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France et politique française - Page 4626

  • La colère monte contre le racket fiscal

    Quatre radars ont été incendiés jeudi soir dans le département d’Ille-et-Vilaine.
    radar
    11 bornes écotaxe ont été vandalisées ces dernières semaines. 4 portiques, tous en Bretagne, ont été mis à terre lors de manifestations, et un cinquième, celui de Pont-de-Buis, dans le Finistère, a été démonté par précaution. Dans le même temps, 13 radars ont été détruits en Bretagne.

    source: Michel Janva dans le Salon Beige

  • Réaction de Marine Le Pen à la dégradation de la note de la France

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    La dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s à AA, après une première dégradation sous Nicolas Sarkozy en janvier 2012, démontre que notre pays ne fait que perdre à poursuivre année après année une politique d’eurostérité sous pression de la grande finance. Non seulement l’eurostérité dégrade le pouvoir d’achat, non seulement elle n’améliore pas la croissance, l’emploi et la dette, mais de surcroît elle n’est jamais suffisante pour la finance !

    Cet événement tue ainsi le mythe commun à l’UMP et au PS selon lequel l’austérité permettrait de se dégager de l’emprise des marchés financiers et de retrouver notre liberté d’action. Bien au contraire, plus nous allons dans la voie de l’eurostérité, plus nous plongeons et plus nous sommes soumis à la dictature de la finance et des taux d’intérêt qu’elle facture à notre pays.

    Les Français doivent en effet réaliser que tous les sacrifices qui leur sont demandés depuis plusieurs années, aussi bien la hausse de la fiscalité que la réduction des services publics et de santé, sont annulés dès que les taux d’intérêt appliqués au remboursement de notre dette publique augmentent.
    Plusieurs pays de la zone euro ont connu ce cercle vicieux avant nous, à commencer par la Grèce et l’Espagne : la décision prise par S&P nous confirme que nous sommes embarqués dans la même logique.

    La nouvelle dégradation de la note de la France doit donc nous inciter à nous libérer de la pression de la finance pour retrouver des marges de manœuvre. Ce ne sera possible que si notre pays retrouve une monnaie nationale, à l’instar de 95 % des pays du monde, ainsi que la possibilité d’emprunter directement à la Banque de France plutôt que d’être contraint de le faire auprès des grandes institutions financières, comme le Traité de Maastricht l’y oblige.

    source: nationspresse

    http://www.altermedia.info/france-belgique/nationspresse/reaction-de-marine-le-pen-la-degradation-de-la-note-de-la-france_88573.html#more-88573

  • [Pétition] Soutenez Le Rouge & Le Noir

    Cathosphère piratée, Chrétienté bâillonnée

    Dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 octobre, notre gazette-en-ligne a été victime d’un piratage. Les séquelles, deux semaines et demie plus tard, sont toujours visibles, et nous ne parviendrons pas à les résorber entièrement : site inaccessible pendant une longue période, nombreux articles perdus, dont toutes les brèves.

    Pendant ce long délai, suspendus aux nouvelles de notre hébergeur, qui a travaillé d’arrache-pied, mais sans succès, à la restauration de nos données, nous avons mis toute notre énergie à continuer d’exister sur les réseaux sociaux.

    Cette attaque d’une ampleur considérable est le signe que notre combat est juste, parce qu’il suscite une violence terrible. Mais nous ne pouvons pas continuer à être les victimes silencieuses de la christianophobie ambiante. Dans cet Etat réputé démocratique qu’est la France, nous ne pouvons que constater avec amertume que tous les sites, catholiques ou non, mais assurément hors-système sont la cible d’attaque de toute nature : informatique, judiciaire, intimidations … Le Rouge & le Noir, le Salon Beige, l’Observatoire de la Christianophobie ou Nouvelles de France en sont la preuve. [...]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Petition-Soutenez-Le-Rouge-Le-Noir

     
  • [Paris] Bernard Antony au Centre Charlier

    Le Centre Charlier serait heureux de vous recevoir à l’occasion de la conférence de

    Bernard Antony

    Ravages du nihilisme et avancée islamique : contre cela, les combats de l’AGRIF.

    Présentation de son dernier ouvrage :

    L’ISLAM OU LA SOUMISSION AU PROPHÈTE

    Les Hadiths de Mahomet : un modèle de vie pour le XXIème siècle ?

