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France et politique française - Page 4799

  • La pêche ou les paysans de la mer :

     

    Comment ne pas voir une volonté de destruction de la pêcherie Française lorsque l’on voit l’abandon des iles des Minquier-Ecrehous aux anglais en 1953…L’Intérêt géopolitique semble avoir été oublié !!! Alors que cette zone alimentait quelques 600 familles entre Cherbourg et Pimpol…Comment ne pas comprendre le désespoir du capitaine de pêche, voyant sa cargaison de poisson partir à 3,50 euros le kilo et revendu à l’étal autour de 15 euros…
    Pour les Marins-pêcheurs, paysans de la mer, où chaque sortie demeure une aventure pouvant être mortelle, il faut aller plus loin, toujours plus loin, pour trouver de quoi gagner son pain. Comment tolérer que la pêche Française soit soumise aux diktats européens ?
    Comment continuer d’accepter que les produits de la mer Français soient concurrencés sur les étals par des produits pêchés je ne sais où ?
    Comment accepter, que dans l’indifférence générale, des usines flottantes, venues d’Asie, raclent imperturbablement les fonds marins, pillant et détruisant toute la faune avec les conséquences catastrophiques qui en découlent ?
    Comment accepter le désespoir de ces hommes qui affrontent la mort pour gagner leur vie, regarder diminuer leur salaire d’un tiers depuis quelques temps…
    Comment accepter qu’au large des côtes d’Afrique, des pêcheurs coupent les ailerons des requins vivants et les rejettent à la mer pour le plus grand profit culinaire des asiatiques ?

    Quand cela cessera-t-il ?

    Alors que la République ferme l’histoire en devenant la fossoyeuse des spécificités Françaises. Après une décentralisation d’opérette, les métiers deviendront des attractions touristiques dans une France devenue un immense Disneyland… Aujourd’hui, on interdit la pêche au Cabillaud, demain un autre…
    On condamne le saumon sauvage, résistant difficilement à l’injection de saumons d’élevages…
    Comme pour l’agriculture, dont on arrache des vignes et demain on tue les vaches… Tout cela, sous le contrôle de la police et des agents du fisc avides de subsides pour engraisser les politiques qui nous gouvernent ou plutôt qui nous exploitent...

    http://www.actionroyaliste.com

  • Pour une politique d'autonomie :

    Nous n'avons pas à définir les institutions illusoires ou virtuelles qu'un prince définirait lui-même lors de l'instauration monarchique salutaire, suivant la situation du moment. Nous exprimerons quelques souhaits quand à certains domaines de notre vie citoyenne. Le mot employé qui caractériserait le mieux la démophilie royale, inspiré de l'histoire est : autonomie...

    Nous sommes conscients que le productivisme est destructeur et qu'il génère inlassablement l'esclavage des peuples par l'arbitraire de la soumission professionnel, des délocalisations et la détention des moyens de production.  L'heure est au retour de la tradition, par l'observation écologique des lois de la vie, question de survie pour l'espèce humaine dans la gestion de l'environnement. La nature doit être sauvegardée, que ce soit le monde animal ou végétal. Notre nourriture, première médecine pour notre santé doit être débarrassé du parasitivisme chimique qui nous pollue, pour le plus grand profit des multinationales qui, au passage détruisent les abeilles et tuent la terre, comme notre alimentation qui en découle.

    Autonomie dans le travail, par la saine organisation libre des professions et corps de métier, débarrassés de la pression politique partisane qui manipule les syndicats, pour le plus grand profit de la finance internationale. Les impératifs écologiques exigent un changement d'orientation dans la gestion de l'économie. Ce nouveau concept remet au goût du jour la doctrine traditionnelle d'hommes comme La Tour du Pin. Cette pensée, défendue par les royalistes, disant que l'économie est au service de l'homme et non l'inverse. Ainsi donc, il est important de repositionner la dimension humaniste de notre société. Débarrassons l'économie du productivisme pour sauver nos vies et celles qui suivrons. Redynamisons l'agriculture pour le plus grand profit de notre santé et des riches paysages de  notre belle France. Redonnons aux agriculteurs l'autonomie de leur profession, débarrassé des dictas européens. Empêchons les produits étrangers à bon marché d'inonder notre pays par des barrières fiscales protectrices. Libérons le travail en France de la dictature fiscale. Empêchons les délocalisations qui mettent à la rue des familles entières et exporte notre savoir faire ailleurs, transformant notre pays en Disneyland pour riches. Encourageons et développons l'agriculture biologique.

