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France et politique française - Page 4608

  • Quand la République est mise à toutes les sauces….

    Nos gouvernants ne semblent plus avoir d’autre recours que de se draper dans les plis d’une République qu’ils confondent avec eux-mêmes.

    Pareille à un hamburger insipide auquel seule la sauce — ketchup, moutarde, mayonnaise… — donne un semblant de goût, la République, depuis quelques semaines, devient pour nos gouvernants du fast-food UMPS une sorte de fond d’assiette qu’on recouvre, en fonction des circonstances, avec la sauce du jour…

    Des citoyens excédés, en colère contre les taxes — et peut-être aussi contre cet impôt déguisé que représente le matraquage arbitraire des automobilistes sous couvert de diminution des morts sur la route —, détruisent des radars et des portiques ? « Atteinte à la République ! »

    Le président de cette même République, au sommet de l’impopularité, sifflé et hué à deux reprises le même jour, pendant les célébrations du 11 Novembre ? « Insulte faite à la République. »

    Des manifestations diverses de salariés licenciés que les bons syndicats ron-ron ne contrôlent plus, ou d’agriculteurs, de patrons au bord de la faillite dégénèrent ? C’est le fait de l’extrême droite qui « met en péril la République »

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  • Les institutions, abri et piège pour François Hollande

    « Dans la situation politique hyperfragilisée de François Hollande, heureusement qu’il a la Constitution derrière lui ! »
    Un remaniement ? Une dissolution ? Un changement de politique ? Telles sont les armes à la disposition du président, qui alimentent rumeurs et fantasmes dans un pays où toutes les attentes se concentrent sur un seul homme. « De la littérature », a assuré, mercredi 13 novembre, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
    Pas de fumée blanche ? De même que l’on avait abondamment scruté et commenté la fébrilité et l’inconstance de son prédécesseur, on se penchera de nouveau sur les traits de caractère de François Hollande et en particulier sur son goût prononcé pour la synthèse, qui l’empêcherait de trancher. Ainsi va notre République monarchique, où tout procède et tout relève du souverain élu.
    Et si la question des institutions, réputée affaire de spécialistes bien loin des préoccupations des Français, était l’une des causes des blocages du pays, l’une des sources de l’abstention et du vote pour les extrêmes ?
    Installée au cœur de nos institutions il y a un demi-siècle, avec la réforme instaurant l’élection du président de la République au suffrage universel, la prééminence du chef de l’Etat a été consacrée, en 2000 et 2001, par l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, conçues pour éviter une nouvelle cohabitation.
    Elus à l’ombre du président pour la même durée que lui, les députés ont pieds et poings liés. Quant au premier ministre, il a vu son rôle très amoindri. En bref, celui qui est responsable devant le Parlement ne décide de rien, tandis que celui qui décide de tout n’a aucun compte à rendre. Sans réel contre-pouvoir, pas de vrai débat, si ce n’est tous les cinq ans, lors de la campagne présidentielle. Entre les deux, le risque d’une coupure entre la société et ceux qui la dirigent.
    « L’excès des pouvoirs présidentiels crée une réaction du corps social, le président est tenu pour responsable de tous les malheurs du pays, notait l’ancien ministre UMP Patrick Devedjian dans un entretien au Monde du 17 octobre. C’est la réaction des Français à un pouvoir qui atteint des limites extrêmes. »
    Revenir sur le mode d’élection du président, la durée de son mandat, réduire ses prérogatives ? Hors de portée. Revaloriser le rôle du Parlement ? Cette antienne n’a jamais abouti à grand-chose.
    Dernier épisode en date, la réforme de 2008, lancée et (très) encadrée par Nicolas Sarkozy, n’avait guère modifié la donne. L’attachement présumé des Français au système en vigueur, le spectre savamment entretenu d’un retour à l’instabilité de la IVe République, l’impossibilité d’entrevoir la moindre majorité parlementaire susceptible de voter une réforme si tant est qu’elle soit proposée, les risques évidents d’un référendum dans le climat de défiance que l’on connaît… La liste est longue des obstacles qui incitent à se résigner.
    Plutôt qu’adapter les institutions, la plupart des constitutionnalistes souhaitent, de manière plus pragmatique, que les gens de pouvoir s’y conforment. « Il n’y a pas de crise de fonctionnement des institutions, souligne Olivier Duhamel. En revanche, il y un vrai problème de compréhension et d’appréhension de la Ve République au sein du PS, de la part de la majorité parlementaire, de plusieurs membres du gouvernement ainsi que du président de la République. » Une partie de la gauche serait restée « dans une culture d’opposition », des ministres chercheraient à se distinguer au mépris de la solidarité gouvernementale. Quant à François Hollande, il souffrirait de l’inadéquation de son « acculturation politique », acquise à la direction d’un PS qui se « gère sur un mode IVe République », avec l’exercice de l’autorité qu’impose sa fonction actuelle.
    Revoir les institutions ? « Ça me paraît complètement bloqué », répond Pierre Avril, juriste spécialiste du droit constitutionnel. Si le quinquennat a bien « perturbé l’équilibre entre les deux têtes de l’exécutif », le « désordre » qui en a résulté aurait été dissimulé par le « dynamisme » de Nicolas Sarkozy, et se révélerait sous la présidence Hollande. « L’hyper-présidence Sarkozy, c’était le quinquennat sur un mode fort. Avec Hollande, on a le quinquennat sur un mode vaseux », résume-t-il.
    Didier Maus pointe lui aussi le manque d’autorité dont font preuve les deux têtes de l’exécutif sur leurs troupes gouvernementales et parlementaires. Notant que le quinquennat aboutit à ce que le président « ne peut plus prendre de distance » par rapport à la gestion quotidienne des affaires du pays, M. Maus se souvient d’avoir « rêvé » pour le chef de l’Etat d’un mandat de sept ans non reconductible. Dans l’immédiat, il préfère se féliciter que les institutions protègent l’exécutif : « Dans la situation politique hyperfragilisée de François Hollande, heureusement qu’il a la Constitution derrière lui ! »
    Jean-Baptiste de Montvalon Le Monde, 15/11/2011
    http://www.polemia.com/les-institutions-abri-et-piege-pour-francois-hollande-4/

