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France et politique française - Page 4630

  • Un combat de trop de la Sécu monopoliste ?

    Dans une tribune libre, publiée le 2 novembre 2013 sur le site Contrepoints (1)⇓ le PLD prend position en faveur du libre choix par chacun de son assurance-maladie. Cet article souligne que seule une telle réforme permettrait, – espérons de pouvoir écrire : permettra – de sauver vraiment la Santé publique.

    Comme je soulignai combien je trouve cette attitude exceptionnellement courageuse, un de mes amis, adhérent de longue date de ce mouvement, m'indiquait que ce point figure depuis le départ dans la charte commune, et plus encore, au nombre des fortes convictions partagées par l'ensemble des dirigeants de ce mouvement.

    La pierre d'achoppement actuelle est constituée par la question des travailleurs frontaliers travaillant en Suisse et résidant en France. Le 20 octobre, 3 000 d'entre eux manifestaient à Pontarlier (2)⇓ pour le maintien de leur droit d'option. Jusqu'ici les tribunaux leur reconnaissaient le droit de s’assurer intégralement auprès d’une assurance santé privée, moins coûteuse et protégeant mieux que la sécurité sociale française.

    Ainsi donc 160 000 de ces travailleurs vont voir "leur choix remis en cause par la Sécu qui souhaite les forcer à revenir vers elle. Pourtant, la remise en cause du monopole de l’assurance-maladie a pourtant bel et bien été décidée par les instances européennes" et elle est reconnue aux frontaliers par les autorités de l'Hexagone. 

    "Le PLD (3)⇓ appelle donc au remplacement du monopole actuel de la Sécu par un cadre ouvrant à tous les Français le libre choix de leur assureur."

    Cette revendication légitime se révèle absolument originale par rapport à la classe politique. Elle sera qualifiée de "suicidaire" par les commentateurs conformistes, les Français passant pour "très attachés à leur système de protection sociale". Diverses organisations syndicales se sont mobilisées depuis les directives européennes d'assurance de 1992, pour les faire reconnaître par les autorités parisiennes. Toutes ont été désavouées par les politiciens. Aucun parti jusqu'ici n'a osé soutenir leur bon droit face à l'administration jacobine. Le PLD se trouve être le premier.

    La morale, ou la justice immanente à laquelle je suis porté à croire, devrait récompenser cette originalité.

    Car l'histoire démontre que depuis 70 ans toutes les étapes de l'installation du monopole de la sécurité sociale ont été désavouées par les Français.

    1. Mise en place en 1946 : échec
    En 1946 Trois grandes nouvelles en première page de L'Humanité le 20 avril 1946 "Grande victoire républicaine": accueilli aux accents de La Marseillaise le projet de constitution avait été adopté par l'assemblée par 309 voix contre 249. Au conseil des ministres, le même jour, "grâce à Maurice Thorez les fonctionnaires auront leur statut." Et, enfin : "sur proposition d'Ambroise Croizat, sécurité sociale pour tous, retraite à tous les vieux." (4)⇓

    Ce dernier programme clairement démagogique était formulé par le ministre communiste du Travail. Il allait être votée à l'Assemblée le 26 avril. Sur proposition du chef de file des députés du PCF, Jacques Duclos, en effet, cette "constituante" avait prolongé son mandat de quelques jours.

    Le peuple français allait être consulté, une semaine plus tard par référendum le 2 mai. Il répondit "non" à 53 %. D'autres élections eurent lieu la même année : les adversaires du plan obtinrent en fait la majorité et la loi Croizat ne fut jamais appliquée sous la IVe république.

    2. Les ordonnances de 1967
    En 1966, déçu par sa mise en ballottage lors de l'élection présidentielle de décembre 1965, le fondateur de la Ve république avait déclaré "j'irai plus loin que leur front populaire".

