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France et politique française - Page 4373

  • Valls 2 : sur un air de chaises musicales (Présent 8175)

    Emmanuel Macron remplaçant Arnaud Montebourg au ministère de l’Economie ? C’est la surprise du chef Hollande ! Avant ce mini-remaniement, les services de l’Elysée ont fait courir la rumeur selon laquelle le président de la République ne souhaitait plus pour Bercy une direction bicéphale, et que Michel Sapin, outre les Finances et les Comptes publics, allait sans doute se voir attribuer l’Economie. Une petite manœuvre d’intoxication parfaitement réussie…

    Valls 2 : sur un air de chaises musicales (Présent 8175)En tout cas, pour l’aile gauche du PS, Macron rime avec provocation. Conseiller économique de François Hollande (15 mai 2012-juin 2014), ancien inspecteur des Finances hyperdiplômé et ex-dirigeant de la banque d’affaires Rothschild où il a fait une rapide fortune, Emmanuel Macron incarne un social libéralisme décomplexé, tout à fait à l’opposé des options affichées par son prédécesseur. Avec Macron — qui, lui, adore la Finance — Hollande annonce la couleur. Celle de l’économie mondialisée. Fini les ministres alibis comme le « démondialisateur » bidon Montebourg… Les « frondeurs » n’ont qu’à bien se tenir. Ce choix montre aussi la versatilité de François Hollande, dont la doctrine varie allégrement de Montebourg en Macron, en matière économique.

     

    Michel Sapin voit donc le super-ministère qui aurait fait de lui le seul patron de Bercy lui échapper. Il reste simplement ministre des Finances et des Comptes publics. Et c’est déjà beaucoup. Beaucoup trop, même, pour un ministre qui incarne depuis vingt-deux mois tous les mauvais choix économiques de l’ère Hollande. Sapin, ce sont les promesses cruellement démenties d’inverser la courbe du chômage et l’échec fracassant de tous les mauvais plans pour relancer la croissance. C’est la hausse des impôts tout autant que l’augmentation de nos déficits publics et de la dette extérieure. Et, à l’inverse, l’érosion continue du pouvoir d’achat des Français, ainsi que l’angoissante baisse des investissements. Sapin n’obtient certes pas la promotion qui lui semblait promise, mais son maintien à Bercy signifie tout de même que cette politique désastreuse, dont il fut souvent l’inspirateur, sera poursuivie.

    Tout comme la reconduction de Christiane Taubira dans ses fonctions de garde des Sceaux indique la continuation du laxisme judiciaire et des réformes « sociétales » subversives.

    Une pétroleuse à l’Education

    Le gouvernement Valls-bis nous offre toutefois, en matière de subversion, encore mieux que Taubira, avec la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, propagandiste passionnée de la théorie du genre, au ministère de l’Education, à la place de Benoît Hamon. Vallaud-Belkacem pourra ainsi propager et imposer officiellement dans les programmes officiels son ABCD de l’égalité.

    Fleur Pellerin, de son côté, récupère le ministère de la Culture que détenait Aurélie Filippetti. Les deux femmes, contrairement à ce que leur passation essayait de faire accroire, ne s’apprécient pas du tout. Filippetti devait intérieurement enrager de céder la place à sa rivale.

    Emmanuel Macron (36 ans), Vallaud-Belkacem (36 ans), Fleur Pellerin (40 ans) : une cure de jouvence (sorte d’élixir de l’abbé Soury) pour un gouvernement exténué ?

    Ce remaniement constitue déjà un demi-échec. Valls n’a pas réussi, comme il l’espérait, à débaucher des écologistes, même ceux qui, comme Jean-Vincent Placé, Denis Baupin, François de Rugy ou Barbara Pompili, rêvaient tout haut d’un maroquin. « Les conditions ne sont pas réunies pour notre participation », ont-ils estimé. Valls n’a même pas réussi à racoler l’archaïque Robert Hue et sa minuscule association NEP (le Nouvel Espace Progressiste), groupuscule quasi-familial dont « le nain de jardin » est le fondateur président.

    Quant aux « poids lourds » annoncés – le maire de Lyon Gérard Collomb, l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, l’ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy, le dirigeant d’entreprise Louis Gallois ou l’actuel président de la Cour des comptes (et ancien président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée), Didier Migaud, aucun d’eux n’a daigné rejoindre ce gouvernement aux allures de Titanic.

