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France et politique française - Page 4269

  • Pourquoi la colère sociale choisit-elle de voter FN plutôt qu’à gauche ?

    Première parution : Nicolas Lebourg, "Une protection unificatrice contre le libéralisme", L’Humanité, 27 mai 2014, p. 14.

    Pourquoi la colère sociale choisit-elle le FN plutôt que de se répartir entre les gauches?

    On omet à la gauche de la gauche que le libéralisme a deux composantes: l’économique et le culturel. Le Front de gauche combat le premier, mais promeut le second (humanisme égalitaire, multiculturalisme). C’est particulièrement le cas de sa composante mélenchoniste, le Parti communiste comme son électorat ayant dans leur histoire un plus grand attachement aux valeurs d’ordre. Cette ligne a toutefois été troublée par le style populiste choisi par Jean-Luc Mélenchon (par exemple, ses attaques virulentes contre les journalistes), qui, non seulement n’a pas séduit dans les milieux populaires, mais trouble son électorat de 2012 (urbains, diplômés, travailleurs du service public).

    Le Parti socialiste est perçu comme le relais français des deux libéralismes, et a rappelé, peu avant le vote, l’importance du libéralisme culturel dans son offre (relance des débats sur le droit de vote des immigrés, sur le genre ou la famille). L’Union européenne apparaît comme la parfaite incarnation des deux libéralismes, exigeant la déconstruction de l’État social, le suivisme des dogmes libre-échangistes et monétaristes, mais intervenant lors de l’affaire Leonarda pour fustiger la France.

    Or, de longue date, à chaque fois que lui a été présenté le choix entre une offre politique «euro-libérale» et une autre paraissant unificatrice et sociale, le peuple souverain a choisi la seconde. En 1995, ce fut Jacques Chirac et sa «fracture sociale» contre Édouard Balladur. En 1997, ce fut la gauche plurielle alors que la campagne d’entre-deux-tours avait vu la droite mettre en avant Alain Madelin. Si, le 21avril 2002, les Français ont envoyé Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, ils ont, bien au-delà, choisi pour plus de la moitié d’entre eux de voter pour des candidats antimondialisation. En 2005, ils congédient le traité constitutionnel européen. En 2007, ils choisissent Nicolas Sarkozy, «candidat du pouvoir d’achat», qui cite Jean Jaurès. En 2012, ils ont opté pour le candidat du discours du Bourget, celui qui disait aux voyous «la République vous rattrapera» et à la finance qu’elle était «(son) ennemi». Dimanche, ils ont choisi le FN.

    La demande sociale, depuis vingt ans, réclame une protection contre le libéralisme économique et un horizon d’attente culturelle unificateur. À force de ne pas être entendue, cette demande se radicalise en demande autoritaire. L’ethnicisation constante des représentations sociales fait le reste.

    La cote d’alerte a été atteinte lors des élections législatives partielles de 2013, où, en cas de second tour UMP-FN, de 15 à 20% de l’électorat PS a voté FN, selon les calculs du politiste Joël Gombin. Le vote FN est paru à une part de l’électorat de gauche non plus telle une trahison de sa tradition «antifasciste», mais comme constituant un aiguillon idéologique contre le libéralisme.

    Aujourd’hui, le FN apparaît capable de proposer une protection complète, son discours est celui d’un souverainisme intégral (politique, économique, culturel) qui promet à l’électeur de toute classe sociale d’être protégé de la globalisation économique et culturelle et d’avoir la jouissance tant des gains du capitalisme entrepreneurial (thème du «protectionnisme intelligent») que de la protection de l’État-providence (thème de la «préférence nationale»). Si les gauches ne redéfinissent pas leur rapport au libéralisme, elles risquent de ne jouer que les utilités en 2017.

    source Nicolas Lebourg Fragments sur les Temps Présents 

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EupEyAFEpFKLlfgEnd.shtml

  • Face au terrorisme les vœux pieux ne suffisent pas

    L'attentat meurtrier contre le musée juif de Bruxelles, commis le 24 mai, aurait dû réveiller tous les Européens qui se croient à l'abri. Car les assassins se réclamant de la guerre sainte sont tous revenus armés, qui de Bosnie, qui d'Afghanistan, qui de Tchétchénie, qui de Libye et maintenant de Syrie. Dès les premiers attentats de ce type, aveugles, criminels, sanglants, commis sur le territoire français en 1993 par Kelkal et ses séides, notre pays faisait les frais d'une guerre civile algérienne après avoir essuyé auparavant les retombées de celle du Liban.

