France et politique française - Page 4319
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La Voix de la Russie - La Monarchie sauverait-elle la France ?
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Droite et gauche, un théâtre soumis aux caprices des Saoudiens ?
Le ministre Renaud Donnedieu de Vabres a décidé le 27 avril 2007 de donner au théâtre impérial le nom de son mécène.
Vestige du Second Empire, le théâtre impérial Napoléon III (théâtre du château de Fontainebleau), petit bijou architectural construit entre 1854 et 1857 à la demande de Napoléon III, est en cours de restauration ; l’ouverture est prévue pour 2015.
En revanche – il faudra s’y habituer –, il changera de nom pour devenir le théâtre Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, car ce sont les Émirats arabes unis qui ont sorti le chéquier pour sa restauration. On nous a bien aidés, alors il faut leur rendre la monnaie de leur pièce…
D’ailleurs, personne ne s’en cache, c’est écrit noir sur blanc sur le site officiel : : « Dans le cadre d’un accord passé entre le gouvernement français et celui de l’émirat d’Abou Dabi, parallèle à celui créant le musée universel du Louvre Abou Dabi, une enveloppe de 5 millions d’euros reconductible a été allouée par Son Altesse le Cheikh Khalifa ben Zayed al Nahyane au financement de la restauration du théâtre impérial du château de Fontainebleau. En reconnaissance de cette action, le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a décidé le 27 avril 2007, en présence de l’autorité de la Culture et du Patrimoine d’Abou Dabi, Son Altesse Cheikh Sultan ben Tannoun al Nahyane, de donner au théâtre impérial le nom de son mécène. »
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600 millions d’euros déversés sur les banlieues ethniques
Quelque 600 millions d’euros du programme d’investissement d’avenir (PIA) seront accordés aux « zones sensibles », a annoncé lundi le ministre de la Ville Najat Vallaud-Belkacem qui souhaite « mettre le paquet sur l’emploi » dans les « quartiers populaires » (c’est-à-dire immigrés).
Préférence étrangère ? Maintien de la « paix sociale » par l’argent ?
Il s’agit quoiqu’il en soit de créer encore une quantité d’emplois bidons pour contenter les déracinés venus en France pour des raisons économiques…http://www.contre-info.com/600-millions-deuros-deverses-sur-les-banlieues-ethniques
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Gollnisch dans Présent : « l’appel au brassage universel est le véritable dogme religieux de l’Union Européenne »
A moins d’un mois du premier tour des élections européennes, Bruno Gollnisch a accordé un entretien au quotidien Présent . Le député frontiste répondait aux questions d’Yves Chiron sur laBabel bruxelloise et ses menées contre-nature. Les appels au sursaut se multiplient, la Résistance nationale, populaire et sociale s’organise…
Présent : Un mot, d’abord, de votre présence au Parlement européen. Vous y avez été élu pour la première fois en 1989, puis réélu sans discontinuité en 1994, 1999, 2004, 2009. Vous allez donc, si les électeurs le veulent, obtenir votre 6e mandat.En un quart de siècle de présence au Parlement européen, avez-vous vu une évolution des esprits parmi les députés ?
Bruno Gollnisch : Oui, hélas, et pas dans le bon sens ! Il règne dans cette institution un étrange état d’esprit, fait de messianisme euro-mondialiste, de bonne conscience, et de satisfaction de soi, qui laisse peu de place à la discussion. C’est d’autant plus choquant qu’en présence d’un échec aussi manifeste, dans toute autre entreprise humaine on serait conduit à se remettre en question. Ici, non ! On accumule d’une part les normes et les charges de toutes sortes pesant sur nos sociétés, cependant qu’on ouvre nos économies à la concurrence de pays qui, eux, n’ont presque aucune contrainte de salaires minimum, de protection sociale, d’hygiène, de sécurité, de représentation syndicale, etc. Et quand le résultat désastreux ne peut plus être nié, on explique que c’est parce qu’il n’y a pas encore assez d’Europe ! Tout se passe comme si on était à bord d’un train fou, qui roule vers le précipice, dans l’allégresse de ses passagers. Il faut d’urgence arrêter ce train.Heureusement, on constate dans plusieurs pays l’émergence de mouvements qui vont dans ce sens, et dont plusieurs s’inspirent de notre exemple.