    JEUDI 28 novembre 2013 à 19h30 précises

    au

    Centre Charlier, 70 Boulevard Saint-Germain 75005 PARIS

    (métro Maubert-Mutualité, autobus 24, 47, 63, 86, 87, RER B et C Saint-Michel)

    Téléphone : 01 40 51 74 07

    La conférence sera suivie de la signature de ses livres et d’un buffet

    Participation aux frais : 8 €

    Étudiants, chômeurs : 4

  • 220 000 avortements par an et cela ne leur suffit encore pas !

    Communiqué de Choisir la vie :

    "L’association CHOISIR LA VIE s’indigne et se scandalise après la remise du rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes sur l’avortement.

    Après les attaques incessantes à l’enfant à naître telle que la promotion de l’avortement sur le nouveau site gouvernemental lancé par Najat Vallaud Belkacem il y a quelques semaines, destiné à contrer l’information véritablement juste et exhaustive des sites pro-vie sur la réalité et les conséquences de l’avortement, ce rapport est une déferlante d’atteintes massives à l’enfant à naître.

    Ainsi, ce rapport entend :

    - supprimer  purement et simplement du Code de la santé publique la mention explicite de la clause de conscience pour les médecins et les professionnels de santé.

    - imposer la pratique de l’IVG à tous les établissements disposant d’un service de gynécologie et/ou de chirurgie

    - imposer à  tous les établissements la pratique de l’IVG et ce jusqu’à 12 semaines de grossesse"

    - élargir la pratique de l’IVG par aspiration sous anesthésie locale aux centres de santé,  centres de planification ou d'éducation familiale (CPEF), et aux maisons médicales pluridisciplinaires.

    Face à la détermination gouvernementale à supprimer toujours davantage de vies naissantes au travers de l’avortement, il est plus que jamais impérieux de montrer notre détermination  à promouvoir le respect de la vie et à exiger l’abrogation des lois sur l’avortement.

    La Marche pour la Vie du 19 janvier 2014 à Paris sera l’occasion de dénoncer  ces atteintes incessantes à l’enfant  à naître et de  remettre le respect dû à l’embryon à l’ordre du jour des préoccupations de nos concitoyens.

    Soyons nombreux  à faire entendre nos voix : l’IVG , ça suffit !"

    Michel Janva

  • Cancer de l’assistanat ? Non, de la pauvreté

    Bonnets rouges des Bretons en colère, plans sociaux en rafale, palinodies fiscales en cascade, cafouillages gouvernementaux, plans sur la comète d’un éventuel remaniement, sondages toujours plus abyssaux pour le chef de l’État (21% de confiance dans le dernier baromètre de TNS-Sofres), sans parler des ignobles injures racistes à l’encontre de la ministre de la justice, Christiane Taubira : l’actualité nationale est plongée dans un maelström que plus personne ne semble capable de maîtriser.

    Au point d’effacer, dans l’instant même où elles apparaissent, les images les plus fortes. Celle par exemple – c’était le 10 octobre… autant dire une éternité -, de cette chômeuse mulhousienne, Isabelle Maurer, qui cloua littéralement sur son siège Jean-François Copé, lors de l’émission « Des paroles et des actes » de France 2. En dix minutes – avec l’énergie non pas du désespoir mais de la dignité -, elle raconta cinquante ans de galères, de précarité, de rage de s’en sortir avec les 470 euros par mois du RSA et de maigres petits boulots. En dix minutes saisissantes, elle fit entendre la voix des « pauvres », contre tous ceux qui les accusent de vivre en assistés, aux crochets des aides publiques : « On survit avec le peu qu’on ose nous donner. Bientôt, on pourra plus se payer un morceau de savon pour se laver, et faut encore que je dise merci ! »

    Les pauvres ? L’Observatoire des inégalités vient de leur consacrer une note qui, derrière la sécheresse des chiffres, dresse le profil de cette France taraudée par l’angoisse du lendemain.

    En 2011, l’on comptait 4,9 millions de pauvres, soit 8 % de la population, si l’on retient le seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian (soit 814 euros mensuels pour une personne seule ou 1 709 euros pour un couple avec deux enfants). Mais ce chiffre double pratiquement quand on retient le seuil de 60 % du revenu médian (977 euros de revenus mensuels pour une personne seule, 2 052 euros pour un couple avec deux enfants) : dans ce cas, l’on compte 8,8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, soit 14,4 % de la population.