    Autonomie pour les familles, en redonnant la dimension citoyenne de la participation directe dans la vie de tous les jours, famille, commune, métiers...Décider de tous ce qui se passe près de chez soi, sans passer par une bureaucratie centralisée, comme certains cantons suisses d'ailleurs. Libérons la femme du carcan féministe qui l'oblige à quitter son foyer pour "singer" l'homme par le travail obligatoire et laissons-lui le choix. C'est cela la libération des femmes, le choix, celui d'aller travailler ou non, d'élever ses enfants si elle le désire mais avec en plus le droit à un salaire maternel et une retraite, la voilà la révolution essentielle. Permettre aux femmes qui désirent travailler ou continuer à faire des études, d'obtenir un aménagement d'horaire, 80, 60,40 %, etc...
    L'obtention de logements prioritaires pour les grandes familles avec des parents âgées et non construire systématiquement des logements ne permettant pas d'y être en famille nombreuse. C'est cela la solution des retraites pour demain... 
    Développer les aides pour mères seules, bref retisser les liens de vie communautaires que l'individualisme détruit. Développer l'adoption et se pencher sur la misère morale, vivier de nombreux suicides dans notre pays et offrir d'autres horizons qu'un monde gris de chômage et de virtuel à la jeunesse. Il faut savoir offrir de l'aventure et développer l'apprentissage à une jeunesse éprise d'idéal. Il y a des arbres à planter pour empêcher le désert d'avancer. C'est aussi une révolution intérieure que de résister à l'emprise médiatique des émissions abrutissantes.

    Autonomie dans les provinces par la libération nationale d'abord, c'est à dire du roi instauré. La monarchie ne craint pas l'autonomie et la diversité régionale, l'histoire le prouve. Les rois acquirent les provinces et l'unité du royaume, essentiellement par un grand esprit d'ouverture, assurant à chacun l'autogestion. Le roi en ses conseils et le peuple en ses états ou le roi des républiques. Ce que l'historien Funk Brentano résumait en disant que la France était hérissée de libertés...
    Chaque région doit retrouver, une participation populaire dans ses traditions, économies locales et particularités. C'est une question de survie identitaire face aux dangers du mondialisme. Doit-on accepter en Provence des santons fabriqués à Taiwan ?

    Autonomie dans la francophonie, par l'aide aux pays du tiers monde francophones qui attendent un geste de notre pays. Nous possédons la science et la technique pour envoyer des techniciens capables d'aider à construire, tant des puits que des écoles. Soutenons notre langue dans le monde face à la dictature du tout anglais, dont certaines de nos entreprises s'assujettissent au détriment des québécois qui défendent "bec et ongles" toute intrusion anglo-saxonne, notamment avec la loi 101... Développons l'entente latine des pays du sud et l'entente gaëlique des pays du nord, Ecosse et Irlande, pays historiquement frères. Quel programme et aventure fantastique, nous pourrions avoir de nouveau. On comprend ainsi comment dans notre histoire, une poignée d'hommes tenaient des milliers de kilomètres sous influence française...
    Il faut dire que l'intégration française était absolue aux dires des amérindiens qui regrettèrent notre départ....

    Voilà ce qu'un roi peut apporter, c'est peu ou beaucoup. Lui seul, donne cette possibilité de libertés face au mondialisme esclavagiste se profilant dans notre décadence contemporaine. Un Etat minimum pour un maximum de libertés. Un moindre mal, qu'un Etat à visage humain. Tout régime apportant des contraintes, celui-ci semble être aujourd'hui, après plus de deux cent ans de dégradations républicaines, une ultime chance de libertés. C'est pour cela que nous travaillons et œuvrons pour le Roi...

    F. Winkler http://www.actionroyaliste.com

  • Le Printemps Français prépare la rentrée

    Le mouvement s'essouffle, la contestation faiblit, les manifestants se lassent, LMPT trépasse ?... Non ! Au contraire. Les actions se multiplient, les mouvements aussi.
    Nicolas est en prison, nous sommes au taquet. Les veilleurs sont debout, les bloggeurs se surpassent, Taubirator s’énerve et François fait genre qu’on n’est plus là mais Paris est quadrillé comme jamais.
    Cet été, on ne lâche rien : on se forme (à la Sorbonne, « Engagements et résistances » ou à la Rose blanche, « L’Église et les Nations »), on colle des autocollants, on regarde sur le site du Printemps Français les mouvements installés en province et à Paris, on imagine des actions à partir de la boite-à-idées (elle va se remplir), on lance un atelier T-shirt en téléchargeant le logo, bref on s’échauffe, on rassemble ses forces et on prépare la rentrée en testant toutes les bonnes idées, en s’informant et en discutant avec son voisin de plage, le collègue qui ne part qu’en août, l’épicier qui n’a pas fermé ou celui qui vient d’ouvrir. L’été aussi sera français !
    Nous vous souhaitons bonne lecture.
  • Racket des automobilistes : Hollande poursuit la politique de Sarkozy

    Le périphérique parisien se dote de huit nouveaux radars

    Les associations d’automobilistes s’indignent de ces implantations, qu’elles estiment injustifiées.

    Une surprise attend les automobilistes franciliens cet été. Huit nouveaux radars vont être installés sur le périphérique parisien, doublant le dispositif mis en service en 2004. Ingrid Attal, avocate de l’association 40 millions d’automobilistes, s’indigne : « ce double parc de radars est inutile, le taux d’accidents sur le périphérique n’a jamais été aussi bas ». En effet celui-ci a baissé considérablement ces dernières années. Selon les chiffres de la préfecture de police (PP), 2012 a vu le nombre d’accidents diminuer de 8% et celui des blessés de plus de 9%. Une tendance qui se confirme sur les cinq premiers mois de l’année 2013 : les accidents reculent en effet de 14.8% et le taux de blessés de 10.6%.

