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France et politique française - Page 4320

  • Le directeur de cabinet d’Alain Juppé mis en examen

    Que l’affaire Bygmalion provoque la démission de la direction de l’UMP, rien de plus normal. Ce qui est plus surprenant, dans un tel contexte, c’est de choisir Alain Juppé pour faire partie du triumvirat chargé d’assurer la direction intérimaire du parti. Hier, nous rappelions qu’Alain Juppé n’est pas exempt de casseroles.

    Il faut encore ajouter que, le 24 mai dernier, le quotidien Sud Ouest révélait que Ludovic Martinez, directeur de cabinet du maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, depuis juin 2008, avait été mis en examen le 24 avril, dans le cadre d’une instruction ouverte à Agen pour « octroi d’un avantage injustifié par une personne dépositaire de l’autorité publique ». L’UMP Michel Diefenbacher, président du conseil général de Lot-et-Garonne de 2004 à 2008, avait déjà été mis en examen le 21 février dans ce dossier, ouvert après le dépôt d’une plainte contre X par l’actuel président PS du département, Pierre Camani, en décembre 2010.

    Selon le conseil général, M. Camani avait constaté, peu après sa prise de fonction, en 2008, des anomalies dans l’attribution du marché de frais de bouche entre 2005 et 2007, liées à un éventuel non-respect de la procédure d’attribution de ces marchés.

    Ludovic Martinez, qui fut de 2001 à 2007 directeur de cabinet du président du conseil général de Lot-et-Garonne, a déclaré être « complètement serein » à propos de sa mise en examen, assurant n’avoir « strictement rien à cacher ni à craindre dans ce dossier », dans lequel il n’avait jusque-là été entendu qu’une fois, en 2011.

    Le directeur de cabinet d’Alain Juppé a ajouté avoir informé ce dernier, dès 2008, de l’affaire, estimant qu’elle était « purement politique »« Les directeurs de cabinet n’ont pas compétence pour passer des marchés », a-t-il déclaré. « Mes deux autres successeurs ont été également mis en examen dans cette affaire. Je suis complètement tranquille, dans ce dossier il y a zéro soupçon de détournement d’argent »a-t-il dit sur France Bleu Gironde.

    Il n’empêche que, dans le contexte actuel, ce n’est pas fait pour améliorer l’image de l’UMP.

    http://medias-presse.info/le-directeur-de-cabinet-dalain-juppe-mis-en-examen/10571

  • La famille Merah part faire le djihad en Syrie grâce aux allocations familiales

     

    Article et video

    Lors des questions au gouvernement, le député UMP Alain Marsaud a créé la polémique.

    La question du député UMP Alain Marsaud a suscité l’indignation de ses collègues de la majorité lors des questions au gouvernent mardi

    « Ce qui est extravagant c’est que cette dizaine de personnes ait financé son voyage en Syrie avec les allocations familiales, l’aide personnalisée au logement, et même l’allocation au parent isolé ! » a scandé Alain Marsaud. « La France est un pays merveilleux n’est ce pas ! » a-t-il ajouté. 

     

    http://manchebleumarine.tumblr.com/post/87022353309/la-famille-merah-part-faire-le-djihad-en-syrie-grace

  • Quelle ligne pour l'UMP ?

    Dès dimanche soir, Alain Juppé militait pour un rapprochement avec le Centre (UDI et autres) pour renforcer un parti en perte de vitesse. Mais pour les élus de droite, c'est se tirer une balle dans le pied, car l'électorat, lui, est vraiment à droite. Ainsi, le député Jacques Myard écrit :

    "L’action politique, c’est l’art vital et permanent de se redresser malgré les épreuves et les revers.

    L’UMP est aujourd’hui dans cette situation avec un score bien en deçà de ses objectifs aux élections européennes et avec l’obligation de régler une méchante affaire interne. Fort heureusement, J. F. Copé en a tiré les conclusions et a démissionné, ouvrant ainsi une nouvelle page de la gouvernance.

    Mais si l’outil UMP, fort de ses militants et de tous ses élus, peut et va rebondir, notre mouvement ne peut se redresser qu’avec un projet national qui fédère les Français qui veulent maîtriser leur destin économique et politique.

