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France et politique française - Page 4795

  • Opération sauvetage à l’UMP après le rejet du compte de campagne de Nicolas Sarkozy

    PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Les finances de l’UMP sont plus que jamais en péril après le rejet du compte de campagne de Nicolas Sarkozy. Onze millions d’euros. C’est la somme que l’UMP ne récupérera pas suite à la décision du conseil constitutionnel, jeudi dernier, d’invalider le compte de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Considérant que certains déplacements présidentiels avaient en fait servi la campagne de l’ancien président, le conseil a calculé que le plafond de remboursement avait été dépassé de 400 000 €.

    C’est, semble‑t‑il l’UMP qui va hériter de l’addition. Mais les finances du parti, plombées par ses résultats électoraux de 2012 sont déjà dans le rouge. Le parti a déjà plus de cinquante millions d’euros de dettes pour un budget annuel du même ordre de grandeur. La décision du conseil constitutionnel annoncée, le parti s’est donc empressé de lancer un appel aux dons auprès de ses soutiens. Selon Jean-François Copé (photo), président de l’UMP, 1,15 million d’euros auraient été donnés en moins de 48 heures. Soit 10 % de la somme dont l’UMP a besoin pour effacer l’ardoise de la campagne Sarkozy.

    Le parti n’envisage pas de réduire ses effectifs, déjà ramenés de 160 à 92 l’an dernier, ni de vendre son immense siège récemment acquis à crédit. En cela, l’UMP a autant de mal à réduire son propre train de vie que celui de l’Etat lorsqu’elle est au pouvoir.

    Nicolas Sarkozy, a critiqué la décision du conseil constitutionnel

    Dès jeudi soir, l’ancien président a annoncé qu’il ne siégerait plus au sein du conseil. Décision qui lui permet de retrouver sa liberté de parole. Il en a usé dès vendredi sur les réseaux sociaux. Dans un message écrit, il estime que l’invalidation de son compte de campagne “met en péril la formation (l’UMP, donc) qui doit préparer l’alternance tellement nécessaire au socialisme”. Il n’a semble-t-il pas remarqué que pour beaucoup de français les politiques de l’UMP et du PS se ressemblent tellement que c’est devenu bonnet blanc et blanc bonnet, l’UMPS quoi !

    Répliquant à son prédécesseur sans jamais le citer nominativement, François Hollande a indiqué dans un communiqué que « Le conseil constitutionnel devait être respecté, pleinement respecté, entièrement respecté et que personne ne pouvait suspecter, mettre en cause cette institution, sans alors mettre en cause l’ensemble des institutions. » Rien de moins.

    http://fr.novopress.info/

  • Luca Volontè : "Nous sommes sous une attaque mondiale"

    Extrait de l'intervention de Luca Volontè au colloque de l'IDC :

    L"Ces "valeurs non négociables", telles qu'elles sont décrites par la totalité du magistère chrétien, sont les piliers sur lesquels reposent toutes les Déclarations, Conventions et Accords des droits de l'homme qui sont reconnus au niveau international. Par conséquent, promouvoir nos valeurs signifie en même temps promouvoir les droits de l'homme, et vice-versa. Ce point de vue est fondamental, aujourd'hui plus que jamais dans un monde où notre action contre le politiquement correct, et contre les dernières modes, nous rend susceptibles d'être classifiés comme des dangereux "chrétiens", "homophobes" ou "terroristes".

    Tout le monde s'accorde, tous les jours et dans tous les contextes, qu'au lieu de l'étoile de David que jadis les Juifs étaient obligés de porter sous le totalitarisme nazi, les croyants et les non-croyants aujourd'hui sont marqués au fer rouge par des affirmations assommantes et indélébiles.

    Par exemple, en France il y a quelques jours, lundi le 21 juin, à Saint Cyr au Mont d'Or, sur l'ordre du Ministre de l'Intérieur Manuel Valls, tous les fidèles qui quittaient l'église du village ont été soumis à des contrôles d'identité, et le curé emmené au commissariat de police, afin d'empêcher des incidents pendant une cérémonie auquel assistait ce ministre.

    Il convient aussi de rappeler les préjudices dont le pontificat de Benoît XVI a été victime. Le Pape émérite a été soumis, dès le premier jour et jusqu'à la fin de son règne, à une série d'attaques de la part des mass-médias dont l'objectif était d'occulter tout son enseignement et son action.

    Nous sommes donc sous attaque - sous une attaque mondiale parce que nous promouvons les droits de l'homme. Voilà notre problème - mais voilà aussi notre force et notre opportunité !

    [...] Aux nouveaux barbares, effectivement, la Douma a répondu brillamment avec ses lois contre la propagande LGBT, des lois qui protègeront les racines morales du peuple, mais qui empêcheront aussi des dommages futurs, selon le principe de précaution. Merci pour ce beau signe de démocratie ! Comme à l'époque des invasions barbares qui ont déferlées sur Rome, nous sommes aujourd'hui confrontés à des groupes et à des lobbies insatiables. Ceux-ci demandent des droits insatiables qui sont en contradiction avec les droits de l'homme. Ces droits sont insatiables par définition, ils dérivent d'une idéologie claire qui est fondée sur des théories du 20e siècle (de Malthus à l'eugénisme, du constructivisme et du dé-constructivisme au féminisme violent) qui aujourd'hui se résument dans la "théorie du genre" ou dans celles de l'eugénisme et de l'euthanasie.

    Le lobby gay, le lobby pro-avortement et le lobby de l'eugénisme et de l'euthanasie (Marie Stopes) travaillent ensemble. Ensemble ils n'ont qu'un seul but, qui est celui de réduire l'humanité et ses peuples à une nouvelle forme d'esclavage. Promouvoir la famille, la natalité et la stabilité du mariage est une bataille cohérente avec nos valeurs, un défi pour la société naturelle et finalement aussi pour le droit international. C'est une bataille pour réaffirmer l'écologie humaine contre les nouvelles formes d'esclavage.

    Il est évident que celui qui demande et obtient le mariage gay va ensuite demander l'adoption, la PMA et l'abaissement de la majorité sexuelle pour permettre la pédophilie, la polygamie et un système d'éducation qui favorisera l'émergence de nouvelles générations d'homosexuels. [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'été sera chaud

    L'actuel gouvernement qui aime à se qualifier de gauche ne fait nullement consensus – litote pudique dans son propre camp. A titre d'exemple, la réforme à venir concernant les retraites mobilise les acteurs sociaux, hommes ou syndicats. En première ligne et on n'en sera pas surpris, la Cgt, soucieuse de montrer aux salariés français, sa pugnacité.

    Le phénomène est d'ailleurs général puisqu'il n'est pas du tout de l'intérêt des syndicats que de s'aplatir devant un gouvernement, quelle que soit son étiquette. C'est ainsi que même la Cfdt, syndicat modéré et d'une certaine façon allié à l'actuel gouvernement, ne peut laisser passer la réforme sans protester, sous peine de passer aux yeux des Français comme politiquement corrompu. Pour autant, cette structure syndicale progressiste joue sur les deux tableaux puisqu'il se veut l'interlocuteur privilégié du gouvernement, prônant le dialogue et la bienveillance. Soucieuse cependant de montrer, elle aussi, sa volonté de défendre les salariés, elle a par l'intermédiaire de son chef Laurent Berger, fait savoir au chef de l'État, François Hollande, que deux principes mis en cause constitueraient un casus belli: « Le report de l'âge de départ à la retraite » et « Une baisse des pensions ». On sait aussi que la Cfdt fait l'apologie d'une retraite à la carte, les modalités de celles-ci étant choisies par chacun des salariés. Autre différence d'avec la Cgt, la Cfdt officie surtout dans les petites structures d'entreprises, là où la centrale de Montreuil opère dans les grandes entreprises, à commencer par l'Etat.

    Il existe donc une lutte entre Cgt et Cfdt afin d'être la première centrale en France, les deux organisations se situant au coude à coude à hauteur de 26%. Les syndicats, au même titre que la plupart des partis politiques, pratiquent des coups fourrés et glissent des peaux de banane sous les pieds de leurs concurrents. On peut donc prévoir que la Cgt fera tout pour montrer aux salariés la collusion entre la Cfdt et le gouvernement et de la même façon, la Cfdt tentera d'expliquer aux Français la non crédibilité de la Cgt sachant ses revendications par trop extrémistes. Quoiqu'il en soit, les deux centrales syndicales montreront leur opposition à toute forme de réforme par trop poussée du régime des retraites. Le fait est d'autant plus grave pour l'actuel gouvernement que les deux organisations sont de gauche. La critique majeure donc, est issue du propre terroir idéologique de la majorité.

    En pointe de la contestation, la Cgt a déjà indiqué qu'une journée d'action ainsi que quatre meetings se dérouleraient en septembre. Elle a aussi indiqué et prôné l'unité syndicale, se voulant le fer de lance de l'opposition à la réforme du gouvernement. Ce dernier est d'autant plus en danger qu'aussi bien la Fsu que solidaires ont déjà donné leur approbation. Ne reste plus qu'à fixer la date de la manifestation. Au sujet de Force ouvrière, son secrétaire confédéral Yves Veyrier, a fait savoir sa volonté de rentrer en contact avec les autres centrales. Il a aussi fait savoir qu'il s'opposait à l'allongement de l'augmentation de la durée de cotisation alors que justement, et c'est inquiétant pour lui, c'est une des initiatives phares du gouvernement. Même la CFTC et la CFE-CGC, pourtant modérées, semblent désormais prêtes à rentrer dans la danse puisqu'en date du 5 septembre, elles rencontreront les autres syndicats.

    Le mois de septembre sera donc particulièrement important puisque c'est celui où on pourra tester le rapport réel entre acteurs sociaux de gauche et gouvernement de même orientation. Le plus souvent, les syndicats ne se mobilisent vraiment que lorsqu'ils sont confrontés à un gouvernement de droite. Rien n'indique que cela va durer....

    Alain Rebours http://www.voxnr.com

  • Ramadan, islam, roms…: raccourcis imbéciles et réalité

    Les ténors de l’UMP se réjouissent officiellement du succès ( ?) de la souscription lancée pour éponger l’ardoise de 11 millions d’euros laissée au parti par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle. Ses déplacements fantasques avaient entrainé la confusion entre son statut de chef de l’Etat et celui de candidat –quel amateurisme ! Une confusion des genres à l’origine de l’invalidation de ses comptes de campagne par un Conseil constitutionnel au sein duquel les « sages » ayant des sympathies pour la droite libérale sont pourtant majoritaires. Bref, nul complot ici contre la démocratie comme le sérine l’UMP. Autre bonne nouvelle pour les amis de MM. Sarkozy, Fillon, Copé et NKM, Pierre Bédier, ancien secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la justice, ex-président du conseil général des Yvelines, a retrouvé lundi son siège de conseiller général des Yvelines. Lors de cette cantonale partielle de la très multiculturelle Mantes-la-Jolie, il a été réélu facilement face à la socialiste Rama Sall. La très forte abstention (plus de 71% au premier tour) n’avait pas permis au candidat Front National (11,6% des voix) de se maintenir. M. Bédier avait perdu son siège après sa condamnation en mai 2009 à 18 mois de prison avec sursis, assortie d’une peine d’inéligibilité, pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux. Mais à l’UMP cela ne pose pas de problème et M. Bédier a donc été réinvesti…
    Autre sujet de satisfaction ( ?), le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a enfin obtenu que SOS racisme et le MRAP portent plainte contre lui afin d’asseoir se crédibilité dans le cadre des municipales de 2014. L’association Défense de la culture tsigane présidé par Louis de Gouyon Matignon, a fait part elle aussi de son intention de porter plainte à l’instar de l’association France Liberté Voyage.

    Dimanche, lors du Grand Rendez-vous Europe 1 – Aujourd’hui en France – le Parisien – iTélé, M. Estrosi avait promis de «mater» les gens du voyage dans sa ville, taxant de «délinquants» ceux qui s’installent «par effraction» sur des terrains non aménagés, et proposé de fournir à tous les maires de France son «mode d’emploi» pour les combattre. L’ancien ministre UMP a également déclaré qu’islam et démocratie n’étaient «absolument pas» compatibles.

    SOS Racisme et le MRAP ont par ailleurs annoncé qu’ils déposaient également plainte contre Jean-Marie Le Pen, qui avait évoqué lors de son récent déplacement à Nice la présence « urticante et odorante » des Roms. Nomades allogènes que le président d’honneur du FN ne confond pas, lui, avec les 450 000 gens du voyage qui sont Français depuis des siècles et accessoirement très majoritairement des citoyens honnêtes.

    UMP qui se lâche puisque un autre de ses élus, Laurent Burgoa, adjoint au maire de Nîmes en charge de la politique de la ville et aux centres sociaux, a posté jeudi sur un réseau social une photo d’une publicité de l’enseigne de grande distribution Carrefour pour le ramadan, avec ce commentaire : Spécial Ramadam (sic) de Carrefour. Notre République est-elle toujours laïque ? Tout fout le camp !!! .

    Abdallah Zekri, président de l’observatoire des actes islamophobes au Conseil français du culte musulman (CFCM), a manifesté son indignation : « plus on approche des élections municipales, plus le parti (l’UMP, NDLR) va encore flirter avec le Front National. je préfère dans ce cas-là que le FN remporte les élections municipales à Nîmes, car au moins je sais qui je dois combattre ».

    M. Burgoa a expliqué pour sa défense que ce qui l’avait « interpellé dans cette publicité, c’est qu’une enseigne commerciale utilise un moment religieux à des fins commerciales ». « Je pense que n’importe quelle religion n’a pas à intervenir dans la société ». La mise sur le même plan de l’Islam et de la religion catholique étant censée pour cet élu de l’UMP être un gage de modération, à défaut d’être un signe d’intelligence…

    M. Estrosi et l’UMP ont pu compter sur la grosse caisse socialiste pour donner la résonnance voulue aux propos incriminés. Le sénateur et porte-parole du PS David Assouline, a affirmé que «tout, dans la diatribe de M. Estrosi, sent mauvais (…). . L’extrême droite ne peut pas faire beaucoup mieux». Le député de Seine-et-Marne et autre porte-parole du PS, Eduardo Rihan Cypel, a estimé que «M. Estrosi appelle carrément à des pogroms».

    Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a appelé à ne « pas courir après les propos nauséabonds de Le Pen la semaine dernière ». Le député socialiste de l’Essonne, Jérôme Guedj, estime que le député-maire de Nice «est dans une volonté détestable, délétère, à la mode sarkozyste, d’opposer les Français les uns aux autres (…). On ne gagnera pas à rejeter des concitoyens européens». Concitoyens Roms que M. Guedj n’en doutons pas, accueillerait avec le plaisir que l’on imagine au coin de sa rue ou dans son jardin, non?

    François Lamy, ministre délégué à la Ville, a déploré que M. Estrosi « critique le président de la République qui affirme que l’islam est totalement compatible avec la démocratie». «Il s’attaque à des millions de croyants de la deuxième religion de France qui n’aspirent qu’à une chose : vivre leur religion dans le cadre des valeurs de a République. Et ça c’est grave!»,

    Ce qui est grave c’est la duplicité d’une UMP illustrée par le parcours même de Christian Estrosi. Ex calamiteux ministre de l’Industrie de Nicolas Sarkozy, M. Estrosi s’était fait connaître aux Français en janvier 2008, il était alors secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, pour avoir loué aux frais des contribuables à la société Dassault un jet privé pour se rendre à Washington (coût de la facture 138 000 euros), plutôt que d’utiliser un vol régulier Air France.

    En mars 1998, M. Estrosi plaidait pour une alliance entre le RPR et le FN en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il était pourtant l’année dernière, comme François Fillon, Dominique Paillé, Bernard Accoyer, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Alain Juppé…, au nombre des opposants à la stratégie de «droite décomplexée », de « frontisation » (apparente) de l’UMP , de dénonciation des dangers d’un « multiculturalisme » mal maîtrisé.

    En septembre 2011, le maire de Nice avait d’ailleurs organisé un rassemblement anti-FN à l’occasion des Journées d’été de Marine Le Pen qui se tenaient dans cette ville. Une municipalité a rappelé Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du FN et candidate dans la cinquième ville de France, dans laquelle M. Estrosi a «cautionné une politique de préférence étrangère particulièrement en matière de logements sociaux ».

    A dire vrai, la girouette Estrosi qui tente de capter le vent du très droitier électorat niçois, qui dénonce aujourd’hui le communautarisme mais l’exalte quand il estime qu’il peut lui profiter –on se souvient de sa déclaration ahurissante sur Nicolas Sarkozy désigné par lui comme « le candidat naturel des juifs »- se livre au même petit jeu que M. Copé à plus grande échelle avec son pain au chocolat.

    La réalité affirme Bruno Gollnisch, c’est que de 2002 à 2012, avec Sarkozy au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée, ce sont 200 000 immigrés légaux, principalement en provenance du Maghreb, d’Afrique noire, de Turquie, d’Asie, du sous-continent indien, qui sont entrés officiellement chaque année sur notre territoire national.

    La réalité c’est que ce sont les élus de l’UMP comme ceux du PS qui ont voté pour l’élargissement de l’Europe et l ’ouverture des frontières qui permettront, encore plus à partir de janvier 2014, aux Roms de venir s’installer plus nombreux en France.

    Les formules à l’emporte-pièce, les raccourcis imbéciles, les approximations, les poses de Matamore ne peuvent occulter ces vérités là. Le Front National ne manquera pas de les marteler.

    http://www.gollnisch.com

  • Le fiscaliste Moscovici n'a donc rien compris

    130708On nous présente trop souvent ce personnage comme le moins délirant du gouvernement. Il communique en général assez peu, ou fort mollement. Cela nous fait des vacances, si on le compare au matamore laïciste du ministère de l'Intérieur.

    Reprises dans toute la presse, les déclarations du principal locataire de Bercy peuvent donc servir d'avertissement à tous ceux qui espèrent encore un ralliement du pouvoir à de vagues "réformes", concertées avec les syndicats les plus artificiels du monde, et soumises par conséquent au bon vouloir de la CGT.

    Elles sont interprétées de manière plus ou moins consensuelle par Libération dont les lecteurs ne perçoivent pas exactement les choses de la même manière que ceux du Figaro. Si l'on s’en tient aux termes exacts, voilà ce qu'a déclaré le bon Mosco :

    "En 2014, nous limiterons la hausse des prélèvements obligatoires à 0,3 % du PIB (environ 6 milliards d'euros, précise le journal) et je souhaite que ce soit la dernière année où ils augmenteront". (1)⇓

    Il est clairement avoué par conséquent que le budget 2014, dont le projet sera présenté à l'automne, comprendra des alourdissements de la fiscalité. Rien n'est promis, et rien ne sera donc tenu si ce gouvernement se maintient, pour les années suivantes.

    Toutes les autres interprétations relèvent de la bouillie pour les chats.

    Il nous semble plus révélateur de remarquer la logique du ministre, relativement à la suite des événements.

    "Nos politiques, dit-il, dépendent d'un paramètre, sur lequel nous agissons mais que parfois nous subissons aussi : la croissance"

    Comme certains princes de l'ancien régime, le prétendu ministre de l'Économie raisonne en prédateur. Il prendra ce qui lui convient, au nom de l'État, du sultan, de la sultane et, bien sûr, de l'intérêt public, indépendamment du niveau de la prospérité. Au moins, les économies archaïques pouvaient se limiter à l'observation des récoltes, elles-mêmes soumises aux aléas climatiques.

    Aujourd'hui la première leçon à donner à l'élève Mosco et à ses conseillers-cadors de Bercy se résume ainsi : ce n'est pas la baisse des prélèvements qui dépend de la croissance, mais au contraire le développement de l'activité qui suppose de moindres contraintes. La première urgence n'est donc pas d'assurer les recettes délabrées de notre État décadent, pourri et envahissant, mais de procéder à une vraie libération fiscale. (2)⇓

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    Entretien pour "Aujourd'hui Le Parisien" en date du 8 juin, largement diffusé sur AFP dès le 7 juin. ⇑
    cf. mon petit livre sur "Pour une Libération fiscale"

