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France et politique française - Page 4761

  • Jean Madiran est mort

    Jean Madiran s’est éteint, hier mercredi 31 juillet, à l’âge de 93 ans.

    Disciple indéfectible de Maurras, combattant de la cause nationale tout au long de sa vie, c’est une grande perte pour notre famille de pensée.

    L’Action française adresse à ses proches, ainsi qu’à toute la rédaction du quotidien Présent, dont il fut le fondateur, ses plus sincères condoléances.

    Nous renvoyons ci-dessous à l’hommage de l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur Métablog ainsi qu’à celui de Philippe Maxence.

    Voir également l’article de Jeanne Smits dans Présent

    Les obsèques de Jean Madiran seront célébrées, ce lundi 5 août à 10 h en la chapelle Notre-Dame des Armées (Impasse des Gendarmes) à Versailles, par Dom Louis-Marie, Père Abbé du Barroux.

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • Solidarité avec les maires attachés à leur liberté de conscience / On ne lâche rien

    La Manif pour tous communique :

    "Tous solidaires des maires et maires adjoints attachés à leur liberté de conscience

    Le Collectif des maires pour l’enfance, association membre du collectif La Manif Pour Tous, a saisi le Conseil d’Etat d’une demande d’annulation de la circulaire du ministre de l’intérieur relative aux sanctions applicables aux officiers d’état civil qui refuseraient de marier deux personnes de même sexe.

    La Manif Pour Tous est partenaire de cette saisine et invite tous les maires et les maires adjoints à la soutenir également.

    La Manif Pour Tous invite tous ses militants et sympathisants à aller voir leurs maires et adjoints pour qu’ils participent à cette action.

    L’Objectif ?

    Obtenir la reconnaissance du droit à l'objection de conscience 

    • C’est un témoignage de mémoire : nous avons entendu ce que François Hollande a dit à propos de la liberté de conscience lors du dernier congrès des maires à Paris !
    • C'est un témoignage de la mobilisation toujours active des maires !
    • Et c’est un témoignage de solidarité aux officiers d’état civil confrontés à un cas de conscience !

    Comment soutenir ?

    C’est très simple : il s’agit d’inviter les maires et maires adjoints (et eux seuls) à déposer un mémoire dit « en intervention. »  

    Le mémoire est déjà rédigé. Pour les maires et leurs adjoints, il n’y a qu’à signer la dernière page :

    ·         C’est gratuit,

    ·         C’est facile (pas besoin de solliciter une délibération du conseil municipal. La qualité de maire ou adjoint suffit),

    ·         C’est une démarche personnelle (elle n’engage pas l’ensemble du conseil municipal),

    ·         C’est sans risque (pas de sanction possible) et cela ne préjuge pas de la décision qui sera prise si une demande de mariage est déposée dans la commune. 

    D’ores et déjà, plus de 300 officiers d’état civil ont signé ce mémoire, dont Franck Meyer, porte parole du collectif des maires pour l’enfance et porte parole de La Manif Pour Tous, Philippe Brillault, maire du Chesnay et porte-parole de La Manif Pour tous, Xavier Lemoine, Maire de Montfermeil, Jean-Michel Colo, maire d’Arcangues, Jean-Yves Clouet, maire de Mésanger, Clotilde Lebreton, maire de Challains la Potherie et Michel Villedey, maire de Thorigné d’Anjou.

    Quelle marche à suivre ?

    • Télécharger le mémoire en cliquant ici
    • Le maire ou l'adjoint signe, date et tamponne le mémoire. (Un exemplaire par personne)  
    • Envoyer très rapidement le mémoire, soit par courrier (MPE, BP 110, 92253 La Garenne-Colombes cedex), soit par fax (02 35 87 88 46), soit par mail (scanné) : appel@mairespourlenfance.fr  
    • Informer le pôle élus de La Manif Pour Tous lorsqu’un maire ou un adjoint signe le mémoire : elus@lamanifpourtous.fr

    MERCI A TOUS. ON NE LÂCHE RIEN !

    IMPORTANT :

    Nous ne souhaitons pas que les mémoires arrivent directement au Conseil d'Etat, d'où les coordonnées indiquées. Cela permet de garder une visibilité sur le nombre des mémoires déposés, d’identifier les maires mobilisés sur ce sujet, et de s’assurer que les mémoires sont complets et dans les bonnes formes"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Fiscalité : les familles françaises les plus mal loties et ça va empirer

    Lu ici :

    "Au printemps, une enquête de l’OCDE concluait que les familles françaises étaient parmi les plus mal loties d’un point de vue fiscal. Si les calculs effectués à cette occasion peuvent bien entendu être débattus, force est tout de même de constater que les familles seront lourdement mises à contribution par la prochaine réforme fiscale.

    Comme tous les contribuables, les ménages avec enfants seront d’abord concernés par les mesures universelles : hausse de la TVA, gel éventuel du barème, augmentation probable de la CSG...

    Mais les familles vont aussi être visées par des mesures bien spécifiques. La plus emblématique concerne la réforme annoncée du quotient familial, qui passera de 2.000 euros à 1.500 euros par demi-part. Certes, Bercy a assuré que cela ne concernerait que les 12% de foyers les plus aisés. Néanmoins, l’impact sera important : 768 euros par an en moyenne (...)

    La facture pourra donc être lourde et augmentera de surcroît pour les parents d’enfants au collège ou au lycée. Jusqu’ici les familles avaient droit à une réduction d’impôt de 61 euros pour un collégien et de 153 euros pour un lycéen. En 2014, cet avantage va disparaître (...)