    Le chantage des radicaux

    En revanche, les trois radicaux de gauche, Sylvia Pinel (ministre du Logement), Annick Girardin (secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie) et Thierry Braillard (secrétaire d’Etat aux Sports) conservent leurs portefeuilles. Après, toutefois, une âpre négociation de la part de Jean-Michel Baylet, président du PRG. Celui-ci, faute du ministère régalien qu’il convoitait, n’entrera pas au gouvernement. Mais il affirme avoir obtenu, en échange du maintien de ses trois ministres, la garantie que, dans la réforme territoriale chère à François Hollande et à Manuel Valls, les conseils généraux ruraux ne seront pas supprimés. Une condition sine qua non pour les radicaux. Exigence exorbitante, mais que les deux dirigeants d’un gouvernement à vau-l’eau ont néanmoins acceptée. Les radicaux de gauche disposent de dix-sept députés à l’Assemblée, dont la plupart élus d’ailleurs grâce au bon vouloir des socialistes. Le phénomène des « frondeurs » au sein du PS, que le nouveau gouvernement risque d’étendre, rend désormais, sur certains sujets, la majorité du gouvernement très aléatoire. D’où le besoin, coûte que coûte, de conserver l’appui des radicaux. Même au prix d’un sabotage de la réforme territoriale.

    Malgré ces concessions énormes, la base du gouvernement s’appauvrit : la voici réduite au PS et au PRG. Et aux amis de François Hollande et (un peu) de son Premier ministre. Un gouvernement Valls à deux temps… Une fois encore Michel Sapin, copain de François Hollande depuis l’ENA (la fameuse promotion Voltaire), clone presque parfait du président de la République, symbolise cette proximité réductrice. Tout comme Manuel Macron…

    Le dernier carré des Hollandais ?

    Un remaniement par défaut, avec seulement six nouveaux entrants (1). Dont parmi eux le député PS des Landes Alain Vidalies, vieux cheval de retour qui avait quitté le gouvernement cinq mois auparavant et qui revient par la petite porte d’un secrétariat d’Etat aux Transports, à la place de Frédéric Cuvilllier. Ce dernier, pourtant proche de François Hollande, avait annoncé son départ dès lundi, estimant « ne pas disposer de la capacité d’action et de l’autonomie nécessaire à la réussite d’une politique cohérente porteuse d’espoir ». Découragé par « l’incohérence » de ce gouvernement, Cuvillier préfère prendre la porte. La porte de gauche, évidemment.

    Un remaniement au rabais avec, à défaut de nouveaux entrants d’envergure, ceux qui ont bien voulu rester. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose… En tout cas, dimanche à La Rochelle, pour leur université d’été, les socialistes auront quelques sujets de conversation.

    (1) Outre Macron et Vidalies, les quatre autres nouveaux entrants sont : Patrick Kanner, (ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports), un adjoint de Martine Aubry ; la franco-marocaine Myriam El Khomi (secrétaire d’Etat à la Ville), adjointe d’Anne Hidalgo ; Pascale Boisard, (chargée du Droit des femmes), une fabusienne. Et, surprise, un « bébé Montebourg » : Thomas Thévenoud (secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, au Tourisme et aux Français de l’Etranger). Un petit signe à l’égard de l’ex-ministre de l’Economie pour lui dire que les ponts ne sont pas totalement coupés avec lui ? Une demi-bouteille de la « cuvée du redressement », millésime historique, que Valls garde en réserve…

    Jean Cochet

     

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  • 63 % des Français veulent la dissolution de l’Assemblée nationale !

    A peine rendu public, le gouvernement Valls II fait-il la quasi unanimité… contre lui. Le journal Le Parisien vient de faire connaître les résultats de son sondage exclusif Odoxa. La gifle claque ! 80 % des Français ne font pas confiance au nouveau gouvernement. Et 63 % souhaitent la dissolution de l’Assemblée nationale.

    Arnaud Montebourg ne profite pas de la situation : 59 % des sondés approuvent son limogeage.

    La banderole Hollande démission a de beaux jours devant elle !

    http://medias-presse.info/63-des-francais-veulent-la-dissolution-de-lassemblee-nationale/14542

  • Un nouveau gouvernement, pour quoi faire ?

