À l’initiative de l’institut Civitas, et avec le soutien de diverses associations
Le rendez-vous est devant la brasserie Prunier (propriété du milliardaire et militant socialo-sodomite Pierre Bergé), 16 avenue Victor Hugo, Paris 16e à 14h30.

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Depuis le 9 octobre, l'opinion française aura été focalisée sur ce qu'on considère désormais comme l'affaire de Léonarda Dibrani et celle de sa famille. D'une façon tout à fait artificielle le ton a monté. On a voulu, agiter une fois de plus, et selon l'expression opportune de Jean-Pierre Chevènement, la "dictature de l'émotion". (1)⇓
On le fait de manière systématique en France depuis une bonne, ou plutôt une mauvaise trentaine d'années. (2)⇓
Les cibles favorites de ce genre de dispositifs se recrutent à l'évidence chez les adolescents de notre époque nulle et molle.
Dans un tel contexte, la "gauche de la gauche" s'est emparée de cette affaire pour cristalliser un peu plus l'affrontement, désormais permanent, entre le ministre de l'Intérieur et ses homologues bien-pensants de la Justice, du Logement, de l'Éducation, etc. Ce jeu de rôles aboutit d'ailleurs à ce que Manuel Valls adopte la posture qui lui semble impartie, au nom de la "République".
Tous les protestataires entendent d'ailleurs enchaîner le gros mollasson faisant office de président à son alliance avec le parti communiste.
Tout d'abord on a donc présenté cette jeune fille comme "kossovare", comme s'il s'agissait d'une nationalité intouchable, à la fois improbable et de ce fait inexpulsable. Rappelons quand même que ce territoire arraché à la république de Serbie l'ancienne Yougoslavie, au nom du droit de la majorité albanaise comptait diverses minorités, dont des Tziganes, des Slaves musulmans "goranis", etc.
À la suite de la brillante expédition droitdelhommiste de 1999, tous ont eu tendance, pour fuir le "bon" fanatisme des "gentils" Albanais à se regrouper aux côtés des "méchants" Serbes et notamment dans le bastion de Mitrovitsa. C'est là que réside aujourd'hui la famille Dibrani, bien que son chef reconnaisse désormais avoir menti à l'administration française.
Soulignons aussi que ni l'Albanie, ni le Kossovo, ni même à ce jour la république de Serbie n'appartiennent à l'Union européenne ni, moins encore à l'espace Schengen.
Le séjour européen de cette famille manifestement "rom" et non Albanaise "kossovare" ne relèvent donc pas des règles de libre circulation au sein de l'Union européenne mais du droit d'asile.
La curiosité bien significative est que les filles Dibrani, étant nées en Italie, auraient pu a priori se revendiquer de l'Europe : or, leur père a préféré falsifier ses déclarations et invoquer faussement le droit d'asile, le sachant plus favorable.
Même le très bien-pensant "Huffington Post" posait donc la question ce 17 octobre : "Faut-il réformer le droit le droit d'asile ?" (3)⇓
Répondons-lui : il ne faut pas le "réformer". Il convient de l'abroger en sa qualité de "faux droit".
En effet, celui-ci est réglementé à partir d'une Convention internationale floue, remontant à 1951, signée dans des conditions complètement dépassées.
Celle-ci donne lieu à d'innombrables abus au détriment de nos pays. Elle génère une incroyable administration, manifestement submergée, dont les bâtiments jouxtent à Paris ceux de la délivrance des permis de conduire, 92 boulevard Ney, dans le 18e arrondissement, près de l'accueillante porte de Clignancourt. Je conseille aux curieux de s'y rendre et d'en prendre la température.
La doctrine du droit d'asile ainsi généralisé énonce qu'on ne le refuse pas au ressortissant d'un pays en état de conflit : de la sorte, nous considérons-nous comme contraints d'accueillir quiconque se réclame d'une nationalité secouée par des troubles, Afghans, Irakiens, Tchétchènes, Somaliens, Érythréens, Syriens etc. même s'il s'agit d'imposteurs.
