France et politique française - Page 4318
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°360
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Manuel Valls sifflé à Rome : à qui la faute ?
C’est lui qui nous a méprisés, qui a sous-estimé nos manifestations, aspergé nos enfants de gaz lacrymogène, mis nos jeunes en garde à vue, laissé encore et toujours les Femen nous insulter !
On l’a vu à la télé, on l’a lu dans les journaux, Manuel Valls s’est fait siffler à Rome, et s’est même fait siffler par deux fois : lorsque son image est apparue sur les écrans géants dimanche matin, à son arrivée sur la place Saint–Pierre avant le début de la cérémonie, mais aussi (comme le montrent des images rapportées par le blog catholique Le Salon beige) la veille au soir, devant le château Saint-Ange : à France Info, Manuel Valls a confié avoir fait samedi, après un dîner avec son homologue italien Matteo Renzi, une petite visite de Rome « pour mieux sentir l’ambiance de cette ville incroyable ». Pour la sentir, il l’a sentie.
Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Comment imaginer que tout cela allait passer comme une lettre à la poste ? Que telle une enfant de Marie avec sa petite corbeille de fleurs, Manuel Valls allait, la mine modeste, faire ses civilités au pape pour que la presse puisse titrer « Valls et les cathos, la nouvelle lune de miel », sans que personne, parmi les milliers de pèlerins français venus pour la canonisation, ne bronche ?
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Attention scrutin en vue
À moins d'un mois du scrutin européen du 25 mai, la France se prépare à l'adoption de son fameux pacte dit de responsabilité. Sans entrer ici dans l'examen des dispositions concrètes proposées par le Premier ministre à l'Assemblée nationale ce 29 avril, on doit souligner que l'ensemble du dispositif vise à un rattrapage de la situation budgétaire d'un pays saigné à blanc par le fiscalisme, et par là même économiquement de plus en plus distancé par ses partenaires européens.
Sans préjuger par conséquent de l'efficacité, dont on doit douter, des mesures gouvernementales, il faut comprendre, c'est-à-dire ou bien refuser, ou bien accepter le principe d'une meilleure cohésion continentale, ceci dans l'intérêt même du peuple français.
Dans quelques jours vont ainsi se dérouler les élections désignant le parlement de l'Union européenne. Pour la 8e fois depuis 1979 elles se déroulent au suffrage universel. Mais pour la première fois depuis la signature du traité de Rome en 1956, cette assemblée aux compétences évolutives va disposer du pouvoir de contrôler l'exécutif au sein des institutions. Elle va se trouver en mesure notamment d'imposer son choix pour le président de la Commission de Bruxelles. Jusqu'ici en effet cette nomination était laissée à la discrétion des chefs de gouvernements des États-Membres composant le Conseil européen.
Cette novation elle-même ne fait pas l'unanimité au sein des forces politiques du continent. Elle les sépare en deux groupes. Les uns y voient le comblement heureux du déficit démocratique évident dont pâtissent depuis un demi-siècle les institutions communautaires jugées technocratiques. Les autres rejettent au contraire, mais avec plus ou moins de véhémence, ce qu'ils dénoncent comme une atteinte à la souveraineté des États, donc des nations, donc des peuples.
Observons à cet égard qu'un étiquetage trop commode des positions respectives, les qualifie de "souverainistes" et de "fédéralistes". Ce recours à des termes mal définis obscurcit un débat qui pourtant pourrait rester clair et pratique. Je me souviens ainsi d'un interlocuteur anglais, se définissant lui-même comme "eurosceptique" et qui ne comprenait pas ce que les Français entendaient par "souverainisme" qui me semble cependant assez proche en fait des positions qu'il exprimait lui-même.
Pour séparer les deux camps on retiendra par exemple que 5 groupes de partis continentaux ont d'ores et déjà désigné leurs candidats pour la présidence de la Commission. En dehors des marxistes qui mettent en avant l'improbable Tsipras, pratiquement le seul Grec à ne parler aucune langue étrangère, les conservateurs du PPE ont désigné Jean-Claude Juncker, les sociaux-démocrates Martin Schulz, les Verts un tandem composé de Franziska Keller et de José Bové, le petit groupe centriste Guy Verhofstadt
Notons que le débat continental prévu le 15 mai entre ces cinq chefs de file risque fort, à l'heure où nous écrivons, de ne même pas être rediffusé par France Télévisions, les médias parisiens semblant surtout concentrés sur les sondages hexagonaux. (1)⇓
Les autres, allant des conservateurs britanniques aux nationalistes de France et de Navarre, ceci incluant les eurosceptiques anglais proprement dits, le parti Ukip, se sont dispensés, mais aussi les partis protestataires tels que Beppe Grillo en Italie, ont refusé ou ne sont pas parvenus à s'entendre pour jouer ce jeu.
