix (voie) de la France sur la scène internationale, de  Mitterrand à Sarkozy et Hollande,  de Juppé à Fabiusles atlantistes de l’UMPS qui ont appuyé servilement  les folles menées du Nouvel ordre mondial,  portent toute leur part de responsabilité dans ce chaos.

     Les djihadistes de l‘Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), au terme d’une offensive éclair ont ainsi pris le contrôle de la deuxième ville d’IrakMossoul, d’une importance stratégique capitale en ce qu’elle donne le contrôle des champs pétroliers les plus importants du pays. Le Monde le souligne aujourd’hui, ils «ont enchaîné, ces dernières semaines, les offensives sur des villes sunnites, multipliant attentats-suicides et prises d’otages, défiant les autorités de Bagdad, qui se sont révélées complètement dépassées par l’ampleur et la violence de ces assauts. Mercredi matin, cinq cent mille civils fuyaient la ville, selonl’Organisation internationale pour les migrations ».

     Les chrétiens d’Irak qui rappelons le, jouissaient sous Saddam Hussein comme sous le régime de Bachar en Syrie, de la paix et de la sécurité,  qui ont déjà fui en masse le pays depuis  2003, sont parmi les premiers visés par les exactions sanglantes  des fous d’Allah… 

     Ce sont ces mêmes donneurs de leçons du Système qui traînent dans la boue l’honneur du FN constate encore Bruno Gollnisch,  qui ont aussi permis à Mehdi Nemmouche, le tueur fou de Bruxelles, combattant-terroriste affilié à l’EIIL lorsqu’il était en « stage » en Syrie, comme àMohammed  Merah,  de bénéficier de la nationalité française. Et ce  au nom du sacro-saintdroit du sol dont  seul le FN conteste la l, droit du sol  paré par nos tartuffes immigrationnistes de toutes les vertus (pseudo) républicaines.

     Oui, vraiment, quand mêmeles politiciens de la caste n’ont décidément aucune leçon à nous donner !

    http://gollnisch.com/2014/06/12/quils-gardent-leurs-lecons-morale-quils-balayent-devant-porte/

  • Le site FN n’hébergera plus le blog de Jean-Marie Le Pen !

    La boutade de Jean-Marie Le Pen à propos de Patrick Bruel n’en finit pas de secouer le Front National. Le blog vidéo de Jean-Marie Le Pen ne sera plus hébergé sur le site du FN, a indiqué ce mardi à l’AFP l’avocat du parti, Wallerand de Saint-Just, qui invoque des « raisons juridiques ».

    L’avocat a expliqué que par le passé, la présidente du parti, Marine Le Pen, avait été « visée par des plaintes en tant que directrice de publication du site » à la suite de propos de son père, ajoutant vouloir désormais éviter ce type de mésaventures.

    Des prétextes qui ne peuvent camoufler le différend qui oppose les Le Pen père et fille et surtout quelques « rénovateurs » du parti, tels Florian Philippot ou Maître Gilbert Collard, qui veulent depuis longtemps transformer le parti et rompre avec tout l’héritage des fondateurs du Front National.

    Du reste, la petite phrase de Jean-Marie Le Pen, sans effet sur l’électorat, n’est qu’un prétexte utilisé par ceux qui, à l’intérieur du parti, veulent se débarrasser de son leader historique. Ce n’est pas un simple conflit de génération mais un authentique conflit idéologique que traverse le parti. Et ce n’est pas neuf !

    http://medias-presse.info/le-site-fn-nhebergera-plus-le-blog-de-jean-marie-le-pen/11137

  • [Aix] Conférence : "Entre l’individu et l’Etat, une autre voie ?".

    Le 23 mai dernier, le Cercle Mistral organisait une conférence, soutenue par la jeunesse d’Action française, dont il nous faut souligner la réussite. Un peu plus de 110 personnes, malgré les difficultés d’accès à la salle située au cœur de ...la garrigue provençale, ont ainsi pu assister aux interventions remarquées de Marion Sigaut et de Pierre de Brague sur le thème : "Entre l’individu et l’Etat, une autre voie ?".

    Marion Sigaut, historienne de talent, a présenté la société organique du Moyen Âge et de l’Ancien Régime à travers la vie des paysans bourguignons, quand Pierre de Brague invitait à s’intéresser à l’expérience du Cercle Proudhon, où royalistes d’Action française et partisans du syndicalisme révolutionnaire s’étaient côtoyés pour penser une alternative à la démocratie bourgeoise. Joignant la nourriture de l’esprit à celle du corps, les personnes présentes ont pu se retrouver après la conférence autour d’un verre et de victuailles préparées par les Camelots du Roi. Certains ont aussi fait l’acquisition du journal d’Action française et d’ouvrages anciens grâce à notre librairie. C’est enfin un succès d’estime, comme en témoignent les sourires enthousiastes que chacun arborait en regagnant ses pénates. Nous remercions les militants aixois qui ont contribué à faire de cette journée une réussite, ainsi que nos camarades marseillais venus leur prêter main forte. Nous rappelons que cette conférence, dont l’objectif était de montrer l’existence d’alternatives à l’individualisme et à l’étatisme, autrement dit au libéralisme et au collectivisme, vient clôturer un cycle d’études entamé en janvier, et que cette première grande réunion sera suivie de nombreuses autres à partir de la rentrée universitaire, sur des thèmes de convergence, dont l’écologie (environnementale et humaine), toujours guidées par le souci du Réel et de l’Enracinement : raison pour laquelle notre cercle se place sous le patronage de Frédéric Mistral. Vive le Roi ! [Vidéos à venir] Afficher la suite

     
  • Généralisation des ABCD de l'égalité : la décision n'est pas encore prise

    Le député Xavier Breton a interpellé mardi le ministre au sujet des ABCD de l'égalité :

    "Monsieur le ministre, en octobre dernier, votre prédécesseur lançait une expérimentation, dite « ABCD de l’égalité », dans dix académies et plus de 600 classes. Ce programme des « ABCD de l’égalité », qui offre aux enseignants des outils pour aborder l’égalité entre les filles et les garçons, doit maintenant être évalué afin d’envisager sa généralisation dans toutes les écoles à la rentrée de septembre prochain.

    Nous partageons tous sur ces bancs la volonté de transmettre à nos enfants les valeurs d’égalité et de respect entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes. Nous devons cependant constater que les « ABCD de l’égalité » ont suscité beaucoup d’interrogations. Interrogations, par exemple, sur l’opacité de cette expérimentation, puisque la liste des établissements et des classes concernés a été soigneusement cachée. Interrogations, aussi, sur le contenu de cet enseignement, car chacun sait que derrière l’objectif affiché d’égalité entre les sexes se cachent, parfois, des idéologies qui visent à nier l’altérité sexuelle. Bref, cette expérimentation a suscité des interrogations dans de nombreuses familles, d’autant que ces dernières n’y ont pas été associées.

    La question de la généralisation des « ABCD de l’égalité » est aujourd’hui posée. Beaucoup d’observateurs ont noté, monsieur le ministre, que la circulaire de rentrée publiée le 22 mai dernier se gardait bien de reprendre l’appellation « ABCD de l’égalité », et en ont déduit que la généralisation de ce programme était abandonnée. Monsieur le ministre, pouvez-vous nous rassurer, en nous confirmant que le dispositif des « ABCD de l’égalité » ne sera pas généralisé à la rentrée de septembre prochain."

    Réponse du ministre Benoît Hamon :

    "Monsieur le député Xavier Breton, l’égalité filles-garçons n’est pas négociable, en particulier dans un contexte où un certain nombre de groupes contestent la simple possibilité d’enseigner cette culture de l’égalité. Cette dernière suppose que les stéréotypes ne dominent pas à l’école au point d’orienter, parfois inconsciemment, les filles davantage vers certaines disciplines et les garçons vers d’autres. Elle suppose également d’empêcher la diffusion de stéréotypes laissant penser que des métiers sont plutôt masculins, tandis que d’autres sont plutôt féminins. Pour éviter le développement de tels stéréotypes, encore faut-il enseigner le respect mutuel, qui s’apprend, à mes yeux, dès l’enseignement primaire, tant on constate aujourd’hui qu’il est parfois tentant de reproduire des stéréotypes sexistes préjudiciables à la culture de l’égalité.

    Monsieur le député, ces « ABCD de l’égalité » ont fait l’objet d’une expérimentation, elle-même soumise à une évaluation dont le rapport me sera remis dans quelques semaines. Ce qui m’intéresse, c’est moins le contenant que le contenu : je ne transigerai pas sur la culture de l’égalité. Cette culture de l’égalité doit se traduire par la nécessité de former davantage les enseignants, dans le cadre des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, en formation initiale comme en formation continue, sur la manière de lutter contre les stéréotypes et de favoriser le respect mutuel. Nous devons encourager les initiatives visant à permettre que cette culture de l’égalité s’enracine dès l’école primaire. C’est la raison pour laquelle j’annoncerai ma décision une fois l’évaluation des « ABCD de l’égalité » rendue publique. Mais je le répète : l’objectif du Gouvernement est de faire en sorte qu’une véritable culture de l’égalité entre les filles et les garçons soit enseignée demain à l’école."

    Michel Janva

  • Vraie nature du 6 juin et impérialisme américain

    Vendredi 6 juin fut fêté en grande pompe le 70e anniversaire de l’opération Overlord. Il s’agissait de rendre hommage à la bravoure des soldats et au génie des stratèges, mais aussi de célébrer un ensemble de valeurs fondatrices de nos sociétés, et qui s’enracineraient dans le sable normand.

    À ce titre, la plage de Ouistreham se transforma en un parterre de roitelets, venus glorifier les idéaux qui animent leurs politiques internationales depuis 1945. Pour les dirigeants occidentaux, la connexion entre le D-Day et l’édification du monde moderne sous l’égide libérale est évidente. Ainsi, le volet politique de la cérémonie supplanta largement l’aspect militaire de la commémoration.

    Ce n’est qu’à l’occasion du 40e anniversaire que présidents français et américain commémorèrent conjointement le Débarquement. Le symbole est d’autant plus fort que Mitterrand invita des soldats allemands, préfigurant la poignée de main de Douaumont quelques mois plus tard. Cela s’inscrit dans la dynamique euro-atlantiste amorcée par Mitterrand. Avec le tournant de la rigueur, Mitterrand fait le choix d’une Europe germano-tractée basée sur le commerce et la monnaie, tandis que la déliquescence de l’URSS préfigure le triomphe généralisé du libéralisme. Dans ces conditions, le rattachement à la puissance américaine est actée, le gaullisme oublié. [...]

    Constant Gerardin - La suite sur Boulevard Voltaire

    LIRE ÉGALEMENT SUR LA FAUTE À ROUSSEAU : UN AUTRE DÉBARQUEMENT ÉTAIT POSSIBLE

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Vraie-nature-du-6-juin-et

  • Luc Chatel, ministre de la théorie du genre, nommé secrétaire général de l’UMP

    L’UMP recycle les incompétents, les nocifs et les repris de justice. Trois anciens premiers ministres (Raffarin, Juppé et Fillon) avaient déjà repris la tête du parti et se voient confirmés dans cette mission jusqu’au congrès d’automne. Jusque là rien d’étonnant.

    La surprise, si toutefois elle en est une, vient de la nomination de Luc Chatel comme secrétaire général. Celui-ci fut ministre de l’éducation nationale du 14 novembre 2010 au 10 mai 2012 sous l’ère Sarkozy.

    Luc Chatel est discret, mais il est d’une nocivité redoutable. Il aurait été initié dans une loge de son département (Haute Marne) même s’il a toujours nié son appartenance à la Franc-Maçonnerie. Pourtant cette nomination comme secrétaire général de l’UMP a des relents de récompense pour celui qui, discrètement mais avec une grande efficacité a introduit de façon explicite la promotion de l’homosexualité ainsi que de l’idéologie du genre dans les écoles de France.

    http://medias-presse.info/luc-chatel-ministre-de-la-theorie-du-genre-nomme-secretaire-general-de-lump/11149

  • La lettre de cadrage de l'Education Nationale : un aveu de démission de l'Etat

    On savait déjà que l'Education nationale voulait réformer, transformer ou supprimer le Brevet des Collèges, au profit d'un gloubiboulga joliment nommé "évaluation des compétences". La "Lettre de cadrage" pour la rentrée 2014 du ministère de l'Education nationale aux inspecteurs de tout poil, chefs d'établissement et professeurs est très parlante, pour peu qu'on ait le courage de lire jusqu'au bout cet étalage verbeux. Une analyse très pertinente en a été faiteici, dont voici quelques extraits:

    "[...] En fait, on ne compte plus les démissions de l'Etat. Elles touchent tous les services, la santé mais aussi la Police nationale ou la Gendarmerie nationale devenue une annexe de Bercy et un simple service commandé en uniforme et, pire peut-être pour le futur, l'Education nationale.

    A ce titre, il faut absolument lire dans son intégralité et malgré la pesanteur de son jargon administratif, la lettre de cadrage de la rentrée 2014, adressée à tous les personnels de l'Education nationale par Benoit Hamon, son nouveau ministre. Là, ce n'est plus seulement une démission, c'est l'abandon. La lettre révèle en filigrane l'état présent du système et il suffit d'en souligner  les grandes orientations pour énumérer toutes ses déficiences avec l'aveu implicite qu'on ne saurait plus y remédier.[...]

    [...] nulle part, la lettre ne remet en question le Collège unique. Ensuite, la priorité est donnée à l'école primaire. Pour cela, la recette est simple : on change les programmes. Autrement dit, on les revoit à la baisse mais surtout on introduit la fumeuse pédagogie par compétences. [...] La suppression de tout redoublement est annoncée en seconde et en première comme la prise en charge totale par les parents de l'orientation en classe de troisième. [...] 

    [...] il est décidé une fois de plus de réinjecter à fonds perdus de l'argent dans les banlieues avec des REP + (Réseaux d'Education prioritaire renforcé) tout en reconnaissant au passage que le problème de la mixité sociale n'est qu'un doux euphémisme.[...]