    Et, en effet, au cours de l'année 1967 un certain nombre de mesures seront donc mises en place par le troisième gouvernement Pompidou constitué en avril. Titulaire d'un grand ministère des Affaires dites "sociales", Jean-Marcel Jeanneney se trouve flanqué d'un jeune et prometteur secrétaire d'État nommé Jacques Chirac. Ils s'emploient à mettre en œuvre le nouveau programme social : création de l'ANPE, de l'Unedic, garantie de ressources pour tous les sans-emploi, participation des salariés aux fruits de la croissance, etc.

    Las, cette politique sera triplement désavouée par les Français. En 1968 elle n'empêcha pas l'explosion que l'on n'a toujours pas oubliée. Puis, lors des élections qui s’en suivirent une poussée de droite sans précédent arriva au Palais-Bourbon. Cette poussée conservatrice n’avait plus grand chose à voir avec le vieux président qu'elle n'allait pas tarder à lâcher. Enfin, l'année suivante échec du référendum.

    3. L'échec politique du plan Juppé
    En 1996 une réforme constitutionnelle aberrante allait instituer les lois de financement de la sécurité sociale. Elles seraient accompagnées de mesures d'étatisation coercitives. Il s'agissait de la plus grande nationalisation de l'Histoire. Désormais, les comptes de la Sécu dépassent ceux de l'État. En 1997 en riposte aux ordonnances autoritaires qui s'en suivirent une vague de grèves du corps médical tentèrent de l'enrayer. Dissolution de l'Assemblée nationale. Exit M. Juppé.

    Au rebours de toutes ces tribulations, et au nom de tous ceux qui ont lutté hier contre ce monopole injuste, destructeur et ruineux, on doit souhaiter une grande carrière politique aux courageux défenseurs de la Liberté, que je salue amicalement ici.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2013/11/un-combat-de-trop-de-la-secu-monopoliste-.html

    Apostilles
    1 cf. "Le libre choix de son assurance maladie, clef de toute réforme".
    2 cf. France 3 le 20 octobre
    3 cf. le site internet duParti libéral démocrate.
    4 cf. Humanité du 20.4.46.

  • Les portiques écotaxe vous surveillent tous de près

     

    Anodins, pour vous, automobilistes, motards? Ne conduisant pas des camions de plus de 3.5 tonnes, vous vous dites que ces énormes portiques d’aluminium, bardés de caméras et de capteurs, et reliés par internet à des serveurs stockant toutes les données, ne vous concernent pas plus que ça? Grosse erreur.

    Un discours officiel bien huilé

    Officiellement, ces beaux portiques sont censés enregistrer le passage des poids lourds, pour pouvoir ensuite calculer leur parcours, et les taxer en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Une taxe de l’ordre de 13 centimes par kilomètre.

    les portiques écotaxe vous surveillent de près

    Franchement, pas vraiment une prouesse technologique, les transpondeurs sont au point depuis des décennies, coûtent aujourd’hui très peu chers, la technologie de lecture automatisée des plaques est également perfectionnée, et de manière générale l’informatique associée au traitement de toutes ces données ne coûte plus grand chose. Alors pourquoi un tel budget pour ce projet écotaxe en apparence si simple?

    Ecotaxe un coût colossal qui cache quelque chose

    Alors qu’il n’avait pas encore reculé face à la colère en Bretagne, le gouvernement Ayrault annonçait le coût d’une annulation du projet : près d’un milliard d’euros!
    Et ce n’est pas tout : alors que les bretons font tomber ou brûler les portiques, le coût de ces engins est révélé : environ 1 million d’euros la pièce…
    Un million pour une grosse poutre en alu portée par deux poteaux, une vingtaine de caméras, quelques capteurs pour les transpondeurs des camions, un serveur et une connexion adsl… Bizarre.

    Les portiques écotaxe enregistrent tout ce qu’ils voient

    En fait, les portiques écotaxe font plus que simplement calculer le kilométrage des poids lourds. Ils enregistrent tout ce qu’ils voient, et ils voient presque tout : en particulier les plaques d’immatriculation. Ainsi, ce système permet de savoir qui et quand est passé sous tel ou tel portique. Une surveillance généralisée, un véritable flicage.

