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France et politique française - Page 4631

  • Béatrice Vouters, nouvelle Présidente de Laissez-les-vivre

    Communiqué de Laissez-les-vivre SOS Futures mères :

    "Béatrice Vouters vient d'être élue Présidente du mouvement LAISSEZ-LES-VIVRE SOS FUTURES MERES, succédant ainsi au Dr Luc Perrel, démissionnaire pour raisons personnelles.

    Depuis 2008, Béatrice Vouters en était Vice-Présidente et Responsable nationale de l'oeuvre SOS Futures Mères. Agée de 50 ans, elle a adhéré au mouvement en 1982, à l'âge de 19 ans, et en constitue depuis lors une de ses militantes des plus actives. Ancienne élève de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, elle a été professeur de collège et de lycée en histoire et géographie avant de consacrer entièrement à l'éducation de ses 12 enfants. Epaulée par le conseil d'administration du mouvement qui l'a élue à l'unanimité, elle souhaite poursuivre l'action unitaire de ses cinq prédécesseurs, notamment en renforçant le soutien de l'association à la prochaine Marche pour la Vie du 19 janvier 2014, dont Laissez-Les-Vivre SOS Futures Mères constitue l'une des quatre associations fondatrices en 2004 et en accélérant le redéploiement de l'oeuvre SOS Futures Mères."

  • Veilleurs et sentinelles : nouvelles menaces pour la République ?

    Le Pouvoir semble craindre leur calme détermination plus que tout autre manifestation de rue... Je vous encourage à aller les rejoindre.

    Vendredi soir dernier, ils étaient encore quelques centaines de Parisiens à avoir répondu à l’appel des Veilleurs, mouvement anonyme de jeunes dont le but est de provoquer des rencontres culturelles au sein des villes. Des jeunes qui veulent ressusciter la tradition romaine de l’Agora. 15 jours auparavant, ils s’étaient réunis au carrousel du Louvre, devant les murailles de Philippe Auguste, pour écouter historiens et hommes sur le thème Histoire et Mémoire. Ce vendredi, ils s’étaient donnés rendez-vous via Facebook devant l’Hôtel de Ville pour évoquer la « Légitimité et le Pouvoir », un thème d’actualité…

    Certains veilleurs s’étaient protégés du froid avec un bonnet rouge. Car ce mouvement n’est pas que culturel, bien sûr. Nés spontanément de la Manif pour tous, et encouragés par ses dirigeants, les Veilleurs assis mais aussi debout désormais dénommés « sentinelles » se retrouvent sur les places publiques pour parler culture, histoire, mais aussi politique. Ils sont jeunes, voire très jeunes ou parfois âgés, voire très âgés.

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  • L’arbitraire fiscal. L’impôt sous l’Ancien Régime et en 2013

    Article initialement paru dans Laissons Faire, Numéro 5, Octobre 2013, pp. 18-22

    On connaît tous l’abominable fiscalité de l’Ancien Régime, et l’image d’Épinal qui lui est associée : celle d’un paysan accablé sous le poids de l’impôt. En vérité, pourtant, le travailleur français moyen sous l’Ancien Régime payait l’équivalent de 18 jours de travail en impôts (gabelle, taille, vingtième, etc.).

    Aujourd’hui, il n’est quitte qu’après … 208 jours, soit dix fois plus. De quoi relativiser l’abomination de l’Ancien Régime, ou la supériorité de notre époque — ou les deux.

    La question fiscale n’a, semble-t-il, jamais cessée d’être actuelle. C’est elle qui remue les débats contemporains ; c’est elle aussi, qui les remuait par le passé. Au début du XVIIIe siècle, c’est en adressant cette problématique éminemment importante que l’économie politique française fut fondée et se développa. Un auteur comme le maréchal Vauban consacrait son œuvre à la réforme de l’impôt, et conseillait la création d’une dîme royale (qui est le titre de son livre), c’est-à-dire d’un impôt proportionnel sur le revenu des personnes (flat tax), en remplacement de l’imposante fiscalité de l’époque. Le grand Boisguilbert, à la même époque, proposa une réforme similaire.

    Écrivant un demi-siècle plus tard, les physiocrates, réunis autour de François Quesnay, eurent aussi en vue l’arbitraire fiscal de l’Ancien Régime. Ils publièrent leurs œuvres traitant du produit net et autres bizarreries, afin d’analyser les maux de la fiscalité du temps, et de dessiner les contours d’une réforme intelligente. [...]