Présent : Pour coordonner l’action des députés européens qui partagent le patriotisme du Front National, vous avez créé le groupe Identité, Tradition, Souveraineté (ITS) puis l’Alliance Européenne des Mouvements nationaux (AEMN). Quels sont les valeurs communes et les objectifs communs à ces députés venus de différents pays ?
Bruno Gollnisch : C’est évidemment la défense des identités et des libertés nationales face aux empiètements incessants de l’Euro-mondialisme, aveuglément soutenu par la majorité de ce Parlement, qu’il s’agisse du groupe PPE (Parti Populaire Européen), abusivement dénommés démocrates-chrétiens, dont font partie les députés français UMP, socialistes et libéraux. Je dois vous dire que Marine Le Pen a souhaité préparer le prochain groupe parlementaire avec les membres de l’Alliance Européenne des Libertés, autre regroupement souverainiste , et non avec l’Alliance Européenne des Mouvements nationaux (AEMN). Elle est la présidente du Front National, et je m’incline devant ce choix. En tout état de cause, il est certain que l’on a assisté, depuis plusieurs années, à un rejet de l’Euro-mondialisme, de la destruction des libertés et identités nationales, de la négation des véritables valeurs de la Civilisation européenne, etc. Je suis sûr que ce phénomène va s’amplifier considérablement lors des prochaines élections.
Présent : Le 10 avril dernier, vous avez pu prendre la parole au cours d’une audition solennelle concernant l’Initiative citoyenne européenne « Un de nous/One of us », qui demande l’introduction dans le droit européen du principe suivant : « Aucun fonds de l’Union européenne ne doit être attribué à des activités qui détruisent des embryons humains ou qui présupposent leur destruction ».La pétition permettant cette Initiative avait recueilli plus de 2 millions de signatures en Europe. Pouvez-nous nous en dire un peu plus sur cette Initiative citoyenne européenne et ses enjeux ?
Bruno Gollnisch : Cette pétition utilise un dispositif qui introduit, à dose tout-à-fait homéopathique, un peu de démocratie directe dans le fonctionnement de l’Union Européenne. Ne nous faisons aucune illusion quant au résultat final. Mais la pétition a eu le très grand mérite de réveiller quelques consciences, y compris au sein du Parlement, et d’obliger règlementairement les commissions parlementaires compétentes à en débattre publiquement. C’est dans ce cadre que, modestement, je suis intervenu.
Présent : Au Parlement européen, vous défendez aussi l’agriculture française contre les trusts multinationaux et l’industrie européenne contre la concurrence déloyale. Mais n’est-ce pas d’abord le fonctionnement des institutions européennes, et d’abord le pouvoir de la Commission européenne, qu’il faut contester ?
Bruno Gollnisch : C’est naturellement l’ensemble du système, et nous ne nous en privons pas. Mais je voudrais mettre en garde contre une légende, qui voudrait attribuer tous les maux de l’Union Européenne à la seule Commission. Échappatoire bien facile, surtout en période électorale. La Commission est bien sûr co-responsable des dérives de l’institution, mais elle n’est pas la seule !
L’idée selon laquelle il suffirait de donner plus de pouvoirs au Parlement pour lui permettre de faire entendre à la Commission la voix de la sagesse ne serait vraie que si la majorité des Parlementaires étaient eux-mêmes des sages. Or c’est très loin d’être le cas. Il est très fréquent que cette majorité parlementaire aggrave encore les aspects bureaucratiques, confus, verbeux, des propositions de la Commission…Ce qu’il faut, c’est arrêter net ce délire normatif, et en revenir à des coopérations concrètes, sur des sujets précis, chiffrés, quantifiables. Si c’est encore possible…
Présent : Au Parlement européen, certains refusent d’admettre que l’Europe a un héritage chrétien. Benoît XVI soulignait que c’est « un signe d’immaturité, voire de faiblesse » que de s’y opposer ou de l’ignorer. Il mettait en cause « une certaine intransigeance séculière ». Observez-vous une aggravation de cette tendance ?