    Deux points communs à toutes ces guerres : elles ont été déclenchées par les islamistes ; et nos médiats nous les ont présentées pour autre chose, pour les justes luttes de peuples en quête de libertés.

    Aujourd'hui, on évalue à 700 le nombre de ressortissants français engagés aux côtés des pires islamistes, ceux d'Al-Nosra filiale locale d'al-Qaïda, en Syrie. Les uns issus de l'immigration, les autres convertis, tous fanatiques, on les sait techniquement préparés et psychologiquement mûrs pour endeuiller gravement le pays qui les a nourris et, plus ou moins bien, éduqués.

    En considération de cette menace grandissante et bien visible, que font nos politiques en profondeur ? Pas grand chose de positif. Il fallait donc toute la candeur de Frédéric Péchenard interrogé lundi sur France Inter par Clara Dupont-Monod  (1)⇓ pour laisser entendre que tout va bien chez nous.

    Pour tous les auditeurs, ces circonstances dramatiques et les actes criminels d'un Mehdi Nemmouche exigeaient, sans doute, qu'on donne au grand public, non seulement des réponses se voulant rassurantes, théoriquement satisfaisantes, sur le papier, au plan technique et juridique, ... mais aussi quant à la volonté des pouvoirs publics de lutter de façon concrète contre le terrorisme.

    Curieusement, la radio d'État passait à côté de la carrière de M. Péchenard. On nous rappelait benoîtement qu'il avait exercé les fonctions de Directeur général de la police nationale entre 2007 et 2012. On ne s'attarda pas au fait qu'il avait été débarqué de son poste dès juin 2012. Le ministre de l'Intérieur d'alors, fraîchement nommé, l'avait transféré à la Sécurité routière. Le même Manuel Valls semble aujourd'hui Premier ministre. On ne disposait pas des trois secondes nécessaires pour indiquer à l'antenne que ce brillant haut fonctionnaire interrogé, siège aujourd'hui en qualité de responsable de la sécurité dans le groupe UMP du conseil de Paris.

    Autrement dit, il ne s'agit pas d'un représentant de l'actuelle majorité présidentielle et parlementaire.

    On aurait donc pu s'attendre à une critique sévère de l'action gouvernementale. Or, pour cet élu UMP du 17e arrondissement, pour ce spécialiste,  tout va bien ou presque. Nos services de police et de renseignement, arme essentielle dans la lutte contre le terrorisme, fonctionnent à merveille. La preuve, selon lui : "de 1996 à 2002, pas un seul mort n'a été infligé sur le territoire français."

    Le ton d'emphase sur lequel notre policier technocrate énonce ce fait, légèrement périmé, vise à l'intimidation. Son interlocutrice ne se laisse pas démonter. L'affaire Merah et les morts de 2012 ? Péripétie sans doute. On n'ose écrire : "point de détail".

    Il aurait pu remarquer que Nemmouche, cet homme de 29 ans, né dans le département du Nord donc ressortissant français, ayant été incarcéré quatre fois, sorti de prison en décembre 2012 s'était rendu en Syrie en passant par divers pays hors-Schengen (Grande- Bretagne, Turquie, Liban). Il revient par un itinéraire Malaisie, Singapour, Bangkok. À son retour en 2014, il n'est contrôlé qu'en Allemagne, où les services de police n'avaient pas été suffisamment alertés de sa dangerosité.

    Mais, nous assure-t-on, cela fonctionne très bien. Il suffit, il aurait suffi de "taper" son nom (Nemmouche) et son prénom (Mehdi) sur un fichier. Il y figurait. On ne l'a pas fait. Dommage, n'est-ce pas ?

    Quand, par un miracle dont il faut se féliciter, on arrête le tueur de Bruxelles, c'est à Marseille, dans un car en provenance d'Amsterdam, au cours d'un contrôle de routine, occasionné par tout autre chose. Les douaniers cherchaient de la drogue : ils ont trouvé une kalachnikov AK-47, avec 261 cartouches, un revolver calibre 38 spécial avec 37 cartouches, une cagoule, des gants noirs et une caméra go-pro : le parfait équipement d'un humaniste au service d'une religion de tolérance et d'amour.