Et le père de Léonarda a reconnu lui-même appartenir à cette dernière catégorie.
Les passeurs qui exercent leur joli métier à partir de quelques pays complaisants ou complices, Maghreb, Turquie, etc. savent d'ailleurs conseiller leurs clients, en général très bien renseignés. Il devient donc de plus en plus urgent de se retirer de carcan. Le moins que l'on puisse dire est que ni la France ni l'Europe ne semblent consentir à prendre ce chemin.
Curieusement, des territoires immenses comme ceux des États-Unis 9,3 millions de km2, ou du Brésil 8,5 millions de km2 ne pratiquent pas l'hospitalité forcée imposée au Vieux Continent. Et ils consentent encore moins aux très attractives pratiques de notre "modèle social français", de plus en plus coûteux pour les cotisants régnicoles, de plus en plus généreux pour les bénéficiaires venus d'ailleurs.
Pour tout un chacun l'asile politique concerne au départ d'attachantes personnalités individuelles, victimes d'un coup d'État en Amérique latine, tel le général Alcazar chassé par son rival Tapioca dans les albums de Tintin. On l'accueille donc chrétiennement et libéralement, en attendant que l'affreux Chavez meure (il est mort mais son État demeure) ou que le castrisme s'effondre à Cuba. Bienvenue aux quelques poètes fuyant d'authentiques dictatures comme aux Russes blancs d'hier ou aux Européens de l'est franchissant le rideau de fer. Cet accueil hospitalier ne devrait d'ailleurs même pas être tenu pour un "droit" mais pour une libéralité traditionnelle de l'Europe chrétienne : elle entraîne comme contrepartie que son bénéficiaire observe une certaine réserve de bon sens et de bon goût.
Tout cela est périmé. Quelques bandes de jeunes ignorantins, lycéens boutonneux, agités du bocal d'associations subventionnaires, femmes du monde, gauchistes de sacristie, etc. s'emparent du sujet comme si l'Hexagone n'avait désormais vocation qu'à subir l'invasion sans broncher, et qu'un seul devoir celui d'accueillir "toute la misère du monde" au risque de s'y noyer.
Ne confondons pas le vrai droit universel à l'émigration avec un faux droit à l'immigration chez le voisin. Ce faux droit est celui des squatteurs, des pillards et des destructeurs : en un mot, celui qui sied aux socialistes.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2013/10/trop-de-droit-dasile-tue-le-droit-dasile.html
Apostilles
1 - cf. Libération en ligne le 16 octobre.⇑ 2 - Jules Monnerot souligne le rôle éminemment subversif de l'émotionnel au service de la dialectique marxiste. Il en expose la logique dans le tome III de sa "Sociologie du communisme", laquelle décrit la lutte inéluctable de la religion séculière marxiste à la conquête de "L'Imperium mundi". Ceci fonctionna au cours du XXe siècle comme l'islam médiéval, et comme les islamistes du XXIe siècle voudraient sans doute le renouveler.⇑
3 - où Mme Anne Sinclair exerce depuis 2012, retour des États-Unis, ses immenses talents.
Mais qui profiterait de nouvelles législatives ?
Nous avons été les premiers, dans un article, à envisager la dissolution de l’assemblée nationale. Dans notre analyse et dans la perspective de défaites électorales socialistes lourdes aux municipales puis aux européennes, c’était la seule planche de salut politique pour le président Hollande.
En effet la dissolution ramène la droite au parlement, le président nomme un premier ministre de droite qui crame bien sûr l’Ump à nouveau aux affaires et Hollande a de nouveau une chance pour la présidentielle de 2017. Mais le contexte a changé. La situation du pouvoir s’est considérablement aggravée. L’échec de l’Ump à Brignoles et le désaveu des militants socialistes de Marseille brouillent les cartes.
