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France et politique française - Page 4419

  • "Penser que l’UMP pourrait être doctrinalement influencée de l’intérieur relève de la naïveté"

    C'est l'avis de Guillaume Bernard :

    "Numériquement, les catholiques pratiquants (ceux qui vont au moins une fois par mois à la messe) ne représentent qu’environ 6,5 millions d’électeurs (sur 45 millions) soit au mieux 15 % du corps électoral (les « messalisants », c’est-à-dire les cathos pratiquants chaque dimanche, n’étant que 4 %). Il s’agit donc d’une minorité. Celle-ci est indispensable à la constitution d’une majorité pour un candidat de droite (puisqu’ils votent à près de 80 % pour les diverses tendances de droite), mais elle ne lui garantit pas la victoire. Ces électeurs ne comptent que pour un quart des voix obtenues par Sarkozy tant au premier qu’au second tour de 2012.

    Penser que l’UMP pourrait être doctrinalement influencée de l’intérieur relève de la naïveté. Mais surtout, la faiblesse politique des cathos vient de ce que leur vote est extrêmement prévisible : parmi les facteurs expliquant le vote, l’enracinement culturel et l’attachement à des valeurs morales sont l’un des plus prégnants. Les partis politiques ne les craignent donc pas.

    Pour la droite, ils sont un électorat acquis envers lequel il n’est nul besoin de tenir des promesses pour obtenir ses suffrages. Les catholiques ne peuvent espérer peser sur la politique qu’à la condition de devenir un électorat flottant, c’est-à-dire changeant son bulletin en fonction des enjeux et de l’offre.

    En fait, le risque est moins pour l’UMP que pour La Manif pour tous. Va-t-elle, par exemple, garder son indépendance ? Ce qui a fait sa force, c’est qu’elle a su rassembler des personnes aux appartenances partisanes diverses qui ont mis leurs différences de côté pour, ensemble, défendre une cause et agir sur l’ensemble de la classe politique. Sa force politique (outre sa capacité à réunir des foules) ne se réalisera concrètement que si elle refuse tout compromis avec l’ensemble des partis politiques. Elle ne doit se rallier à aucun d’eux car elle aurait tort de croire qu’elle peut attendre autre chose d’un parti qu’une volonté de canaliser électoralement ses sympathisants (par exemple, en offrant des postes à ses « anciens » cadres).

    Croire qu’elle pourra faire de l’entrisme, obtenir la reconnaissance de ses revendications en « plaçant » certains de ses membres dans un parti, c’est ne pas connaître le fonctionnement (cynique) de la vie politique. Hormis le cas de personnalités (nationales ou locales), un candidat a besoin, pour être élu, d’une étiquette. Des cadres de La Manif pour tous l’obtiendront sans grandes difficultés, en particulier s’il s’agit d’un scrutin de liste (chaque parti devant avoir des représentants des différents créneaux électoraux). Le « piège » se refermera alors sur eux. Car, pour être réélus, il leur faudra l’investiture du parti qu’ils n’obtiendront, cette fois, qu’en acceptant de mettre leurs idées trop « clivantes » dans leur poche.

    Pour faire grandir son influence, La Manif pour tous devra se transformer en un authentique lobby n’ayant strictement aucun état d’âme partisan : elle doit prendre tous les partis sans exclusive comme des interlocuteurs, mais aussi comme des cibles. Elle trouvera, toujours, sans qu’elle ait besoin de compromis, des parlementaires (convaincus ou en mal de notoriété) prêts à reprendre une proposition de loi fournie, discrètement, clef en main.

    Puisqu’elle a mis en place une charte pro-famille à destination des candidats aux élections, La Manif pour tous pourrait, par exemple, se focaliser sur la mise en place d’un réseau ayant pour but de contribuer à faire élire ceux qui l’ont signée, et battre ceux qui l’ont refusée et ce, quels que soient les partis concernés. En politique, il n’y a pas de pire ennemi que les faux amis…"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • 2 enquêtes et une directive suite à ... un lancer d'oeufs

    Les antifas peuvent continuer à dévaster tous les centre-villes de France, le sinistre de l'Intérieur a d'autres chats à fouetter. Le vendredi 7 février à Charleville-Mézières, Manuel Gaz sort de sa visite au centre social. En s’approchant des voitures officielles, Manuel Valls et la délégation se retrouvent seuls. Le gros des effectifs de police a quitté les lieux pour sécuriser l’itinéraire du cortège. Les habitants se retrouvent tout près du ministre. Fusent des noms d’oiseaux. C’est une fois dans les voitures qu’intervient l’incident. Que dis-je : l'attentat. Des jeunes (d'extrême-droite ?) lancent plusieurs œufs sur les berlines, dont un rebondit sur une carrosserie avant d’éclabousser le pare-brise de la voiture du ministre...

    Quelques jours plus tard, une directive (exactement un « télégramme »), émanant de la Direction centrale de la sécurité publique, est adressée à toutes les polices de France. Sont recommandées des mesures techniques pour mieux sécuriser les visites officielles. Pendant ce temps-là à Charleville-Mézières, tous les moyens humains et techniques disponibles sont mis en place pour trouver les coupables. 

    Citoyens, lancez des pavés contre la police, depuis un rassemblement d'anarchistes, mais surtout n'envoyez pas d'oeufs sur la voiture du ministre.

