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France et politique française - Page 4627

  • Les collabos donnent de la voix

    chassealhomme.jpgL’extrême gauche manifestait hier en fin d’après-midi à Champigny (Val-de-Marne) aux abords de la salle où  un Jean-Marie Le Pen en grande forme était  venu soutenir le lancement de la campagne de la liste municipale menée par Jean-Marie Rougier. Le PC, le Parti de Gauche, le NPA, la CGT,  Solidaires et Snuipp avaient raclé les fonds de tiroir pour réunir péniblement environ 200 de leurs salariés, permanents et cadres  pour  beugler des slogans haineux, dénier aux Français le droit de voter pour l’opposition nationale. Le sénateur et président communiste du conseil général,  Christian Favier, élu dans la ville de Champigny, a pris la parole pour se féliciter  à cette occasion de la  poursuite de l’immigration à haut débit  et exiger   «la régularisation de tous les sans-papiers (clandestins) ». Au moins les choses sont claires…

    Une extrême gauche qui tente de se refaire une santé électorale en tentant de capitaliser sur la campagne anti FN menée actuellement par le gouvernement et l’UMPS.  Avec le soutien  des médias qui se saisissent  de quelques faits divers  et de propos bien  évidemment condamnables pour manier l’amalgame,  culpabiliser les Français en assénant que la volonté de défendre son identité et le refus de la submersion migratoire participent d’un insupportable racismeRien de nouveau sous le soleil, « ils » nous font le coup  régulièrement depuis trente ans,  à chaque fois le Front National  est porté par une dynamique importante. 

    Un racisme nous l’avons  dit, dont les  premières victimes dans notre pays, dans l’indifférence quasi  générale de nos élites négationnistes, sont bien  pourtant,   et dans leur écrasante majorité,  les Français de souche européenne. Ces derniers sont pourtant invités à faire profil bas.

    Invité hier soir de l’émission C dans l’air sur France 5  consacrée au débat du moment - »la France est-elle raciste?- »le très contesté et contestable Patrick  Lozés, ancien président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) avant d’en être écarté -voir notre article en date du 30 novembre 2011-  en a fait l’aveu implicite. Il a ainsi suggéré d’en finir avec ce qu »‘il appelle la »catho-laïcité » , à savoir dans son esprit la prééminence culturelle qui est (encore) accordée au catholicisme dans la société française. Au nom de la lutte contre les discriminations bien sûr…

    Soucieux de se rappeler au bon souvenir (?) des Français, l’ex ministre centriste de la Défense,  Hervé Morin , qui a rallié avec  sa coquille ville Nouveau Centre,    l ‘UDI  de Jean-Louis Borloo,  a tenu à apporter sa contribution  au lynchage médiatique des Français qui se tournent vers le Front National.

    Jusqu’alors le très opportuniste  M. Morin ne s’était guère signalé que par ses appels à voter en faveur de la gauche contre les candidats nationaux lors des derniers scrutins. Son seul  autre titre de gloire  constate Bruno Gollnisch,  fut d’avoir prestement obéi  aux ordres du lobby atlantiste qui,  en 2009,  demanda et obtint  la tête du   géopoliticien Aymeric Chauprade, enseignant au Collège Interarmées de Défense (CID) , car  coupable d’avoir énoncé un certain nombre de vérités sur « l’allié américain », ses objectifs et ses méthodes…

     Hier,  Hervé Morin  a donc fait un petit coup marketing en expliquant sur RFI que la « proposition politique » du Front National est   »folle » et « nationale-socialiste. C’est-à-dire plus collectiviste que Mélenchon et d’un patriotisme mortel ». Comme on soulignait qu’il évoquait  clairement le parti nazi, Morin, a insisté : « oui, c’est un parti national-socialiste ».

    M.  Morin  ne se grandit  pas  en  diffamant  effrontément le FN,  ses électeurs  et en mettant ces pas  dans ceux des agités du bocal  les plus extrémistes du combat contre l’opposition nationale. Sur son blog  Ivan Rioufol,  note avec raison que ce dernier « chausse de vieux sabots » et   »surtout laisse voir son désarroi« . « Si le FN est un parti nazi comme il le suggère alors il faut l’interdire. » Et il le serait depuis belle lurette si tel était le cas!