Une entrée en force du Fn au parlement ne serait pas pardonnée par l’aile gauche du Ps à Hollande. C’est le grand risque. Pourtant la pression se fait plus forte et notamment de la part du centre qui pense peut-être naïvement tirer les marrons du feu. Cependant son analyse exprimée clairement par Jean-Louis Borloo sur la crise de confiance vis à vis du gouvernement qui imposerait un retour aux urnes par respect des électeurs et de la démocratie risque d’en convaincre plus d’un et même à gauche. La dissolution pourrait également s’imposer en cas d’implosion du gouvernement et même de la gauche. Car la gauche a décidé d’avoir la peau de Valls.
La preuve par Leonarda.
C’est peut-être l’affaire qui fait déborder le vase dans les rangs de la gauche ou plutôt le prétexte attendu. Si de nombreuses expulsions ont par le passé suscité la polémique, celle de Leonarda, une rom kosovare de 15 ans vivant dans le Doubs, est celle de trop pour ne nombreux responsables de la majorité qui pointent du doigt l’action de Manuel Valls, déjà critiqué il y peu, y compris au sein du gouvernement, pour ses récents propos niant la volonté d’intégration d’une majorité de Rom
Alors on a droit à tout, la petite fille sortie de force du car devant ses camarades… la rafle, la déportation, les heures les plus sombres etc.… etc. La gauche de la gauche est hystérique face au ministre de l’intérieur et cela ne pourra donc pas durer comme cela longtemps.
La dissolution c’est peut être finalement la solution à l’implosion, mais certainement pas à la crise du Ps aussi divisée que l’Ump. Il y a deux Ump, il y a deux Ps, il faudra bien un jour en tirer les conséquences.
Raoul Fougax, MetaMag, 16/10/2013
http://www.polemia.com/mais-qui-profiterait-de-nouvelles-legislatives/
RENNES (NOVOpress) – L’incendie couve en Bretagne face à la crise que connaît le secteur agroalimentaire avec la suppression de 900 emplois chez Gad, 500 autres prochainement chez Harvest Marine auxquels s’ajoutent les 1000 emplois supprimés l’année dernière chez Doux. L’agroalimentaire emploie plus de 80 000 personnes en Bretagne qui subit de plein fouet la concurrence des autres pays européens Certains ne sont pas sans comparer la situation de l’agroalimentaire en Bretagne à la crise qu’a connu la sidérurgie en Lorraine, avec la casse que l’on connaît : des régions entières sinistrées économiquement, en proie au désespoir social.
Dans l’agriculture aussi, directement dépendante des industries agoalimentaires, les temps sont rudes : En 10 ans sur une surface agricole comparable, le nombre d’exploitations et de leurs patrons (chefs ou coexploitants) a chuté d’un tiers, tandis que les salariés permanents non-familiaux progressait, symptôme d’une montée en puissance des grands groupes, au détriment des petits producteurs…
Autre motif de colère : la mise en place au 1er janvier 2014 de l’écotaxe, perçue par les Bretons comme une nouvelle gabelle. Ce dispositif fiscal à vocation écologique va s’appliquer à tous les camions français et étrangers de plus de 3,5 tonnes qui circulent sur le réseau national non payant et qui seront contrôlés automatiquement par des portiques bardés d’électronique. La Bretagne paiera le prix fort pour cette nouvelle taxe puisqu’elle ne dispose d’aucune autoroute payante et qu’elle constitue une péninsule à l’extrême ouest. Les transporteurs bretons ont d’ores et déjà calculé que cette écotaxe coûtera 70 à 80 millions d’euros aux seules entreprises agricoles et agroalimentaires et dissuaderait d’éventuels investisseurs de s’installer en Bretagne.
Depuis le début de la semaine, les actions coups de poing se multiplient : occupation du tarmac de l’aéroport de Brest, opération escargot sur la RN 12 à Morlaix. Mercredi, l’ensemble des sirènes d’alarme et d’incendie ont sonné dans les entreprises membres de la marque « Produit en Bretagne » tandis que certaines communes faisaient sonner le tocsin au clocher des églises.