    Il ne s’agit là que de mesures connues et certaines. Les familles ne sont bien entendu pas à l’abri de nouvelles « surprises », lors des débats de l’automne. Bercy a assuré ne pas vouloir remettre en cause les déductions de 50% appliquées à l’emploi à domicile, mais un nouvel abaissement du plafond global des niches pourrait suffire à pénaliser ceux qui font garder un enfant à domicile.

    Concernant les aides hors du domicile, notons également que la Cour des comptes a récemment pointé du doigt le crédit d’impôt accordé aux familles".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Vers un nouveau militantisme (Partie 2)

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    Personne ne prétend ici révolutionner le nationalisme français, la dissidence révolutionnaire et le militantisme en général. Nous n’inventons rien. Nous n’avons pas de solution magique. Et si nous en avions une, encore faudrait-il qu’elle soit appliquée patiemment, méticuleusement, systématiquement, et sur le long terme.

    Plutôt qu’une doctrine militante, nous proposons ici un ensemble de reflexes organisationnels et militants, qui peuvent éventuellement contribuer à changer la donne et à surprendre le système totalitaire auquel nous faisons face.

    UNE DISPOSITON MENTALE
    Avoir un objectif clair et commun.

    Le militant doit savoir ce qu’il veut. Assez précis pour être énoncé clairement, assez commun pour ne pas être sectaire et pouvoir englober plusieurs tendances. Par exemple :
    « Je milites pour :

    - le renversement, par tous les moyens, de la Vème République

    -l’instauration en France d’un Etat fort, indépendant, contrôlant l’économie, basé sur le mérite et la responsabilité politique des français, respectant et préservant l’identité et l’unité de la France. »
    C’est là une définition dans laquelle presque tous les nationalistes, et beaucoup de français peuvent se retrouver, quel que soit leur tendance.
    [Cela a été le succès de la doctrine communiste, qui a connu des dissensions parmi ses intellectuels, mais presque jamais parmis ses militants. L’ouvrier chinois et le guérillero péruvien étaient capables de résumer, en quelques phrases, la même idéologie et les mêmes objectifs (l’instauration d’une société communiste-collectiviste, l’abolition des classes, etc).]
    L’avantage d’un objectif clair, c’est que vous pouvez militer librement avec tous ceux qui partagent essentiellement le même objectif final que vous, même énoncé différemment. Il ne faut jamais confondre la ligne politique et l’étiquette politique. Certains « communistes » ou militants de « gauche » peuvent avoir une ligne politique beaucoup plus proche de la nôtre, contrairement à certains « patriotes » atlantistes et libéraux, et il faut éviter de se faire berner par leur étiquette.

    Au final, une parade au sectarisme mental et à l’enfermement dans le « ghetto faf ».
    Il faut avoir l’esprit le plus large possible et envisager la scène politique, associative, culturelle, économique, comme un échiquier comportant autant de pions qui sont des véhicules de nos idées, de notre vision du monde, de notre combat et de notre victoire.
    Autrement dit, si vous refusez de parler ou de travailler avec tous les gens qui ne sont pas ultranationalistes français, blancs, catholiques et habillés en militaires, vous n’accomplirez jamais rien. 

    Réserver ses cartouches pour l’ennemi :

    -La personne ou l’organisation en question est elle réellement nuisible, dans les faits, à notre but, à nos objectifs?
    -Si non, foutez-leur la paix à défaut de mieux. C’est le Statut Quo.

    -Si oui, est-ce par définition (le NPA trotskyste est par définition mondialiste) ou par récupération (la CGT ou certains mouvements patriotes) ?
    -Si c’est par nature, combattez ce mouvement.
    -Si c’est par récupération, allumez des contre-feux ou réinvestissez ce mouvement vous-même.

    UNE ORGANISATION DIFFERENTE

    On peut imaginer des alternatives aux éternels partis nationalistes traditionnels ::

    -Penser des structures qui se construisent du bas vers le haut (une section de nationalistes locaux, qui s’organise sur une base de coopération locale et de travail concret avec des objctifs de solidarité, quitte à fédérer cette section avec sa voisine, dans la ville voisine ou encore dans la région la plus proche).
    Fini les petits chefs autoproclamés et leurs ultimatums.

    -Si chef il y a, il doit se désigner sur le mérite, c'est-à-dire à la fois sur son efficacité, sur ces accomplissements, et sur l’unanimité du groupe qui décide de le suivre.
    Un intello ne fait pas forcément un bon chef. Un bon organisateur n’est pas forcément un grand théoricien. Il faut donc répartir les tâches selon les capacités de chacun. Çà peut paraître naturel, mais les nationalistes ne le font presque jamais.