    La suite sur Institut Coppet

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-arbitraire-fiscal-L-impot-sous-l

  • La ferme adhésion aux principes non-négociables n’est pas une utopie naïve

    Le député italien Luca Volontè est interrogé sur Le Rouge & Le Noir. Extrait :

    L"Je n’aime pas l’idée de sécularisation, pas même celle qui définit l’époque actuelle de « post-moderne ». Ce sont des concepts rétrogrades ! Nous devons être clairs, beaucoup de faits nous disent clairement que nous sommes à l’aube d’une nouvelle vague des barbaries. Comment pourrait-on expliquer autrement les décisions sur l’euthanasie infantile et pour les personnes âgées, la pédophilie légalisée, l’exaltation de l’idéologie totalitaire du Gender, l’esclavage oppressif imposé pas les spéculateurs financiers, le nouveau colonialisme occidental et le nouvel esclavage des peuples entiers sur femmes « en location » et les odieux trafics d’organes humains ?

    Face à cette nouvelle barbarie il est indispensable que les chrétiens se mettent en jeu, qu’ils aient le courage de l’engagement public de la vie sainte. Tout ça selon deux manières, l’engagement direct dans les institutions et celui de la « politique antipolitique » suggéré par l’expérience de Vaclav Havel et des ex pays communistes.

    Est-il possible d’être chrétien et homme politique ? Pourquoi ne devrait-ce pas être possible ? S’il est possible d’être esclaves du Gender ou du socialisme ou du nouveau conservatisme, alors il est possible aussi d’être pleinement chrétiens et protagonistes dans la vie politique institutionnelle. L’exemple du Serviteur de Dieu Robert Schuman devrait être médité en France. Mais on pourrait faire beaucoup d’autres exemples. Le chrétien veut la sainteté parce qu’il est pleinement heureux et sûr de la bonté de sa vie, et ce faisant il a le devoir de proposer aux autres la même rencontre avec Jésus-Christ qui a changé sa vie. Donc sa ferme adhésion aux « principes non-négociables » n’est pas une utopie naïve, mais c’est une proposition convaincante et riche de sens et de compétence au service du bien commun de la cité. Chacun peut et doit choisir de vivre sa propre expérience politique dans un parti chrétien ou dans un autre parti modéré. Le lieu de l’engagement est secondaire, ce qui est important, c’est la conscience de la tâche que nous avons devant nous. Nous voulons changer le monde actuel, proposer une expérience qui ravive la société et la démocratie, donc nous savons qu’il y aura la barbarie, le préjugé et la dérision comme opposés. Nous sommes une minorité créative et combative, maintenant c’est l’heure de reprendre notre place."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Pourquoi tant de haine ? Gollnisch dans le collimateur des extrémistes

     

    C’est sa  capacité à appeler un  chat un chat,  à parler clairement, sans langue de bois ou de coton qui est aux yeux des Français un des charmes et des grands  atouts du Front National. Un devoir de vérité qui nous commande, par exemple, de nous féliciter de l’accord sur le nucléaire iranien conclu cette fin de semaine a Genève,  entre Téhéran et les pays négociateurs,  malgré le jeu trouble joué par Laurent Fabius lors de ces négociations. En échange d’une neutralisation par l’Iran de ses stocks d’uranium enrichi à 20 %, de l’ arrêt de  l’enrichissement de son uranium au-dessus de 5 % et de l’installation de nouvelles centrifugeuses,  les membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne, ne lui  imposeront pas  de nouvelles sanctions  dans les six prochains mois.

    Le  gouvernement iranien s’est félicité de ce  que le programme d’enrichissement d’uranium iranien, son «  droit à la technologie nucléaire »,  un « droit inaliénable »,   ait  été reconnu par les grandes puissances. A contrario, et  les craintes israéliennes peuvent aussi  être entendues et comprises,  le premier ministre de l’Etat hébreu  a dénoncé   une « erreur historique » (des occidentaux) . Le cabinet de  Benjamin Netanyahou  avait déjà évoqué plus tôt  un « mauvais accord, qui offre ce que l’Iran voulait : la levée partielle des sanctions et le maintien d’une partie essentielle de son programme nucléaire ».

    De son côté,  Naftali Bennett,  ministre de l’économie  israélien  et dirigeant du parti d’extrême droite  religieux Foyer juif défendant la colonisation des terres arabes, a assuré qu’Israël n’était « pas engagé par l’accord de Genève ». Pas engagé non plus à l’évidence   par les résolutions  de l’ONU.

