France et politique française - Page 4764
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Très fort, hein ? Bravo TF1 ! par Le Crieur du Cœur
Entre deux marées (pas marrantes !) de très « petites phrases », symptômes de la pensée de menteurs politiquement incorrects, il est parfois possible de découvrir sur l’écran cathodique (et souvent pas très catholique !!!), entre deux houles de publicités, suivies de dessins très animés de plus en plus violents (quelles incitations éducatives !), suivies de contorsions corporelles débridées dont le saint Patron semble être Guy (et sa célèbre danse), physiologiques, introductions forcées à des gesticulations caractéristiques d’autres « con-torsions », verbales celles-là, le tout étonnamment mixé en une émulsion qui aurait fait hurler les génies pionniers du montage cinématographique.Et cet abrutissement organisé, ce salmigondis paralysant les esprits fait oublier, entre autres joyeusetés, en surplus de la perpétuelle réclamation adressée à l’« État-papa », du genre « Donne-moi des sous même si tu n’en as pas ! », le réflexe inconditionné mais tristement réel, d’une maladie endémique, la plaidoristie chronique, conséquence sociétale d’un affaiblissement des volontés constructives.Mais ce fléau ne date pas d’hier !!! Déjà, Racine, dans une pièce remarquable, avait moqué ce mal, tout en le dénonçant dans une pièce qui, en plus de trois siècles, n’a perdu ni son actualité ni son mordant bien épicé… Il critiquait déjà « Les plaideurs » !!!!Car l’ennemi, c’est le voisin ! C’est lui (ou elle) qui rend jaloux tout un voisinage, et même un voisinage virtuel (comme ce fut le cas à Orléans, si votre mémoire ne vous fait pas défaut). Dès qu’une imagination déroutée (il faudrait même dire : dévoyée) fait imaginer que le voisin a quelque pratique peu commune –donc mystérieuse donc répréhensible ; ou bien que « ON » a fait croire que… alors les grandes orgues de la calomnie qui, comme toute avalanche, s’enflent en se propageant. Et, tout comme l’on s’adresse à « Papa-gâteau », on se hâte de s’adresser aux juges – qui auraient bien mieux et plus urgent à faire dans la lutte contre une criminalité croissante…Hélas ! Ces dénonciations dont le bien-fondé n’est le plus souvent que le masque qui cache des motivations plus prosaïques qu’une « morale » discutable, sont encore l’outil utilisé pour des intérêts très particuliers ; Il suffit de se rappeler que les « bons Français » qui dénonçaient les Juifs, les Résistants, et souvent leur voisin car « concurrence oblige ; et le voisin du dessus avait un plus bel appartement ; et celle-là savait mieux s’habiller ; et celui-là avait un poste qu’on aurait bien voulu obtenir… et…et… Et la France se plaçait au premier rang de l’Europe par le nombre de lettres de dénonciations adressées à l’occupant nazi…C’est ce genre de stupidité inhumaine, de faillite de toute pensée citoyenne, qu’a réussi à démonter, à démontrer, une série de courts-métrages remarquables, diffusées récemment par TF1, avec comme titre « Connaissez-vous votre voisin ? » Une démonstration très agréable à regarder, mais très explicite ; tout en ayant l’air de rien, une belle réussite, que je suis heureux de pouvoir ici faire remarquer, dont je tiens à féliciter les scénaristes et les actrices et acteurs.Car ce n’est pas tous les jours que Le Crieur du Cœur a l’occasion de crier « Bravo » ! -
D’une colonisation l’autre. Vers la guerre civile, de Emil DARHEL
« Une légende particulièrement tenace voudrait que la France soit une terre de mélange depuis des siècles. C’est totalement faux ».Entretien avec Emil Darhel à propos de son livre D’une colonisation l’autre. Vers la guerre civile… (propos recueillis par Fabrice Dutilleul)Que nous apprend votre livre ?Que les Français sont dans une situation particulièrement pénible : ils baignent dans le formol depuis des décennies. C’est assez confortable a priori. Ils sont gentiment bercés par le complexe médiatico-politique. Mais ce formol est un peu particulier… Au lieu de les préserver en tant que Peuple, il les fait disparaître au profit d’autres peuples. L’écrivain Renaud Camus parle de “grand remplacement”. L’expression est particulièrement bien trouvée. Mon livre veut faire sortir nos