    Une autre solution consiste, pour échapper au caporalisme, à se diviser en cellules non officielles (donc inexistantes sur le papier) de 4 ou 5 membres maximum. Ces cellules autonomes peuvent décider plus facilement, par unanimité, avec qui elles travailleront, ou, quand, comment. Moins de membres = moins de conflits de gestion et plus de transparence.
    La transparence, dans le travail de groupe, est essentielle.
    Une ligne de conduite, définie par notre camarade Lénine, résumait bien le fonctionnement idéal :
    « Liberté complète dans la discussion, discipline complète dans l’action ».
    A l’exemple de la section normande de 3ème Voie, toute action ou décision politique était débattue lors de la réunion mensuelle. Il y avait des règles strictes.
    Un chef de réunion proposait un ordre du jour. Personne ne parlait en même temps, chacun son tour. On arrivait finalement à l’unanimité générale, car toutes les questions avaient trouvé une réponse, toutes les suggestions avaient été écouté. Le militant qui désaprouvait radicalement annonçait d’avance qu’il ne participerai pas, et on savait dés lors sur qui compter, exactement, pour telle ou telle action.
    Une fois que l’on s’était mis d’accord, il n’y avait plus de place pour le manque de discipline, l’improvisation, la déconnade. Le militant indiscipliné, provocateur, bourré, en retard, etc, n’avait aucune excuse, et il ne pouvait pas dire « le chef ne m’aime pas ».
    Il faut se rappeler qu’un militant ne sera jamais un soldat. Il n’est pas payé, il est volontaire, et sur le côté, il a le plus souvent un emploi et une vie de famille. On ne peut donc le traiter éternellement comme de la merde et l’obliger à participer à des coups de buzz dont il sera la victime, ou à des actions qui ne le concernent pas.
    Un mouvement révolutionnaire se souciant du peuple, construit localement, và privilégier la mobilisation sur des thèmes qui impliquent directement les travailleurs français sur le plan local. Et ce seront le plus souvent des thèmes socio-économiques, licenciements, etc.
    Avec un petit nombre d’hommes déterminés, des structures de collecte, de distribution de bouffe ou de solidarité diverses peuvent être mis en place. C’est moins romantique que de défiler en uniforme paramilitaire, mais le vrai nationalisme commence comme cela.
    Concernant l’idéologie : un groupe de travail local, à objectif social, ne doit pas, ne PEUT pas être sectaire, ni ridiculement folklorique. L’idéologie ne doit pas passer en premier. D’abord la mobilisation, ensuite le message. Sinon c’est du prosélytisme, et le français déteste cela.

    Pour autant, cela est loin d’être suffisant.
    Deux organisations nationalistes ont fait le pari de s’organiser différemment. Le MAS (Mouvement d’Action Sociale) et les Nationalistes Autonomes.

    Le MAS survit tel un réseau fantomatique à l’origine de très bonnes initiatives. Mais ce n’est pas suffisant. La revue Rébellion ou la radio Méridien Zéro sont de bons outils, mais il s’agit d’intellos fafs qui parlent à des intellos fafs avant tout. Bref, peu de prise sur le populo et peu de capacité de nuisance ou de contre-attaque face au système.
    Les nationalistes autonomes, très bon concept qui voulait copier les black blocks, ont eux aussi soufferts de l’arrivée de petits chefs qui ont mené à des querelles. Leur amateurisme, leur indiscipline et leurs limites géographiques ont réduit leur marge d’action.
    Ces deux mouvements ont toutefois été des expériences très intéressantes, et il faut s’en inspirer.
    Une organisation de nationalistes sans partis, sans chefs, divisée en cellule, doit faire face à plusieurs dangers :
    -se désagréger faute de ciment idéologique (d’où l’utilité d’un programme clair, court et commun).
    -sombrer dans le n’importe-quoi.

    -sombrer dans l’invisibilité et l’inaction.
    -devenir sectaire

    Pour illustrer un peu, on peut imaginer une sorte de « MAS » national, non-existant officiellement, au programme social et national clair, compréhensible et assez large pour englober de droite à gauche des ultranationalistes charnels (tendance Œuvre Française) et des syndicalistes ouvriers, comme des français lambdas…
    Cette organisation se mobiliserait avant tout dans le quotidien, rebâtissant des organisations sociales qui prendraient le relais d’un Etat disparaissant et démissionnaire (exemple du Hezbollah, le parti chiite libanais et premier fournisseur d’emplois dans son pays, possédant une branche militaire et ses propres hôpitaux, crèches, écoles, ateliers, etc).
    Au-delà, les membres de ce parti investiraient au maximum toutes les manifs et les champs de revendication politiques, sur le terrain. En s’y rendant naturellement, de manière autonome, car se serait non un ordre venu d’en haut mais un réflexe militant, une part de leur formation.
    Ainsi, quelle que soit la manif (contre le mariage gay ou contre la réforme des retraites), il s’y trouverait un bloc « rouge & noir » solide, combattif, autonome mais aussi discipliné et lucide, qui serait présent pour combattre et non pour se défouler. Ce serait l’ébauche d’une vraie force révolutionnaire et réellement dangereuse pour le système en place.

    Guillaume Lenormand http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

    Source: Rouge & Noir

  • L'autre visage de Nicolas Sarközy

     

    L'autre visage de Nicolas Sarközy
    Est paru ce jour dans l'hebdomadaire Marianne, un sondage effectué par l'institut Louis Harris, consacré au second tour de l'élection présidentielle de 2017. On s'amusera bien volontiers du ridicule d'une enquête effectuée près de quatre ans avant l'échéance au motif que bien des sondages effectués six mois avant le résultat final, se sont avérés faux le jour du résultat.

    Pour autant, cette étude est bien loin de ne pas présenter d'intérêt.