    L’éditorialiste du Figaro relève plus largement que « la campagne antiraciste menée par le gouvernement  suggère une généralisation (du racisme, NDLR) or cet amalgame ne peut être perçu que comme une insulte par le nouvel (et ancien! NDLR)  électorat frontiste »;  » rien ne permet de dire a priori qu’il est plus raciste qu’un autre ». « Les grandes âmes sont les meilleures alliées de Marine Le Pen qui par leur négation des évidences laissent apparaître (Marine) comme celle qui dit des vérités interdites »,   » comme une victime du sectarisme ». « Il n’est pas sain conclut-il,  de laisser le FN sans concurrents répondre au désarroi des gens ». Il n’est surtout pas sain de banaliser un totalitarisme mort et enterré depuis longtemps pour maintenir à  flot les gamellards du Système,  les collabos du  totalitarisme mondialiste, vaste machine  à tuer les peuples.

    http://www.gollnisch.com/2013/11/08/les-collabos-donnent-de-la-voix/

  • Mieux vaut porter un niqab qu'un sweat de la Manif pour tous

    Trois nuits d'émeutes à Trappes, dans les Yvelines, en juillet. A l'origine, un jeune homme, Michaël Khiri, s'oppose violemment au contrôle d'identité de sa femme, qui est intrégalement voilée (ce que la loi interdit dans l'espace public). Il aurait été jusqu'à tenter d'étrangler l'un des policiers. Le tribunal correctionnel de Versailles vient de le condamner à trois mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende.

    Michaël Khiri n'est pas Nicolas Bernard-Buss, arrêté arbitrairement après avoir participé à l'accueil de François Hollande devant M6. Ce dernier avait été condamné en première instance à 4 mois de prison dont 2 fermes, avec mandat de dépôt. En appel, après avoir croupi 20 jours à Fleury-Mérogis, il a écopé de 3 000 euros d'amende, la moitié avec sursis. Sans qu'aucune infraction n'ait été prouvée.

    Addendum :

    Une information judiciaire pour "incitation à la haine et à la discrimination raciale" a été ouverte contre l'un des policiers qui a participé à l'arrestation de Michaël Khiri. Le motif ? Il aurait posté sur son compte Facebook une photo représentant une femme en niqab devant une mosquée, sous un ciel éclatant, le tout agrémenté du logo de Trappes et de ces mots : "la douceur de vivre". La photo viendrait du groupe "les femmes blanches sont les plus belles".

    Harry Roselmack et Christiane Taubira veulent nous prouver que le racisme progresse en France ? Nous voilà convaincus.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • [Éditorial de L'AF 2873] CRISE DE RÉGIME

     

    « La France, spontanément, n’aime pas la démocratie. Elle ne se complaît que dans l’autorité tempérée par l’anarchie. De nouveau les grenouilles demandent un roi. Voilà deux cents ans que cela dure. » Ce n’est pas nous qui le disons, mais Jacques Julliard, dans son éditorial du dernier Marianne [1].

     

    Certes, comme s’il avait peur de la vérité très maurrassienne qu’il venait de formuler, il lui fallait bien la tempérer par un jugement hautain sur ses compatriotes — De Gaulle les traitait bien de « veaux ». Qu’importe ? Ce n’est pas en se retranchant de ses concitoyens pour mieux les mépriser qu’on devient La Fontaine, et l’aveu lui a bel et bien échappé : la France, depuis le « suicide » (Ernest Renan) du 21 janvier 1793, n’a toujours pas résolu le problème du pouvoir et les Français n’ont toujours pas fait leur deuil du roi. C’est un aveu d’une violence et d’une panique inouïes si on veut bien considérer qu’il sort de la bouche d’une de ces icônes journalistiques qui ont l’habitude de verser, chaque semaine, à leurs lecteurs des soupes tièdes de lieux communs politiquement corrects visant à les désespérer de tout changement possible. Du reste, on ne se refait pas, puisqu’il considère toujours «  François Hollande comme le meilleur compromis politique et social qui se puisse trouver dans un pays confronté à la plus grave dépression nerveuse qu’il ait traversé depuis 1940 ». Comme si un pays qui se trouve dans une telle situation pouvait trouver remède dans un « compromis social et historique » qui n’est que la cote mal taillée de différents courants politiciens. Pourtant le constat est juste : oui, « il n’y a plus de gouvernement en France ».