    Ce système de surveillance explique le coût phénoménal. Il est également un coin de plus dans la porte qui défend votre liberté.

    Qui a ou aura accès à ces données? Quand on voit le degré de pénétration de nos données par les services de surveillance américains, on peut être sûr que ces données privées ne seront pas privées pour tout le monde.

    On peut facilement imaginer, que dans quelques années, la grande majorité des données personnelles, des opinions, des habitudes, des faits et gestes de la majorité de la population seront connus et suivis dans leur ensemble par la surveillance de leur comportements sur internet, de leurs liens sociaux, de leurs déplacements, de leurs achats. Une sorte de métaconnaissance ou métasurveillance qui sera une arme redoutable pour qui voudra assoir son autorité sur le peuple ou le priver de ses libertés. Ces portiques écotaxe sont un des éléments permettant le développement de cette métasurveillance. Il apparait important, après les révélations sur la surveillance de la NSA et de ses contreparties européennes, que le gouvernement annonce clairement les possibilités techniques de ces portiques et s’emploie à les réduire à leur objectif désigné (écotaxe) en utilisant la loi pour interdire la collecte et le stockage des autres informations et ainsi protéger nos libertés.

    Source Controleradar

    http://www.contre-info.com/les-portiques-ecotaxe-vous-surveillent-de-pres#more-30029

  • Vincent Peillon : ministre fasciste

    Chantal Delsol répond à Politiqque Magazine :

    "[...] Quand le ministre de l'éducation nationale déclare « qu'il faut arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social », quand il concocte une charte de la laïcité obligatoire, est-il dans son rôle ?

    Il est dans le rôle parfait d'un idéologue un peu daté, persuadé que l'état peut éduquer les enfants à la place des parents et en faire un bataillon de petits soldats à son service et à sa solde. Il ne faut pas hésiter à le dire : c'est du fascisme. Ce n'est pas parce que Monsieur Peillon parle au nom des Lumières qu'il peut tout se permettre. Arracher l'enfant à l'influence de sa famille pour le mettre sous influence étatique, c'est meurtrier de toute façon, quelle que soit l'idéologie au nom de laquelle on le fait. Devant cela, nous n'avons plus qu'à entrer en dissidence. [...]

    Les parents sont souvent absents en raison de cette idéologie de la toute-puissance républicaine qui prend les parents pour des demeurés auxquels il faudrait arracher les enfants pour que ceux-ci deviennent enfin modernes... L'idéologie républicaine est une pensée de la défiance : elle prend la majorité des citoyens pour des imbéciles et confère tout pouvoir à un petit groupe de sachants (c'est le « fer de lance » de Lénine) dont les professeurs laïcs. Ce serait une grande victoire d'entrer dans une pensée de la confiance (qui correspond, soit dit en passant, à notre culture chrétienne originelle et à la pensée démocratique en général), et de faire en sorte que les enseignants et les parents travaillent le plus possible ensemble."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • « L’Alternative » n’en est pas une

    Hier mardi en fin de journée, le MoDem et l’UDI ont présenté à la presse une charte sur laquelle repose leur nouvelle union politique. C’est l’occasion pour Jean-Louis Borloo et François Bayrou de lancer un nouveau mouvement politique baptisé « L’Alternative », qui espère faire sa percée lors des élections municipales de mars 2014. Voici une alliance dont la durée de vie fait déjà l’objet de tous les paris.

    Les deux « leaders » ont un vrai point commun : l’un comme l’autre erraient sans véritables troupes pour leur permettre encore la moindre illusion d’obtenir une victoire sous leur seul étendard.

    Dans la droite ligne de ce centrisme qui s’apparente à la démocratie chrétienne insipide, et à l’instar de l’UDF qui a couvé Simone Veil et sa loi autorisant l’avortement, Borloo et Bayrou ne s’expriment jamais sur les questions morales, éthiques et familiales que pour soutenir l’immoralité, la dénaturation du mariage et la destruction de la famille.