    La composition du nouveau gouvernement inquiète les AFC :

    "Pour les AFC, le caractère limité des changements effectués confirme que ces orientations ne répondent pas aux inquiétudes des familles. Elles les renforcent même gravement dans deux domaines : l'éducation et la politique familiale.

    Les AFC sont actives depuis toujours pour soutenir les parents dans leur mission de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants et garantir le respect des principes qui fondent leur confiance à l'égard de l'école.Elles s'inquiètent donc de la nomination d'un ministre de l'Education nationale qui a fait sien l'objectif de «changer les mentalités en s'appuyant sur la jeunesse ». Elles seront très attentives aux décisions et aux orientations prises, notamment s'agissant des dispositifs qui, sous couvert d'égalité entre filles et garçons, contourneraient les parents et aboutiraient à ne pas reconnaître égale dignité et différence entre les sexes.

    Par ailleurs, les familles attendent plus que jamais des réponses concrètes et rapides pour sortir de l'incertitude

    • quant à l'accès à l'emploi qui fait partie intégrante de la politique familiale,
    • quant à la logique fiscale qui laisse penser que les familles qui paient des impôts sont des privilégiées,
    • quant à la lisibilité et à la stabilité à long terme de la politique familiale.

    De façon générale, il est plus que temps d'en finir avec la méthode de réforme, jusqu'alors fondée sur un refus d'écoute et de dialogue, qui a entraîné une exaspération des Français.

    Les AFC poursuivent activement leurs réflexions, nécessaires sur chacun de ces chantiers. Ces derniers demandent de sortir de la logique partisane pour travailler avec les associations familiales, compétentes et légitimes pour porter la parole des familles."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/08/un-nouveau-gouvernement-pour-quoi-faire-.html

  • Remaniement : le triomphe idéologique de Terra Nova

    François Hollande et Manuel Valls ne peuvent plus cacher leur objectif qui est celui d'américaniser la France, de la couper de ses racines, de n'en faire qu'un simple marché financier.   

    Les noms du nouveau gouvernement de « combat » (qui cette fois-ci n’usurpe pas son titre puisqu’il s’agit d’une équipe antipatriotique) sont tombés. Si les changements peuvent, de prime abord, apparaître comme purement cosmétiques, ils sont pourtant significatifs de la ligne politique à l’œuvre depuis l’élection de François Hollande, et de longue date prônée par le think tank Terra Nova.

    Ce nouveau gouvernement symbolise à lui seul la lutte engagée contre l’idée de la France historique par la majorité socialiste, et entamée par ses prédécesseurs. L’alliance des libéraux et des libertaires (qui ne sont cependant que des néo-moralistes favorables à l’inversion des normes et à l’indifférenciation) est flagrante.

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  • Les politiques d'austérité, «inefficaces et injustes» ?