    Maurrassien, Jacques Julliard ? Ses propos, en tout cas, le sont et peu importe que ce soit à son corps défendant : ils n’en sont que plus percutants. Certes, la formule « l’autorité tempérée par l’anarchie » n’est, on le sait, textuellement pas plus de Maurras que « la monarchie, c’est l’anarchie plus un », qu’on lui prête souvent. Mais ces deux formules traduisent maladroitement cette vérité politique conforme à mille ans de monarchie capétienne et qui fut au fondement du rejet par Maurras de l’imposture de la démocratie représentative : « l’autorité en haut, les libertés en bas ». D’un côté, non pas l’anarchie, effectivement, qui se termine toujours en tyrannie, mais les libertés les plus larges laissées au pays réel, appelé à se gouverner lui-même pour ce qui le regarde directement, et, de l’autre, une autorité régalienne absolue, au sens d’indépendante, de non soluble dans les intérêts privés, dans l’oligarchie, et dont l’objet est le bien commun. Or, aujourd’hui, à qui les Français ont-ils affaire, alors même qu’ils se trouvent dépossédés de leur autonomie par le Moloch européen comme jamais ils ne l’avaient été par la république jacobine elle-même ? A personne, justement, si ce n’est à un semble-roi qui n’a même plus la dignité de faire semblant de régner.

    Le roi, le semble-roi de la république est nu, désormais. Le peuple a enfin compris que Monsieur Bricolage est pieds et poings liés à une oligarchie dont il n’est que le courtier honteux : comment le leur cacherait-il, après avoir ouvertement trahi ses promesses de maîtriser une « finance » qu’il n’a fait profession électorale de haïr que pour mieux la servir, une fois arrivé aux affaires — quelle loi bancaire adoptée ? Le peuple a enfin compris que son président normal n’imposera aucune politique de croissance ni à une Europe autiste ni à une Allemagne triomphante, parce qu’il partage avec toute la classe politique française le même syndrome munichois de soumission aux faux dogmes du libre-échange absolu, que l’Europe est la seule à pratiquer, et de la monnaie unique salvatrice — quelle renégociation du traité budgétaire ? Le peuple a enfin compris que cet éternel premier secrétaire, qui dirige l’Etat comme il dirigeait naguère le parti socialiste, est plus à même d’imposer manu militari, sous le diktat de lobbies, des ruptures anthropologiques à un pays qui n’en veut pas que de préparer les réformes sociales, économiques ou éducatives dont les Français ont besoin — de l’école aux retraites, en passant par la réindustrialisation du pays, quelles mesures d’ampleur ?

    Le rejet justifié de Sarkozy avait été celui d’un président cynique, vulgaire et brouillon, aussi servile envers les intérêts étrangers, notamment américains, que menteur ou incompétent en matière de chômage, de sécurité ou d’immigration. C’est pourquoi si, pour nos compatriotes, Hollande représentait un pis-aller, pour le pays légal il était l’une des dernières chances de faire avaler aux Français que le système demeure le cadre incontournable de la résolution de leurs problèmes. Or nos compatriotes perçoivent de plus en plus que la vérité de la démocratie a toujours été l’oligarchie, c’est-à-dire le règne arrogant d’un argent apatride et décomplexé, et que cette oligarchie en est arrivée à une étape décisive de sa tentative d’asservissement des peuples : après les avoir privés de leur indépendance nationale et de leur souveraineté politique, monétaire et budgétaire, les livrer à un précarité structurelle sur les plans économique, social, familial et culturel, qui les rend dépendants de politiques d’assistance, les privent de leur dignité et de leurs repères et les détournent de toute citoyenneté réelle. Il en est ainsi d’une politique immigrationniste qui vise à la fois à peser sur les salaires et à dissoudre les nations historiques dans un magma communautariste qui les livre déjà à la violence interethnique — l’attaque récurrente contre les fêtes chrétiennes n’est pas innocente —, ou de la déstructuration anthropologique de la société. Oui, la civilisation est bien engagée dans cette lutte à mort contre l’oligarchie universelle que Maurras prédisait peu avant de mourir.

    Le climat est malsain pour le pays légal. Changer de personnels ne servirait à rien : les maux se nomment Europe supranationale, oligarchie apatride, règne des partis. Faut-il se réjouir de cette crise de régime qui se dessine de plus en plus précisément à l’horizon ? Il faut surtout préparer l’avenir. Tous les patriotes doivent taire leurs divergences, dont la futilité criminelle éclate devant la gravité des enjeux. Ne manquons pas les premiers grondements de la révolte qui sourd. Le sursaut breton — bientôt national ? — contre l’écotaxe n’est qu’un des plus bruyants symptômes du refus de plus en plus radical d’un Etat aussi impuissant à résoudre les problèmes que spoliateur. Les Français n’en peuvent plus. Il faut se tenir prêt à donner un sens à leur colère légitime.