compatriotes de leur état comateux. Les informations réunies dans « D’une colonisation l’autre » concernant la démographie, la criminalité, les intentions plus ou moins assumées des partis politiques traditionnels, etc. sont jusqu’à présent et pour la plupart d’entre elles restées hors de portée du grand public. Pourtant, lorsqu’elles sont recoupées, on peut voir quel avenir se dessine pour notre pays, et il est loin d’être “désirable”, si je peux me permettre cette allusion au slogan ringard d’une candidate socialiste…L’actualité semble apporter de l’eau à votre moulin…Tout à fait : entre Houria Bouteldja, porte-parole du parti des Indigènes de la République qui nous dit que les Blancs ont tout intérêt à lécher les babouches des nouveaux arrivants car ces derniers ne se priveront pas, quand ils en auront le pouvoir, de faire payer les premiers pour toutes leurs exactions (lesquelles ? on se le demande encore !), et Rokhaya Diallo, chroniqueuse pour la télévision, qui n’y va plus par quatre chemins et qui affirme à la télévision (sur France Ô) que “lorsqu’un pays s’interroge autant sur ce qu’il a été, c’est qu’il sent qu’il est en train de changer et que le rapport de force est en train de s’infléchir”, nous ne sommes plus dans le délire paranoïaque de suprémaciste blanc…Reprochez-vous aux néo-français leur manque flagrant d’intégration ?C’est une question à double tranchant… On peut effectivement déplorer leur manque d’intégration. D’un bout à l’autre de l’échiquier politique, on ne parle que de cela en insistant sur le fait que le fameux “modèle d’intégration à la française” ne fonctionne plus. On notera d’ailleurs que, là encore, c’est la faute des Français de souche et non celle des immigrés si ces derniers ne s’intègrent pas… Mais on oublie systématiquement que ce modèle d’intégration ne peut fonctionner que si deux conditions sont remplies : il faut que les nouveaux arrivants aient la volonté de s’intégrer, mais il faut aussi et surtout que leur culture soit intégrable. Une légende particulièrement tenace voudrait que la France soit une terre de mélange depuis des siècles. C’est totalement faux. Mais les vagues récentes d’immigration de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, beaucoup plus réduites que le tsunami actuel, remplissaient ces deux conditions.Aujourd’hui, la grande majorité des nouveaux arrivants n’ont pas la volonté de s’intégrer, mais – et c’est beaucoup plus intéressant à mon sens – ils n’en ont pas les moyens. Leur culture est insoluble dans la nôtre. Et comme ils sont très nombreux, ils sont de plus en plus revendicatifs. Faut-il le déplorer ? Je ne crois pas. C’est plutôt une chance pour nous ; il ne pourra pas y avoir de cinquième colonne. Il y a déjà deux camps : celui de mesdemoiselles Bouteldja et Diallo, et le nôtre. Malheureusement pour les indécis, ils devront choisir.Vous parlez de culture. Pensez-vous à l’Islam ?Pas seulement, mais il est évident que l’Islam est particulièrement problématique. Le plus étonnant, c’est que l’Islam a été perçu comme une menace depuis le VIIe siècle en Europe et dès 721 en France, avec la première grande bataille de notre histoire contre les musulmans à Toulouse. Aujourd’hui, nous devrions considérer cette religion comme une chance pour nous, mais elle n’est pas comme les deux autres grandes religions monothéistes. Tout est dans Le Coran. L’Islam est un projet de société. Les progressistes ne pouvant occulter les revendications toujours plus grandes des musulmans pour modifier en profondeur notre société, ils ont inventé le concept d’Islamisme. Seulement l’Islamisme n’existe pas, il n’y a que des musulmans. Le caractère ochlocratique [du grec “Okhlos”, foule, multitude, et “kratos”, pouvoir, autorité] des populations musulmanes fait qu’elles ne peuvent absolument pas s’intégrer à une population non musulmane et qu’il ne peut y avoir que deux solutions : soit la population indigène non-musulmane résiste et combat, politiquement d’abord, puis physiquement si cela ne suffit pas, et sa terre restera le Dar Al Kufr, “domaine des incroyants”, soit elle cède et sombre dans le Dar Al Islam, “la maison de la soumission”. Pour le moment, nous sommes dans le Dar al Harb, “domaine de la guerre”. C’est