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France et politique française - Page 4792

  • Répression en vue pour le pays réel

     

    AF2865Face au retour du pays réel, le pouvoir opte pour la stratégie de la tension

     

    Plus les semaines passent, plus la ligne de fracture se précise : d’un côté le pays réel ; entendons, la France enracinée ; et de l’autre, le Régime, qui regroupe toutes les institutions privées et publiques cherchant à imposer au peuple les différents avatars du mondialisme.

     

      La résurrection du pays réel est pour le Système un objet politique non identifié et imprévu. Avec effarement, il découvre que les effets de la servitude cérébrale dans laquelle il avait plongé la France s’estompent petit à petit. Cela a pris du temps, mais de fait, chaque jour qui passe voit des Français se débrancher de la matrice mondialiste. Chaque jour qui passe apporte son lot d’estocades supplémentaires dans les omoplates du libéralisme-libertaire et du politiquement correct. 

    Le basculement des consciences est très lent, certes, mais il est enclenché, et cela suffit à faire paniquer le Régime. Dès lors, les domestiques de l’oligarchie financière qui nous dirigent doivent avoir recours à une autre arme que la servitude cérébrale. Cette arme est la stratégie de la tension, soit la stratégie qui consiste à mettre en place une atmosphère de violence et d’insécurité pour neutraliser le pays réel par la peur et prolonger de la sorte la domination mondialiste sur la France.    

    La République répudie ses propres principes

     

      Pour contrer la pression exercée par le pays réel sur le Système, le gouvernement a décidé de s’attaquer à nos libertés publiques, malgré la protection constitutionnelle dont jouissent certaines d’entre elles. Pour n’en citer que quelques-unes, relevons les violations de la liberté de réunion (charges des CRS sur les manifestants aux Invalides), du droit à la sûreté (violences policières, arrestation abusives), du droit à un procès équitable, de la présomption d’innocence (condamnation médiatique du jeune Esteban) et de la liberté d’association (procédure de dissolution arbitraire).

     

    La liste de libertés attaquées est encore longue, si bien que le seul véritable acquis politique de notre modernité, l’Etat de droit, a fortement reculé ces dernières semaines et cela en toute logique : ce n’est que sous perfusion d’un surcroît de répression que la domination mondialiste se maintiendra à la tête de la France.  

     

    Un crescendo répressif ? 

     

      Ce gouvernement de faux durs - qui ne touche ni aux racailles d’en haut, ni aux racailles d’en bas - paraît être prêt à tout pour enrayer le retour du pays réel. Dès lors, la brutalité d’Etat déployée ce printemps peut laisser craindre un crescendo répressif. Ce scénario toutefois, ne se produira vraisemblablement pas avant le printemps 2014. Un solide garde-fou est là pour nous le garantir : les élections municipales et européennes.

     

    Le gouvernement n’est pas encore au fond du trou en termes de popularité, mais il s’y rapproche. Prisonnier du droit européen, il ne peut structurellement pas améliorer la situation économique de la France. Laissant l’économie parallèle prospérer, il s’autoligote en matière de lutte contre l’insécurité. Inéluctablement, le PS va devoir porter ce bilan lors des élections et la facture risque d’être très salée. Cette situation n’a pas pu échapper aux notables de la rue de Solférino. Appuyer sur l’accélérateur répressif conduirait à un véritable hara-kiri électoral. Un, parce que l’électorat centriste capté suite aux maladresses de Sarkozy prendrait ses distances avec la bobocratie. Deux, parce que la base électorale de la gogôche elle-même finirait par être effrayée.

     

    Personne ne doit s’illusionner : la diffamation, la calomnie, les insultes, la diabolisation, les arrestations arbitraires, les coups de matraques et le gazage gratuit seront à nouveau employés par le Régime. Mais le gouvernement ne pourra pas passer à un stade supérieur de répression…du moins pas avant le printemps 2014.