    Arnaud Montebourg a vivement critiqué les orientations économiques du gouvernement. Le Figaro a interrogé trois économistes pour faire le point sur ces politiques d'austérité qui divisent la majorité.
    Le Figaro - Arnaud Montebourg affirme que les politiques d'austérité contribuent à aggraver les déficits plutôt qu'à les réduire. Est-ce vrai ?
    Thierry Pech, directeur de Terra Nova (think tank de gauche) - Cela dépend de la croissance mais effectivement, lorsqu'un gouvernement augmente les impôts et diminue les dépenses, cela a un impact récessif. Notamment dans une période où le secteur privé n'est pas en mesure de prendre le relais de l'investissement public, comme c'est le cas actuellement en France. Si la croissance est moindre qu'espérée, il y a moins de rentrées fiscales et les déficits peuvent donc se creuser. Aujourd'hui, la stratégie du gouvernement a indéniablement un effet récessif. Par contre, on ne peut pas dire qu'elle ait aggravé les déficits. Elle n'a pas contribué à les réduire mais elle ne les a pas creusés.
    David Cayla, chercheur au GRANEM et maître de conférences à l'université d'Angers, membre des Économistes Atterrés - Le vrai souci c'est qu'une politique d'austérité réduit très peu le déficit en pourcentage du PIB. Elle ne permet pas de réhabiliter les équilibres budgétaires dont a besoin le gouvernement. Il faut donc trouver un moyen de faire une vraie politique de relance et de croissance si, effectivement, on ne souhaite pas aggraver les déficits.
    • Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation iFRAP (think tank libéral) - Encore faudrait-il être dans une politique d'austérité! La seule austérité réellement constatée aujourd'hui en France est fiscale, et elle pèse sur les ménages et les entreprises. En revanche, l'austérité qui pèse soi-disant sur les dépenses publiques est encore virtuelle car nous ne sommes pas encore entrés dans les réformes structurelles. La dépense publique totale en valeur continue d'augmenter, elle est passée de 1150 milliards à 1200 milliards. La politique d'austérité du gouvernement se limite pour le moment à des coups de rabots. Quand il dit que «les politiques d'austérité aggravent les déficits là où elles devraient précisément les réduire», Arnaud Montebourg oublie de dire que l'erreur originelle a été de miser uniquement sur les augmentations d'impôts pour réduire le déficit et que cela a cassé la confiance et engendré un trou dans les recettes fiscales de plus de 15 milliards en 2013.
    À partir de quel moment trop d'austérité tue l'austérité ?
    • Thierry Pech - C'est une question d'intensité et de rapidité et l'une des variables principales reste le niveau de la croissance. En France, la consolidation budgétaire a été menée trop rapidement. Aux États-Unis, le gouvernement a attendu que l'économie se consolide et que le secteur retrouve de la vigueur avant de s'attaquer aux déficits. L'Allemagne a peut-être tort d'appuyer trop fort sur la pédale de la consolidation budgétaire mais elle n'a pas tort sur le fait que la France ait des réformes à mener. Le problème de la France, c'est la France.
    • David Cayla - C'est la déflation qui détermine cela. Une forte inflation a tendance à avantager les débiteurs, ceux qui empruntent. Or aujourd'hui, la faible inflation favorise plutôt les créanciers. Au moment où le gouvernement a décidé de mettre en place sa politique d'austérité, l'inflation était de l'ordre de 2 ou 3%. Aujourd'hui, nous avons une croissance nulle et une inflation proche de zéro, la situation est donc beaucoup plus difficile. Le gel des prestations et des salaires dans la fonction publique n'ont donc aucun effet d'économie. On peut dire que la déflation annule l'action du gouvernement.
    • Agnès Verdier-Molinié - Avoir des dépenses publiques qui atteignent 57% du PIB, voilà ce qui est réellement inquiétant. Avoir encore un déficit de 4,3% en 2014 n'est pas moins inquiétant. C'est notre taux de dépense publiques qui pourrait bien nous achever et non trop d'économies sur les dépenses. La difficulté aujourd'hui est de passer d'un modèle où tout passe par les dépenses publiques à un modèle où l'on pense avant tout à la création de richesses et où tout serait fait pour simplifier la création d'entreprises et d'emplois marchands. Si on table seulement sur 0,5% de croissance en 2014 c'est bien parce que les entreprises et les ménages n'ont pas confiance. Comme il est clair que les réformes structurelles ne sont pas menées, les créateurs de richesses s'attendent à de nouvelles hausses mécaniques de taxes et renoncent à investir et à embaucher. Ils renoncent aussi face à la complexité de la règlementation et du code du travail.
    Arnaud Montebourg a critiqué des politiques qui touchent d'abord les classes moyennes et populaires. Est-il possible d'éviter que la consolidation budgétaire ne touche ces populations ?