pour le moment un conflit de basse intensité, mais cela reste une guerre…Justement, la probabilité d’une guerre civile, que vous semblez anticiper, est-elle vraiment envisageable ?J’aimerais préciser que ce que je crains n’est pas ce que je souhaite. Mais effectivement, je pense que le contexte économique actuel ne fait qu’augmenter ce risque. Il n’y a qu’à voir la situation des immigrés en Grèce aujourd’hui… La plupart des Occidentaux n’ont pas vraiment de conscience nationale : “Peu importe ce qui se passe dans mon pays tant que ma vie personnelle n’en est pas affectée”. Quand ils ne manquent de rien, ils balaient les discours qui risqueraient de gâcher leur plaisir. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui les Français s’accrochent encore aux programmes à la fois lénifiants et grotesques des candidats socialistes qui promettent de mettre au pas les marchés financiers, de créer des millions d’emplois aidés et d’abaisser l’âge légal de départ à la retraite… Les électeurs veulent y croire et sont prêts à ne pas accorder d’importance au reste du programme du Parti socialiste, c’est-à-dire le droit de vote des étrangers, les régularisations massives et le “changement de civilisation” cher à Madame Aubry… Quand le réel aura frappé, tout cela sera oublié. Certains en feront forcément les frais. Mais il n’est pas trop tard, et il suffit que certaines décisions soient prises pour que la disparition de notre civilisation soit évitée, et sans aucune violence.¢D’une colonisation l’autre, Emil Darhel, Éditions L’Æncre, collection « À nouveau siècle, nouveaux enjeux », dirigée par Philippe Randa, 130 pages, 18 euros. -
Ca bosse dur à l’Assemblée nationale : aucun député présent à l’ouverture de la dernière séance !
La dernière séance de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale a débuté, jeudi 25 juillet, sans aucun député dans l’Hémicycle. Rappelons qu’ils sont payés 13 500 € bruts mensuels…
En effet, à l’ouverture des travaux prévus pour 9h30, seuls le président de séance, l’écologiste Denis Baupin et le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve étaient présents sur les bancs de l’Assemblée, indique Le Canard Enchaîné, mercredi 31 juillet. Aucun député.
C’est ainsi qu’a débuté la dernière séance de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale, programmée jeudi 25 juillet à 9h30.«Plutôt gênant, alors que l’Assemblée devait entendre un hommage aux victimes de la catastrophe ferroviaire de Saint-Jacques-de-Compostelle», précise Le Canard Enchaîné. Et l’hebdomadaire satirique de poursuivre : «les fonctionnaires de l’Assemblée ont finalement réussi à rameuter deux malheureuses parlementaires». Les travaux ont donc pu débuter avec une affluence record de quatre personnes dans l’Hémicycle du Palais-Bourbon.
Outre l’hommage rendu aux victimes de la catastrophe ferroviaire espagnole, et après avoir attendu que des courageux arrivent en renfort, les parlementaires ont dû approuver diverses conventions internationales, le règlement du budget et les comptes de l’année 2012 avant de se pencher sur la thématique des «soins sans consentement en psychiatrie»…
Source: Newsring
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« Papa porte une robe »

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Jean Madiran, RIP
L'hommage de Philippe Maxence :
"Fondateur de la revue Itinéraires et du quotidien Présent, écrivain et journaliste, Jean Madiran, oblat de saint Benoît, est retourné à la Maison du Père en ce mercredi 31 juillet 2013. Comme Louis Veuillot en son temps, il reste un exemple de combattant inlassable au service de l’Église et parfois contre le personnel de celle-ci qui en notre temps n’est pas toujours à la hauteur de Celui qu’il doit servir. Jean Madiran était un disciple de Charles Maurras, mais aussi, et peut-être surtout, d’André et d’Henri Charlier dont il a contribué plus que quiconque à faire connaître et répandre l’œuvre et ce souci péguiste de la réforme intellectuelle et morale. Le Père Bruckberger a écrit de lui qu’il continuait de porter en notre temps la voix exigeante de Charles Péguy et cet hommage était juste, venant d’un homme et d’un prêtre qui se disait pour sa part le disciple de Georges Bernanos.