     

      La banquise du Régime craquèle

     

    Une fenêtre de tir s’est ouverte pour au moins une année. Le pays réel devra en profiter pour accentuer sa pression sur le Système. Contrairement à ce que certains commentateurs du Régime prêchaient haut et fort, la mobilisation du pays réel n’a pas faibli suite à l’adoption de la loi Taubira. Ceux qui d’ailleurs ont cru une seule seconde que le pays réel baisserait les bras après le vote de celle-ci, témoignent d’une profonde incompréhension du choc sismique qui balaye la France. Si le pays réel s’est levé, ce n’est pas uniquement pour éviter que la France ne se ridiculise en instituant le mariage gay. Le pays réel s’est levé parce que pour tout Français enraciné, l’air est proprement irrespirable. Et le vote de la loi, loin de purifier notre air, l’a au contraire pollué d’avantage. Le pays réel ne cessera pas la lutte tant qu’il ne pourra pas mieux respirer. Que les Français l’aient déjà compris ou non, cette bulle d’oxygène que nous attendons tous, ne s’offrira pas à nous tant que le Système actuel sera en place.

     

    C’est par nos actes quotidiens, même les plus simples, multipliés par plusieurs millions, que la banquise du Régime, qui craquèle déjà, s’effondrera définitivement.

     

    Face à la stratégie de la tension, ultime va-tout du gouvernement, le pays réel ne doit obéir qu’à un seul mot d’ordre : ne pas fléchir.

     

    Adrien Abauzit

     

    (Retrouvez cet article sur le site et le dernier numéro de l'Action Française)

    http://www.scriptoblog.com

  • Oui, les murs de Jéricho finiront par tomber, par Robert GARCIA

    Je vois tous ces rassemblements, ces groupements, ces associations, ces journaux du net. Que font-ils ?... Ils tournent autour du château fort de l'oligarchie. Cette résidence de luxe qui se veut inexpugnable derrière les fortifications électorales érigées par une oligarchie dévoyant la Démocratie Représentative.
    Oui, il y a une caste métissée droite-gauche, idéologiquement Bobo, qui tout doucement depuis le départ du seul Président de la République " au-dessus des Partis", détricotent le fonctionnement de la Vème République, la ramenant au fonctionnement de la IVème  République qui a mené, elle, en 1958 la France au bord de la guerre civile.
    Oui, il y a une partie de l'oligarchie  qui en son temps à détruit la notion de Nation née de 1789.
    Oui, il y a une partie de l'oligarchie qui a grand ouvert les portes à l'envahissement  par des populations inadaptables.
    Oui, il y a une partie de l'oligarchie qui a utilisé les taxes abusives sur les Français pour nourrir les chômeurs étrangers incités à venir en France.
    Oui, il y a une partie de  l'oligarchie qui à l'heure actuelle a détruit la notion ancestrale du mariage en dévoyant  sa définition.
    Oui, il y a  une partie de l'oligarchie qui à l'heure actuelle, à la façon de Goebbels claironne haut et fort les mensonges les plus gros pour qu'ils frappent l'opinion, et passent de ce fait plus facilement.
    Oui, il y a une partie de l'oligarchie qui à l'heure actuelle viole la loi d'équilibre entre Confessions et République en contournant impunément la loi de 1905.
    Oui, il y a une partie de l'oligarchie qui à l'heure actuelle veut promouvoir l'ambiguïté sexuelle en appliquant la pernicieuse théorie du genre d'une façon digne des méthodes totalitaires  et ce dès la maternelle.
    Alors que font les Français lucides éparpillés dans ces associations et journaux contestataires... ils tournent  autour de château fort... en ordre dispersé.
    Nous savons bien que les murs de Jéricho  sont tombés car les assiégeants marchaient " en cadence".
    La Raison nous impose donc de « marcher en cadence » dans un collectif qui pourrait se nommer par exemple : La Fédération des Français Lucides, ou tout autre intitulé apolitique. Chaque association garderait son identité, son autonomie, mais accepterait une série d'actions concertées, un exemple récent nous en fut donné.
    Qui se lèvera et acceptera la charge, la responsabilité, tel un De Gaulle résistant ?
    Mais il faut que ce collectif mettent en place le remède définitif aux dévoiements inhérents aux parlementaires professionnels, vous savez ceux que nous payons pour nous représenter disent ils.
    Le remède ?... Condorcet l'avait théorisé en 1793 : le référendum à l'initiative des citoyens. La Montagne l'avait adopté, les Jacobins, future oligarchie remplaçant l’Aristocratie l'ont étouffé.
    Mais... les Suisses, les Allemands, les Italiens, les citoyens de 26 états des USA l'ont adopté pour apaiser les tensions entre citoyens et oligarchie, la Croatie même vient de l'employer.
    Alors pourquoi pas les Français? Seraient-ils trop bêtes aux yeux de l'oligarchie ? Non. Mais ils doivent se lever et secouer le joug de plus en plus pesant, cynique, injuste de cette oligarchie complice droite-gauche.
    Un premier geste collectif est de signer une pétition de cinq millions de Français lucides. Pour commencer à agir consultez le site :
    Signez, faites signer la pétition en cours et les murs de notre démocratie représentative dévoyée commenceront à trembler.
    PUIS… Une démocratie moderne  d'essence représentative et directe sera mise en place avec la participation de la société civile et des représentants dignes du mandat qui leur sera confié sous l'œil des Français Lucides.
    Robert Garcia
    Porte-parole du Cercle des Citoyens Français