  • Trisomie 21 : Eléonore demande des excuses

    Communiqué des Amis d'Eléonore :

    "Une journée pour penser aux familles et aux personnes ayant une trisomie 21 c’est bien, mais il reste 364 autres jours pour leur donner une chance d’accueil et d’inclusion dans la société.

    Le but n’est pas encore atteint, quand un neurobiologiste ose dire sur l’antenne de France inter que « les personnes trisomiques sont des poisons dans la famille » (Jean-Didier Vincent 5 octobre 2012 à la Tête au carré).

    Le but n’est pas encore atteint, quand le Comité Consultatif Nationale d’Ethique autorise la commercialisation des tests génétiques fœtaux sur sang maternel permettant un dépistage prénatal précoce de la trisomie 21. Ces tests n’ayant pas pour but de dépister pour soigner, mais de dépister pour éliminer.

    Le but n’est pas encore atteint quand le ministère de la santé met en place un dispositif d’évaluation du dépistage actuel et élabore un fichage des femmes enceintes pour une amélioration du processus.

    Le Collectif Les Amis d’Eléonore

    Dit la fierté des parents devant les progrès de leurs enfants.

    Dit la joie que nos enfants apportent au quotidien par leur vitalité et leur souci constant des autres.

    Dit la tendresse et la complicité qui existe entre les frères et sœurs.

    Dit que l’aventure d’accueillir un enfant ayant une trisomie 21 vaut la peine d’être vécue.

    Le Collectif les Amis d’Eléonore, créé en 2010 au moment des débats sur les lois de bioéthique, veut faire changer les regards sur les personnes ayant une trisomie.

    Eléonore, porte parole du Collectif est une jeune femme de 27 ans, porteuse de trisomie 21 qui démontre au quotidien que la vie est possible.

    Eléonore a posté une vidéo de réponse à Jean-Didier Vincent qui a déjà été vue par plusieurs milliers de personnes. www.facebook.com/lesamisdeleonore

    Un an après, Eléonore n’a pas oublié et exige, au nom de toutes les personnes atteintes de trisomie 21, des excuses de la part de Jean-Didier Vincent.

    Eléonore demande un renversement des politiques de santé pour développer la recherche et l’accompagnement des personnes et des familles.

    Le collectif les Amis d’Eléonore attend des réponses et non pas du mépris."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le Grand Remplacement ne s’effectue pas assez vite : France Télévision l’encourage « par le haut »

    Nouvelle offensive des élites médiatiques à destination des Français diplômés et à fort potentiel économique ce vendredi, avec la publication d’un sondage commandé à OpinionWay.