  • Combien sommes-nous ? Par Alain de Montere

    Comment ?... mais comment pouvons-nous encore, en cette aube grise du vingt-et-unième siècle, supporter toujours - il est vrai de plus en plus mal - cette méprisable frange de la société qui, se dénommant « POLITIQUE », s'arroge par le système du trucage électoral le droit prétendu de nous gouverner. Quel droit ?
    Moi, féodaliste, dont la vénérable Maison, à l’égale de celle de Montmorency, a fait la France, je dénonce ce prétendu droit!
    Moi, monarchiste légitimiste, dont la Maison a fait la Fance, je dénonce ce prétendu droit!
    Moi, monarchiste Orléaniste, dont la Maison a fait la France, je dénonce ce prétendu droit !
    Moi, Bonapartiste, dont la Maison a fait la France, je dénonce ce prétendu droit !
    Moi, aristocrate étranger, dont la Maison a fait l'Europe, venu en France parce qu'attiré par ses lumières (pas celles des hallogènes attirant les allogènes comme des phalènes), et qui ai servi dans l'armée nationale de conscription, je dénonce ce prétendu droit!
    Moi, l'Anar, qui ne reconnaît aucun système de gouvernement, surtout pas la démocratie qui est la forme la plus pernicieuse de prostitution politique, je dénonce ce prétendu droit !
    Moi, le pauvre con qui paie, paie, paie et repaie l'impôt toujours plus inéquitable, (parce qu'un Franc chez Bergé et un Franc chez moi ce n'est pas vraiment la même chose), je dénonce ce prétendu droit !
    Moi, autre pauvre con, que l'on va bientôt contraindre à boufffer halal parce les POLITIQUES trouvent quelque(s) avantage(s) personnel(s) ou sont trop lâches pour s'opposer aux envahisseurs qui lèvent leur cul pour en adorer leur innommable divinité, je dénonce ce prétendu droit !
    Moi, le travailleur immigré européen d'hier (pas le rouge venu foutre le bordel, pas le profiteur des alocs et du travail au noir...) qui ai sué sang et eau pour me faire une place dans cette France qu'une Taubira appelle "Hexagone", je dénonce ce prétendu droit !
    Moi le Hmong, moi le Harki, qui nous sommes battus pour la France, et que les POLITIQUES ont méprisés, nous dénonçons ce prétendu droit !
    Moi...
    Oh ! non pas le rouge héritier d'un détraqué comme Robespierre; d'un opportuniste comme Danton; d'un illuminé pédéraste comme Saint-Just; d'un taré comme Marat; d'assassins comme Fouquier, Collot-Herbois, Billaud-Varennes... Non! Parce-que c'est justement lui et ses semblables qui sont aujourd'hui au pouvoir en France, comme hier à la Convention.
    Combien de centaine de milliers, de millions parmi vous dont le QI est nettement supérieur au bigleux de l'Élysée ? J'écarte comme ne pouvant entrer en lice un Ayrault, une Duflot ou une Taubira..., nullités avérées qui pointeront demain au chômage, telle une Voynet après son improbable parenthèse ministérielle - comme quoi ces gens sont sans pudeur!. Combien parmi vous, docteurs, agrégés, chercheurs et penseurs (nous oublierons bien évidemment le Lévy de service qui s'auto-proclame LE philosophe du siècle... mais lequel?), que le POLITIQUE méprise et ne caresse dans le sens du poil que lorsque nécessité oblige ?
    Combien parmi vous, obscurs, qui ont purement et simplement deux sous de jugeote ?
    Combien... ?
    Combien sommes-nous enfin pour dire qu'il y en a MARRE, et dénoncer ce prétendu droit de gouverner de ce gouvernement d'insufférables (1) fantoches parvenus ?
    Batho ? Un cas homonyme submersible, qui n'intéresserait personne, si une fois de plus Ayrault ne témoignait de sa vénalité et le Bigleux de sa lâcheté. Batho, facile: c'est une meuf, sans trop de charisme, pas vraiment de danger.
    Montebourg, là, y a un os: c'est une grande gueule... Et s'il lui prenait l'envie de me la casser ?
    Marine ? tel père telle fille. On a eu le premier sur un mot "malheureux", on aura la seconde sur une forfaiture en déviant la sémantique... européano-judaïco-socialo-germano...
    Tapie ? bah !...
    Quel (le) sera le(la) suivant(e) ?
    Pendant ce temps les POLITIQUES continuent d'engraisser sur notre compte. Et certains naïfs ont pu une seconde envisager que la Duflot démissionnerait pour soutenir sa collègue. D'abord, entre meufs, pas de solidarité qui tienne; cette connerie, c'est bon pour certains mecs à l'esprit attardé ! Songez à la différence de montant entre les virements sur le compte bancaire de l'intéressée avant et après sa nomination de ministre !
    Comme il faut bien savoir terminer, je vais le faire, mais non sans une pensée pour l'armée égyptienne, et l'immense regret que la nôtre ne soit plus foutue de mettre en ligne des généraux, voire des colonels qui en aient dans la culotte et le prouvent pour l'amour de leur Patrie !
    http://www.francepresseinfos.com/
    Note
    (1) Le mot « insufférable » signifie insupportable, insoutenable. Il s'agit d'un terme ancien, vieilli, peut-être vaguement dialectal (Sud-Ouest de la France). Il est en effet fréquemment utilisé par Robert MERLE dans sa suite romanesque « Fortune de France », qui présente la particularité de "reconstituer" le langage d'un gentilhomme périgourdin du XVIe siècle.

  • NSA, Snowden, Assange…: cette « lâcheté visqueuse » de l’UE

    Explication de vote de Bruno Gollnisch ayant trait à  la  résolution sur le programme de surveillance de la NSA (4 juillet 2013)

     J’entends mes collègues, M. Hanan, M. Tannock et d’autres, dire que tout cela n’est pas très grave parce que tous les pays, finalement, s’espionnent les uns les autres. Oui mes chers collègues. Mais le problème, c’est que tous les pays résistent.

    Si cela se passait sur le territoire américain, quand cela se passe sur le territoire russe, nous avons une réaction sérieuse de la part des Russes et des Américains. Nous n‘avons pas cette espèce de lâcheté visqueuse que nous rencontrons aujourd’hui de la part des européens.

     L’attitude, hier, du gouvernement du Portugal, de l’Italie et de la France est véritablement déshonorante. Ce Parlement, qui ne cesse de parler d’asile politique devrait évidemment en priorité l’accorder à Julian Assange et à Edward Snowden qui ont été dans cette affaire nos utiles informateurs.

    Au lieu de cela, l’un est pratiquement reclus prisonnier, sous une menace d’extradition absurde, dans l’ambassade de l’Equateur à Londres. L’autre est toujours en transit à Moscou.

    Véritablement, les gouvernements européens, par leur faiblesse, par leur lâcheté, et ce Parlement aussi, se sont déshonorés dans cette affaire.

    http://www.gollnisch.com

  • La GPA au menu du Parlement européen

    Lu sur Le Figaro :

    "Quelles suites l'étude commandée par le Parlement européen sur la gestation pour autrui (GPA) va-t-elle avoir? Sollicités par la commission des Affaires juridiques, une quinzaine d'experts français et étrangers ont dressé un état des lieux, dans les différents pays européens, de cette pratique «en plein essor». Leur travail sera présenté lundi après-midi aux députés européens.

    Huit pays sur les 28 que compte l'Union européenne autorisent ou tolèrent le recours à des mères porteuses. [...]"

    Comme d'habitude, le début d'une légalisation se fait en faisant pleurer dans les chaumières, technique reprise par l'Association des familles homoparentales :

    «Ce rapport indique qu'un large consensus des pays européens a pointé la nécessité d'accorder aux enfants nés par GPA une filiation reconnue dans le pays de résidence de la famille d'intention, ainsi qu'un statut civil. Nous réclamons le respect des traités européens, de la Convention internationale des droits de l'enfant pour que ces enfants puissent obtenir la transcription en droit français de leur acte de naissance étranger.»

    On commence par reconnaître cet état de fait, en attendant le jour où ils demanderont l'égalité pour tous... L'Association des juristes pour l'enfance, qui a déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre la circulaire du ministre de la Justice demandant aux tribunaux de ne plus refuser la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants nés de mères porteuses à l'étranger, explique :

    «Il s'agit d'un ordre aux officiers d'état civil de violer la loi ! Alors que des individus violent délibérément l'ordre public français, il est à craindre que des régularisations massives soient une forme d'encouragement à une possible législation. Les décisions à venir auront donc toute leur importance.»

    L'avocat Geoffroy de Vries s'inquiète de l'effet politique de cette étude présentée devant le Parlement européen :

    «La GPA ne fait pas partie du cœur de compétence du Parlement européen. Cependant, il pourrait à terme se saisir de la question, parce qu'est concerné le principe communautaire de la libre circulation des personnes (à savoir les enfants issus de GPA): il pourrait alors tenter de légiférer pour protéger l'intérêt supérieur de l'enfant, notamment en cas de déplacement de ces familles. Si la France est opposée à la GPA, comme l'a signifié François Hollande, il faut aller au bout de la logique. Et prévoir une convention internationale interdisant la GPA, à l'instar de la Convention d'Oviedo du 4 avril 1997, qui a interdit le clonage humain.»

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Plus de 100 000 euros la soirée du ramadan à la mairie de Paris

    Wallerand de Saint-Just, candidat du Front National à la mairie de Paris, écrit au maire de Paris :

    W"Cette année encore, les parisiennes et les parisiens vont être appelés à dépenser plus de cent mille euros pour financer la soirée que vous organisez le 17 juillet dans les salons de l’hôtel de ville à l’occasion du Ramadan.

    Ne soyez pas hypocrite, s’il vous plaît, il s’agit bien pour la Mairie de Paris de favoriser une fête religieuse particulière. Vous voulez favoriser l’islam avec l’argent des contribuables parisiens alors qu’à plusieurs reprises, depuis vous êtes maire, vous avez spécialement désavantagé la religion catholique. Le PS organise depuis déjà de nombreuses années et en toute connaissance de cause la montée du communautarisme dans notre pays, aggravant sciemment et pour de mesquines visées électoralistes l’état du tissu social français. Mais voir un maire de Paris, au su et vu de tout le monde, oser organiser une « soirée à l’occasion du Ramadan » dans les salons de l’Hôtel de Ville relève de la pure indécence et a de quoi laisser songeur.

    Il vous est interdit, Monsieur le maire, d’utiliser l’argent des contribuables parisiens pour une telle manifestation sectaire qui viole ouvertement les règles de la laïcité française. Le préfet de Paris, l’année dernière, vous l’a rappelé. Toutefois, piteusement, il n’a pas été plus loin. Je vous demande donc d’annuler cette de réception du 17 juillet 2013.

    En tout état de cause, dans le cadre du budget pour l’année 2014, la décision du conseil municipal accordant des crédits pour cette manifestation, sera déférée pour annulation au tribunal administratif."

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  • Le tyran est celui qui gouverne contre la raison

    Extraits d'une réflexion de Michel De Jaeghere aux veilleurs :

    "Je précise que mon propos ne vise pas ici ceux qui se trouveraient contraints, malgré eux, à céder à la nécessité ; à faire appliquer cette loi sous la menace de sanctions pénales : la résistance est toujours affaire de conscience, d’appréciation individuelle des risques et des conséquences. Ceux qui ne sont pas exposés à ces risques n’ont pas qualité pour donner des conseils à ceux qui sont en première ligne.

    Ceux que je voudrais contredire, et pourquoi pas, convaincre, vous en connaissez certainement ; ce sont tous ceux qui contestent désormais le principe même de votre résistance, sous prétexte que la loi a été adoptée par le Parlement, et qu’elle l’a été, somme toute, démocratiquement. Je vais essayer de le faire en faisant un grand détour : un détour par l’Histoire. Je voudrais en effet essayer avec vous de remonter aux sources. Aux sources de la loi. 

    Qu’est ce qu’une loi ?
    Peut-on lui opposer sa conscience, quand on a contre soi la légalité de son adoption, le consentement, dit-on, de la majorité de la population. Peut-on, doit-on, résister à ce que François Mitterrand a appelé autrefois « la force injuste de la loi » ? J’essaierai de répondre en évoquant la naissance de la loi, là où elle est apparue, en Grèce, en m’aidant, notamment, des travaux de Jacqueline de Romilly. [...]

    Comme le proclamera Eschyle, ce qui différenciait les Grecs des peuples barbares c’est qu’ils n’étaient « esclaves ni sujets de personne ». Qu’ils étaient des hommes libres. Être un homme libre, à leurs yeux, c’était n’être soumis qu’à une seule souveraineté : la souveraineté de la loi. Cette différence entre grecs et barbares allait être cristallisée, au Ve siècle avant J.-C. par l’expérience des guerres médiques, ces guerres qui allaient voir les troupes innombrables de l’empire perse déferler sur la Grèce, et finalement échouer à Marathon, aux Thermopyles, à Salamine et à Platées. [...]

    « Ils ne sont esclaves ni sujets de personne. » Cette opposition est le sujet même du livre que compose alors, pour raconter ces guerres médiques, celui qui est considéré comme le père de l’Histoire : Hérodote. Hérodote y met en scène un étrange dialogue entre Xerxès, le roi des Perses, et un roi de Sparte exilé à sa cour, Démarate. Dialogue au cours duquel le spartiate aurait prévenu le conquérant, à la veille de l’expédition, que son entreprise était vouée à l’échec parce que les troupes perses étaient formées d’esclaves qui marchaient sous le fouet et qu’elles allaient trouver devant elles des hommes libres, éduqués dans l’obéissance aux lois.

    Dialogue imaginaire, et sans doute inspiré a posteriori par l’attitude des Spartiates à la bataille des Thermopyles. Texte fondamental parce qu’il illustre la ligne de partage que tracent désormais les Grecs entre civilisation et barbarie. Ici, des hommes soumis à la crainte d’un maître. Là des hommes laissés libres d’agir, mais qui se révèlent supérieurs parce que leur liberté s’accomplit dans l’obéissance aux lois.

    « Ils ne sont esclaves ni sujets de personne. » Xerxès n’incarne pas le despotisme parce qu’il est un monarque (la royauté subsiste en Grèce, notamment en Macédoine), mais parce qu’il prend des décisions selon son caprice, parce qu’il n’a pas d’autre loi que ses désirs. Les Grecs ne représentent pas la liberté parce qu’ils vivent sous des régimes démocratiques (beaucoup de leurs cités ne le sont pas, à commencer par Sparte) mais parce qu’ils obéissent aux lois.

    Dans une scène saisissante, Hérodote montre le roi des Perses étouffé de colère, parce qu’une tempête a détruit le pont de bateaux qu’il a fait construire sur l’Hellespont, notre détroit des Dardanelles. Il prend alors une décision inouïe : il fait fouetter la mer qui s’est ainsi rebellée contre lui. Le despote, le tyran, pour le Grec, c’est celui qui gouverne contre la raison, le Logos. L’homme libre, c’est celui qui n’est pas soumis à l’arbitraire, au caprice, parce qu’il connaît ses devoirs et ses droits, parce que ceux-ci sont fixés par la loi. Le gouvernement légitime, c’est celui qui s’exerce conformément aux lois. [...]

    J’ai parlé il y a un instant de la revendication des peuples en faveur de lois écrites. Mais les Grecs reconnaissaient, en réalité, l’autorité de deux sortes de lois : d’une part celles qui ressortissaient du comportement, de la morale et qui étaient restées non écrites ; d’autre part celles qui réglaient le fonctionnement des institutions, la propriété, la justice, et dont ils avaient exigé l’écriture pour échapper à l’arbitraire des grands.

    Les lois non-écrites, ce sont celles qu’invoque Antigone, l’héroïne de Sophocle, lorsque Créon prétend lui interdire d’ensevelir son frère. La légalité du pouvoir de Créon n’est pas mise en cause. Il est le roi légitime de Thèbes. Son décret n’en a pas plus de valeur pour autant parce qu’il n’est pas conforme aux lois non-écrites que les dieux ont inscrites dans le cœur de l’homme. Antigone n’est pas une anarchiste. Elle obéit à un ordre supérieur, elle obéit à d’autres lois : « Aux lois non-écrites, inébranlables, des dieux, dit-elle. Elles ne datent, celles-là, ni d’aujourd’hui, ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fut, m’exposer à leur vengeance chez les dieux. »

    Ces lois non-écrites, ce sont toutes celles qui commandent la vie morale de l’homme. Elles ressemblent étrangement, nous dit Jacqueline de Romilly, au Décalogue. Elles obligent à la loyauté, à la reconnaissance, à la fidélité en amitié. Elles commandent le respect des dieux, la sépulture des morts, la piété filiale, l’inviolabilité des hôtes. Elles interdissent de trahir sa patrie, de déserter au combat, de s’emparer d’un criminel réfugié dans un temple, de s’en prendre à un ambassadeur, de violer un serment, d’agir contrairement à un traité, de tuer un combattant qui se rend. Elles interdisent évidemment de former une famille autrement qu’avec un homme et une femme. Elles n’ont jamais la forme d’un droit. [...]

    Divines, ces lois sont, par-là même, éternelles et universelles. Elles s’imposent aux individus comme aux institutions. Elles sont sanctionnées par une réprobation, une honte universelle, par les châtiments que ne manquent pas d’infliger les dieux à ceux qui y contreviennent. [...] À côté, en dessous des lois non écrites, se trouvent les lois écrites. Ce sont les règles qui fixent les droits et les devoirs de chacun, déterminent le fonctionnement des institutions. Elles ont commencé, elles aussi par être non-écrites (tout simplement parce que l’écriture avait disparu). On a vu que leur transcription avait été une revendication du peuple contre les aristocrates et les rois, pour échapper à leur arbitraire. Qu’elles furent l’œuvre des législateurs comme Lycurgue ou Solon. Mais la façon même de procéder de ces législateurs est éclairante. Pour rédiger les lois, ils ne recueillent pas, en effet, le sentiment de l’opinion. Ils ne demandent pas ce qu’elle veut à la population. Ils ne font pas de sondages. Ils s’entourent de juristes, de savants, dont le rôle est de recueillir la tradition des ancêtres et d’en faire la retranscription. Ils n’inventent pas les lois, ils se contentent de mettre en forme celles que leur a léguées une tradition immémoriale. Derrière les usages, les coutumes, les habitudes séculaires, les Grecs croient en effet pouvoir discerner un nomos divin : un ordre naturel du monde dont tout l’effort du législateur sera de tenter de reproduire les contours. [...]

    Vous voyez qu’on est là aux antipodes de l’idée que la loi soit l’expression d’une volonté humaine, serait-elle « la volonté générale » chère à Jean-Jacques Rousseau et à notre déclaration des droits de l’Homme. Qu’elle doive refléter l’évolution des mœurs ou l’état de l’opinion. Ériger « en loi ses caprices », c’est, au contraire, aux yeux des anciens grecs la marque même de la tyrannie. [...]

    Qu’est-ce qu’une loi ? Une loi est certes un commandement de l’autorité légitime, mais elle n’est pas seulement cela. C’est un commandement qui vise au bien commun sans heurter les lois non-écrites qui sont inscrites dans le cœur de l’homme, non plus que l’ordre naturel du monde, tel qu’il est connaissable par l’exercice de la Raison. Tel est l’enseignement de la Grèce antique, dont notre civilisation est le prolongement. La loi qu’on vous oppose n’apparaît, à cette lumière, que comme un simulacre. Elle a pu être régulièrement adoptée par les institutions compétentes. Elle ne mérite pourtant pas le nom de loi :
    - parce qu’elle n’est pas conforme aux lois non écrites qui sont dans le cœur de l’homme,
    - parce qu’elle est étrangère à nos traditions ancestrales,
    - parce qu’elle n’est pas conforme à la nature humaine, à l’ordre naturel du monde, à la raison.

    [...] Héritière de la pensée classique, l’Église s’est inscrite dans ce sillage. Elle l’a proclamé par la bouche de saint Thomas d’Aquin : « Toute loi portée par les hommes n’a raison de loi que dans la mesure où elle découle de la loi naturelle. Si elle dévie en quelque point de la loi naturelle, ce n’est plus alors une loi, mais une corruption de la loi. » Jean-Paul II renchérit en parlant, sur le même sujet d’une « tragique apparence de loi » à laquelle toute conscience éclairée se doit de faire objection.

    S’opposer à la loi Taubira était un devoir. Exiger son abrogation en est un autre. L’une et l’autre attitude relèvent en effet de la véritable obéissance aux lois : aux lois non écrites qui sont inscrites dans le cœur de l’homme, à la loi naturelle et à l’ordre du monde, tels qu’ils sont connaissables par la droite raison. C’est en restant fidèle à ces lois, comme vous le faites ici ce soir, que vous continuerez à n’être esclaves ni sujets de personne, que vous continuerez d’être libres."

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