    Peu nous importe qu'en ce début août 2013, ils soient 49% les Français à préférer voir élu Manuel Valls à Nicolas Sarközy (44%) à la mi 2017 puisque les chiffres vont évoluer et que nous n'avons aucune certitude à ce jour concernant la présence réelle des deux hommes lors d'un second tour qui se déroulera dans quatre ans. En revanche, le fait de les avoir fait s'opposer de façon virtuelle est éclairante: et Nicolas Sarközy et Manuel Valls sont déjà considérés comme acteurs majeurs dans les prochaines années à venir. Après tout, d'autres hommes politiques de gauche eurent pu être choisis à la place du ministre de l'intérieur et le fait que ce ne fut le cas, n'est nullement un hasard: Manuel Valls est aujourd'hui très probablement à gauche aujourd'hui celui qui pèse le plus lourd. On comprendra aussi, et en cela les sondages ne sont nullement sans effets, que le résultat de cette étude propulse, encore davantage, le ministre de l'intérieur sur les devants de la scène, les Français sachant désormais qu'il est très probablement en ce jour, le seul à gauche, à pouvoir battre la droite en 2017.

    Le statut de Manuel Valls nous montre à quel point la gauche aujourd'hui est paradoxalement défaite. Quand bien même gagnerait-il la présidentielle de 2017 que ce serait alors la consécration de la droite victorieuse. Afin d'imager, on peut noter qu'il fut un temps où le ministre de prédilection de l'électorat de gauche, quel que soit l 'homme, était celui qui de façon emblématique, se trouvait à la tête du ministère de la Justice. Que ce soit aujourd'hui un homme travaillant place Beauveau qui soit désormais le chouchou de l'électorat de gauche mais aussi d'ailleurs, en dit long sur l'évolution de l'état d'esprit au sein de l'électorat de gauche. De surcroît, on peut aussi constater que Manuel Valls, est situé au sein du parti socialiste anormalement à droite, au point même d'en être devenu franc-tireur. Souvenons nous aussi qu'il fut celui qui demanda dans le cadre d'une brocante sise au sein de sa ville d'Evry en date du 7 juin 2009, qu'on rajoute «quelques blancs, quelques white, quelques blancos». Il est très probable qu'à une autre période, il eut été au motif de ses propos, exclu du parti socialiste.

    Le parallèle avec Nicolas Sarközy en matière de psychologie comme de comportement est ici frappant: on trouve la même propension chez les deux hommes à verbaliser de façon définitive, comme si la phrase en elle même, suffisait à solutionner le problème. A titre d'exemple, le fait d'avoir promis comme l'a fait Nicolas Sarközy d'utiliser le karcher afin de nettoyer la cité des 4000 à la Courneuve ne fut nullement suivi dans les faits. Et de la même façon, le point de vue martial de Manuel Valls quant à la triple agression de policiers puis d'émeutes à Trappes très récemment, s'est concrétisé par la remise en liberté des principaux concernés: n'écoutons pas ce qu'ils disent, mais observons plutôt ce qu'ils font, ou plus exactement dans le cadre de l'exemple qui nous préoccupe, de ce qu'ils ne font pas. Au demeurant, le point de vue martial de Manuel Valls, s'est vu de suite relativisé par une autre déclaration effectuée peu de temps après, indiquant que "Il y a trop de mots, trop de gestes, trop d'hostilités qui visent aujourd'hui les musulmans de France". Après donc avoir rassuré l'électorat policier et français après Trappes, voilà notre homme reparti sur le mode de la séduction, sourire câlin adressé à la communauté musulmane; il faut d'ailleurs bien reconnaître que 87% des arabo-musulmans de France, ont choisi Hollande contre Sarközy en 2012...

    Se pose dès lors le problème du pourquoi du choix des électeurs que personne n'oblige à voter comme ils le font, choisissant candidats superficiels et arrivistes. Je persiste à penser que la plupart des hommes sont formatés par toute structure en place et qu'il est illusoire de pouvoir considérer que nous serions à l'abri, comme protégés par un globe de pendule, du monde dans lequel nous vivons. Celui qui veut poser un jugement objectif et rationnel ne parviendra jamais totalement à ses fins, marqué qu'il est, notamment inconsciemment, par le formatage qu'il a subi. Ainsi donc, ce choix de candidats indésirables, n'est nullement celui du corps électoral sain, mais d'individus, souvent de bonne foi d'ailleurs, plus ou moins marqués par la structure en place. Cette dernière a donc toute latitude pour que ce soit ses candidats que le corps électoral choisisse. Laissons donc aux adeptes du libre-arbitre, psychorigides et idéologues qu'ils sont, la possibilité de naïvement penser qu'ils votent pour qui ils veulent réellement.

    Quant à nous, nous savons très bien que 2017 est très loin et que même si déjà il faut y songer et s'y préparer, ce n'est nullement en ce jour que l'on peut proposer des orientations tactiques. Nous savons aussi que parmi les deux objectifs phares, il faut que le premier, présence du Front National au second tour, soit atteint. Il nous faudra alors choisir celui que nous souhaitons voir affronter lors du second tour, et ainsi agir de tel sorte que le second larron en soit exclu. En ce jour, ce sont bien sur municipales et européennes de 2014 qui doivent monopoliser notre attention, élections dont j'ai déjà écrit qu'elles allaient se traduire par un raz de marais du Front National.
    Alain Rebours http://www.voxnr.com/
  • Vers un nouveau militantisme (Partie 1)

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    LE SYSTEME EN PHASE DE TRANSITION