    Pour être clair, l’avenir de l’UMP ne réside pas dans une alliance avec les centristes, adeptes impénitents d’une Europe fédérale rejetée par les Français et les Européens. La stratégie d’alliance avec les centristes serait pour l’UMP une stratégie suicidaire ; la voix de l’UMP en serait durablement affaiblie et inaudible, laissant à d’autres la défense des intérêts propres de la France.

    L’UMP doit impérativement retrouver la cohérence de ses convictions telles qu’elles étaient incarnées par le RPR et défendre en premier lieu la souveraineté nationale en Europe. A défaut, l’UMP disparaîtra."

    Michel Janva

  • Défense : la faute de François Hollande

    La valse-hésitation du Président de la République sur le budget des armées aggrave le mécontentement et la désorientation du monde militaire, qui fait bloc

    "Le ministre Le Drian s’est battu, au sens civil du terme, au sens politique du terme, pour que le budget de la Défense puisse être préservé.

    Il a obtenu satisfaction, non pas parce que c’était lui, non pas simplement parce que c’était moi, mais parce que la représentation nationale l’a voulu ainsi et parce que c’était une nécessité." Voilà ce que François Hollande déclarait, le 8 janvier sur la base aérienne de Creil, lors de ses voeux aux armées. Quatre mois plus tard, ce même président de la République laisse délibéremment se développer une crise très grave au sommet de l’Etat, avec menace de démission des quatre chefs d’état-majors, sur ce même sujet.

    Certes, Manuel Valls s’est voulu rassurant, ce vendredi, en affirmant que " la loi de programmation militaire sera totalement préservée". Mais le doute s’est installé et la confiance est sérieusement ébréchée : les paroles d’un Premier ministre le 23 mai valent-elles plus que celles d’un Président le 8 janvier ? D’autant qu’on doit s’interroger sur le sens des déclarations du Premier ministre. Entend-il prendre la main sur ce dossier régalien contre les hésitations de l’Elysée ? Ce n’est pas exclu. En effet, vendredi en fin de matinée , soit six heures avant la sortie de Manuel Valls, l’Elysée faisait savoir que les arbitrages seraient rendus "dans les prochaines semaines". La veille, une source bien informée assurait d’ailleurs à l’Opinion que les arbitrages n’étaient pas rendus et, regrettant une "communication indisciplinée", précisait que le chef de l’Etat "ne réagirait pas sous la pression". [...]

    La suite sur Secret Défense

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Defense-la-faute-de-Francois

  • Alain Juppé, alternative pour l’UMP ? Retour sur quelques casseroles…

    Alain Juppé se voit déjà candidat à la présidentielle en 2017, maintenant que Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy semblent hors-jeu.

    Mais Alain Juppé a un passé qu’il faut rappeler.

    1995, l’affaire de l’appartement

    En juin 1995, Le Canard enchaîné révèle qu’Alain Juppé, à l’époque Premier ministre, a donné des ordres pour baisser le loyer de son fils Laurent qui occupe un appartement rue Jacob dont la ville de Paris est propriétaire. Dans la même rue, Alain Juppé occupe lui un appartement de 189 m2 pour un loyer anormalement bas et y fait réaliser des travaux de plusieurs millions de francs aux frais du contribuable.

    Alain Juppé déménagera après une plainte pour « prise illégale d’intérêt » déposée par l’Association des contribuables parisiens fondée par le jeune Arnaud Montebourg.

    1999, l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris

    En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et prise illégale d’intérêt » dans le cadre d’une affaire de financement occulte d’emplois fictifs, pour des faits commis alors qu’il était secrétaire général du RPR (ancêtre de l’UMP) et maire adjoint de Paris (aux Finances).

    Le 30 juin 2004, le tribunal correctionnel de Nanterre condamne Alain Juppé à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d’inéligibilité.