     

    Quel que soit le seuil retenu, ces chiffres confirment, selon cet observatoire, le « changement historique » enregistré depuis une dizaine d’années : si la pauvreté avait baissé entre les années 1970 et la fin des années 1990, elle est nettement repartie à la hausse depuis, et en particulier depuis 2008 : « Entre 2002 et 2011, le nombre de personnes pauvres au seuil de 50 % a augmenté de 1,2 million (+ 31 %) et le nombre au seuil de 60 % a progressé de 1,3 million (+ 18 %). »

    Encore ces chiffres ne couvrent-ils pas les années 2012 et 2013. Or, elles n’ont pu qu’accentuer la tendance si l’on tient compte de la forte crue du chômage depuis deux ans. A titre indicatif, le nombre des chômeurs de longue durée (plus d’un an) qui viennent le plus souvent grossir les rangs des pauvres, a dépassé 2,1 millions de personnes en septembre 2013, en progression de 14 % en un an…

    Double peine

    Tel est l’état des lieux, accablant dans un pays certes en sérieuse difficulté, mais qui reste l’un des plus riches du monde. D’autant plus accablant même qu’il n’empêche pas certains à droite (et des médias prompts à leur emboîter le pas) de dénoncer le « cancer de l’assistanat », voire les pauvres eux-mêmes.

    C’est tout l’intérêt d’un petit ouvrage réalisé par ATD Quart Monde (En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté, Les Éditions de l’Atelier, 188 p., 5 €) de répliquer aux dizaines de poncifs en vogue.

    « Les pauvres font tout pour profiter au maximum des aides » ? Faux. Un grand nombre des personnes éligibles aux différentes aides n’en font pas la demande : 50 % pour le RSA, 68 % pour le tarif de première nécessité d’EDF, 50 % à 70 % pour les tarifs sociaux dans les transports urbains… « Les pauvres sont des fraudeurs ». Faux.

    Pour 60 millions d’euros de fraude au RSA détectés en 2009, l’on comptait plus de 200 millions de travail non déclaré par les entreprises, 370 millions de fraude douanière et 2,5 milliards de fraude fiscale détectée… « Les pauvres ne paient pas d’impôts ». Encore faux. S’ils échappent à l’impôt sur le revenu, ils sont soumis à la plupart des autres, notamment la TVA et la CSG ; le taux d’imposition des 10 % de Français les moins riches est d’environ 40 %. « On peut gagner plus avec le RSA qu’avec le SMIC ». Toujours faux. Exemples précis à l’appui, ATD Quart Monde démontre que « si l’on galère avec le SMIC, on galère encore plus avec le RSA ».

    Dans son dernier ouvrage (Cela devient cher d’être pauvre, Stock, 212 p., 12,5 €), Martin Hirsch y ajoute une autre dimension. L’ancien haut-commissaire aux solidarités actives démonte minutieusement le mécanisme de la « double peine » dont sont victimes les plus modestes : non seulement la part de leur budget consacrée aux dépenses contraintes (logement, chauffage, téléphone, assurance…) a pratiquement doublé en vingt-cinq ans, mais ils payent ces dépenses plus cher que la majorité de la population ; le montant de ces surcoûts, particulièrement marqués pour la santé et le crédit, « représente 6 % à 8 % des revenus des ménages les plus pauvres », selon M. Hirsch.

    Et il conclut : « Au-delà de la question morale que posent les conditions de vie des plus modestes, l’aggravation de la pauvreté est une menace pour la cohésion de la société tout entière. Les signes avant-coureurs du point de rupture sont le populisme, le pessimisme et l’intolérance. » Nous n’en sommes pas loin.

    Le Monde

    http://fortune.fdesouche.com/332231-cancer-de-lassistanat-non-de-la-pauvrete#more-332231

  • Encore 9 % de Français satisfaits ? Vite, des noms !

     

    Encore 9 % de Français satisfaits ? Vite, des noms !
    Ce qu’il y a d’étonnant dans le sondage du Journal du Dimanche réalisé par l’IFOP, c’est moins le chiffre de 91 % de Français réclamant un changement – de politique et de méthode avant même tout remaniement ministériel – que les 9 % de sondés estimant que tout va bien et que le Président ne doit rien changer.

    9 %, encore ! Mais qui peuvent-ils bien être, ceux qui trouvent ainsi leur compte dans l’augmentation inexorable du chômage, de l’insécurité, de la paupérisation chaque jour plus visible, de la vision chaque heure plus angoissante de l’avenir ?

