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France et politique française - Page 4323

  • Peau Neuve

    L’ACTION FRANÇAISE 2000 va changer de présentation. Le numéro 2884 est le dernier de son espèce. Pourquoi changer ? Pour apporter aux lecteurs une information plus dense, plus riche, plus dynamique.

     

    Plus dense avec des articles plus courts ; plus riche avec un dossier systématique ; plus dy- namique en poursuivant la complémen- tarité entre le site de l’Action française (www.actionfrancaise.net) et son journal. L’Action Française 2000 est un journal "de combat", comme notre nouveau gouvernement : si ce dernier n’a pas encore fait ses preuves, sinon celle d’être tristement semblable aux précédents, notre journal, lui, peut s’enorgueillir de sa longévité et de la permanence de ses engagements. Depuis sa création, L’Action Française 2000 s’est efforcé d’ac- compagner le débat intellectuel français, en rendant compte du mouvement des idées et en replaçant constamment la réflexion royaliste comme une perspective normale du débat ; il a aussi examiné la place de la France dans le concert des nations, rendu compte des évolutions géopolitiques et regretté les choix hasardeux ou antinationaux de nos dirigeants successifs ; enfin, il a toujours tenu sa position d’observateur éclairé, refusant le jeu des partis et des adhésions partisanes, se donnant toujours le temps d’exposer les principes et d’analyser les propositions, sans trancher en fonction des passions du moment. Dans sa nouvelle formule, L’Action Française 2000 poursuivra cette ligne éditoriale, réaffirmant que « tout ce qui est national est nôtre » : l’évolution des institutions comme les nouveaux faits de société, notre souveraineté en souffrance comme l’économie mondialisée, et surtout l’avenir de l’intelligence, comme s’appellera désormais la rubrique consacrée aux idées et aux débats. À la faveur de sa nouvelle formule, le journal accueillera de nouveaux collaborateurs le combat est ancien mais les troupes toujours renouvelées — et ces pages sont un trait d’union. ❑

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Peau-Neuve

  • Alain de Benoist : « Les guerres idéologiques modernes ont pris le relais des anciennes guerres de religion »

    Entretien avec Alain de Benoist paru sur Boulevard Voltaire le 24/04/2014 – Nicolas Gauthier pour Boulevard Voltaire. – (…) Grande est l’impression que, désormais, non content de battre l’ennemi, il faut l’annihiler, le criminaliser, voire le convertir… N’assistons-nous pas à des parodies de croisade, les droits de l’homme ayant remplacé les Évangiles ?

    Dès que l’on se situe sur le terrain de la morale, une telle évolution est inévitable. Les guerres de religion sont par définition les plus meurtrières, parce que l’ennemi n’y est plus perçu comme un adversaire du moment, qui pourrait éventuellement devenir un allié si les circonstances changeaient, mais comme une figure du Mal. C’est pour en finir avec les guerres de religion qu’au lendemain des traités de Westphalie (1648) un nouveau droit de la guerre (jus ad bellum), lié à l’avènement de ce qu’on a appelé le jus publicum europaeum, a vu le jour. Son but explicite était d’humaniser la guerre, de la « mettre en forme », selon l’expression de Vattel. C’était une guerre à justus hostis : on admettait que celui-là même que l’on combattait pouvait avoir ses raisons. Il était l’ennemi, mais il n’était pas le Mal. La victoire s’accompagnait d’un traité de paix, et nul ne cherchait à perpétuer, au lendemain des combats, une hostilité qui n’avait plus lieu d’être.

    Les guerres idéologiques modernes ont pris le relais des anciennes guerres de religion, avec lesquelles elles ont une évidente parenté : il y est toujours question du Bien et du Mal. Ces guerres modernes ressuscitent le modèle médiéval de la guerre à justa causa, de la « guerre juste », c’est-à-dire de la guerre qui tire sa légitimité de ce qu’elle défend une « juste cause ». L’ennemi est, dès lors, nécessairement tenu pour un criminel, un délinquant, qu’il ne faut pas seulement vaincre, mais dont on doit aussi éradiquer tout ce qu’il représente. Les guerres « humanitaires » d’aujourd’hui sont des guerres au nom de l’humanité : qui se bat au nom de l’humanité tend nécessairement à regarder ceux qu’il combat comme hors humanité. Contre un tel ennemi, tous les moyens deviennent bons, à commencer par les bombardements de masse. Dès lors s’effacent toutes les distinctions traditionnelles : entre les combattants et les civils, le front et l’arrière, la police et l’armée (les guerres deviennent des « opérations de police internationale ») et finalement la guerre et la paix, puisque avec la « rééducation » des populations conquises, la guerre se prolonge en temps de paix. Quant au soldat, comme l’écrit Robert Redeker, l’auteur du Soldat impossible, il est « remplacé par un mixte de policier, de gendarme, d’intervenant humanitaire, d’assistance sociale, d’infirmier et de pédagogue », chargé de « convertir, en punissant les récalcitrants, tous les États aux droits de l’homme et à la démocratie ». Ce n’est plus qu’une apparence de soldat. (…)