À l’heure qu’il est, alors que la nouvelle vient de tomber, le moment est à la prière et à la reconnaissance. À toute une génération, dont je fais partie, Jean Madiran a appris et transmis les exigences de la vertu naturelle de piété, vertu si contraire à la modernité et dont on voit aujourd’hui, plus que jamais, qu’elle est nécessaire, alors que le spirituel et le temporel semblent s’enfoncer d’un même pas, ou d’un même mouvement, vers la reddition absolue au grand n’importe quoi.
Il est trop tôt pour dire tout ce que nous devons à Jean Madiran. Je n’étais pas un de ses proches et je n’ai pas partagé tous ses combats. Mais il a fait partie de ces hommes qui ont marqué ma jeunesse et ses écrits furent de ceux qui ont eu une influence décisive sur le jeune garçon que j’étais, quand le souci de la primauté du bien commun de l’Église et de la France m’ont suffisamment étreint pour qu’il décide d’une grande part de mon existence. Il a affermi en moi l’attachement à la messe catholique romaine, attachement non pas seulement sentimental, mais raisonné et doctrinal. Il m’a encouragé, par son exemple, à me greffer de manière décisive au grand rameau bénédictin. Il m’a appris à penser et à réfléchir en catholique, même dans les questions du combat temporel. Il était le dernier de la grande cohorte des écrivains et penseurs catholiques de l’après-guerre et sa voix va manquer alors que le ciel s’assombrit.
C’est sous le signe et dans la perspective de la piété que je garde le souvenir de ce défenseur de la foi et je le confie bien sûr à la douce miséricorde de Dieu car il a combattu le bon combat, qu’il nous faut continuer aujourd’hui, à notre manière et selon nos faibles moyens, pour l’honneur de l’Église et le salut de notre patrie.
D’autres diront mieux que moi l’hommage que Jean Madiran mérite aujourd’hui. Mais je voulais ce soir témoigner que bien au-delà du cercle de ses proches son influence aura été importante, comme j’ai pu lui dire un jour de vive voix. A Dieu, Jean Madiran.
Fidélium Deus, ómnium Cónditor et Redémptor : animábus famulórum, famularúmque tuárum remissiónem cunctórum tríbue peccatórum ; ut indulgéntiam quam semper optavérunt, piis supplicatiónibus consequántur".
Biographie et bibliographie. Lahire
http://www.lesalonbeige.blogs.com/ -
« Affolement à Saint-Germain-en-Laye » : les musulmans veulent imposer une mosquée

SAINT-GERMAIN-EN-LAYE (NOVOpress) – Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines. Ville résidentielle chic, lieu symbolique de l’Histoire française avec la Sainte-Chapelle de saint Louis, un château prestigieux Renaissance (photo) où Heni II est né, un parc magnifique très prisé des Franciliens. Ces derniers devront-ils contempler aussi une mosquée d’ici quelques mois ? C’est fort possible. Le Parisien note un « affolement à Saint-Germain-en-Laye. Les habitants du quartier résidentiel de Saint-Léger craignent l’implantation d’une mosquée à proximité de chez eux », peut-on lire le 31 juillet.
« Leur inquiétude est survenue récemment après avoir appris que l’association musulmane Mosaïque envisageait d’acquérir une propriété, située rue Saint-Léger, afin d’en faire un lieu de prière. La vente doit être conclue début août », annonce Le Parisien. Il y a quelques jours, Riposte laïque s’inquiétait déjà des manœuvres de la mairie pour faciliter cette implantation et rappelait les mots tenus l’année dernière par le responsable de l’association musulmane : « Nous avons des droits et nous les prendrons ». Une mosquée dans un haut lieu de l’identité française ? Cette nouvelle poussée de l’islamisation passe très mal à Saint-Germain-en-Laye.
Crédit photo : chenevier via Flickr (cc). http://fr.novopress.info
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France : 93 % des cours d’eau sont empoisonnés par des pesticides
Durant ses travaux, le CGDD a recherché dans ses points de mesure 550 pesticides et parmi ces produits, 377 – soit 68 % – ont été décelés au moins une fois.
Pire, 19 % des points présentent plus de 20 pesticides différents (contre 15 % en 2010). Dans les départements d’outre-mer (Martinique, Guadeloupe et La Réunion), cette statistique tombe à 5 %.Le rapport précise que les 15 substances pesticides les plus quantifiées dans les cours d’eau de France métropolitaine en 2011 sont en majorité des herbicides ou leurs dérivés.