    D’après la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) ce sont justement les radars qui ont contribué fortement à inverser la tendance car « ce genre de mesure est assez forte symboliquement pour obliger les automobilistes à ralentir » estime Fabrice Michel, un porte-parole de l’association. C’est aussi l’avis de la Préfecture qui annonce une mesure « pour poursuivre la bonne tendance enregistrée ces derniers mois ». Cependant, avec quasiment un radar installé à chaque porte du périphérique, Ingrid Attal se demande si « le véritable but est vraiment d’améliorer l’aspect sécurité ». Même interrogation de Maître de Caumont, avocat en droit de l’automobile, qui dans des termes plus virulents dénonce une « pompe à fric destinée à renflouer les caisses de l’état ». Sans compter que de plus en plus de petits excès de vitesse sont flashés alors qu’ils ne sont pas à l’origine de gros accidents », insiste Ingrid Attal.

    Mais davantage que le double parc de radars en lui-même, c’est plutôt l’orientation de ceux-ci qui provoque des interrogations. « Ils flashent de dos », nous explique Maître de Caumont, « ce qui rend plus difficile la contestation de l’infraction. Ces radars sont donc bien un piège à fric et non un outil mis au service de la sécurité routière. » En 2012, les 4047 radars fixes déployés sur le territoire ont généré 750 millions d’euros de recette. Une centaine d’engins supplémentaires doivent être mis en service d’ici la fin de l’année.

    Le Figaro   http://www.actionfrancaise.net

  • Le mariage pour tous et la Fin de l’Histoire

    Le mariage pour tous, les Google babies, le tout-robotique, la dissolution des nations et des sexes montrent au moins une bonne chose : l’espèce humaine est à bout de souffle et se sent, à l’exception de la minorité chrétienne, dans la nécessité d’être remplacée. C’est pourquoi je ressens le besoin de reprendre la plume pour évoquer à nouveau Kojève et sa "Fin de l’Histoire".

    En dépit des guerres et des crises financières qui nous menacent de tous côtés, l’expression Fin de l’Histoire a fait le tour du monde. Elle n’est pas de Francis Fukuyama, mais de son inspirateur, un russe blanc émigré à Paris, Alexandre Kojève, esprit universel du niveau de Nabokov, professeur de sanscrit et auteur des meilleurs commentaires de la philosophie de Hegel. Fonctionnaire à la CEE vers la fin de sa vie, choix qui relevait chez lui d’un apostolat, Kojève s’est efforcé de comprendre pourquoi nous allions vivre des temps si ennuyeux. Voici comment il définit la Fin de l’Histoire dans ses notes célèbres sur Hegel, écrites en 1946.

    « En fait la fin du Temps humain ou de l’Histoire signifie tout simplement la cessation de l’Action au sens fort du terme. Ce qui veut dire pratiquement : - la disparition des guerres et des révolutions sanglantes... Mais tout le reste peut se maintenir indéfiniment ; l’art, l’amour, le jeu, etc., etc. ; bref, tout ce qui rend l’Homme heureux. -Rappelons que ce thème hégélien, parmi beaucoup d’autres, a été repris par Marx. »

    Ce bonheur de l’homme de la Fin de l’Histoire a aussi été prédit par Nietzsche dans "Zarathoustra" (« le dernier homme qui a inventé le bonheur ! ») et par Tocqueville dans des pages célèbres et magnifiques : « Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. »

    Kojève ne nie pas le danger inhérent à cette Fin de l’Histoire : l’homme risque en effet de devenir un petit animal heureux, « un oiseau construisant son nid ou une araignée tissant sa toile ». Il redeviendrait même un jeune animal joueur, comme dans les films de Walt Disney ! Par une vision géniale, Kojève pressent même le devenir de l’espèce humaine livrée à la technologie, au téléphone et aux réseaux. C’est un avenir d’insecte communiquant.

    « Les animaux de l’espèce Homo sapiens réagiraient par des réflexes conditionnés à des signaux sonores ou mimiques et leurs soi-disant "discours" seraient ainsi semblables au prétendu "langage" des abeilles... Car il n’y aurait plus, chez ces animaux post historiques, de connaissance du Monde et de soi. »

    Sur le plan historique et en pleine guerre froide, Kojève remarque plus tard que finalement Russes et Américains ne s’opposent pas. Or on est en 1959 ! Le but est le même, le confort matériel et le bonheur de tous. Pour lui les jeux sont faits depuis Napoléon et la Révolution française. Ce n’est pas pour rien que Kant avait troublé sa promenade à l’annonce de la prise de la Bastille, ni que Hegel avait parlé d’âme du monde à la vue de l’empereur en 1806.

    « En observant ce qui se passait autour de moi et en réfléchissant à ce qui s’est passé dans le monde après la bataille d’Iéna, j’ai compris que Hegel avait raison de voir en celle-ci la fin de l’Histoire proprement dite. Dans et par cette bataille, l’avant-garde de l’humanité a virtuellement atteint le terme et le but, c’est-à-dire la fin de l’évolution historique de l’Homme. Ce qui s’est produit depuis ne fut qu’une extension dans l’espace de la puissance révolutionnaire universelle actualisée en France par Robespierre-Napoléon. »

    Kojève relativise alors tout le vécu moderne, même le plus tragique : la colonisation, les deux guerres mondiales, le nazisme, le communisme, la décolonisation, le tourisme, l’ONU, le centre commercial, tout annonce la réalisation de la Fin de l’Histoire ! Cette Fin de l’Histoire suppose un triomphe du modèle américain, mais pas pour des raisons politiques. Car pour Kojève l’Amérique est la terre de la Fin de l’Histoire et même la réalisatrice du marxisme ! C’est le feuilleton Happy days !