  • Chronique de la dictature : l’Espérance remplacera la Marseillaise

     

     
    De Liberté politique
    "Pour bien comprendre le glissement vers une dictature, il faut saisir les mécanismes intellectuels et psychologiques de ses idéologues. L’empire de la loi est une faiblesse. L’analyse relève de la psychiatrie. 
    LA LEGITIMITE du pouvoir de quelqu’un dont l’horizon de la conscience est le légal devient vite l’absolu. D’où la volonté toujours accrue de s’emparer de toutes les structures qui définissent le droit. La responsabilité personnelle du jugement est comme obérée par l’idolatrisation collective de la loi. 
    On comprend très bien l’implacabilité de celle-ci dans les régimes antiques et notamment l’extrême violence envers les chrétiens lorsque ceux-ci contestèrent l’absolutisme du droit au nom de la raison, rappelant par-là la dignité supérieure et le caractère inviolable de la personne. A contrario, la cohérence totalitaire a trouvé dans la sacralisation du droit son statut religieux. Celui-ci, soumis à la politique devenue elle-même sacrée et donc à ce titre indiscutable, sous peine de blasphème, a fait de l’empereur un dieu.
    On prend conscience alors du côté radicalement subversif de la religion chrétienne. Elle dresse la personne humaine au-dessus de tout pouvoir en raison de sa ressemblance avec le Créateur.
    Aujourd’hui, la dictature, au sens romain du terme, ne s’impose guère différemment. Les ministres, notamment celui de l’Éducation nationale, veulent détruire l’Église catholique en y substituant une religion républicaine qui, par définition, veut imposer sans limite l’emprise de l’État sur l’homme dès sa naissance. Il s’agit pour le ministre de l’instruction publique « d’arracher l’enfant à tout conditionnement culturel et familial ». Il dénie aux parents une autorité qui soit supérieure à celle de l’État. 
    Césarisme 
    La confusion socialiste entre le fait légal et le fait religieux justifie la répression pour délit d’opinion (cf. l’affaire Vanneste d’abord et plus grave ensuite, l’affaire Nicolas Buss). Ce glissement vers le césarisme renvoie à la confusion des genres des républiques islamiques. La politique mêlée étroitement au religieux (qu’il soit musulman ou laïque) avère exactement la pathologie que dénonce très vigoureusement Jésus lorsqu’il sépare de façon tranchée ce qui est de la responsabilité de César de celle de Dieu.
    En France la personne ou les minorités qui se sont emparés des pouvoirs ont la certitude d’être les garants du bien. L’avortement est une libération, le mariage gay la reconnaissance d’une égale dignité, l’adoption des enfants par les homosexuels une justice, la privatisation des mœurs unprogrès. Ils sont les seuls à définir la nature de la vertu, à distinguer le bien du mal. Plus ils sont contestés, plus ils sont persuadés que la critique du légal appartient à la sphère du Mauvais.
    Tout contestataire personnifie le mal, d’où la nécessité de détruire sa réputation, sa liberté. Il faut le présenter comme odieux et infréquentable. Une religion sans transcendance, telle que la définit le théoricien Peillon, appelle très vite à passer sous le contrôle du légal. Mais en arrêtant ce qu’il est licite de croire, le Légal amorce une logique de divinisation du pouvoir. Ainsi a été le monde antique, ainsi est la laïcité française devenue auto-transcendante, ainsi fonctionne l’islamisme.
    Il suffit de lire les déclarations tout à fait extraordinaires du ministre de l’Éducation qui ne craint ps la contradiction en considérant que sa lutte pour « écraser » l’Église est d’ordre religieux
    Il faut se méfier de tous les théoriciens qui conceptualisent leur vision du monde car ils sont sincères et ils n’ont d’autre obsession que de la mettre en pratique. De Mein Kampf au Petit Livre rouge et jusqu’aux déclarations ubuesques d’un Pol Pot, tous les idéologues totalitaires ont tenu à définir leur vision du monde ; on sait où débouche la volonté de recréer « un homme nouveau » formaté par le pouvoir. 
    Le message d’Antigone 
    La leçon de Sophocle est pour notre société revenue aux époques païennes d’une exemplarité pertinente. Petit rappel pour ceux qui n’ont pas lu la pièce. À Thèbes, Créon, roi, a institué une loimanquant de sagesse selon l’avis du Coryphée : interdire de célébrer les funérailles de Polynice. La soeur du défunt, Antigone, considère que les exigences morales et religieuses demeurent supérieures aux lois. Elle veut braver l’interdit. Les vieillards, eux, entérinent l’exigence du pouvoir par intérêt, par gâtisme ou par cynisme. Ismène, la sœur d’Antigone et de Polynice, renonce au devoir religieux : « Je n’ai rien à gagner à affronter la Force devant laquelle je cède… » Tout est en place" (suite).