    Le 1er décembre 2004, la Cour d’Appel réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

    Relisons avec intérêt les propos de la Cour d’Appel :

    « Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement. »

    Qui pourra croire qu’Alain Juppé est l’homme de la situation ?

    http://medias-presse.info/alain-juppe-alternative-pour-lump-retour-sur-quelques-casseroles/10543

  • Européennes : une étape

    Il fallait voir leur tête à l’annonce des résultats hier soir. Ils sont tellement installés dans leurs certitudes binaires, noir et blanc, bien et mal, démocratie ou fascisme, libéralisme ou extrême droite, qu’un Airbus A380 se serait écrasé sur la permanence de leur parti que ça n’aurait pas été plus grave.

    Il n’est venu à l’idée de personne, de Juppé à Mélenchon en passant par Copé ou Le Foll, que ces résultats soient l’expression du peuple et de la démocratie dont ils sont les chantres habituellement. Le réveil patriotique pour des gens qui se disent héritiers des Lumières et de la révolution française qui nous a imposé ce régime, devrait enchanter ces républicains ardents.

    Ouù alors, mais nous n’osons trop y croire, cela voudrait-il dire que cette révolution sanglante imposée au nom de la patrie en danger, était un leurre pour finalement dissoudre la France dans un grand marché libéral supranational ?

    L’Action française se réjouit de voir de plus en plus de Français prendre conscience que la France doit recouver sa liberté d’action, son autonomie et sa souveraineté. Vous voulez que la France se replie sur elle-même, demandent les apatrides au teint cireux sous les plafonds lambrissés de la place des Vosges, l’air abattu et un verre de gin à la main ? Comme si liberté rimait avec repliement. On ne veut surtout pas croire que cette situation puisse perdurer : On va continuer inlassablement disent les uns, on va remettre tout à plat disent les autres. Les Français se sont lâchés, ils ont exprimé leur colère parce que ce scrutin est mineur à leurs yeux, reprennent-ils tous en cœur.

    Eh oui, il faut reconnaître qu’il y a eu des gaffes, non seulement l’Union Européenne, concoctée en France par l’UMPS, semble plus être une contrainte et une machine à créer du chômage et de la récession que cet élan irrésistible vers un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, mais les hommes du gouvernement sectaire, répressif et idéologique en place depuis deux ans, n’ont pas renvoyé d’eux une image rassurante au peuple de France, lequel n’a pas intérêt à manifester son mécontentement.

    Et c’est eux qui nous parlent d’extrémisme ?

    S’ils avaient voulu diaboliser le FN et faire peur avec « l’extrême droite », ils auraient dû planquer leurs CRS. Mais là franchement ce n’est plus très crédible.

    Aussi, dans l’affirmation que 25% de Français voteraient juste sur un coup de colère, outre que ce n’est pas la première fois qu’on nous la sert, il y a un certain mépris pour ce peuple qui décidément ne comprend rien à rien. Il est à craindre que ses auteurs n’aient à s’en mordre les doigts au cours des prochains scrutins.

    Pour l’Action française, c’est une étape, c’est la bonne voie mais pas de patrie durable et équitable sans le roi. A nous de former les élites de demain qui agiront de telle sorte, que les pays européens aient dans la France un interlocuteur crédible pour un partenariat fort et intelligent.

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Europeennes-une-etape

  • Le cri du peuple suite au piétinement du "NON" au TCE

    Réaction de Yannick Moreau, Député de la Vendée littorale, suite aux résultats des élections européennes :

    "Quelques jours après les élections européennes du 25 mai 2014, le cri de colère des Français résonne encore.

    Cri de colère contre le Président de la République, le Parti socialiste et leurs alliés qui, 2 ans après avoir promis de "réenchanter le rêve français" (sic), ont enterré les illusions de leurs électeurs et brisé le rêve d'une Europe à l'écoute et au service des peuples européens.

    Cri de colère contre les partis de gouvernement qui se sont montrés incapables d'entendre le peuple français et de respecter le verdict du référendum de 2005 sur la constitution européenne. Les Français avaient pourtant dit NON. Nos gouvernants ont piétiné la souveraineté du peuple français et ont poursuivi leur marche forcée vers une Europe toujours moins européenne, toujours plus technocratique, intrusive et coercitive, toujours moins protectrice, toujours plus ultra-libérale et ultra-mondialisée.

    Cri de colère contre nos dirigeants politiques, de droite comme de gauche, qui n'ont jamais vraiment voulu "réorienter l'Union Européenne", sauf peut-être à quelques jours d'élections s'annonçant difficiles.