    Pour ne pas influer négativement sur les débats en cours sur le nucléaire iranien,  Benjamin Netanyahou avait provisoirement mis sous le boisseau,  le 13 novembre,  un projet de colonisation record portant sur plus de 20 000 logements de colons israéliens. Un  projet de construction porté  par un autre dirigeant d’extrême droite  du Foyer juif,  le ministre du Logement  Uri Ariel.  Colonies « illégitimes » selon  le secrétaire d’Etat des Etats-Unis John Kerry,  colonisation  condamnée plus mollement (ce n’est pas étonnant) par François Hollande lors de son récent voyage en Israël -voir l’article  publié sur le site de l’AEMN.

    Pour se venger de cet accord genevois vécu comme une trahison des occidentaux,  les autorités  israéliennes ont d’ores et déjà autorisé hier   la construction de 829 logements dans plusieurs colonies de Cisjordanie  -« Judée-Samarie » selon la terminologie plus fréquemment utilisée par certains Israéliens .

    Bruno Gollnisch a toujours défendu des positions mesurées  sur le conflit  israélo-palestinien. Il  souhaite, comme beaucoup,  l’existence d’un Etat d’Israël vivant  en paix  dans des  frontières sûres et reconnues et bien évidemment des droits symétriques pour le peuple palestinien.

    Il pourrait donc sembler étonnant  qu’il soit l’objet d’attaques virulentes et récurrentes de certains sites communautaires, si les sites en question n’étaient pas le véhicule d’une idéologie extrémiste et/ou de  simples paravents ou prolongements d’officines ou de partis antinationaux. 

     La dernière charge anti-Gollnisch  en date intervient au détour de  de la pétition mise en ligne notamment  sur le site franco-israélien  JSSnews,  réclamant que  la sénatrice UDI, Sylvie Goy-Chavent,  soit exclue de son parti. Il lui est reproché, au terme d’une campagne ultra-violente qui se poursuit depuis des mois,  de « véhiculer des poncifs antisémites ». Et ce,  au motif qu’elle s’est interrogée  sur la question de la  souffrance animale mais aussi  sur les enjeux financiers de l’abattage rituel  conforme à la loi mosaïque.

    L’élue centriste  demande au nom du droit à l’information et de la liberté de conscience, la mise en place d’un étiquetage « non stigmatisant ». Dans un entretien publié le 1er juillet dernier accordé au site WikiAgri, elle  prenait grand soin de se dire « aux antipodes  du FN ». Mais elle s’élevait contre le fait  que les «sommes (prélevées par le Consistoire  israélite lors de la vente de viande cashére NDLR ), entre autres, permettent à une communauté de soutenir la politique d´Israël. Moi je pense que le consommateur a le droit de manger un gigot sans pour autant, à son insu, financer la politique d´un autre pays que le sien». Menacée de mort  sur des sites extrémistes communautaires,  victime d’insultes racistes, Mme Goy-Chavent a porté plainte,  notamment contre JSSnews. 

    Les auteurs   de la pétition litigieuse  s’adressant aux responsables de l’UDI,   énoncent que «  Mme Goy-Chavent a été dénoncée avec vigueur par le Conseil des Communautés Juives de France et d´Ile de France, par le CRIF, par le Consistoire de Paris, par le Bureau National de Vigilance Contre l´Antisémitisme, par le B´nai B´rith, et par la quasi-totalité de la communauté juive de France» avant d’ajouter : « comment l´UDI peut-il maintenir sa confiance en une sénatrice qui dit tout haut ce que n´oserait même pas dire Bruno Gollnisch ou Jean-Luc Mélenchon ? ».

    Si l’amalgame  pratiqué ici entre M. Mélenchon  et Bruno Gollnisch ne manque pas de surprendre par son étrangeté, la volonté d’associer le nom du  député européen frontiste à un supposé  antisémitisme/antisionisme plus ou moins  rampant, larvé et avançant masqué, est franchement grotesque.

    Car en l’espèce,  la position défendue sur ce dossier de l’abattage rituel par Bruno Gollnisch est une  nouvelle fois mesurée et équilibrée. Il s’était  ainsi félicité dans un communiqué publié le 20 avril 2011,  de ce que la Commission de l’environnement du  Parlement européen, «lors du vote de son rapport sur l’étiquetage alimentaire », « ait adopté un amendement », « voté par les députés du FN ». Ledit amendement,  contre lequel «des députés de l’UMP » avaient mené « une pitoyable campagne », imposait en effet « d’indiquer sur les emballages de viande si l’animal avait été abattu sans étourdissement ».