    François Marcilhac - L’AF 2873

    [1] Marianne n°863 du 2 au 8 novembre 2013

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2873-CRISE-DE

  • Menace sur la liberté de conscience des médecins

    Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) remet jeudi au gouvernement ses propositions pour un meilleur accès des femmes à l'avortement, afin que l'avortement devienne "un peu plus un droit comme un autre". Le HCEfh doit émettre une trentaine de recommandations. Il suggère par exemple la suppression de la notion de "détresse" du code de la santé publique, texte qui autorise l'avortement pour "la femme enceinte que son état place dans une situation de détresse", et du délai obligatoire de réflexion d'une semaine entre les deux premières consultations avec un médecin avant un avortement.

    Le rapport proposeaussi l'autorisation de pratiquer l'avortement par aspiration sous anesthésie locale en centre de santé ou maisons médicales.

    Ce matin sur Europe 1, il a aussi été question de supprimer la clause de conscience qui permet actuellement aux médecins de refuser de pratiquer un avortement.

    N'oubliez pas le 19 janvier 2014 : c'est la Marche pour la vie.

    Michel Janva

  • "Euthanasie", "suicide assisté", "euthanasie palliative" : même combat

     

    Dans la Nef, Pierre-Olivier Arduin, directeur de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, passe en revue les trois options que pourrait proposer le CCNE en vue de légaliser l'euthanasie. La dernière, particulièrement pernicieuse, nous appelle à être vigilants.

     

    "Sur l’échiquier de la fin de vie, François Hollande, lentement mais sûrement, avance ses pièces, bien décidé à renverser le dernier pilier moral encore en vigueur dans notre société : l’interdit fondateur de donner intentionnellement la mort à un malade. Contrarié par l’avis que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) lui a rendu cet été, lequel s’est opposé à toute forme de dépénalisation de l’euthanasie ou du suicide médicalement assisté, le chef de l’État a remanié de fond en comble cette instance en septembre pour n’y placer que des personnalités acquises à sa cause. Un coup de maître quand on sait que c’est justement le CCNE qui va lancer en ce mois de novembre les premiers États généraux sur la fin de vie et sélectionner les « experts » chargés de « former » pendant quatre week-ends une trentaine de citoyens tirés au sort avant d’en tirer un énième rapport. Autant dire que le CCNE, seul aux commandes pour organiser les débats et piloter la rédaction du futur avis des États généraux, est juge et partie dans cette affaire. Pour la première fois, le CCNE pourrait ainsi publier un texte qui contredirait frontalement le précédent à moins de six mois d’intervalle, faisant apparaître en pleine lumière le relativisme moral qui gangrène son travail de réflexion depuis sa création en 1983.

    Trois options législatives sont en lice pour inspirer la rédaction du futur projet de loi que François Hollande a promis de présenter début 2014.

    La première, soutenue en France par les responsables politiques les plus radicaux de la majorité, consisterait, à la manière du Luxembourg en 2009, à copier le dispositif à l’œuvre depuis 2002 aux Pays-Bas et en Belgique. Dans ces pays, l’existence d’une « souffrance physique ou psychique insupportable », pourvu qu’elle soit exprimée par une personne consentante, soit de vive voix soit par le biais d’une directive anticipée, entraîne une obligation positive de l’État de mettre tout en œuvre pour rendre effective l’euthanasie. Ce modèle peut-il vraiment s’imposer chez nous alors même qu’il est critiqué par des études scientifiques en raison des dérives constatées ? Augmentation des « euthanasies sauvages » passant outre à la volonté des patients ou perpétrées à la demande de familles, euthanasies couplées à des prélèvements d’organes, multiplication des injections létales pour souffrance psychologique dont le dernier exemple en date a défrayé la chronique, celui d’un Belge « transgenre » se sentant prisonnier de son corps après une opération ratée de changement de sexe. On observe le même phénomène inquiétant de banalisation aux Pays-Bas comme en témoigne l’histoire de ce Hollandais de 80 ans, supporter de l’Ajax d’Amsterdam, qui s’est vu offrir par le club une place dans la tribune royale pour assister à un match parce que son euthanasie était programmée la semaine suivante. Après le « protocole de Groningen » de suppression des nouveau-nés handicapés toléré par les pouvoirs publics aux Pays-Bas, le Sénat belge vient d’entamer la discussion sur l’extension de sa loi aux mineurs, conforté par une population qui approuve à 75 % ce projet. La France peut-elle accepter de rendre légal un dispositif qui montre à l’évidence, chez nos voisins, qu’il est devenu incontrôlable en moins d’une décennie ?