    Texte intégral : bvoltaire.fr/alaindebenoist/les-guerres-ideologiques-modernes-pris-relais-anciennes-guerres-religion,56814

  • A peine nommé,le nouveau conseiller de Hollande est déjà dans l’embarras

    Décidément Hollande n’a pas de chance avec ses conseillers. Après le départ d’Aquilino Morelle, François Hollande a nommé Gaspard Gantzer à la tête du service de communication de l’Elysée. Certains internautes ont déniché des photos compromettantes de soirée sur son profil Facebook. On le voit notamment avec une cigarette roulée à la main que certains ont assimilé à un joint. Le nouveau conseiller aurait mieux fait de faire le nettoyage sur profil Facebook ou de réduire les permissions.

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  • Familles : métamorphoses

    Le débat sur la famille n’est pas prêt de s’apaiser. Le gouvernement socialiste a en effet besoin de donner des gages à sa gauche – et de promouvoir des lois sociétales que la droite ne contestera pas vraiment, ancrant l’idée d’un Manuel Valls rassembleur.

    Le projet de loi APIE (autorité parentale et intérêt de l’enfant), dont le rapporteur est la députée PS Marie-Anne Chapdelaine, prévoit un mandat d’éducation quotidienne, contrat entre l(es) enfant(s), les parents et les beaux-parents ; nous disons “contrat” car le document doit être signé, joli symbole de l’artificialité de la chose, de la judiciarisation de notre société et de l’intrusion de l’État dans la sphère privée. Le projet promet de clarifier la distinction entre décisions usuelles et actes importants, ce qui nous promet surtout soit un texte impossible à mettre en œuvre, soit une “importance” vidée de sa substance. APIE prévoit aussi la double résidence, dans un esprit égalitaire : « Il s’agit de remplacer les termes de “résidence principale” et “droit de visite”, pour que la résidence soit, au regard de la loi, établie à égalité chez les deux parents », explique le député PS Erwann Binet (déjà rapporteur partisan de la loi Taubira).

    Il y a déjà là matière à sombres réflexions, surtout en considérant la médiation sociale obligatoire à chaque séparation ultérieure des couples… Mais avec le rapport Théry, salué comme il se doit par Erwann Binet (« la société et les familles n’ont jamais attendu le droit pour avancer, pour évoluer, pour s’interroger. Merci infiniment à votre rapport, à votre considérable travail de nous inviter à nous interroger. », intervention lors de la présentation du rapport à l’EHESS, le 9 avril), toutes les inquiétudes sont permises et la nomination de la députée PS Rossignol, idéologue féministe (« Dans les cerveaux de ceux qui ne veulent pas que les enfants voient #tomboy, je vois des choses très laides et pas claires. », tweet du 19 février 2014), comme Secrétaire d’État à la famille devient une préoccupation secondaire.

    Le rapport Théry défend en effet la transparence totale des origines, moins pour valoriser la procréation naturelle par rapport à l’adoption, la PMA et la GPA que pour instituer une filiation purement sociale : la sociologue ne veut plus singer la nature mais affirmer que le lien biologique n’est rien par rapport au lien social. Il défend bien sûr aussi, et logiquement, l’homoparentalité et la pluriparentalité, le lien social se reconfigurant au fur et à mesure des évolutions de la cellule familiale.