    D’après ces derniers, « 34% des 18-34 ans déclarent avoir l’intention de s’installer à l’étranger, […] 41% assurent vouloir s’expatrier « définitivement », tandis que 59% penser quitter la France « provisoirement ». »

    Pour mémoire, OpinionWay avait défrayé la chronique sous la précédente mandature pour avoir été soupçonné de constituer ses « échantillons représentatifs » de manière à faire apparaître les résultats souhaités par ses commanditaires.

    Quant au ton employé dans l’article sur le site, il est exactement le même que celui de la tribune publiée dans Libération le 3 septembre 2012 – et republiée cette semaine par le plus grand des hasards – intitulée « Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous ! ». Ladite tribune avait été signée conjointement par Félix Marquardt, Mokless, et Mouloud Achour. Pour le pédigrée de ces trois acolytes,
    nous vous conseillons l’excellent travail d’Emmanuel Ratier, dans le cadre de la lettre Faits et Documents, visible ici.

    Il semble donc que cette fameuse tribune, ainsi que les multiples incitations à l’embauche d’étrangers à des postes à responsabilité, n’aient pas suffit à modifier une réalité insupportable pour ces élites cosmopolites : en France, dans l’immense majorité des cas, ce sont des Français qui occupent des postes d’encadrement et de direction.

    Non pas parce que les Français seraient favorisés – l’antiracisme institutionnel veille – ni parce qu’il n’y aurait pas assez d’étrangers en France. Parmi les 15 millions d’étrangers présents sur notre sol, il est évident que se trouve une part de leurs élites.

    Le réel problème se situe plutôt dans le fait que malgré la destruction de l’enseignement en France, la montée de la violence dans les établissements scolaires et l’effondrement du niveau, les Français restent les mieux capables et les plus à même à diriger chez eux.

    Ainsi, afin de livrer le pays aux mains de la nouvelle population que l’oligarchie a choisie pour la France, il convient de pousser les meilleurs des Français à partir, afin que leurs postes soient occupés par leurs remplaçants.

    Dans toutes les acceptions de ce mot.

    Alexandre C. http://www.contre-info.com/le-grand-remplacement-ne-seffectue-pas-assez-vite-france-television-lencourage-par-le-haut#more-30174

    Sources :

    http://www.francetvinfo.fr/france/un-jeune-francais-sur-trois-veut-quitter-la-france_459116.html

    Tribune de Libération :

    http://www.liberation.fr/societe/2012/09/03/jeunes-de-france-votre-salut-est-ailleurs-barrez-vous_843642

    Article d’Emmanuel Ratier :

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Qui-est-Felix-Marquardt-20228.html

  • Identitaires et dissidents : deux démarches différentes mais pas incompatibles

    I) La démarche identitaire

    La démarche identitaire, antérieure au mouvement du même nom, est une démarche polymorphe qui vise à défendre l’identité européenne. Cette vision identitaire doit beaucoup au GRECE, le Groupement de Recherche et d’Etude pour la Civilisation Européenne. On peut y inclure un certain nombre de personnalités comme Alain De Benoist, Pierre Vial, Guillaume Faye, Dominique Venner, Jean Mabire ou Jean-Yves Le Gallou. Si chacun a eu un parcours différent, revient chez les tenants de la pensée identitaire un élément central selon lequel l’Europe serait menacée par l’immigration de masse, mais également par l’américanisation.

    La mouvance identitaire a cherché à apporter une réponse à un monde globalisé marqué par une hyper-puissance : les Etats-Unis. Convaincue que l’échelon national est dépassé et qu’il faut organiser la riposte à l’échelle continentale, cette mouvance a cherché à se démarquer du nationalisme « classique » lié à la France et incarné par des mouvements comme le FN, l’Œuvre Française ou l’Action Française qui ont tous un héritage propre. Les identitaires sont ainsi favorables au régionalisme. La région est perçue comme l’échelon autour duquel peut s’organiser une riposte culturelle populaire à la culture mondialisée de masse. Citons par exemple la défense des « terroirs » face à la malbouffe des fast-foods. Autour de cet attachement aux régions, nous retrouvons la vieille thématique de « l’Europe aux 100 drapeaux » que seul le mouvement Terre & Peuple a réellement assumée jusqu’à présent.

    Une partie importante de la pensée identitaire pioche dans la tradition politique allemande : révolution conservatrice, courant völkisch, impérialisme à l’échelle européenne. Cela conduit à un débat, voire à des crispations, avec le nationalisme français classique. D’autant que les mouvements identitaires même si cela a évolué, sont pour la plupart de sensibilité « païenne », là où les mouvements nationalistes français sont plutôt catholiques.