  • Les 15.000 euros que la République n'a pas voulu donner...

     

    J’évoquais il y a quelques jours la difficulté que rencontrait l’équipe de France des sans-abri à trouver les 15.000 euros manquants pour pouvoir se rendre à Poznan pour la coupe du monde de balle-au-pied des défavorisés : alors que tout semblait perdu, c’est l’équipe professionnelle de balle-au-pied de Monaco qui a « comblé le trou », comme le signale RTL.

    Cette histoire est néanmoins tristement révélatrice : ainsi, la République française, qui s’enorgueillit d’avoir un ministère des sports, a refusé de verser 15.000 euros à cette équipe de sans-abri alors même que ce même ministère couvre de ses largesses des événements sportifs déjà largement sponsorisés par de grands groupes financiers français ou, de plus en plus, étrangers ! Ainsi, la République, qui nous accable de ses grands discours moralisateurs, n’a pas déboursé la moindre aide pour des gens qui en avaient vraiment besoin et, ne l’oublions pas, pour une équipe qui a charge de représenter les couleurs tricolores dans cette compétition accueillant désormais une cinquantaine d’équipes du monde entier… Quelle honte ! Quelle tristesse !

    Certains me diront que j’accorde trop d’importance à un événement « mineur » : mais non, il n’est pas mineur ! Cette coupe du monde de balle-au-pied des sans-abri n’est pas anodine, en particulier pour ceux qui y participent, et elle a le mérite de rendre un peu de dignité et de fierté à des personnes trop souvent marginalisées dans notre société. C’est aussi l’occasion pour certains de retrouver une place honorable dans la Cité, motivés par cette compétition qui se veut aussi acte de solidarité ! Plus de 70 % des sans-abri qui tapent dans la balle à cette occasion sortent de leur situation de précarité ensuite : est-ce négligeable, en ces temps de sinistrose et de désespérance sociale ?

    Que le généreux donateur des 15.000 euros soit une équipe qui a la particularité d’être celle d’une principauté souveraine est aussi une sorte de pied de nez à une République française qui n’a pas rempli ses devoirs d’Etat à l’égard d’une équipe sportive française ! Cela n’était pourtant pas grand-chose, 15.000 euros ! Quand on pense que c’est cette même République qui, en d’autres temps, versait des centaines de millions d’euros pour M. Bernard Tapie lors d’un arbitrage controversé ou que le moindre déplacement de l’actuelle ministre de la jeunesse et des sports dépasse allègrement cette somme de 15.000 euros, on ne peut que se dire que, finalement, il y a bien quelque chose de pourri en cette République d’Absurdie

    http://jpchauvin.typepad.fr/

  • B. Gollnisch Entretien du 7 août 2013 : « l’affaire » Rihan-Cypel, Act-Up, DSK et Taubira

  • Valeurs actuelles a enquêté sur l'incarcération de Nicolas : retour sur un scandale d'Etat

    A lire en intégralité

    "[...] Pour la première fois depuis la loi Dati de 2009, une peine de moins de deux ans de prison sera exécutée alors que le juge d’application des peines conclut systématiquement à la remise en liberté des condamnés. Pour la première fois, la justice de ce pays emprisonnera pour délit d’opinion un jeune inoffensif, alors que près de 100 000 peines de prison ferme ne sont pas exécutées chaque année… [...]