Bruno Gollnisch : Oui, malheureusement, du moins de la part du courant actuellement dominant. Il faut bien comprendre que le fait religieux est toléré, mais comme une espèce de pré-humanisme , appelé seulement à coopérer au triomphe mondial du libéralisme économique et philosophique. Il n’a d’autre légitimité que de se fondre dans l’appel au brassage universel qui résultera de la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes. C’est là que se trouve en fait le véritable dogme religieux de l’actuelle Union Européenne. Il y a bien sûr un habillage idéologique à tout cela : les droits de l’homme , en réalité ce que le regretté Jean Madiran appelait très justement les DHSD , c’est-à-dire les Droits de l’Homme sans Dieu . Et le sacré, c’est l’indifférenciation dans tous les domaines. Il est littéralement blasphématoire de faire des distinctions entre les peuples, les cultures, les sexes, etc. Malheur par exemple à qui s’opposera à la promotion méthodique du LGBTI , c’est-à-dire : Lesbienne/Gay/Bi/Trans/Inter-sexuel . Ce serait discriminatoire .
Comme est cataloguée discriminatoire toute tentative de s’opposer à l’immigration massive, ou de protéger nos marchés, etc. Dans ce contexte, il est consternant de lire les communiqués lénifiants de la Conférence des Evêques d’Europe , qui ne formule aucune objection aux déviances de l’Union Européenne, et ne s’inquiète que du rejet que l’on sent monter chez les peuples ! Heureusement, cela ne suffira pas à étouffer les légitimes réactions.
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La Centrafrique, entre partition et violence
Quelques mois après l’intervention française, la situation de la Centrafrique est toujours aussi critique et nous l’avions déjà évoquée récemment dans un article. A défaut de pouvoir protéger toutes les communautés, la mission s’est-elle résignée à diviser le pays en deux ? C’est bien ce qui semble ressortir des derniers événements.
Quelque 1.300 musulmans qui se terraient en périphérie de Bangui, fréquemment attaqués par des milices à majorité chrétienne, sont partis dimanche dans un imposant convoi, escortés par la force africaine Misca à destination du nord de la Centrafrique. Les déplacés iront vivre à proximité de la frontière tchadienne. Ils étaient beaucoup à se réjouir de quitter enfin Bangui, après avoir souffert d’exactions. Quant aux populations chrétiennes, elles n’ont pas cherché à masquer leur satisfaction de voir partir leurs compatriotes musulmans. Les actions des milices Séléka ou Balaka semblent avoir creusé un fossé profond entre les deux communautés. Une ministre a bien dénoncé ce déplacement, décidé sans le gouvernement provisoire centrafricain, qui accentue la partition du pays et met à mal à la réconciliation nationale mais le monde humanitaire a affirmé que c’était la meilleure solution car la vie de ces populations était menacée.
Pas plus tard qu’aujourd’hui, des hommes armés ont attaqué le centre médical de Médecins sans Frontières (MSF) dans la localité de Nanga Boguila, à environ 450 kms au nord de Bangui. Ces hommes, soupçonnés d’être des membres de l’ex-Seleka, voulaient piller les locaux. Au moment de l’attaque, les membres du personnel de MSF tenaient une réunion avec les autorités locales et les leaders communautaires. Seize d’entre eux ont été tués, ainsi que trois membres du personnel de l’ONG. Selon certains, cela fait plusieurs semaines que les braquages et incidents armés visant les humanitaires se multiplient en Centrafrique. Jeudi, un accrochage violent entre des militaires français et un groupe armé avait fait sept morts.