    Thierry Pech - Pour réduire les déficits publics, il faut prendre en compte trois variables: les dépenses, les recettes et la croissance. Pour augmenter le niveau des recettes, il est possible de calibrer les politiques menées pour qu'elles ciblent plus particulièrement les plus fortunés. Mais pour ce qui concerne les dépenses autres que les dépenses sociales, il est impossible de dire si leur réduction va plus durement impacter une classe qu'une autre. Si l'on réduit les dépenses de l'armée, cela sera-t-il plus défavorable aux classes moyennes qu'aux autres? Impossible à dire. C'est donc sans doute vrai de dire que les politiques de consolidation budgétaire touchent les classes moyennes et populaires, bien qu'il existe une possibilité de compenser certaines mesures.
    Baisses d'impôts: les trois pistes de l'éxécutif.
    • David Cayla - Le gouvernement a réduit les cotisations sociales des entreprises de l'ordre de 40 milliards d'euros. Il pense que les profits réalisés vont favoriser les investissements. Or cela pèse sur les classes moyennes. Je pense que l'une des solutions serait d'augmenter le smic en compensation des baisses de cotisations. Nous avons en France un réel problème de demande. Elle s'effondre et entraine une baisse des profits des entreprises. En augmentant le smic, on contribue à la demande et à la consommation et on ne pénalise pas les profits. Pour une baisse des cotisations de 40 milliards d'euros, le gouvernement pourrait faire un effort de l'ordre de 6 milliards d'euros en faveur du smic.
    • Agnès Verdier-Molinié 
    - Plus de 90 % des Français se considèrent comme faisant partie de la classe moyenne. Rappelons qu'un salarié entre dans les 10% les plus aisés avec 3300 euros par mois. Pour ne pas augmenter les impôts des classes moyennes, la seule solution viable est de baisser les dépenses publiques. Sinon, la fiscalité se comporte comme un matelas d'eau: ce que l'on baisse d'un côté, on le remonte de l'autre pour financer des besoins publics toujours plus importants. Si Hollande et Valls ont vraiment pour projet de réduire les dépenses publiques et décomplexifier pour relancer la croissance, il va falloir passer à la vitesse supérieure et adopter des principes simples: pas de remplacement des départs en retraite dans la fonction publique et augmentation du temps de travail des agents par exemple. La qualité de nos services publics ne dépend pas véritablement des moyens financiers qui leur sont alloués mais de la bonne gestion de ces moyens. Sur ce plan, nous avons collectivement une très grande marche à gravir.

    Charlotte Peyronnet et Géraldine Russell Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupApAkZplVOkxRXzT.shtml

  • Belkacem vs Belghoul

    Farida Belghoul réagit à la nomination de Najat Vallaud Belkacem au poste de ministre de la Déconstruction nationale :

    "La nomination de Monsieur Najat Belkacem au poste de ministre de l’Education Nationale est une déclaration de guerre aux familles de France. La chouchoute du lobby trans, bi et cie vient de remporter le morceau de charbon incandescent à 36 ans. Si jeune et déjà si âpre à faire le malheur des hommes. Ils disposaient pourtant d’une solution raisonnable à ce conflit : tempérer en espérant qu’au fil de l’eau, peu à peu, ils parviendraient à convaincre la France. Mais il n’y a pas d’argument à introduire le sexe à l’école « dès le plus jeune âge ». Point de « dialogue » donc, mais une provocation calculée.

    Ils savent que le Temps joue contre eux, qu’Il oeuvre en faveur des innocents. Ils pressent le pas car leur défaite est à l’horizon. Ils tentent donc le tout pour le tout et plantent une femme « arabe » dans le dos d’une autre femme « arabe ». Ils oublient que l’une des deux, et c’est ce qui la caractérise bien plus que sa race, est prête à mourir pour sauver les enfants. Ils ignorent, comme le disait Simone Veil, pas l’avorteuse, l’autre, la juive convertie à la mystique chrétienne, que « la réalité du monde est faite par nous de notre attachement (…) Par là, la nécessité du détachement devient plus claire ». La nomination de Najat Belkacem fait briller cette nécessité au fronton des écoles publiques et privées sous contrat. Le retrait est cette nécessité.

    Pères et mères de France, engagés, et courageux, rassemblez-vous dans les rangs de la FAPEC, familles au complet, levez-vous en première ligne pour vous battre. Lancez-vous dans ce combat béni, protégez la chair de votre chair, ne la vendez pas à vil prix. Sauvez vos enfants, et ainsi sauvez ce monde en marche vers l’abîme. Méprisez le régime de la terreur, et de la calomnie, mis en place contre la JRE. Le pervers se nourrit de ténèbres et de confusions : la nécessité de se détacher de lui devient plus claire. Battez-vous ! Votre regard intensément posé sur votre enfant emporte déjà la victoire finale.

    Vaincre ou mourir."