    II) La démarche dissidente

    La démarche dissidente, différente elle aussi du mouvement du même nom, est une démarche beaucoup plus récente qui s’oppose à une conception néo-conservatrice du monde c’est à dire libérale et sioniste. Elle refuse la vision d‘un monde animée par un choc entre un occident libéral et démocratique et un monde arabo-musulman rétrograde et non-démocratique. Cette vision s’est peu à peu élargie à une critique de la mondialisation libérale dans son ensemble qui cherche à imposer partout le règne du marché et cherche pour cela à détruire les Etats-nations.

    Outre La Dissidence, qui en porte le nom, des mouvements comme Egalite & Réconciliation ou les personnalités autour de Scriptoblog (comme Michel Drac) en sont des figures importantes. Derrière l’idée de dissidence se niche en effet l’idée selon laquelle il faudrait rompre avec le système ce qui a conduit par exemple au concept de Base Autonome Durable, qui peut rappeler la ZAD (zone à défendre) ou la ZAT (Zone autonome temporaire) des anarchistes.

    Les dissidents ont souvent une culture marquée à gauche, c’est-à-dire anti-capitaliste, peu sensible à la question ethnique (réconciliation, assimilation) fortement pro-palestinienne (jusqu’à soutenir le Hamas pour certains). La revue Rébellion, quoi que antérieure à cette mouvance, est assez proche de la ligne dissidente en défendant une ligne patriotique, radicalement anti-capitaliste et tiers-mondiste.

    Deux personnalités incarnent l’idée de la dissidence, Alain Soral, qu’on ne présente plus, et le non moins célèbre humoriste Dieudonné dont le signe de la quenelle est repris par toute personne souhaitant manifester son rejet du système actuel. Ainsi voit-on des militaires faire des quenelles, autant que des maghrébins en djellabas, des étudiants portant le sweat de la Manif Pour Tous, des manifestants coiffés du bonnet rouge ou un célèbre musicien de Black Metal, Varg Vikernes.

    III) La conciliation entre démarche identitaire et démarche dissidente

    L’exposé de ces deux démarches pourrait immédiatement faire sauter aux yeux des différences inconciliables.

    D’un côté un fort attachement à la question ethnique, moins présente dans le second cas. Cela se traduit, si on suit la logique de ses deux démarches, par la défense de trois échelons différents. Les identitaires sont souvent attachés à la région et à l’Europe, alors que les dissidents sont souvent attachés à la France et fortement hostiles à tout projet européen.

    Dans la démarche identitaire, certains n’hésitent pas à être favorables au libéralisme économique (comme Guillaume Faye ou certains membres du Club de l’Horloge), alors que les dissidents sont tous critiques voire fortement opposés au capitalisme.

    Pourtant, les deux démarches peuvent trouver des points d’accord.

    Elles dressent à l’origine un constat similaire : nous vivons dans un monde globalisé sous la domination des Etats-Unis. C’est au niveau de la perception des conséquences que se jouent souvent les divergences et donc des solutions à apporter.

    Les identitaires partent d’une vision intéressante, la globalisation menace l’âme européenne, et c’est un fait indéniable que l’âme européenne, bien analysée pour une large part par Dominique Venner, est aujourd’hui en voie de disparition. Il est plus long de faire disparaître un peuple ethniquement que de lui voler son âme. La question n’est donc pas de « défendre la race blanche » pour reprendre cette horrible expression états-unienne, mais de défendre l’européanité de l’Europe. Sang, âme et esprit doivent être européens.

    Là où ils commettent probablement un pêché, par pur intellectualisme bien souvent, c’est de reléguer l’échelon national au rang de vieillerie poussiéreuse. Bien au contraire, plus que jamais, face aux menaces du capitalisme, l’Etat-nation apparaît pour beaucoup de Français comme l’échelon fédérateur. Le mythe national, l’attachement aux trois couleurs du drapeau national, la résistance aux impérialismes, voila autant d’éléments fédérateurs pour la population, là où l’identité européenne ne parle à –presque- personne, où l’Europe est souvent confondue avec le machin bruxellois et où les cultures régionales sont pratiquement inexistantes à quelques exceptions près (Pays Basque, Bretagne, Corse, …).