    Pour le salut de notre pays, pour une France forte au cœur d'une Europe forte et protectrice, nos gouvernants doivent se ressaisir et montrer qu'enfin ils ont entendu le message des urnes du 25 mai 2014.

    Pour construire cette France forte au cœur d'une Europe forte, nous avons besoin d'une droite forte, irréprochable, fière de ses valeurs, courageuse non plus seulement dans les propositions d'opposition mais surtout à l'épreuve de l'exercice des responsabilités.

    Nous avons besoin d'un droite forte, une droite qui retrouve le contact charnel avec le peuple de France, une droite qui défende une ligne politique claire prônant la liberté, le goût d'entreprendre, la responsabilité, le respect de la Nation, la famille, le mérite, la fraternité.

    Alors que l'exaspération et le désespoir gagnent du terrain dans notre famille politique, je crois que, plus que jamais, le redressement de notre pays commande de reconstruire une "droite populaire et de convictions"."

    Michel Janva

  • Le cri du peuple suite au piétinement du "NON" au TCE

    Réaction de Yannick Moreau, Député de la Vendée littorale, suite aux résultats des élections européennes :

    "Quelques jours après les élections européennes du 25 mai 2014, le cri de colère des Français résonne encore.

    Cri de colère contre le Président de la République, le Parti socialiste et leurs alliés qui, 2 ans après avoir promis de "réenchanter le rêve français" (sic), ont enterré les illusions de leurs électeurs et brisé le rêve d'une Europe à l'écoute et au service des peuples européens.

    Cri de colère contre les partis de gouvernement qui se sont montrés incapables d'entendre le peuple français et de respecter le verdict du référendum de 2005 sur la constitution européenne. Les Français avaient pourtant dit NON. Nos gouvernants ont piétiné la souveraineté du peuple français et ont poursuivi leur marche forcée vers une Europe toujours moins européenne, toujours plus technocratique, intrusive et coercitive, toujours moins protectrice, toujours plus ultra-libérale et ultra-mondialisée.

    Cri de colère contre nos dirigeants politiques, de droite comme de gauche, qui n'ont jamais vraiment voulu "réorienter l'Union Européenne", sauf peut-être à quelques jours d'élections s'annonçant difficiles.

    Pour le salut de notre pays, pour une France forte au cœur d'une Europe forte et protectrice, nos gouvernants doivent se ressaisir et montrer qu'enfin ils ont entendu le message des urnes du 25 mai 2014.

    Pour construire cette France forte au cœur d'une Europe forte, nous avons besoin d'une droite forte, irréprochable, fière de ses valeurs, courageuse non plus seulement dans les propositions d'opposition mais surtout à l'épreuve de l'exercice des responsabilités.

    Nous avons besoin d'un droite forte, une droite qui retrouve le contact charnel avec le peuple de France, une droite qui défende une ligne politique claire prônant la liberté, le goût d'entreprendre, la responsabilité, le respect de la Nation, la famille, le mérite, la fraternité.

    Alors que l'exaspération et le désespoir gagnent du terrain dans notre famille politique, je crois que, plus que jamais, le redressement de notre pays commande de reconstruire une "droite populaire et de convictions"."

    Michel Janva

  • EN DIRECT Crise à l'UMP : Sarkozy « très mécontent »