    Louise Tudy

  • François Hollande au pied du mur

    Lu dans Les 4 Vérités :

    "En toute hypothèse, le coup d’éclat de Montebourg et Hamon et la démission de Valls mettent François Hollande au pied du mur – et c’est bien ce qu’il déteste le plus ! Il a toujours voulu composer entre l’extrême-gauche et la social-démocratie. Il lui faut désormais choisir. Encore une fois, le plus vraisemblable est qu’il opte pour la social-démocratie – symbolisée, en l’occurrence, par le maintien en place de Manuel Valls. Mais cela signifie alors que la gauche du PS, alliée aux écologistes et au Front de gauche, va mener une guérilla permanente contre ce nouveau cap. Le président élu par défaut n’a plus de majorité. Sa seule possibilité est d’en finir définitivement avec la Ve République – qui n’est déjà plus que l’ombre d’elle-même, faute d’avoir connu des hommes d’État capables d’endosser le costume de président – en passant à la proportionnelle pour les élections législatives, ce qui nous ramènera aux coalitions de la IVe. Renforçant le FN, et accélérant l’explosion de l’UMP, le président Hollande garde une chance de voir se réaliser son scénario préféré d’un 21 avril à l’envers. Mais il risque aussi de voir le PS exploser et le candidat d’extrême gauche passer devant lui en 2017…"

    Michel Janva

  • Ce grand remaniement qui vient

    Départ de MM. Montebourg, Hamon, Cuvillier et de Mme Filipetti, le banquierbruxellois Emmanuel Macron est nommé à l’Economie, la militante sociétale  Najat Vallaud-Belkacem à l’Education nationale et Fleur Pellerin à la Culture…Le nouveau gouvernement Valls a   été  officiellement présenté hier et c’est enfoncer une porte ouverte que de constater qu’il n’est pas à même de remetttre notre pays sur les rails. Rien de bon n’en sortira pour la France et les Français. Marine Le Pen le relevait dés lundi, « de l’UMP au PS, les gouvernements se succèdent mais les politiques ne changent pas (…). Dans ces conditions, il est plus que jamais nécessaire de redonner la parole aux Français et de dissoudre l’Assemblée nationale ». C’est d’aileurs la peur du FN, « premier parti de France »,  qui a été avancée « avec gravité » dimanche par Benoit Hamon, aux côtés d’Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse pour la Fête de la Rose, pour justifier sa fronde vis-à-vis  de l’orientation économique suivie par le gouvernement. « (Le FN) a de la ressource parce qu’il est adossé aux classes populaires et aux classes moyennes et que le nombre de jeunes qui votent pour lui, lui assurent un avenir prospère. A regarder le nombre de jeunes Français qui ont voté pour lui alors que c’était leur premier vote aux municipales et aux européennes, il y a de quoi s’inquiéter (…).La question qui est posée  n’est plus seulement de savoir si elle (Marine Le Pen, NDLR) sera au second tour mais de savoir qui de nous ou de l’UMP sera qualifié pour l’affronter ? ».

    Sur le site de MM. Colombani et Attali,   slate.fr, le politologue Gaël Brustier  affirmait cette fin de semaine qu’ »après les résultats des élections municipales et européennes, il est  temps de se demander si le PS n’est pas sur la voie de la marginalisation… et toute la gauche avec. Un nouveau système partisan est peut-être en train de voir le jour qui laisserait sur ses marges un PS épuisé idéologiquement et laminé par un exercice du pouvoir devenu pour lui létal en temps de crise. »

    Et même les porteurs d’une autre voie à gauche, celle du refus annoncé des diktats de Berlin et de l’Europe bruxelloise , comme l’apôtre de la « démondialisation » Arnaud Montebourgne sont plus crédibles et audibles:  » dans l’enquête de l’Ifop, son potentiel de séduction à l’égard des ouvriers (est) réduit à néant et sa capacité d’attraction à l’égard de la gauche radicale nulle. Le score de 6% qui lui est attribué chez les ouvriers (contre 15% à François Hollande) révèle l’ampleur du malaise de la gauche avec le peuple, c’est-à-dire ouvriers et employés« .

    Un sondage, notons-le au passage, qui vient pour le moins modérer l’analyse de Saïd Mahrane  dans un article publié hier  sur le site du Point. Le journaliste y note que la présidente du FN « considère  qu’il y a une véritable proximité idéologique entre elle et (Arnaud Montebourg et Benoit Hamon) » du fait de leurs  » critiques de Bruxelles et deMerkel » de leur défense « du pouvoir d’achat et du Made in France. En somme, ses idées cheminent et incarneront demain, veut-elle croire, le vrai clivage en France ».

    Mais M. Mahrane met en garde la présidente du FN: « Est-ce une bonne nouvelle pour elle, qui espère capter des voix de gauche, si demain Montebourg venait à créer un courantpatriotique à la gauche du PS ? Elle sait, bien qu’elle dénonce sa morgue et ses contradictions, que l’homme a du talent et peut le faire. D’autant plus qu’il a le soutien de Jean-Pierre Chevènement, la véritable référence idéologique , malgré lui, de Marine Le Pen ».