    Michel Janva

  • Mauvaises pièces, mauvais acteurs

    Hier, lors de la séance de questions au gouvernement, le palais Bourbon a encore été le théâtre d’une empoignade ridicule, où le ministre de l’Intérieur, dans le rôle de l’indigné, a réussi le tour de force d’avoir à la fois la main sur le cœur, le poing fermé et vengeur, et, en même temps, l’index accusateur :...

    ...il répondait à une question de Yannick Moreau, député de Vendée, qui l’interpellait sur la manifestation anti-terrain d’aviation qui s’est déroulée à Nantes, samedi dernier, dans les conditions que l’on sait.

    Il fallait voir Manuel Valls écouter la « question », le menton dans la main, avec une expression digne d’une caricature d’Othello méditant la strangulation de Desdémone...

    Claude Wallaert - La suite sur Politique Magazine

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Mauvaises-pieces-mauvais-acteurs

  • [Paris, mercredi 19 mars 2014] Cercle de Flore - Film : "Pierre Boutang, chroniques"

    MERCREDI 19 MARS À 20 HEURES, LE CERCLE DE FLORE VOUS INVITE À LA PROJECTION DU FILM :

    PIERRE BOUTANG, CHRONIQUES

    EN PRÉSENCE DES AUTEURS DU FILM, DES TÉMOINS DE LA VIE ET D’ANCIENS ÉTUDIANTS DE PIERRE BOUTANG, qui répondront à vos questions.

    Un documentaire irremplaçable sur un philosophe et homme politique, personnage clef du royalisme français, de l’Action française avant la deuxième guerre mondiale, au coup d’Etat manqué du comte de Paris en décembre 1942 à Alger, à La Nation Française et jusqu’aux années 1990.

    LA BANDE-ANNONCE DU FILM :

  • [Lyon] Cercle d’étude du mardi 4 mars

    Le prochain cercle de la section de Lyon aura lieu le mardi 4 mars à 18h30 au Centre Charles Péguy : "Maurras contre Fichte ? Devant l’Allemagne éternelle" par Léo Pougnet

    Renseignements : 06 82 83 92 00

    lyon@actionfrancaise.net

     
  • Les mères porteuses sont des esclaves

    Sylviane Agacinski, philosophe, professeur à l'EHESS, épouse de Lionel Jospin, était interrogée sur France Info à l'occcasion de la reparution de son livre "Corps en miettes", dans une version enrichie.

    "La désinformation et la propagande sont massives". "La question des mères porteuses revient sans arrêt sur le tapis et il m'a semblé nécessaire de redonner au citoyen tous les arguments et de l'appeler à résister."

    Michel Janva

  • L’extrême droite est partout ! – La formule préférée de Manuel Valls…

    Mis en difficulté à l’Assemblée nationale à propos de sa complaisance à l’égard des nervis anarcho-communistes qui ont dévasté le quartier dans lequel se déroulait la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Manuel Valls a riposté par une pirouette, accusant le député UMP Claude Goasguen d’être un ancien militant d’extrême droite. « M. Goasguen, vous en venez, vous, de l’extrême droite », a lancé le ministre de l’Intérieur au député-maire du 16e arrondissement de Paris.

    Bruno Le Roux, chef du groupe des députés PS, a ensuite fait allusion au fait que Claude Goasguen aurait été membre d’Occident durant sa jeunesse, comme Alain Madelin, Gérard Longuet, Patrick Devedjian. Ce que Goasguen dément, tout en précisant qu’ayant été « partisan de l’Algérie française », il avait soutenu l’avocat Jean-Louis Tixier-Vignancourt, qui avait été le candidat du nationalisme français aux élections présidentielles.

    Reste que la technique d’enfumage de Manuel Valls a fonctionné : il a ainsi détourné l’attention de sa complaisance manifeste pour les milices d’extrême gauche. Et il a utilisé son discours favori : l’extrême droite est partout…

    http://medias-presse.info/lextreme-droite-est-partout-la-formule-preferee-de-manuel-valls/6900

  • Les gauchistes voulaient la plage sous les pavés : ils ont eu Paris Plages !

    Entretien avec Alain de Benoist

    Nouvelle antienne de la droite de la droite, que de dénoncer la gauche de la gauche. Mais aujourd’hui, que représente exactement le « gauchisme » ?

    Pas grand-chose. Ce qu’on appelle de façon sommaire les organisations « gauchistes » (situées à la gauche du PC) ont connu leur heure de gloire à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Dès 1974, les obsèques de Pierre Overney, militant maoïste tué aux portes des usines Renault de Boulogne-Billancourt, avaient marqué la fin d’une époque. Certaines de ces organisations étaient bien structurées, beaucoup s’inscrivaient dans une filiation remontant à l’entre-deux-guerres. Il n’en reste presque plus rien. Le maoïsme a disparu, à la possible exception d’Alain Badiou. Les sectes trotskistes parlent de moins en moins de Trotski, et bien des anarchistes se sont coupés de ce qu’il y avait de meilleur dans la tradition libertaire. En marge de ces marges, il y a aujourd’hui des petits groupes d’« antifas », des jeunes gens qui se trompent d’époque (ils n’ont toujours pas compris que nous sommes sortis des années 30) et qui ont recours à la violence pour dissimuler leur absence d’audience dans l’opinion. Ils se font objectivement les chiens de garde de l’ordre en place, c’est-à-dire du désordre établi, voire la police supplétive du ministère de l’Intérieur. Dimension historique de leurs psychodrames : néant.

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