    Ne les attendez pas non plus pour s’exprimer utilement sur l’immigration, l’insécurité ou l’identité nationale. Ils sont le centre mou de la vie politique.

    lire la suite 

  • Le Rouge & Le Noir est revenu

    Le site est de retour après 15 jours d'absence suite à un piratage. Le Rouge & Le Noir lance une pétition contre ces agressions

    "Dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 octobre, notre gazette-en-ligne a été victime d’un piratage. Les séquelles, deux semaines et demie plus tard, sont toujours visibles, et nous ne parviendrons pas à les résorber entièrement : site inaccessible pendant une longue période, nombreux articles perdus, dont toutes les brèves. Pendant ce long délai, suspendus aux nouvelles de notre hébergeur, qui a travaillé d’arrache-pied, mais sans succès, à la restauration de nos données, nous avons mis toute notre énergie à continuer d’exister sur les réseaux sociaux.

    Cette attaque d’une ampleur considérable est le signe que notre combat est juste, parce qu’il suscite une violence terrible. Mais nous ne pouvons pas continuer à être les victimes silencieuses de la christianophobie ambiante. Dans cet Etat réputé démocratique qu’est la France, nous ne pouvons que constater avec amertume que tous les sites, catholiques ou non, mais assurément hors-système sont la cible d’attaque de toute nature : informatique, judiciaire, intimidations … Le Rouge & le Noir, le Salon Beige, l’Observatoire de la Christianophobie ou Nouvelles de France en sont la preuve.

    Nous devons nous battre avec une ardeur renouvelée, sans rien concéder à ceux qui veulent nous faire taire. Car nos paroles, nos écrits, nos informations, nos réflexions, nos dénonciations, et surtout nos prières porteuses d’espérance chrétienne, leur sont insupportables. Ils ne peuvent plus les entendre, elles les irritent, et elles leur font peur. Ils tremblent de voir le peuple qui s’est levé contre la dépravation de la société, et qui se lève encore contre l’exploitation et la destruction de notre économie. Ils savent que les foules pacifiques des débuts, qu’ils ont brocardées avec mépris, ne pourront plus contenir leur immense colère. [...]

    pétition en ligne ici => http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/le-rouge-le-noir-est-revenu.html

  • Manifs lycéennes pour Léonarda : une enflure médiatique

    La photo ci-dessous en dit long. On y voit la manifestation d’aujourd’hui des lycéens parisiens exigeant le retour et la rescolarisation de la clandestine rom Léonarda (qui séchait d’ailleurs allègrement les cours).

    Une manif annoncée dans les médias, réunissant seulement quelques dizaines de gogos ou de gauchistes, mais avec là encore grand renfort de médias sur place.

    50 idiots d’extrême-gauche feront toujours plus de bruit dans les médias qu’un manifestation de 5000 nationalistes, c’est comme ça ! Il faut toujours garder en tête que les gros médias ne sont pas là pour informer, ce sont des outils militants.

    http://www.contre-info.com/

  • Plainte KEMLIN contre TRIERWEILER : enfin, ça bouge !

    On aurait fini par penser que, en raison d’éventuelles pressions exercées à l’encontre du juge, la plainte de Xavier Kemlin contre Valérie Trierweiler avait été étouffée. Et bien non.

     

    Dans un premier temps, la convocation des deux parties devait avoir lieu en septembre dernier. Pour des raisons encore non communiquées, celle-ci s’est trouvée différée au mois de novembre.

     

    Ainsi, Xavier Kemlin vient de nous faire savoir qu’il est convoqué le 13 novembre au Pôle économique et financier du  Tribunal de Grande Instance de Paris pour y être entendu en sa qualité de Partie civile (voir la copie de la convocation).

     

    Sans que la date exacte nous ait été communiquée, la convocation de Valérie Trierweiler devant la même instance ne devrait donc plus tarder.

     

    Malgré sa suspension temporaire, « Le Gaulois » communiquera toute nouvelle information concernant cette affaire dès qu’il en aura connaissance.