    Cette obsession sociale, transparente et égalitaire est loin d’être un apaisement, comme le proclame à l’envi Irène Théry et les fervents de son rapport. Ainsi que l’a souligné Thibaud Collin le 19 novembre 2013, lors de son audition par le groupe de travail ayant produit le rapport (cf. libertepolitique.com), si l’on se “libère” de la différence des sexes pour penser la parenté, pourquoi s’arrêter au couple ? Dans sa folie démiurgique, le législateur ne veut considérer que le seul pouvoir de la loi pour instituer le lien, et les seules égalité et liberté des individu comme référent. Mais quelle stabilité promet-il, ou plutôt quelle instabilité n’institue-t-il pas ? Thibaud Collin conclue : « Bref, il me paraît urgent de ne pas aller plus loin dans la décomposition des liens unissant les adultes et les enfants dans notre société. »

    Le rapport Théry, lui, conclue que « L’ouverture de la famille à l’autre, l’étranger, le différent, n’est plus vue aujourd’hui seulement ou principalement comme un risque pour l’intégrité du groupe, mais aussi comme une chance pour les individus. Une chance de changer, d’ouvrir son futur vers des possibilités inconnues ; une chance aussi de se poser, de s’intégrer, de donner à l’insoutenable légèreté d’un présent sans attaches, le lest de nouveaux enracinements. » S’inventer en permanence, voilà le futur inquiétant et forcément aliénant que nous promettent les apprentis sorciers de la famille.

    Philippe Mesnard - L’AF 2884

    « Un point important pour Yagg » «  […] un point important pour Yagg, je crois, est de souligner que ce rapport est le premier dans lequel toutes les préconisations, je dis bien toutes, qu’il s’agisse de l’état civil, de l’adoption, de la PMA, de la GPA, de l’accès aux origines ou des beaux-parents, s’adressent aussi bien aux familles homoparentales qu’aux familles hétéroparentales. En d’autres termes, nous avons traité les familles homoparentales comme des familles “comme les autres”. Cela va de soi pour vous, mais pour le droit français, si nous étions suivis ce serait un très grand pas en avant. » Irène Théry, auteur du rapport « Filiation, origines, parentalité : le droit face aux nouvelles valeurs de responsabilité générationnelle », dans un entretien accordé à Yagg.com, publié le 8 avril. Elle ajoute : « J’attends de la majorité de gauche qu’elle pacifie ce débat en s’attaquant aux vrais problèmes […] au lieu de laisser les réactionnaires attaquer les homosexuels en les traitant comme des boucs émissaires, comme on le voit (et le subit) depuis un an et demi maintenant.  »

  • Le maire FN d'Hénin-Beaumont baisse les impôts locaux

    Steeve Briois a annoncé une baisse de 10% de la taxe d'habitation, avec effet immédiat. Un foyer sur deux sera concerné par cette mesure, qui va coûter 517.000 euros à la ville, toujours très endettée.

    Il faut rappeler, pour ceux qui n'ont pas suivi nos études sur la gestion économique des villes, que, sous l'ancienne équipe municipale, la taxe d’habitation est passée de 19,6% en 2007 à 24,8% en 2009, soit 26,5% d’augmentation. Les charges financières sont en moyenne 3 fois plus importantes à Hénin-Beaumont que dans les villes de même strate.

    Michel Janva

  • Le maire FN d'Hénin-Beaumont baisse les impôts locaux

    Steeve Briois a annoncé une baisse de 10% de la taxe d'habitation, avec effet immédiat. Un foyer sur deux sera concerné par cette mesure, qui va coûter 517.000 euros à la ville, toujours très endettée.

    Il faut rappeler, pour ceux qui n'ont pas suivi nos études sur la gestion économique des villes, que, sous l'ancienne équipe municipale, la taxe d’habitation est passée de 19,6% en 2007 à 24,8% en 2009, soit 26,5% d’augmentation. Les charges financières sont en moyenne 3 fois plus importantes à Hénin-Beaumont que dans les villes de même strate.