    La seconde option, celle du suicide médicalement assisté, est d’autant plus dangereuse qu’elle fait son chemin dans les esprits depuis que le rapport Sicard de décembre 2012 a semblé lui entrouvrir la porte. À l’instar des États américains de l’Oregon, du Montana et de Washington, il s’agirait de donner le droit à un malade d’obtenir de son médecin l’ordonnance d’un « médicament » à s’auto-administrer à son domicile au moment qu’il choisit. Certains médecins ont estimé qu’il s’agissait d’une « piste valable » qui les libérerait d’un acte reposant entièrement sur le malade (La Vie, 20 décembre 2012). Ce qui est bien sûr faux, le suicide médicalement assisté n’étant qu’une forme singulière d’euthanasie où l’action posée par le médecin – fournir des produits létaux à son malade – se rapporte à la même intention criminelle de provoquer sa mort.

    Enfin, la troisième évolution qui se dessine, pernicieuse par la présentation « acceptable » qui en est faite depuis plusieurs mois, pourrait rallier de nombreux élus peu au fait des questions de fin de vie et embrouiller un peu plus les esprits des Français. C’est ce que certains éthiciens comme Véronique Fournier appellent l’« euthanasie palliative » (Libération, 9 septembre 2013). La directrice du centre d’éthique de l’hôpital Cochin milite en faveur de cette « aide médicalisée provoquant la mort en douceur en s’inspirant du savoir-faire des soins palliatifs ». Peu de spécialistes ont noté que l’idée d’une « accélération délibérée de la survenue de la mort », à l’aide de cocktails sédatifs notamment, était déjà au cœur du rapport de la commission Sicard. S’il devait être reconnu, ce principe qui demande aux médecins d’assumer l’intention de tuer, blesserait mortellement une déontologie médicale inchangée depuis Hippocrate."

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  • [Vidéo] Mgr di Falco à Jean-Marc Ayrault : Monsieur le Premier Ministre, nous vous attendons !

    Dans sa chronique du 27 octobre 2013, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, réagit à la présence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, à la Mosquée de Paris, à l’occasion de la célébration de la fête de l’Aïd.

    L’évêque se réjouit des propos tenus par le premier ministre à cette occasion, et espère que ce qu’il a dit en s’adressant aux musulmans, il le dirait de la même manière en s’adressant aux chrétiens..

    Et de citer le Premier ministre :

    « À travers vous, je salue une grande religion de France. Je mesure la place qui est la sienne dans notre pays et notre histoire. J’entends la parole que vous portez pour rassembler les femmes et les hommes autour d’un message de paix et de concorde, dans le cadre de la République et en accord avec ses principes et ses valeurs. Je vous le redis avec force : toute atteinte au libre exercice du culte est intolérable et toutes les croyances religieuses doivent pouvoir s’exprimer dans notre pays dans le respect des lois de la République, de la laïcité et des convictions de chacun. » (Fin de citation)

    Puis l’évêque de Gap lance à Jean-Marc Ayrault cette invitation : « Alors, Monsieur le ministre, dans la logique de votre démarche, je suppose que vous avez prévu d’exprimer avec autant de force et de conviction la détermination de votre gouvernement à combattre la discrimination dont les chrétiens font l’objet. Et c’est pour cela que j’ai l’outrecuidance de vous inviter chez vous, dans la cathédrale de Gap – les cathédrales étant propriété de l’Etat –, pour le Mercredi des Cendres, début de Carême, ou pour le dimanche de Pâques, à votre convenance. Nous vous accueillerons avec tout le respect qui est dû à votre haute fonction. »

    Voir la vidéo ici, après la publicité

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Video-Mgr-di-Falco-a-Jean-Marc

  • Coup de fusil de la Cour des comptes sur la Fédération nationale des chasseurs

     

    Si vous n’êtes pas chasseur, le nom de Bernard Baudin ne vous dira rien. Si vous l’êtes, vous pensez qu’il défend vos intérêts. Or la Cour des comptes a mis son nez dans le terrier de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qu’il préside. Elle envoie du gros plomb sur les rémunérations en or de la FNC… et sur ses pratiques.