     « Il ne s’agit pas d’interdire l’abattage rituel, précisait Bruno mais bel et bien de permettre au consommateur de choisir en toute connaissance de cause, de la même manière qu’avec l’indication des lieux de provenance de la viande, ils peuvent choisir d’acheter des produits locaux. »

    « Il ne s’agit pas non plus d’interdire à ceux qui y tiennent de manger casher ou hallal, mais de permettre à ceux qui ne le veulent pas de ne pas acheter à leur insu un produit conforme à des convictions religieuses qu’ils ne partagent pas et abattus selon des procédés qu’ils réprouvent. Or, on sait qu’en France, selon les espèces, entre 28 et 62 % des bêtes sont abattues selon un rite religieux, bien plus que les besoins des communautés concernées. »

    Mais c’était sans compter sur la vigilance de certains censeurs. Ainsi   quelques semaines plus tard, en juillet 2011, Bruno Gollnisch  déplorait  à l’occasion du vote du Rapport Sommer  que cet amendement sur l’étiquetage alimentaire  évoqué plus haut,  « miraculeusement adopté », «se soit transformé  en possibilité de commencer à réfléchir à l’éventualité d’une étude sur le sujet dans plusieurs  années».

     Bref « les défenseurs des animaux, les laïcs, agnostiques, chrétiens et indifférents continueront donc de consommer en toute opacité de la viande produite de manière ultra-excédentaire  selon des pratiques qu’ils réprouvent, récusent, ou, tout simplement, ne veulent pas soutenir… ». Mais depuis quand l’avis de la majorité des Européens, de l’Europe réelle,  est elle vraiment  prise en compte par les Bruxellois ? Les extrémistes, à l’évidence, sont rarement   ceux désignés comme tels par l’idéologie dominante. 

    http://www.gollnisch.com/2013/11/26/pourquoi-tant-de-haine-gollnisch-dans-le-collimateur-des-extremistes/

  • Rapport Estrela : LMPT dénonce un passage en force

    Communiqué LMPT :

    "La Manif Pour Tous dénonce une tentative de passage en force de la commission « Droits de la femme et égalité des genres » du Parlement européen en faveur du Gender et de la PMA pour les couples de femmes.

    Renvoyé en commission le 22 octobre dernier après un vote en séance plénière, le rapport Estrela fait un retour en force brutal demain au Parlement européen. C’est pourtant le même texte qui sera proposé au vote des députés membres de la commission «Droits de la femme et égalité des genres. » Et un vote en séance plénière est même envisagé dès le mois de décembre. Une situation scandaleuse que dénonce La Manif Pour Tous qui s’était fortement mobilisée avec succès en obtenant, à la surprise générale, le renvoi en commission du texte. De très nombreux sympathisants de La Manif Pour Tous avaient en effet écrit à leurs députés pour les sensibiliser aux dangers de ce texte. Cette proposition de résolution entendait et entend toujours promouvoir, au nom du principe de non-discrimination, « la procréation pour tous » (& 84) en permettant « aux femmes célibataires et lesbiennes de bénéficier de traitements de fertilité et de services de procréation médicalement assistée » (& 8). A l’évidence, dans le cas d’une célibataire ou d’un couple de femmes, il ne s’agit pas d’un problème de stérilité !

    Pour la Manif Pour Tous, les mots d’ordre sont clairs :

    • Priorité au respect du droit de l’enfant à avoir un père et une mère !
    • Non à la fabrication d’enfants délibérément privés de leur ère !
    • Non au mensonge sur la conception de l’enfant !

    Parce que cette proposition de résolution entend imposer partout en Europe la fabrication d’enfants délibérément privés de père, l’enseignement obligatoire de l’idéologie du genre à l’école et réduire les parents à un rôle de simple « protagoniste » dans l’éducation de leurs enfants alors même que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme reconnaît qu’ils en sont les premiers éducateurs, La Manif Pour Tous invite ses sympathisants à se manifester auprès des députés européens pour leur faire part des raisons de leur opposition à ce texte."