    Il paraît de surcroît évident que l’UE a fait des Etats-nations un échelon à abattre pour des raisons économiques (libre-échange), politiques (favoriser l’harmonisation du continent), philosophiques (garantir la paix sur le continent en partant du postulat que le nationalisme, c’est la guerre) et toutes les mouvances euro-régionalistes ne servent absolument pas de rempart aux offensives du système comme nous avons pu le voir avec les difficultés de la Lega Nord en Italie ou des différentes officines flamandes. Bien au contraire, nous voyons que les mouvements les plus persécutés d’Europe sont clairement nationalistes (Aube Dorée en Grèce, Jobbik en Hongrie) et que le Front National, qui jouit d’une relative tranquillité par rapport aux deux autres formations car il a donné des gages de respectabilité (pour reprendre un terme médiatique), fait malgré tout frémir l’oligarchie. L’échelon national doit donc clairement être l’échelon du combat politique. Dans un deuxième temps viendra l’époque où les mouvements accorderont leurs violons pour un front commun.

    Pour combattre le système, il paraît donc de plus en plus clair qu’il faut favoriser une alternative politique qui agit dans le cadre national. Un mouvement d’hommes et d’idées à la fois attaché à la France, mais à l’européanité de la France avant tout, un mouvement qui conçoit la France comme un pays à l’avant-garde de la sortie du capitalisme, c’est-à-dire capable de contrôler les banques et la finance, attaché au localisme (économique et culturel) autant qu’à la justice sociale (entre citoyens d’une même nation) et comme un pays allant dans le sens de la multipolarité et du droit des peuples à se gouverner eux-mêmes. C’est au fond la position "nationale-révolutionnaire" depuis 40 ans.

    Un dissident qui comprendrait le rôle fondamental de l’ethnicité et un identitaire qui comprendrait l’importance de mener un combat anti-capitaliste à l’échelle nationale pourraient donc naturellement se retrouver unis. C’est bien ici notre intention de faire converger deux formes d’opposition à la mondialisation vers un objectif commun.

    Le Cercle Non Conforme

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2013/11/18/identitaires-et-dissidents-deux-demarches-differentes-mais-p.html

  • Entretien avec Eric Zemmour On est en guerre civile larvée !

    Voltaire vous propose une série de courtes interviews. Chaque jour, une personnalité — politique, intellectuel, artiste, sportif, etc. — répondra à une question, toujours la même, qui correspond aux interrogations du moment. Aujourd’hui, Eric Zemmour nous fait le très grand plaisir de bien vouloir être présent à nos côtés…

    Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

    Ce n’est pas une crise de régime car le régime est la dernière protection de François Hollande. Une crise de société ? Oui, mais pas seulement. C’est bien plus que cela. Nous sommes en fait dans la conjugaison d’une quadruple crise :

    Une crise économique d’abord, c’est-à-dire une crise de l’austérité, de l’euro et de la mondialisation qui se fait au détriment de l’Europe.
    Une crise sociale car ce sont les pauvres des pays riches qui entretiennent les riches des pays pauvres et, évidemment, il y a de plus en plus de pauvres dans les pays riches…

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  • Projets LGBT pour achever de détruire la famille

    Quand la théorie du genre a été formulée dans les années 50, puis popularisée dans les années 70, qui imaginait alors qu'elle serait enseignée dans les écoles quelques dizaines d'années plus tard ? A cet égard, il est essentiel de se renseigner en amont sur les projets des destructeurs de la famille. De ce point de vue, la conférence des propagandistes LGBT qui s'est tenue à Lyon dimanche dernier est riche d'enseignements. La Manif pour tous 69 a mis en ligne un compte-rendu et quelques enregistrements, dont voici les extraits les plus fous :

    Irène Théry, sociologue, directrice d'étude à l'EHESS, présidente d'un groupe de travail en vue de l'élaboration de la loi Famille :

    "Je pense qu'en matière du lien de filiation, le mariage est devenu tout à fait secondaire. [...] Il me paraît évident que le groupe que je préside préconisera d'ouvrir la possibilité d'adoption aux couples non mariés, parce que, tout simplement, ça va de soi."