    + VIDEO - Le bureau politique du parti, au bord de l'implosion suite à l'affaire Bygmalion, se réunit ce matin. Jean-François Copé y joue sa place. Nicolas Sarkozy est « très mécontent de voir son nom associé à cette curieuse actualité » confesse Brice Hortefeux.
    8h11 Sarkozy « très mécontent » - Brice Hortefeux, l’un des plus proches de Nicolas Sarkozy, a assuré que l’ex-chef de l’Etat était « très mécontent de voir son nom associé » à la « curieuse actualité » autour de Bygmalion. Nicolas Sarkozy est « très mécontent de voir son nom associé à cette curieuse actualité », a assuré le député européen, alors que deux protagonistes de l’affaire Bygmalion ont assuré que les « fausses factures » en cause visaient à couvrir des dépassements de frais de sa camapgne en 2012.
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    7h57 Fin des perquisitions - Les perquisitions entamées lundi dans les locaux de l'UMP et dans ceux de la société Bygmalion, dans le cadre de l'enquête sur un système de fausses facturations présumées, se sont terminées tôt mardi matin, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Les perquisitions, menées par le parquet de Paris avec l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, ont pris fin vers 05h30 chez Bygmalion et vers 06h à l'UMP, ont précisé ces sources.
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    6h50 La journée de tous les risques - Les ténors de l’UMP se réunissent mardi matin pour tenter de dénouer l’une des plus grave crise qu’ait connue leur parti depuis sa naissance en 2002, avec une question brûlante: le sort de son président Jean-François Copé. Partira, partira pas ? Le député-maire de Meaux a démontré sa pugnacité lors de la précédente convulsion à l’UMP, l’interminable duel entamé fin 2012 avec François Fillon pour la direction du mouvement. Mais là, estime un responsable du mouvement, « il ne pourra pas sauver sa tête. C’est du lourd, du très lourd ».
    Pour beaucoup, il y a péril dans la demeure UMP. L’affaire Bygmalion - société de communication fondée par deux proches de M. Copé - avait commencé par des soupçons de favoritisme. Elle n’a cessé d’enfler et de proliférer pour atteindre, à l’issue de la folle journée de lundi, l’ancien président Nicolas Sarkozy. L’affaire Bygmalion, « c’est l’affaire des comptes de campagne de Sarkozy », a accusé l’avocat de cette agence, Me Patrick Maisonneuve, parlant de « fausses factures ».
    Tout nouvel eurodéputé - ce qui lui confère une immunité face à la justice, même s’il a dit qu’il n’y recourrait pas - Jérôme Lavrilleux, jusqu’à dimanche directeur de cabinet de M. Copé, a corroboré cette version, reconnaissant en larmes que des meetings du candidat ont été indûment facturés à l’UMP (voir vidéo ci-dessous). Un « dérapage » dans « l’engrenage irrésistible » de la campagne, a-t-il concédé, en exemptant Sarkozy et Copé. En revanche, lundi soir, le trésorier de campagne de M. Sarkozy, Philippe Briand contestait auprès la version de Me Maisonneuve.

    Video

    Folle journée
    Cette folle journée a également vu une perquisition au siège parisien de l’UMP qui se prolongeait au milieu de la nuit et par la garde à vue de l’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy Claude Guéant dans un autre dossier, l’arbitrage Tapie. Le tout au lendemain de la victoire FN au européennes, l’UMP perdant plus d’un tiers de ses 29 élus au Parlement de Strasbourg, et se faisant dépasser de 4 points par le parti de Marine Le Pen. La crise est donc politique, financière, judiciaire et morale, jugent plusieurs caciques. L’UMP « est atteinte dans sa crédibilité » et « son honneur est mis en cause », a déploré l’ex-Premier ministre François Fillon.
    Alors que faire ? Pour certains, de plus en plus nombreux, l’équipe dirigeante doit démissionner collectivement, comme l’a demandé lundi soir sur France 2 l’ancien secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian. « Copé continue à tirer tout le monde vers le bas, il est sur un toboggan qu’il ne peut plus remonter », souligne un important élu régional.
    Certains avancent à l’idée d’une direction provisoire collective, le temps que l’enquête s’achève. Jean-Pierre Raffarin a suggéré la mise en place d’un « conseil d’éthique et de gouvernance » désigné par le bureau politique. Pour Nathaliie Kosciusko-Morizet, chef de l’opposition parisienne, il faut convoquer un congrès « pour interroger les militants sur une alliance avec le centre », un des points chauds en débat.
    « Le BP décidera, je l’espère, un audit rapide des comptes de l’UMP, sous l’autorité de personnalités indépendantes », a souhaité Mme Kosciusko-Morizet. Elle suggère aussi un congrès pour consulter les militants sur notamment l’alliance avec le centre. Ce serait un retour aux sources puisque Jacques Chirac avait voulu une organisation unique afin d’éviter un 21 avril à l’envers. 

    Réactualisation de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous

    source :  Afp via les Echos :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupEEZFkpuEdnQeZpO.shtml