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France et politique française - Page 4796

  • Vers un nouveau militantisme (Partie 3)

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    Imaginons à présent ce que pourrait donner, de manière très générale et hypothétique, une force nationaliste-révolutionnaire construite sur de nouveaux principes, et entièrement dédiée à son objectif.
    Objectif :

    -Renverser la Vème République

    -la remplacer par un état social-nationaliste fondé sur :

    -le contrôle de l’économie par un Etat fort aux fonctions régaliennes,

    -sur une organisation locale et populaire à la base.
    Cela nécessite :
    -des tro
    upes (des penseurs, des cadres, des militants, des sympathisants,) aux compétences variées.

    -des réseaux (dans toute la société et dans tous les domaines, pas seulement le milieu faf ou gauchiste, mais partout ou s’exprime et ou s’appuie le peuple).

    -des moyens (diplomatiques, financiers, idéologiques, etc).

    -un front commun (c'est-à-dire tirer tous dans la même direction sans se gêner mutuellement si possible, et ne pas gâcher ses munitions sur des cibles inutiles).
    Aucune faction révolutionnaire en France ne dispose de cela.

    La structure révolutionnaire :

    Outils publics, organisation souterraine.

    Quelle que soient leurs noms, les fédérations, les courants politiques, les groupes, les cellules ou les sections devront être complètement clandestines.
    Finit les associations loi de 1901. Finit les cartes de membre, les bureaux avec pignon sur rue, les beaux logos et les sites officiels. Un mouvement clandestin est plus difficilement infiltré, et impossible à dissoudre. On ne peut pas le mettre hors la loi s’il n’a pas de charte ni de nom ni de liste d’adhérents…

    Les structures externes, associatives, logistiques ou diverses (maison d’édition, local associatif, syndicat, collectif de distribution de nourriture etc) elles, seront légales et déclarées. Elles ne seront que des outils au service de la force révolutionnaire et devront donc être gérées par le conseil révolutionnaire central. Par contre, les gens qui y travailleront ne seront que des sympathisants ou des bénévoles divers, sans liens direct avec l’organisation mais si possible encadrés par un militant révolutionnaire. Tout sera fait pour que les structures légales et apparentes n’aient aucun lien visible ni avéré avec le mouvement révolutionnaire, ni même sous-jacent. Elles doivent être le plus neutres possibles.

    Division et structure pyramidale
    Les militants devront travailler en cellules hermétiques. Tous les militants seront obligatoirement sous pseudo. Seul le chef de cellule (ou les chefs) peut rencontrer les autres chefs (qu’il ne connaît que sous pseudo, lui aussi) et participer aux différentes réunions de coordination. Cela réduira la contamination et l’infiltration des cellules, les scissions, etc. Les cellules de 3 à 10 membres maximum permettent aussi de réduire les conflits personnels. Si un type ne s’intègre pas dans une cellule, qu’il travaille dans une autre. Si une cellule éclate, le mouvement ne perdra qu’un nombre infime de militants.
    Les cellules devront se former à la base (quartier, ville) puis se fédérer progressivement (bureau régional, bureau national) vers le haut, et pas l’inverse.

    Organisation du bas vers le haut, le contraire de ce qui est fait actuellement.
    Eventuellement, un Comité Révolutionnaire Central pourrait être mis en place indépendamment, puis rattaché progressivement aux cellules autonomes, via les chefs de sections et les réunions de coordination. Comme ces chefs seront anonymes et travailleront de manière collégiale et invisible, on supprime automatiquement le conflit de chefs ou le « syndrome gaulois » du « moi je ne marche pas avec untel ni avec untel ».
    Ce serait difficile à mettre en place, certes, mais 100 fois plus efficace que la conception dépassée des partis classiques fonctionnant plutôt comme des gangs. . Les membres sont avant tout des militants, pas des amis. [En conséquence, si un mec fout le bordel dans la cellule, ne vient pas aux réunions ou désobéit aux ordres approuvés collectivement, il en est exclut et la mesure disciplinaire apparaît comme naturelle car basée sur une décision collective lors d’une réunion et non sur la volonté arbitraire d’un chef. ]
    Un tel modèle de structure ne se construira pas sans pertes, sans heurts, sans échecs mais dans une première phase il serait :

    -Bien plus dangereux pour le régime en place que tout ce que nous avons pu faire jusqu’à présent.
    -D’une efficacité décuplée sur tous les plans
    -Apte à mener la guerre sur un front large sans opposer les diverses tendances politiques ni les différe
    nts

    -Apte à faire émerger des chefs valables révélés sur leurs compétences réelles et leur capacité de sacrifice et de travail.

    -Apte à occuper tous les domaines de luttes (politique, associative, culturelle, économique en pensant de manière utile, plutôt que dogmatique ou romantique.
    -Apte à briser l’enfermement en recrutant des militants et des sympathisants en dehors d’une tribu définie et réduite. Une association de quartier qui distribue de la bouffe ce n’est pas fasciste. Un réseau invisible sans charte, sans nom, sans logo, sans sectarisme idéologique n’est pas « infréquentable ». Le militant révolutionnaire peut être un ultranationaliste fan de black metal, un col blanc apolitique ou un encarté de la CGT. De telles expériences ont déjà fonctionné.
    -Capable d’engendrer l’embryon d’un Etat révolutionnaire réellement capable de prendre le relais quand la Vème République s’écroulera ou perdra ses moyens (hausse des prix, situation de chaos, etc). [Un comité de quartier « apolitique », en cas d’absence de l’Etat, peur assurer dans l’urgence une gestion de la nourriture et de l’eau, et d’un coup, comme par magie, se doter d’un beau drapeau rouge & noir. Il peut même fonder une milice d’autodéfense légitime aux yeux des habitants, en cas d’émeute, etc…]
    Tout le monde parle de révolution mais on oublie qu’il ne suffit pas que le système s’écroule. Il faut avoir quelque chose pour prendre le relais de ce système.

    Dans une deuxième phase, une telle structure, pourrait, le jour ou l’Etat passe à un stade supérieur de décomposition (comme en Grèce) :
    -servir d’interlocuteur crédible à une puissance étrangère qui bénéficierait d’un changement de régime, et donc à recevoir des soutiens plus importants.
    -remplacer peu à peu un Etat de plus en plus démissionnaire, dans une société de plus en plus pauvre et anarchique, éclatée, aux structures sociales traditionnelles absentes. Etre présent pour les gens.
    -donner naissance à une branche armée capable d’entrer en guerre ouverte contre l’Etat en s’appuyant sur le peuple (comme l’a fait le Hezbollah au Liban, comme l’Aube Dorée est en voix de le faire en Grèce.).
    Il n’y a aucuns raccourcis pour la révolution. Le seul chemin, c’est la constitution lente et minutieuse de cette force.

    Guillaume Lenormand http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

    Source: Rouge & Noir

  • Les Veillées de la semaine

    LUNDI 5 AOUT 
    Luxembourg : 21h devant la Bibliothèque nationale
    Mazamet : 20h sq. Tournier
    Villefranche-sur-Saône : 21h pl. des Arts

    MARDI 6 AOUT
    Beauvais : 21h30 devant la Mairie
    Bourg-en-Bresse : 21h30 devant la Grenette
    Bourges : 20h45 près de la Mairie 
    Carcassonne : 21h sq. Gambetta
    Carpentras : 21h devant Saint-Siffrein
    Chambéry : 19h sur les marches du Château 
    Cholet : 21h pl. Travot
    Gap : 21h pl. Alsace-Lorraine
    Jérusalem : 19h30 devant le Consulat
    Limoges : 21h pl. d'Aine
    Luçon : 21h15 pl. Sochet des Touches
    Mâcon : 20h45 quai Lamartine
    Metz : 21h place d'Armes
    Moulins-sur-Allier : 21h pl. d'Allier
    Orléans : 21h30 devant la Mairie
    Périgueux : 20h30 bd Montaigne sur la place entre BNP et LCL
    Saintes: 21h pl. M. Foch
    Saumur : 20h30 pl. Bilange

    MERCREDI 7 AOUT
    Cognac : 21h pl. François Ier
    Grenoble : 21h pl. de Verdun
    Les Sables d'Olonne : 21h devant le Palais de Justice
    Marseille : 21h devant l'Hôtel de Ville (Vieux Port)
    Morlaix : 21h30 devant la Mairie
    Niort : 21h15 : en haut pl. de la Brèche
    Saint-Raphaël : 20h30 espace Delayen en bord de mer
    Toulouse : 21h30 derrière le Capitole
    Valence : 21h près de la Mairie / Halles si pluie

    JEUDI 8 AOUT
    Alençon : 20h30 pl. de la Magdelaine
    Annecy : 21h30 pl. de la Mairie
    Avignon : 21h30 pl. du Palais des Papes
    Brie-Comte-Robert : 19h30 devant la Mairie
    Châteauneuf de Galaure : 20h45 devant la salle des fêtes
    Le Puy-en-Velay : 21h pl. Cadelade
    Montélimar : 21h sur les Allées Provençales
    Pau : 21h pl. Clémenceau
    Romans-sur-Isère : 21h Kiosque, pl. Jules Nadi
    Saint-Nazaire : 21h en bord de mer face Sous Préfecture
    Toulon : 21h pl. de la Liberté
    Vannes : 21h au pied des Remparts

    VENDREDI 9 AOUT
    Aiguilles-en-Queyras (05) : 21h30 pl. du 19 mars 1961
    Ajaccio : 21h cours Napoléon
    Bordeaux : 21h30 pl. Pey-Berland
    Boulogne-sur-Mer : 21h jardin éphémère devant la Mairie
    Caen : 21h45 pl. Saint-Pierre
    Chartres : 21h portail sud Cathédrale
    Cherbourg : 20h30 sur les marches du Théâtre
    Colmar : 21h Koïfhus
    Fréjus : 21h bord de mer, face passage du Micocouliers
    Le Havre : 21h30 pl. Perret
    Londres : 21h30 Hyde Park près de l'Ambassade
    Nîmes : 21h30 face à la Maison Carrée
    Saint-Brieuc : 21h devant centre commercial des Champs
    Saint-Dizier : 21h pl. de l'Hôtel de Ville
    Sélestat : 21h devant la Mairie

    SAMEDI 10 AOUT
    Tréguier : 21h pl. de la Cathédrale

    DIMANCHE 11 AOUT
    Ancenis : 21h près du pont/statue Joachim du Bellay
    Dijon : 20h30 pl. de la Liberté
    Dreux : 20h30 devant la Sous-Préfecture
    Vernon : 21h devant la Mairie

    NB1 : Si vous avez des précisions à apporter ou souhaitez annoncer une veillée, merci d'écrire à veilleurs.paris@gmail.com ou dans les commentaires.

    NB2 : gardez le contact avec les Veilleurs en vous inscrivant à la newsletter : http://www.les-veilleurs.eu/wp/formulaire-newsletter/

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Entretien avec Bruno Gollnisch : hommage à Jean Madiran, affaire Méric, Eduardo Rihan Cypel

  • Jean Madiran est mort

    Jean Madiran s’est éteint, hier mercredi 31 juillet, à l’âge de 93 ans.

    Disciple indéfectible de Maurras, combattant de la cause nationale tout au long de sa vie, c’est une grande perte pour notre famille de pensée.

    L’Action française adresse à ses proches, ainsi qu’à toute la rédaction du quotidien Présent, dont il fut le fondateur, ses plus sincères condoléances.

    Nous renvoyons ci-dessous à l’hommage de l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur Métablog ainsi qu’à celui de Philippe Maxence.

    Voir également l’article de Jeanne Smits dans Présent

    Les obsèques de Jean Madiran seront célébrées, ce lundi 5 août à 10 h en la chapelle Notre-Dame des Armées (Impasse des Gendarmes) à Versailles, par Dom Louis-Marie, Père Abbé du Barroux.

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • Solidarité avec les maires attachés à leur liberté de conscience / On ne lâche rien

    La Manif pour tous communique :

    "Tous solidaires des maires et maires adjoints attachés à leur liberté de conscience

    Le Collectif des maires pour l’enfance, association membre du collectif La Manif Pour Tous, a saisi le Conseil d’Etat d’une demande d’annulation de la circulaire du ministre de l’intérieur relative aux sanctions applicables aux officiers d’état civil qui refuseraient de marier deux personnes de même sexe.

    La Manif Pour Tous est partenaire de cette saisine et invite tous les maires et les maires adjoints à la soutenir également.

    La Manif Pour Tous invite tous ses militants et sympathisants à aller voir leurs maires et adjoints pour qu’ils participent à cette action.

    L’Objectif ?

    Obtenir la reconnaissance du droit à l'objection de conscience 

    • C’est un témoignage de mémoire : nous avons entendu ce que François Hollande a dit à propos de la liberté de conscience lors du dernier congrès des maires à Paris !
    • C'est un témoignage de la mobilisation toujours active des maires !
    • Et c’est un témoignage de solidarité aux officiers d’état civil confrontés à un cas de conscience !

    Comment soutenir ?

    C’est très simple : il s’agit d’inviter les maires et maires adjoints (et eux seuls) à déposer un mémoire dit « en intervention. »  

    Le mémoire est déjà rédigé. Pour les maires et leurs adjoints, il n’y a qu’à signer la dernière page :

    ·         C’est gratuit,

    ·         C’est facile (pas besoin de solliciter une délibération du conseil municipal. La qualité de maire ou adjoint suffit),

    ·         C’est une démarche personnelle (elle n’engage pas l’ensemble du conseil municipal),

    ·         C’est sans risque (pas de sanction possible) et cela ne préjuge pas de la décision qui sera prise si une demande de mariage est déposée dans la commune. 

    D’ores et déjà, plus de 300 officiers d’état civil ont signé ce mémoire, dont Franck Meyer, porte parole du collectif des maires pour l’enfance et porte parole de La Manif Pour Tous, Philippe Brillault, maire du Chesnay et porte-parole de La Manif Pour tous, Xavier Lemoine, Maire de Montfermeil, Jean-Michel Colo, maire d’Arcangues, Jean-Yves Clouet, maire de Mésanger, Clotilde Lebreton, maire de Challains la Potherie et Michel Villedey, maire de Thorigné d’Anjou.

    Quelle marche à suivre ?

    • Télécharger le mémoire en cliquant ici
    • Le maire ou l'adjoint signe, date et tamponne le mémoire. (Un exemplaire par personne)  
    • Envoyer très rapidement le mémoire, soit par courrier (MPE, BP 110, 92253 La Garenne-Colombes cedex), soit par fax (02 35 87 88 46), soit par mail (scanné) : appel@mairespourlenfance.fr  
    • Informer le pôle élus de La Manif Pour Tous lorsqu’un maire ou un adjoint signe le mémoire : elus@lamanifpourtous.fr

    MERCI A TOUS. ON NE LÂCHE RIEN !

    IMPORTANT :

    Nous ne souhaitons pas que les mémoires arrivent directement au Conseil d'Etat, d'où les coordonnées indiquées. Cela permet de garder une visibilité sur le nombre des mémoires déposés, d’identifier les maires mobilisés sur ce sujet, et de s’assurer que les mémoires sont complets et dans les bonnes formes"

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  • Fiscalité : les familles françaises les plus mal loties et ça va empirer

    Lu ici :

    "Au printemps, une enquête de l’OCDE concluait que les familles françaises étaient parmi les plus mal loties d’un point de vue fiscal. Si les calculs effectués à cette occasion peuvent bien entendu être débattus, force est tout de même de constater que les familles seront lourdement mises à contribution par la prochaine réforme fiscale.

    Comme tous les contribuables, les ménages avec enfants seront d’abord concernés par les mesures universelles : hausse de la TVA, gel éventuel du barème, augmentation probable de la CSG...

    Mais les familles vont aussi être visées par des mesures bien spécifiques. La plus emblématique concerne la réforme annoncée du quotient familial, qui passera de 2.000 euros à 1.500 euros par demi-part. Certes, Bercy a assuré que cela ne concernerait que les 12% de foyers les plus aisés. Néanmoins, l’impact sera important : 768 euros par an en moyenne (...)

    La facture pourra donc être lourde et augmentera de surcroît pour les parents d’enfants au collège ou au lycée. Jusqu’ici les familles avaient droit à une réduction d’impôt de 61 euros pour un collégien et de 153 euros pour un lycéen. En 2014, cet avantage va disparaître (...)

    Il ne s’agit là que de mesures connues et certaines. Les familles ne sont bien entendu pas à l’abri de nouvelles « surprises », lors des débats de l’automne. Bercy a assuré ne pas vouloir remettre en cause les déductions de 50% appliquées à l’emploi à domicile, mais un nouvel abaissement du plafond global des niches pourrait suffire à pénaliser ceux qui font garder un enfant à domicile.

    Concernant les aides hors du domicile, notons également que la Cour des comptes a récemment pointé du doigt le crédit d’impôt accordé aux familles".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Vers un nouveau militantisme (Partie 2)

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    Personne ne prétend ici révolutionner le nationalisme français, la dissidence révolutionnaire et le militantisme en général. Nous n’inventons rien. Nous n’avons pas de solution magique. Et si nous en avions une, encore faudrait-il qu’elle soit appliquée patiemment, méticuleusement, systématiquement, et sur le long terme.

    Plutôt qu’une doctrine militante, nous proposons ici un ensemble de reflexes organisationnels et militants, qui peuvent éventuellement contribuer à changer la donne et à surprendre le système totalitaire auquel nous faisons face.

    UNE DISPOSITON MENTALE
    Avoir un objectif clair et commun.

    Le militant doit savoir ce qu’il veut. Assez précis pour être énoncé clairement, assez commun pour ne pas être sectaire et pouvoir englober plusieurs tendances. Par exemple :
    « Je milites pour :

    - le renversement, par tous les moyens, de la Vème République

    -l’instauration en France d’un Etat fort, indépendant, contrôlant l’économie, basé sur le mérite et la responsabilité politique des français, respectant et préservant l’identité et l’unité de la France. »
    C’est là une définition dans laquelle presque tous les nationalistes, et beaucoup de français peuvent se retrouver, quel que soit leur tendance.
    [Cela a été le succès de la doctrine communiste, qui a connu des dissensions parmi ses intellectuels, mais presque jamais parmis ses militants. L’ouvrier chinois et le guérillero péruvien étaient capables de résumer, en quelques phrases, la même idéologie et les mêmes objectifs (l’instauration d’une société communiste-collectiviste, l’abolition des classes, etc).]
    L’avantage d’un objectif clair, c’est que vous pouvez militer librement avec tous ceux qui partagent essentiellement le même objectif final que vous, même énoncé différemment. Il ne faut jamais confondre la ligne politique et l’étiquette politique. Certains « communistes » ou militants de « gauche » peuvent avoir une ligne politique beaucoup plus proche de la nôtre, contrairement à certains « patriotes » atlantistes et libéraux, et il faut éviter de se faire berner par leur étiquette.

    Au final, une parade au sectarisme mental et à l’enfermement dans le « ghetto faf ».
    Il faut avoir l’esprit le plus large possible et envisager la scène politique, associative, culturelle, économique, comme un échiquier comportant autant de pions qui sont des véhicules de nos idées, de notre vision du monde, de notre combat et de notre victoire.
    Autrement dit, si vous refusez de parler ou de travailler avec tous les gens qui ne sont pas ultranationalistes français, blancs, catholiques et habillés en militaires, vous n’accomplirez jamais rien. 

    Réserver ses cartouches pour l’ennemi :

    -La personne ou l’organisation en question est elle réellement nuisible, dans les faits, à notre but, à nos objectifs?
    -Si non, foutez-leur la paix à défaut de mieux. C’est le Statut Quo.

    -Si oui, est-ce par définition (le NPA trotskyste est par définition mondialiste) ou par récupération (la CGT ou certains mouvements patriotes) ?
    -Si c’est par nature, combattez ce mouvement.
    -Si c’est par récupération, allumez des contre-feux ou réinvestissez ce mouvement vous-même.

    UNE ORGANISATION DIFFERENTE

    On peut imaginer des alternatives aux éternels partis nationalistes traditionnels ::

    -Penser des structures qui se construisent du bas vers le haut (une section de nationalistes locaux, qui s’organise sur une base de coopération locale et de travail concret avec des objctifs de solidarité, quitte à fédérer cette section avec sa voisine, dans la ville voisine ou encore dans la région la plus proche).
    Fini les petits chefs autoproclamés et leurs ultimatums.

    -Si chef il y a, il doit se désigner sur le mérite, c'est-à-dire à la fois sur son efficacité, sur ces accomplissements, et sur l’unanimité du groupe qui décide de le suivre.
    Un intello ne fait pas forcément un bon chef. Un bon organisateur n’est pas forcément un grand théoricien. Il faut donc répartir les tâches selon les capacités de chacun. Çà peut paraître naturel, mais les nationalistes ne le font presque jamais.

    Une autre solution consiste, pour échapper au caporalisme, à se diviser en cellules non officielles (donc inexistantes sur le papier) de 4 ou 5 membres maximum. Ces cellules autonomes peuvent décider plus facilement, par unanimité, avec qui elles travailleront, ou, quand, comment. Moins de membres = moins de conflits de gestion et plus de transparence.
    La transparence, dans le travail de groupe, est essentielle.
    Une ligne de conduite, définie par notre camarade Lénine, résumait bien le fonctionnement idéal :
    « Liberté complète dans la discussion, discipline complète dans l’action ».
    A l’exemple de la section normande de 3ème Voie, toute action ou décision politique était débattue lors de la réunion mensuelle. Il y avait des règles strictes.
    Un chef de réunion proposait un ordre du jour. Personne ne parlait en même temps, chacun son tour. On arrivait finalement à l’unanimité générale, car toutes les questions avaient trouvé une réponse, toutes les suggestions avaient été écouté. Le militant qui désaprouvait radicalement annonçait d’avance qu’il ne participerai pas, et on savait dés lors sur qui compter, exactement, pour telle ou telle action.
    Une fois que l’on s’était mis d’accord, il n’y avait plus de place pour le manque de discipline, l’improvisation, la déconnade. Le militant indiscipliné, provocateur, bourré, en retard, etc, n’avait aucune excuse, et il ne pouvait pas dire « le chef ne m’aime pas ».
    Il faut se rappeler qu’un militant ne sera jamais un soldat. Il n’est pas payé, il est volontaire, et sur le côté, il a le plus souvent un emploi et une vie de famille. On ne peut donc le traiter éternellement comme de la merde et l’obliger à participer à des coups de buzz dont il sera la victime, ou à des actions qui ne le concernent pas.
    Un mouvement révolutionnaire se souciant du peuple, construit localement, và privilégier la mobilisation sur des thèmes qui impliquent directement les travailleurs français sur le plan local. Et ce seront le plus souvent des thèmes socio-économiques, licenciements, etc.
    Avec un petit nombre d’hommes déterminés, des structures de collecte, de distribution de bouffe ou de solidarité diverses peuvent être mis en place. C’est moins romantique que de défiler en uniforme paramilitaire, mais le vrai nationalisme commence comme cela.
    Concernant l’idéologie : un groupe de travail local, à objectif social, ne doit pas, ne PEUT pas être sectaire, ni ridiculement folklorique. L’idéologie ne doit pas passer en premier. D’abord la mobilisation, ensuite le message. Sinon c’est du prosélytisme, et le français déteste cela.

    Pour autant, cela est loin d’être suffisant.
    Deux organisations nationalistes ont fait le pari de s’organiser différemment. Le MAS (Mouvement d’Action Sociale) et les Nationalistes Autonomes.

    Le MAS survit tel un réseau fantomatique à l’origine de très bonnes initiatives. Mais ce n’est pas suffisant. La revue Rébellion ou la radio Méridien Zéro sont de bons outils, mais il s’agit d’intellos fafs qui parlent à des intellos fafs avant tout. Bref, peu de prise sur le populo et peu de capacité de nuisance ou de contre-attaque face au système.
    Les nationalistes autonomes, très bon concept qui voulait copier les black blocks, ont eux aussi soufferts de l’arrivée de petits chefs qui ont mené à des querelles. Leur amateurisme, leur indiscipline et leurs limites géographiques ont réduit leur marge d’action.
    Ces deux mouvements ont toutefois été des expériences très intéressantes, et il faut s’en inspirer.
    Une organisation de nationalistes sans partis, sans chefs, divisée en cellule, doit faire face à plusieurs dangers :
    -se désagréger faute de ciment idéologique (d’où l’utilité d’un programme clair, court et commun).
    -sombrer dans le n’importe-quoi.

    -sombrer dans l’invisibilité et l’inaction.
    -devenir sectaire

    Pour illustrer un peu, on peut imaginer une sorte de « MAS » national, non-existant officiellement, au programme social et national clair, compréhensible et assez large pour englober de droite à gauche des ultranationalistes charnels (tendance Œuvre Française) et des syndicalistes ouvriers, comme des français lambdas…
    Cette organisation se mobiliserait avant tout dans le quotidien, rebâtissant des organisations sociales qui prendraient le relais d’un Etat disparaissant et démissionnaire (exemple du Hezbollah, le parti chiite libanais et premier fournisseur d’emplois dans son pays, possédant une branche militaire et ses propres hôpitaux, crèches, écoles, ateliers, etc).
    Au-delà, les membres de ce parti investiraient au maximum toutes les manifs et les champs de revendication politiques, sur le terrain. En s’y rendant naturellement, de manière autonome, car se serait non un ordre venu d’en haut mais un réflexe militant, une part de leur formation.
    Ainsi, quelle que soit la manif (contre le mariage gay ou contre la réforme des retraites), il s’y trouverait un bloc « rouge & noir » solide, combattif, autonome mais aussi discipliné et lucide, qui serait présent pour combattre et non pour se défouler. Ce serait l’ébauche d’une vraie force révolutionnaire et réellement dangereuse pour le système en place.

    Guillaume Lenormand http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

    Source: Rouge & Noir

  • L'autre visage de Nicolas Sarközy

     

    L'autre visage de Nicolas Sarközy
    Est paru ce jour dans l'hebdomadaire Marianne, un sondage effectué par l'institut Louis Harris, consacré au second tour de l'élection présidentielle de 2017. On s'amusera bien volontiers du ridicule d'une enquête effectuée près de quatre ans avant l'échéance au motif que bien des sondages effectués six mois avant le résultat final, se sont avérés faux le jour du résultat.

    Pour autant, cette étude est bien loin de ne pas présenter d'intérêt.

    Peu nous importe qu'en ce début août 2013, ils soient 49% les Français à préférer voir élu Manuel Valls à Nicolas Sarközy (44%) à la mi 2017 puisque les chiffres vont évoluer et que nous n'avons aucune certitude à ce jour concernant la présence réelle des deux hommes lors d'un second tour qui se déroulera dans quatre ans. En revanche, le fait de les avoir fait s'opposer de façon virtuelle est éclairante: et Nicolas Sarközy et Manuel Valls sont déjà considérés comme acteurs majeurs dans les prochaines années à venir. Après tout, d'autres hommes politiques de gauche eurent pu être choisis à la place du ministre de l'intérieur et le fait que ce ne fut le cas, n'est nullement un hasard: Manuel Valls est aujourd'hui très probablement à gauche aujourd'hui celui qui pèse le plus lourd. On comprendra aussi, et en cela les sondages ne sont nullement sans effets, que le résultat de cette étude propulse, encore davantage, le ministre de l'intérieur sur les devants de la scène, les Français sachant désormais qu'il est très probablement en ce jour, le seul à gauche, à pouvoir battre la droite en 2017.

    Le statut de Manuel Valls nous montre à quel point la gauche aujourd'hui est paradoxalement défaite. Quand bien même gagnerait-il la présidentielle de 2017 que ce serait alors la consécration de la droite victorieuse. Afin d'imager, on peut noter qu'il fut un temps où le ministre de prédilection de l'électorat de gauche, quel que soit l 'homme, était celui qui de façon emblématique, se trouvait à la tête du ministère de la Justice. Que ce soit aujourd'hui un homme travaillant place Beauveau qui soit désormais le chouchou de l'électorat de gauche mais aussi d'ailleurs, en dit long sur l'évolution de l'état d'esprit au sein de l'électorat de gauche. De surcroît, on peut aussi constater que Manuel Valls, est situé au sein du parti socialiste anormalement à droite, au point même d'en être devenu franc-tireur. Souvenons nous aussi qu'il fut celui qui demanda dans le cadre d'une brocante sise au sein de sa ville d'Evry en date du 7 juin 2009, qu'on rajoute «quelques blancs, quelques white, quelques blancos». Il est très probable qu'à une autre période, il eut été au motif de ses propos, exclu du parti socialiste.

    Le parallèle avec Nicolas Sarközy en matière de psychologie comme de comportement est ici frappant: on trouve la même propension chez les deux hommes à verbaliser de façon définitive, comme si la phrase en elle même, suffisait à solutionner le problème. A titre d'exemple, le fait d'avoir promis comme l'a fait Nicolas Sarközy d'utiliser le karcher afin de nettoyer la cité des 4000 à la Courneuve ne fut nullement suivi dans les faits. Et de la même façon, le point de vue martial de Manuel Valls quant à la triple agression de policiers puis d'émeutes à Trappes très récemment, s'est concrétisé par la remise en liberté des principaux concernés: n'écoutons pas ce qu'ils disent, mais observons plutôt ce qu'ils font, ou plus exactement dans le cadre de l'exemple qui nous préoccupe, de ce qu'ils ne font pas. Au demeurant, le point de vue martial de Manuel Valls, s'est vu de suite relativisé par une autre déclaration effectuée peu de temps après, indiquant que "Il y a trop de mots, trop de gestes, trop d'hostilités qui visent aujourd'hui les musulmans de France". Après donc avoir rassuré l'électorat policier et français après Trappes, voilà notre homme reparti sur le mode de la séduction, sourire câlin adressé à la communauté musulmane; il faut d'ailleurs bien reconnaître que 87% des arabo-musulmans de France, ont choisi Hollande contre Sarközy en 2012...

    Se pose dès lors le problème du pourquoi du choix des électeurs que personne n'oblige à voter comme ils le font, choisissant candidats superficiels et arrivistes. Je persiste à penser que la plupart des hommes sont formatés par toute structure en place et qu'il est illusoire de pouvoir considérer que nous serions à l'abri, comme protégés par un globe de pendule, du monde dans lequel nous vivons. Celui qui veut poser un jugement objectif et rationnel ne parviendra jamais totalement à ses fins, marqué qu'il est, notamment inconsciemment, par le formatage qu'il a subi. Ainsi donc, ce choix de candidats indésirables, n'est nullement celui du corps électoral sain, mais d'individus, souvent de bonne foi d'ailleurs, plus ou moins marqués par la structure en place. Cette dernière a donc toute latitude pour que ce soit ses candidats que le corps électoral choisisse. Laissons donc aux adeptes du libre-arbitre, psychorigides et idéologues qu'ils sont, la possibilité de naïvement penser qu'ils votent pour qui ils veulent réellement.

    Quant à nous, nous savons très bien que 2017 est très loin et que même si déjà il faut y songer et s'y préparer, ce n'est nullement en ce jour que l'on peut proposer des orientations tactiques. Nous savons aussi que parmi les deux objectifs phares, il faut que le premier, présence du Front National au second tour, soit atteint. Il nous faudra alors choisir celui que nous souhaitons voir affronter lors du second tour, et ainsi agir de tel sorte que le second larron en soit exclu. En ce jour, ce sont bien sur municipales et européennes de 2014 qui doivent monopoliser notre attention, élections dont j'ai déjà écrit qu'elles allaient se traduire par un raz de marais du Front National.
    Alain Rebours http://www.voxnr.com/
  • Vers un nouveau militantisme (Partie 1)

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    LE SYSTEME EN PHASE DE TRANSITION