     

    Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas, doit se dire… le maire de Nice, Christian Estrosi. Bernard Baudin n’a pas, en effet, que la chasse pour passion; la politique est son autre marotte et il siège comme conseiller municipal, de puis 2008, à la mairie de Nice. De 2004 à 2010, il a aussi été conseiller régional en Paca. Et en 2011, il s’est fait élire conseiller général des Alpes-Maritimes, sous les couleurs de l’UMP, dans le 7e canton de Nice, avec 55,90 % des voix (seulement) face à un candidat du Front national après quelques péripéties qui ont failli entraîner l’invalidation du scrutin; c’est passé.

     

    Un directeur mieux payé qu’un premier ministre !

     

    Le rapport que la Cour des comptes a consacré à la Fédération nationale des chasseurs, lui, risque de passer moins facilement. Le monde de la chasse bruissait, depuis plusieurs mois, de ce rapport confidentiel, remis à la FNC en juillet dernier, aux découvertes que l’on disait alarmistes, voire scandaleuses. Le numéro de novembre de « Plaisirs de la chasse » a dévoilé ses conclusions.

     

     

     

    Elles sont en effet étonnantes et vont faire d’autant plus de bruit que le budget de la FNC, interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, provient, pour l’essentiel, des « contributions obligatoires » des chasseurs qui, lorsqu’ils acquittent leur permis de chasse, versent 3,27 euros qui vont atterrir dans les caisses de la FNC. Au total, avec les diverses subventions qu’elle reçoit, la FNC affiche un budget annuel de 13 millions d’euros, soit 10 euros par tête de chasseur. Ce qui lui permet de mener grand train…

     

    Son équipe dirigeante perçoit, comme l’écrit « Plaisir de la chasse », des « salaires de ministres ». Pour son directeur: 203.000 euros bruts annuels, « en progression de 36 % en six ans »! Pour la directrice adjointe: 118.000 euros bruts annuels, en progression de 35 % sur la même période! Et pour le directeur administratif et financier, 103.000 euros, en progression cette fois de 72 %!

     

    « Le salaire du directeur de la FNC (16.290 euros mensuels sur la période 2010-2012), écrit notre confrère, est donc supérieur à celui du premier ministre »! Jean-Marc Ayrault ne perçoit en effet « que » 14.910 euros par mois. Et celui de la directrice adjointe est, à 100 euros près, celui d’un simple ministre (elle touche 9.833 euros). Et comme il n’y a pas de petites économies, le directeur de la FNC, un peu mesquin, bénéficiait également de la prise en charge, par la fédération, de son abonnement internet/ téléphone/télévision à hauteur de 45 euros par mois au douteux motif, a tenté d’expliquer la FNC à la Cour des comptes, que l’intéressé consultait ses mails professionnels depuis son domicile!

     

    « Secret défense » dans les allées du pouvoir

     

    Président de la FNC depuis 2010, Bernard Baudin va donc devoir expliquer à ses adhérents contraints et forcés pourquoi il a toléré de telles rémunérations, et pourquoi, aussi, il a accepté qu’un « lobbyiste » – le terme figure dans le rapport de la Cour – perçoive, chaque année, entre 180.000 et 200.000 euros de la FNC pour des missions qui n’ont pas laissé de traces écrites… Hormis bien sûr la présentation de notes de frais… Sa mission aurait consisté à « accompagner les négociations politiques et techniques en liaison avec les parlementaires, les cabinets ministériels… »

     

    Cet homme, doté de beaucoup d’entregent et d’une santé de fer, aurait organisé, selon la FNC, « des dizaines de réunions par mois » Avec des conseillers du chef de l’Etat ou du premier ministre, avec les membres des groupes chasse de l’Assemblée nationale et du Sénat, etc., avec des membres de cabinets ministériels, etc. Mais la transparence de la FNC s’arrête là où commence le « secret défense »: à la porte des alcôves… « Beaucoup d’informations collectées et de rendez-vous organisés, a-t-il confié à la Cour des comptes, ont un caractère très confidentiel qui empêche toute diffusion hors d’un cercle restreint », ajoutant qu’« une part non négligeable des missions confiées ne peut faire l’objet d’aucune valorisation, même interne, afin de ne pas mettre en difficulté certains de nos informateurs et de nos partenaires ». On ne saurait mieux reconnaître que la démocratie parlementai re s’arrête, elle, là où débutent les petits arrangements avec les gros lobbies.