    J’écris cet article au moment ou le conseil des ministres prononce la dissolution de l’œuvre Française, une structure âgée de 50 ans, pierre angulaire du nationalisme français d’après-guerre. Que ce soit dit clairement, je ne partage que très peu de choses avec les aspirations, la doctrine et les objectifs de l’œuvre. En réalité, cette dissolution est emblématique, puisqu’elle s’inscrit dans une période de répression généralisée et de durcissement visible du système totalitaire français (et par delà mondialiste) à toute opposition nationaliste (mais aussi syndicale, anti-impérialiste, écologiste…). La dissolution de l’œuvre Française intervenant juste après celle de 3ème Voie, des JNR, de l’association Envie de rêver (mouvements opposés à l’œuvre, pourtant), le tout basé sur un motif déconnecté et futile, on est en devoir d’en tirer des conclusions.
    L’Etat, plus que jamais, est aux abois. Plus que jamais, la situation française est instable. En conséquent, de ‘’’la main de fer dans le gant de velours » », il ne reste plus que la main de fer, pour nous nationaliste et dissidents. La brutalité de la répression du mouvement pourtant fort présentable du « « printemps français » », les flics qui plaquent les mains sur les bouches des gens qui huent le Président le 14 Juillet, les tabassages, les escadrons de la milice de Paris, l’arrestation du père de famille Varg Vikernes sur une base de soupçon injustifié, sont autant d’éléments qui prouvent que :
    -le système a peur

    -le système est parano

    -le système tape sur tout ce qui bouge, et se fout de plus en plus que ce soit visible

    -le système peut même désormais taper « préventivement ».
    C'est-à-dire que virtuellement, nous pouvons être arrêtés et emprisonnés, dissous, interdits, neutralisés, à n’importe quel moment.
    Autrefois nous étions dans une « dictature molle ». Aujourd’hui nous allons vers une dictature assumée.
    On peut rajouter la collusion à visage quasi-découvert entre le gouvernement et des groupes d’actions comme les FEMEN, les antifas, ou encore les salafistes. Et peut être demain des faux patriotes ou des militants récupérés, manipulés dans des partis pro-système.

    On a ainsi vu que tout mouvement construit et déclaré, même s’il est le plus légal, le plus irréprochable possible, est passible de dissolution arbitraire. Même quand la raison officielle de cette dissolution est complètement déconnectée de la réalité (un militant de 3V se défend contre une agression = un mouvement pétainiste ennemi de 3V est dissout). Que ce mouvement ne soit pas réellement dangereux pour le système n’est même pas une garantie. La conjoncture politique peut faire qu’un ministre soit obligé de taper sur les « fachos », les « rouges » ou « les bougnouls » pour répondre à l’actualité du moment. Nul ne peut prévoir les raisons et les exigences de la politique.
    Cela ne servant à rien de créer un mouvement officiel si ce n’est pour lutter et grandir, et tout mouvement de ce type qui connaît le succès (ou pas) étant condamné à être dissout un jour ou l’autre, il nous faut repenser tout notre militantisme.

    BILAN RAPIDE DES METHODES NATIONALISTES FRANCAISES

    . Si je me démarque aujourd’hui du milieu nationaliste français (définition trop limitée à mon gout), les propositions que je ferais ici lui sont destinées en premier lieu, car j’ai pu observer et vivre ses traditions militantes.
    En quoi se résume essentiellement l’activité des nationalistes français ? (hors-FN)
    -Des partis hiérarchiques dont la tête est souvent fixée à Paris.

    -Un chef charismatique, un intellectuel ou un militant historique.
    -Chez les groupuscules plus réduit, une implantation géographique limitée à une seule région (NB dans le sud, Autonomes en Lorraine, etc).

    -une doctrine (que le militant de base ne connaît pas souvent).

    -un sigle et une esthétique (esthétique parfois contraire à la doctrine, et toujours sujette à conflit et à critique de la part des autres nationalistes qui confondent les deux).
    -des sections publiques, avec des membres. Sois on « en est » et on prend sa carte, sois on « en est pas ».
    -Des ordres qui tombent d’en haut, et souvent sans explication (même quand ils sont intelligents).

    Par ailleurs, ces partis nationalistes n’ayant aucune visée électorale, leur militantisme consiste en :

    -coller et tracter, de manière irrégulière, avec des textes dénonciateurs, mais sans solutions ou alors très vagues.
    -des actions romantiques (amusantes et parfois utiles, mais toujours aléatoires et déconnectées de toute stratégie globale) : baston contre les « ennemis », trollage de conférence, contre-manifestation bordeliques, actions symboliques visant à faire le buzz et toujours en réaction à l’actualité.

    -organisation de conférences (déjà plus intéressant), mais trop souvent réservées aux intellos fafs, en langage imbitable, ou alors encore une fois sur des thèmes romantiques très généralistes et déconnectés du quotidien).

    -« manifestations » ou plutôt défilés nationalistes, soit pour commémorer (un mort, un évènement historique) soit pour s’opposer à quelque chose (l’islamisme, l’immigration ou la mondialisation dans les cas les plus audacieux). Malheureusement, les thèmes de ces défilés (sauf quelques tentatives audacieuses, mais isolées) restent conscrits au même domaine culturel et civilisationnel, rarement à l’économie ou au social.

    -participation déclarée ou non à des manifestations générales, très rares et toujours sur un thème culturel et « de droite ». Fait exceptionnel résumé par la mobilisation contre le mariage homosexuel, qui reste malheureusement encrée « à droite » et dont les nationalistes ont été la chaire à canon et non le cerveau.