    [...]Le silence commence à se rompre au sujet des conditions déplorables de sa garde à vue : brimades, policiers qui le prennent en photo avec leur téléphone comme un trophée de chasse, promiscuité forcée avec des transsexuels alors que des cellules restent vides, premier repas servi au bout de vingt-quatre heures, renversé à même le sol, officier de police judiciaire qui propose de jouer sa relaxe au « bras de fer », changement fréquent de commissariat pour détruire les repères, provocations, moqueries… [...]

    [...]  Pour ses juges, le déroulement de l’audience est accablant. Les chefs d’accusation varient : Nicolas est finalement, dans les dernières minutes de sa garde à vue, accusé de “rébellion”, “fourniture d’identité imaginaire” et de “refus de prélèvement des empreintes digitales et photographiques”. La rébellion repose, sans preuves, sur les seuls témoignages de deux policiers qui affirment [...].

    [...]

    La sentence tombe. La magistrate prend soin de lire les peines infligées dans l’ordre le plus cruel : « 1 000 euros d’amende sans sursis. » « Assortis de deux mois de prison avec sursis. » « En complément d’une peine de prison ferme de deux mois. » Tout s’effondre. Le mandat de dépôt, qui vaut enfermement immédiat, n’est pas prononcé tout de suite. Nicolas est menotté. Dernière salve : « Compte tenu de la dangerosité de l’incriminé, nous assortissons cette peine à un mandat de dépôt à effet immédiat et exécutoire à l’instant. Il devra être conduit dès ce soir à la prison de Fleury-Mérogis. »