Autre constat de cette étude : certains pesticides interdits aujourd’hui ont été détectés alors qu’ils ne sont plus utilisés. C’est le cas de l’atrazine et du métolachlore, interdits en 2003, ou du diuron (fin 2008). Une présence persistante qui s’explique par la lente dégradation de ces produits chimiques : employés durant de longues années, ils persistent dans l’environnement et sont toujours une source de pollution.
Source : France Info
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Revenir sur la loi Taubira : L'UMP se cherche
Entre les partisans de l'Union Civile, ceux qui souhaitent revenir sur le volet de l'adoption, et ceux qui pensent soumettre la question au peuple par référendum, les avis sont nombreux et divergents au sein de l'UMP quant à l'atitude à adopter en cas de retour au pouvoir en 2017.
Beaucoup reconnaissent que les promesses ne sont pas forcément tenues. Pour Thierry MAriani, par exemple :
"Quand nous sommes dans l'opposition, nous prenons des engagements qui ne sont pas suivis de faits une fois aux affaires"
Malgré cela, Geoffroy Didier, co-fondateur de laDroite Forte estime :
"Ce combat n'est pas un fond de commerce. Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles."
Quoiqu'il en soit, derrière ces hésitations demeure le spectre du Front National dont l'ascension semble gêner la droite :
"La montée du Front national est autant due à la radicalisation de certains de nos électeurs qu'à notre incapacité à tenir nos promesses [...] À force de faire campagne à droite et de gouverner au centre, voilà le résultat."
A défaut d'idées claires sur la dénaturation du mariage, voilà de la clairvoyance sur un constat d'échec des politiques passées.
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Béatrice Bourges à L'Action Française : "La civilisation est en danger de mort."
Il n’est pas exagéré de dire que nous avons assisté depuis l’hiver dernier à un sursaut historique du peuple français dans ses fondements, à savoir la famille. Comment analysez-vous ce sursaut face au mariage gay ?
Béatrice Bourges - Oui, je pense que l’on peut vraiment parler de sursaut historique. Depuis huit ans, je me bats sur ces sujets. J’ai d’ailleurs écrit en 2008 un livre intitulé "L’homoparentalité en question, Et l’enfant dans tout ça" (Editions du Rocher). Je peux donc constater l’évolution de la société française sur ce sujet. Jamais je n’aurais pu imaginer que cela prenne une telle ampleur et s’installe dans la durée.
Le Français ont pris conscience de la gravité de la situation. Ils se sont rendu compte de ce qui se cachait derrière cette loi. Ils ont compris qu’il s’agissait, non pas d’un sujet qui ne concernait que quelques personnes, comme on tentait de le leur faire croire, mais que notre civilisation était en danger de mort. C’est la famille qui est la pierre d’angle de la société. Lorsqu’elle est mise en danger, c’est toute la société qui s’effondre. Depuis de très nombreuses années, la famille est attaquée de façon très violente par les gouvernements successifs qui ont contribué à sa lente destruction. Ce dernier coup qui lui a été porté a été celui de trop et c’est ce qui a provoqué le réveil du peuple.
Pourriez-vous nous faire un court historique de la Manif pour tous dont est issu le Printemps français ? L’aventure a commencé très précisément le 5 septembre 2012, lorsque nous avons, à un très petit nombre, décidé de faire une réunion fondatrice d’opposition au futur projet de loi « Mariage pour tous ». Une quarantaine de « têtes de réseaux » ont pris part à cette réunion qualifiée « d’historique », tant les participants venaient d’horizons variés. Cela a permis d’identifier les forces en présence et même pour certains de se reparler, ce qu’ils n’avaient pas fait depuis des années. Cette réunion a été le détonateur de cet immense mouvement qui s’est levé depuis. Nous hésitions à cette période sur la stratégie à tenir. Assez vite, nous avons eu les remontées du terrain et nous avons senti qu’une grande manifestation s’imposait. Cela a commencé par des manifestations régionales le 17 novembre (ce sont les Lyonnais qui en ont été les initiateurs), puis le 13 janvier a eu lieu cette immense manifestation parisienne dont le nombre a été complètement sous estimé par la Préfecture, ce qui a contribué à la mobilisation encore plus forte des Français.
Toutes choses étant égales par ailleurs, il semble que nous assistions en 2013 à la levée en masse d’une France du refus comme les pays de l’Est ont produit à la fin des années 1980 des peuples du refus. Comme si avec le mariage gay, les Français avaient décidé de se lever contre cette dernière provocation d’une idéologie totalitaire issue de Mai-68...