     

    Lire nos articles sur le sujet :

     

     

     

     

    La convocation de Xavier Kemlin

     

     

  • Effrayer le bourgeois… ça fonctionne encore ?

    Un moment  bien choisi? Alors que la cote de popularité de l’action de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault   a  de nouveau fortement reculé au mois d’octobre, les politiciens  centristes François Bayrou (MoDem) et Jean-Louis Borloo  (UDI) ont choisi hier d’officialiser par une « charte » leur mariage de raison, après onze de séparation, en créant une nouvelle structure baptisée l’Alternative. Une manière de se positionner sur un créneau qu’ils espèrent porteurs, celui  des déçus de l’UMP tout en espérant rallier à la marge  des  électeurs de la gauche modérée.  Selon le baromètre Ifop-Paris Match publié hier, 75 % des personnes interrogées désapprouvent l’action du chef de l’État, soit six points de plus qu’en septembre, et ce décrochage des avis positifs se constate en effet non seulement auprès des sympathisants socialistes (63 %, – 12), mais aussi  auprès des sympathisants du Front de Gauche, dont un tiers seulement  expriment un avis positif (35 %, – 14) et des Verts (39 %, – 10). 

    Si ce mariage inquiète une UMP en voie d’implosion et ne fait pas l’unanimité au sein de l’UDI de M.  Borloo - beaucoup n’ont pas digéré l’appel à voter Hollande de Bayrou au second tour de la présidentielle- , Marine Le Pen a constaté l’évidence en relevant dans cette union tactique un «élément de clarification bienvenu» . «Les Français y verront donc un peu plus clair: quatre partis défendaient hier les mêmes choix de fond, UMP/PS/UDI/MoDem ; aujourd’hui ils ne sont plus que trois. Tant mieux.»

    Car en fait d’alternative, elle n’est pas en effet tant programmatique que dans la volonté d’offrir en tête de gondole  aux électeurs lassés par l’UMPS tentés par l’abstention, la possibilité d’acheter, sous un  habillage différent,  peu ou prou la même politique sociale-démocrate et européiste. Cette alternative doit donc  se comprendre  aussi comme un moyen  de contrecarrer la progression du FN qui sème l’effroi dans les cénacles du Système.

    Plus prosaïquement encore,  nos deux compères vont aussi  tenter par le  biais de cette structure de sauver les meubles lors des élections de 2014 et/ou d’exister médiatiquement, pour autant une addition de faiblesses  n’a jamais fait une force…

    Le député PS de Paris,  Jean-Christophe Cambadélis,  l’a bien compris. Dans un entretien accordé hier  au quotidien Ouest-France et au site internet linternaute.com, l’ex militant trotskyste et membre dirigeant de SOS Racisme réitéré sa conviction selon laquelle  la France s’apprêtait à basculer dans un « tripartisme » avec un  » FN (qui) va occuper entre 18 et 25% de l’électorat ».

    Avec un culot assez phénoménal et une mauvaise foi toute aussi énorme, M.  Cambadélis a aussi  déclaré  que « Depuis 15-20 ans, et c’est tant mieux, les mairies ont été dépolitisées, le débat a été exclusivement sur ce qui était bon pour la ville ». C’était donc le bon temps et tout fonctionnait formidablement bien dans le meilleur des mondes. Oui mais voilà prévient-il , soucieux d’effrayer le bourgeois,   »l’entrée du FN (dans les mairies, NDLR) va modifier ce paramètre. »

    En effet, assène-t-il, « On ne va pas discuter de la rocade, de la 2e piscine ou de la bibliothèque mais vous aurez dans 700, 800 conseils municipaux des responsables du FN qui poseront la question de la priorité nationale, de la préférence nationale. Tout ceci va être un facteur de trouble dans chacune des villes et un élément de la tentative de conquête du Front National ».