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le souverainisme ¹

    Cette question est sans doute la plus importante politiquement puisqu'il y va de notre destin. Notre être en tant que peuple sera-t-il renforcé dans un cadre institutionnel européen ou dilué ? Il ne faut pas caricaturer la position souverainiste puisque que ceux qui s'y réfèrent sont tous conscients d'un fond culturel commun à l'Europe et que tous les Européens ont mieux à faire que de s'entre-tuer. Pour eux l'Europe ne sera jamais aussi grande que lorsqu'elle s'appuiera à la fois sur son fond commun et sa diversité.
    Dans son livre Critiques-théoriques Alain de Benoist aborde la question du souverainisme dans un article intitulé « Souverainistes et souveraineté ». Il faut rappeler ici que cet auteur a une position très européiste. Les arguments sont un peu forcés. Il extrémise les souverainistes qui selon lui ont toujours voulu écraser les régionalismes. Ce n'est pas si simple. De Gaulle que l'on ne peut soupçonner d'avoir souhaité la fin de l'indépendance de la France avait cherché à faire revivre les régions de France.(1) Du temps de la monarchie, les Bretons parlaient leur langue ainsi que les habitants des différentes provinces. Les hussards noirs éradicateurs des cultures locales sont apparus sous la République.
    Il s'est trouvé qu'historiquement une langue a émergé parmi les autres langues et elle a été utilisée pour unifier le pays. Cela a eu des côtés positifs... et aussi négatifs. Le breton, vieille langue celte, plus proche des Gaulois aurait pu jouer ce rôle mais cela n'a pas été ainsi. L'attitude actuelle de certains souverainistes s'explique car Bruxelles oppose les régions contre la France.
    La gauche a tellement voulu identifier la France et la république que l'on trouve parfois une réaction négative au fait français dans certains milieux politiques n'aimant guère la république. Les nazis allemands pensaient ainsi. Dans «Mein Kampf» la France est ainsi élevée au rang d'ennemi suprême.
    Alain de Benoist rêve son Europe qui n'est sûrement pas celle qui se met en place c'est-à-dire ultra-libérale. Il reprend le thème dans le fond très français de l'Europe puissance comme un Giscard en additionnant les chiffres. Il pense aussi qu'elle seule peut préserver des méfaits face au mondialisme alors qu'elle a dans les faits accéléré la mondialisation et ses conséquences. En levant nos frontières à l'intérieur de l'Europe nous avons pris l'habitude de les lever pour tous les pays du monde. L'Europe de Bruxelles a été une machine à mondialiser plus vite. Les traités européens n'ont fait qu'appliquer un libéralisme mondialisé selon le consensus de Washington. Elle n'a jamais servi de protection selon de nombreux économistes ce que regrette amèrement d'ailleurs le prix Nobel d'économie Maurice Allais. (2)
    La crise irakienne a servi de formidable révélateur sur les différends possibles de l'Europe. La déclaration des huit pays européens soutenant les États-Unis a mis l'Europe en miettes selon les mots de l'ultra-européiste François Bayrou. Il existe donc plusieurs conceptions de l'Europe celle anglaise et minimaliste, zone de libre échange avec un fort penchant pour les États-Unis, celle allemande : une Europe grosse Suisse, pacifique et grasse composée de vieux avec des immigrés pour les remplacer. Les termes de l'Américain Rumsfeld même s'ils vexent ne sont pas tout à fait faux. On a maintenant une nouvelle conception de l'Europe venant des nouveaux pays de l'Est, une vision cynique consistant à entrer dans le marché et à obtenir le maximum de subventions tout en ayant une position farouchement pro-américaine et vassale à l'égard de l'Amérique. Avec la probable entrée de la Turquie étant donnés les souhaits de Chirac et Schroder, l'Europe n'aura même plus de valeurs communes fortes qui unissent.
    Elle peut évoluer vers une vague O.N.U. à échelle continentale.
    L'idée d'Europe puissance n'existe que dans le cerveau de quelques français européistes ce qui est la conséquence d'une France qui a renoncé à elle-même et s'apercevra bientôt qu'elle n'a rien en compensation. La construction européenne a échappé à la France.
    Que conclure de ce bilan face à une Europe qui part dans tous les sens. Elle est devenue dans sa logique propre un monstre qui a sans cesse grossi et qu'aucune nation ne contrôle, pas plus que le couple franco-allemand.(3) Elle évolue sous la pression de forces contradictoires. Sur le plan économique, l'Europe n'a pas été la solution pour combattre le chômage, puisqu'elle a amené une très faible croissance si ce n'est une quasi-récession avec toutes les contraintes qu'elle a imposées. Pourtant l'économie est devenue le critère absolu, toutes les autres visions ou idéaux devant s'aplatir face à ses exigences. Les nations dans ce magma européen doivent donc avant tout compter sur elles-mêmes. La France doit de nouveau mettre en place un cadre institutionnel qui préserve ses intérêts sur tous les plans. La crise irakienne a montré que l'inertie de l'Histoire est forte et de nombreuses nations vont continuer à agir de façon souveraine faisant fi des traités quand cela les dérangent. (4) À ce propos certains ont été surpris de la position de l'Espagne qui avait reçu beaucoup de subventions pour son développement. Elle ne s'est pas tu et agi de façon souveraine en dépit de l'argent reçu. Cela a paru invraisemblable pour les européistes pour qui l'argent achète ou doit entraîner la soumission.
    En tout cas les souverainistes français qui défendent la France et sa pérennité ont raison de vouloir défendre sa souveraineté. Cela éviterait de voir ce spectacle insupportable à propos du problème corse, d'une France humiliée, représentée par une délégation emmenée par Nicolas Sarkozy, allant s'agenouiller à Bruxelles en quémandant de l'aide.
    La souveraineté ne peut être que le seul garant des intérêts de la France et de la survie de son être.
    PATRICE GROS-SUAUDEAU 2010
    1) Maurras, nationaliste français par excellence était régionaliste.
    2) Le thème de l'Europe protection a toujours été assez ridicule.
    3) Sur la question irakienne, sans faire injure aux Belges, le couple franco-allemand n'a entraîné dans son sillage que lui même.
    4) Lorsque Tony Blair, plutôt européiste, décide d'envoyer ses troupes en Irak, cela ne lui effleure même pas l'esprit de demander la permission à Bruxelles, ou même d'en faire part à Chirac ou Schroder.

  • FMI : “Pas d’inversion de la courbe du chômage sous le mandat de François Hollande”

    « Etant donné la relance toujours hésitante de l’économie, le gouvernement devrait assouplir le rythme de l’ajustement », a estimé le Fonds Monétaire International (FMI), à propos de la France, dans son rapport annuel sur la situation économique du pays. Il exhorte le gouvernement de François Hollande à ralentir le durcissement de la pression fiscale l’année prochaine pour éviter une rechute économique, alors que le président français avait indiqué que l’on constatait le retour de la croissance.

    D’après le FMI, le taux de chômage (selon les critères du Bureau International du Travail) devrait dépasser 11,6% en 2014 et il ne devrait pas baisser en deçà de 10,6% pendant le mandat de François Hollande. « Si c’est ce sombre scénario qui se déploie, ce sera un véritable coup de massue politique pour M. Hollande. Il a demandé à la nation de le juger sur les résultats de ses efforts pour « inverser la courbe du chômage », estime Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph.