Je suis tout à fait d’accord.
En fait, cette loi, mortifère pour notre civilisation a été comme une énorme claque qui a fait sortir le peuple de sa léthargie.
L’idéologie totalitaire issue de Mai 68 a fait des ravages colossaux, dans tous les domaines. Le libéralisme libertaire a anéanti la France. Mais, dans un instinct de survie, les Français sortent, comme un peu hébétés, d’une hibernation qui a duré plus de 40 ans.
A la différence cependant de certains autres mouvements de contestation, je pense que nous sommes plus « pour » que « contre ». C’est vrai, nous refusons cette société fondée sur une idéologie soixante huitarde de l’individualisme et de l’hédonisme comme valeurs absolues. Mais nous travaillons déjà à la reconstruction d’une nouvelle société fondée sur le respect de l’intérêt général associé au respect des personnes. C’est ce que l’on appelle le Bien commun.
Le gouvernement sous estime complètement ce qui est en train de se passer. Il a tort et son réveil sera douloureux.
Pourriez-vous nous présenter le Printemps français que le pouvoir et les media aux ordres ont cherché à criminaliser ? Vous avez dit que c’était avant tout un état d’esprit et qu’on ne pouvait dissoudre un état d’esprit. [...]
Propos recueillis par François Marcilhac - La suite dans L’AF 2868
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L'immigration en question
L'époque actuelle est celle de la mondialisation. Tout le monde sait cela mais n'a pas encore conscience que cela a changé la perception et le rôle de l'immigration. Les entreprises délocalisent là où la main d' œuvre est la moins chère. Les multinationales, négriers des temps modernes, ont compris cela depuis longtemps et savent très bien que les immigrés sont donc moins chers chez eux plutôt que chez nous. Tout immigré, lorsqu'il entre en France ou en Europe, bénéficie du système social en place et devient par le fait même trop cher, en tout cas beaucoup plus cher que celui qui est resté sur place. Il n'y a donc plus aucun intérêt économique (en admettant qu'il y en ait eu) pour un pays comme la France de faire venir une main d'œuvre massive non qualifiée comme on continue de le faire. De plus, les entreprises qui ne délocalisent pas pour rester compétitives licencient la main d' œuvre non qualifiée en automatisant, et font donc appel à une main-d'œuvre plus qualifiée. Les immigrés n'intéressent donc plus les négriers puisqu'ils délocalisent. On a donc voulu substituer au vieux slogan éculé : « Les immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire » un slogan tout aussi creux : « Les immigrés font le travail que les Français ne peuvent pas faire », comme si les Français étaient trop bêtes pour faire certains travaux ou le pouvoir politique trop stupide pour anticiper les besoins professionnels de la France.
A propos de l'immigration pour des raisons idéologiques, on a dit tout et le contraire de tout pour la faire accepter par les Français. Actuellement, en France, entrent les «bac moins 5» et sortent les «bac plus 5» comme l'écrivait Nicolas Baverez dans son livre La France qui tombe.
La politique se faisant malheureusement à coups de slogans, certains répètent celui-ci : « Les immigrés paieront les caisses de retraite », alors que plus de 90 % des immigrés qui entrent en France sont à la charge de la collectivité et sans emploi. Comment peuvent-ils participer aux caisses de retraite ? Tout cela représente des sommes considérables qui pourraient être utilisées pour autre chose (recherche, investissement...).
La politique de l'immigration massive a été décidée dans les années 60 pour peser sur les salaires. D'autres pays avaient déjà fait un autre choix puisque comme le souligne Paul Lambert, le Japon par exemple avait pratiqué l'immigration zéro forçant le patronat japonais à moderniser l'appareil productif et ne pas recourir à la facilité de l'appel à l'immigration. Le résultat a été celui-ci : le Japon, qui dans les années 50, avait une économie inférieure à la nôtre, nous a surpassés dans l'absolu. Sans immigration, par sa modernisation, le Japon a connu des taux de croissance de 10 % l'an. Cet exemple montre que des choix politiques autres sont toujours possibles. ( ... )
La survie du peuple français est liée plus que jamais à sa survie économique.
Patrice Gros-Suaudau
(courrier des lecteurs de National Hebdo)