    Anne Verjus, docteur en études politiques, membre du laboratoire Triangle CNRS-ENS Lyon :

    "Une proposition que je vous soumets, ce serait de disjoindre la parentalité et la conjugalité - pourquoi ne pas proposer dès la naissance des enfants, disons juste après le sevrage, une disjonction des maisons, c'est-à-dire une résidence alternée dès la naissance. Au moins, les femmes anticiperaient une carrière maternelle comme les hommes anticiperaient une carrière paternelle [...]. Les hommes pourraient envisager des métiers où ils seraient bien obligés une semaine sur deux de s'occuper des enfants. Ce qui veut dire qu'au moment de la séparation, les choses seraient beaucoup plus simples : il n'y aurait plus de séparation puisqu'on serait déjà séparés. La deuxième piste [...] : avant que la chape de plomb du conjugalisme nous tombe sur la tête pour deux siècles, on vivait dans les familles aristocratiques de manière à séparer non seulement le parental et le conjugal mais le sentimental et le parental. C'est-à-dire pourquoi ne pas aujourd'hui penser à faire des enfants avec son meilleur ami plutôt qu'avec son amant ? On garderait comme ça peut-être un peu plus les conditions concrètes pour maintenir le désir dans le temps d'une part et puis obtenir une espèce de continuité parce que finalement l'amitié en général dure un peu plus longtemps que le désir." (La salle, éberluée, rit.)

    Caroline Mecary, avocate au bareau de Paris, spécialiste des "droits" des homosexuels :

    "Pour pouvoir arriver à abolir le mariage, il faut d'abord que tout le monde puisse en bénéficier. Ce que vous évoquez [nldt : l'abolition du mariage] est parfaitement envisageable. (...) C'est l'étape suivante."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/projets-lgbt-pour-achever-de-d%C3%A9truire-la-famille.html

  • Jean-Yves Le Gallou : « les recettes sortent, les dépenses entrent, les élus flambent »