Plus radical encore, les entrepreneurs et routiers bretons sont bien décidés à refuser les portiques écotaxes. Déjà au début d’août, environ 450 manifestants avaient abattu en pleine journée à Guiclan (Finistère) un portique écotaxe enjambant la N12. Au début de la semaine, un portique similaire situé sur un axe routier majeur près de Quimper a été saboté et un autre, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans le Morbihan, sur la commune de Saint-Allouestre. Le 11 octobre dernier à Pont-de-Buis, environ 450 opposants, éleveurs, industriels, salariés de coopératives ont défilé sur la RN 165, mais ils ont été stoppés par un cordon de gendarmes mobiles au pied du portique. Mais ce n’est visiblement que partie remise : « Ce portique ne restera pas. J’encourage à le démonter, on n’en restera pas là », a déclaré Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère, lui-même producteur de légumes. « Nous avons demandé aux préfets de dégager les portiques, ils n’ont rien a faire en Bretagne », a affirmé de son côté François Palut, président de l’Association pour le maintien de l’élevage en Bretagne.
Les mesures annoncés par Jean-Marc Ayrault sont considérés comme une provocation par les Bretons, les 15 millions d’euros promis représentent une goutte d’eau par rapport aux fermetures d’usine. Pire encore, malgré quelques assouplissements, les portiques écotaxes resteront en Bretagne.
Par la faiblesse des mesures annoncées dans son « Pacte d’Avenir », le gouvernement ne semble pas avoir pris conscience de la menace. Le gouvernement semble avoir oublié les terribles colères bretonnes, lorsque des sous-préfectures étaient prises d’assaut par les agriculteurs, ou bien lors des dévastatrices émeutes des marins pêcheurs. Pour lui rafarichir la mémoire, une représentante du personnel de Doux tenait le 16 octobre des propos lourds de menace : « Si rien ne se passe, il y aura le feu. Aujourd’hui, il y a une alliance paysans-ouvriers. On a les moyens, s’il faut qu’on entre en lutte, on le fera. Octobre 2013, ce sera peut être mai 68, la révolution. Alors les moyens pour éteindre le feu devront être à la hauteur. »
http://fr.novopress.info/142276/la-bretagne-commence-a-gronder/#more-142276
Lu ici :
""Quelle est la position de Michel Havard sur le Mariage pour Tous ?" c'est la question que posent les opposants au mariage gay venus manifester devant la permanence du candidat UMP [à Lyon] à l'occasion de l'inauguration de cette dernière par...NKM.
Des militants proches de la Manif Pour Tous, des Enfants des Terreaux, des Marianne pour Tous, etc. se sont donnés rendez-vous devant la permanence de campagne de Michel Havard au moment où celui-ci l’inaugurait en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate elle-même à la Mairie de Paris.
"Ce choix interroge sur le positionnement de Michel Havard concernant le Mariage pour Tous : en effet, alors qu’il a manifesté ostensiblement auprès des Lyonnais l’année dernière, voici que Michel Havard chef de file de l’opposition au Conseil municipal, s’est dernièrement abstenu lors du vote d’une subvention de 15000 € à une association LGBT, et que Michel Havard candidat se félicite aujourd’hui du soutien de celle qui, après avoir pris fait et cause pour le Mariage pour Tous, multiplie les oeillades à la communauté Gay." ont souligné les manifestants dans un communiqué adressé à la rédaction de Lyon 1ère.
Dans le but d'éclaircir sa position, les anti mariage gay demandent au candidat UMP de les recevoir rapidement et de faire une déclaration publique sur le sujet... En clair, Havard peut-il se passer de la communauté gay pour gagner la ville ?"
Variante pour la conclusion : Havard peut-il se passer des anti-mariage homo pour gagner la ville ?