     

    La Cour des comptes s’étonne d’autant plus des pratiques de ce lobbyiste que la FNC rémunère déjà un avocat pour des missions semblables ! Lui aussi rencontre les conseillers, lui aussi casse la graine avec des parlementaires. Pas les mêmes, alors? Et est-ce le même avocat que celui (Me Charles Lagier) qui a écrit un Code de la chasse, préfacé par Bernard Baudin et dont le même Bernard Baudin recommande vivement l’achat à ses adhérents?

     

    En août dernier, alors que le rapport de la Cour des comptes lui était déjà connu mais n’avait pas été divulgué, Bernard Baudin avait été réélu haut la main à la présidence de la FNC avec 75 % des voix (ce qui n’est pas un prodige et est même surprenant: il n’avait pas de rival !). Il avait alors affirmé bénéficier d’une « légitimité renforcée ». L’état de grâce est terminé et, pour les chasseurs, cela va être la double peine puisque les écologistes ne vont pas manquer de s’engouffrer dans cette gabegie et ces mauvaises manières antidémocratiques. On ne peut même pas conseiller à Bernard Baudin de se faire recaser au Conseil économique, social et environnemental, il y siège déjà. Au titre des personnalités qualifiées.

     

    Antoine Vouillazère

     

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 6 novembre 2013, reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

     

    Coup de fusil de la Cour des comptes sur la Fédération nationale des chasseurs

    http://fr.novopress.info/144281/coup-de-fusil-de-la-cour-des-comptes-sur-la-federation-nationale-des-chasseurs/#more-144281

  • [Grenoble] Le Centre Lesdiguières vous invite à la conférence de Philippe Prevost

    Le Centre Lesdiguières vous invite à la conférence de Philippe Prevost, historien, il est notamment l’auteur de La France et le Canada d’un après-guerre à l’autre (1918-1944), La France et l’origine de la tragédie palestinienne (1914-1922), La condamnation de l’Action française 1926-1939, L’Eglise et le Ralliement : Histoire d’une crise 1892-2000

    sur Les trois ralliements

    L’Eglise connaît aujourd’hui une des crises les plus graves de son histoire ; jadis ceux qui s’en prenaient à sa théologie traditionnelle étaient exclus. Depuis le concile Vatican II, ils sont restés à l’intérieur à tel point que, particulièrement en France, ils occupent la plus grande partie des postes de commande. Comment cela a-t-il été possible ? Cette révolution a-t-elle été soudaine ? Ou bien a-t-elle été le fruit d’une longue maturation ? C’est à toutes ces questions que tentera de répondre Philippe Prévost lors de sa conférence.

    Lundi 25 novembre 2013 à 20 h. salle du 1er étage - 10 place de Lavalette, 38000 Grenoble (Tram arrêt : « Notre-Dame »)

    La conférence sera suivie d’un buffet convivial (Participation aux frais)

    Centre Lesdiguières - 6, rue Berthe de Boissieux - 38000 - Grenoble

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Grenoble-Le-Centre-Lesdiguieres,6613

  • Albert Camus et la mise à mort du roi

       Le centenaire de la naissance d'Albert CAMUS, célébré aujourd'hui 7 novembre, est l'occasion de de souvenir des écrits de ce philosophe originaire d'Algérie. Parmi ceux-ci, "L'Homme révolté", publié en 1951, avait pour but de comprendre pourquoi l'époque contemporaine était si horrible: "Les camps d'esclaves sous la bannière de la liberté, les massacres justifiés par l'amour de l'homme ou le goût de la surhumanité, désemparent, en un sens, le jugement. Le jour où le crime se pare des dépouilles de l'innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c'est l'innocence qui est sommée de fournir ses justifications. L'ambition de cet essai serait d'accepter et d'examiner cet étrange défi."

     

        Dans cette quête, CAMUS montre l'importance de l'exécution de Louis XVI, qui a justifié tous les régimes totalitaires qui ont suivi 1793.

    Saint-Just a fait entrer dans l'histoire les idées de Rousseau. Au procès du roi, l'essentiel de sa démonstration consiste à dire que le roi n'est pas inviolable et doit être jugé par l'assemblée, non par un tribunal. (...) La volonté générale ne peut être citée devant des juges ordinaires. Elle est au-dessus de toutes choses. L'inviolabilité et la transcendance de cette volonté sont donc proclamées. (...)