    Michel Janva

  • Pour financer son pacte, Matignon veut piocher dans les cotisations retraites

    Le coup de pouce promis cette semaine par Manuel Valls pour les salariés payés au Smic, pourrait être financé par une partie des cotisations retraites, a expliqué Jean-Claude Mailly à la sortie de son entretien avec le Premier ministre.
    Cela ne devait être qu'une simple prise de contact. Mais si les organisations syndicales défilent depuis ce matin à Matignon, certaines comme Force ouvrière, n'ont pas manqué d'interroger le Premier ministre sur ses intentions. Et en premier lieu, sur la question du pouvoir d'achat. 
    François Hollande avait déminé le terrain en annonçant un "pacte de solidarité" pour compenser son désormais fameux "pacte de responsabilité". Mais dans son discours de politique générale prononcé mardi devant l'Assemblée nationale, Manuel Valls a annoncé une baisse des cotisations salariales "pour les salariés payés au Smic". Sans toutefois en préciser lesquelles, ni l'assiette. 
    "L'Etat compensera" affirme Matignon
    Et c'est justement cette question qu'a posée Jean-Claude Mailly ce vendredi matin à Manuel Valls. Réponse de Matignon: il s'agira des "cotisations vieillesses". Ce qui a fait bondir le secrétaire général de Force ouvrière qui a jugé cette idée "un peu stupéfiante". Les cotisations d'assurance-vieillesse sont partagées entre le salarié et l'employeur. Elles servent de base pour le calcul des droits à la retraite.
    "Quand on demande comment tout ça va être compensé, il n'y a aucune réponse", a déploré Jean-Claude Mailly sur le perron de Matignon, pointant des "risques sérieux pour des prestations sociales". Dans le viseur du syndicaliste, l'avenir d'une partie des cotisations sur les accidents du travail et les maladies professionnelles qui devraient, elles aussi, baisser, a ajouté Jean-Claude Mailly. Pour lui, "le plus simple" auraient été "d'augmenter le Smic" plutôt que de baisser des cotisations sociales et d'"ouvrir le front de la Sécurité sociale". 
    Dans la foulée des déclarations du secrétaire général de Force ouvrière, l'entourage du Premier ministre s'est empressé d'apporter des précisions. D'abord, ces exonérations n'auront "évidemment aucune incidence sur les droits à la retraite de salariés". Enfin, "l'Etat compensera" ces baisses de cotisations a assuré Matignon. Comment ? Il faudra encore patienter. 

    Source : L'Expansion.com avec AFP : http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/pour-financer-son-pacte-matignon-veut-piocher-dans-les-cotisations-retraites_1508086.html

  • Le fait de travailler le dimanche est-il vraiment nécessaire ?

    Ne peut-on pas se passer d’acheter des trucs dont on n’a pas besoin un petit jour par semaine ?   

    Nous apprenons que le gouvernement, opérant un de ces retournements dont il a fait une habitude quasi hebdomadaire, promeut désormais le travail le dimanche. Voilà quelque chose d’important qui soulève d’importantes questions.

    Le fait de travailler le dimanche est-il vraiment nécessaire ? Est-ce vraiment mieux pour les salariés ? Certes, ils seront mieux payés mais pour combien de temps encore ? Ne peut-on pas se passer d’acheter des trucs dont on n’a pas besoin un petit jour par semaine ? N’aurait-il pas été plus judicieux de faire ouvrir les magasins plus tard les autres jours ? Certes, les touristes sont contents mais sommes-nous déjà un pays du tiers monde pour nous plier autant à ce que réclame le premier Américain en short venu ?

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  • L’UMP, parti du repli, partisan du déclin

    Le  sondage CSA pour BFMTV et Nice-Matin sur les élections européennes,  paru hier, confirmerait que le FN virerait en tête au soir du 25 mai. Les listes frontistes recueilleraient une moyenne de 24 % des voix, et séduiraient même   30% des électeurs de la tranche d’âge des  25-34 ans,  34% des  35-49 ans.   En seconde position, l’UMP  est créditée de 22% devant le tandem PS-radicaux de gauche (20%),  l’UDI (9%), le Front de Gauche (7,5%) et Europe-Ecologie-Les-Verts (7%). Pour autant, il s’agit comme toujours de garder la tête froide et d’appréhender cette nouvelle enquête avec le recul nécessaire. D’abord parce que la marge d’erreur reconnue par les sondeurs eux-mêmes est de plus ou moins trois points, ensuite parce ce que l’abstention, la meilleure arme du Système  en ce  qu’elle lui profite principalement, peut enrayer cette dynamique. Ce  même sondage précise  en effet que seulement   63% des personnes interrogées  se disent sûres de leur choix,  tandis que seuls 35% des  sondés   se disent  certains   d’aller voter. Plus précisément,   41% des sympathisants du PS iront voter, 40% de ceux de  l’UMP,  38% de ceux du  FN. Chacun l’aura compris le travail de mobilisation de l’électorat frontiste devra être mené avec force dans les quatre semaines à venir.

     Ce sondage CSA indique aussi que 39% des personnes interrogées affirment qu’elles voteront le 25 mai aux  pour sanctionner la gauche  au pouvoir. Une  fenêtre de tir dont l’UMP espère tirer quelques bénéfices en campant dans le rôle du seul parti crédible, dit de gouvernement,   capable de porter une alternative à la politique menée par le gouvernement et sa majorité. C’est pourquoi, sans surprise, au regard des sondages indiquant que le FN à le vent en poupe, Jean-François Copé a concentré hier ses attaques, lors de la conférence de presse de lancement  de sa campagne des européennes, contre l’opposition nationale.  