La Centrafrique est plus que jamais en proie à une violence, que la Misca et l’armée française ne semblent pas arriver à endiguer. Pendant ce temps, la partition du pays se met tout doucement en place devant la situation, qui ne laisse plus trop le choix aux populations victimes d’exactions.
http://medias-presse.info/la-centrafrique-entre-partition-et-violence/9272
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Pour une France Royale au cœur de l’Europe :
Jean-Philippe Chauvin est un militant du Groupe d’Action Royaliste depuis sa fondation. Il applique, à l’occasion des élections européennes de mai prochain, la politique constante du Groupe qui est de soutenir toutes les initiatives qui visent à faire connaître et promouvoir les idées royalistes en France, et il sera lui-même tête de liste « Pour une France Royale au cœur de l’Europe » dans l’Ouest (Bretagne ; Pays de la Loire ; Poitou-Charentes), liste présentée par L’Alliance Royale. Voici sa « déclaration d’entrée en campagne » :
Un royaliste qui se présente à des élections, européennes de surcroît : voilà qui en surprend quelques uns, y compris dans les rangs monarchistes. Pourtant, ce n’est pas la première fois ni la dernière sous la Cinquième République que des royalistes affrontent le suffrage universel,de Bertrand Renouvin à l’élection présidentielle de 1974 à la trentaine de candidats de l’Alliance Royale aux législatives de 2012. Certes, les résultats quantitatifs restent modestes, et Renouvin, il y a quarante ans, n’avait attiré qu’un peu plus de 43.700 électeurs, tandis que les candidats de l’Union Royaliste de Touraine, dans les années 1980, atteignaient parfois les 2 ou 3 % de suffrages exprimés... Cela n’est pas le plus important, en définitive, mais bien plutôt la présence de royalistes sur la scène politique, et ce qu’ils ont dit et ce qu’ils ont à dire.Si je me présente aux élections européennes du 25 mai prochain, échéances électorales qui ne semblent pas passionner nos concitoyens en plein « décrochage de l’Europe » depuis 2003 et, surtout, depuis l’après-référendum de 2005, ce n’est pas exactement ou pas seulement pour faire des voix mais bien plutôt pour faire entendre la voix, la parole des royalistes sur les questions européennes et montrer combien elles sont fort dépendantes de la question institutionnelle française : je pars en campagne avec l’intention affirmée de faire entendre cette voix royaliste à un maximum de nos concitoyens de l’Ouest de la France, non pour les abrutir de slogans ou de solutions toutes faites qui ne sont jamais que des promesses intenables dans la plupart des cas, mais pour ouvrir d’autres pistes de réflexion et de pratiques politiques, en étroite relation (ce qui ne veut pas dire forcément compromission ou confrontation, mais plutôt écoute et discussion…) avec ce que l’on pourrait nommer « le pays réel » mais sans, pour autant, négliger la nécessaire prise de hauteur qui doit permettre de voir plus loin que les intérêts du seul présent.
En fait, j’ai beaucoup à dire sur l’Europe, la construction européenne et l’Union européenne : bien sûr, il y a la question des « limites » territoriales, géopolitiques ou politiques tout court ; celle du sens de la construction européenne et de celui que l’on peut souhaiter ; etc. Mais c’est surtout sur les projets et les débats actuels (et sans méconnaître les précédents évoqués) que j’interviendrai : le traité transatlantique (dénoncé depuis un bon nombre d’années par les royalistes et par Renouvin entre autres) qui risque de livrer l’ensemble européen aux appétits des grandes multinationales étatsuniennes et, plus sûrement encore, aux juges chargés de faire respecter un libre-échangisme inscrit dans les traités européens eux-mêmes, depuis celui de Rome (1957) à celui qui tient lieu de « constitution européenne » ; la pauvreté et l’appauvrissement des populations françaises et européennes, conséquences du processus de mondialisation qui, en Europe, prend désormais les formes agressives d’une crise brutale et de délocalisations non moins socialement injustes, et de l’application d’un libéralisme débridé plus que raisonné ; la question énergétique qui n’est pas dissociable de la question environnementale et qui doit intégrer le souci environnemental lui-même, à l’heure où le dérèglement climatique menace les équilibres naturels des milieux d’Europe (et bien au-delà…) ;l’aménagement des territoires et les risques d’une métropolisation oublieuse des espaces ruraux dits « profonds », et le problème, que l’on ne peut négliger, de la trop intensive et rapide artificialisation des terres qui menace l’équilibre même des paysages et les activités agricoles traditionnelles ; sans oublier, bien sûr, la question sociale qui, d’ailleurs, peut se conjuguer en multiples thèmes, de celui des salaires à celui du chômage, de celui de l’exploitation ouvrière à celui de la pression fiscale trop lourde pour les artisans et entrepreneurs locaux, etc.