    J’écris cet article au moment ou le conseil des ministres prononce la dissolution de l’œuvre Française, une structure âgée de 50 ans, pierre angulaire du nationalisme français d’après-guerre. Que ce soit dit clairement, je ne partage que très peu de choses avec les aspirations, la doctrine et les objectifs de l’œuvre. En réalité, cette dissolution est emblématique, puisqu’elle s’inscrit dans une période de répression généralisée et de durcissement visible du système totalitaire français (et par delà mondialiste) à toute opposition nationaliste (mais aussi syndicale, anti-impérialiste, écologiste…). La dissolution de l’œuvre Française intervenant juste après celle de 3ème Voie, des JNR, de l’association Envie de rêver (mouvements opposés à l’œuvre, pourtant), le tout basé sur un motif déconnecté et futile, on est en devoir d’en tirer des conclusions.
    L’Etat, plus que jamais, est aux abois. Plus que jamais, la situation française est instable. En conséquent, de ‘’’la main de fer dans le gant de velours » », il ne reste plus que la main de fer, pour nous nationaliste et dissidents. La brutalité de la répression du mouvement pourtant fort présentable du « « printemps français » », les flics qui plaquent les mains sur les bouches des gens qui huent le Président le 14 Juillet, les tabassages, les escadrons de la milice de Paris, l’arrestation du père de famille Varg Vikernes sur une base de soupçon injustifié, sont autant d’éléments qui prouvent que :
    -le système a peur

    -le système est parano

    -le système tape sur tout ce qui bouge, et se fout de plus en plus que ce soit visible

    -le système peut même désormais taper « préventivement ».
    C'est-à-dire que virtuellement, nous pouvons être arrêtés et emprisonnés, dissous, interdits, neutralisés, à n’importe quel moment.
    Autrefois nous étions dans une « dictature molle ». Aujourd’hui nous allons vers une dictature assumée.
    On peut rajouter la collusion à visage quasi-découvert entre le gouvernement et des groupes d’actions comme les FEMEN, les antifas, ou encore les salafistes. Et peut être demain des faux patriotes ou des militants récupérés, manipulés dans des partis pro-système.

    On a ainsi vu que tout mouvement construit et déclaré, même s’il est le plus légal, le plus irréprochable possible, est passible de dissolution arbitraire. Même quand la raison officielle de cette dissolution est complètement déconnectée de la réalité (un militant de 3V se défend contre une agression = un mouvement pétainiste ennemi de 3V est dissout). Que ce mouvement ne soit pas réellement dangereux pour le système n’est même pas une garantie. La conjoncture politique peut faire qu’un ministre soit obligé de taper sur les « fachos », les « rouges » ou « les bougnouls » pour répondre à l’actualité du moment. Nul ne peut prévoir les raisons et les exigences de la politique.
    Cela ne servant à rien de créer un mouvement officiel si ce n’est pour lutter et grandir, et tout mouvement de ce type qui connaît le succès (ou pas) étant condamné à être dissout un jour ou l’autre, il nous faut repenser tout notre militantisme.

    BILAN RAPIDE DES METHODES NATIONALISTES FRANCAISES

    . Si je me démarque aujourd’hui du milieu nationaliste français (définition trop limitée à mon gout), les propositions que je ferais ici lui sont destinées en premier lieu, car j’ai pu observer et vivre ses traditions militantes.
    En quoi se résume essentiellement l’activité des nationalistes français ? (hors-FN)
    -Des partis hiérarchiques dont la tête est souvent fixée à Paris.

    -Un chef charismatique, un intellectuel ou un militant historique.
    -Chez les groupuscules plus réduit, une implantation géographique limitée à une seule région (NB dans le sud, Autonomes en Lorraine, etc).

    -une doctrine (que le militant de base ne connaît pas souvent).

    -un sigle et une esthétique (esthétique parfois contraire à la doctrine, et toujours sujette à conflit et à critique de la part des autres nationalistes qui confondent les deux).
    -des sections publiques, avec des membres. Sois on « en est » et on prend sa carte, sois on « en est pas ».
    -Des ordres qui tombent d’en haut, et souvent sans explication (même quand ils sont intelligents).

    Par ailleurs, ces partis nationalistes n’ayant aucune visée électorale, leur militantisme consiste en :

    -coller et tracter, de manière irrégulière, avec des textes dénonciateurs, mais sans solutions ou alors très vagues.
    -des actions romantiques (amusantes et parfois utiles, mais toujours aléatoires et déconnectées de toute stratégie globale) : baston contre les « ennemis », trollage de conférence, contre-manifestation bordeliques, actions symboliques visant à faire le buzz et toujours en réaction à l’actualité.

    -organisation de conférences (déjà plus intéressant), mais trop souvent réservées aux intellos fafs, en langage imbitable, ou alors encore une fois sur des thèmes romantiques très généralistes et déconnectés du quotidien).

    -« manifestations » ou plutôt défilés nationalistes, soit pour commémorer (un mort, un évènement historique) soit pour s’opposer à quelque chose (l’islamisme, l’immigration ou la mondialisation dans les cas les plus audacieux). Malheureusement, les thèmes de ces défilés (sauf quelques tentatives audacieuses, mais isolées) restent conscrits au même domaine culturel et civilisationnel, rarement à l’économie ou au social.

    -participation déclarée ou non à des manifestations générales, très rares et toujours sur un thème culturel et « de droite ». Fait exceptionnel résumé par la mobilisation contre le mariage homosexuel, qui reste malheureusement encrée « à droite » et dont les nationalistes ont été la chaire à canon et non le cerveau.