    Le FMI invite le gouvernement français à réduire les dépenses publiques pour baisser le déficit, plutôt que de créer de nouvelles taxes, qui « sont parmi les plus élevées sur le plan international et ont un effet négatif sur l’investissement et la création d’emplois ».

     

    En revanche, l’Organisation a félicité le président français pour ses réformes visant à réduire les cotisations sur les salaires et à donner plus de flexibilité aux entreprises pour adapter leur main d’œuvre et leur masse salariale, mais elle estime que ces changements ne permettront pas d’enrayer l’érosion de la compétitivité des entreprises. Depuis 1999, les salaires ont augmenté de 53% en France, alors qu’ils n’ont crû que de 35% en Allemagne. Cependant, l’Organisation indique que la nouveauté, c’est que la France est en train de perdre du terrain contre l’Italie et l’Espagne, et que cela pourrait entrainer des pertes de parts de marché. Les pays de l’Europe du sud, englués dans des crises très graves, ont entamé une « dévaluation interne » qui a conduit à une baisse des salaires induite par les taux de chômage dramatiques qu’ils connaissent, mais qui a favorisé leurs exportations, et ils constatent une amélioration du solde de leur balance commerciale.

    « De janvier 1999 à Avril 2013, la production française a baissé de 11,4% alors que la production allemande a augmenté de 32%. Nous voyons une érosion régulière de la capacité de production française. La profitabilité est tellement faible qu’il n’y a pas d’incitation à investir. C’est très inquiétant », observe Eric Dor, de l’école de commerce de Lille, l’IESEG.

    La dette publique française atteindra 95% du PIB l’année prochaine, mais elle pourrait grimper à près de 100% en cas d’absence de la reprise dans la zone euro, une hypothèse que le FMI juge très probable.

    Dans un article du Point, l’essayiste libéral Nicolas Baverez, qui a été auditeur à la Cour des Comptes, surnomme Hollande « le Gamelin de la guerre économique », en référence au Général Gamelin, le général français qui commandait l’armée française pendant la Seconde Guerre Mondiale et qui est à l’origine de sa débâcle. « À l’égal de Maurice Gamelin, François Hollande fait partie des hommes qui font plus de mal à leur pays par leur incapacité que nombre d’ambitieux. Son inaptitude à l’action et à la décision dans le monde réel promet non seulement notre économie à la faillite mais menace la République qu’il place à la merci du Front national et l’euro qu’il met dans les mains des marchés financiers ».

    express.be   http://fortune.fdesouche.com

  • Le Conseil français du culte musulman : une influence grandissante sur les autorités françaises