    L’IMPASSE

    L’opposition radicale et révolutionnaire actuelle, quelle qu’elle soit, est dans une impasse, comme nous l’a montré l’exemple nationaliste. Le groupe politique non-électoral mais déclaré n’a que ces options peu ragoutantes :
    -Il peut servir d’idiot utile par le gouvernement pour taper sur les vrais dissidents (à l’intérieur de son propre courant politique, tel les antifas attaquant Michel Colon, ou en face), ou encore pour mener des actions inutiles mais choquant l’opinion publique (et justifiant des lois répressives ou autres mesures dictatoriales).
    -Il peut végéter sur le long terme avec un effectif stagnant et une relative discrétion, se bornant à des activités culturelles.
    -Dans les deux cas il peut être dissout à tout moment, sans justification, et ses membres persécutés sans raison, de manière « préventive ».
    Conclusion : même si parfois, ces partis accomplissent un réel progrès idéologique ou militant, ils sont tous condamnés à l’écroulement ou à la disparition le plus aléatoire et le plus imprévisible. Le travail est perdu, les militants se dispersent, se regroupent dans un autre parti, parfois même opposé à celui de la veille, sans trop savoir pourquoi. Certains se complaisent à ne plus rien faire, d’autres virent vers l’intellectualisme.
    Le système a parfaitement compris que la dissidence (nationaliste ou sociale) a un boulevard face à elle. Il a donc établi un solide barrage pour l’empêcher de prendre ce boulevard, et elle se retrouve donc enfermée dans une impasse.
    Puisqu’on ne peut pas briser le barrage, il faut le contourner ou arriver par d’autres rues.

    Guillaume Lenormand http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

    Source : Rouge & Noir

  • Défense : le choix de la décadence

     

    130802

    Abordant la question du budget militaire dans mon petit livre préconisant la "Libération fiscale" (1)⇓, une chose me semblait évidente, un argument me paraissait indiscutable, un aspect s'imposait à mon esprit : la corrélation entre l'invasion étatiste dans nos sociétés et nos économies, ce que les statisticiens traduisent par la part de plus en plus monstrueuse de la dépense publique dans le produit intérieur brut – et le déclin des fonctions régaliennes de l'État : la justice, la police et la défense nationale.

    L'État nous coûte de plus en plus cher et il fait de moins en moins son vrai métier.

    Les travaux en Commission de la défense de l'assemblée nationale, que je citais alors, faisaient apparaître qu'en 2011, déjà, l'Armée française en était réduite à opérer des "arbitrages" entre le niveau d'urgence des factures à payer, selon le degré de besoin qu'elle évaluait de ses fournisseurs.

    Aujourd'hui la nouvelle loi de programmation militaire, adoptée en conseil des ministres, reflète l'aggravation de cette situation – qui, je le répète, ne doit rien à la crise, rien aux engagements monétaires européens, rien à l'environnement international, mais tout à la lâcheté, à l'aveuglement et à la démagogie de nos dirigeants.

    On a maquillé le recul évident que constitue la baisse dramatique des effectifs, en choix techniques. On nous dit que la France investira dans des drones, dans des moyens supplémentaires pour le Renseignement, qu'on maintiendra la force de dissuasion : très bien. Mais, globalement et de toute évidence la loi 2014-2019, ne fera qu'aggraver celle de la période antérieure qui, en 2009, prévoyait déjà la fermeture d'environ 80 unités militaires, le transfert d'une trentaine d'autres et la suppression de 54 000 emplois militaires et civils sur 320 000. Ceci se décidait dans le cadre d'une enveloppe annoncée de 185 milliards d'euros sur 5 ans. La nouvelle période quinquennale devra se contenter de 179 milliards et entamer une nouvelle baisse d'effectifs de 24 000 personnels.

    On notera que le programme Rafale continue à la fois d'obérer les choix stratégiques et de stagner. Sur 286 prévus initialement, on est passé désormais à 200. Les livraisons, ralenties au rythme de 11 par an, passeront dans deux ans à 4 puis à 0. Cet avion "multirôle", "le meilleur du monde", – selon son constructeur, – serait à partir de 2016 exclusivement destiné aux Indiens, si le contrat se concrétise, peut-être aux Qataris, ces "amis qui nous veulent du bien" de plus en plus indispensables et à "d'autres pays" (lesquels ?).

    On prétend maintenir le potentiel de production et de recherche de nos industries de défense, mais rien ne garantit plus que les besoins annoncés seront couverts, que les programmes seront suivis, que les investissements seront amortis.

    Tout cela confirme hélas une tendance décadentielle, et disons-le : irresponsable, qui vient de très loin, dans notre société de consommation. Dans les années 1960, les dirigeants parisiens ont fait le choix de l'armée technocratique. Dès les années 1970 la baisse constante, qui dure par conséquent depuis un demi-siècle, de la part de la défense nationale dans les préoccupations de la nation a commencé par se traduire par le déclin et la quasi-disparition de la Marine. Dans les années 1980, la gauche socialo-communiste a su alourdir la tendance. La priorité est alors passée aux dépenses que socialistes et communistes aiment à flatter, sans préjudice de leur stérilité ou de leur illégitimité.

    En 1996 la réforme Millon, voulue par Chirac au nom de la vieille lubie gaulliste de "l'armée de métier", portait un nouveau coup aux moyens de défense, et cela a continué sous les gouvernements Jospin, Raffarin, Villepin, Fillon, sous la présidence Sarkozy. On imaginait mal "Pépère" rompant avec cette attitude de déclin. Toute cela rendra de moins en moins possible la moindre participation à aucune opération extérieure, alors même que les dangers s'accumulent et se rapprochent.