Etre royaliste, ce n’est pas se contenter d’un rôle facile de spectateur vite blasé, mais vouloir réfléchir et agir en politique, pour redonner du sens à la politique face à une économie qui, parfois, redevient de plus en plus sauvage. Etre royaliste, c’est servir quand, aujourd’hui, la classe politique dominante de Paris à Bruxelles, de Washington à Strasbourg, pense d’abord à « se servir »…
Ce sont ces quelques raisons qui expliquent pourquoi, malgré les embûches et de faibles moyens financiers, mais avec cœur et détermination, je suis fier de porter les couleurs du royalisme politique aux élections européennes du 25 mai sous l’étiquette de l’Alliance Royale et ceci à la tête de la liste « Pour une France royale au cœur de l’Europe » qui se présente dans la circonscription Ouest de notre pays, au cap de l’Europe, sur les bords de l’Atlantique...
Jean-Philippe Chauvin
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La menace Sentinelles
Pour l'anniversaire de la loi Taubira, les Sentinelles étaient comme à leur habitude place Vendôme pour rappeler que déterminés, ils ne lâcherons jamais rien ! Face à cette pacifique assemblée un ministère tourmenté, à nouveau retranché, barricadé derrière véhicules, policiers et barrières. Un no man's land en plein Paris, une aberration étalée aux yeux de tous les touristes et passants qui prouve encore une fois que la plus oppressante des subversions n'est pas forcément la plus violente ou la plus bruyante.
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Budget : « Les gains de productivité ont des limites », prévient le chef d’état-major des armées
Ramener le déficit public en-dessous du seuil de 3% du PIB en 2015 afin de respecter les engagements européens de la France et les critères de convergence de la monnaie unique établis par le traité de Maastricht. Tel est l’objectif du Plan de stabilité qui, présenté le 23 avril en Conseil des ministres, par Michel Sapin et Christian Eckert, prévoit 50 milliards d’économies sur la période 2015-2017.
Selon l’échéancier de ce plan, il faudra trouver 21 milliards d’euros en 2015, 16 milliards en 2016 et 13 milliards en 2017. Mais le ministre des Finances et des Comptes publics a indiqué qu’un effort supplémentaire de 4 milliards d’économies devait être réalisé dès cette année, étant donné que les finances de la France, mises sous surveillance par la Commission européenne, ont dérapé l’an dernier, avec un déficit de 4,3% au lieu des 4,1% attendus. Les détails seront précisés dans le collectif budgétaire de juin prochain.
Cet « effort net de redressement supplémentaire » devrait être financé par des économies dans la dépense publique. Le gouvernement compte sur la sous-exécution des dépenses de l’assurance-maladie constatée en 2013 (1 milliard) ainsi que sur les effets des décisions prises par les partenaires sociaux au sujet de l’assurence-chômage. Des prestations (retraitres, allocations logement) pourraient être gelées et le recours à la réserve de précaution de 7 milliards, abondée par des gels de crédits, est envisagé.
Et cette éventualité est susceptible de se traduire par des coupes dans le budget du ministère de la Défense, puisqu’il contribue, comme les autres, à cette réserve de précaution…
Or, la trajectoire financière de la Loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit de maintenir ce dernier à 31,4 milliards d’euros jusqu’en 2016 (c’est à dire qu’il ne prend pas en compte l’inflation) et de l’augmenter légèrement par la suite. Pour cela, les armées doivent supprimer 34.000 postes et compter sur 6,1 milliards de recettes exceptionnelles (REX), aléatoires par définition. En un mot comme en cent, ce montage est fragile et la moindre encoche est susceptible de le faire s’effondrer.
D’où l’avertissement lancé par le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers contre tout coup de rabot qui affecterait le budget de la Défense, comme cela s’est vu trop souvent par le passé.
« Si on supprime des crédits sur les trois prochaines années en-deçà de ce qui est prévu à l’heure actuelle, on supprimera du physique. C’est mécanique », a-t-il en effet affirmé en marge d’un déplacement à Washington. « Les gains de productivité, ça a des limites », a-t-il insisté.