    Qui aurait cru, tout de même, que les fabricants de bonnets rouges étaient si nombreux ? On ne parle pas de ceux qui les ont coiffés samedi dernier, ceux-là étaient mécontents, forcément… Non, seuls ceux qui les vendaient ont pu légitimement estimer que le changement promis par le candidat Hollande avait bel et bien porté ses fruits sonnants et trébuchants. Pour eux, en tout cas.

    Mais qui d’autre ? Quelques milliers de crapules libérées de prison par Christiane Taubira, peut-être, et quelques dizaines de milliers d’autres qui, grâce à ce fameux changement assumé de la Hollandie, peuvent espérer éviter plus tôt que tard la case prison…

    Ce ne sont pas les homosexuels – femmes, hommes ou sans opinion – qui peuvent en tout cas ainsi grossir cette armée de joyeux sondés pour qui tout va si bien. Outre qu’à peine 6 % de la population est concernée, on a bien vu qu’une grande partie ne goûte guère l’idée de passer un jour devant le maire.

    À gauche, ça renâcle de toutes parts… Les derniers communistes mendient au Parti socialiste une alliance chaque fois plus humiliante pour conserver quelques mairies rémunératrices, tandis que leur chef en CDD, Jean-Luc Mélenchon, tente par tous les moyens de les en empêcher…

    Au Parti socialiste, on ne parle plus de courants, mais plutôt de vents contraires qui font échouer tous leurs candidats sur les récifs du premier tour de chaque élection partielle. À droite, l’UMP n’en finit pas d’attendre, à chaque fois qu’un non-lieu est prononcé en sa faveur, le retour de Nicolas Sarkozy, alors que Nestor (l’ex-majordome de Matignon cinq ans durant) n’en finit plus de se disputer avec Jean-François Copé dont on ne peut s’empêcher de penser qu’il ferait mieux de postuler pour un rôle dans « La Vérité si je mens ! IV » plutôt que de s’obstiner à vouloir faire président.

    Par charité, oublions les malheureux qui ont cru un jour dans Europe Écologie Les Verts, et les partisans de Jean-Louis Borloo et de François Bayrou que les doigts d’une main suffisent amplement à compter…

    Le Front national ? Mais n’importe quel sondage, même le plus défavorable, estime ses électeurs à près de 20 %… Ce n’est pas eux non plus !

    Mais par Belzébuth, Jaurès et Mitterrand, qui sont donc ces 9 % de ravis de la politique de François Hollande ? C’est sans doute ce qui doit le plus dérouter le Président, dans son bureau de l’Élysée. À moins qu’il ne lise Nietzsche, pourquoi pas ! Il pourrait y découvrir que « l’absurdité d’une chose n’est pas une raison contre son existence, c’en est plutôt une condition ».
  • Alliance VITA refuse le fatalisme sur l’avortement

    Communiqué d'Alliance Vita :

    "Un rapport public, commandité par la ministre du droit des Femmes et remis aujourd’hui, prône des évolutions législatives radicales en matière d’IVG. Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé aide chaque année 1500 femmes ou couples confrontés à des problématiques liées à la grossesse, s’interroge sur la profonde méconnaissance de la réalité vécue par les femmes que manifestent ces préconisations – particulièrement la suppression du critère de détresse et du délai de réflexion d’une semaine, prévus par la loi.

    Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute de VITA : « Les femmes que nous aidons ont besoin d’être respectées dans ce qu’elles vivent et ressentent. Or, ces propositions sont en profond décalage avec la réalité : l’IVG est une expérience qui demeure difficile  pour beaucoup de femmes. Les femmes confrontées à une grossesse imprévue nous disent souvent qu’elles ont eu besoin de temps, d’écoute et de soutien pour dépasser la panique et la précipitation ; et pour résister aux pressions, souvent masculines. Plutôt que de se soumettre à l’avis univoque de structures telles que le Planning familial qui ose prétendre que l’IVG ferait « partie du parcours des femmes » et qu’il ne faut « pas en faire un drame », le gouvernement devrait travailler à une véritable prévention de l’avortement, à l’aide aux femmes enceintes en difficulté et à l’écoute de celles qui vivent douloureusement les suites de l’IVG.  