Il est évidemment trop tôt pour accorder trop de créance aux sondages effectués dans chaque pays et aux projections d'ensemble qui en résultent. Mais il faut remarquer que le rapport de force prévisionnel semble se situer grossièrement au moment présent sur 751 sièges à pourvoir, 550 élus pour l'ensemble des quatre partis européens, 50 autres sièges allant aux marxistes, front de gauche et communistes avoués, 40 aux conservateurs de type britannique, 36 aux eurosceptiques – les divers groupes protestataires, anti-fédéralistes, souverainistes, etc. se partageant entre 90 et 100 élus, dont environ 20 pour le FN français sur 74 représentants de l'Hexagone.
Les équivalents allemands de nos souverainistes, "Alternativ für Deutschland", crédités de 6 % des voix, écartés du Bundestag en 2013, pourraient entrer au parlement : leur campagne actuelle cherche d'ailleurs à tirer parti des inquiétudes qu'inspire l'absence de rigueur économique de ce côté-ci du Rhin. (2)⇓
De telles fortes poussées de fièvre interpelleraient sans doute la classe politique. Elles attisent les commentaires médiatiques. Mais, plus de 425 sièges semblant promis à l'addition des deux groupes principaux, socialistes et conservateurs, leur majorité ne semble guère promise à un ébranlement. Au contraire, l'évolution de la situation risque fort de sceller leur coalition, comme cela s'observe déjà dans plusieurs pays.
Les partenaires occidentaux de l'Europe se disent désireux de l'inclure dans une vaste zone de libre échange, jugée mutuellement profitable. Ils se montrent actuellement soucieux de l'éventuelle division de leurs interlocuteurs. De l'autre côté, à l'est comme au sud, les puissances archaïques hostiles n'hésitent manifestement plus à encourager ou à subventionner, très classiquement, très "géopolitiquement", les forces centrifuges, en agitant les cauchemars dont se nourrissent les protectionnismes.
Aux citoyens européens, par conséquent, de cesser d'être dupes et de prendre conscience des vrais dangers.
JG Malliarakis
http://www.insolent.fr/2014/04/attention-scrutin-en-vue.htmlApostilles
- Une protestation a été publiée par le Huffington Post le 28 avril: "France Télévisions ne doit pas censurer le débat européen"⇑
- Réalisés début avril, les plus récents sondages donnent les résultats suivants: 51 extrême gauche 208 socialistes 41 verts 63 libéraux centre gauche 217 conservateurs PPE 41 conservateurs 36 EFD dont UKIP britannique et 94 souverainistes dont FN français (lui-même crédité de 20 sièges sur 74 attribués à la France). L'assemblée sortante comptait les groupes suivants : 275 Parti Populaire Européen (PPE), 194 Alliance progressiste des socialistes et des démocrates (S&D), 85 Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), 58 Conservateurs et réformateurs européens (CRE), 56 "Verts/Alliance libre européenne" (Verts/ALE) 35 "Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique" (GUE/NGL), 32 "Europe de la Liberté et de la Démocratie" (ELD), 31 Non-inscrits (NI)
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Hausse contenue du chômage pour le premier trimestre 2014
Souvenons‑nous de la promesse du ministre des Finances Michel Sapin, à l’époque où il était ministre du Travail du gouvernement Ayrault, qui énonçait une « inversion de la courbe de la hausse du chômage » avant 2013. En réponse à cela, le président de la République a déclaré récemment n’avoir « aucune raison d’être candidat » en 2017 si le chômage ne baissait pas.
La réalité économique semble cruelle : selon l’agence Pôle emploi, le nombre de chômeurs toutes catégories confondues s’élevaient en mars à 4.95 millions soit une augmentation de 11.8 % en un an. Le ministère du Travail évoque vaguement une « stabilisation » de la hausse et se garde d’avancer un pronostic concernant la baisse globale du chômage. Par ailleurs le gouvernement compte sur le pacte de responsabilité pour inverser cette courbe.
En dernier lieu, il convient de noter que le nombre de personnes radiées des listes de chômeurs reste inconnu.
http://fr.novopress.info/164744/hausse-contenue-du-chomage-premier-trimestre-2014/
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"Sangaris" a du mal à mobiliser les Européens
Un demi-succès en forme d'échec. La conférence de génération des forces du 27 février a réuni les Européens à Bruxelles, pour lister les capacités qui pourraient être mobilisées pour l'EuforCentrafrique : une mission qui doit théoriquement ne durer que six mois (comme c'était le cas, à l'origine, pour la mission française Sangaris). Mais les présents n'avaient pas grand-chose à annoncer : la faute aux processus politiques internes, bien plus longs en Europe qu'en France, laquelle possède un système plus présidentiel et rodé à ce genre de manœuvre. Le Français Philippe Pontiès, commandant de l'Eufor, ne devrait donc pas recueillir plus de 800 à 1000 Européens... parmi lesquels une compagnie de Français réduite à 140. Si l'on en reste aux promesses de l’Élysée, cette compagnie est en fait déjà déployée, au titre des renforts annoncés mi-février. En outre, des gendarmes mobiles, eux aussi déjà sur place, doivent s'y ajouter.