    Les Français ne devraient jamais perdre de vue que le choix du renoncement aux moyens de défense c'est la voie la plus sûre qui mène à la servitude.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

     1 cf. "Pour une Libération fiscale".
  • Des « fractures françaises » à la guerre civile ?

    Etudiant les Fractures françaises  et leurs conséquences, le géographe Christophe Guilluy écrit dans son dernier livre : « La “guerre civile” n’est pas l’horizon le plus probable, en revanche le retour du “conflit” paraît, lui, assuré. » Une thèse qui a suscité une levée de boucliers.
    C’est un réflexe pavlovien : chaque fois qu’un chercheur aborde sans œillères la question de l’immigration, les bons esprits l’accusent de « faire le lit du Front national ». Ce fut hier le cas avec le sociologue Sébastien Roché, puis la démographe Michèle Tribalat coupable d’avoir fustigé dans un livre paru en mars dernier chez Denoël ceux qui veulent garder Les yeux grands fermés devant la substitution de population (la France abriterait 15 millions d’allogènes selon l’ancien ministre chiraquien Azouz Begag) et ses conséquences. C’est donc aujourd’hui Christophe Guilluy qui se trouve sous les feux du lobby antiraciste.

    La mondialisation, matrice de l’insécurité sociale et … du populisme
    Il est vrai que dans son nouveau livre, Fractures françaises (1), ce géographe né en 1964 et déjà coauteur avec Christophe Noyé d’un édifiant Atlas des nouvelles fractures sociales françaises en France / Les classes moyennes oubliées et précarisées, ne mâche pas ses mots. Appuyé sur une solide documentation, il accuse de manipulation ceux qu’il nomme les « prescripteurs d’opinion », et de « gâtisme » les prétendues élites qui « chaussent les lunettes des années 1970 » pour analyser la situation des banlieues. Lesquelles ne relèvent plus de la question sociale comme ce fut longtemps le cas pour la « ceinture rouge ». Leur « fonction principale » est au contraire d’être devenues « des sas entre le Nord et le Sud », un « constat que les politiques répugnent à assumer ».
    Sans doute parce qu’ils acceptent tous peu ou prou l’inévitabilité, voire la nécessité, de la mondialisation libérale alors que, loin de la traditionnelle opposition gauche-droite, pour Christophe Guilluy — qui adresse ses conseils aux dirigeants socialistes mais, il est vrai, monte sur ce point un vieux cheval de bataille du Front national — « les questions de la mondialisation et du multiculturalisme sont les plus socialement clivantes ».
    La mode est à la dénonciation du populisme. Mais qui ne voit que celui-ci prospère en Europe au rythme de la mondialisation ? Or celle-ci, en détruisant les emplois industriels, ce qui ruine les autochtones, et en encourageant l’immigration — y compris sauvage car elle fournit à très court terme une masse corvéable — favorise « les fractures sociales et culturelles » et multiplie donc les sources de « conflits ». « L’accentuation de l’insécurité sociale et plus généralement la dégradation des conditions de vie des couches populaires des pays développés », écrit-il, « aboutit inexorablement à une critique majoritaire d’un modèle de développement mondialisé et sous influence du capitalisme financier. La mise en concurrence des couches populaires “d’ici” avec les travailleurs de “là-bas” et le dumping social exercé par l’immigration sont en train d’atteindre leurs limites ». D’autant que « les évolutions démographiques vont également aider à cette prise de conscience ».

    Substitution de population : finie la douceur angevine
    Ces évolutions sont en effet vertigineuses. Toujours pour citer notre géographe, « entre 1968 et 2005, la part des jeunes d’origine étrangère est passée de 22 à 76% à Clichy-sous-Bois, de 23 à 75% à Aubervilliers, de 22 à 74 % à La Courneuve » etc., mais la trop célèbre Seine-Saint-Denis n’est pas la seule concernée. Le phénomène est également sensible dans le Rhône (« à Vaulx-en-Velin, la part des jeunes d’origine étrangère est passée de 41 à 61% ») mais aussi dans la France profonde, nullement épargnée par ce que Valery Giscard appelait « l’immigration-invasion ». Ainsi la progression de la part des jeunes allogènes « dépasse en moyenne les 40 % dans les régions du Grand Ouest ». Mieux, ou pis, qu’en aurait pensé le poète Joachim du Bellay qui, de Rome, disait aimer « Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin/Plus mon petit Liré que le mont Palatin/Et plus que l’air marin la douceur Angevine » ? Près de cinq cents ans plus tard, « plus de 7 % des jeunes Angevins sont d’origine maghrébine et un peu plus de 4% d’origine subsaharienne (soit à peu près comme à Lyon) ». De même, « très présents en Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Rhône-Alpes et dans le sud de l’Ile-de-France, les jeunes d’origine turque voient leur part sensiblement augmenter dans le Limousin et en Bretagne».

    Comment naît la conscience ethnique
    Ce mitage du territoire, et les nuisances qu’il engendre (délinquance, baisse du niveau scolaire, discrimination étatique des indigènes dans la course à l’emploi toujours soumis à la « discrimination positive ») finissent, déplore Ch. Guilluy dans un chapitre drôlement intitulé « Comment je suis devenu blanc », par donner « une existence ethnique à une “minorité invisible”, celle qui tend à disparaître des quartiers les plus sensibles ». Non par racisme comme le répètent les chantres de l’immigrationnisme, mais par simple attachement à des valeurs séculaires, bien antérieures aux tant serinées « valeurs de la République » et aussi parce qu’appartenir à une minorité est très inconfortable. Or, cette « ethnicisation de l’autre », dont les « Blancs » — ou « Gaulois », voire « Colons » comme les nomment les « lascars » — ne sont en rien responsables, se produit très précisément au « moment où le sentiment d’appartenance à la Nation recule ».