    Alliance VITA conteste la légitimité du Mouvement français pour le planning familial (MFPF), organisme auquel le gouvernement semble avoir délégué sa politique sur l’IVG, alors que cette association militante ne cesse de prôner l’avortement comme solution à toute grossesse imprévue ou difficile, y compris par des filières clandestines d’avortement hors délai à l’étranger.

    Rappelant que le MFPF ne gère heureusement qu’une minorité des centres de planification et des services d’accueil des femmes enceintes, VITA demande qu’avant toute évolution de la législation sur ce sujet de société majeur :

    -soit organisé un réel débat qui ne soit pas confisqué par les « experts » liés au MFPF ;

    -soient publiquement auditionnées les responsables de son service d’aide aux femmes SOS Bébé.

    Pour mémoire, le sondage IFOP commandité par VITA auprès de 1000 femmes montre à quel point les préconisations du rapport sont en décalage avec leurs attentes."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Jacqueries, rébellions, révolution : quelle forme finira par prendre la révolte des Français ?

    Par Serge Federbusch

    C’est une révolte ? Non sire, c’est une ralbolution !“. Si l’écotaxe cristallise tous les mécontentements, les vraies raisons de la révolte grandissante des Français sont plus profondes.

    1 – C’est une révolte ? Non sire, c’est une ralbolution !

    L’écotaxe n’est évidemment qu’un abcès de fixation. Les vraies raisons de la révolte grandissante des Français ont pour noms récents la Redoute, Fagor, Cristal d’Arques, Alcatel, Michelin, Fralib, Electrolux et Gad. Altares, société spécialisée dans la collecte d’informations sur les entreprises, a recensé au troisième trimestre 13 140 procédures collectives (sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires d’entreprises) avec 52.700 emplois directs menacés.

    Mieux vaut ne pas parler de leur impact indirect, sur le commerce, les revenus des familles, etc. Et il s’agit de vrais emplois, pas des cataplasmes dont Mou-Président espère une cosmétique et purement transitoire “inversion de la courbe du chômage“. Cette incantation a du reste tendance à se faire discrète ces derniers temps dans les services de communication du pouvoir. Les jobs bidons et subventionnés ne sont même pas capables de faire illusion quelques semaines !

    La vraie question est donc : quel chemin prendra la rébellion qui vient ?

    Les échauffourées bretonnes font pour le moment penser aux jacqueries médiévales qui perdurèrent jusqu’au 18ème siècle. Elles ont un caractère régional, sont plutôt ancrées dans les zones rurales et dirigées contre la cherté de la vie, la difficulté à joindre les deux bouts, la noblesse protégée – sous sa forme actuelle c’est à dire la fonction publique et les élus à vie – et, surtout, les impôts et octrois mis en place par l’État.

    L’écotaxe est le nouveau nom de la gabelle. Les foules défilantes en ont d’ailleurs conscience lorsqu’elles revêtent le bonnet rouge qu’arborèrent leurs lointains prédécesseurs. La France que l’Enfumeur(*) nous prédisait apaisée est en pleine régression historique et sociale, conséquence de son déclin économique.

    Pour que la jacquerie devienne révolte, il faut qu’elle se “nationalise”, qu’elle se transforme en contestation générale du pouvoir.

    Des premiers bonnets rouges ont été signalés en région parisienne, signe d’un début de contagion. Les portiques d’Ecomouv risquent de devenir les portes d’entrée de la maladie, comme on dit en épidémiologie. Un d’entre eux a été incendié dans les Landes. La révolte en progression doit également, pour peser, fédérer des intérêts divers, ne pas se limiter aux agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et autres petits entrepreneurs.

    Elle se nourrira quoi qu’il arrive du discrédit de la classe dirigeante. La grande jacquerie de 1358 fut attisée par les déboires de la noblesse d’épée, après les défaites de Crécy en 1346 et de Poitiers en 1356. La sourde colère actuelle est le fruit des défaites de Maastricht (1992) et Lisbonne (2007) qui ont ouvert les marchés français au grand vent de la concurrence internationale tout en leur imposant une monnaie, l’euro, qui les handicape gravement par sa surévaluation. La classe dirigeante française a failli à ces deux occasions. Elle commence à en payer le prix.

    Mais ces accès de brutalité populaire, qui voient les équipements publics vandalisés et les représentants locaux du pouvoir malmenés, peuvent-ils se transformer en une révolution en bonne et due forme ?