Communiqué de Marie-Claude Bompard, maire de Bollène :
"Je viens d'apprendre que le Conseil constitutionnel venait de refuser aux maires la liberté de conscience, cette même liberté de conscience dont l'existence avait été expressément rappelé par le Président de la République, il y a presque un an, à l'occasion du congrès des maires : « et il y a toujours la liberté de conscience ».
Les observations que j'avais moi-même introduites dans cette Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) n'ont pas été examinées, le Conseil constitutionnel n'ayant pas estimé que j'avais intérêt à agir. Un argumentaire juridique qui laisse songeur, ayant été moi-même directement menacée à ce sujet, par le ministère de l'intérieur.
Chaque jour, j'agis en conscience pour la bonne administration de la commune. Pourquoi donc sur cette seule question du mariage de personnes de même sexe, l'usage de ma conscience me serait interdit ?
Le 16 octobre dernier, le Président de l'Assemblée nationale déclarait : « Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme ». Visiblement, ce qui est valable pour « la gauche » est interdit pour les maires !
Quoiqu'il en soit, et malgré cette décision injuste, le combat continue pour que la liberté de conscience des élus soit reconnue et institutionnalisée par une clause de conscience.
D'ores et déjà, nous continuons à étudier tous les recours possibles, notamment auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme".
PARIS (NOVOpress) – Ce vendredi 18 octobre, de 21 heures à 23 heures, la webradio Méridien Zéro s’intéresse à la maffia rose – le lobby gay – et se pose la question de sa réalité avec Philippe Randa, auteur du livre du même nom aux édtions DUALPHA.
A la barre, Gérard Vaudan accompagné d’Eugène Krampon. JLR à la technique.
Pour écouter Méridien Zéro, c’est ici.
Refuser l’objection de conscience face aux réformes sociétales, c’est en revenir au principe totalitaire selon lequel l’État a toujours raison.
Le développement récent des réformes “sociétales” — c’est-à-dire concernant les moeurs, l’éthique, la liberté individuelle, la famille, le couple et les comportements — rend plus légitime encore qu’auparavant un questionnement sur la liberté de conscience et même sur l’objection de conscience. Car tout cela ressort au domaine de l’infiniment discutable, concerne l’intime et les convictions profondes sur ce qu’est un humain, ce qu’il lui faut, ce qu’il doit rechercher.
On peut avoir l’impression que nous sommes justement arrivés au bon moment de l’Histoire pour défendre la liberté de conscience. C’est le nazisme qui en est l’occasion. Voir ces bourreaux qui ont obéi comme des fantassins aveugles à des ordres barbares et qui se trouvaient capables, des dizaines d’années après, de légitimer encore leur allégeance, cela nous a révulsés au point de nous inciter à toujours défendre la conscience individuelle. La hantise du bourreau fidèle aux ordres a même suscité chez nous une méfiance instinctive du côté institutionnel des choses, à ce point que les groupes les plus conformistes se prétendent indépendants d’esprit. Nous vivons à une époque où tout le monde se prend pour Antigone.
Il est donc assez déconcertant de voir les réponses données à ceux qui en appellent à la liberté de conscience, et même à l’objection de conscience, face aux réformes sociétales dont le gouvernement actuel semble s’être fait une spécialité, et particulièrement face au mariage homosexuel. On leur rétorque qu’ils ne sont pas républicains, car allant à l’encontre de l’égalité républicaine, et aussi homophobes, évidemment. Nantis de ces tares rédhibitoires, ils n’ont évidemment pas droit à la décision individuelle, à vrai dire ils n’ont même pas de conscience, puisqu’ils s’opposent à la seule vérité sociopolitique.
Autrement dit, nous retournons subrepticement à ce que le combat antitotalitaire avait réussi à démanteler : le positivisme — c’est-à-dire l’idée selon laquelle l’État a toujours raison, parce qu’il est l’État. Dans notre cas, il faudrait plutôt dire : ce qui est consacré républicain (progressiste, égalitariste, émancipateur) a toujours raison.