    « Il y a une dynamique propre du Front National poursuit-il,  appuyé sur la xénophobie (mot utilisé par l’UMPS pour désigner  la volonté  légitime de défendre la France et les Français d’abord NDLR) et une volonté punitive des élites, des gouvernements et de tout ce qui représente Paris, Bruxelles, etc., qui est très forte en France, avec des Français qui désespèrent de la situation ».

    Dans ce schéma, il est certain que l’UMPS et son clone triste l‘Alternative ont du souci à se faire, d’autant que  l’aveuglement  de « nos élites » ne se dément pas. En témoigne le surréaliste entretien accordé par  Christiane Taubira à Libération et  publié aujourd’hui.

    Nous rappelions  à l’occasion de sa nomination dans le gouvernement Ayrault,  les propos de Mme Taubira qui,  invitée quelques temps auparavant sur RMC dans l’émission « Les grandes gueules », expliquait, croyant être en off, qu’elle se verrait bien quitter notre pays d’ingrats pour aller faire carrière « au Brésil ou en Afrique du Sud »…pays qui ne sont pas minés par le racisme comme chacun le sait…

    Dans Libération, le ministre de la Justice manifeste de nouveau son dépit.  Elle   y fait part de son étonnement   qu’aucune « belle et haute voix (ne) se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française », pour pointer le danger pour « la cohésion sociale » que constituent les attaques racistes dont elle a été victime, notamment la phrase entendue dans la bouche  d’une fillette qui ‘l’a traitée de « guenon » lors d’un récent déplacement. »Des millions de personnes sont mises en cause quand on me traite de guenon. Des millions de gamines savent qu’on peut les traiter de guenons dans les cours de récréation! » affirme-t-elle.

    « Est-on encore capable de réagir lorsque la société est ébranlée sur ces fondations ? Les réactions n’ont pas été à la mesure. (…) Ce sont des analyses, pas une alerte, dans le sens où des consciences dans la société française pourraient dire: Attention, ce n’est pas périphérique, c’est une alarme. »

    « Lorsqu’on regarde les chiffres de l’immigration assène encore l’ex militante indépendantiste guyanaise, il faut arrêter d’en faire un feuilleton quotidien! En quoi l’immigration est-elle un problème? En quoi met-elle en danger la société française ? » Avant d’affirmer qu’ »incontestablement », « l’institutionnalisation » du FN favoriserait cette montée du racisme.   »Même si Mme Le Pen fait semblant d’être présentable, les Français savent ce que représente son parti – et son idéologie, qu’elle n’a d’ailleurs jamais reniée, » dit-elle.

    Ses propos sont consternants à plus d’un titre juge Bruno Gollnisch. Sur quelle planète,  dans quel monde vit Mme Taubira?  Sa dénonciation du racisme, contre lequel le programme du FN est le seul véritable rempart,  est totalement hémiplégique et en ce sens nulle et non avenue.

    Ignore-t-elle vraiment, aveuglée par son cosmopolitisme,  que c’est la submersion migratoire non européenne, les profonds bouleversements démographiques de ces trente dernières années  qu’elle feint de ne pas voir (?) qui  sont  la première cause de la montée des tensions ethniques et religieuses?

    Ignore-t-elle que le premier  racisme dont souffre nos compatriotes -ce qui n’excuse en rien les propos dégradants proférés à l’encontre d’autres ethnies-  est le racisme antifrançais et plus précisément  anti-blanc?  Que dans les quartiers pluriels,  dans les cours de recréation, dans les transports en commun,  ce sont les sales français , les insultes contre les gaulois, les bouffeurs de porc , les  fromages et autre faces de craie qui sont de très très loin les plus répandues? Et  cela, sans que de « belles voix » ne s’élèvent  jamais  pour les dénoncer, à commencer dans les allées du pouvoir.

    « Qui veut faire l’ange fait la bête » disait Pascal, ce jugement s’applique pleinement aux figures politiciennes d’un Systéme  qui  s’écroulera inévitablement  sous le poids de ses contradictions, de ses reniements et  de ses fautes.

    http://www.gollnisch.com/2013/11/06/yrou-et-jean-rine-mbadelmis/