  • Une nouvelle droite contestataire qui échappe aux états-majors

    « Contestataire » rime indubitablement avec « identitaire » : de quoi inquiéter le cadre partisan.
    « Bonnets rouges », anti-mariage pour tous, « pigeons »… Les multiples mouvements de protestation rassemblent des forces de droite, qui s’expriment en dehors du cadre partisan. « Face à une gauche clouée au sol, qui n’arrive plus à avoir prise sur la société, la contestation est passée à droite », analyse le politologue Gaël Brustier. Selon lui, le moteur de ce « populisme identitaire » serait notamment alimenté par les « paniques morales » d’une partie de la population confrontée à « un ordre social et symbolique bouleversé ». « La droite sociétale a pris goût à la contestation avec la Manif pour tous. Des mouvements catégoriels ont embrayé après », remarque le politologue Roland Cayrol.
    Il y a un an, Jean-François Copé rêvait que l’UMP devienne « le seul lieu de résistance » à la politique de François Hollande. Le patron du parti évoquait la possibilité d’organiser des manifestations de droite contre la politique gouvernementale. Il se disait prêt à « appeler le peuple de France à défiler » pour exprimer son opposition. Pari raté : l’UMP ne parvient pas à canaliser la « résistance » citoyenne.
    Des Français sortent d’eux-mêmes dans la rue pour crier leur colère contre l’action de l’exécutif, sans se soucier des responsables de l’UMP. Pour ces opposants de tout poil, le principal parti d’opposition n’apparaît pas en mesure d’offrir un débouché politique à leur lutte. « Les manifestants ne sont plus inféodés à notre parti, car ils ont le sentiment que l’on ne porte pas assez leurs revendications », observe le maire du Puy-en-Velay (Haute-Loire), Laurent Wauquiez, qui a défilé contre le mariage pour tous.
    Voir des militants UMP investir la rue reste une petite nouveauté. Pour autant, ce n’est pas la première fois que certaines « clientèles » traditionnelles de la droite se font entendre autrement que dans les urnes. De la manifestation géante en faveur de l’école libre, le 24 juin 1984 à Paris, aux défilés de gendarmes en tenue – une première – fin 2001, en passant par le saccage du bureau de Dominique Voynet par des agriculteurs, le 8 février 1999, et différents cortèges de médecins, artisans ou commerçants, la gauche au pouvoir a déjà connu son lot de mouvements hostiles, et parfois violents.
    Revendications diverses
    La nouveauté depuis dix-huit mois, de La Manif pour tous aux « bonnets rouges », c’est que ces corporations et groupes sociaux sont descendus dans la rue de manière accélérée, au point d’être quasiment juxtaposés.
    Chacun porte une revendication différente. Le mouvement de La Manif pour tous, qui rassemble des milieux conservateurs et catholiques, repose sur la défense des valeurs familiales. Celui des « bonnets rouges », lancé par une trentaine d’entrepreneurs bretons, vise à dénoncer la mise en place de l’écotaxe et la pression fiscale. Ceux qui manifestent contre la hausse de la TVA prévue au 1er janvier 2014 défendent leurs secteurs respectifs, comme les professionnels de la filière équestre. M. Cayrol ne perçoit pas de mouvement homogène, mais seulement « des poches de contestation qui s’additionnent ».
    Ferment d’union
    Certains opposants rêvent, eux, d’une « union des luttes » et se mêlent à plusieurs combats. Le 9 novembre, trois membres du Printemps français – la frange la plus radicale de La Manif pour tous – ont ainsi été interpellés à Paris après avoir mené une action contre un portique écotaxe. Sur Internet, l’opposition au mariage gay a servi de ferment d’union entre les divers « indignés » de droite (libéraux économiques, catholiques, soutiens de l’UMP, de l’extrême droite…).
    Il n’est pas rare de retrouver des jeunes militants du courant UMP de la droite populaire dans des actions du Printemps français, ou affichant leur soutien aux « bonnets rouges » bretons. L’opposition à François Hollande reste le principal moteur de ces opposants, qui rêvent de chasser du pouvoir un président considéré comme illégitime. Pour les plus radicaux, c’est même un but en soi.
    Si les avis divergent sur le degré d’homogénéité des mouvements récents, chacun s’accorde sur le fait que les partis de droite ne sont pas vraiment en phase. « Comme pour le mariage pour tous, la droite autant que le FN semblent être largement dépassés par les nouvelles actions militantes », note Raphaël Stainville, journaliste au Figaro Magazine et coauteur, avec Vincent Trémolet de Villers, d’Et la France se réveilla (Editions du Toucan, 288 p., 18 euros). « Le quinquennat Sarkozy a provoqué des frustrations, souligne Jérôme Fourquet, de l’IFOP. La droite sous-estime la radicalisation et l’exaspération de son électorat. »
     Samuel Laurent, Alexandre Lemarié et Jean-Baptiste de Montvalon
    Le Monde, 22/01/2013
    http://www.polemia.com/une-nouvelle-droite-contestataire-qui-echappe-aux-etats-majors/