Avec le Livre blanc sur la défense publié il y a tout juste un an et la LPM qui en découle, l’armée français a une « feuille de route qui est claire », a fait valoir le général de Villiers. « Tout cela est cohérent avec une enveloppe qui est calculée au plus juste et on a eu des difficultés à tailler le costume », a-t-il expliqué.
Aussi, si jamais les ressources financières espérées par les armées devaient être moindres que prévu, « ce serait un autre projet », a-t-il dit. « Tout est possible, simplement il faudra le dire », a ajouté le CEMA.
Pour autant, le général de Villiers a aussi précisé qu’il ne disposait pas, « à ce stade », d’éléments sur d’éventuelles coupes budgétaires, « les arbitrages n’(ayant) pas été faits ». Aussi, en la matière, il vaut mieux prendre les devants. Et c’est ce qu’il a fait. -
L’UMP, parti du repli, partisan du déclin
Le sondage CSA pour BFMTV et Nice-Matin sur les élections européennes, paru hier, confirmerait que le FN virerait en tête au soir du 25 mai. Les listes frontistes recueilleraient une moyenne de 24 % des voix, et séduiraient même 30% des électeurs de la tranche d’âge des 25-34 ans, 34% des 35-49 ans. En seconde position, l’UMP est créditée de 22% devant le tandem PS-radicaux de gauche (20%), l’UDI (9%), le Front de Gauche (7,5%) et Europe-Ecologie-Les-Verts (7%). Pour autant, il s’agit comme toujours de garder la tête froide et d’appréhender cette nouvelle enquête avec le recul nécessaire. D’abord parce que la marge d’erreur reconnue par les sondeurs eux-mêmes est de plus ou moins trois points, ensuite parce ce que l’abstention, la meilleure arme du Système en ce qu’elle lui profite principalement, peut enrayer cette dynamique. Ce même sondage précise en effet que seulement 63% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, tandis que seuls 35% des sondés se disent certains d’aller voter. Plus précisément, 41% des sympathisants du PS iraient voter, 40% de ceux de l’UMP, 38% de ceux du FN. Chacun l’aura compris, le travail de mobilisation de l’électorat frontiste devra être mené avec force dans les quatre semaines à venir.
Ce sondage CSA indique aussi que 39% des personnes interrogées affirment qu’elles voteront le 25 mai aux pour sanctionner la gauche au pouvoir. Une fenêtre de tir dont l’UMP espère tirer quelques bénéfices en campant dans le rôle du seul parti crédible, dit de gouvernement, capable de porter une alternative à la politique menée par le gouvernement et sa majorité. C’est pourquoi, sans surprise, au regard des sondages indiquant que le FN à le vent en poupe, Jean-François Copé a concentré hier ses attaques, lors de sa conférence de presse de lancement de sa campagne des européennes, contre l’opposition nationale.
Le FN est un «parti populiste», un gros mot dans la bouche de M. Copé, « europhobe », dont les électeurs seraient des crétins puisqu’ils seraient « moins exigeants » que les Français qui continuent de voter pour l’UMP, avec un «projet absurde de sortie de l’UE», qui «dit tout et n’importe quoi». Les seconds couteaux, Hortefeux, Morano, Lavrilleux ont été chargés d’en rajouter dans la description d’un Mouvement national aux idées délirantes, avec sa volonté « démagogique » de « rétablir les frontières », de protéger nos compatriotes des ravages de la mondialisation, avec « son programme dangereux pour l’influence de la France en Europe »
En l’absence d’un parti souverainiste allié, jouissant d’une certaine influence électorale, capable de prendre des voix au FN et/ou de les rabattre vers l’UMP, Jean-François Copé a ressorti les formules magiques, censées dissuader l’électeur droitier, patriote de voter FN.