    Les petits Blancs, orphelins de la république
    Ce recul du sentiment national s’explique évidemment par l’afflux croissant de « primo-arrivants » exotiques qui ne voient dans la France qu’une pompe à phynances et à aides sociales mais aussi par la doxa martelée depuis des décennies par l’Ecole et l’Eglise aux nouvelles générations — « le nationalisme et même le patriotisme, c’est la guerre et d’ailleurs c’est ringard ». On y verrait volontiers une autre cause : la conviction de plus en plus de nos compatriotes que la mère patrie n’est en fait qu’une marâtre, préférant toujours l’Autre à ses enfants. On arrose de pleurs — et de subventions — les « quartiers » paraît-il délaissés, mais que dire des communes de province ? Ch. Guilluy se réfère à une étude comparative du sociologue Dominique Morin entre une banlieue de Verdun et la cité ultra-sensible de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne, théâtre d’émeutes endémiques), les Hautes-Noues. Alors même que le revenu par habitant y est « de 20 % supérieur à celui de Verdun », « le programme de réhabilitation dont bénéficie le quartier des Hautes-Noues prévoit une dotation de 12 450 euros par habitant tandis que le contrat de ville mis en place dans les quartiers de Verdun n’alloue que 11,80 euros par habitant ».
    Devant cet « ordre social inégalitaire et communautariste », comment les « Gaulois » ne se sentiraient-ils pas orphelins, et petits Blancs avant que d’être français ?

    La grande misère des classes moyennes
    Ajoutée à la prolétarisation croissante des classes dites moyennes dans une régression telle que la France n’en avait jamais connu, à l’obligation qui leur est faite par un marché immobilier surtendu de s’exiler toujours plus loin des villes (et donc des réservoirs d’emplois), l’ethnicisation découlant du multiculturalisme imposé par ceux-là mêmes qui, tels Nicolas Sarkozy et ses ministres, feignent de condamner et de combattre le communautarisme, « contribue mécaniquement à la résurgence d’une France populaire que tout oppose aux choix des élites », conclut Ch. Guilluy. « Ce retour ne sera pas le fruit d’un messianisme révolutionnaire mais d’abord d’une instabilité sociale et culturelle que le système ne peut plus occulter sous peine d’un ébranlement de la société tout entière » et donc d’un conflit.
    Celui-ci sera-t-il seulement social, ou également racial ? Au terme d’un état des lieux foncièrement pessimiste puisqu’il rejoint et confirme celui établi depuis des décennies déjà par les plus lucides de nos compatriotes (systématiquement décrédibilisés comme réactionnaires et xénophobes), l’auteur ne se prononce pas, estimant de manière assez sibylline que « qu’on le veuille ou non, le peuple détient les clefs de l’avenir ».
    Reste à savoir si, atomisé, réduit à une minorité sur des pans entiers du territoire, lobotomisé dès la crèche par les « prescripteurs d’opinion », privé de relais médiatiques sauf lorsqu’il s’agit de revendications sur les retraites ou autres questions subalternes, « le peuple » a encore conscience de la puissance. Et comprendra-t-il enfin que les « clefs de l’avenir » sont tout bonnement celles de la survie de la nation française, au sens originel du terme ?
    Claude Lorne http://www.polemia.com
    18/12/2010
    (1) Ch. Guilluy, Fractures françaises, Bourin Editeur coll. Politique, octobre 2010, 206 pages, 19 €.

  • Face à la résurgence de la "bête immonde", le GODF demande l’aide de François Hollande

    Lu ici :

    "S’inquiétant de "la résurgence de la bête immonde", José Gulino, Grand Maître du Grand Orient de France, aurait saisi le chef de l’Etat pour l’alerter "sur la montée de l’anti-maçonnisme et des violences d’extrême droite". Le Grand Maître cite notamment des manifestations du Printemps français devant son siège, des dégradations sur des locaux, une stèle profanée et des arbres vandalisés…

    Non, ce n’est pas possible ! le chef de file des franc-maçons demande officiellement le soutien du socialiste François Hollande ?

    Au premier degré, cela semble une blague, tant les franc-maçons ont toujours su au fil des siècles faire avancer les idées de gauche et surfer d’une révolution à l’autre…

    Au second degré, la question est plutôt de savoir qui est la "bête immonde" ;
    Le petit pois au milieu de sa Macédonie, ou la représentation d’une bête à pieds fourchus rappelant curieusement certaines figures de l’anti-christiannisme ? Mais alors, les franc-maçons, auraient-ils peur du grand Satan, eux qui de tous temps ont combattu Dieu et la religion ? Peut-être François Hollande pourrait-il aider les franc-maçons à chercher la réponse du côté des fils de la Veuve et de leur dévotion au Grand Architecte de l’univers ? Non, il ne s’agit pas d’un nouvel Etre suprême glorifié dans les temples maçonniques mais bien d’une conception de la laïcité dressée en divinité depuis longtemps.

    Au 33 ème degré, José Gulino m’aura bien fait sourire ; Que Dieu veille sur lui…"

    Télécharger la lettre.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/