    Au reste, Saint-Just aperçoit parfaitement la grandeur de l'enjeu: «L'esprit avec lequel on jugera le roi sera le même que celui avec lequel on établira la République.»

        Le fameux discours de Saint-Just a ainsi tous les airs d'une étude théologique. «Louis étranger parmi nous», voilà la thèse de l'adolescent accusateur. Si un contrat, naturel ou civil, pouvait encore lier le roi et son peuple, il y aurait obligation mutuelle; la volonté du peuple ne pourrait s'ériger en juge absolu pour prononcer le jugement absolu. Il s'agit donc de démontrer qu'aucun rapport ne lie le peuple et le roi.
        Pour prouver que le peuple est en lui-même la vérité éternelle, il faut montrer que la royauté est en elle-même crime éternel. Saint-Just pose donc en axiome que tout roi est rebelle ou usurpateur. Il est rebelle contre le peuple dont il usurpe la souveraineté absolue. La monarchie n'est point un roi, «elle est le crime». Non pas un crime, mais le crime, dit Saint-Just, c'est-à-dire la profanation absolue. C'est le sens précis, et extrême en même temps, du mot de Saint-Just dont on a trop étendu la signification : «Nul ne peut régner innocemment.»
        Tout roi est coupable et par le fait qu'un homme se veut roi, le voilà voué à la mort. Saint-Just dit exactement la même chose lorsqu'il démontre ensuite que la souveraineté du peuple est « chose sacrée». Les citoyens sont entre eux inviolables et sacrés et ne peuvent se contraindre que par la loi, expression de leur volonté commune.
        Louis, seul, ne bénéficie pas de cette inviolabilité particulière et du secours de la loi, car il est placé hors du contrat. Il n'est point partie de la volonté générale, étant au contraire, par son existence même, blasphémateur de cette volonté toute-puissante. Il n'est pas «citoyen», seule manière de participer à la jeune divinité.
    (...)

     

       Nous ne sommes pas en droit, nous sommes en théologie. Le crime du roi est en même temps péché contre l'ordre suprême. Un crime se commet, puis se pardonne, se punit ou s'oublie. Mais le crime de royauté est permanent, il est lié à la personne du roi, à son existence. Le Christ lui-même, s'il peut pardonner aux coupables, ne peut absoudre les faux dieux. Ils doivent disparaître ou vaincre. Le peuple, s'il pardonne aujourd'hui, retrouvera demain le crime intact, même si le criminel dort dans la paix des prisons. Il n'y a donc qu'une seule issue : « Venger le meurtre du peuple par la mort du roi. »

    http://www.af-provence.com/article-albert-camus-et-la-mise-a-mort-du-roi-121005743.html

  • L’antisarkozysme se retourne contre Hollande

    D8 diffusait dimanche une émission sur la campagne intime, émission qui a eu du succès puisque regardée par plus d’un million et demi de téléspectateurs. Les sarkozistes n’ont pu s’empêcher de faire l’éloge de celui qui, pour eux,  est un vrai homme d’état, par opposition à Hollande. Hollande n’a pas réussi à effacer Sarkozy au contraire…

    Tout le monde connait la stratégie du « je me retire » pour qu’on vienne « me rechercher » quand la situation sera désespérée. De Gaulle a su patienter plus de dix ans. Sarkozy ne fera sans doute pas de même mais une chose est sûre, il prépare ses pions pour son retour et des gens y travaillent. Il y a d’abord eu cette guerre Copé-Fillon où il a réussi à rester assez mesuré pour ne pas trop s’investir tout en faisant une brève réapparition. Mais il y a surtout eu aussi l’invalidation de ses comptes de campagne qui ont été une véritable publicité. On l’a cru tout à coup reparti en campagne. Il est apparu comme une victime et il a su insuffler un vrai élan de solidarité.  Preuve, il a pour la première fois twitté sur son compte à l’arrêt depuis sa défaite électorale  pour commenter la décision puis pour remercier les donateurs. Tout le monde à l’UMP ne serait pas ravi de son retour mais ce n’est pas l’avis des militants même si certains sont mesurés. Pour l’instant Sarkozy tâte le terrain pour savoir s’il se représentera en 2017. Hollande lui ouvre des boulevards.

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