    Mohammed Moussaoui, président du CFCM, a présidé mardi 7 septembre 2010 un prestigieux dîner de clôture du jeûne du ramadan au Pavillon Dauphine : l’occasion d’un dialogue public avec le ministre de l’Intérieur ; un événement révélateur de la place grandissante des autorités musulmanes dans le paysage politique français.
    Explications.
    Ministres et « autorités morales » : un prestigieux dîner
    Les ministres Brice Hortefeux, Eric Besson, Fadela Amara et Nadine Morano étaient là. Tout comme Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile-de-France, et Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Plusieurs préfets étaient aussi de la partie, dont le préfet de police de Paris, Michel Gaudin. Le vice-président du Conseil d’Etat, gardien des lois, avait aussi fait le déplacement.
    Et aux premiers rangs des ecclésiastiques figuraient le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence épiscopale, ainsi que le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France.
    Tous les plus éminents représentants de la communauté juive étaient aussi présents : les Grands Rabbins de France et de Paris, les présidents des Consistoires central et de Paris, le président du Fonds social juif unifié et le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) – le CRIF dont, il est vrai, l’organisation et les méthodes servent de référence et de modèle pour le Conseil français du culte musulman (CFCM).
    Le président du CFCM a déroulé les revendications de la communauté musulmane : cimetières musulmans et mosquées
    Adoptant une posture victimaire – tout en s’en défendant – Mohammed Moussaoui a dénoncé « l’emballement médiatique et politique autour de la place de l’islam et de sa capacité à s’intégrer dans la société, les dérapages qui ont émaillé les débats sur l’identité nationale, le voile intégral, la votation suisse sur l’interdiction des minarets, le halal, etc., ont nourri une forme de crispation et menacé le vivre-ensemble ».
    Mohammed Moussaoui a déploré que « des sondages réalisés au cours de ces débats annonçaient, entre autres, que 40% des Français jugeraient la pratique musulmane incompatible avec la vie en société. Ce résultat est le plus mauvais depuis vingt ans ». Il n’en a pas moins réclamé la multiplication des carrés musulmans dans les cimetières et le doublement de la superficie des mosquées. Il a remercié François Fillon pour sa présence à l’inauguration de la grande mosquée d’Argenteuil et Brice Hortefeux pour sa présence à Clermont-Ferrand dans des circonstances comparables.
    Mohammed Moussaoui a aussi remercié Brice Hortefeux de la signature, le 17 juin dernier, d’une Convention-cadre entre le ministère de l’Intérieur et le CFCM, convention qui porte sur la mise en œuvre d’un suivi opérationnel et statistique des « actes antimusulmans » à l’instar de ce qui existe déjà pour les « actes antisémites ».
    Pour l’alimentation halal, Mohammed Moussaoui a tenu à réaffirmer que « le soutien des pouvoirs publics et l’action concertée avec le Consistoire central (juif) nous ont permis, après de longues batailles, de défendre au niveau européen l’abattage rituel ».
    Le ministre de l’Intérieur a montré tout son souci de satisfaire les revendications du CFCM et de défendre l’abattage halal
    Tout en se démarquant de tout « communautarisme », Brice Hortefeux a tenu à affirmer : « Comme ministre de la République, je ne nie pas que les communautés existent. Bien au contraire, chacun d’entre nous a son histoire propre, honore ses ancêtres, se souvient de ses racines, se sent plus ou moins proche de telle ou telle communauté, se réjouit de la retrouver lors des fêtes, se réconforte à ses côtés dans les épreuves que réserve la vie. C’est normal et c’est très bien ainsi. » On imagine que le propos vaut aussi pour… la communauté catholique, la communauté bretonne, la communauté gauloise ou la communauté des Français de souche.
    Brice Hortefeux a aussi félicité le CFCM pour son travail et a plaidé pour que l’islam prenne toute sa place en France « dans le cadre des lois républicaines ». Le ministre de l’Intérieur « a entendu le message (de son interlocuteur) relatif à la question des funérailles » et promis de faire avancer le dossier des carrés musulmans dans les cimetières.
    Brice Hortefeux a été encore plus positif sur les repas halal en déclarant : « Nous avons également avancé ensemble sur la question de l’abattage rituel dont les conditions ont été consolidées en 2009 par un nouveau règlement communautaire de l’Union européenne. Je ne peux que me féliciter de la coopération établie en la matière entre les cultes israélite et musulman. En outre, je puis vous affirmer que nous restons vigilants, en particulier en ce moment où le sujet fait l’objet de nouvelles discussions devant le Parlement européen. » En fait, le gouvernement français s’est opposé à la norme halal autrichienne qui prévoit l’étourdissement de l’animal avant égorgement. On comprend la colère de Brigitte Bardot qui avait reçu des promesses de Nicolas Sarkozy sur la protection des bêtes d’abattoirs alors que l’égorgement sans étourdissement fait subir à l’animal une longue et douloureuse agonie ; et que « le référentiel halal français » en cours de préparation va interdire toute forme possible d’atténuation de la douleur animale.
    Comme le CFCM, le ministre de l’Intérieur a aussi rejeté l’expression « islamisme radical » pour préconiser le terme « extrémisme ». « Cachez ce sein que je ne saurais voir ! » Tartuffe, pas mort !
    Novlangue et dissimulation
    Une fois de plus le mot de « République » a été largement utilisé et le « communautarisme » condamné ; et la « laïcité » a été invoquée dans le message de Nicolas Sarkozy. Mais qu’est-ce donc que des « carrés confessionnels » sinon une discrimination après la mort ? Qu’est-ce donc qu’une réglementation intégriste sur l’abattage rituel sinon l’incorporation dans le droit positif d’une norme religieuse ? Et que penser de l’inauguration répétée de bâtiments du culte par les plus hautes autorités de l’État ?
    Pour pousser leurs avantages les autorités musulmanes habillent habilement leurs revendications avec la novlangue officielle. Et les ministres s’en servent pour se cacher les réalités et agir dans le sens contraire des principes qu’ils affichent !
    Ne sommes-nous pas en plein « temps de confusion » ?
    Guillaume Bénec’h
    Polémia, 09/09/2010