Le très contesté patron de l’UMP a donc décliné des propositions, souvent peu crédibles, inapplicables, pas à la hauteur des problèmes ou des enjeux et irréalistes dans le cadre rigide de l’Europe bruxelloise. Propositions surtout, que la droite précédemment au pouvoir n’a jamais été en capacité de formuler et de tenter d’imposer. Certes, de Chirac à Sarkozy, la droite européiste a toujours fait sienne la célèbre formule énoncée par Charles Pasqua, « les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites »…
Au nombre de celles-ci ont été citées une « Europe à géométrie variable », la fin de l’élargissement de l’UE, la réforme l’accord de Schengen de libre circulation, la création d’un poste de commissaire européen à l’immigration, une politique de sanction, voire de suspension ou d’exclusion d’un Etat qui manquerait à ses obligations concernant sesfrontières, le renforcement des moyens de l’agence Frontex.
Jean-François Copé s’est aussi saisi de cette occasion pour tacler sévèrement le vice-président de l’UMP, Laurent Wauquiez, auteur d’un livre fourre-tout « Europe : il faut tout changer ». Dans celui-ci, l’homme qui expliquait qu’il était prêt à voter PS pour faire « barrage » au FN, se garde bien de s’attaquer à la religion de la monnaie unique -« il faut garder l’euro car il nous protège » (sic) avance-t-il prudemment. Partant du constat évident que la construction bruxelloise « ne marche plus », il propose un «protectionnisme» européen, un retour à une Europe des six (les Etats originels, auxquels il ajoute l’Espagne à la place du Luxembourg…), la sortie de l’espace Schengen…
« Laurent Wauquiez a des positionnements individuels parce que populistes », «il n’y aura pas de proposition démagogique à l’UMP» a affirmé M. Copé, qui a dénoncé point par point les vœux de ce dernier Comprendre, volens, nolens, au-delà des propos d’estrade et des aménagements à la marge, que l’UMP n’entend pas remettre en cause l’effacement de la France, sa soumission à l’idéologie bruxelloise. Idéologie supranationale dont la philosophie, le but ultime, est la mise en place d’une gouvernance mondiale, qui est par essence, Bruno Gollnisch l’a souvent évoqué, contraire au véritable génie de l’Europe, « espace qui inventé la liberté et l’égalité des nations.»
Dans les faits, Aymeric Chauprade le rappelait hier en compagnie de Marine Le Pen lors de la présentation de sa liste francilienne pour les européennes, l’UMP porte la pleine responsabilité avec le PS du déclin dramatique que nous subissons. « L’UMPS porte le bilan d’une Europe qui a détruit les économies des différentes nations européennes, qui a produit plus de chômage, plus d’immigration, plus de fiscalité, plus de délocalisation, plus de travailleurs détachés venant concurrencer nos travailleurs en France ».
France info le soulignait implicitement, il n’est pas étonnant que cette collusion de fait entre les deux partis européistes apparaissent de manière flagrante, puisque dans le dernier exercice, élus de l’UMP et du PS ont voté conjointement 70% des textes présentés dans l’hémicycle du parlement européen.
http://gollnisch.com/2014/04/25/lump-parti-du-repli-partisan-du-declin/
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Partis soutenir les chrétiens d’Orient…
« C’est une immense douleur pour nous de constater la déchristianisation de l’Europe alors que nous risquons la mort en vivant notre foi. »
« Nous avons besoin de votre soutien. C’est une immense douleur pour nous de constater la déchristianisation de l’Europe alors que nous risquons la mort en vivant notre foi. » C’est ainsi que Monseigneur Nona, archevêque catholique chaldéen de Mossoul en visite à Paris, encourageait SOS Chrétiens d’Orient à quelques jours de son départ au Kurdistan irakien.
Depuis une semaine, six jeunes Français rencontrent les différentes communautés chrétiennes dans cette région autonome de l’Irak qui recueille, depuis 2003 (date du début de la guerre), une immense partie des chrétiens persécutés.
Le gouvernement kurde voit d’un bon œil l’arrivée de cette minorité réputée cultivée, bien éduquée et peu encline à s’immiscer dans les affaires politiques. La vente de terrains à des non-chrétiens est parfois même interdite dans certains villages kurdes afin d’encourager l’implantation et de stopper l’hémorragie dramatique subie par la communauté chrétienne irakienne.