    Notre conseiller parisien élu par la droite ne se laisse pas démonter quand on lui demande si l'affaire Merah de mars 2012 n'a servi à rien. Si : nous nous trouverions désormais en présence de "loups solitaires". Appuis logistiques, soutiens familiaux, encadrement assuré par la prison. Tout cela ne permet pas les investigations, les infiltrations, les surveillances.

    L'islamisme apparaît pourtant comme un mélange explosif de ressentiment dirigé contre l'occident, et de causes successivement encensées par les dirigeants de nos pays. Cela commence dès l'école monopoliste de la République qui enseigne, aux populations issues de l'immigration, la haine de cette France où elles sont venues volontairement. Tout le monde sait que cela se propage en prison, sous couvert de la prédication de ce que M. Péchenard appelle "la religion", la seule sans doute puisqu'apparue la dernière, "sceau de la prophétie" disent les mahométans. Eh bien par deux fois, sur la même radio d'État, M. Pierre Botton, défenseur du projet Taubira, est venu, le 2 et le 3 juin, car la répétition est la meilleure arme des propagandistes, nous expliquer qu'il manquait encore 186 imams dans nos centres de détention. Pas un de plus pas un de moins. C'est précis. Monsieur Hollande n'aime pas décider par lui-même. Il n'a plus qu'à signer.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. Le 2 juin à 7 h 50. 

    http://www.insolent.fr/2014/06/face-au-terrorisme-les-voeux-pieux-ne-suffisent-pas.html

  • «Projet de loi relatif à l'impunité, au laxisme et à l'ignorance des droits des victimes»

    Le député UMP Yannick Moreau a déposé un amendement au projet de loi Taubira relatif à la prévention de la récidive et à l'individualisation des peines. Il justifie ainsi cet amendement :

    "Il s'agit en effet de l'objectif inavoué du présent projet de loi."

    Michel Janva

  • [Vidéo] Colloque de l’Action Française - 10 Mai 2014 - Seconde Partie

    Seconde partie de la table ronde organisée par l’Action Française lors du week-end du 10 -11 Mars 2014. Nous avons eu l’honneur de revoir Paul-Marie Couteaux, Hilaire de Crémiers, Jean-Philippe Chauvain, Stéphane Blanchonet, Arnaud Guyot-Jeannin. Cette table ronde est animée par Philippe Mesnard. 

     

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Video-Colloque-de-l-Action,7535

  • Les réalités stratégiques du Traité Transatlantique/TAFTA par Christian Harbulot

     

    Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de Guerre Economique et auteur du récent livre « Sabordage – Comment la France détruit sa puissance » (164 p. Ed. Thermos, disponible ici) revient sur les enjeux du traité transatlantique, et sur la nécessité pour les pays européens de « couper le cordon » avec les Etats-Unis.

     

  • Augmentation de 25% des dépenses consacrées à l’AME

    Dominique Tian, député des Bouches du Rhône, apprend sans surprise l’augmentation de 25% des dépenses budgétaires consacrées à l’AME, aide médicale d’Etat entre 2012 et 2013 :

    "C’est ainsi 846 millions d’euros consacrés pour assurer la gratuité des soins à des personnes en situation irrégulière sur notre territoire (75 millions en 2000). Deux postes ont particulièrement augmenté, les soins de ville + 16% et les frais d’hospitalisation + 26%. L’augmentation de 10% des personnes bénéficiaires de ce dispositif depuis un an montre l’échec de la politique du gouvernement. [...]

    Cette disposition est un appel d’air à l’immigration illégale et au tourisme médical. Dans un contexte de crise financière généralisée, au moment où l’on demande à nos concitoyens de faire des efforts, il est difficile de justifier que certaines personnes ne participent pas, même symboliquement, aux efforts demandés au reste de la population. Il n’est pas acceptable qu’un travailleur sans mutuelle, qui paie des cotisations sociales obligatoires, ait une moins bonne couverture qu’un étranger en situation irrégulière."

    Michel Janva

  • Marine Le Pen s’oppose à la réforme territoriale, « menace pour l’unité nationale »

    La réforme territoriale présentée par François Hollande et Manuel Valls fait l’objet d’une critique acerbe de Marine Le Pen.

    Dans un communiqué de presse, la présidente du Front National dénonce la création « de grosses régions sur le modèle allemand des Länder, vieille revendication de l’Union européenne encore réitérée dans ses recommandations à la France » et considère qu’il y a là « une menace pour l’unité nationale et l’indivisibilité de la République« . « Rapidement, les grands féodaux à la tête de ces grosses régions sans cohérence se lanceront dans une nouvelle course aux compétences et seront sollicités pour discuter directement avec Bruxelles, passant outre l’échelon national. », ajoute Marine Le Pen

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  • Hollande Cameron et les artifices du journal Le Monde

    On ne soulignera jamais assez le rôle négatif des médiats. Ainsi devrait-on, une fois pour toutes orthographier, avec un "t" comme tromperie, ce mot qui désigne les gros moyens de la désinformation. En France aujourd'hui, bastion de la mainmise étatique sur un peuple anémié, matraqué et, finalement plutôt docile, ils "médiatisent" les manipulations élyséennes.

    Une preuve nouvelle en a été administrée, dans la nuit du samedi 31 mai au 1er juin, 7e dimanche après Pâques par le "fameux grand quotidien du soir" qui fabrique depuis 1944 la vérité parisienne officieuse.

    À quelques heures d'intervalles, le même article y était ainsi intitulé successivement :

    - d'abord le samedi à 18 h 57 : "La Grande-Bretagne pourrait sortir de l'UE si Juncker présidait la commission".

    À ce stade, l'article dit les choses à peu près clairement. Résumons-les. C'est entre Cameron et Juncker que s'opère le clivage, sans l'interférence du successeur d'Armand Fallières. Les arguments invoqués par le Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté à l'encontre de l'homme d'État luxembourgeois, fort des 213 eurodéputés élus le 25 mai, ne doivent pas nous tromper. Certes on ne saurait dire, que candidat à la présidence de la Commission, il porte les rêves de la jeunesse ou les promesses de la grande nouveauté. Sa démarche et sa personnalité rencontrent donc de nombreuses objections, les unes sans doute recevables, les autres moins. Mais déjà en 2009 le tandem Merkel-Sarkozy avait choisi José Manuel Barroso par défaut. On peut redouter qu'un nouveau marchandage de cette nature tire parti des obscurités du traité de Lisbonne. (1)⇓

    En fait, cependant, ce qui préoccupe Londres ressemble plus à de la cuisine politicienne anglo-britannique, qu'au désir de sauver l'idée européenne en la rajeunissant. Dans la pratique en effet il s'agit, pour le cabinet de Westminster, de négocier et d'obtenir de nouvelles concessions et exceptions de la part des 27 autres États-Membres. Le parti conservateur désire s'assurer, pour les législatives prévues en 2015, d'un maximum de voix parmi celles qui viennent de se porter sur la liste UKIP de Nigel Farage. Celui-ci a obtenu, en pourcentage, 28 % des voix, plus de 4,3 millions de suffrages. Il s'agit, en proportion, du plus fort score protestataire au sein de l'union européenne. (2)⇓ Derrière une immense quantité de bière, son chef annonçait même, à l'annonce de résultats inespérés pour lui, son désir de voir l'ensemble du continent quitter la communauté, et pas seulement son île, qui ne fait partie, faut-il le rappeler, ni de l'Eurozone ni de l'espace Schengen.

    - puis, le dimanche à 2 h 35 du matin, le titre devient : "Europe : Hollande et Cameron s'opposent à Juncker selon la presse allemande".

    Comment travestir à ce point le bras de fer entre le gouvernement Cameron et le candidat Juncker. Tout simplement en considération du nouveau paragraphe additif suivant :

    "Samedi 31 mai, plusieurs journaux allemands rapportent des critiques allant crescendo. Selon le Bild, le président français François Hollande, aurait lui aussisignifié sa réserve à voir Jean-Claude Juncker accéder au poste de président de la commission. François Hollande aurait ainsi fait savoir cette semaine à la chancelière Angela Merkel qu'il avait besoin d'un « signal » en direction de ses< électeurs, après le succès du Front national au scrutin de dimanche dernier. « Il a fait pression pour un programme d'investissement de grande ampleur et a mis sur la table [le nom] de son ancien ministre des finances Pierre Moscovici », écrit le Bild, sans citer de sources."

    Commençons donc par cette facilité d'écriture "la presse allemande". Heureusement pour nos cousins germains, un tel ensemble ne se limite pas au Bild. Comme son nom le suggère, ce gras quotidien, si souvent cité dans l'Hexagone, s'adresse surtout à la partie la plus raz-des-pâquerettes du lectorat, à l'instar des tabloïds anglais. Il ne résume absolument pas l'opinion générale du pays et de son gouvernement.  Faire semblant de le croire paraît donc particulièrement inapproprié pour ne pas dire mensonger. (3)⇓

    Alors pourquoi à Paris cite-t-on si souvent, presque exclusivement Bild ?