    Rappelons tout de même avec Bruno Gollnisch  l’hémiplégie/incohérence intellectuelle des figures de gauche évoquées par le journaliste. En  premier lieu leur refus d’adosser leur « patriotisme économique » à la défense de notre identité, notamment leur immigrationnisme d’essence internationaliste, mondialiste. C’est cela  qui explique leur incapacité à s’assurer d’un vaste soutien populaire…et à porter, à  incarner ce grand remaniement politique qui vient…

    M. Brustier à la lumière des récentes enquêtes d’opinion et les dernières élections, constate que « la faiblesse actuelle du PS et de la gauche dans son ensemble laisse  planer le risque d’une marginalisation progressive de la gauche(…). Le recul du PS ne bénéficie en effet pas à la gauche radicale, dont les scores et les différentes enquêtes confirment, mois après mois, la stagnation, Front de Gauche en tête. Stagnation à laquelle vient s’ajouter des reports de second tour médiocres sur le PS au second tour ».

    Ainsi, « le retard du PS sur l’UMP et le FN semble désormais atteindre une telle ampleur que la vie politique française semble en passe de se muer en un 21-Avril de tous les jours. Le vote utile, compte tenu de l’ampleur de l’abstention des partenaires ou concurrents de gauche, va s’avérer un moulin à prières bien inutile dans le contexte qui est en train de naître ».

    Bref, « qu’elle se déguise en Colbert ou en Georges Marchais, la gauche sembleimpuissante à imposer sa vision du monde, à susciter l’adhésion et le consentement des masses. Justement parce qu’il s’agit de déguisements. On le comprend, dès lors, le risque, qui se précise, est de sortir du quinquennat avec une gauche passée de vie à trépas et que les réalignements électoraux durablement opérés priveraient de capacités de rebond avant de longues, très longues, années ».

    Lui aussi hostile au FN, proche de l’UMP, un autre politologue, Dominique Reynié, dans un entretien accordé au Figaro et mis en ligne le 15 août, acte de son côté plus largement la possible fin d’un Systéme euromondialiste à bout de souffle. « Il suffit d’observer dit-il,  ce qu’est devenue la famille, ce qu’est devenue l’école et ce qu’est devenue la nation pour comprendre que le civisme et le nationalisme républicains ont cessé d’exister ».

      « La plupart des idées et toutes les institutions connaissent un terme à leur existence. Si nous considérons que nous sommes entrés dans une époque de bouleversements, ce n’est pas tant le désarroi des politiques qui est problématique, car il pourrait se comprendre, mais le sentiment que donnent la plupart d’entre eux de pas parvenir à prendre la mesure de ce qui se passe, de ce que nous allons devoir accomplir, à l’échelle de notre pays comme à l’échelle de l’Europe, si l’on veut, au moins, persister comme communauté libre d’orienter son destin dans l’Histoire. Au cœur de ce grand tourbillon, je ne vois aucun dessein proposé aux Français, aucun horizon tracé, aucun rêve de conquête ni de grandeur. »

    Aussi, dans ce monde ou les Français sont dépossédés de leur destin, où les repères, les frontières, les identités  sont abolis,  » seul se distingue le Front National qui propose le grand repli, l’Etat providence, encore et toujours, mais cette fois grâce au nationalisme. C’est un programme de chauvinisme social, une sorte d’ethno-socialisme, le socialisme pour lespetits Blancs. Au moins c’est une idée, même si elle est absurde ou mortelle ».

    Traduire délibérément sans grande finesse et avec un profond mépris la volonté du FN de défendre la France et les Français  dans la mondialisation  par la mise en place d’un Etat stratège comme « un grand repli », le légitime maintien de notre souveraineté et identité nationales comme un ethno-socialisme n’est pas pour nous surprendre dans la bouche de M. Reynié.

    Sachant qu’il doit déjà lui coûter énormément de constater, lucidement pour le coup,  la faillite d’un Système qui est aussi  globalement, qu’il le veuille ou non,  le résultat de l’idéologie antinationale qui gangrène nos élites.

    http://gollnisch.com/2014/08/27/mercredi-2/