Une autre compagnie a été promise par la Pologne. Une compagnie multinationale sera alimentée par l'Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie. La Finlande apporterait, quant à elle, une trentaine de militaires. La Géorgie, qui ne fait pas partie de l'Union européenne, est donc, au final, celle qui effectuerait l'effort le plus important : le pays est prêt à apporter une compagnie. Les Géorgiens connaissent bien les Français pour avoir effectué la sécurité du camp de Warehouse et, en cette occasion, utilisé des VAB et P4 fournis par la France.
Le poste de commandement de l'Eufor doit être installé en Grèce, à Larissa. Il comptera 120 personnels. Le chef est donc français, et l'adjoint, grec. Le force commander en Centrafrique sera aussi français : le général Thierry Lion, chef de l'état-major de force (EMF) n°1 de Besançon et ancien chef de corps du 1er régiment de tirailleurs (2003-2005). La question des moyens aériens n'a pas encore été abordée, tant pour le déploiement initial de la force que pour son fonctionnement en croisière. Pas plus qu'il n'a encore été question des précieux hélicoptères, toujours très difficiles à trouver dès qu'il s'agit d'opérations en Afrique. On se souvient que l'Eufor Tchad / RCA (2007-2008) n'avait pas pu fonctionner sans l'apport d'hélicoptères de manœuvre venus de Pologne et que, pour Serval, seuls les Belges ont apporté des A109, limités à la mission d'évacuation médicale...
RAIDS n°335
http://www.oragesdacier.info/2014/04/sangaris-du-mal-mobiliser-les-europeens.html
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Anonymous - Manifestation en France le 5 Novembre 2014 - Rejoignez Nous !
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Encore une église profanée ! Mais Robert Namias continue de ne pas savoir que les profanations sont majoritairement antichrétiennes…
Nice – L’Eglise de la place Saint-Roch a été profanée dans la nuit de samedi à dimanche. Le vol n’était pas la motivation de ceux qui se sont introduits dans cette église. Les vitres de la sacristie ont volé en éclats, un mur de la salle de catéchisme a été éventré à coups de masse. Trois tabernacles ont été fracturés. Celui qui contenait les hosties consacrées a résisté. “C’est assez miraculeux”, fait remarquer l’économe paroissial aux journalistes qui l’interrogent.
Une fois de plus, c’est un lieu de culte catholique qui est ainsi profané. Mais pour des journalistes de la trempe de Robert Namias - qui prétend mensongèrement que les profanations concernent majoritairement les synagogues et les cimetières juifs –, l’antichristianisme n’existe pas.
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Affaire Wauquiez : l’UMP, ou la dictature de la pensée unique !
Dans un éclair de lucidité, peut-être intéressé, Laurent Wauquiez a publié, ces derniers jours, un intéressant pamphlet sur l’Union européenne
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Je ne suis pas particulièrement proche de Laurent Wauquiez, d’abord parce que ses passages successifs comme ministre dans les gouvernements Fillon n’ont pas permis d’avancées notables. De plus, j’exècre les personnalités de droite qui accolent le mot « social » à leur mouvement afin de se rendre plus respectable aux yeux des élites médiatiques.
Mais dans un éclair de lucidité, peut-être intéressé, Laurent Wauquiez a publié, ces derniers jours, un intéressant pamphlet sur l’Union européenne. Que n’a-t-il pas fait ? Toute l’intelligentsia que peut compter l’UMP s’est jetée sur lui afin de dénoncer – je cite – « le populisme de ses propositions » — comme si le peuple était une tare —, « de draguer le FN » ou « le protectionnisme, c’est stupide ». Je ne veux pas juger le fond de son livre puisque j’y trouve, pour ma part, à prendre et à laisser. Mais il est choquant de voir que tout débat au sein de ce parti est interdit. Ce que les pontes ont décidé entre eux en haut lieu doit être la ligne directrice et cela sans discussion. Pas de débat, pas de voix dissonante. C’est interdit.
Pourtant, l’UMP s’enorgueillit d’être un parti démocratique où fleuriraient nombre d’idées. Bien entendu, ce ne sont que des mots. Rien de tout cela n’existe à l’UMP. Je suis bien placé pour le savoir, y ayant consacré 10 ans de ma vie politique comme élu jeune ou moins jeune, ou comme attaché parlementaire à l’Assemblée et au Sénat. L’UMP ment à ses militants très souvent sincères dans leur engagement lorsqu’elle annonce qu’elle gouvernerait différemment de François Hollande.
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Le festival d'intox de Robert Namias
Robert Namias est un sérieux candidat aux bobards d'or. Il enfile les intox comme rarement :
- Namias affirme que les profanations en France sont majoritairement celles des juifs et des musulmans
- Namias reproche à Hollande de souhaiter joyeux Noël et joyeuses Pâques aux Français
- Namias pense qu'il est faux d'affirmer que les cathos sont plus souventmoqués que les autres
- Namias botte en touche sur Peillon l'anticatho prétendant ne rien savoirde sont livre-programme.
La France a-t-elle un problème avec les... par Le_Salon_Beige -
TVL : journal du 28 avril