    Nous ne sortirons pas de la crise budgétaire sans profonds bouleversements.
    Aux « Nouvelles de France », nous donnons souvent la parole aux libéraux qui disent dans nos colonnes tout le mal qu’il pensent de l’étatisme et du fiscalisme ambiants. Cette fois-ci, nous avons voulu connaître l’opinion d’un intellectuel identitaire, Jean-Yves Le Gallou, le président de la Fondation Polémia, dont nous publions régulièrement des travaux, sur ce sujet. (E.M.) Entretien.
    Jean-Yves Le Gallou, on vous dit attaché à l’État, alors la révolte antifiscale vous en pensez quoi ?
    La France est – hors poussée de fièvre – un pays où l’impôt rentre plutôt bien.
    Mais à trop tirer sur la corde, la corde casse. Avec 57% de dépenses publiques dans le PIB, le seuil de tolérance est dépassé.
    C’est de la faute à Hollande et aux socialistes ?
    Pas seulement. Quand ils sont arrivés, le taux de dépenses publiques dépassait déjà 56% du PIB. L’UMP leur a laissé un héritage désastreux. La part des dépenses publiques dans le PIB  a explosé depuis 2007. C’est resté longtemps indolore pour le contribuable puisque c’est la dette qui a financé les augmentations de dépenses. Fillon – Premier ministre de Sarkozy – a déclaré en 2007 qu’il était « à la tête d’un État en faillite » puis il a endetté la France de 600 milliards (près de 4 mois de PIB) supplémentaires ! Et il se prend pour un « homme d’État » !
    C’est la faute à Sarkozy, alors ?
    Pas seulement ! Depuis 1981, pas un seul budget n’a été présenté en équilibre. La France a été dirigée par la dynastie des Endettors : Mitterrand, Chirac, Sarkozy et maintenant Hollande (qui fait à la fois de l’impôt et de la dette, chapeau!). Les Français ont leur part de responsabilité : ils n’ont écouté ni Barre en 1988, ni Bayrou en 2007, ni Le Pen en 1988 et 1995. Les Français se sont laissé clientéliser. C’est le côté République bananière…
    Il faut donc réduire le train de vie de l’État ?
    C’est déjà ce qui se fait ! En fin d’année, les administrations n’ont plus de papier, la gendarmerie plus d’essence et les directeurs de ministère roulent dans des voitures dont les maires adjoints de ville moyenne ne voudraient même pas ! Quant à la revue générale des politiques publiques pensées par les grands cabinets de conseils anglo-saxons, son bilan est catastrophique : peu d’économies mais beaucoup de complexité technocratique et de démotivation. Sans parler de la réforme catastrophique des bases de défense.
    Plus sérieusement, les dépenses de l’Etat au sens strict du terme représentent moins du tiers des dépenses publiques. Et le régalien pur (défense, affaires étrangères, justice, intérieur, patrimoine culturel et naturel, grandes infrastructures) de l’ordre de 10% du PIB… Et c’est là-dessus, et là-dessus principalement, que les médias libéraux tapent. C’est étrange.
    Où faudrait-il chercher les économies ?
    Du côté de Leonarda ! Plus largement du côté des dépenses d’assistance qui explosent et singulièrement du côté de l’immigration : les gros bataillons de demandeurs d’asile coûtent cher en logements et aides diverses, les clandestins coûtent une fortune en Aide médicale d’État (800 millions en 2013) sans parler de la CMU, de la complémentaire CMU et du RSA. Et c’est la délinquance venue d’ailleurs qui plombe les budgets de l’Intérieur et de la Justice. Mais là-dessus, le MEDEF et Les Échos sont d’une discrétion de violette…
    Et le gaspillage des collectivités locales ?
    Elles roulent à guichets ouverts et en klaxonnant. Rien n’est trop beau pour les maires et les présidents de région et de conseils généraux. Les subventions aux associations explosent. En Île-de-France, 200 millions de subventions en 2004, 800 millions maintenant. Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, c’est plus de 2 milliards de subventions aux associations, le plus souvent politiquement correctes ou de copinage : c’est insupportable. Et c’est dans les collectivités territoriales que l’absentéisme du personnel est le plus fort. Sans parler des emprunts toxiques sur lesquels maires PS, UMP et communistes se sont précipités. Quant aux nouvelles intercommunalités voulues par Chevènement, elles se sont construit des palais et sont une manne d’indemnités pour leurs élus. Le budget de la Défense va baisser de 12%, on pourrait bien baisser de 6% les subventions aux collectivités territoriales, non ?
    « Les Français ont leur part de responsabilité : ils n’ont écouté ni Barre en 1988, ni Bayrou en 2007, ni Le Pen en 1988 et 1995. Les Français se sont laissé clientéliser. C’est le côté République bananière… »
    Vous avez une théorie sur le déficit public ?
    Elle tient en quatre phrases :
    - les recettes sortent ;
    - les dépenses entrent ;
    - les dépenses de clientélisme explosent ;
    - et le déficit s’accroît chaque année de l’augmentation de la charge de la dette.
    Développons ensemble : les recettes sortent…
    « Trop d’impôt tue l’impôt » (Laffer) : il y a donc un exil fiscal des plus riches. Mais là n’est pas l’essentiel.
    L’essentiel, c’est la délocalisation de la matière fiscale en Irlande ou au Luxembourg. Avec des montages juridiques artificiels et des pratiques financières douteuses, les grandes multinationales paient peu d’impôts dans les pays où elles réalisent leurs activités. Ainsi les grandes entreprises technologiques américaines implantées en France (Amazon, Apple, Google) en délocalisent 1 milliard d’impôts. Or elles bénéficient de clients français, d’ingénieurs français, d’infrastructures françaises (routes, postes, télécom, etc.). Ces impôts qu’elles ne payent pas, ce sont les PME qui les payent pour elles, des PME dont le taux réel des impôts sur les sociétés est trois fois plus élevé que celui des grandes entreprises.
    L’essentiel, c’est aussi les travailleurs des pays de l’Est, travaillant sous le statut de leur pays d’origine et ne participant donc ni aux frais généraux, ni aux frais sociaux de la France mais là aussi en bénéficiant.
    L’essentiel, c’est enfin l’exode des forces vives, ces Français dynamiques et entreprenants qui vont créer de la richesse ailleurs. On peut le regretter mais sûrement pas leur jeter la pierre.
    Les dépenses entrent…
    Le « solde migratoire » camoufle cette réalité : d’un côté, des Français à haut potentiel qui sortent, de l’autre, des immigrés qui entrent pour occuper des petits boulots ou bénéficier de nos avantages sociaux ou médicaux. Avec un paradoxe : un État-providence généreux dont les recettes sont territorialisées sur l’Hexagone (et encore, une partie en sort) et des dépenses qui potentiellement s’appliquent au monde entier avec des frontières poreuses à Lampedusa ou Roissy, Saint-Laurent du Maroni ou Mayotte.
    Mais à la marge, cela concerne aussi les travailleurs frontaliers qui produisent en Allemagne ou en Suisse (où, on les comprend, ils trouvent de bons emplois) mais bénéficient des protections françaises ou les expatriés qui viennent passer leur retraite (et les soins médicaux qui vont avec) en France.
    Les dépenses de clientélisme explosent…
    Notre système politique repose sur le scrutin majoritaire. Et le scrutin majoritaire facilite l’élection des maires comme députés. Le clientélisme municipal consolide la détention de leurs mandats : on ne vote pas contre le Père Noël. D’autant que les députés s’arrangent pour que les recettes des collectivités territoriales soient indolores (les reversements de l’État) ou peu douloureuses (un enchevêtrement de taxes difficile à comprendre et une superposition de collectivités plus ou moins irresponsables). Résultat : les dépenses locales ont grimpé très vite.
    L’augmentation mécanique de la charge de la dette…
    Depuis 40 ans, les budgets sont votés en déficit. Et depuis 20 ans, l’inflation est jugulée. Résultat : la charge de la dette pèse, chaque année, à hauteur de 40 milliards sur le déficit.
    Quels remèdes pour que cesse cette gabegie ?
    Le discours convenu sur le « choc de compétitivité » ou ces « satanés 35 heures » n’est pas à la hauteur de l’enjeu. D’autant que la main-d’œuvre française est plutôt productive. Il est illusoire – et indécent – de demander au travailleur français d’être payé 5 euros de l’heure. Il est non moins illusoire d’imaginer aligner notre fiscalité sur celle du Luxembourg ou de l’Irlande.
    Il faut donc des remèdes de cheval ?
    Oui. Il faut notamment mettre les collectivités territoriales et leurs élus à la diète et diminuer drastiquement les reversements qu’elles reçoivent de l’État. Quand ils auront perdu les élections locales, les socialistes le feront d’ailleurs !
    Mais cela ne suffira pas. Il faut aussi changer de paradigmes. À tout le moins rétablir des frontières  physiques, économiques, sociales, juridiques pour reterritorialiser, remettre en phase la population, la production, la fiscalisation et les avantages sociaux.
    Nous ne sortirons pas de la crise budgétaire sans profonds bouleversements.
    Entretien entre Eric Martin et Jean-Yves Le Gallou
    Nouvelles de France, 17/11/2013
    http://www.polemia.com/jean-yves-le-gallou-les-recettes-sortent-les-depenses-entrent-les-elus-flambent/