    « On peut même dire que, d’un certain point de vue, les Etats-Unis ont déjà atteint le stade final du "communisme" marxiste, vu que, pratiquement, tous les membres d’une "société sans classes" peuvent s’y approprier dès maintenant tout ce que bon leur semble, sans pour autant travailler plus que leur coeur ne le leur dit... J’ai été porté à en conclure que l’American way of life était le genre de vie propre à la période post-historique, la présence actuelle des Etats-Unis dans le Monde préfigurant le futur "éternel présent" de l’humanité tout entière. »

    L’expression d’éternel présent a été reprise par Guy Debord et les situationnistes pour caractériser la société spectaculaire contemporaine. Plus loin Kojève ajoute même ces lignes propres à choquer un marxiste-léniniste des années 1950 : « les Russes et les Chinois ne sont que des Américains encore pauvres, d’ailleurs en voie de rapide enrichissement. »

    Il fallait le dire, en plein maoïsme !

    Le seul (petit) salut qui viendrait à l’homme, si l’on voulait éviter cette entropie de la médiocrité et du petit bonheur, serait le modèle japonais. Pour Kojève en effet le modèle japonais avait connu trois expériences de Fin de l’Histoire. Au cours de ces périodes le Japon avait développé une civilisation harmonieuse, une culture artistique très personnelle : et Kojève de citer le théâtre Nô, la cérémonie du thé et l’art des bouquets de fleurs. Presque optimiste, Kojève prévoit alors un devenir-artiste de l’Humanité en 1959 :

    « Ce qui semble permettre de croire que l’interaction récemment amorcée entre le Japon et le Monde occidental aboutira en fin de compte non pas à une rebarbarisation des Japonais, mais à une "japonisation" des Occidentaux (les Russes y compris). »

    Kojève, que je soupçonnerais presque d’être un agent de la CIA, de l’impérialisme et du Mikado (!!!), théorise donc un futur en deux branches : un futur animal de consommation de masse, de type américain ; et un autre de type aristocratique et artistique, de type nippon. La fin du communisme économique en Chine, en Russie et dans le reste du monde, l’américanisation culturelle et technologique de la planète, le développement de la communication et de l’individualisme festif, la culture du snobisme universel (prophétisée sous Victoria par Thackeray) ont donné raison à ses analyses étonnantes.

    Ce bonheur d’homme creux est-il supportable ? Car l’humanité adulte vue par Kant et par Hegel retombe en une festive enfance en vieillissant très vite. Et on comprend pourquoi elles avaient suscité, ces prévisions, une forte hypocondrie chez Hegel, entre sa vingt-cinquième et sa trentième année. Et Kojève de terminer sur ces lignes tristes et belles :

    « Mais, finalement, Hegel a surmonté cette "Hypochondrie". Et, devenant un Sage par cette acceptation dernière de la mort, il se réconcilie définitivement avec tout ce qui est et a été, en déclarant qu’il n’y aura jamais plus rien de nouveau sur terre. »

    Allons bon ! L’oncle Sam, faute d’envoyer un nouvel homme dans l’espace, lâchera bien une bombe sur Téhéran ! Mais pour Kojève, ce sera toujours de la Fin de l’Histoire. Le show américain, ce n’est plus de l’Histoire.


    Alexandre Kojève, "Introduction à la lecture de Hegel", Gallimard.
  • JM Le Pen prédit l’arrivée de 50 000 Roms à Nice en 2014

    Le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, venu présenter jeudi à Nice la candidate nouvellement investie pour les municipales, Marie-Christine Arnautu, a qualifié la présence de Roms dans la ville d'"urticante" et "odorante" et prédit que "50.000 Roms" allaient venir s'y installer en 2014.
    "Nous sommes dans un contexte national extrêmement dangereux et Nice ne sera pas une oasis dans le désert français, son sort sera lié au sort de la France", a indiqué JM. Le Pen lors d'une conférence de presse dans la cinquième ville de France, qui compte 345.000 habitants.
    "Je vais vous faire un pronostic: vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons... odorante. Ceci n'est que le petit morceau de l'iceberg", a estimé le député européen du Sud-Est.
    "Je vous annonce que dans le courant de l'année 2014, il viendra à Nice 50.000 Roms au moins puisqu'à partir du 1er janvier, les 12 millions de Roms qui sont situés en Roumanie, en Bulgarie et en Hongrie auront la possibilité de s'établir dans tous les pays d'Europe", a-t-il poursuivi, estimant que la politique gouvernementale vis-à-vis de cette minorité avait "un effet de recrutement fantastique".
    "Tout le monde est dans les starting-blocks, exactement comme dans les films du Far-West" retraçant la conquête de l'Ouest américain, "c'est à cela que nous allons assister", a-t-il encore prédit.
    "Je suis sûre que Nice a besoin d'une liste de salut public" car c'est une "ville extrêmement menacée", a elle aussi estimé Marie-Christine Arnautu, présentée par JM. Le Pen comme la "Mme Préférence nationale" du FN.

  • Récession !

    Par l'intermédiaire d'une des toutes dernières publications de l'insee, on sait désormais ce que l'on ne faisait que sentir auparavant:La France est dorénavant en récession, ce depuis les deux derniers trimestres (fin 2012 et début 2013). C'est ainsi que le produit intérieur but a chuté de 0,2% aussi bien fin 2012 que début 2013. Si d'aventure le phénomène venait à perdurer lors des prochains trimestres, on pourrait alors évoquer une tendance lourde.

    Déjà sur l'ensemble de l'année 2012, les résultats n'avaient pas été bons puisque la croissance l'année dernière fut nulle. On sait la volonté des gouvernements de ne surtout pas «désespérer Billancourt» et d'annoncer presque toujours des prévisions bien plus favorables que ce que l'avenir finit par nous apprendre. L'effet boule de neige est assez facile à comprendre: de mauvaises prévisions annoncées par un gouvernement se traduisent par la morosité des Français qui, par réaction, diffèrent leurs achats en épargnant. On ne s'étonnera donc pas que les Français aient de nouveau augmenté leur épargne, celle ci se situant désormais à 16%. D'où la spirale... Le gouvernement a donc décidé de tabler sur une hausse du produit intérieur brut à hauteur de 0,1% pour 2013. Outre que c'est là bien peu, l'insee affirme elle, une diminution de 0,1% du produit intérieur brut.Or, on sait par expérience, qu'il vaut beaucoup mieux croire l'insee parce que bien plus neutre, que les gouvernements nécessairement politisés.

    Si la consommation des ménages est en berne, l'investissement des entreprises ne l'est pas moins. On peut comprendre que la grande aventure ainsi que la prise de risque ne constituent pas la priorité dès lors où l'activité est en panne. Dans les entreprises, comme c'est aussi le cas chez les Français, la tendance est donc à l'attente en espérant des jours meilleurs. Ce n'est bien sur pas ce type de comportement économique qui va sortir le pays de l'ornière dans lequel il se trouve. Si le climat économique actuel ne favorise pas l'activisme des entreprises, il faut bien admettre aussi que la faiblesse de leurs marges, conséquence de la concurrence sauvage choisie par les différents gouvernements, ne leur facilite pas la tâche.

    Autre voyant au rouge, le commerce extérieur, n'obtient pas de résultats meilleurs, lui qui a souffert d'une baisse des importations dans certains pays comme le Royaume Uni ou l'Allemagne. Pour noircir davantage le tableau, les importations ont augmenté dans le même temps, creusant la balance.

    Les prévisions transmises par l'insee sont d'autant plus inquiétantes qu'elles sont corrélées, aussi bien par le Fmi que par la commission européenne.

    On ne peut dans de telles conditions qu'admettre que lorsque François Hollande a fait preuve d'optimisme le jeudi 20 juin au palais d'Iéna, lors de son discours d'inauguration de la deuxième conférence sociale de son quinquennat, il s'est moqué du monde. Le chômage n'est-il pas censé d'ailleurs, selon les prévisionnistes, dépasser bientôt le seuil de 11% ?

    Philippe Delbauvre http://www.voxnr.com/

  • Contre le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos » – par Gérald Pichon

    PARIS (NOVOpress)  Ayant décidé de « jeter un pavé dans la vitrine du système », Gérald Pichon, l’auteur de « Sale Blanc », s’insurge contre les récupérations politiciennes de la haine anti-blanche, dernier tabou que les médias ne peuvent plus taire. Une levée d’un tabou pourtant utilisée par certains pour continuer à incriminer les nôtres…

     

    Après avoir pendant des années passé sous silence l’existence de la haine anti-blanche, les ligues de vertu anti-racistes, les médias (même TF1 en parle !)  et la classe politique commencent à évoquer ce phénomène de société de manière récurrente. A première vue, en tant qu’auteur d’un livre « Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas » (Editions Idées) dénonçant la duplicité de ce « Système à tuer les peuples » (collusion entre la classe politique et économique) sur le racisme anti-blancs, je devrais être le premier à m’en réjouir, mais ce n’est pas le cas.

    Le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos »
    En effet, je vois poindre au delà de la récupération politique(1) et associative (Pourquoi le racisme anti-blancs est-il désormais au cœur du combat de la Licra ? par Gérald Pichon) un mouvement de fond plus vaste s’inscrivant dans la logique même dans ce je dois nommer dorénavant, après la relecture du philosophe suisse Eric Werner, le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos ».

    Un même constat et des solutions différentes : éviter ou créer la balkanisation de la France
    Désormais, à de rares exceptions près, plus personne n’ose nier l’existence de la haine anti-blanche, la réalité a rattrapé l’opinion. Le constat est donc le même pour tout le monde, ce qu’ils appellent « le racisme anti-blancs » existe. Mais c’est sur les solutions que les choses divergent. Si j’ai écrit mon livre, c’était pour évoquer la balkanisation de l’Europe, en évitant de tomber dans le piège de la guerre raciale des « White » contre « Black  Power » et en proposant des solutions : la réidentarisation des individus (qu’ils soient européens ou non), seul antidote contre le poison de la sous-culture mondialiste, et la remigration dans la dignité des peuples extra-européens (pour vivre leur identité sur leur terre et éviter l’explosion ethnique qui nous guette). Au lieu de cela, que font la classe politique, les médias et les ligues de vertus ? Tout l’inverse, en mettant en place le Grand Remplacement  (entre 8 à 10 millions d’extra-européens présents sur le sol français) en pleine crise économique, en inoculant le poison de la Haine (de la France, et des Français de souche) et celui de Détestation (de soi, de son identité), en diffusant le mensonge du « vivre-ensemble » et en maintenant une chape de plomb sur la haine anti-blanche pendant plus de 30 ans. Le pire aurait pu être évité s’ils l’avaient voulu mais ce n’était pas leur but. Leur but est justement de créer cette situation du pire…

    La mèche du racisme anti-blancs sur la bombe à fragmentation communautaire
    Comme le village d’Astérix, toute la France se communautarise, mais un dernier bastion fait de la résistance, c’est celui justement de la majorité invisible, des Français de souche à qui on a appris à être individualistes, à se culpabiliser en permanence et à faire son mea culpa antiraciste quotidien. La situation a évolué au cours des dernières semaines : le raciste reste l’ennemi intérieur, mais sa couleur de peau n’est plus seulement blanche et l’on voit apparaître des nuances plus sombres. Car le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos » est entré dans une nouvelle phase de fragmentation de la France en voulant asseoir un peu plus sa domination dans cette phase de fortes turbulences économiques propices à créer une situation révolutionnaire. Le philosophe Eric Werner a bien analysé cette situation dans son livre « L’avant-Guerre civile » : « un Etat multiculturel balkanisé est beaucoup plus facilement gérable qu’un état culturellement homogène non-balkanisé. Un peuple organiquement Un (ce qu’était autrefois l’Etat-nation) est capable de tenir tête à ses dirigeants, de leur résister et de leur faire front. » Il ne faut pas être naïf car les « dirigeants européens sont naturellement au fait de l’évolution démographique », ils savent que « la population d’origine extra-européenne a toute chance de devenir à relativement brève échéance majoritaire en Europe. » Pour maintenir leur hégémonie, « il leur suffira d’adapter leur stratégie traditionnelle aux nouvelles données de la société “multiculturelle”, en jouant telle ethnie contre telle autre. »

    A mesure que la crise économique avance, le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos » garde sous la main l’option d’allumer la mèche du racisme anti-blancs de la bombe à fragmentation communautaire pour garder son pouvoir. Alors méfions-nous des faux-semblants et surtout des faux amis même si leurs discours semblent séducteur au premier abord. Il nous appartient de déjouer ces plans en gardant le cap inflexible de la non-violence, de la dignité et de l’identité.

    Gérald Pichon http://fr.novopress.info/

    1 – « Désormais, le Système à tuer les peuples ne peut plus maintenir cette chape de plomb sur la haine antiblanche. Cette réalité a malheureusement rattrapé un grand nombre de Français de souche comme le montre un sondage du quotidien Le Monde (pour 57% des personnes interrogées, le racisme antiblancs est un phénomène assez répandu). Et pour éviter que la vérité éclate sur le fait que les Blancs sont les principales victimes de la haine raciale et que les victimes sont considérées comme un mal nécessaire dans la stratégie du Grand Remplacement, il cherche à emmener ce thème sur une voie de garage en tentant de le récupérer, comme le montre le thème du prochain congrès de la Licra, ou en faisant émerger un interlocuteur “antiracistement correct”. Il est quand même incroyable que des personnes comme Tarik Yaldiz (auteur d’un recueil de témoignages sur le racisme antiblancs) ou Jean-François Copé soient les seules personnes interrogées sur ce sujet de société brûlant ! La création d’un SOS Racisme antiblancs n’est pas, à mon avis, prévu. On se dirige plutôt par une tentative de prise en main de la haine antiblanche par le courant néo-conservateur français afin de l’intégrer dans une défense plus globale de l’Occident (Etats-Unis + Israël + Europe) et de ses valeurs (consumméristes, individualistes et anti-identitaires). Soit la prise en main des petits Blancs par ceux-là mêmes qui apprennent aux bandes ethniques à les détester ! » (Entretien avec Gérald Pichon, auteur de “Sale Blanc”)

  • Des magistrats dénoncent l'illégalité de l'arrestation de Nicolas

    Le Figaro relève l'initiative d'une vingtaine de magistrats qui dénoncent la police politique :

     

    "L'étudiant de 23 ans et sympathisant de la Manif pour tous a été condamné à deux mois de prison ferme pour «rebellion» envers les forces de l'ordre. Une vingtaine de magistrats contestent le fondement juridique de son interpellation.

    Alors que le procès en appel du jeune Nicolas Bernard-Buss, membre de la Manif pour tous incarcéré depuis le 19 juin à Fleury-Mérogis, se tient mardi prochain devant la cour d'appel de Paris, un collectif de magistrats s'est constitué pour dire son indignation et contester le fondement juridique de l'interpellation du jeune homme. «Le traitement policier et judiciaire qui a suivi a amorcé un mouvement de fond qui secoue non seulement l'opinion mais également la magistrature elle même», explique Jean-Paul Garraud, magistrat et ancien député UMP. Une vingtaine de magistrats en colère se sont tournés vers l'homme public -secrétaire national de l'UMP à la Justice- pour diffuser leur tribune sous la signature syndicale de la nouvelle Association Professionnelle des Magistrats, présidée par Jean-Paul Garraud. «C'est très intéressant car c'est un mouvement spontané de leur part, et non syndical, commente Jean-Paul Garraud. Je suis leur porte-voix car ils sont tenus à une obligation de réserve».

     

    «Indignés, nous voulons souligner que cette décision (interpellation et condamnation de Nicolas, NDLR) et le contexte dans lequel elle a été rendue soulèvent au moins trois questions essentielles, sur le strict plan juridique d'abord», disent les magistrats dans la tribune. Ils rappellent que le droit de manifester n'est pas soumis en France à un régime d'autorisation préalable, mais seulement de déclaration préalable. La simple participation à une manifestation non déclarée ou interdite n'est pas répréhensible, seul l'organisateur encourt les foudres de la loi dans cette hypothèse (article 431-9 du Code pénal). «À défaut d'identifier l'organisateur d'une manifestation qui lui déplaît», le pouvoir politique a donc, selon eux, cherché à donner une nouvelle qualification juridique au mouvement qui se déroulait. C'est ainsi qu'est sortie la notion «d'attroupement» qui, susceptible de causer un trouble à l'ordre public, constitue une infraction dès lors que la sommation de se disperser reste sans effet». Selon les magistrats, la préfecture de police s'est dispensée de ces sommations, ce qui n'est possible que lorsque les policiers sont attaqués ou menacés, ce qui n'était pas le cas. Aussi, en l'absence d'infraction, l'interpellation de Nicolas Bernard-Buss et de ses amis est irrégulière, selon eux. «Pour reprendre une jurisprudence constante de la Cour de cassation, si l'interpellation est infondée, tous les actes qui suivent (ceux qui n'auraient pas existé sans celle-ci) ne sont pas plus fondés. Ils sont irréguliers. Il n'y alors plus ni rébellion puisque les policiers n'ont pas agi dans un cadre légal, ni refus de prélèvement ADN puisque ce prélèvement ne peut être effectué qu'auprès de suspects interpellés légitimement», rappelle les magistrats du collectif" (suite).

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Pierre Mauroy, un des destructeurs de la France

    Pierre Mauroy (1928-2013) vient de recevoir quelques jours après son décès le vendredi 7 juin un hommage national aux Invalides ce mardi 11 juin, avec un discours de vibrant hommage, souvent à la limite de l'absurde, du président François Hollande. Le défunt n'aurait eu que des qualités, aurait mené une œuvre utile et sans tache en tant que Premier ministre de 1981 à 1984, maire de Lille de 1973 à 2001. Ce n'est bien sûr pas l'opinion de l'extrême-droite, même si elle partagée évidemment par la fausse opposition parlementaire, avec des communiqués émus de l'UDI, et même de l'UMP. Nous nous y attendions quelque peu ; par contre, et que l'on ne nous caricature pas encore en hystériques irrationnels haineux, nous avons encore constaté hélas simplement qu'il y a décidément de gros problèmes idéologiques au néo-FN : nous avons été surpris en particulier du vibrant hommage de Steeve Briois, proche de Marine Le Pen - qui certes plus sobre, se contente personnellement et au nom du mouvement de ses condoléances -, secrétaire général du FN, saluant « l'homme des 39 heures et de la retraite à 60 ans », le « défenseur des travailleurs français » - lourd contresens historique - , saluant son « opiniâtreté et son courage ». Ah bon ? Nous lisons sous la plume de Briois : « Pierre Mauroy n'était pas soumis à l’ultralibéralisme et à la financiarisation à outrance »... Eh bien si, nous le verrons ! Tout ceci est parfaitement lisible sur le site officiel du mouvement, < www frontnational.com >, que l'on ne nous objecte pas la poursuite maniaque de fantaisies personnelles de tel ou tel. Le néo-FN a encore perdu une occasion de se taire !
    Pierre Mauroy se définissait avant tout comme un militant socialiste internationaliste, de 1945 à sa mort, bref par définition un adversaire absolu de l'extrême-droite nationaliste. Il avait occupé de hautes fonctions au sein du mouvement socialiste dès 1950 - secrétaire national des jeunesses socialistes, proche de Guy Mollet -, en France, jusqu'au sommet avec la fonction de Premier Secrétaire du Parti Socialiste de 1988 à 1992, et Président de l'Internationale Socialiste de 1992 à 1999. Il incarnait à la perfection, son physique imposant aidant, l'éléphant du parti socialiste, expert des négociations complexes internes entre courants, avec moult manœuvres plus ou moins avouables.
    Nous proposerons de centrer l'analyse sur la contribution essentielle de Pierre Mauroy à la destruction de la France, son action en tant que Premier ministre de François Mitterrand, de 1981 à 1984. La France était déjà en crise en 1981 : la rigueur de Raymond Barre Premier ministre (1976-1981) du président précédent Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) avait ralenti la croissance en France, sans restreindre pour autant l'inflation, alors de l'ordre de 20 % annuel ; le million de chômeurs paraissait un sommet à la fois insoutenable et provisoire. Le tandem, annoncé à l'automne 1980, Mitterrand-Mauroy incarnait un espoir de changement - le vocabulaire socialiste varie peu -, de relance économique générale, de progrès social, de disparition du chômage, voire pour les plus enthousiastes de nouvel Age d'Or. En 1981, c'était aussi l'ère de la gauche unie, malgré de permanentes tensions internes, avec des ministres communistes au gouvernement, sur un programme commun prônant la socialisation de l'économie en pleine conformité idéologique avec les idéaux moscoutaires ; toute la moitié orientale de l'Europe était alors soumise à des dictatures communistes.
    Parmi les premières mesures de l'expérience socialiste de 1981 figurent le temps de travail hebdomadaire réduit à 39h, la retraite pour tous à 60 ans - au lieu de 65 ans comme auparavant -, la nette augmentation du nombre de fonctionnaires ; il est difficile de ne pas y voir une coûteuse et dangereuse démagogie. N'étaient pas en soi insoutenables la cinquième semaine de congés payés, la politique de relance et de nationalisations économiques, en particulier dans les banques et les grandes entreprises industrielles : toutefois une relance ne peut fonctionner qu'en économie fermée ou semi-fermée, et était à l'évidence incompatible avec l'ouverture des frontières et la construction européenne ; certes la compétitivité avait pu être à peu près maintenue de 1981 à 1983 du fait des dévaluations multiples - chose qui serait bien nécessaire aujourd'hui mais impossible à cause des oukases de la BCE à Francfort -, mais il a résulté de cette politique une augmentation massive des importations, non une hausse de la production nationale. Cette révolution économique échoue ; le chômage passe la barre des 1,5 millions officiels. En 1983, Pierre Mauroy pèse en faveur de la capitulation face au libéralisme économique dominant en Europe, la soumission aux exigences du SME - Système Monétaire Européen, préfiguration de la BCE - ; il eût fallu, comme le soutenait Jean-Pierre Chevènement - nationaliste de gauche, inspirateur reconnu de Florian Philippot penseur du néo-FN -, sortir du SME, éventuellement de la CEE, rétablir les barrières douanières afin de retrouver les équilibres macroéconomiques ; le choix de la capitulation donc a inauguré le retour aux politiques dites de rigueur, bridant la croissance, entretenant le chômage, sans arriver pour autant à l'équilibre des comptes publics, d'autant moins que conscience socialiste obligeant, à défaut de travail pour tous sont déjà accrues les prestations sociales. Pendant ce temps, avec la large tolérance, sinon le franc encouragement des autorités, se développe avec une vigueur encore jamais atteinte l'immigration de peuplement de la France - inaugurée par le tandem Giscard-Chirac -, avec une natalité allochtone qui s'installe, largement financée par les prestations sociales françaises : depuis, il est clair que l'on n'a pas multiplié des foules de travailleurs actifs et méritants, au contraire ; le modèle social français en meurt. Instituée en 1984, la carte de séjour de dix ans automatiquement renouvelable crée ainsi un puissant appel d'air en faveur de l'immigration extra-européenne.
    À cette révolution économique manquée, ces francs reniements multiples font qu'il est quand même surprenant d'entendre louer par le FN la constance ou l'opiniâtreté de Pierre Mauroy, alors que c'est tout le contraire. Là où il faut hélas reconnaître détermination et continuité entre tous les gouvernements, c'est l'œuvre de destruction biologique et culturelle de la France : après sa légalisation par Giscard en 1974, l’avortement devient intégralement remboursé en 1982, les média sont libéralisés, ce qui conduit concrètement de manière plus ou moins subtile à la promotion des antivaleurs de mai 1968 : contre la famille stable, pour les fantaisies sexuelles, l'invasion plus ou moins progressive de la pornographie... L'école publique et la culture subventionnée participent, de façon encore discrète sous Pierre Mauroy, mais nettement, de cette œuvre de destruction de la France, à commencer par son intelligence avec les expériences pédagogiques commençant à fabriquer des générations d'analphabètes, la volonté absurde du bac pour tous qui conduit à sa dévaluation, tandis que les "cultures" allochtones ou perverses sont encouragées. Tout ceci par un Pierre Mauroy qui avouait aller régulièrement à la messe, et qui bénéficiera, sans avoir rien renié depuis, de funérailles religieuses. À défaut d'absorber brusquement l'enseignement privé sous contrat, du fait de grandes manifestations d'opposition, le pari avait été fait de l'alignement idéologique à terme, avec hélas un large succès depuis. De même, avec les encouragements des sociologues militants de gauche, un regard sympathisant nouveau est porté pour le délinquant, de préférence allochtone, « victime de la société », qui craindra nettement moins la prison et plus du tout la peine de mort, abolie. En ce contexte, la décentralisation développée à ce moment n'a pu qu'affaiblir encore la Nation.
    Pierre Mauroy a été véritablement l'un des destructeurs de la France, à un poste essentiel à un moment décisif. Que le croyant prie pour le salut d'une âme, soit, mais il n'y a strictement aucun hommage à rendre à un tel ennemi de l'extrême-droite et de la France.
    Nicolas Bertrand Rivarol du 14 juin 2013