    Ce qui caractérise le processus révolutionnaire, par rapport aux jacqueries et révoltes ordinaires, est d’abord qu’il est précédé d’un travail idéologique, d’un soubassement théorique dont l’ambition est d’offrir une véritable alternative au pouvoir en place, un ordre nouveau en quelque sorte. Ce fut le rôle des philosophes des Lumières dans la France du 18ème siècle ou des marxistes cent ans plus tard.

    L’opposition est encore aux balbutiements de cette entreprise intellectuelle. Elle est tiraillée entre critiques libérales de l’État, mots d’ordre protectionnistes et réflexes conservateurs. Que l’économie française ne puisse s’abriter plus de deux ou trois ans derrière de nouvelles barrières sans sombrer dans la sous productivité et l’inflation galopante est certes problématique. Mais l’essentiel n’est pas d’être convaincant, c’est d’être fédérateur. Les victimes de l’ordre européen sont en passe d’être majoritaires en France. D’une manière ou d’une autre, ce mouvement trouvera sa traduction idéologique, probablement dans la contestation de la représentation politique et l’exigence de démocratie directe.

    Il manquera alors un dernier ingrédient, indispensable à toute révolution : que les forces protestataires se fédèrent, d’où qu’elles viennent, contre les maîtres du moment. Que, comme sur la barricade peinte par Delacroix, le peuple, l’étudiant, l’artisan se retrouvent. C’est là que le bât révolutionnaire blesse encore.

    Pour l’heure, la “ralbolution” progresse en ordre dispersé. Le meilleur allié du pouvoir s’appelle Jean-Luc Mélenchon. Il ne peut s’empêcher de ressortir le préchi-précha gauchiste sur le fait que la révolte bretonne serait téléguidée par un petit patronat revanchard. Il défile dans son coin, fustigeant les chouans et leurs croyances. Il est isolé mais il divise, jouant le rôle d’idiot utile du hollandisme qu’il avait déjà incarné lors de la dernière élection présidentielle. On peut également faire confiance à Sa Normalité élyséenne pour tenter d’affaiblir le mouvement de contestation en le noyant dans les méandres des tables rondes et autres processus de concertation, usines à parlote dont le parti socialiste détient les brevets.

    Cependant, la persistance de la crise économique et des difficultés budgétaires peut finalement coaliser les forces de contestation, comme elles le firent sous Louis XVI et Necker. Le pouvoir n’ayant plus la moindre marge de manœuvre pour augmenter les impôts et n’ayant pas le courage de s’attaquer aux dépenses, est frappé de tétanie. Après l’écotaxe, dans quelques semaines, quelques mois, un prétexte quelconque, une mesure vénielle mettra à nouveau le feu aux poudres. Si ce n’est, à plus long terme, l’euro qui ne finisse par s’effondrer, semant le chaos dans l’économie.

    Faisons confiance à François Hollande : il finira bien par trouver l’équivalent de la convocation des États généraux pour précipiter la fin du nouvel ancien régime…

    2 – L’horizon fuyant du déficit

    La Commission de Bruxelles, qui préfère ne pas voir que la hausse actuelle de l’euro va anéantir le timide début de reprise en Europe, est en tout cas pessimiste sur les chances de la France de passer en dessous des 3% de déficit public en 2015. Il sera selon elle d’au moins 4,1% du PIB cette année, 3,8% l’an prochain et 3,7% en 2015, très éloigné donc du chant des sirènes entendu depuis le pédalo présidentiel.

    Dans ces conditions, la remontée des taux d’intérêt deviendra insupportable et la croissance de la dette publique ingérable. Tout ce qu’il faut pour justifier que la Commission, forte des nouveaux pouvoirs qui lui ont été conférés, demande au gouvernement français de réécrire son budget. Le grand problème de cette forme d’Europe est qu’elle ne parvient à étendre son pouvoir que sur les décombres des États membres.

    3 – Senatus Consulte

    100 % des sénateurs ont voté contre un projet de loi du gouvernement socialiste et pas le moindre puisqu’il s’agit de la réforme des retraites ! Comment disait-il déjà ? Une démarche d’écoute, consensuelle et apaisante.

    Après tout, l’unanimité contre soi, c’est une façon de faire consensus. Il faut dire qu’au Sénat, on prend sa retraite très tard.

    Atlantico.fr

    (*) Titre du livre de Serge Federbusch (Ixelles éditions, 2013).

    http://fortune.fdesouche.com/332163-jacqueries-rebellions-revolution-quelle-forme-finira-par-prendre-la-revolte-des-francais