      Le FN est un  «parti populiste», un gros mot dans la bouche de M. Copé,  « europhobe »,  dont les électeurs seraient des crétins puisqu’ils seraient   « moins exigeants »   que les Français qui continuent de voter pour l’UMP, avec un  «projet absurde de sortie de l’UE»,  qui «dit tout et n’importe quoi».  Les seconds couteaux, Hortefeux, Morano, Lavrilleux ont été chargés d’en rajouter  dans la description d’un Mouvement national aux idées délirantes, avec sa volonté « démagogique » de « rétablir les frontières », de  protéger nos compatriotes des ravages de la mondialisation, avec  « son programme dangereux pour l’influence de la France en Europe »

     En l’absence d’un parti souverainiste allié,  jouissant d’une certaine influence électorale,  capable de  prendre des voix au FN et/ou de les rabattre vers l’UMP, Jean-François Copé a ressorti  les formules magiques, censées dissuader l’électeur droitier, patriote de voter FN.

     Le très contesté patron de l’UMP a donc décliné des propositions, souvent peu crédibles, inapplicables, pas à la hauteur des problèmes ou des enjeux  et irréalistes dans le cadre rigide de l’Europe bruxelloise. Propositions surtout,     que la droite précédemment au pouvoir n’a jamais été en capacité de formuler et de tenter d’imposer. Certes, de Chirac à Sarkozy, la droite européiste a toujours fait sienne la célèbre formule énoncée par Charles Pasqua, « les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites »…

     Au nombre de celles-ci ont été citées  une « Europe à géométrie variable »,   la fin de l’élargissement de l’UE, la réforme  l’accord de Schengen de libre circulation, la  création d’un poste de commissaire européen à l’immigration,  une politique de sanction, voire de suspension ou  d’exclusion d’un Etat qui manquerait à ses obligations concernant sesfrontières, le renforcement des moyens de l’agence Frontex.

     Jean-François Copé s’est aussi saisi de cette occasion pour tacler sévèrement le vice-président de l’UMP, Laurent Wauquiez, auteur d’un  livre fourre-tout  «  Europe : il faut tout changer ». Dans celui-ci, l’homme qui expliquait   qu’il était prêt à voter PS pour faire « barrage » au FN,  se garde bien de s’attaquer  à la religion  de la monnaie unique -« il faut garder l’euro car  il nous protège » (sic) avance-t-il prudemment.  Partant du constat  évident que  la construction bruxelloise « ne marche plus »,  il  propose un «protectionnisme» européen, un retour à une Europe des six (les Etats originels, auxquels il ajoute l’Espagne à la place du Luxembourg…), la sortie de  l’espace Schengen…

     « Laurent Wauquiez a des positionnements individuels parce que populistes », «il n’y aura pas de proposition démagogique à l’UMP» a affirmé M. Copé, qui a dénoncé point par point les  vœux de ce dernier Comprendre, volens, nolens,  au-delà des propos d’estrade  et des aménagements à la marge, que l’UMP n’entend pas   remettre en cause l’effacement de la France,   sa  soumission à l’idéologie bruxelloise. Idéologie supranationale dont la philosophie, le  but ultime, est  la mise en place d’une gouvernance mondiale,   qui est par essence, Bruno Gollnisch l’a souvent évoqué,  contraire au véritable génie de l’Europe, « espace qui inventé  la liberté et  l’égalité des nations.»  

     Dans les faits, Aymeric Chauprade le rappelait hier en compagnie de Marine Le Pen lors de la présentation de sa liste francilienne pour les européennes, l’UMP porte la pleine responsabilité avec le PS du déclin dramatique que nous subissons.  « L’UMPS  porte le bilan d’une Europe qui a détruit les économies des différentes nations européennes, qui a produit plus de chômage, plus d’immigration, plus de fiscalité, plus de délocalisation, plus de travailleurs détachés venant concurrencer nos travailleurs en France ».

     France info le soulignait implicitement, il n’est pas étonnant que cette collusion de fait entre les deux partis européistes apparaissent de manière flagrante, puisque dans le dernier exercice,  élus de l’UMP et du  PS ont voté conjointement 70% des textes présentés dans l’hémicycle du parlement européen.

    http://gollnisch.com/2014/04/25/lump-parti-du-repli-partisan-du-declin/