    Plus grave encore : une fois de plus la source de l'information n'est pas indiquée, pas même vaguement. De qui s'agit-il dès lors ? Du successeur de Poutine en poste dans la capitale fédérale, Berlin-est de préférence ? Ou son homologue à Paris ? Cette hypothèse ne peut même pas être écartée d'emblée, car du jeu moscovite, aujourd'hui comme pendant la guerre froide, le principe n'a jamais varié. Il consiste à opposer, à attiser, voire à fabriquer les oppositions des nations européennes entre elles, et à les dissocier du pacte atlantique. Tous les instruments dialectiques peuvent y contribuer.

    Plus modestement et simplement on soupçonnera aussi, et surtout, la volonté de préserver le prestige de notre présidence de droit divin. Totalement démonétisé à l'intérieur de l'Hexagone, son statut et sa faiblesse ne peuvent pas échapper à ses interlocuteurs européens. Ils tendent donc désormais à le tenir pour quantité négligeable. Mais bien que dépourvu de dot, image du surendettement auto-satisfait, il prétend jouer les coquettes et mettre en avant son cher ami Moscovici : quand ils ont échoué à Paris, les politiciens français espèrent toujours un lot de consolation à Bruxelles. Et ils s'étonnent que leurs partenaires les prennent de moins en moins au sérieux.

    Si "Le Monde" méritait l'ombre de ce statut de référence dont il se crédite lui-même, voilà aussi ce qu'il ferait, désormais, comprendre à ses lecteurs.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  Certes le Conseil doit seulement "tenir compte" du résultat des élections. Or, on a associé le nom des candidats à la présidence aux principales listes proposées au suffrage des citoyens. On leur a affirmé qu'ils choisissaient le président. Et dans la mesure, en effet, où le Parlement peut censurer la Commission (mais à la majorité des députés et les 2/3 des suffrages exprimés, article 234 du traité consolidé), et surtout qu'il en vote, ou rejette les directives, comment imaginer que le Conseil des États puisse lui imposer, de façon durable, un président contraire à sa majorité ? 
    2.  Le vainqueur du scrutin français, avec son score considéré comme historique, n'a recueilli "que" 25% des suffrages exprimés, soit 4,7 millions de bulletins "bleu marine". Rappelons qu'à l'élection présidentielle de 2012 sa candidate avait convaincu au 1er tour plus de 6 millions de votants. Comparaison impossible avec le Royaume Uni. Chose singulière, presque cocasse : le mode de scrutin français, avec son découpage par zones, avait été conçu pour favoriser les gros partis dits de gouvernement. Il s'est retourné contre eux, le parti qu'on prétendait marginaliser obtenant le 1/3 des sièges avec le 1/4 des voix. 
    3.  Rappelons encore une fois que pléthore d'excellents journaux expriment, outre-Rhin, la diversité d'un prisme beaucoup plus riche que le nôtre, tant par la variété des idées qui vont de la droite libérale anti-monnaie unique (l'AfD) à une gauche néo-communiste pure et dure (die Linke). Parmi les quotidiens on trouve, pour la seule droite les 3 principaux titres quotidiens respirables et indépendants, Die Welt, Süd Deutsche Zeitung, FAZ respectivement édités à Berlin, Münich et Francfort. L'hebdomadaire Der Spiegel de Hambourg permet même à ceux qui évoquent ce pays sans en déchiffrer la langue d'accéder à une édition anglaise. Ajoutons qu'écrites en français quelques très bonnes chroniques de journalistes, y compris celle du correspondant du Monde, donnent des éclairages intéressants. 

    → Lien permanent pour écouter l'enregistrement de cette chronique.

    http://www.insolent.fr/

  • Fronde de maires contre une loi de l'Etat

    Il ne s'agit pas de la loi Taubira. Mais cela montre qu'en étant nombreux, il est certainement possible de refuser d'appliquer une loi.

    Une quarantaine de maires de la Drôme et de l'Ardèche ont décidé "d'entrer en résistance" contre la réforme des rythmes scolairesdemandant son report à la rentrée 2015, "voire son abrogation"

    Ils annoncent qu'ils vont tous présenter une délibération à leur prochain conseil municipal "pour demander le report de la réforme à la rentrée 2015, voire son abrogation".

    Michel Janva