    L’IMPASSE

    L’opposition radicale et révolutionnaire actuelle, quelle qu’elle soit, est dans une impasse, comme nous l’a montré l’exemple nationaliste. Le groupe politique non-électoral mais déclaré n’a que ces options peu ragoutantes :
    -Il peut servir d’idiot utile par le gouvernement pour taper sur les vrais dissidents (à l’intérieur de son propre courant politique, tel les antifas attaquant Michel Colon, ou en face), ou encore pour mener des actions inutiles mais choquant l’opinion publique (et justifiant des lois répressives ou autres mesures dictatoriales).
    -Il peut végéter sur le long terme avec un effectif stagnant et une relative discrétion, se bornant à des activités culturelles.
    -Dans les deux cas il peut être dissout à tout moment, sans justification, et ses membres persécutés sans raison, de manière « préventive ».
    Conclusion : même si parfois, ces partis accomplissent un réel progrès idéologique ou militant, ils sont tous condamnés à l’écroulement ou à la disparition le plus aléatoire et le plus imprévisible. Le travail est perdu, les militants se dispersent, se regroupent dans un autre parti, parfois même opposé à celui de la veille, sans trop savoir pourquoi. Certains se complaisent à ne plus rien faire, d’autres virent vers l’intellectualisme.
    Le système a parfaitement compris que la dissidence (nationaliste ou sociale) a un boulevard face à elle. Il a donc établi un solide barrage pour l’empêcher de prendre ce boulevard, et elle se retrouve donc enfermée dans une impasse.
    Puisqu’on ne peut pas briser le barrage, il faut le contourner ou arriver par d’autres rues.

    Guillaume Lenormand http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

    Source : Rouge & Noir

  • Défense : le choix de la décadence

     

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    Abordant la question du budget militaire dans mon petit livre préconisant la "Libération fiscale" (1)⇓, une chose me semblait évidente, un argument me paraissait indiscutable, un aspect s'imposait à mon esprit : la corrélation entre l'invasion étatiste dans nos sociétés et nos économies, ce que les statisticiens traduisent par la part de plus en plus monstrueuse de la dépense publique dans le produit intérieur brut – et le déclin des fonctions régaliennes de l'État : la justice, la police et la défense nationale.

    L'État nous coûte de plus en plus cher et il fait de moins en moins son vrai métier.

    Les travaux en Commission de la défense de l'assemblée nationale, que je citais alors, faisaient apparaître qu'en 2011, déjà, l'Armée française en était réduite à opérer des "arbitrages" entre le niveau d'urgence des factures à payer, selon le degré de besoin qu'elle évaluait de ses fournisseurs.

    Aujourd'hui la nouvelle loi de programmation militaire, adoptée en conseil des ministres, reflète l'aggravation de cette situation – qui, je le répète, ne doit rien à la crise, rien aux engagements monétaires européens, rien à l'environnement international, mais tout à la lâcheté, à l'aveuglement et à la démagogie de nos dirigeants.

    On a maquillé le recul évident que constitue la baisse dramatique des effectifs, en choix techniques. On nous dit que la France investira dans des drones, dans des moyens supplémentaires pour le Renseignement, qu'on maintiendra la force de dissuasion : très bien. Mais, globalement et de toute évidence la loi 2014-2019, ne fera qu'aggraver celle de la période antérieure qui, en 2009, prévoyait déjà la fermeture d'environ 80 unités militaires, le transfert d'une trentaine d'autres et la suppression de 54 000 emplois militaires et civils sur 320 000. Ceci se décidait dans le cadre d'une enveloppe annoncée de 185 milliards d'euros sur 5 ans. La nouvelle période quinquennale devra se contenter de 179 milliards et entamer une nouvelle baisse d'effectifs de 24 000 personnels.

    On notera que le programme Rafale continue à la fois d'obérer les choix stratégiques et de stagner. Sur 286 prévus initialement, on est passé désormais à 200. Les livraisons, ralenties au rythme de 11 par an, passeront dans deux ans à 4 puis à 0. Cet avion "multirôle", "le meilleur du monde", – selon son constructeur, – serait à partir de 2016 exclusivement destiné aux Indiens, si le contrat se concrétise, peut-être aux Qataris, ces "amis qui nous veulent du bien" de plus en plus indispensables et à "d'autres pays" (lesquels ?).

    On prétend maintenir le potentiel de production et de recherche de nos industries de défense, mais rien ne garantit plus que les besoins annoncés seront couverts, que les programmes seront suivis, que les investissements seront amortis.

    Tout cela confirme hélas une tendance décadentielle, et disons-le : irresponsable, qui vient de très loin, dans notre société de consommation. Dans les années 1960, les dirigeants parisiens ont fait le choix de l'armée technocratique. Dès les années 1970 la baisse constante, qui dure par conséquent depuis un demi-siècle, de la part de la défense nationale dans les préoccupations de la nation a commencé par se traduire par le déclin et la quasi-disparition de la Marine. Dans les années 1980, la gauche socialo-communiste a su alourdir la tendance. La priorité est alors passée aux dépenses que socialistes et communistes aiment à flatter, sans préjudice de leur stérilité ou de leur illégitimité.

    En 1996 la réforme Millon, voulue par Chirac au nom de la vieille lubie gaulliste de "l'armée de métier", portait un nouveau coup aux moyens de défense, et cela a continué sous les gouvernements Jospin, Raffarin, Villepin, Fillon, sous la présidence Sarkozy. On imaginait mal "Pépère" rompant avec cette attitude de déclin. Toute cela rendra de moins en moins possible la moindre participation à aucune opération extérieure, alors même que les dangers s'accumulent et se rapprochent.

    Les Français ne devraient jamais perdre de vue que le choix du renoncement aux moyens de défense c'est la voie la plus sûre qui mène à la servitude.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

     1 cf. "Pour une Libération fiscale".