Il faut bien rappeler que la conscience personnelle, celle d’Antigone, celle de l’objection de conscience, représente exactement le contraire du positivisme. Elle présuppose, si elle existe ou plutôt si elle est légitimée (car elle existe même si personne ne la reconnaît), qu’aucune instance supérieure ne peut prétendre avoir toujours raison. Et que le dernier mot, toujours particulier et relatif, revient à la conscience personnelle — ce qui suppose évidemment que l’être humain soit une personne et non un individu programmé par l’État, formaté par l’École.
C’est seulement dans ce cadre que la liberté de conscience existe : si l’idéal républicain, passe au second rang, après la conscience personnelle — autrement dit, si l’on imagine que le progressisme tout-puissant peut être jugé ! Faute de quoi nous en revenons au positivisme, qui était la tare principale des deux totalitarismes, donc du nazisme contre lequel nous ne cessons de lutter.
On ne peut pas porter les antifascistes sur le bouclier de la gloire et ne pas permettre aux maires de récuser le mariage gay en leur âme et conscience. Si la conscience d’Antigone existe et si elle doit être révérée, ce n’est pas seulement pour lutter contre le nazisme et contre les dictateurs exotiques. C’est aussi pour juger les croyances de notre République et dénoncer ses excès, ses abandons, ses lois scélérates. La conscience d’Antigone n’est pas un outil qu’on saisit quand cela nous arrange — pour fustiger Papon ou crier haro sur les accusés des tribunaux internationaux, complices de gouvernements criminels. Et qu’on mettrait sous le boisseau, réclamant dès lors l’obéissance absolue, quand cela nous sied — devant l’égalité républicaine, devant la souveraineté de la pensée d’État. Brandir une théorie pour ses adversaires et la décréter inepte dès qu’elle s’applique à soi : c’est la spécialité des imbéciles, et des idéologues. Chantal Delsol
Malgré les promesses de Hollande en décembre dernier, les maires seront tenus de célébrer des mariages homosexuels. Ce n’est qu’une promesse de plus qu’il ne tiendra pas. Le Conseil constitutionnel a rejeté la demande des maires : « Le Conseil a jugé qu’eu égard aux fonctions de l’officier de l’état civil dans la célébration du mariage, le législateur n’a pas porté atteinte à leur liberté de conscience. Il a jugé les dispositions contestées conformes à la Constitution ». Les procédures ne vont pas s’arrêter là.
La résistance continue face à cette loi. Elle commence dès la marche du 20 octobre, organisée par l’Institut Civitas, contre la politique anti-familiale du gouvernement. Continuons de soutenir les élus !
http://medias-presse.info/loi-taubira-liberte-de-conscience-refusee-pour-les-maires/
Le parti de Marine Le Pen entretient la rumeur (et, subséquemment, les fantasmes ; les branchés emploieraient volontiers le terme « buzz », cette affreuse onomatopée « globisch »), à proportion qu’il effraye manifestement le système.
S’il fait peur, c’est qu’il est insaisissable, tant pour les « spécialistes » des élections que pour les responsables du parti lui-même, sans oublier les électeurs, finalement les premiers concernés.
Premier parti de France ?