    Collèges super-connectés (le fameux "numérique éducatif"), examens par QCM (nécessaires effectivement si les élèves ne savent plus écrire), programmes axés sur les poncifs habituels (droits de l'homme, antiracisme, lutte contre l'homophobie, laïcité, remplacement accru de l'Histoire par "l'histoire mémorielle", dite "mémoire collective", nazisme et ses corollaires), suppression des sanctions d'exclusion (vive la "sanction inclusive"), tout y passe, mais tout se passe dans la bien-veil-lance, mot d'ordre universel, qui devrait s'appliquer, à l'image de la réforme pénitenciaire de Christiane Taubira, essentiellement à l'égard des délinquants de l'école, ceux qui empêchent si souvent les élèves "normaux" de travailler. Bienveillance, donc, pour ceux qui ne sont bienveillants avec personne, et qui en réalité signifie démission.

    Marie Bethanie

  • Plus grave que la crise économique : la crise de sens

    Non ! François Hollande ne sera jamais de Gaulle ou Mendès-France, et non ! il n’incarnera jamais la France.
    Il a entendu la colère exprimée lors des municipales et des européennes. Il a même livré son analyse : le chômage, les hausses d’impôts, la baisse du pouvoir d’achat… Autant de raisons qui ont poussé tant de Français à se jeter dans les bras de Marine Le Pen. Une fois de plus, il a tout ramené à l’économie. Une fois de plus, il a oublié l’essentiel : la perte des valeurs, des repères, de l’identité. En deux mots : du sens commun.
    Sans doute ne s’en est-il même pas rendu compte, coupé qu’il est de la France réelle. Et de son Histoire. Il n’en a retenu que la Révolution, la République, Ferry, Jaurès, Clémenceau, Léon Blum, Mendès France et Mitterrand. Le reste, il l’a enfoui dans sa mémoire : la monarchie chrétienne, les deux Empires, les colonies… De tout cela, il s’excuse dès que possible à la face du monde, dans l’espoir que sa contrition le rendra aimable à certains. Il n’a pas compris qu’à mettre la France à genoux, lui, son premier représentant, se mettait à genoux lui-même. Qu’il ne s’agissait pas là d’humilité, mais de faiblesse.
    Il n’est pas même conscient d’être l’aboutissement d’une œuvre de déracinement de près d’un demi-siècle : grandes figures de l’Histoire nationale effacées des programmes scolaires, langue française toujours moins maîtrisée, service militaire supprimé, autorité des parents, du professeur, du juge et du policier sapée, prélude de la disparition de celle du président de la République.
    Il n’a pas compris la portée des votes jumeaux de la France et du Royaume-Uni, deux nations qui ont dominé le monde à un moment de leur Histoire, et ont porté en tête des élections continentales des partis eurosceptiques. Un Royaume-Uni où l’emploi et le pouvoir d’achat se portent bien mieux qu’en France, preuve que les données économiques cachent les raisons profondes du discrédit des partis de gouvernement : la trahison de l’héritage historique, culturel, religieux ; le bradage de la souveraineté.
    Face au rejet massif de cette Europe-là, qu’a-t-il proposé ? Une fusion des régions, avec un PIB plancher. L’économie, toujours l’économie. Exit l’histoire des territoires, comme le prouvent les cas de la Bretagne, de l’Alsace, des Flandres et autres. Il n’a pas compris que ce sentiment d’appartenance à une région comme à une Nation était l’une des conditions de sa réussite. Qu’il n’était pas plus patriote qu’un Américain moyen, tandis que l’Europe de Bruxelles restait pour un Français moyen une construction froide, lointaine. Et qu’elle ne pourrait se substituer à l’absence de projet national, à l’absence de sens au plus haut sommet de l’État.
    Il n’a pas compris qu’à déraciner les Français, il les privait d’un destin commun, et favorisait par là-même les desseins communautaires, pour ne pas dire communautaristes. Pire : il les encourage depuis deux ans ! Minorités religieuses ou ethniques, personnes homosexuelles, femmes… : il a découpé la France en tranches électorales, et drague ces segments marketing au détail, allant jusqu’à leur créer des lois, voire des ministères ad hoc. Renonçant de fait à l’idéal d’égalité qu’il prétendait servir.
    Sous ses airs bonhommes, après avoir découragé le travail individuel, mis à mal la famille, il a abîmé l’idée de Nation, cette famille à l’échelle du pays. Et il voudrait l’incarner, lui qui la défait chaque jour davantage ? Non ! François Hollande ne sera jamais de Gaulle ou Mendès-France, et non ! il n’incarnera jamais la France. Ce pourrait être affaire de nom de famille. C’est affaire de sens commun.

    Eli Veugnol

    http://www.bvoltaire.fr/eliveugnol/grave-crise-economique-crise-sens,87875

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EupkFuFAVAGlxSMGVi.shtml