  • De l’enseignement mis à mort à l’enseignement du néant (partie 2)

    Comment en est-on arrivé là ? Un seul mot : le refus de l’échec scolaire, c’est-à-dire le mythe de l’égalité. Refus implacable, massif, refus tenu désormais comme un devoir de l’école. Zéro échec… Les principes de la qualité, principes sans aucun doute souhaitables pour la production massive de biens, mais qui ne s’appliquent pas à la formation des esprits.

    Il y a les handicaps sociaux que l’on veut compenser. Ils ne sont pas un rêve, ils sont une implacable réalité. Il fallait les reconnaître, les définir, fixer les critères, déterminer les moyens à mettre en œuvre. Mais tout cela devait se faire en maintenant un droit fondamental, le droit de l’école à l’échec scolaire, sans lequel elle ne peut plus être qu’un gigantesque village Potemkine. Ce qu’elle est devenue.

    L’école est aujourd’hui confrontée à un chantage moral qui prend une intensité de plus en plus délirante, comme en témoigne les questions liées au racisme, à l’immigration, et surtout au refus de prendre en compte la spécificité de l’islam. Il fallait reconnaître en chacun la capacité à répondre aux exigences d’un enseignement digne de ce nom, accepter aussi que pour certains cela puisse prendre plus de temps, et les y aider. Au lieu de quoi, on s’est contenté de reconnaître leur humanité, et on a sommé l’école de reconnaître, et de ne reconnaître que la forme abstraite de l’humaine condition et de s’incliner devant elle. Les programmes de français, en particulier de la seconde et de la première, se sont fait les ardents relais et les zélateurs inconditionnels de cette idéologie de l’altérité, qui est en réalité la nouvelle doctrine de l’école mise dans les manuels, et les textes servent d’autant mieux les dogmes que l’inculture des enseignants de lettres et de philosophie est consternante.

    Quant au baccalauréat, il est devenu un droit imprescriptible de la personne, puis par extension, la moyenne partout, et enfin, l’obtention de tout diplôme.

    Le fruit de cette démence : la persécution des bons élèves, ou tout simplement de ceux qui sont simplement encore des élèves et se comportent comme tels. Ils seraient en droit d’attendre le soutien de l’institution… Mais c’est l’institution elle-même qui promeut et donc qui est responsable de ce qu’ils subissent. Il suffit d’entendre le discours de justification et d’excuse systématique des persécuteurs.

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  • Minute répond à ses détracteurs

    Avec un numéro spécial à paraître demain :

    M

    Michel Janva