Un récent sondage (à prendre avec les pincettes de rigueur) réalisé pour le Huffington Post et I-Télé fait ressortir que 57% des Français, toutes tendances politiques confondues, considèrent le Front national comme un parti situé à « l’extrême droite » du paysage politique français. 32% proches du FN estiment même que cette étiquette lui convient parfaitement. Pis, seulement 11% des sondés répondent que le FN est un parti « ni de droite, ni de gauche » (20% chez les sympathisants marinistes), résultat qui tend à montrer que la posture gaulliste d’un parti qui se veut au-dessus de la mêlée partisane est inaudible électoralement. Marine Le Pen contribue à opacifier un peu plus cette situation. N’a-t-elle pas déclaré à L’Express (2 octobre), que son parti n’était « absolument pas un parti de droite, ceux qui le pensent [faisant] une erreur d’analyse totale » ? La même, avertissait le lendemain sur RTL, devant un Jean-Michel Apathie blêmissant, qu’elle intenterait des actions judiciaires à l’encontre de quiconque diffamerait son mouvement en le taxant d’« extrême droite ». Dès lors, de deux choses l’une : soit le FN n’assume plus, même lointainement, l’héritage idéologique du père fondateur, Jean-Marie Le Pen, soit il ambitionne une refondation de la gauche, entreprise folle, s’il en est. Car, le parti frontiste est pressé. Il doit remporter un certain nombre de mairies lors des prochaines élections municipales, tout en ravissant, aux européennes, la place enviée de premier parti de France qui lui donnerait la dynamique nécessaire pour la présidentielle de 2017. Néanmoins, c’est cet écart entre la stratégie électoraliste d’un parti dont la vocation naturelle est d’accéder au pouvoir et son positionnement idéologique dès plus vaporeux (y compris pour son partenaire souverainiste du SIEL, prônant clairement l’union des droites) qui risque, à moyen terme, d’entamer son ascension.
Le nouveau parti radical ?
Il convient de reconnaître que la doctrine du FN est frappée du sceau inaltérable de l’ambiguïté. Or, c’est précisément le talon d’Achille d’un parti qui tout en ayant parfaitement diagnostiqué la dilution de la gauche et de la droite dans l’océan du mondialisme, demeure, nonobstant, comme tétanisé au milieu du gué. En d’autres termes, le FN semble englué dans une incapacité intellectuelle à choisir son camp idéologique. Il oublie que, dans un régime ayant la démocratie comme facteur exclusif de légitimité du pouvoir, il est suicidaire de ne pas proposer une « offre » politique à ceux dont on sollicite les suffrages. Même l’élection présidentielle qui implique, paraît-il, la rencontre d’un homme (ou d’une femme) avec son peuple ne peut, sans hypocrisie, s’affranchir d’une telle donnée élémentaire. Ainsi va le régime électif, sauf à le dénoncer comme la source de bien des maux institutionnels, comme le fait inlassablement l’Action française depuis un siècle. C’est que Marine Le Pen n’est pas le roi et qu’on la somme, prestement, de se déterminer.
Osons, modestement, le faire pour elle. Dans son programme présidentiel, Pour que vive la France, elle déplore qu’« il n’y a plus d’alternative à gauche ». Dans le même temps, s’appuyant sur Jaurès elle fait l’éloge de la patrie, seul bien des pauvres quand ils ont tout perdu et se lance dans une défense acharnée de la laïcité et de l’Etat conçu comme « indissociable de la nation ». Ce tropisme centralisateur conjugué à un certain volontarisme gaullien placerait d’emblée le parti frontiste dans la catégorie politique, assez polymorphique, il est vrai, des radicaux1. Ni du centre et encore moins de gauche et de droite, mais farouchement républicain dans une perspective sociale et nationale, certes rénovée mais ancienne puisque s’enracinant dans la fin du Second Empire. Ce faisant, elle emprunterait davantage à Jules Simon ou à Gambetta qu’à Adolf Hitler, n’en déplaisent à ses détracteurs ignares.
Aussi, cette approche doit-elle relativiser le « mouvement dextrogyre » théorisé par le politologue, Guillaume Bernard (s’inspirant d’Albert Thibaudet), selon lequel le peuple français inclinerait à droite. Le FN cherche à se dégager de cette traditionnelle taxinomie « droite » et « gauche » et, partant, oblige les autres forces politiques à rebattre leurs cartes idéologiques. Plus qu’une translation de la gauche vers la droite, c’est à une recomposition profonde de l’échiquier politique à laquelle nous commençons d’assister qui opposera, dans un futur proche, les libéraux mondialistes (PS, UMP, UDI-MOdEM), les étatistes libertaires (PC, Parti de Gauche, EELV) et les souverainistes (FN, SIEL, DLR).
Aristide Leucate - L’AF 2872